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L'actualité du Congo
(d'après l'Agence France Presse)


Congo - 26 fév. 2008: Plus de 45,9 milliards de francs CFA ont été alloués par le gouvernement congolais à la construction par une société chinoise d'une route de 125 km permettant de désenclaver le nord-ouest du Congo

BRAZZAVILLE, 25 fév 2008 - Près de 70 millions d'euros ont été alloués par le gouvernement congolais à la construction par une société chinoise d'une route de 125 km permettant de désenclaver le nord-ouest du Congo, a-t-on appris lundi de source officielle. Lancés lundi par le président Denis Sassou Nguesso, les travaux, qui doivent durer trois ans, seront réalisés par la société chinoise China National Machinery Equipment Import and Export Corporation. La route doit relier les localités d'Obouya et Boundji dans le département de la Cuvette, Okoyo, Lékety et Mbié dans la Cuvette ouest (nord-ouest) et la frontière du Gabon. Aujourd'hui, cet axe est presque impraticable en saison pluvieuse. "Cette route va favoriser la mise en valeur des zones traversées et va réanimer la fonction de transit exercée par le Congo dans la sous-région d'Afrique centrale en offrant aux pays limitrophes des avantages de commodité, de transport des personnes et des biens", a analysé le délégué général des grands travaux, Jean-Jacques Bouya. Ce projet fait partie de l'accord de coopération conclu entre le Congo et la Chine en 2006. Pays pétrolier, étendu et peu peuplé, le Congo compte moins de 2.000 km de routes asphaltées. La Cuvette ouest est considérée comme l'une des régions les plus enclavées du Congo. La voie à goudronner sera la première à traverser cette zone très dépendante du Gabon voisin.


Congo: La France va verser 1,3 milliard de francs CFA sur trois ans au Fonds social de développement (FSD) destiné aux "populations les plus défavorisées du Congo"

BRAZZAVILLE, 22 fév 2008 - La France va verser 1,3 milliard de francs CFA (2 millions d'euros) sur trois ans au Fonds social de développement (FSD) destiné aux "populations les plus défavorisées du Congo", a-t-on appris vendredi de source officielle. "Ce fonds va générer des emplois et contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations", a estimé Charles Zacharie Bowao, ministre congolais de la Coopération, de l'Action humanitaire et de la Solidarité. L'ambassade de France, premier partenaire économique du Congo, a précisé dans un communiqué que les projets ciblés concernaient notamment le soutien direct "aux ONG oeuvrant pour la préservation de la biodiversité et la protection de l'environnement, l'éducation primaire et secondaire, la formation et l'insertion professionnelle des jeunes défavorisés". "Depuis la fin des conflits au Congo, trois enveloppes successives du FSD (1999, 2001 et 2005) ont permis de financer 52 projets pour un montant global de plus de 3 milliards de francs CFA (4,5 millions d'euros), précise l'ambassade. Malgré les ressource pétrolières et forestières du Congo, près de 70% des quelque 4 millions d'habitants du pays vivent sous le seuil de pauvreté. Le Congo a été ravagé par une guerre civile en 1997, mais des combats se sont poursuivis jusqu'en 2003 dans le Pool (sud) entre les "ninjas" du pasteur Ntumi et l'armée gouvernementale.


Congo: Le groupe minier américain Gerald Metals va investir plus de 22,3 milliards de francs CFA sur trois ans pour l'exploitation de gisements de cuivre, plomb et zinc dans le Bouenza (sud-ouest)

BRAZZAVILLE, 21 fév 2008 - Le groupe minier américain Gerald Metals va investir 50 millions de dollars (34 millions d'euros) sur trois ans pour l'exploitation de gisements de cuivre, plomb et zinc dans le Bouenza (sud-ouest), selon une convention signée jeudi avec le gouvernement congolais. Une filiale du groupe, la Société de recherche et d'exploitation minières (Soremi SA), est chargée de l'exploitation de ces gisements qui pourraient selon les évaluations actuelles fournir à terme plus de 600.000 tonnes de ces différents minerais. La Soremi a déjà investi plus de 12 millions de dollars (8 millions d'euros) pour l'amélioration des infrastructures des sites, en particulier dans leurs voies d'accès.


Congo: L'Etat congolais et le groupe saoudien Rawabi holding company ont conclu un accord portant sur plus de 400 milliards de francs CFA, principalement pour agrandir une raffinerie

BRAZZAVILLE, 13 fév 2008 - L'Etat congolais et le groupe saoudien Rawabi holding company ont conclu un accord portant sur plus de 400 milliards de francs CFA (625 millions euros), principalement pour agrandir une raffinerie, a-t-on appris mercredi auprès de la société. Le développement de la raffinerie de la Congolaise de raffinage (Coraf), en vue de quadrupler sa capacité de production, coûtera 390 milliards de Francs CFA (595 millions d'euros) à l'Etat congolais. Les travaux, conduits par le conglomérat saoudien dont une des activités est l'ingéniérie pétrolière, doivent démarrer entre 2008 et 2010. La Coraf, filiale de la Société nationale des pétroles du Congo (Snpc), devrait ainsi voir sa capacité de traitement passer de 1 à 4 millions de tonnes par an alors qu'actuellement elle n'en traite que 600 à 700.000 t. La Coraf vit grâce aux subventions de l'Etat congolais qui ont frôlé en 2007 la barre des 100 milliards de Francs CFA (150 millions euros) alors que le plafond fixé par le Fonds monétaire international (FMI) était de 35 milliards de Francs CFA (50 millions euros). L'Etat congolais versera également 19,5 milliards de Francs CFA (30 millions d'euros) pour la création d'une unité de production de bitume. Elle devrait notamment servir pour l'aménagement de la seconde piste de l'aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville dont le plan de modernisation lancé en 2007 s'élève à 120 milliards de Francs CFA (180 millions euros). Le bitume sera également utilisé pour la construction d'une route reliant les deux principales agglomérations du Congo, Pointe-Noire, la capitale économique située sur la côte Atlantique, et Brazzaville. "Le président nous a encouragé à entreprendre la fabrication de l'unité de bitume. C'est ce qui va se faire à court terme. Aujourd'hui, il y a une demande existante sur le bitume", a indiqué à la presse Georges Nasri, un des responsables de l'entreprise saoudienne au sortir d'un entretien avec le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso.


