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Situation économique, financière et monétaire des pays membres de la CEMAC
Le crédit intérieur
(Source: BEAC, septembre 2001)

Le crédit intérieur a augmenté de 5,1 % à fin juin 2001 pour s'établir à 2 115,6 milliards.


Tableau 14 - Évolution du crédit intérieur Juin 1999 - Juin 2001
 

Montants en millions de F.CFA

1999

2000

2001

Variations (en %)

2000/1999

2001/2000

Créances nettes sur l'État


Crédits à l'économie

937 291


1 212 436

700 333


1 313 474

728 890


1 386 685

-25,3


8,3

4,1


5,6

TOTAL

2 149 727

2 013 807

2 115 575

-6,3

5,1

Cameroun


République Centrafricaine


Congo


Gabon


Guinée Équatoriale


Tchad

1 012 639


67 273


255 197


678 488


32 544


103 586

1 001 243


85 902


251 013


512 779


40 222


122 648

1 015 556


93 666


240 675


590 396


9 338


165 944

-1,1


27,7


-1,6


-24,4


23,6


18,4

1,4


9,0


-4,1


15,1


-76,8


35,3

1.- Crédits à l'économie:


A fin juin 2001, les crédits à l'économie ont enregistré une hausse de 5,6 %. A l'exception de la RCA et du Congo dont les financements à l'économie ont baissé, tous les autres pays ont participé à cette évolution.


Tableau 15 - Évolution des crédits à l'économie Juin 1999 - Juin 2001
 

Montants en millions de F.CFA

1999

2000

2001

Variations (en %)

2000/1999

2001/2000

Crédits à court terme

856 958

983 097

1 007 512

14,7

2,5

Crédits à moyen terme

313 377

289 760

329 895

-7,5

13,9

Crédits à long terme

42 101

40 617

49 278

-3,5

21,3

TOTAL

1 212 436

1 313 474

1 386 685

8,3

5,6

Cameroun

567 503

627 332

702 905

10,5

12,0

République Centrafricaine

39 247

54 283

39 473

38,3

-27,3

Congo

149 863

169 072

87 824

12,8

-48,1

Gabon

368040

365 358

443 130

-0,7

21,3

Guinée Équatoriale

14 459

23 351

31 232

61,5

33,8

Tchad

73 324

74 078

82 121

1,0

10,9

1.1.- Crédits à court terme:


Les crédits à court terme ont enregistré une hausse de 2,5 %, pour se situer à 1007,5 milliards à fin juin 2001. L'analyse du tableau ci-après révèle une situation contrastée selon les pays.


Tableau 16 - Évolution des crédits à court terme Juin 1999 - Juin 2001

Montants en millions de F.CFA

1999

2000

2001

Variations (en %)

2000/1999

2001/2000

Cameroun


République Centrafricaine


Congo


Gabon


Guinée Équatoriale


Tchad

398 575


35 695


141 847


197 901


14 147


68 793

461 650


51 303


162 014


218 428


19 021


70 681

527 101


35 437


81 011


261 185


25 785


76 993

15,8


43,7


14,2


10,4


34,5


2,7

14,2


-30,9


-50,0


19,6


35,6


8,9

TOTAL

856 958

983 097

1 007 512

14,7

2,5

Au Cameroun, les crédits à court terme ont progressé de 14,2 %, en liaison avec la reprise économique, notamment dans le secteur des services.


En République Centrafricaine, le stock des crédits à court terme s'est inscrit en baisse sensible de 30,9 % par rapport à fin juin 2000, en liaison avec le ralentissement de l'activité économique dans un environnement marqué par des tensions sociales.


Au Congo, l'encours des crédits à court terme a baissé de moitié, en raison essentiellement du transfert d'une partie des créances des banques en restructuration à la Caisse Congolaise d'Amortissement.


Au Gabon, la reprise des crédits bancaires à court terme amorcée à la fin de l'année 2000 s'est poursuivie, avec une progression de 19,6 %, reflétant le regain de l'activité économique dans les secteurs des télécommunication s et de la sylviculture.


En Guinée Équatoriale, les crédits à court terme se sont inscrits en hausse de 35,6 % en rapport avec l'augmentation des concours alloués aux entreprises de service dont les activités sont tirées par la conjoncture favorable dans le secteur pétrolier.


Au Tchad, les crédits de trésorerie se sont accrus de 8,9 % du fait de la relance des activités des entreprises restructurées et des BTP.


1.2.- Crédits à moyen terme:


Les crédits à moyen terme ont enregistré une hausse dans l'ensemble des pays de la CEMAC (+ 13,9 %), sauf au Congo où ils se sont repliés.


Tableau 17 - Évolution des crédits à moyen terme Juin 1999 - Juin 2001
 

Montants en millions de F.CFA

1999

2000

2001

Variations (en %)

2000/1999

2001/2000

Cameroun


République Centrafricaine


Congo


Gabon


Guinée Équatoriale


Tchad

140 033


3 212


7 701


158 155


312


3 964

134 921


2 654


7 058


138 107


4 210


2 810

141 350


3 742


6 511


168 981


5 260


4 051

-3,7


-17,4


-8,3


-12,7


1 249,4


-29,1

4,8


41,0


-7,8


22,4


24,9


44,2

TOTAL

313 377

289 760

329 895

-7,5

13,9

Au Cameroun, après une baisse de 3,7 % enregistrée il y a un an, les crédits à moyen terme n'ont augmenté que de 4,8 %, traduisant un ralentissement du programme d'investissement des entreprises forestières et du bâtiment.


