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L'actualité de la Côte d'Ivoire en 2009
(d'après l'Agence France Presse)


Côte d'Ivoire: Le Trésor public ivoirien a décidé d'apurer une dette de 3,2 milliards de francs CFA due à la Poste du Burkina Faso depuis plusieurs années

OUAGADOUGOU, 4 jan 2010 - Le Trésor public ivoirien a décidé d'apurer une dette de 3,2 milliards de francs CFA (près de 4,9 millions d'euros) due à la Poste du Burkina Faso depuis plusieurs années, a annoncé lundi la radio nationale burkinabè. La décision d'apurer la dette contractée par la Poste ivoirienne vis-à-vis de la Société nationale de postes (Sonapost, publique) a été communiquée la semaine dernière à Ouagadougou par le ministre ivoirien de l'Economie Charles Diby Koffi après une rencontre avec le Premier ministre burkinabè Tertius Zongo, a précisé la radio. Le ministre burkinabè des Postes Noël Kaboré s'est réjoui de cette annonce, envisageant la reprise des échanges entre les postes des deux pays dans un "futur proche", a-t-on souligné. "Dès que l'apurement est constaté et après une séance de travail technique entre les deux administrations, les opérations peuvent reprendre", a-t-il indiqué à la radio. Selon le quotidien d'Etat Sidwaya, la Côte d'Ivoire a déjà payé 500 millions de FCFA (quelque 760.000 euros), la dette devant être soldée au plus tard le 15 février 2010. Début 2000, la Poste burkinabè avait suspendu ses opérations avec la Côte d'Ivoire, faute de paiement. Cette situation a affecté les transferts de près de 3 millions de Burkinabè vivant en Côte d'Ivoire, dont une grande majorité travaille dans des plantations de cacao, dont le pays est le premier producteur mondial.



Côte d'Ivoire: La France annule quelques 310 millions d'euros de dette ivoirienne dans le cadre d'un accord de restructuration, qui comporte également un rééchelonnement de la dette ivoirienne d'environ 470 millions d'euros et un différé exceptionnel de quelques 1,5 milliard d'euros

ABIDJAN, 9 déc 2009 - La Côte d'Ivoire a bénéficié mercredi d'une annulation de 455 millions de dollars (quelque 310 millions EUR) de sa dette extérieure envers la France, a constaté une journaliste de l'AFP. L'accord de restructuration de dette signé à Abidjan par le ministre ivoirien de l'Economie Charles Koffi Diby et l'ambassadeur de France Jean-Marc Simon comporte également un rééchelonnement la dette ivoirienne de 697 millions de dollars (environ 470 millions EUR) et un "différé exceptionnel" de 2,2 milliards de dollars (quelque 1,5 milliard EUR). La dette dont le remboursement est différé "fera l'objet d'une annulation très importante au moment où la Côte d'Ivoire aura atteint le point d'achèvement de l'initiative (en faveur des pays pauvres très endettés) PPTE, c'est-à-dire probablement en 2011", a déclaré M. Simon. La Côte d'Ivoire s'est qualifiée en mars pour cette initiative du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), qui lui permet d'espérer une très importante réduction de sa dette extérieure. Pour obtenir cet allègement, le pays, qui tente de sortir de la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, s'est engagé à un ensemble de réformes, notamment en matière de lutte contre la pauvreté. "La France est, de loin, le premier créancier de la Côte d'Ivoire avec, au Club de Paris, plus de 60% des engagements du pays, soit environ 4,5 milliards de dollars" (quelque 3 milliards EUR), a-t-on indiqué de source française. La Côte d'Ivoire a obtenu plusieurs réductions de sa dette cette année, de la part des créanciers publics du Club de Paris en mai, et privés du Club de Londres en septembre.



Côte d'Ivoire: L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, reportée depuis 2005, se tiendra "fin février-début mars 2010"

OUAGADOUGOU, 3 déc 2009 - L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, reportée depuis 2005, se tiendra "fin février-début mars 2010", selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion jeudi à Ouagadougou des principaux dirigeants ivoiriens autour du "facilitateur" Blaise Compaoré. Le premier tour du scrutin aura lieu "fin février-début mars 2010", indique le texte publié après une rencontre du Cadre permanent de concertation (CPC), chargé de veiller à l'application de l'accord de paix signé en 2007 sous l'égide du président burkinabè. M. Compaoré, le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro et les deux leaders de l'opposition, l'ex-président Henri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, étaient réunis depuis la fin de la matinée au palais présidentiel. Cette annonce intervient alors que la présidentielle n'a pu se tenir le dimanche 29 novembre en raison, selon le CPC, "des contraintes d'ordre technique et financier ainsi que des tâches importantes restant à réaliser". Il s'agit du sixième report de l'élection depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005. Le scrutin est censé clore la grave crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de M. Soro, qui contrôle depuis lors le nord du pays. Lancé la semaine dernière, le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire (qui porte sur 1,033 million de "cas litigieux" sur quelque 6,3 millions de personnes recensées) doit être conduit en décembre, selon le communiqué final. Doivent suivre en janvier la publication de la liste définitive et la production des cartes d'électeur et d'identité, avant la distribution des cartes et la campagne électorale en février. Le CPC "invite" la Commission électorale indépendante (CEI) à "proposer au gouvernement une date le plus tôt possible" pour le premier tour du scrutin. Les participants ont également exprimé leur "préoccupation" concernant la sécurisation du processus électoral et exhorté les parties à "poursuivre leurs efforts". Toujours embryonnaire, la sécurisation doit incomber au Centre de commandement intégré (CCI), état-major mixte censé déployer 4.000 éléments loyalistes et 4.000 FN à travers le pays. Le CPC a par ailleurs "insisté sur l'importance de l'accès équitable des partis politiques et des candidats aux médias d'Etat pendant la période de pré-campagne électorale" et du "respect de l'égalité d'accès" entre les candidats durant la campagne. L'opposition a dénoncé récemment ce qu'elle considère comme la mainmise du camp Gbagbo sur la télévision publique.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien vise une croissance en hausse en 2010, à 4%, selon le budget adopté par le gouvernement, qui s'établit à 2.481 milliards de francs CFA

ABIDJAN, 28 nov 2009 - La Côte d'Ivoire vise une croissance en hausse en 2010, à 4%, selon le budget adopté par le gouvernement, qui s'établit à 2.481 milliards de francs CFA (3,8 mds d'euros), a-t-on appris samedi de source officielle. Le projet de budget table sur une reprise de l'économie mondiale et une "consolidation de la relance économique au plan national avec un taux prévisionnel de 4%", notamment grâce à "l'apaisement du climat sociopolitique" dû au processus de paix dans ce pays en crise depuis 2002, indique un communiqué du conseil des ministres. Le budget 2009 s'appuyait sur une prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,9%. Lors d'une mission en septembre à Abidjan, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) avait estimé que l'objectif de croissance de 3,5% en 2009 pouvait être atteint. Le budget 2010 "s'équilibre en ressources et en dépenses à 2.481 milliards, en hausse de 16,7 milliards, soit 0,7%, par rapport au budget initial, mais en baisse de 48,5 milliards, soit 1,9%, par rapport au budget 2009 modifié". Le gouvernement ivoirien compte sur des recettes de 2.150 milliards de FCFA (3,2 mds EUR) au plan intérieur, le reste provenant de l'extérieur. Le budget est également marqué par une augmentation de la part des "dépenses pro-pauvres", qui représentera 39% du budget contre 15,6% cette année. La Côte d'Ivoire s'est engagée à une série de réformes, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, dans l'espoir de décrocher un allègement de sa dette de la part des institutions financières internationales. Près d'un Ivoirien sur deux est pauvre, selon les chiffres de la Banque mondiale (BM).



Zone UEMOA: La croissance a été en recul en 2009 dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) et devrait s'établir à 3,2%, contre 4,7% prévu

ABIDJAN, 20 nov 2009 - La croissance a été en recul en 2009 dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) et devrait s'établir à 3,2%, contre 4,7% prévu, ont annoncé vendredi les ministres de la zone, évoquant un "handicap" face à la pauvreté. "Le taux de croissance du PIB (produit intérieur brut) réel pour 2009 a été ramené de 4,7% initialement prévu à 3,2%, soit un net ralentissement par rapport à 2008 où 3,8% de taux ont été enregistrés", a déclaré le ministre ivoirien de l'Economie Charles Diby Koffi, à l'ouverture d'une rencontre consacrée à Abidjan à l'apurement des arriérés de dette intérieure. "Notre union n'est pas épargnée par les effets de la crise financière et économique mondiale", a-t-il poursuivi. "Le faible niveau de croissance constitue un réel handicap pour lutter efficacement contre la pauvreté dans nos Etats", a ajouté M. Diby, qui préside actuellement le Conseil des ministres de l'union. En juillet dernier, les ministres de l'Economie de l'Uémoa avaient annoncé la mobilisation de 900 milliards de francs CFA (1,3 md EUR) pour payer les arriérés de leur dette intérieure, soit "les deux tiers" du volume actuel. Une partie de ces fonds, 458 milliards de FCFA (699 M EUR), devrait provenir du Fonds monétaire international (FMI) et le reste du financement de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bécéao), à travers l'émission de titres publics. Créée en janvier 1994, l'Uémoa regroupe les sept pays francophones d'Afrique de l'Ouest ayant le franc CFA en partage. Ils ont été rejoints en 1996 par la Guinée-Bissau, petit pays lusophone qui a obtenu son indépendance en 1974.