Congo: Le budget congolais pour 2008, initialement arrêté à 1.671 milliards de FCFA par le gouvernement, a été réévalué à 1.922,1 milliards de FCFA par l'Assemblée nationale en raison de la bonne tenue des cours mondiaux du pétrole dont le Congo est producteur

BRAZZAVILLE, 11 fév 2008 - Le budget congolais pour 2008, initialement arrêté à 1.671 milliards de FCFA par le gouvernement, a été réévalué à 1.922,1 milliards de FCFA (2,9 milliards d'euros) par l'Assemblée nationale en raison de la bonne tenue des cours mondiaux du pétrole dont le Congo est producteur. L'Assemblé nationale a décidé lundi que le budget pouvait être calculé sur la base d'un baril de pétrole à 72 dollars alors que le gouvernement s'était fondé sur le prix moyen du baril de 62 dollars en 2008. Sur le marché international, les prix du baril oscillent depuis plusieurs mois autour de 90 dollars, ayant même touché le seuil des 100 dollars. Le Congo espère une production pétrolière de 97 millions de barils en 2008, en augmentation de 10% par rapport à 2007. Comparé à 2007, le budget 2008 arrêté par les députés est en augmentation de plus de 545 milliards de FCFA. Il est fondé sur une croissance économique attendue de 9% avec une inflation de 3,3%, selon le gouvernement. Les crédits pour le fonctionnement s'élèvent à 858,5 milliards de Fcfa, contre 471,8 milliards de Fcfa pour l'investissement. Ils connaissent respectivement une augmentation de 8% et 13% par rapport à 2007.


Congo: La Grande-Bretagne va créer un fonds de 16 millions de dollars pour gérer les financements de protection des écosystèmes de la forêt du Bassin du Congo

BRAZZAVILLE, 25 jan 2008 (AFP) - La Grande-Bretagne va créer un fonds de 16 millions de dollars pour gérer les financements de protection des écosystèmes de la forêt du Bassin du Congo, a annoncé vendredi le représentant du Premier ministre britannique pour les forêts, Barry Gardiner. "Il s'agit d'un fonds préparatoire qui va permettre la mise en place des mécanismes adaptés pour bien gérer les fonds du Bassin du Congo qui représente une source de vie", a indiqué à la presse M. Gardiner. "Ce fonds doit permettre de savoir comment dépenser l'argent destiné au Bassin du Congo", a dit l'envoyé spécial britannique qui a entamé à Brazzaville une tournée dans les pays de ce bassin forestier, le deuxième poumon écologique de la planète après l'Amazonie. Les chefs d'Etat des pays du Bassin du Congo ont signé, en février 2005 à Brazzaville, un traité pour la protection des forêts de la région afin d'assurer la gestion durable et concertée des écosystèmes et le bien-être des populations riveraines. Les pays du Bassin du Congo sont le Burundi, Congo, République démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale, Rwanda, Sao Tomé et Principe et Tchad.


Congo: Le budget du Congo pour 2008 a été arrêté à 1.671 milliards de FCFA, soit une augmentation de 21,35% par rapport à celui de l'année précédente

BRAZZAVILLE, 17 jan 2008 (AFP) - Le budget du Congo pour 2008 a été arrêté à 1.671 milliards de FCFA (2,5 mds d'euros), soit une augmentation de 21,35% par rapport à celui de l'année précédente, a annoncé jeudi le ministre de la Communication, Alain Akouala Atipault. Ce budget est fondé sur une croissance économique attendue de 9% en 2008 avec une inflation de 3,3%, a précisé le ministre à la radio nationale, commentant le conseil des ministres de mercredi qui a examiné la loi budgétaire. Ce budget est en augmentation de 294 milliards de FCFA (441 millions d'euros) par rapport à 2007. Les crédits de fonctionnement, qui s'élèvent à 881,5 mds de FCFA, sont en augmentation de 8,39%, tandis que les investissements atteignent 450 mds, en hausse de 12,5%. "Les objectifs visés par le gouvernement sont consignés dans la stratégie de réduction de la pauvreté, avec comme actions prioritaires, la réalisation d'infrastructures économiques et sociales", a commenté le porte-parole du gouvernement. Il a aussi déclaré que les recettes pétrolières allaient fournir 1.321 mds de FCFA au budget 2008 contre 1.054 milliards en 2007, sur la base d'un baril d'une moyenne de 62 dollars sur l'année.


Congo: Le président Sassou Nguesso souhaite qu'il n'y ait plus d'armes illégales en circulation au Congo en 2008

BRAZZAVILLE, 31 déc 2007 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a souhaité dimanche qu'il n'y ait plus d'armes illégales en circulation au Congo en 2008, dix ans après la guerre civile qui a ravagé le pays. "Notre pays a connu une grave crise, il est normal dix ans après qu'il nous soit possible de mettre un terme à tous les errements. Voilà pourquoi je demande à la force publique de suivre attentivement le déroulement du désarmement, de la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants", a déclaré M. Sassou Nguesso lors d'un réveillon au mess des officiers de l'armée congolaise. "L'année 2008 doit être vécue comme l'année qui va donner le ton (...) qu'il soit possible de présenter au reste du monde une véritable armée, une véritable gendarmerie et une véritable police capables de défendre notre pays, de protéger notre peuple et de participer efficacement à la sécurité collective en Afrique", a souligné le dirigeant congolais. Dix ans après la fin de la guerre civile de 1997, des armes circulent encore illégalement. L'ONG suisse, Small arms survey, estimait en 2005, que quelque 34.000 armes de ce type existaient au Congo, dont la plus grande partie se trouverait dans la région du Pool, voisine de Brazzaville. Le Congo a lancé en 2007 un Programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion des ex-combattants (Pnddr), financé à hauteur de 17 millions de dollars par la Banque mondiale. A terme, ce programme doit prendre en charge quelque 30.000 ex-combattants dont notamment 5.000 ex-ninjas du Pasteur Ntumi qui ont combattu l'armée gouvernementale entre 1998 et 2003 dans le département du Pool (sud).


