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Les publications de la Banque Centrale des Etats de la CEMAC...

Situation monétaire des Etats de la CEMAC

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Note présentée à la réunion des ministres de l'économie et des finances des pays de la Zone Franc
Yaoundé, le 15 avril 2002


Crédit intérieur net


Le crédit intérieur net a augmenté de 16,8 % à fin décembre 2001 (-6,9 % en décembre 2000), pour se situer à 2 365,1 milliards contre 2 025,6 milliards.

Ce mouvement résulte des hausses respectives de ses deux composantes :

  • les créances nettes sur les Etats, qui sont passées de 628,5 milliards à 867,2 milliards, en hausse de 38 %, traduisant les tensions de trésorerie dans l’ensemble des pays à l’exception de la Guinée Equatoriale;

  • les crédits à l’économie, qui ont progressé de 7,2 % en liaison avec la consolidation de l’activité dans la plupart des pays de la CEMAC, avec un bon comportement des crédits d’investissement.
Evolution du crédit intérieur
Décembre 1999 - Décembre 2001


Montants (en millions de F CFA)

Variations (en %)

1999

2000

2001

2000/1999

2001/2000

Créances nettes sur les Etats

912 713

628 513

867 227

-31,1

38,0

Crédits à l'économie

1 262 749

1 397 146

1 497 838

10,6

7,2

Total

2 175 462

2 025 659

2 365 065

-6,9

16,8

Cameroun

1 039 983

1 032 511

1 114 271

-0,7

7,9

République Centrafricaine

75 531

78 411

97 103

3,8

23,8

Congo

275 963

257 096

272 475

-6,8

6,0

Gabon

646 714

495 111

714 896

-23,4

44,4

Guinée Equatoriale

30 726

34 778

8 716

13,2

-74,9

Tchad

106 545

127 752

157 604

19,9

23,4


1- Crédits à l’économie :


Les crédits à l’économie ont atteint 1 497,8 milliards au 31 décembre 2001 contre 1 397,2 milliards un an auparavant.


Les crédits à court et à moyen terme ont respectivement progressé de 7,4 % et 8,5 %, tandis que les crédits à long terme ont baissé de 6,2 %.


Cette évolution est imputable à la demande soutenue de crédits en Guinée Equatoriale (+ 35,2), au Tchad (+ 22,2 %), au Gabon (+ 17,5 %), en République Centrafricaine (+ 9,2) et au Cameroun (+ 8,3 %).


En revanche, le recul de 33,5 % constaté au Congo traduit les effets mécaniques de la liquidation de l’ex-UCB qui a occasionné un transfert de créances (84 milliards) initialement détenus sur les opérateurs économiques à la Caisse Congolaise d’Amortissement.


Abstraction faite de ce facteur, les crédits dans ce pays auraient augmenté de 17,6 %.


Evolution des crédits à l'économie, Décembre 1999 - Décembre 2001


Montants (en millions de F CFA)

Variations (en %)

1999

2000

2001

2000/1999

2001/2000

Crédits à court terme

929 972

1 030 200

1 106 674

10,8%

7,4%

Crédits à moyen terme

291 535

320 189

347 325

9,8%

8,5%

Crédits à long terme

41 242

46 757

43 839

13,4%

-6,2%

Total

1 262 749

1 397 146

1 497 838

10,6%

7,2%

Cameroun

603 891

700 515

758 374

16,0

8,3

République Centrafricaine

43 401

38 905

42 470

-10,4

9,2

Congo

173 386

163 943

108 985

-5,4

-33,5

Gabon

361 684

401 441

471 663

11,0

17,5

Guinée Equatoriale

21 318

27 063

36 590

26,9

35,2

Tchad

59 069

65 279

79 756

10,5

22,2


2- Crédit net aux Etats:


Les créances nettes sur les Trésors ont augmenté de 38 % pour s’établir à 867,2 milliards à fin décembre 2001, traduisant la résurgence de difficultés financières des Etats.


Cette évolution a été observée essentiellement au niveau de l’Institut d’Emission (+ 61,6 %) et du Fonds Monétaire International (+ 7,4), alors qu’un désengagement net de l’Etat vis-à-vis des banques primaires a été observé (-1 %).


