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L'état de la convergence se présente comme suit :
Critères de premier rang :
- Le ratio du solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal se
situerait à -0,4 % contre -2,5 % en 2002 pour un objectif de -0,6 %.
Cette performance résulterait de l'accroissement des recettes fiscales
intérieures de 13,8 % et de la maîtrise des dépenses de base, notamment
des dépenses courantes qui ne progresseraient que de 5,6 %.
- Le taux d'inflation annuel moyen ressortirait à 1,7 % contre 2,3
% en 2002. L'objectif de 2,7 % et la norme communautaire de 3,0 % seraient
respectés. Cette maîtrise de l'inflation s'explique essentiellement par
l'approvisionnement régulier des marchés en produits vivriers
consécutif aux bons résultats de la campagne agricole des deux
dernières années.
- Le ratio de l'encours de la dette intérieure et extérieure
rapporté au PIB nominal, s'élèverait à 44,8 % en 2003 pour un
objectif de 53,4 %. Ce résultat serait consécutif à l'allègement de la
dette au titre de l'Initiative PPTE après le point d'achèvement en avril
2002.
- Les arriérés de paiement :
- non-accumulation d'arriérés de paiement intérieurs sur la gestion de
la période courante : ce critère serait respecté en 2003 ;
- non-accumulation d'arriérés de paiement extérieurs sur la gestion de
la période courante : ce critère serait respecté en 2003.
Critères de second rang :
- Le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales
passerait de 42,7 % en 2002 à 40,6 % en 2003 pour un objectif de 41,1 %.
Ce résultat serait obtenu malgré le relèvement de la grille
indemnitaire et le recrutement de nouveaux agents.
- Le ratio des investissements publics financés sur ressources
internes rapportés aux recettes fiscales s'établirait à 32,7 %
contre 36,0 % en 2002, pour un objectif de 32,9 %. Ce résultat serait
influencé par les ressources PPTE. Hors PPTE, ce ratio serait de 20,9 %
contre 28,9 % en 2002.
- Le ratio du déficit extérieur courant hors dons par rapport au PIB
nominal serait de 13,9 % contre 12,8 % en 2002 pour un objectif de
14,6 %. Cette contre-performance par rapport à 2002 serait attribuée à
la forte augmentation des importations comparativement aux exportations.
- Le taux de pression fiscale atteindrait l'objectif de 11,7 %
contre 11,5 % en 2002. Cette performance s'expliquerait par l'application
des mesures recouvrement des recettes fiscales retenues dans le programme
pluriannuel 2003-2005. Cependant, ce ratio reste en deçà de la norme
communautaire de 17 % minimum.
Il ressort de cette évaluation que quatre (4) critères dont trois (3) de
premier rang seraient respectés en 2003. Il s'agit des critères relatifs au
taux d'endettement, aux arriérés de paiement, au taux d'inflation et aux
investissements publics financés sur ressources internes rapportés aux
recettes fiscales.
Source: Commission de
l'UEMOA, Décembre 2003
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