Congo : Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement toujours dirigé par le Premier ministre Isidore Mvouba, qui comprend 38 ministres contre 37 dans la précédente

BRAZZAVILLE, 30 déc 2007 - Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement toujours dirigé par le Premier ministre Isidore Mvouba. La nouvelle équipe gouvernementale, qui comprend 38 ministres contre 37 dans la précédente, garde son ancienne ossature avec une majorité de ministres issu du Parti congolais du travail (PCT) de M. Sassou Nguesso, selon un décret présidentiel publié dans la soirée. Dans ce gouvernement, vingt-huit ministres, dont les plus importants, conservent leurs portefeuilles, trois changent de département et sept nouveaux font leur entrée. Parmi les nouveaux, deux sont issus du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi) de l'ancien Premier ministre Bernard Kolélas, signataire en avril dernier d'"un accord électoral pour gouverner ensemble" avec le PCT. MM. Hellot Mampouya Matson, porte-parole du Mcddi, et Guy Brice Parfait Kolélas, fils de Bernard Kolélas, se voient confier respectivement les ministères de la Recherche scientifique et de l'Innovation technique et celui de la Pêche maritime et continentale, chargé de l'aquaculture. M. Mvouba a souligné que l'objectif du nouveau gouvernement était d'"améliorer son style de travail à travers plus de discipline, plus de cohésion et plus de solidarité aux fins de satisfaire les attentes légitimes du peuple, et de parfaire le fonctionnement de l'Etat à tous les niveaux". Parmi les départs on remarque ceux de Gabriel Entcha-Ebia chargé des Postes et télécommunications, de Philippe Mvouo qui détenait le portefeuille de la Pêche maritime et continentale, et Louis-Marie Nombo-Mavoungou ministre des Transports maritimes et de la Marine marchande. M. Raymond Mboulou, jusque-là secrétaire général à la présidence de la République devient ministre de l'Administration du territoire et de la décentralisation. Il hérite d'un poste resté vacant depuis septembre quand François Ibovi, a été élu à la première vice-présidence de l'Assemblée nationale.


Congo: Cinquante-huit partis politiques congolais de la majorité se sont alliés au sein d'un Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP) en vue des sénatoriales et locales de 2008 et de la présidentielle de 2009

BRAZZAVILLE, 21 déc 2007 - Cinquante-huit partis politiques congolais de la majorité se sont alliés au sein d'un Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP) en vue des sénatoriales et locales de 2008 et de la présidentielle de 2009, selon une déclaration reçue vendredi par l'AFP. Le RMP, conduit par le Parti congolais du travail (PCT) du chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso, est une "alliance politique" qui vise dans l'immédiat à présenter des listes communes aux élections locales, puis sénatoriales. La clôture du dépôt des candidatures pour les locales est fixée au 24 décembre et le scrutin prévu le 20 janvier. Le RMP s'est fixé à terme comme principaux objectifs "de créer les conditions de la réélection du président Sassou Nguesso dès le premier tour en 2009, de définir et défendre une stratégie électorale commune et créer les conditions pour l'émergence d'un grand parti politique". Le président Sassou, arrivé au pouvoir en 1997 après avoir évincé Pascal Lissouba à l'issue d'une guerre civile, a été élu lors de la présidentielle en 2002. Il ne s'est pas encore prononcé sur ses intentions pour celle de 2009. Les partis de la majorité n'avaient pas présenté de listes uniques lors des législatives de juin et août derniers, ce qui n'a pas empêché le camp présidentiel de les remporter haut la main, l'opposition n'ayant remporté que douze sièges.



Congo: Le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) a appelé mardi le Congo à consacrer au moins 20% de ses revenus pétroliers à l'amélioration des conditions de vie des enfants du pays

BRAZZAVILLE, 11 déc 2007 - Le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) a appelé mardi le Congo à consacrer au moins 20% de ses revenus pétroliers à l'amélioration des conditions de vie des enfants du pays qui, selon un rapport publié le même jour, sont particulièrement touchés par la pauvreté. "Au moment où le baril de pétrole frôle les 100 dollars, est-ce trop demander que 20% de ces revenus soient utilisés pour rendre le Congo digne de ses enfants ?", a déclaré le représentant de l'Unicef au Congo, Koen Vanormelingen. "J'en appelle à son excellence le président Denis Sassou Nguesso et aux députés (...) de s'assurer que les dividendes du pétrole bénéficient aux enfants", a-t-il ajouté, lors d'une cérémonie présentant un rapport financé par l'Unicef et le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) sur la "pauvreté multidimensionnelle des enfats et des femmes au Congo". Selon ce rapport, femmes et enfants forment les couches de la population "les plus vulnérables" à la pauvreté et l'analphabétisme et manquent encore d'un véritable accès aux services sociaux de base. "Réhabiliter une école prend les revenus de 30 minutes d'extraction de pétrole. Payer les moustiquaires imprégnées pour protéger tous les enfants et les femmes enceintes pendant un an correspond à moins de dix jours d'extraction. S'assurer que tous les enfants soient enregistrés à leur naissance correspond à moins d'un jour de revenus pétroliers", a souligné le Dr Vanormelingen. Le pétrole, dont le Congo a produit officiellement quelque 98 millions de barils en 2006, est le premier produit d'exportation du pays et contribue pour plus de 80% au budget de l'Etat. Environ 70% des 3 millions de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté et disposent de moins d'un dollar par jour.



Congo: Deux des quatre candidats dont l'élection en août comme député avait été annulée par la Cour constitutionnelle ont récupéré leur siège lors de partielles vendredi, tandis qu'un l'a perdu et qu'un autre est en ballottage

BRAZZAVILLE, 10 déc 2007 - Deux des quatre candidats dont l'élection en août comme député avait été annulée par la Cour constitutionnelle ont récupéré leur siège lors de partielles vendredi, tandis qu'un l'a perdu et qu'un autre est en ballottage, a annoncé lundi la radio nationale. Dans la circonscription de Yamba, dans le département de la Bouenza (sud-ouest), le candidat du Parti congolais du Travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso est à nouveau élu, selon la radio citant les résultats publiés par le ministère de la Sécurité et de l'Ordre public. Il en est de même pour le candidat de l'Union pour la République (UR, proche du PCT) dans celle de Kayes, dans le département du Niari (sud-ouest). Dans la circonscription de Mbomo dans le département de la Cuvette (nord), le député initialement élu, membre du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD, proche du PCT), a été battu par le candidat des Forces démocratiques nouvelles (FDN), formation également alliée au PCT. Dans celle de Kibangou, également dans le Niari, un candidat proche du PCT et un indépendant proche de l'opposition sont en ballottage. Un second tour y est prévu le 26 décembre. La Cour constitutionnelle avait annulé fin octobre le scrutin des 24 juin et 5 août dans ces quatre circonscriptions en raison de fraudes et d'irrégularités. Les législatives, qui se sont déroulées selon les observateurs internationaux dans des conditions chaotiques, ont été remportées haut la main par le PCT et ses alliés qui détiennent une écrasante majorité à l'Assemblée nationale, dont seuls douze sièges sont occupés par des députés d'opposition.



