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La consommation globale :
La consommation globale contribuerait timidement à la croissance,
suite à un apport moins vigoureux de sa composante privée (0,5 point
en 2002 contre 9,5 points en 2001).
Néanmoins, la consommation finale des ménages resterait soutenue en
milieu urbain par la hausse sensible des salaires dans le secteur
public, la régularisation progressive du rythme de règlement des
salaires des agents de l' Etat, les créations d'emplois dans les
secteurs des hydrocarbures, des bâtiments et travaux publics, des agro-industries
et des industries du bois.
En milieu rural, elle serait soutenue par la progression des prix de
vente des produits vivriers et maraîchers et la hausse des prix d'achat
aux planteurs de cacao et du coton.
La participation de la consommation publique à la croissance serait
négligeable (0,1 point), en raison de la réduction des budgets de
fonctionnement des administrations dans le cadre des programmes en cours
appuyés par les institutions de Bretton Woods.
Cependant, la masse salariale de la fonction publique continuerait à
progresser dans tous les pays de la CEMAC, avec des hausses prévues de
20,9 % au Cameroun, 10 % en République Centrafricaine, 1 % au Gabon,
56,5 % en Guinée Équatoriale et 24,2 % au Tchad.
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Les investissements bruts :
Les investissements bruts grèveraient la croissance des économies
de la CEMAC à raison de 5,3 points en 2002 contre une participation
positive de 7,8 points en 2001, du fait essentiellement d'une réduction
sensible de la formation brute de capital fixe du secteur
pétrolier.
En effet, en raison de la réduction du programme d'investissement
des entreprises pétrolières, notamment en Guinée équatoriale, les
investissements du secteur pétrolier participeraient négativement à
la croissance (-6,2 points).
De fait, le niveau exceptionnellement élevé des investissements
opérés au cours de ces dernières années dans ce secteur, notamment
pour l'acquisition de la plate-forme Jade et de la nouvelle plate-forme
d'exploitation des gisements Oveng et Okoumé sur Ceiba, ne se
réaliserait qu'en 2003-2004 avec le développement des champs
récemment découverts (Ebano, Akom, Elon) et la mise en exploitation du
gisement Zafiro-Ekanga à la frontière maritime entre la Guinée
Equatoriale et le Nigeria.
Toutefois, les dépenses d'équipement seraient en progression et
concerneraient
i) les activités d'exploration dans les bassins du Logone et de
Mamfé et de développement du gisement pétrolier de Boa au
Cameroun,
ii) la mise en production des gisements de Mboudi Marine I, de Mwafi,
de Masséko et de Foukanda, la construction d'un pipe-line reliant le
site de Nkossa au terminal de Djeno et les travaux d'exploration avec
plusieurs forages en off shore très profond sur les permis Haute Mer-Nkossa,
Mer très profonde sud, Mer très profonde Nord et Marine X au Congo,
iii) la remise en état des puits sur les champs de Torpille,
Anguille et Gonelle, la mise en oeuvre du plan de développement du
permis d'exploration Etame ainsi que la poursuite des travaux de
recherche pétrolière avec plusieurs forages en off shore très profond
sur les permis Nautilus marin, Ighengué marin, Moabi et Nguma au Gabon,
et enfin
iv) l'accélération des travaux d'aménagement des sites pétroliers
(Doba, Moïssala et Sahr) au Tchad.
La contribution des investissements privés du secteur non pétrolier
serait limitée à 0,2 point, en raison notamment des retards
enregistrés dans le processus de privatisation de certaines entreprises
publiques au Cameroun, et de l'attentisme de certains opérateurs
économiques en République Centrafricaine et au Congo qui reste lié au
processus en cours de normalisation socio-politique dans ces deux
pays.
Néanmoins, des investissements seraient consacrés à la
réalisation des projets d'implantation et d'extension d'usines de
transformation de bois, à la régénération des exploitations
agricoles, au développement de la prospection minière, au
rééquipement des unités industrielles au Congo, et à l'expansion des
BTP, notamment en Guinée Équatoriale.
Enfin, l'apport des investissements publics à la croissance serait
de 0,9 point, en relation avec la progression des ressources
budgétaires allouées aux dépenses en capital de l'Etat.
Ces ressources seraient consacrées à la mise en oeuvre des grands
travaux de l'Etat en matière d'infrastructures routières,
d'édification de nouveaux établissements scolaires, de réhabilitation
d'hôpitaux et de centres de soin de santé primaire, de développement
des réseaux électriques et hydrauliques, de modernisation des
systèmes de télécommunications, ainsi que de réaménagement de sites
portuaires et aéroportuaires.
En définitive, le taux d'investissement brut dans la CEMAC se
situerait à 29,7 % du PIB en 2002 contre 30,8 % un an plus
tôt.
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La demande extérieure nette :
La demande extérieure nette
contribuerait positivement à la croissance (+ 10,5 points), suite à un
apport de 7,4 points des importations des biens et services non facteurs
induit par la réduction sensible du programme d'investissement des
entreprises pétrolières et de 3,1 points des exportations de biens et
services non facteurs, en relation notamment avec la progression de la
production pétrolière et des ventes de méthanol en Guinée Équatoriale.
Source:
BEAC
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