Côte d'Ivoire: Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi le versement d'une deuxième tranche d'un prêt à conditions préférentielles à la Côte d'Ivoire, pour un montant de 57,3 millions de dollars

WASHINGTON, 18 nov 2009 - Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi le versement d'une deuxième tranche d'un prêt à conditions préférentielles à la Côte d'Ivoire, pour un montant de 57,3 millions de dollars. Un prêt de 607 millions de dollars, dans le cadre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, destinée aux Etats membres du FMI les plus pauvres, avait été accordé à la Côte d'Ivoire en mars. Le versement portera la somme déboursée à 52% du total prévu pour ce prêt sur trois ans, a indiqué le FMI dans un communiqué. Le conseil d'administration du Fonds a exempté la Côte d'Ivoire de deux obligations prévues dans le cadre du prêt, concernant le niveau de son déficit budgétaire, et "la non-accumulation de nouveaux arriérés sur la dette extérieure". Cité dans le communiqué, le directeur général adjoint du FMI, John Lipsky, s'est félicité des "performances satisfaisantes" de l'économie, tout en estimant que "l'aide de la communauté internationale reste cruciale pour la normalisation politique complète et la réussite économique de la Côte d'Ivoire". Ce pays d'Afrique de l'Ouest est sous le coup de sanctions des Nations unies, qui réclament la tenue d'une élection présidentielle prévue initialement en 2005 et sans cesse reportée. Pour le Conseil de sécurité, cette élection est une étape obligatoire pour sortir de la crise politico-militaire née de la tentative de coup d'Etat ratée de septembre 2002. La Côte d'Ivoire a cependant obtenu plusieurs réductions de sa dette cette année, de la part des créanciers publics du Club de Paris en mai, et privés du Club de Londres en septembre. Pour le FMI, la priorité du gouvernement du président Laurent Gbagbo doit être d'améliorer la gestion des finances publiques, "afin d'accroître la marge de manoeuvre budgétaire dégagée grâce aux réformes et à la normalisation politique". La Côte d'Ivoire s'est engagée à "continuer à réorienter les dépenses vers des domaines cruciaux pour réduire la pauvreté et améliorer les infrastructures", a expliqué M. Lipsky. Elle doit aussi "mettre en oeuvre une grande réforme de la fonction publique en 2010", et d'autres "réformes structurelles résolues, combinées à une plus intégration" avec ses voisins, a affirmé le numéro deux du FMI. Enfin, le gouvernement a promis au FMI de réduire la taxation sur le cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial. En octobre, il avait réduit de 4,5% le montant de la principale taxe s'appliquant à chaque kilo de cacao exporté. Le prêt accordé à la Côte d'Ivoire en mars a succédé à deux "programmes d'assistance d'urgence post-conflit" en 2007 et 2008. Après la crise de 2002, le pays a été pendant cinq ans l'un des rares pays africains à ne pas recevoir de fonds de la part du FMI.



Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo a signé lundi soir un décret destiné à régler l'épineuse question des grades des officiers et sous-officiers de l'armée passés à la rébellion à l'occasion du coup d'Etat manqué de 2002

ABIDJAN, 17 nov 2009 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a signé lundi soir un décret destiné à régler l'épineuse question des grades des officiers et sous-officiers de l'armée passés à la rébellion à l'occasion du coup d'Etat manqué de 2002, a-t-on appris de source officielle. "Les grades (de ces hommes) harmonisés suite aux travaux de Grand-Bassam (près d'Abidjan fin août) viennent d'être entérinés par le chef de l'Etat", a déclaré à l'AFP le ministre de la Défense Michel Amani N'Guessan. "Ca concerne environ 400 personnes, du plus petit grade de caporal au grade de général", a-t-il poursuivi, évoquant le cas des officiers et sous-officiers qui avaient été promus par la direction de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Signé fin 2008, le dernier accord de paix prévoyait une "harmonisation" des grades de ces ex-combattants avec leurs promotionnaires loyalistes, en vue de leur intégration dans la future armée réunifiée. Selon M. Amani, "au total sept décrets" ont été signés par le président Gbagbo, notamment sur le "statut" des éléments FN dans les brigades mixtes de police et de gendarmerie à déployer, et la nomination au grade de général de brigade des deux généraux FN, dont leur chef d'état-major Soumaïla Bakayoko. Laurent Gbagbo, candidat à sa succession lors du prochain scrutin présidentiel, officiellement prévu le 29 novembre mais dont le report est assuré, a signé ces textes à Mankono (environ 500 km au nord-ouest d'Abidjan), au premier jour d'une "visite d'Etat" dans la région du Worodougou, sous contrôle des FN depuis le putsch manqué qui a coupé le pays en deux. Il était accompagné du Premier ministre Guillaume Soro, leader des FN, du ministre de la Défense, du chef d'état-major loyaliste, le général Philippe Mangou, et du général Bakayoko. Un séminaire s'était tenu fin août pour parvenir à un "consensus" sur la question des grades mais le décret, promis depuis longtemps comme les autres textes, n'avait pas été signé jusque là par le chef de l'Etat, malgré les grincements de dents récurrents dans le camp FN. "C'est un grand pas vers la paix", s'est réjoui lundi soir Michel Amani N'Guessan.



Côte d'Ivoire: La date du 29 novembre officiellement prévue pour l'élection présidentielle ivoirienne sera "un peu déplacée", a annoncé mercredi le président de la Commission électorale indépendante (CEI)

ABIDJAN, 11 nov 2009 - La date du 29 novembre officiellement prévue pour l'élection présidentielle ivoirienne sera "un peu déplacée", a annoncé mercredi le président de la Commission électorale indépendante (CEI) Robert Mambé, évoquant les retards accusés dans la publication de la liste provisoire. "Le 29 novembre c'était vraiment l'idéal mais avec tous les palabres qu'on a dû régler jusqu'à maintenant, on va la déplacer un peu" a affirmé M. Mambé, lors d'une conférence de presse. "Mais de combien de temps ? Chacun peut faire des projections mais la vraie date vous sera indiquée quand on va faire un décret", a-t-il ajouté. Selon lui, le temps mis pour les recherches complémentaires en vue de l'élaboration de la liste électorale provisoire "a broyé la marge de sécurité que (la CEI) s'était donnée pour la date du 29 novembre". La CEI en charge du scrutin a reçu mardi à Abidjan une liste provisoire dont la publication est prévue pour lundi prochain. "Dès vendredi" les Ivoiriens pourront vérifier leur inscription sur "internet, par sms ou par appel téléphonique", en attendant l'affichage la semaine prochaine, a indiqué M. Mambé. De son côté, la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire a qualifié mercredi de "secret de polichinelle" le report du scrutin, demandant à la CEI "de prendre ses responsabilités". "Il faut que ceux qui gèrent le processus électoral prennent leurs responsabilités et annoncent officiellement aux Ivoiriens que les élections seront reportées", a déclaré Mariam Dao Gabala, présidente de l'ONG, chargée de faire la "promotion des femmes aux postes de décisions". Au total, 5.300.586 personnes figurent sur la liste provisoire sur les 6.384 253 inscrites, soit un taux de 83%. Il ne reste plus que 1.033.985 de cas litigieux soit un peu plus de 16% du nombre global, selon les chiffres officiels de la CEI. La phase de contentieux qui suivra dès l'affichage des listes et destinée à régler ces litiges, en vue de la liste définitive, va durer 38 jours.



Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo, candidat à sa succession lors du scrutin prévu le 29 novembre, a signé samedi un "engagement électoral" avec la jeunesse, prévoyant des reformes du système éducatif et la création d'emplois

ABIDJAN, 31 oct 2009 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo, candidat à sa succession lors du scrutin prévu le 29 novembre, a signé samedi un "engagement électoral" avec la jeunesse, prévoyant des reformes du système éducatif et la création d'emplois, a constaté un journaliste de l'AFP. Cet engagement a été signé avec quatre représentants, à l'issue d'un meeting destiné à la jeunesse qui a réuni plusieurs milliers de personnes dans le quartier populaire de Yopougon. Baptisé "Engagement du président Laurent Gbagbo en faveur des jeunes de Côte d'Ivoire", cet accord prévoit de "garantir l'égalité des chances à tous les enfants de Côte d'Ivoire quelque soit la condition sociale de leur parent". La réforme en profondeur du système éducatif y est également mentionnée, mettant l'accent sur la suppression du concours d'entrée en sixième et du Certificat d'étude primaire élémentaire (CEPE). Cette réforme propose en retour, une formation de base à tous les enfants jusqu'à l'âge de 16 ans. Un programme de création de 830.000 emplois directs sur cinq ans, en raison de 160.000 emplois par an est également prévu. "C'est un engagement électoral vérifiable dont vous allez garder les copies, pour lequel vous pouvez me demander des comptes s'il n'est pas tenu", a affirmé M. Gbagbo, soulignant que "70% de la population ivoirienne est jeune et a moins de 30 ans". Jeudi M. Gbagbo a déclaré que la date du 29 novembre officiellement retenue pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, "sera dépassée", évoquant "la réalité du terrain".



Côte d'Ivoire: Vingt dossiers ont été enregistrés par la Commission électorale indépendante, vendredi la date limite pour le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle, dont le 1er tour est officiellement fixé au 29 novembre prochain

ABIDJAN, 18 oct 2009 - Au total vingt dossiers ont été enregistrés par la Commission électorale indépendante, vendredi la date limite pour le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle, dont le 1er tour est officiellement fixé au 29 novembre prochain. Laurent Gbagbo, le président sortant, vise sa réélection sous les couleurs du FPI, le Front populaire ivoirien, avec le soutien de neuf autres groupements politiques. Parmi ses rivaux figurent l’ancien président Henri Konan Bédié, présenté par le PDCI, et l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, soutenu par le RDR, le Rassemblement des Républicains. Trois autres signataires de Marcoussis briguent la magistrature suprême : Albert Mabri Touakeuse pour l’UDPCI, le parti de feu Robert Guei, Francis Wodié pour le PIT, Parti ivoirien des travailleurs et Anaky Kobenan pour le MFA, le Mouvement des Forces d’avenir. Dix candidats sont soutenus par des partis politiques et 10 autres sont des indépendants. Une seule femme est en lice, Jacqueline Oblé Lohouès, ancienne ministre de la Justice. Le comédien humoriste Adama Daïko veut aussi tester sa popularité, mais cette fois sur le terrain politique. Il faut désormais attendre que les dossiers de candidatures soient validés par le Conseil constitutionnel. La liste des candidats retenus sera publiée au plus tard 15 jours avant la date du scrutin. Pour le président de la Commission électorale indépendante, Robert Beugré Mambé, le premier tour de cette présidentielle est toujours prévu le 29 novembre. Mais il n’exclut pas que le vote puisse être reporté, en précisant que, même si c’était le cas, les Ivoiriens se rendront aux urnes avant la fin de cette année.