En République Centrafricaine, les crédits à moyen terme ont fortement augmenté (37 %), à la suite des nouveaux concours accordés, en particulier dans le secteur immobilier.


Au Congo, l'encours des crédits à moyen terme a baissé de 7,8 %, en rapport avec l'opération de reprise par l'Etat d'une partie des créances des banques en restructuration.


Au Gabon, la tendance à la baisse des investissements (dans le secteur de la construction essentiellement) observée au cours de l'année 2000 s'est inversée, avec un relèvement substantiel (22,4 %) des concours bancaires à moyen terme à fin juin 2001.


En Guinée Equatoriale, les banques ont accru leur financement à moyen terme (+ 26,2 %), essentiellement en faveur des entreprises du bâtiment et des travaux publics.


Au Tchad, la hausse des financements bancaires au profit des entreprises impliquées dans le projet pétrolier s'est traduite par une forte progression (44,2 %) des crédits à moyen terme.


1.3.- Crédits à long terme:


Les crédits à long terme ont augmenté de 21,3 % de juin 2000 à juin 2001. Leur financement a essentiellement été assuré par les banques tchadiennes, équato-guinéennes, gabonaises et camerounaises. Les banques centrafricaines ont en revanche réduit leurs concours à long terme (-9,8 %), tandis que les banques congolaises ont cessé la distribution de ces crédits.


Tableau 18 - Évolution des crédits à long terme Juin 1999 - Juin 2001
 

Montants en millions de F.CFA

1999

2000

2001

Variations (en %)

2000/1999

2001/2000

Cameroun


République Centrafricaine


Congo


Gabon


Guinée Équatoriale


Tchad

28 895


340


315


11 984


0


567

30 761


326


0


8 823


120


587

34 454


294


302


12 964


187


1077

6,5


-4,1


-100,0


-26,4


0,0


3,5

12,0


-9,8


0,0


46,9


55,8


83,5

TOTAL

42 101

40 617

49 278

- 3,5

21, 3

2.- Crédit net aux Etats:


L'engagement des Etats vis-à-vis du système bancaire a cru de 4,1 % à fin juin 2001.


Tableau 19 - Évolution par pays de la position bette de l'Etat vis-à-vis du système bancaire Juin 1999 - Juin 2001
 

1999

2000

2001

Juin

Décembre

Juin

Décembre

Juin

Cameroun

445 136

436092

373 911

331 996

312 651

République Centrafricaine

28 026

32 130

31 619

39 506

54 193

Congo

105 334

102 577

81 941

93 153

152 851

Gabon

310 448

283 829

147 421

94 578

147 266

Guinée Équatoriale

18 085

9 408

16 871

7 715

-21 894

Tchad

30 262

47 476

48 570

62 473

83 823

TOTAL

937 291

911 512

700 333

629 421

728 890

Au Cameroun, l'endettement bancaire net de l'Etat a baissé de 16,4 %, en liaison avec la bonne mobilisation des recettes budgétaires ainsi que la maîtrise des dépenses courantes.


En République Centrafricaine, le crédit net à l'Etat a augmenté de 41,6 %, à la suite des tensions de trésorerie liées notamment aux effets négatifs des troubles socio-politiques et à une baisse de l'activité économique.


Au Congo, le financement monétaire de l'Etat s'est fortement accru (86,7 %), à la suite des tirages effectués auprès de la Banque Centrale et du FMI, en vue notamment du remboursement d'une partie de la dette extérieure.


Au Gabon, les créances nettes sur l'Etat se sont situées au niveau de juin 2000 en liaison avec la maîtrise des dépenses budgétaires.


En Guinée Equatoriale, l'endettement bancaire net de l'Etat est ressorti négatif, grâce à une amélioration de la trésorerie de l'Etat consécutive à la hausse des recettes d'origine pétrolière.


Au Tchad, l'affaiblissement des flux de trésorerie publics a rendu nécessaire une mobilisation plus importante de ressources monétaires, auprès de l'Institut d'Émission et du FMI.


Tableau 20 - Évolution des créances nettes sur les Trésors Nationaux Juin 1999 - Juin 2001
 

1999

2000

2001

Juin

Décembre

Juin

Décembre

Juin

Créances des Trésors et des postes

281 842

307 755

437 429

551 974

545 570

- Encaisse et Institut d'Émission

96 080

104 307

178 546

245 770

236 273

- Dépôts dans les banques

185 762

203 448

258 883

306 204

309 297

Dettes des Trésors et des postes

1 219 133

1 219 267

1 137 762

1 181 395

1 274 460

- Envers la BEAC

606 013

589 444

529 832

534 243

605 169

Avances en comptes courants

331 852

326 218

278 431

291 447

369 617

Effets escomptés à moyen terme

68 649

68 649

68 649

68 649

68 649

Créances consolidées sur l'Etat (1)

205 512

194 577

182 752

174 147

166 903

- Envers le FMI (2)

246 983

268 054

283 198

331 642

358 078

- Envers les banques

359 856

355 488

318 451

309 229

304 932

Effets publics

198 283

193 753

193 305

193 334

191 806

Autres

161 573

161 735

125 146

115 895

113 126

- Dette extérieure CCP (Dette postale)

6 281

6 281

6 281

6 281

6 281

Position nette

937 291

911 512

700 333

629 421

728 890

(1) Créances sur les banques en liquidation ou restructurées consolidées sur les Etats.


(2) Contrepartie des tirages sur le FMI (Stand-by, Accord Élargi, FAS, FASR et FRPC).


Sources: BEAC, Septembre 2001.


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