Congo: Le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD, opposition) de l'ancien président congolais Jacques Joachim Yhombi-Opango participera aux élections locales du 20 janvier

BRAZZAVILLE, 3 déc 2007 - Le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD, opposition) de l'ancien président congolais Jacques Joachim Yhombi-Opango participera aux élections locales du 20 janvier, a appris l'AFP lundi auprès de ce parti. Le RDD n'avait plus pris part aux scrutins tenus depuis la fin de la guerre civile de 1997. A l'issue de cette guerre, Denis Sassou Nguesso était revenu à la tête de l'Etat. Le RDD avait justifié son boycott par l'absence d'une structure réellement indépendante chargée de les organiser. M. Yhombi-Opango est rentré le 10 août au Congo, après avoir bénéficié d'une loi d'amnistie, à l'issue de dix ans d'exil. Il avait été condamné fin 2001 par contumace à 20 ans de travaux forcés pour avoir "bradé" le pétrole congolais alors qu'il était Premier ministre du président Pascal Lissouba, renversé par M. Sassou en 1997. M. Yhombi-Opango, 68 ans, avait accédé à la tête de l'Etat en 1977 après l'assassinat du président Marien Ngouabi sous le régime du parti unique du Parti congolais du travail (PCT), alors marxiste-léniniste. Il avait ensuite été destitué en 1979 par Denis Sassou Nguesso.



Congo
: Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, André Obami Itou, a été élu samedi à la tête de la chambre haute du Parlement congolais en remplacement d'Ambroise Edouard Noumazalaye, décédé le 17 novembre
BRAZZAVILLE, 1 déc 2007 - Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, André Obami Itou, a été élu samedi à la tête de la chambre haute du Parlement congolais en remplacement d'Ambroise Edouard Noumazalaye, décédé le 17 novembre, a appris l'AFP de source parlementaire. Originaire du département des Plateaux (centre), M. Obami Itou, âgé de 67 ans, est l'un des caciques du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) du président Denis Sassou Nguesso. M. Obami Itou a été notamment administrateur général de la Société nationale de commercialisation des hydrocarbures (Hydro-Congo) entre 1999 et 2002. Le nouvel élu est en fonction jusqu'en 2008, année au cours de laquelle seront tenues les élections sénatoriales, précédées par les locales de janvier.



Congo: Les banques privées du Club de Londres et Brazzaville ont conclu jeudi un accord annulant 80% de la dette du Congo estimée à 1190 milliards de FCFA

BRAZZAVILLE, 15 nov 2007 - Les banques privées du Club de Londres et Brazzaville ont conclu jeudi un accord annulant 80% de la dette du Congo estimée à 2 milliards de dollars (1.190 milliards de FCFA), a constaté un journaliste de l'AFP. L'accord d'annulation de la dette a été signé par le ministre congolais de l'Economie, des Finances et du Budget, Pacifique Issoïbeka, et le président du Comité de coordination des banques privées créancières du Congo, Thierry Desjardins. Le Club de Londres a annulé 927 milliards de FCFA et le stock de la dette après annulation est d'environ 268 milliards de FCFA, a précisé M. Issoïbeka. "Cette annulation permet au Congo d'avoir une dette soutenable parce qu'il avait un endettement trop élevé qui empêchait le développement du pays", a indiqué M. Desjardins. Il a souligné que plus de 90% des créanciers avaient déjà donné leur accord pour participer à la restructuration de la dette du Congo. Cette restructuration a pu être réalisée, selon M. Desjardins, grâce à l'accord conclu en 2004 entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI). "L'accord avec le FMI a balisé le chemin", a déclaré M. Desjardins à l'AFP. "Les fonds dégagés par l'annulation de la dette seront logés à la Banque centrale pour le financement des secteurs pro-pauvres: l'eau, la santé, l'électricité, les infrastructures et l'éducation", a assuré le ministre congolais. Le Congo a accédé en mars 2006 à l'initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE). Cette initiative permet d'annuler jusqu'à 90% la dette des pays les plus pauvres qui exécutent avec succès les programmes du FMI. En 2006, les créanciers du Club de Paris, qui traite de la dette publique, ont annulé 67% de la dette éligible du Congo et rééchelonné les 33% restants.

Congo: Le gouvernement congolais a réintégré le processus de Kimberley, système international de lutte contre les diamants de la guerre, et le Venezuela, souvent accusé de ne pas respecter les règles

BRUXELLES, 8 nov 2007 - Le Congo a réintégré le processus de Kimberley, système international de lutte contre les diamants de la guerre, et le Venezuela, souvent accusé de ne pas respecter les règles, a accepté une visite d'inspection, ont indiqué jeudi les responsables du processus. "La République du Congo-Brazzaville a été réadmise", a dit Karel Kovanda, qui assure cette année la présidence du processus au nom de l'Union européenne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion plénière à Bruxelles. Le Congo avait été exclu en juillet 2004 pour avoir exporté frauduleusement les diamants de la République démocratique du Congo (RDC). Un autre pays montré du doigt, le Venezuela, semble par ailleurs se montrer plus coopératif. M. Kovanda a reconnu qu'il y avait eu de "grosses difficultés", mais que le Venezuela avait toutefois finalement accepté une visite d'inspection au premier trimestre 2008. L'ONG Global Witness avait demandé il y a un mois l'expulsion du Venezuela du processus, accusant ce pays de ne pas en respecter les règles. Le processus de Kimberley, entré en vigueur en 2003, repose sur une certification volontaire des diamants garantissant qu'ils ont été exportés légalement, et que leur commerce ne finance pas des conflits armés. D'après des estimations faites en 2006, les "diamants sales" représenteraient maintenant moins de 1% des échanges, contre 15% dans les années 1990. Deux nouveaux pays, le Libéria et la Turquie, ont déjà rejoint cette année le processus, qui compte ainsi désormais 47 pays en plus de l'UE.

Congo: Le Congo a créé un comité de mise en oeuvre de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI), au sein duquel siègent deux militants des droits de l'Homme condamnés en décembre lors d'un procès controversé

BRAZZAVILLE, 8 oct 2007 - Le Congo a créé un comité de mise en oeuvre de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI), au sein duquel siègent deux militants des droits de l'Homme condamnés en décembre lors d'un procès controversé, a-t-on appris lundi auprès du ministère des Finances. Créé par décret, ce comité national comprend des représentants du gouvernement, des compagnies privées et de la société civile. Christian Mounzéo, de la Rencontre pour la paix et les droits de l'Homme (RPDH), a été nommé premier vice-président du comité, tandis que Brice Mackosso, secrétaire exécutif de la Commission justice et paix de l'Eglise catholique congolaise, figure parmi ses membres. Ces deux hommes, membres de la coalition d'organisations non gouvernementales Publiez ce que vous payez (PCQVP), avaient été incarcérés pendant trois semaines en avril 2006, puis condamnés en décembre à un an de prison avec sursis dans une affaire controversée de détournement de fonds. Selon leurs partisans, ce procès était motivé par leur appartenance à PCQVP, qui a épinglé à plusieurs reprises Brazzaville pour l'opacité de sa gestion des ressources pétrolières. En mars, la nomination de Christian Mounzéo et Brice Mackosso, proposée par la coalition PCQVP pour la représenter au sein du comité national EITI, n'avait initialement pas été retenue par les autorités, ce qui avait déclenché une nouvelle polémique. "Nous avons gagné quelque chose pour la transparence et la lutte contre la corruption au Congo", s'est félicité lundi un responsable de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), Jean-Gabriel Mavanga-Bakala. Il a toutefois espéré que les deux militants n'auraient pas "les mains liées" en raison de leur nomination "par un décret présidentiel". Le Congo a adhéré en 2004 à l'EITI. Cette initiative, adoptée par le G8 d'Evian en 2003 pour améliorer la transparence de la gestion des ressources minières, réunit des gouvernements, des multinationales pétrolières, des institutions financières internationales et des ONG.