Côte d'Ivoire: Quelque 3,5 millions de personnes, soit plus de 50% des personnes recensées, figurent sur la liste électorale provisoire ivoirienne présentée officiellement mardi au président Laurent Gbagbo en vue de la présidentielle du 29 novembre

ABIDJAN, 6 oct 2009 - Quelque 3,5 millions de personnes, soit plus de 50% des personnes recensées, figurent sur la liste électorale provisoire ivoirienne présentée officiellement mardi au président Laurent Gbagbo en vue de la présidentielle du 29 novembre, selon les chiffres officiels. Ce chiffre a été obtenu après soustraction des "doublons" sur la liste du recensement électoral et croisement avec la liste électorale "historique" de l'élection de 2000, a précisé mardi Olivier Charlane, directeur des opérations en Afrique de Sagem, l'opérateur privé français impliqué dans le processus. Il comprend 2.678.069 personnes qui figuraient sur la liste de 2000, soit 41,9% (des personnes recensées), et 904.858 nouveaux Ivoiriens, soit 14,2%, et 49.708 non Ivoiriens, soit 0,8 %", selon M. Charlane. Etape cruciale de la présidentielle prévue le 29 novembre, le recensement électoral a révélé au total "6.384.876 personnes", a-t-il précisé. "Plus de 2,7 millions de dossiers à ce jour n'ont pas pu être croisés avec le fichier de la liste 2000", a reconnu M. Charlane, en promettant de "poursuivre le traitement", mais sans donner de date limite. "Il faut que l'élection présidentielle ait lieu en 2009. On peut le faire et on doit le faire pour la Côte d'Ivoire, pour l'Afrique de l'ouest et on va le faire", a déclaré M. Gbagbo. La liste électorale définitive sera rendue publique après validation de la liste provisoire par M. Gbagbo et par les partis politiques, à l'issue de la phase de règlement des contentieux par la justice. Plusieurs fois ajournée depuis la fin du mandat du président Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) dirigée par M. Soro, devenu depuis Premier ministre. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit inquiet mardi dernier des retards dans les préparatifs de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire qui pourraient remettre en cause la tenue du scrutin le 29 novembre.



Côte d'Ivoire: La liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, dont la publication est une étape cruciale en vue de la présidentielle prévue le 29 novembre, a été remise officiellement au Premier ministre Guillaume Soro

ABIDJAN - vendredi 02 octobre 2009 - La liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, dont la publication est une étape cruciale en vue de la présidentielle prévue le 29 novembre, a été remise officiellement au Premier ministre Guillaume Soro, a-t-on appris vendredi de source concordante à Abidjan. "Sous la forme d'un coffret noir contenant deux supports numériques", la liste provisoire a été remise jeudi au chef du gouvernement lors d'une cérémonie à laquelle la presse n'avait pas été conviée, a annoncé la radio nationale. Ce fichier, qui comprend "plus de 6,3 millions d'inscrits, devrait être remis lundi prochain au président ivoirien Laurent Gbagbo, avant d'être transmis aux partis politiques ivoiriens", selon la même source. La liste électorale définitive sera rendue publique après la validation de la liste provisoire par le président Gbagbo et par les partis politiques, à l'issue de la phase de règlement des contentieux par la justice. La publication de cette liste était initialement prévue mi-septembre, après un premier report fin août. Le traitement des données, destiné à expurger les "doublons" sur les quelque 6,5 millions de personnes recensées, a été suivi du croisement de la liste avec les "fichiers historiques", notamment la liste électorale de 2000, afin de mettre au jour les inscriptions frauduleuses de non Ivoiriens. Lancé fin juillet, ce travail a été ralenti par des problèmes logistiques et financiers et des grèves d'agents électoraux. La liste provisoire a "validé plus de 2,6 millions de personnes figurant sur le "fichier historique", établi 904.800 nouveaux Ivoiriens, plus de 49.700 étrangers et 2,7 millions de personnes ne se trouvant nulle part dans les fichiers historiques", selon le quotidien gouvernemental, Fraternité-Matin. Plusieurs fois ajournée depuis la fin du mandat du président Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) dirigée par M. Soro. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit inquiet mardi des retards dans les préparatifs de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire qui pourraient remettre en cause la tenue le 29 novembre de ce scrutin.



Côte d'Ivoire: L'Etat ivoirien a bénéficié d'une annulation de 268 milliards de FCFA de sa dette privée, soit 20% du stock de ses créances contractées auprès du Club de Londres

ABIDJAN, 29 sept 2009 - La Côte d'Ivoire a bénéficié d'une annulation de 268 milliards de FCFA (408 M EUR) de sa dette privée, soit 20% du stock de ses créances contractées auprès du Club de Londres, a annoncé mardi le ministère ivoirien de l'Economie à Abidjan. Le Club de Londres, constitué des créanciers privés, "annule 268 Mds de FCFA de dette sur un stock total évalué à 1.380 milliards (2,1 milliards EUR) au 31 décembre 2008", souligne la même source. L'accord signé lundi à Paris par Charles Koffi Diby, ministre ivoirien de l'Economie et Thierry Desjardins, président du comité de coordination du Club de Londres, prévoit également un allègement des 80% restant de la dette sur une période de 23 ans dont 6 ans de différé. Cet accord vise à "aider le pays à assurer avec succès, la mise en oeuvre de son programme économique et financier conclu avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI)", selon un responsable du ministère de l'Economie ayant requis l'anonymat. Jeudi, les Etats-Unis ont annulé pour 208,7 millions de dollars (98,403 milliards de Francs CFA) la dette extérieure de la Côte d'Ivoire dans le cadre d'un accord bilatéral signé entre les deux pays. Cet accord a prévu un effacement de près de 123,23 milliards de Francs CFA (188 millions d'euros) du stock de la dette sur la période allant d'avril 2009 à mars 2012. La Côte d'Ivoire s'est qualifiée fin mars pour l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), qui lui donne droit à un allègement "temporaire" de sa dette extérieure, estimée à 6.700 milliards de francs CFA (10,22 milliards d'euros). Une réduction plus conséquente est conditionnée à la mise en oeuvre de réformes économiques et sociales. L'initiative PPTE permettra à la Côte d'Ivoire, selon le président Laurent Gbagbo, de réduire le service de sa dette de 1,06 milliard à 305 millions d'euros par an.



Côte d'Ivoire: L'état ivoirien a bénéficié jeudi d'une réduction de 98,403 milliards de Francs CFA de sa dette extérieure de la part des Etats-Unis, dans le cadre d'un accord bilatéral signé entre les deux pays

ABIDJAN, 24 sept 2009 - La Côte d'Ivoire a bénéficié jeudi d'une réduction de 208,7 millions de dollars (98,403 milliards de Francs CFA) de sa dette extérieure de la part des Etats-Unis, dans le cadre d'un accord bilatéral signé entre les deux pays, a constaté une journaliste de l'AFP. Cette réduction s'inscrit dans le cadre de l'accord conclu avec le Club de Paris en mai 2009 à travers lequel des pays s'étaient "engagés en bilatéral à annuler la dette ivoirienne au fur et à mesure", a expliqué le ministre ivoirien de l'économie Charles Koffi Diby, lors de la cérémonie de signature. M. Diby a également annoncé que près de 123,23 milliards de Francs CFA (188 millions d'euros) du stock de la dette seront annulés sur la période allant d'avril 2009 à mars 2012 pour atteindre un niveau final de 98 milliards de Francs CFA (149,5 millions d'euros). Le ministre ivoirien a souligné que son pays avait déjà obtenu une annulation de dette de 400 milliards de Francs CFA (610 millions d'euros) du Club de Paris et un rééchelonnement de sa dette. Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé, il y a une semaine que l'économie ivoirienne, qui vise une croissance de 3,5% en 2009, a atteint "un bon niveau" au premier semestre, mais les incertitudes sur l'élection présidentielle pèsent sur ces performances. "Malgré la crise mondiale, l'activité économique ivoirienne au premier semestre s'est maintenue à un bon niveau et l'objectif de croissance de 3,5% en 2009 peut être atteint", avait dit Doris Ross, chef d'une mission d'évaluation du FMI et de la Banque mondiale, au terme d'une visite de deux semaines à Abidjan. Cette visite s'inscrivait dans le cadre du suivi des efforts menés par la Côte d'Ivoire pour bénéficier d'une réduction de sa dette, après que le pays s'est qualifié en mars pour l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE).



