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FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS LA REGION DU SAHEL

Le Sahel, un vaste territoire qui s'étend sur 14 pays africains, constitue une zone de transition biogéographique et écoclimatique entre l'écorégion du désert du Sahara au nord et la savane soudanienne au sud. Il s'étend sur 5 400 km de l'océan Atlantique à l'ouest à la mer Rouge à l'est et forme une ceinture d'une largeur variant de plusieurs centaines à 1 000 km, couvrant 3 053 200 km2.

Du fait qu'elle est l'une des régions les plus sèches du monde, les gouvernements et les institutions ont déployé de nombreux efforts au cours des dernières années pour mieux faire face aux défis climatiques qui affectent les moyens de subsistance agricoles et économiques de la population.

L'année dernière, les présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont convenu de la nécessité d'une coopération plus large entre leurs pays pour développer des stratégies de lutte contre le changement climatique. « Nous devons assurer la participation des populations locales, car ce sont elles qui vivent chaque jour les tourments de la sécheresse et des terres et des eaux dégradées », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso, pays hôte du sommet pour trouver des solutions possibles.

Néanmoins, selon certaines prévisions, le changement climatique pourrait assécher la région désertique du Sahel, en Afrique. Mais ce n'est pas une bonne nouvelle à 100 %. Selon une étude récente du Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK), la pluviométrie de la région est susceptible de changer considérablement d'ici quelques années seulement.

Un changement climatique bien géré au Sahel offre la perspective d'une diminution de la sécheresse. Dans certaines régions, l'augmentation des précipitations a été un soulagement pour la population et a permis aux écosystèmes de se rétablir. Toutefois, la perspective d'une chute des précipitations ne peut être prise à la légère.

Bien qu'il y aurait plus d'eau pour l'agriculture et le pâturage, la région pourrait aussi faire face à des tempêtes et des inondations dévastatrices. La fréquence des pluies abondantes est déjà passée de 24 au début des années 1980 à 81 aujourd'hui par saison des pluies, qui dure de juin à septembre.

 

Efforts sociaux et gouvernementaux

Les améliorations apportées aux politiques agricoles officielles ont contribué à une augmentation de la production agricole, notamment alimentaire. En outre, des organisations de producteurs apparaissent dans le Sahel, par exemple, au Niger, où elles ont protégé et géré au moins 200 millions d'arbres, ce qui a permis de reverdir de vastes zones. La végétation plus dense a augmenté les rendements et la diversité des activités agricoles.

Les femmes ont été particulièrement actives dans ces efforts de gestion des arbres, dirigés par les agriculteurs. Certaines variétés d'arbres produisent des fruits et des feuilles que les agriculteurs peuvent vendre pour arrondir leurs fins de mois, tandis que la disponibilité de davantage d'arbres aide globalement à réduire le temps que les femmes consacrent à la collecte de bois de feu.

De plus, la vie politique montre l'impact de la participation des citoyens. Au Sénégal et au Burkina Faso, des groupes de la société civile sont vraiment engagés et organisent des campagnes pour plus de transparence dans les industries minières et pour de meilleurs services publics, entre autres progrès.

Certaines solutions à long terme sont à l'essai. Le gouvernement malien a fait de gros efforts pour irriguer les terres agricoles, en grande partie grâce aux prêts consentis par des organismes tels que la Banque africaine de développement. Les agriculteurs de plusieurs pays plantent des cultures « à cycle court », telles qu'un type de maïs pouvant être récolté en trois mois au lieu des cinq mois habituels.

Le secteur naissant de l'assurance contre les intempéries est également un espoir. Les agriculteurs et les organismes d'aide peuvent souscrire à cette assurance, qui a recours à des indices complexes pour suivre les tendances climatiques et prévoir les rendements des cultures. Les compagnies d'assurance peuvent revendre une partie du risque sur les marchés financiers à l'aide des dérivés climatiques. Ce système marche bien en Inde.

Il reste cependant beaucoup à faire. Plus de 100 millions de personnes dans la région ne peuvent pas bénéficier de prévisions météorologiques fiables pour mener à bien leurs activités agricoles quotidiennes. Un manque de stations météorologiques en Afrique signifie que les prévisions des agences météorologiques nationales ont tendance à être trop larges pour être utiles au niveau local.

Les 14 pays du Sahel sont : le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Cameroun, la République centrafricaine, la Mauritanie, l'Algérie, le Nigeria, le Soudan, le Soudan du sud, l'Érythrée et l'Éthiopie.

Le Sahel se caractérise par une chaleur intense et constante. Pendant la période la plus chaude, les températures moyennes les plus élevées sont comprises entre 36 et 42°C, souvent pendant plus de trois mois. Pendant la période la plus froide, les températures moyennes les plus basses sont comprises entre 15 et 21°C.

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