Evolution de la position nette des Etats vis-à-vis du système bancaire
Décembre 1999 - Décembre 2001


1999

2000

2001

Décembre

Juin

Décembre

Juin

Décembre

Cameroun

436 092

373 911

331 996

312 651

355 897

République Centrafricaine

32 130

31 619

39 506

54 193

54 633

Congo

102 577

81 941

93 153

153 277

163 490

Gabon

285 030

147 421

93 670

147 272

243 233

Guinée Equatoriale

9 408

16 871

7 715

-21 894

-27 874

Tchad

47 476

48 570

62 473

83 823

77 848

Total

912 713

700 333

628 513

729 322

867 227

( ) Créances sur les Trésors Nationaux (-) Dettes envers les Trésors Nationaux


Au Cameroun, les créances nettes sur l’Etat ont progressé de 7,2 %, pour se situer à 355,9 milliards en décembre 2001 contre 331,9 milliards en décembre 2000, du fait principalement de l’accroissement des tirages envers le FMI (+ 15 milliards) et de la position nette débitrice auprès de la BEAC (+ 7 milliards).


En République Centrafricaine, les engagements nets de l’Etat ont progressé de 38,2 % pour se fixer à 54,6 milliards contre 39,5 milliards douze mois plus tôt, à la suite des tirages auprès du FMI et de la Banque Centrale.


Au Congo, les tirages de l’Etat sur le système bancaire ont fortement augmenté à hauteur de 75,6 %, en s’établissant à 163,5 milliards à fin décembre 2001 contre 93,1 milliards en 2000. L’augmentation des tirages auprès de la BEAC, la diminution des dépôts publics dans les banques et la reprise par la Caisse Congolaise d’Amortissement des créances compromises de l’ex-UCB (28 milliards), dans le cadre de la restructuration bancaire, explique cette évolution.


Au Gabon, les créances nettes sur l’Etat ont enregistré un accroissement notable, de 259,5 % en un an, passant de 93,7 milliards à 243,2 milliards, à travers d’importants tirages sur l’Institut d’Emission au titre de l’Article 17 des Statuts (98 milliards) et une réduction des dépôts publics auprès des banques (41,8 milliards) et de la BEAC (18,6 milliards). La baisse des recettes pétrolières et la progression des dépenses publiques, notamment au titre de la dette extérieure, constituent les principaux facteurs de cette détérioration.


En Guinée Equatoriale, la situation de l’Etat vis-à-vis du système bancaire est passée d’une position nette débitrice de 7,7 milliards à un solde net créditeur de 27,9 milliards à fin décembre 2001, traduisant l’aisance financière du Trésor, consécutive à des ressources substantielles provenant de la fiscalité pétrolière, ce qui lui a permis de placer ses excédents auprès des banques primaires.


Au Tchad, les tensions de trésorerie de l’Etat ont persisté. L’endettement net vis-à-vis du système bancaire s’est chiffré à 77,8 milliards à fin décembre 2001 contre 62,5 milliards il y a un an, à travers les tirages auprès de la Banque Centrale, du FMI et des banques primaires.


Evolution des créances nettes sur les Trésors Nationaux
Décembre 1999 - Décembre 2001


1999

2000

2001

Décembre

Juin

Décembre

Juin

Décembre

Créances des Trésors et des postes

306 554

437 429

552 870

546 094

527 550

-Encaisse et Institut d'émission

104 307

178 546

245 770

236 273

274 141

-Dépôts dans les banques

202 247

258 883

307 100

309 821

253 409

Dettes des Trésors et des postes

1 219 267

1 137 762

1 181 383

1 275 416

1 394 777

-Envers la BEAC

589 444

529 832

534 243

605 169

725 650

Avances en comptes courants

326 218

278 431

291 447

369 617

501 165

Effets escomptés à moyen terme

68 649

68 649

68 649

68 649

68 649

Créances consolidées sur l'Etat (1)

194 577

182 752

174 147

166 903

155 836

-Envers le FMI (2)

268 054

283 198

331 642

358 078

356 556

-Envers les banques

355 488

318 451

309 217

305 888

306 290

Effets publics

193 753

193 305

193 334

191 806

190 426

Autres

161 735

125 146

115 883

114 082

115 864

-Dette extérieure CCP (Dette Postale)

6 281

6 281

6 281

6 281

6 281

Position nette

912 713

700 333

628 513

729 322

867 227


(1) Créances sur les banques en liquidation ou restructurées consolidées sur l'Etat.
(2) Contrepartie des tirages sur le FMI (Stand-by, Accord Elargi, FAS, FASR, FRPC)




Source: BEAC,Avril 2002



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