Côte d'Ivoire: Les chefs d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo et burkinabè Blaise Compaoré ont présidé mardi leur premier conseil des ministres conjoint, signe du rapprochement des deux pays après des années de tension

YAMOUSSOUKRO, 15 sept 2009 - Les chefs d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo et burkinabè Blaise Compaoré ont présidé mardi leur premier conseil des ministres conjoint, signe du rapprochement des deux pays après des années de tension dues à la crise en Côte d'Ivoire. Lors de ce conseil tenu en fin d'après-midi dans la capitale politique Yamoussoukro, les deux gouvernements devaient évoquer les questions communes en matière de sécurité, de transport et de commerce. Accueilli en fin de matinée par son homologue, pour sa première visite officielle dans le pays depuis l'élection de M. Gbagbo en 2000, M. Compaoré a souhaité un "raffermissement des liens historiques" entre les deux peuples voisins. A l'issue de la première "visite d'Etat" du président ivoirien à Ouagadougou en juillet 2008, les deux pays avaient signé un "traité d'amitié et de coopération", destiné à clore une période de vives tensions nées du coup d'Etat manqué de 2002 qui a plongé la Côte d'Ivoire dans une grave crise. Longtemps accusé par Abidjan de soutenir les rebelles, M. Compaoré est devenu en 2007 le "facilitateur" du processus de paix censé aboutir à une élection présidentielle, prévue le 29 novembre après une série de reports depuis 2005. Vendredi, le numéro un burkinabè rencontrera les structures en charge du processus électoral, ainsi que les chefs des principaux partis. Sa visite survient alors que la publication de la liste électorale provisoire, prévue ce mardi, a été renvoyée à octobre, nouveau report qui rend de plus en plus difficile la tenue du scrutin à la date prévue. Blaise Compaoré se rendra mercredi à Mama (sud-ouest), village natal de Laurent Gbagbo. Il s'exprimera jeudi devant l'Assemblée nationale à Abidjan.



Côte d'Ivoire: La liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, dont la publication était prévue mardi en vue du scrutin présidentiel du 29 novembre, devrait finalement être prête en octobre

ABIDJAN, 14 sept 2009 - La liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, dont la publication était prévue mardi en vue du scrutin présidentiel du 29 novembre, devrait finalement être prête en octobre, a-t-on appris lundi auprès d'une structure impliquée dans le processus. Le traitement informatique des données du recensement pour établir la liste provisoire est achevé "à 95%", a indiqué à l'AFP Yao Dalo, conseiller spécial du directeur général de l'Institut national de la statistique, qui conduit cette étape avec l'opérateur privé français Sagem. "A partir du constat que nous n'avons pas fini, nous avons demandé au Premier ministre (Guillaume Soro) deux autres semaines" pour achever ce travail, a-t-il poursuivi. "Début octobre, on aura la liste sous sa forme électronique", qui sera transmise à la Commission électorale indépendante (CEI) pour publication à travers le pays, a affirmé M. Dalo. Ce nouveau report, destiné à garantir "une liste propre", "ne pose aucun problème" pour la tenue de la présidentielle le 29 novembre, a-t-il assuré, jugeant "largement suffisant" le délai restant pour le contentieux et la liste définitive. Initialement prévue fin août, la publication de la liste provisoire avait déjà été reportée au 15 septembre. Le traitement des données, qui doit permettre d'expurger les "doublons" sur les quelque 6,5 millions de personnes recensées, doit être suivi du croisement de la liste avec les "fichiers historiques", notamment la liste électorale de 2000, afin de mettre au jour les inscriptions frauduleuses de non-Ivoiriens. Lancé fin juillet, ce travail a été ralenti par des problèmes logistiques et financiers et des grèves d'agents électoraux. Plusieurs fois ajournée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) dirigée par M. Soro.



Côte d'Ivoire: L'Etat ivoirien a besoin d'un financement de 205 milliards de FCFA pour un programme d'urgence destiné à réduire d'ici 2011 son déficit en eau potable

ABIDJAN, 1 sept 2009 - La Côte d'Ivoire a besoin d'un financement de 205 milliards de FCFA (312,7 millions d'euros) pour un programme d'urgence destiné à réduire d'ici 2011 son déficit en eau potable, a-t-on appris mardi auprès de la Société de distribution d'eau de Côte d'Ivoire (Sodeci). Le pays a également besoin d'un financement de 440 milliards de FCFA (671,2 M EUR) sur la période 2012-2015 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui visent à réduire de moitié la proportion de la population ivoirienne (40% actuellement) n'ayant pas accès à l'eau potable. Ces résultats ont été publiés à l'issue d'"états généraux de l'eau potable en Côte d'Ivoire", la semaine dernière dans la capitale politique Yamoussoukro, auxquels participait le président Laurent Gbagbo. Selon les participants, le déclenchement de la crise politico-militaire en 2002 a mis un coup d'arrêt aux programmes et projets d'eau potable. Le district d'Abidjan, qui compte près de cinq millions d'habitants, représente plus de 70% de la production et de la consommation d'eau potable du pays. La capitale économique ivoirienne fait face à un déficit journalier en eau potable de 150.000 m3, dû à la fraude sur les réseaux et au gaspillage dans les administrations et établissements. Filiale du groupe français Bouygues, la Sodeci contrôle la distribution d'eau dans le pays.



Côte d'Ivoire: La liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, initialement prévue le 24 août en vue du scrutin présidentiel du 29 novembre, sera publiée "au plus tard le 15 septembre"

ABIDJAN, 31 août 2009 - La liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, initialement prévue le 24 août en vue du scrutin présidentiel du 29 novembre, sera publiée "au plus tard le 15 septembre", a-t-on appris lundi auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). "La publication de la liste provisoire se fera au plus tard le 15 septembre", a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint Yacouba Bamba. Prévue au départ pour le 24 août, la publication avait été reportée à début septembre, avait indiqué la semaine dernière une source au sein de la CEI. La commission a dû procéder à un "léger réaménagement technique" de son calendrier, a expliqué le porte-parole, assurant que cela n'aurait "aucune répercussion sur le respect du 29 novembre 2009" pour cette élection reportée depuis 2005. Le traitement en cours des données du recensement (6,5 millions de personnes enregistrées) est achevé "dans plus de 60%" des 70 centres qui y sont dédiés, a précisé M. Bamba. Les problèmes logistiques qui ont retardé cette étape "n'existent plus", a-t-il affirmé. Le porte-parole s'est également montré confiant dans le règlement des difficultés financières, alors que des grèves d'agents électoraux réclamant leurs arriérés de salaires ont empêché ces dernières semaines l'ouverture de certains centres. "La semaine dernière nous avons reçu une première tranche du financement et nous en aurons une autre cette semaine", a-t-il dit. Plusieurs fois ajournée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise politico-militaire née du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) en 2002.



Côte d'Ivoire: La publication de la liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, prévue cette semaine en vue du scrutin présidentiel du 29 novembre, a été reportée à début septembre

ABIDJAN, 26 août 2009 - La publication de la liste électorale provisoire de Côte d'Ivoire, prévue cette semaine en vue du scrutin présidentiel du 29 novembre, a été reportée à début septembre, a-t-on appris mercredi auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). La CEI a demandé un "délai d'une dizaine de jours" au gouvernement, qui l'a accepté, a indiqué à l'AFP une source au sein de la commission, assurant que ce "décalage" n'aurait pas d'incidence sur la date de l'élection. La liste provisoire devait initialement être livrée le 24 août, mais l'étape actuelle du traitement informatique des données du recensement (6,5 millions de personnes enregistrées) a pris du retard, en raison de problèmes logistiques et financiers. Des centres de traitement ont notamment été bloqués par des agents électoraux réclamant le paiement de leurs salaires. La semaine dernière, la CEI avait averti qu'une "lourde hypothèque" pesait sur le calendrier électoral en raison de lenteurs, notamment dans le financement du processus, qui a déjà connu par le passé de nombreux retards. La commission a indiqué depuis avoir obtenu des assurances du gouvernement concernant ses préoccupations. Par ailleurs, les prétendants à la présidence de la République peuvent depuis mercredi matin déposer leur dossier de candidature auprès de la commission électorale, la clôture étant fixée au 16 octobre, a indiqué la CEI. Plusieurs fois ajournée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise politico-militaire née du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) en 2002.



Côte d'Ivoire: Le Fonds international pour le développement agricole va allouer à la Côte d'Ivoire d'ici 2012 plus de 17 milliards FCFA pour financer des projets dans ce secteur

ABIDJAN, 20 août 2009 - Le Fonds international pour le développement agricole (Fida, agence de l'ONU) va allouer à la Côte d'Ivoire d'ici 2012 plus de 17 milliards FCFA (quelque 26 millions d'euros) pour financer des projets dans ce secteur, a annoncé jeudi à Abidjan son président Kanayo Nwanze. "Pour la période de 2010-2012, la Côte d'Ivoire bénéficiera d'une allocation de plus de 17 milliards FCFA", a déclaré M. Nwanze, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre Guillaume Soro. Le Fida est engagé en Côte d'Ivoire dans plusieurs programmes, dont un projet d'appui aux petits producteurs maraîchers du nord. L'agence, qui a alloué 1,9 milliard FCFA (2,9 millions d'euros) en 2008-2009 à la production ivoirienne de riz, compte aider à "renforcer les activités" dans ce secteur ainsi que dans la production d'autres denrées, alors que la population rurale a été "affaiblie par la crise" qui secoue le pays depuis 2002. La Côte d'Ivoire, qui a été confrontée en 2008 à des "émeutes de la faim", produit 700.000 tonnes de riz et doit en importer annuellement plus de 900.000, selon les chiffres officiels.



Côte d'Ivoire: Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a nommé un de ses proches, Paul Yao N'dré, à la tête du Conseil constitutionnel, à moins de quatre mois de l'élection présidentielle prévue le 29 novembre

ABIDJAN, 10 août 2009 - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a nommé un de ses proches, Paul Yao N'dré, à la tête du Conseil constitutionnel, à moins de quatre mois de l'élection présidentielle prévue le 29 novembre, a-t-on appris lundi de source officielle. Agrégé de droit, M. Yao N'dré, 53 ans, député du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) et ancien ministre de l'Intérieur, remplace le juriste Germain Yapo Yanon dont le mandat est arrivé à expiration, indique le décret signé par M. Gbagbo. Le Conseil constitutionnel joue un rôle de premier plan dans la préparation et la validation du scrutin présidentiel. Cette institution contrôle la régularité des candidatures et l'éligibilité des candidats. Elle proclame également les résultats définitifs de l'élection. Fixée le 29 novembre après une série de reports depuis 2005, l'élection présidentielle est censée clore la grave crise politico-militaire dans laquelle est plongé le pays depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002.