Congo: L'Agence française de développement a accordé vendredi au gouvernement congolais une subvention de plus de 3,9 milliards de FCFA dans le secteur de l'éducation en proie à d'énormes difficultés
Congo: L'Agence française de développement a accordé vendredi au gouvernement congolais une subvention de plus de 3,9 milliards de FCFA dans le secteur de l'éducation en proie à d'énormes difficultésCongo: L'Agence française de développement a accordé vendredi au gouvernement congolais une subvention de plus de 3,9 milliards de FCFA dans le secteur de l'éducation en proie à d'énormes difficultés
BRAZZAVILLE, 5 oct 2007 - L'Agence française de développement (AFD) a accordé vendredi au gouvernement congolais une subvention de 6 millions d'euros dans le secteur de l'éducation en proie à d'énormes difficultés, indique un communiqué. "Cette aide appuiera la redéfinition de la stratégie éducative du Congo et bénéficiera d'une part au ministère de l'enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation et d'autre part, au ministère de l'enseignement technique et professionnel", précise le communiqué de presse. Le projet financé par la France permettra notamment l'amélioration des bibliothèques des deux ministères congolais en charge de l'enseignement, la création à Brazzaville d'un centre de formation aux métiers du bâtiment et à Pointe-Noire, deuxième ville du pays, d'un second centre dédié aux métiers de la maintenance. La France est le premier partenaire économique et financier du Congo.


Congo
: Le président congolais Denis Sassou Nguesso a appelé jeudi l'ancien chef rebelle Ntumi à "venir prendre sans conditions", à Brazzaville, son poste de délégué général chargé de la Promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre auquel il l'a nommé en mai

BRAZZAVILLE, 4 oct 2007 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a appelé jeudi l'ancien chef rebelle Ntumi à "venir prendre sans conditions", à Brazzaville, son poste de délégué général chargé de la Promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre auquel il l'a nommé en mai. "Aujourd'hui, il s'agit de dire qu'il n'existe plus un problème Ntumi dans le pays. Ntumi a été nommé par un décret du président. Il doit venir prendre ses fonctions sans conditions", a déclaré le chef de l'Etat congolais à la presse à son retour de New York où il avait pris part la semaine dernière à la 62e Assemblée générale des Nations unies. M. Sassou Nguesso se prononçait ainsi pour la première fois sur la prise de fonctions de Frédéric Bintsamou, dit "Ntumi", après le retour manqué du 10 septembre. Ce jour là, l'ancien maquisard qui vit retranché dans son fief du Pool (sud) n'avait pu entrer dans Brazzaville en raison de l'échec d'ultimes négociations entre ses représentants et le gouvernement. Le "pasteur" voulait entrer avec tous ses hommes armés, ce que refusait le gouvernement. Les hommes qui l'accompagnaient avaient été violemment dispersés par les éléments gouvernementaux du Commandement des unités spécialisées (Comus) à l'entrée de la capitale congolaise. Deux d'entre eux avaient été tués, selon le gouvernement, mais le camp de Ntumi affirme que 15 ex-rebelles ont trouvé la mort dans ces accrochages. "Je ne veux plus entendre parler du problème Ntumi, s'il en existait un dans ce pays. A mon avis, ce problème a déjà trouvé ses solutions", a ajouté Sassou Nguesso. De 1998 à 2003, les combattants ninjas de M. Ntumi ont combattu les forces armées congolaises (Fac) dans le Pool, une région à la stabilité toujours fragile. Le retour de Ntumi dans Brazzaville est prévu par un accord politique difficilement conclu en mai 2007 sous la pression de la communauté internationale.

Congo: La Banque Mondiale donne plus de 9,6 milliards de FCFA au Congo pour développer son agriculture et réhabiliter environ 1300 km de pistes rurales

Congo: Le Congo a créé un comité de mise en oeuvre de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI), au sein duquel siègent deux militants des droits de l'Homme condamnés en décembre lors d'un procès controversé
Congo: Le Congo a créé un comité de mise en oeuvre de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI), au sein duquel siègent deux militants des droits de l'Homme condamnés en décembre lors d'un procès controversé
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Congo: Le gouvernement congolais a réintégré le processus de Kimberley, système international de lutte contre les diamants de la guerre, et le Venezuela, souvent accusé de ne pas respecter les règles
Congo: Le gouvernement congolais a réintégré le processus de Kimberley, système international de lutte contre les diamants de la guerre, et le Venezuela, souvent accusé de ne pas respecter les règles Congo: Le Congo a créé un comité de mise en oeuvre de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI), au sein duquel siègent deux militants des droits de l'Homme condamnés en décembre lors d'un procès controversé
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BRAZZAVILLE, 6 sept 2007 - La Banque mondiale (BM) a accordé un don de 20 millions de dollars au Congo, destiné à financer un projet de développement agricole et de réhabilitation d'environ 1.300 km de pistes rurales, qui doit s'étaler sur cinq ans. Ce don représente la moitié du montant requis du projet, l'autre moitié étant apporté par l'Etat congolais. "L'objectif du projet est de contribuer à l'amélioration de la capacité du pays à formuler et à mettre en oeuvre des politiques agricoles mettant l'accent sur la réduction de la pauvreté, en particulier en zone rurale, avec en bonne place les préoccupations de la jeunesse aujourd'hui confrontée à des problèmes d'emploi", a expliqué jeudi le représentant de la BM au Congo, Midou Ibrahima. Malgré les ressource pétrolières et forestières du Congo, près de 70% de ses quelque 4 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté et une majorité dépend d'une agriculture essentiellement artisanale pour se nourrir. Le Congo importe la majeure partie de ses denrées alimentaires. Faute de route, les agriculteurs locaux peinent à écouler leur production vers les centres urbains.