Côte d'Ivoire: Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé jeudi qu'"il n'y a plus aucun obstacle politique" à la tenue du scrutin présidentiel prévu le 29 novembre, après plusieurs reports depuis 2005

ABIDJAN, 6 août 2009 - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé jeudi qu'"il n'y a plus aucun obstacle politique" à la tenue du scrutin présidentiel prévu le 29 novembre, après plusieurs reports depuis 2005. "Aujourd'hui, il n'y a plus aucun obstacle politique à la tenue de l'élection présidentielle le 29 novembre 2009", a-t-il déclaré dans un discours à la Nation diffusé à la télévision publique à la veille de la fête de l'indépendance ivoirienne. "En Côte d'Ivoire, les élections ne sont pas organisées par le ministère de l'Intérieur ni, a fortiori, par la présidence de la République. Elles sont organisées par la Commission électorale indépendante (CEI)", a-t-il fait valoir. "Jusqu'ici", les structures chargées des "aspects techniques du processus électoral" - l'Institut national de la statistique (INS, public) et l'opérateur privé français Sagem - n'ont "pas dit qu'elles étaient incapables de respecter le chronogramme (calendrier) qu'elles ont elles-mêmes établi", a ajouté le chef de l'Etat. Le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé fin juillet que le vote ait bien lieu le 29 novembre. En cas de nouveau report, "les responsabilités des uns et des autres seraient clairement établies et le Conseil en tirerait les conséquences", avait averti à cette occasion l'ambassadeur français aux Nations unies Jean-Maurice Ripert. Le recensement électoral s'est achevé fin juin sur l'enregistrement de quelque 6,5 millions de personnes. Lancé le 20 juillet, le traitement informatique des données recueillies doit aboutir fin août à la liste électorale provisoire, mais il s'est heurté jusqu'à présent à des difficultés techniques sur le terrain. Plusieurs fois ajournée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la grave crise politico-militaire née du coup d'Etat manqué de 2002.



Côte d'Ivoire: La société Sitarail, gérante du chemin de fer reliant Abidjan à Ouagadougou, a annoncé mercredi un plan d'investissement de 175 milliards de FCFA pour relancer le trafic entre les deux pays

ABIDJAN, 29 juil 2009 - La société Sitarail, gérante du chemin de fer reliant Abidjan à Ouagadougou, a annoncé mercredi un plan d'investissement de 175 milliards de FCFA (267 millions d'euros) pour relancer le trafic entre les deux pays, fortement réduit après l'éclatement de la crise ivoirienne en 2002. "Ce plan vise à réhabiliter et à moderniser les 1.150 km de rails qui relient les deux pays", a indiqué à l'AFP le Burkinabè Lassiné Diawara, président du conseil d'administration de Sitarail, filiale du groupe français Bolloré. M. Diawara a dit compter sur des financements des bailleurs de fonds pour les rails et du groupe Bolloré pour le matériel roulant. "Il faut réhabiliter les infrastructures dans les six prochaines années" pour "relancer l'exploitation", a indiqué Diawara, soulignant l'importance de cet axe sur l'économie sous-régionale. Le trafic marchandises était passé de 500.000 tonnes en 1995, date de la concession de Sitarail au groupe Bolloré, à 1,2 million de tonnes en 2002. La fermeture des frontières terrestres, dès les premiers jours de la crise politico-militaire de septembre 2002 en Côte d'Ivoire, a fait chuter ce trafic à 160.000 tonnes en 2003. L'activité du transport ferroviaire a repris depuis quelques années, notamment grâce à l'accord de paix interivoirien signé dans la capitale burkinabè en 2007, pour se situer à 830.000 tonnes en 2008. Le trafic voyageur s'est maintenu ces dernières années à quelque 500.000 passagers par an. La convention de concession accorde 67% de parts de Sitarail au groupe Bolloré, 30% aux deux Etats (répartis entre eux à parts égales) et le reste aux employés.



UEMOA: Les ministres de l'Economie de l'Union économique et monétaire ouest-africaine ont annoncé lundi à Abidjan la mobilisation de 900 milliards de francs CFA pour payer les arriérés de leur dette intérieure, soit "les deux tiers" du volume actuel

ABIDJAN, 27 juil 2009 - Les ministres de l'Economie de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont annoncé lundi à Abidjan la mobilisation de 900 milliards de francs CFA (1,3 md EUR) pour payer les arriérés de leur dette intérieure, soit "les deux tiers" du volume actuel. Les ministres "ont identifié des ressources financières d'un montant global d'environ 900 milliards de FCFA (1,3 md EUR) représentant les deux tiers du stock actuel des arriérés de paiement intérieurs, estimé à 1.400 milliards (2,13 mds EUR)", indique le communiqué publié à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire tenu dans la capitale économique ivoirienne. "Une partie de ces fonds, 458 milliards de FCFA (699 M EUR, ndlr), proviendra du Fonds monétaire international (FMI) et le reste sera financé par la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO)" à travers "l'émission de titres publics", a expliqué à l'AFP Claude Yao Beugré, conseiller du ministre ivoirien de l'Economie Charles Diby Koffi. Cette décision doit contribuer à "trouver une solution rapide et durable" au problème de la dette, indique le conseil, recommandant aux Etats de recourir "en complément aux instruments du marché financier régional". Selon Charles Diby Koffi, "l'accumulation des arriérés de paiement intérieurs est une préoccupation" par ses "conséquences très fâcheuses sur la bonne marche des économies nationales et partant de l'Union". Ces arriérés "nuisent à la bonne exécution du budget, à la santé financière des entreprises" et "à la promotion de l'emploi", a-t-il souligné. Le président de la Commission de l'Uémoa, Soumaïla Cissé, et le gouverneur de la BCEAO, Philippe Henry Dacoury-Tabley, participaient à cette rencontre. L'Uémoa compte huit pays qui utilisent le franc CFA: Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo.



Côte d'Ivoire: La filière ananas de Côte d'Ivoire, en crise depuis plusieurs années, s'est dotée d'un "plan de sauvetage" de 20 milliards de FCFA (30 millions d'euros) pour relancer la production et reconquérir le marché européen

ABIDJAN, 13 juil 2009 - La filière ananas de Côte d'Ivoire, en crise depuis plusieurs années, s'est dotée d'un "plan de sauvetage" de 20 milliards de FCFA (30 millions d'euros) pour relancer la production et reconquérir le marché européen, son principal débouché, a annoncé lundi son responsable. Ce plan vise à installer "d'ici deux ans 300 petits planteurs, chacun sur des blocs de 50 à 100 hectares de plantations", a déclaré Michel Gnui, président de l'Organisation centrale des producteurs-exportateurs d'ananas et de bananes (OCAB), principale structure de gestion de la filière. Selon M. Gnui, "les 30.000 petits planteurs, qui cultivaient l'ananas dans le sud forestier et fournissaient 80% de la production, ont déserté les plantations pour d'autres produits, en raison de la mévente du fruit". "Aujourd'hui, la filière ne compte que moins de 1.000 planteurs d'ananas", a-t-il déploré lors d'une conférence de presse à Abidjan. Autrefois leader sur le marché européen, la production d'ananas en Côte d'Ivoire a baissé de 70% entre 1999 et 2008, passant de 216.000 à 60.000 tonnes. La filière est actuellement supplantée par ses concurrents latino-américains. "Face à la concurrence, si rien n'est fait, il ne restera pas un seul planteur d'ananas en Côte d'Ivoire dans cinq ans", a averti le président de l'Ocab.



Côte d'Ivoire: Le recensement électoral, préalable au scrutin présidentiel prévu le 29 novembre et censé mettre un terme à la crise dans laquelle la Côte d'Ivoire est plongée depuis 2002, s'est achevé mardi

ABIDJAN, 30 juin 2009 - Le recensement électoral, préalable au scrutin présidentiel prévu le 29 novembre et censé mettre un terme à la crise dans laquelle la Côte d'Ivoire est plongée depuis 2002, s'est achevé mardi, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI). "La date du 30 juin (pour la clôture du recensement) est la dernière date, il n'y a pas de prorogation", a déclaré à la presse le président de la CEI, Robert Beugré Mambé. Interrogés par l'AFP, les services du Premier ministre ont confirmé qu'une nouvelle prolongation du processus lancé le 15 septembre 2008 pour une durée initiale de 45 jours n'était "pas à l'ordre du jour". La CEI va maintenant passer à la phase de "traitement" des données pour "identifier les doublons" et "corriger les erreurs techniques" avant la publication de la liste électorale, a expliqué M. Mambé. La fin du recensement au 30 juin avait été décidée par les principaux leaders ivoiriens, dont le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, lors d'une réunion le 18 mai à Ouagadougou autour du médiateur, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré. L'"identification" vise à actualiser la liste électorale de 2000, date de la dernière présidentielle, pour les Ivoiriens en âge de voter (à partir de 18 ans), et à fabriquer pour ceux de plus de 16 ans des cartes nationales d'identité, qui ne sont plus délivrées depuis 1999. La semaine dernière, M. Soro avait indiqué que 6,2 millions d'Ivoiriens avaient été inscrits, sur une population estimée à 15 millions de citoyens. La dernière liste électorale, qui avait servi pour le scrutin de 2000 remporté par M. Gbagbo, comptait environ 5,5 millions d'inscrits. Mardi, des foules se pressaient devant les centres d'inscription à Abidjan et Bouaké (centre), les deux principales villes du pays, et exprimaient leur inquiétude de ne pouvoir être "enrôlées" avant la clôture en fin d'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Très sensible en Côte d'Ivoire, où nombre d'habitants sont dépourvus de papiers d'identité, la question de l'identité est considérée comme l'une des origines de la crise dans le pays. L'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) avait d'ailleurs fait de la délivrance de papiers d'identité, en particulier pour les populations du nord, la raison principale de son coup d'Etat manqué de septembre 2002. Plusieurs fois prolongée en raison de retards imputés à des difficultés techniques et financières, l'"identification" est un volet crucial de l'accord de paix de Ouagadougou, signé en mars 2007 et complété fin 2008, entre le président Gbagbo et les ex-rebelles. L'accord prévoit également la tenue d'une élection présidentielle qui, sans cesse repoussé depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en octobre 2005, est désormais prévue le 29 novembre. Cette date est "réaliste", a répété le Premier ministre ces dernières semaines, avertissant que la situation serait "intenable" en cas de nouveau rendez-vous manqué.



Côte d'Ivoire: Le secteur des télécommunications en Côte d'Ivoire a réalisé en 2008, un chiffre d'affaires de 682 milliards de FCFA dont plus de 80% sont générés par la téléphonie mobile

ABIDJAN, 19 juin 2009 - Le secteur des télécommunications en Côte d'Ivoire a réalisé en 2008, un chiffre d'affaires de 682 milliards de FCFA (1,04 mds EUR) dont plus de 80% sont générés par la téléphonie mobile, a annoncé vendredi à Abidjan un responsable ivoirien des Ntic. "De 2007 à fin 2008, notre secteur qui représente 6% du Produit intérieur brut +PIB+ a été un moteur de la croissance de l'économie ivoirienne", a déclaré Lemassou Fofana, directeur de cabinet au ministère ivoirien des Nouvelles technologies de l'information et des télécommunications (Ntic). M. Fofana s'exprimait lors d'une rencontre internationale sur le "développement du secteur des télécommunications en Afrique", organisée dans la capitale économique ivoirienne. "Nous sommes passés de 544 milliards de FCFA (830 millions d'Euros) en 2007 à 682 mds FCFA", s'est félicité M. Fofana, soulignant que le secteur a également bénéficié, en dix ans, de 820 milliards de FCFA (1,25 mds EUR) d'investissements, dont 122 milliards (186 millions d'Euros) en 2008. Selon lui, le marché de la téléphonie mobile en Côte d'Ivoire qui emploie 4.000 personnes, compte actuellement 10,5 millions d'abonnés dont trois millions pour la seule année 2008. Le 18 mars, un pool de neuf banques privées ivoiriennes avait accordé un prêt d'un montant de 76,1 milliards de FCFA (116 millions d'euros) au groupe de téléphonie mobile MTN-CI, espérant doper le secteur en dépit de la crise économique mondiale. MTN-CI, filiale du Sud-Africain MTN, a pour concurrents le français Orange (France Télécom), le groupe ivoiro-saoudien Atlantique télécom, la compagnie libanaise Comium et la société GreenN appartenant à un fonds d'investissement libyen.



Côte d'Ivoire: Les autorités ivoiriennes ont demandé à l'Union Africaine d'envoyer une mission d'observation pour l'élection présidentielle prévue fin novembre

ADDIS ABEBA, 15 juin 2009 - La Côte d'Ivoire a demandé à l'Union Africaine (UA) d'envoyer une mission d'observation pour l'élection présidentielle prévue fin novembre, selon un communiqué de l'UA transmis lundi à l'AFP. Le Conseil de paix et de sécurité de l'organisation "prend note de l'invitation faite par les autorités ivoiriennes à l'UA pour qu'elle apporte son appui au processus électoral, y compris à travers l'envoi d'une mission d'observation, et demande au président de la Commission de prendre les dispositions nécessaires à cet effet", indique le communiqué. Le camp du président Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le nord du pays depuis son coup d'Etat manqué de 2002, ont signé en mars 2007 à Ouagadougou un accord de paix, complété fin 2008, qui prévoit la réunification du pays et l'organisation d'élections libres et transparentes. La date du scrutin présidentiel, initialement prévu en 2005 mais plusieurs fois reporté, a été récemment fixée au 29 novembre pour le premier tour. L'organisation continentale "encourage les Etats membres de l'UA ainsi que la communauté internationale dans son ensemble à poursuivre et à intensifier leur soutien à la Côte d'Ivoire en vue de l'aboutissement heureux du processus de sortie de crise dans ce pays".



Côte d'Ivoire: La Banque mondiale a annoncé vendredi avoir accordé un don de 50 millions de dollars à la Côte d'Ivoire pour la réhabilitation et le développement de son réseau électrique, victime d'investissements insuffisants

ABIDJAN, 12 juin 2009 - La Banque mondiale a annoncé vendredi avoir accordé un don de 50 millions de dollars à la Côte d'Ivoire pour la réhabilitation et le développement de son réseau électrique, victime d'investissements insuffisants. La Banque mondiale a "approuvé un don de 50 millions de dollars en vue de permettre à la Côte d'Ivoire de réhabiliter, améliorer et étendre son réseau de distribution d'électricité", selon un communiqué transmis à l'AFP. Le don "représente un premier effort visant à faire face à l'absence criante d'investissements dans le secteur" et à "préparer les investissements futurs relatifs aux réseaux de transport d'énergie électrique". "L'énergie électrique étant le moteur stratégique de l'industrie, le soutien fourni par la Banque à travers ce projet permettra de prévenir des risques majeurs qui pourraient avoir un impact négatif sur l'ensemble de l'économie", a estimé Madani Tall, représentant de la BM à Abidjan. Ces fonds vont permettre "60.000 nouveaux raccordements domestiques" et "un approvisionnement de meilleure qualité pour environ 227.000 clients existants", permettant "au réseau électrique de faire face à l'augmentation rapide de la demande électricité observée récemment", selon l'institution internationale. Ce programme concerne notamment Abidjan et la capitale politique Yamoussoukro. La production ivoirienne d'électricité, la plus importante d'Afrique de l'ouest, est confrontée ces dernières années à des difficultés, en raison notamment de retards d'investissements. La production, la distribution et la commercialisation de l'électricité sont assurées par la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), propriété du groupe français Bouygues depuis 2005.



Côte Ivoire: Le recensement électoral en Côte d'Ivoire s'achèvera le 30 juin et les listes seront publiées en septembre en vue de la présidentielle du 29 novembre

OUAGADOUGOU, 18 mai 2009 - Le recensement électoral en Côte d'Ivoire s'achèvera le 30 juin et les listes seront publiées en septembre en vue de la présidentielle du 29 novembre, ont décidé lundi à Ouagadougou les principaux dirigeants politiques ivoiriens. "Nous nous sommes réunis pour conforter la date du premier tour de l'élection présidentielle le 29 novembre 2009. Nous avons décidé que l'enrôlement (recensement) prendra fin le 30 juin 2009", a déclaré à la presse le chef du Rassemblement des républicains (RDR) Alassane Ouattara. "Nous avons décidé que la liste électorale serait publiée en septembre. A ce moment-là, les cartes d'électeurs, les cartes d'identité seront fabriquées, distribuées pour que la campagne électorale commence à la mi-novembre", a-t-il ajouté. Le président Laurent Gbagbo et ses principaux opposants étaient réunis lundi sous l'égide du président burkinabè Blaise Compaoré, "facilitateur" dans la crise ivoirienne à l'occasion du cinquième Cadre permanent de concertation (CPC). Le scrutin en Côte d'Ivoire, sans cesse reporté depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, est censé mettre fin à la grave crise politico-militaire que traverse le pays depuis le coup d'Etat manqué des rebelles des Forces nouvelles (FN) contre M. Gbagbo en 2002. Selon un communiqué lu par le chef de la diplomatie burkinabè Alain Bédouma Yoda après la réunion, ses participants exhortent les "structures concernées" par le processus électoral en Côte d'Ivoire à s'investir "sans délai dans l'accomplissement des tâches préparatoires restantes" ("adoption des textes électoraux", "croisement des fichiers historiques", etc.) Pour cette réunion à Ouagadougou, M. Gbagbo retrouvait ses opposants les plus farouches, déjà candidats déclarés à la présidence: l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, leader du Rassemblement des républicains (RDR) et l'ancien président Henri Konan Bédié, dirigeant du Parti démocratique de Côte d'Ivoire/Rassemblement démocratique africain (PDCI/RA, ex-parti unique). Le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui occupent toujours la moitié nord de la Côte d'Ivoire a également participé à la rencontre.



Côte d'Ivoire: Le Club de Paris, groupe informel de pays créanciers, a annulé 845 millions de dollars de dette détenue à l'égard de la Côte d'Ivoire et a reporté, sous certaines conditions, le paiement d'arriérés et intérêts

PARIS, 15 mai 2009 - Le Club de Paris, groupe informel de pays créanciers, a annulé 845 millions de dollars de dette détenue à l'égard de la Côte d'Ivoire et a reporté, sous certaines conditions, le paiement d'arriérés et intérêts, a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué. "Les créanciers du Club de Paris sont convenus le 15 mai 2009 avec le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire d'un accord de restructuration de sa dette publique extérieure" qui "conduit à l'annulation immédiate de 845 millions de dollars" (623 millions d'euros), est-il précisé. Invoquant la capacité de paiement "limitée" de la Côte d'Ivoire, les créanciers ont également accepté "à titre exceptionnel" de différer le remboursement de 2,6 milliards de dollars, de rééchelonner environ 1,2 milliard de dollars et de reporter le paiement de 179,2 millions de dollars d'intérêts moratoires, a indiqué le communiqué. "Le remboursement de la plus grande partie de ces montants commencera seulement après avril 2012", est-il précisé. Le Club soumet toutefois ces aménagements à la condition que la Côte d'Ivoire "continue de mettre en oeuvre de façon satisfaisante son programme de réforme soutenu par le FMI" (Fonds monétaire international). Au total, cet accord réduit "le service de la dette" de 4,7 milliards de dollars à 391 millions de dollars, soit une baisse de 92%, sur la durée du programme soutenu par le FMI, selon le communiqué. "Plusieurs créanciers entendent accorder à la Côte d'Ivoire à titre bilatéral des allègements de dette additionnels au-delà des termes définis aujourd'hui dans l'accord du Club de Paris", ajoute par ailleurs le communiqué. Au 1er janvier, la dette ivoirienne auprès du Club de Paris était estimée à environ 7,2 milliards de dollars en valeur nominale (hors inflation). Le Club de Paris est un groupe informel de créanciers rassemblant 19 des principaux pays industrialisés.