Congo: M. Justin Koumba, membre du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), a été élu Président de la nouvelle assemblée nationale congolaise suite aux élections législatives de juin et août 2007


BRAZZAVILLE, 4 sept 2007 - Les députés congolais élus en juin et août au cours d'élections très contestées par l'opposition, ont élu mardi Justin Koumba, membre du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), à la présidence de la nouvelle assemblée, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Koumba, 60 ans et seul candidat en lice, a été élu à la suite d'un vote à bulletin secret organisé au cours d'une séance publique présidée par le doyen d'âge, Bernard Kolélas (74 ans) du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, proche de la majorité). Le nouveau président a recueilli 121 voix sur 129 votants. "Quelque soit notre appartenance politique et nos choix partisans, nous sommes tous des élus du peuple. Nous sommes possesseurs d'un bien inaliénable, la souveraineté nationale. Je m'engage à exercer une présidence attentive, disponible et active", a déclaré M. Koumba après son élection. "Nous devons dépasser les clivages politiques pour éviter de basculer dans les méandres d'une démocratie conflictuelle", a-t-il ajouté. Né en 1947 dans le district de Kibangou dans le sud-ouest du Congo, M. Koumba a travaillé pendant longtemps à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Pendant la transition démocratique (1991-1992), il a été ministre de l'Education nationale, avant de se voir confier la présidence du Conseil national de transition (CNT - parlement provisoire) de 1997 à 2002. Il a ensuite présidé la Commission nationale des droits de l'homme (2003 à 2007),une institution constitutionnelle qui n'a jamais tenu de session inaugurale depuis sa mise en place. A l'approche des dernières législatives, il avait dissout son parti, l'Alliance nationale pour le Congo (APC) pour se présenter sous le label du PCT du président Denis Sassou Nguesso. Le camp présidentiel et ses alliés disposent d'une écrasante majorité au Parlement.


Congo: L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), principal parti de l'opposition congolaise, n'a pas exclu vendredi de retirer ses dix députés élus lors des législatives du 5 août dénonçant des résultats truqués contre certains de ses candidats


BRAZZAVILLE, 10 août 2007 - L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), principal parti de l'opposition congolaise, n'a pas exclu vendredi de retirer ses dix députés élus lors des législatives du 5 août, dénonçant des résultats truqués contre certains de ses candidats. "Nous ne savons pas encore si nous allons siéger. Il n'est pas exclu que l'Upads décide de boycotter l'Assemblée et de retirer ses députés", a déclaré son secrétaire général Pascal Tatsy Mabiala, joint par l'AFP. "Dans trois circonscriptions (...) nos candidats ont remporté le scrutin - nous en avons les preuves - et ce sont les préfets et les sous-préfets qui ont modifié les résultats sortis des urnes en donnant vainqueur le candidat du parti au pouvoir", a affirmé M. Tatsy Mabiala. Parmi ces circonscriptions figure la localité de Mossendjo, où la police s'est déployée le lendemain du scrutin, après que les militants du pouvoir et ceux de l'Upads eurent manifesté tous deux pour revendiquer la victoire. "Nous ne nous laisserons pas faire", a-t-il ajouté, annonçant également des recours contre des fraudes et dysfonctionnements dans d'autres circonscriptions. "Ce qui s'est passé au Congo au deuxième tour n'est guère différent de ce qu'on a vécu au premier tour", qui s'était déroulé le 24 juin dans des conditions particulièrement chaotiques. Le Parti congolais du Travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso et ses alliés ont remporté la majorité absolue des 137 sièges de l'Assemblée. "Il va y avoir une majorité parlementaire qui ne correspond absolument pas à la majorité sociologique du pays", a estimé le secrétaire général du parti de l'ex-président Lissouba, renversé en 1997 par M. Sassou. Selon lui, ces législatives marquent une "résurrection" de l'Upads, première force politique du pays dans les années 90, qui avait "quasiment disparu du paysage politique congolais".


Congo: Après la remise en état du Chemin de fer Congo-Océan qui a coûté 9 milliards de FCFA, le transport de bois du nord a repris mercredi après 15 ans d'interruption


BRAZZAVILLE, 9 août 2007 - L'évacuation par train vers le port de Pointe-Noire (sud-ouest) du bois produit dans le nord du Congo, interrompue depuis 15 ans, a repris mercredi grâce à la remise en état du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO). Un train grumier de dix wagons transportant 700 mètres cubes de bois a été chargé au port fluvial à grumes de Brazzaville, qu'il a quitté à destination de Pointe-Noire, la capitale économique du pays. Depuis 15 ans, le CFCO, qui relie sur 510 km Brazzaville à Pointe-Noire, n'était plus capable d'assurer le trafic de grand tonnage, et les opérateurs forestiers du nord du Congo exportaient leur bois via le port de Douala, au Cameroun, à plus d'un millier de kilomètres de distance. La ligne de chemin de fer, qui a en outre été affectée par les destructions liées aux guerres civiles de 1998 à 2002, a été réhabilitée et ses capacités renforcées avec l'appui technique de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Ces travaux ont coûté 9 milliards de francs CFA (13,7 millions d'euros) à l'Etat congolais. "L'opération de transport du bois du nord Congo sur le CFCO ne restera pas sans lendemain", a déclaré le directeur général du chemin de fer Jacky Trimardeau, qui espère atteindre en 2009 une capacité régulière de transport. Le bois est la deuxième ressource d'exportation du pays après le pétrole.


Congo: Pour un coût estimé à 120 milliards de francs CFA, le gouvernement congolais lance les travaux de modernisation de l'aéroport international Maya-Maya de Brazzaville


BRAZZAVILLE, 7 août 2007 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a lancé mardi les travaux de modernisation de l'aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, d'un montant d'environ 120 milliards de francs CFA (183 millions d'euros). Les travaux, prévus pour durer 18 mois, ont été confiés à deux entreprises, française et chinoise, et seront financés essentiellement par Pékin, dans le cadre d'un accord signé en juin 2006 entre le Congo et la Chine. Il s'agira d'abord de construire une seconde piste de 3.700 mètres de long pour 300 mètres de large, qui devrait permettre l'atterrissage et le décollage de Boeing 747-400, a expliqué à la presse le délégué général des Grands travaux, Jean-Jacques Bouya. Cette première phase, d'un montant de 39,5 milliards de francs CFA, sera réalisée par la Société générale des entreprises - Construction (SGE-C Congo), filiale congolaise du groupe français de BTP Vinci. La seconde phase, de modernisation et de réaménagement de l'aéroport, d'une valeur de plus de 80 milliards de francs CFA a été confiée à la Société chinoise de coopération technique et économique du Weihai. Elle inclut la construction d'un nouvel aérogare, d'une centrale électrique, d'un aéro-club et d'un hôtel. L'aéroport de Brazzaville a été construit en 1949, à l'époque de la colonisation française. Sa piste, allongée plusieurs fois, mesure actuellement 3.300 mètres de long pour 45 mètres de large.