Côte d'Ivoire: L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, reportée depuis 2005, a été fixée au 29 novembre 2009

ABIDJAN, 14 mai 2009 - L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, reportée depuis 2005, a été fixée au 29 novembre 2009, selon un décret lu jeudi par le chef du gouvernement Guillaume Soro, à l'issue du conseil des ministres. "Le collège électoral de la République de Côte d'Ivoire est convoqué le dimanche 29 novembre 2009 en vue de procéder à l'élection du président de la République", indique ce décret adopté lors du conseil et lu devant la presse par M. Soro. Cette annonce intervient alors que la communauté internationale et l'opposition ivoirienne ont exprimé récemment leur impatience concernant ce scrutin censé permettre de clore la crise née du coup d'Etat manqué de septembre 2002. Aucune date n'avait été annoncée officiellement depuis que celle du 30 novembre 2008 n'avait pu être tenue.



Côte d'Ivoire: La filière africaine de noix de cajou, l'une des premières au monde, traverse une "crise profonde" en raison de son incapacité à mettre en place une industrie de transformation de ce produit

ABIDJAN, 12 mai 2009 - La filière africaine de noix de cajou, l'une des premières au monde, traverse une "crise profonde" en raison de son incapacité à mettre en place une industrie de transformation de ce produit, ont averti les pays africains exportateurs d'anacarde mardi à Abidjan. "Malgré les performances de la production, force est de reconnaître que la filière connaît en ce moment sa crise la plus profonde avec une industrialisation ratée", a déclaré le ministre ivoirien de l'Agriculture, Amadou Gon Coulibaly. "Les investissements consentis au plan local permettent de transformer à peine 3% de la production", a déploré M. Coulibaly à l'ouverture d'une rencontre internationale sur ce thème, regroupant 13 pays africains. "L'Afrique, avec une production de plus de 650.000 tonnes de noix de cajou brute, assure plus du tiers de la production mondiale", a indiqué Gaoussou Touré, président de l'Association pour le développement de la filière cajou africaine (Adefica). La quasi-totalité de la production africaine (98%) est exportée à l'état brut en Inde et au Vietnam pour y être transformée. "Sans transformation, la filière cajou africaine disparaîtra faute de débouchés, dès que l'Asie arrêtera les importations des noix brutes africaines", a mis en garde la ministre ivoirienne de l'Industrie, Marie Amah Tehoua. Selon elle, la Côte d'Ivoire, deuxième producteur mondial (350.000 tonnes) derrière l'Inde, dispose d'une capacité d'usinage de seulement 10.000 tonnes. Les participants ont estimé qu'une plus forte industrialisation permettrait d'améliorer les revenus des petits producteurs. "Le paysan ivoirien perçoit 150 FCFA (0,22 euro) pour le kilo de noix de cajou brute, alors que le produit final qui en résulte coûte 10.000 FCFA (15,25 euros) le kilo sur le marché mondial", a souligné Mme Tehoua. Les acteurs de la filière ont préconisé notamment une "exonération totale des droits de taxes d'entrée et de TVA sur le matériel d'usine quel que soit le montant des investissements".



Côte d'Ivoire: Les Burkinabè de Côte d'Ivoire, la plus forte communauté étrangère du pays, ont lancé une souscription financière destinée à aider leur pays d'accueil à "retrouver la paix" grâce aux prochaines élections

ABIDJAN, 4 mai 2009 - Les Burkinabè de Côte d'Ivoire, la plus forte communauté étrangère du pays, ont lancé une souscription financière destinée à aider leur pays d'accueil à "retrouver la paix" grâce aux prochaines élections, a annoncé lundi leur représentant Emile Kima. Dans le cadre de cette opération baptisée "nous voulons la paix, aidons la Côte d'Ivoire", chaque Burkinabè vivant dans le pays est appelé à déposer dans une banque de la place la somme de 1.000 francs CFA (1,52 euros), a indiqué M. Kima, espérant recueillir "au moins 3 milliards de FCFA (4,5 millions d'euros)". Ces fonds seront destinés aux organisations chargées de la "sortie de crise" telles que la Commission électorale indépendante (CEI), qui supervise le recensement électoral, plusieurs fois retardé en raison de problèmes notamment financiers. Evalués à près de six millions de personnes, les Burkinabè représentent la plus forte communauté étrangère du pays. Abidjan, qui compterait près de deux millions de ressortissants du Burkina Faso voisin, est la "deuxième ville burkinabè" après Ouagadougou, selon M. Kima. Jeudi, le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a déclaré que l'élection présidentielle, reportée depuis 2005, aurait lieu "soit en octobre, soit en novembre". La Côte d'Ivoire est plongée dans une grave crise depuis le coup d'Etat manqué des ex-rebelles des Forces nouvelles (FN) en septembre 2002. Les Ouest-Africains, et en particulier les Burkinabè, ont souvent été stigmatisés par des membres des forces de l'ordre ivoiriennes les soupçonnant de soutenir les FN contrôlant le nord du pays. Le président burkinabè, Blaise Compaoré, avait lui-même été dénoncé par les partisans de M. Gbagbo comme étant le "parrain" des ex-rebelles, avant de revenir en grâce au point de devenir le médiateur de la crise ivoirienne. Sous son égide a été signé en mars 2007 un accord de paix, complété fin 2008, qui prévoit la réunification du pays et l'organisation d'élections libres et transparentes.



Côte d'Ivoire: Le premier tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire aura lieu entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009

NEW YORK (Nations unies), 28 avr 2009 - Le premier tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire aura lieu entre le 11 octobre et le 6 décembre, a annoncé mardi au Conseil de sécurité l'ambassadeur ivoirien à l'ONU, Ilahiri Djédjé. "Le processus de paix en Côte d'Ivoire n'est pas dans l'impasse, la décision politique a été prise, le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu pas plus tard que le 6 décembre 2009", a déclaré M. Djédjé. Il a précisé que la Commission électorale indépendante (CEI) avait communiqué au président Laurent Gbagbo un calendrier prévoyant la tenue du scrutin entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009. "La date exacte de l'élection sera choisie à l'intérieur de cette période et annoncée par le président Gbagbo dans les prochains jours", a précisé l'ambassadeur ivoirien. L'opposition ivoirienne a immédiatement affiché sa réserve. "La CEI ne nous a encore rien dit concernant les dates. Si (M. Djédjé) avance ces dates-là, cela n'engage que lui", a déclaré Niamkey Koffi, porte-parole de l'ancien chef de l'Etat Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique). Ally Coulibaly, porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR) de l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a également jugé la déclaration de l'ambassadeur "sujette à caution". M. Gbagbo avait lui-même affirmé que l'élection, sans cesse reportée depuis 2005, se tiendrait cette année, dans un discours prononcé vendredi à Bonikro (centre). A l'ONU, M. Djédjé a indiqué que 6.081.625 électeurs avaient été recensés sur un potentiel de 8,6 millions. "Nous espérons compléter le processus de recensement de la quasi-totalité des électeurs d'ici à la mi-juin", a-t-il dit, appelant l'ONU à "ne pas se laisser décourager" par les retards successifs subis par le processus électoral. Mais le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Choi Young-jin, s'est montré quelque peu circonspect. "L'élan en faveur d'une élection très prochaine semble avoir considérablement faibli", a-t-il estimé, en raison du "changement de priorité politique" parmi les protagonistes de l'Accord interivoirien de Ouagadougou. L'accord complémentaire "Ouaga IV" conclu en décembre a en effet "inversé l'ordre des priorités, plaçant la réunification du pays avant l'élection", a-t-il expliqué. Selon "Ouaga IV", la réunification doit être achevée au moins deux mois avant l'élection. Or, a souligné Choi Young-jin, "des éléments critiques de la réunification, comme le transfert d'autorité des commandants de zone aux préfets et la centralisation du Trésor, ne progressent pas au rythme prévu". "A l'heure actuelle, les perspectives d'une réunification et d'élections rapides ne peuvent pas être décrites comme encourageantes". Dans un récent rapport, le chef de l'ONU Ban Ki-moon avait mis en garde contre les conséquences néfastes qu'aurait un nouveau report des élections. L'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) avait elle aussi estimé que le scrutin devait impérativement se tenir en 2009, menaçant de revoir sa participation au processus de paix au-delà de cette échéance. Les ex-rebelles, qui contrôlent le nord du pays depuis leur coup d'Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo, estiment que les élections "sont possibles cette année", à l'instar des Etats-Unis et de la France. En mars 2007, les FN et le camp présidentiel avaient signé l'Accord de paix à Ouagadougou, complété fin 2008, qui prévoit la réunification du pays et l'organisation d'élections libres et transparentes. Son application a accusé jusqu'à présent d'importants retards.



Côte d'Ivoire: Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé que l'élection présidentielle, sans cesse reportée depuis 2005, se tiendrait en 2009

ABIDJAN, 25 avr 2009 - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé que l'élection présidentielle, sans cesse reportée depuis 2005, se tiendrait en 2009, indique samedi le site internet de la présidence. "Les élections auront lieu en 2009", a assuré M. Gbagbo, dans un discours prononcé vendredi à Bonikro (centre) et mis en ligne sur le site de la présidence. "Toutes les dispositions sont prises, les conditions sont petit à petit remplies. Il me faut encore un mois et demi, deux mois, pour regarder la CEI (Commission électorale indépendante), travailler (...) et puis nous fixerons une date précise", a-t-il ajouté. Lancé en septembre 2008 et prolongé à plusieurs reprises, le recensement électoral conduit par la CEI est censé s'achever prochainement. Dans un rapport publié lundi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait mis en garde contre les conséquences néfastes qu'aurait un nouveau report des élections dans le pays. Le même jour, l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) avait estimé que le scrutin devait "impérativement se tenir en 2009", menaçant de revoir sa participation au processus de paix au-delà de cette échéance, à la suite de tensions avec le camp présidentiel. Les ex-rebelles, qui contrôlent le nord du pays depuis leur coup d'Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo, estiment que les élections "sont possibles cette année", à l'instar des Etats-Unis et de la France. En mars 2007, les FN et le camp présidentiel ont signé un accord de paix à Ouagadougou, complété fin 2008, qui prévoit la réunification du pays et l'organisation d'élections libres et transparentes. Son application a accusé jusqu'à présent d'importants retards.



Côte d'Ivoire: Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, met en garde contre les conséquences néfastes qu'auraient un essoufflement du processus de paix et un nouveau report des élections en Côte d'Ivoire

NEW YORK, 20 avr 2009 - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, met en garde contre les conséquences néfastes qu'auraient un essoufflement du processus de paix et un nouveau report des élections en Côte d'Ivoire, dans un rapport publié lundi. Malgré des "progrès considérables" réalisés dans les opérations d'identification et d'inscription sur les listes électorales, qui ont permis de recenser 5,9 millions de personnes, M. Ban estime "qu'il faut redonner un nouvel élan au processus électoral", dans ce rapport adressé au Conseil de sécurité. Il appelle la Commission électorale indépendante à publier "sans plus tarder un calendrier réaliste et détaillé pour les élections, assortis d'objectifs d'étape clairement définis", afin de permettre la tenue des élections "avant la fin de cette année". Par ailleurs, il "regrette que la mise en oeuvre des principaux éléments du 4e accord complémentaire de l'Accord de Ouagadougou ait marqué le pas". Ces éléments sont le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire, le désarmement des ex-combattants, le démantèlement des milices et la réintégration des éléments des Forces nouvelles (ex-rebelles du nord) remplissant les conditions requises dans les forces de sécurité ivoiriennes. Le chef de l'ONU affirme ne pas douter que le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro et les autres principales parties prenantes en Côte d'Ivoire s'efforceront "d'éviter de plonger le processus de paix dans une impasse prolongée, qui saperait la confiance". "Si le processus s'essouffle et les difficultés et obstacles ne sont pas levés dans le courant de 2009, on court le risque de voir s'installer un statu quo qui durerait beaucoup trop longtemps", met-il en garde. La Côte d'Ivoire "a besoin d'urgence d'élections crédibles et transparentes qui mettront fin aux dispositions transitoires actuelles", ajoute M. Ban. La date de l'élection présidentielle ivoirienne, sans cesse reportée depuis 2005, reste inconnue. Après avoir demandé qu'elle se tienne avant la fin du printemps 2009, le Conseil de sécurité de l'ONU l'attend désormais avant la fin de l'année. Lundi, l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) a estimé qu'elle devait "impérativement se tenir en 2009", menaçant de revoir sa participation au processus de paix au-delà de cette échéance. Les ex-rebelles, qui contrôlent le nord du pays depuis leur coup d'Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo, estiment que "techniquement, les élections sont possibles cette année". En mars 2007, les FN et le camp présidentiel ont signé un accord de paix à Ouagadougou, complété fin 2008, qui prévoit la réunification du pays et l'organisation d'élections libres et transparentes. Son application a accusé jusqu'à présent d'importants retards.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien va commencer la semaine prochaine à apurer sa dette intérieure estimée à 220 milliards de francs CFA, après avoir bénéficié d'un décaissement de 57,5 milliards de FCFA du FMI

ABIDJAN, 17 avr 2009 - La Côte d'Ivoire va commencer la semaine prochaine à apurer sa dette intérieure estimée à 220 milliards de francs CFA (335 millions d'euros), après avoir bénéficié d'un décaissement de 57,5 milliards de FCFA (88 M EUR) du FMI, a annoncé vendredi le Trésor public. "Les paiements vont démarrer lundi" grâce au "premier décaissement du FMI d'un montant de 57,5 milliards de FCFA", a déclaré la directrice du Trésor ivoirien, Simone Ohoua Djédjé, lors d'une conférence de presse. Ces paiements vont concerner plusieurs fournisseurs de l'Etat, notamment la société française Sagem, "opérateur technique" chargé du recensement électoral devant aboutir à un scrutin présidentiel, attendu cette année et censé permettre de surmonter la crise militaro-politique née en 2002. "Il faut que tous les Ivoiriens sachent comment seront utilisés ces fonds", a insisté Mme Djédjé, promettant la "transparence". "Nous attendons le décaissement d'un autre appui budgétaire important de la Banque mondiale (BM) d'un montant de 75 milliards FCFA (115 millions d'euros)", a également indiqué Mme Djédjé. Le 27 mars, le FMI avait accordé un prêt préférentiel de 565 millions de dollars (environ 430 M EUR) sur trois ans à Abidjan, dans le cadre de sa Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). L'Etat ivoirien dispose de la possibilité de tirer immédiatement 241 millions de dollars (quelque 180 M EUR) auprès du Fonds, le reste du prêt devant être débloqué ultérieurement. Le 31 mars, après que la FMI et le BM avaient annoncé que la Côte d'Ivoire allait pouvoir bénéficier d'une réduction de sa dette, le président Laurent Gbagbo avait indiqué que les appuis financiers apportés par les institutions internationales allaient servir "essentiellement à apurer les arriérés intérieurs". Des fournisseurs de l'Etat réclament depuis des mois le paiement de ces arriérés.



Côte d'Ivoire: L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a appelé mardi son chef Guillaume Soro à quitter le poste de Premier ministre, pour qu'il ne soit pas "comptable" de la "manoeuvre" menée selon elle par le parti au pouvoir pour "empêcher les élections"

BOUAKE (Côte d'Ivoire), 14 avr 2009 - L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a appelé mardi son chef Guillaume Soro à quitter le poste de Premier ministre, pour qu'il ne soit pas "comptable" de la "manoeuvre" menée selon elle par le parti au pouvoir pour "empêcher les élections". Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion à Bouaké (centre, fief des FN), les délégués généraux de l'ex-rébellion dénoncent les "allégations" du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) "tendant à convaincre les Ivoiriens et la communauté internationale que les Forces nouvelles seraient réfractaires à l'application" du dernier accord de paix, signé fin 2008. Selon eux, l'"objectif réel" du FPI "est de mettre tout en oeuvre pour empêcher les élections de se tenir, tout bloquer afin de sauvegarder tous les privilèges acquis" depuis l'élection de Laurent Gbagbo à la présidence en 2000. "Pour ne pas qu'il soit comptable de cette manoeuvre machiavélique, nous, délégués FN, demandons au secrétaire général sa démission en qualité de Premier ministre; qu'il revienne à Bouaké pour se mettre à l'avant-garde de la lutte du peuple ivoirien pour l'amélioration de son vécu", concluent les délégués. La semaine dernière, le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), regroupant les mouvements pro-Gbagbo, avait regretté un "fléchissement" du processus de sortie de crise et appelé les FN à "faire leur part d'effort". L'ex-rébellion contrôle le nord du pays depuis son coup d'Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo. Elle est engagée depuis 2007 dans le processus de paix de Ouagadougou, qui a abouti à la nomination de Guillaume Soro au poste de Premier ministre. Le dernier accord, baptisé "Ouaga IV" et conclu en décembre 2008, prévoit notamment la réunification du pays, mais son application accuse de nombreux retards. Sans cesse reportée depuis 2005, la date de l'élection présidentielle n'est toujours pas connue.



Côte d'Ivoire: Les Etats-Unis jugent "encore techniquement possible" en Côte d'Ivoire d'organiser une élection présidentielle en 2009 sans cesse reportée depuis 2005 et appellent ce gouvernement à s'y "engager"

ABIDJAN, 7 avr 2009 - Les Etats-Unis jugent "encore techniquement possible" en Côte d'Ivoire d'organiser une élection présidentielle sans cesse reportée depuis 2005 et appellent ce gouvernement à s'y "engager", dans un communiqué publié mardi à Abidjan. "Les Etats-Unis estiment que les élections présidentielles longuement différées sont encore techniquement possibles en 2009 et appellent toutes les parties à prendre toutes mesures nécessaires aux fins de s'assurer que des élections crédibles se tiennent comme promis", lit-on dans ce texte publié par l'ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire. Washington "exhorte" le gouvernement ivoirien "à s'engager de nouveau pour les élections de 2009 comme preuve supplémentaire de sa détermination à mettre fin aux difficultés auxquelles le pays est confronté depuis 2002". La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis le coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002. Les deux parties ont signé en mars 2007 à Ouagadougou un accord, complété en décembre 2008, qui prévoit des élections libres et transparentes. Lancé en septembre 2008, le recensement a eu de nombreux retards, motivés selon la Commission électorale indépendante (CEI) et les autres structures concernées, par des difficultés techniques et financières. Plus de six millions de personnes ont été enregistrées à ce jour sur un effectif de quelque 8,6 millions, selon la CEI. Fin mars, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'était dit "pas optimiste" sur l'organisation d'une présidentielle cette année en Côte d'Ivoire. "Personne ne paraît pressé d'aller devant les urnes", avait-il jugé.



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