Congo: Les congolais ont voté hier au terme du second tour des élections législatives qui concernaient 84 sièges non pourvus lors du premier tour sur les 137 que compte l'Assemblée nationale


BRAZZAVILLE, 5 août 2007 - Les bureaux de vote ont fermé comme prévu dimanche vers 18H00 (17H00 GMT) au terme du second tour d'élections législatives très controversées au Congo, a constaté un correspondant à Brazzaville. Le dépouillement devait intervenir dans la foulée. L'affluence a été globalement faible dans la capitale congolaise. Aucun incident majeur n'a été signalé, mais les opérations de vote, qui devaient démarrer à 07H00, ont débuté en retard sur l'ensemble du territoire, ont rapporté plusieurs observateurs. A Brazzaville, la plupart des bureaux n'ont reçu le matériel électoral que vers 10H00. Des dysfonctionnements ont également été relevés. De nombreuses personnes n'ont pas trouvé leur nom sur les listes d'électeurs, y compris des Congolais qui avaient pourtant pu voter lors du premier tour, le 24 juin. Ces problèmes n'ont toutefois pas atteint le niveau constaté lors du premier tour, quand l'organisation chaotique du scrutin avait provoqué de graves retards dans les opérations de vote, et avait contraint les autorités à reporter les élections dans 19 circonscriptions. Le scrutin de dimanche concerne 84 sièges non pourvus lors du premier tour, sur les 137 que compte l'Assemblée nationale. Les premiers résultats sont attendus dans les prochains jours.


Congo: Le gouvernement congolais a imprimé de nouvelles cartes d'électeur pour le second tour des législatives prévu le 5 août, à la suite des graves problèmes d'organisation relevés lors du premier tour du scrutin


BRAZZAVILLE, 30 juil 2007 - Le gouvernement congolais a imprimé de nouvelles cartes d'électeur pour le second tour des législatives prévu le 5 août, à la suite des graves problèmes d'organisation relevés lors du premier tour du scrutin tenu le 24 juin, a annoncé lundi la commission électorale. "La nouvelle carte d'électeur a été éditée pour tenir compte de la mauvaise distribution des cartes éditées à l'occasion du premier tour. Cette carte est en voie de distribution", a déclaré à la radio nationale le président de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) Henri Bouka. Il a ajouté que cette mesure visait à corriger les "erreurs" du 24 juin. Contrairement à la première carte qui était jaune et ne comportait que le numéro d'électeur, le nouveau document est bleu et affiche également le centre et le bureau de vote de son propriétaire. Le second tour des législatives concerne 84 circonscriptions où aucun candidat n'a été élu à l'issue du premier tour. Cinquante-trois sièges, sur les 137 que doit compter l'Assemblée nationale, ont été pourvus lors du premier tour, dont 50 ont été raflés par le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso et ses alliés. L'organisation chaotique du premier tour a été critiquée par les observateurs africains et congolais. Le vote n'avait pu se dérouler dans 19 circonscriptions, où des partielles ont été organisées les 8 et 15 juillet, et le second tour, initialement fixé au 22 juillet, a dû être reporté au 5 août. "La commission et l'administration ont choisi, pour le second tour, d'imprimer les cartes uniquement pour les circonscriptions en ballottage", a précisé le président de la Conel.


Congo: Le président de la Banque Africaine de Développement encourage le Congo à poursuivre ses efforts en vue d'obtenir une réduction de sa dette par les bailleurs de fonds internationaux


BRAZZAVILLE, 29 juil 2007 - Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a exhorté dimanche, à son départ de Brazzaville, le Congo à poursuivre ses efforts en vue d'obtenir une réduction de sa dette par les bailleurs de fonds internationaux. "Je vous demande de grands efforts" pour que le Congo atteigne le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international (FMI), qui déboucherait sur un allègement conséquent de sa dette extérieure, a déclaré M. Kaberuka. "Je ne peux que vous encourager à continuer le travail et à reconstruire le Congo sur le plan intérieur et régional. Il faut persévérer", a-t-il ajouté lors d'une réunion avec le ministre congolais de l'Economie, des Finances et du Budget, Pacifique Issoïbeka, en présence de journalistes. Le Congo a été déchiré par plusieurs guerres civiles durant les années 90. A l'issue de sa première visite depuis son élection en 2005, Donald Kaberuka a quitté Brazzaville par le fleuve Congo en direction de Kinshasa, sur l'autre rive. La BAD avait interrompu entre 1994 et 2003 ses décaissements envers le Congo, en raison d'importants arriérés de remboursements. Depuis, l'institution lui a octroyé sept millions de dollars de financements. "Depuis 2004, nous payons 30 milliards de FCFA (45 millions d'euros) de service de la dette par trimestre à la BAD. La BAD a tenu compte de ces efforts du pays et des résultats encourageants que nous avons avec la communauté internationale pour venir discuter avec nous les moyens de renforcer ses interventions dans notre pays", a expliqué le directeur de cabinet du ministre des Finances, Albert Wilfrid Ossié. En 2008, a-t-il annoncé, la BAD va financer les études d'assainissement de Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique, et participer à la mise en place de la Banque congolaise de l'habitat.


Congo: La Chine annule la moitié de la dette du Congo à son égard sur un total de 30,6 milliards de francs CFA, aux termes d'un protocole d'accord signé entre les deux parties


BRAZZAVILLE, 25 juil 2007 - La Chine a annulé mercredi la moitié de la dette du Congo à son égard, aux termes d'un protocole d'accord signé à Brazzaville entre les représentants des deux gouvernements. "Le protocole d'accord porte sur l'annulation de 32 millions de dollars" de dette du Congo à l'égard de la Chine, a expliqué l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Congo, Wo Ruidi qui a paraphé l'accord avec le ministre congolais de l'Economie, des Finances et du Budget, Pacifique Issoïbeka. Le gouvernement congolais chiffre l'encours total de la dette du Congo vis-à-vis de la Chine à 30,6 milliards de francs CFA, soit environ 64 millions dollars. "La Chine soutient le développement économique du Congo qui a déjà atteint le point de décision de l'Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) et voudrait l'aider à atteindre le point d'achèvement de cette initiative", a ajouté l'ambassadeur chinois. Selon M. Wo, la Chine a annulé depuis 2001 environ 75 millions de dollars de dette congolaise à l'égard de Pékin. La coopération entre Pékin et Brazzaville remonte à 1964. Au Congo, les experts chinois interviennent particulièrement dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Depuis 2003, la Chine finance à hauteur de 85% la construction dans la partie septentrional du pays d'un barrage de 120 mégawatts - le plus grand du Congo - d'un coût total de 280 millions de dollars.


Congo: Le second tour des législatives au Congo, prévu le 22 juillet, a été reporté au 5 août, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Administration du territoire


BRAZZAVILLE, 19 juil 2007 - Le second tour des législatives au Congo, prévu le 22 juillet, a été reporté au 5 août, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Administration du territoire, François Ibovi à la radio nationale. "L'ouverture de la campagne électorale du deuxième tour s'ouvrira le 20 juillet pour se refermer le 3 août", a précisé le ministre, donnant lecture d'un arrêté. Ce report est la conséquence du déroulement chaotique du premier tour des législatives, le 24 juin. Le vote n'avaient pu se tenir dans dix-neuf circonscriptions où il avait dû être réorganisé les 8 et 15 juillet. Les résultats de ces 19 circonscriptions n'ont été proclamés que jeudi soir par M. Ibovi, or la loi électorale congolaise prévoit un délai de quinze jours entre les résultats du premier tour et le déroulement du second. Selon les résultats de ces 19 circonscriptions, le Parti congolais du Travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso et ses alliés ont remporté les sept sièges attribués dès le premier tour au cours de ces législatives partielles, qui s'ajoutent aux sièges déjà remportés le 24 juin. Le PCT et ses alliés disposent d'ores et déjà de 50 des 137 sièges de l'Assemblée nationale. Parmi les personnalités élues lors de ces partielles figure le président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Tchicaya, chef d'un petit parti allié du PCT mais qui avait sévèrement critiqué l'organisation du scrutin et avait appelé avant le premier tour, en compagnie de l'opposition, à son report. L'opposition ne dispose pour l'heure que des trois sièges remportés le 24 juin par l'Union panafricaine de la démocratie sociale (Upads) de l'ex-président Pascal Lissouba, renversé par M. Sassou Nguesso, à l'issue d'une guerre civile en 1997.


Congo: Le président congolais Denis Sassou Nguesso a proposé mardi à la Namibie, où il est en visite, de développer une raffinerie en joint-venture, pour que Windhoek puisse importer du pétrole du Congo


WINDHOEK, 17 juil 2007 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a proposé mardi à la Namibie, où il est en visite, de développer une raffinerie en joint-venture, pour que Windhoek puisse importer du pétrole du Congo. "Si la Namibie est d'accord, nous pouvons agrandir ensemble la raffinerie de Pointe-Noire" (sur la côte atlantique du Congo), a déclaré le chef d'Etat congolais, à l'occasion d'une rencontre avec son homologue namibien Hifikepunye Pohamba. "Sinon, nous pouvons construire une plus grosse raffinerie pour que les deux pays profitent du pétrole. La route est courte entre Pointe-Noire et le port namibien de Walvis Bay", a-t-il ajouté. Actuellement, la Namibie importe tout son pétrole d'Afrique du Sud. Le chef de l'Etat namibien, qui n'a pas commenté la proposition congolaise, a en revanche souhaité la création d'une chambre de commerce et d'industrie bilatérale. "La Namibie veut des marchés alternatifs pour sa viande, son poisson et son sel", a-t-il déclaré. Trois accords bilatéraux ont été signés mardi soir, sur l'éducation supérieure et la formation professionnelle, la protection des investissements et sur la coopération commerciale. Mercredi, le chef de l'Etat congolais sera sur la côte pour visiter une usine de poissons et une usine à sel. Jeudi, il se rendra dans la plus grande fabrique de produits à base de viande de Namibie et dans une usine de diamants, avant de rentrer à Brazzaville.


Congo: Une vingtaine d'ONG congolaises ont réclamé mardi "l'annulation pure et simple" du premier tour des élections législatives, organisé le 24 juin dans des conditions chaotiques et entaché selon elles de graves irrégularités


BRAZZAVILLE, 3 juil 2007 - Une vingtaine d'organisations non gouvernementales congolaises ont réclamé mardi à Brazzaville "l'annulation pure et simple" du premier tour des élections législatives, organisé le 24 juin dans des conditions chaotiques et entaché selon elles de graves irrégularités. "Le scrutin n'a pas été crédible. Le plus responsable est de l'annuler", a déclaré la Coordination d'appui au processus électoral (Cape), une plate-forme d'ONG qui disposait d'une quarantaine d'observateurs sur l'ensemble du Congo lors du scrutin. "Si on peut résumer les élections qui viennent de se passer, on dira qu'il y a eu impréparation, inorganisation, cafouillage sur fond de manque de volonté politique et d'incompétence notoire", a affirmé le coordonnateur de la Cape, Roger Bouka Owoko, en présentant son rapport sur le déroulement du scrutin. Il a estimé que certaines irrégularités, tels "les votes des mineurs" ou "les votes multiples", étaient "le fait de la volonté de ne pas bien faire". Selon la coordination, le taux de participation ne devrait guère dépasser les 10% des inscrits. "Il y a eu forfaiture de la part des autorités qui ont organisé le vote", a insisté M. Bouka Owoko, mettant en cause le ministre de l'Administration du territoire François Ibovi. Ce dernier a suspendu de ses fonctions un haut fonctionnaire de son ministère à la suite des cafouillages constatés le 24 juin par tous les observateurs. Le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso est largement en tête à l'issue du premier tour. Un second tour est prévu le 22 juillet. Une partie de l'opposition a d'ores et déjà demandé l'annulation du premier tour.



Congo: Le PIB congolais a augmenté de 6,1% en 2006, un taux de croissance élevé mais en léger repli par rapport aux 7,8% enregistrés l'année précédente, a annoncé le Comité monétaire et financier dans un communiqué publié vendredi à Brazzaville


BRAZZAVILLE, 15 juin 2007 - Le Produit intérieur brut (PIB) congolais a augmenté de 6,1% en 2006, un taux de croissance élevé mais en léger repli par rapport aux 7,8% enregistrés l'année précédente, a annoncé le Comité monétaire et financier dans un communiqué publié vendredi à Brazzaville.



Cette décélération de la croissance doit se poursuivre en 2007, selon le comité qui table sur un taux de croissance de 5,2% en raison du "ralentissement de la production" de pétrole, premier produit d'exportation du Congo. Le comité met en cause "la perturbation" de la production au champ de Nkossa, principal gisement pétrolier exploité par la compagnie française Total au large des côtes congolaises, dont une partie des installations a été touchée début mai par un incendie.



La production pétrolière s'est établie à 13 millions de tonnes en 2006. Au début de l'année, les autorités avaient misé sur la stabilisation, en 2007, de la production. Le Comité monétaire et financier prévient que la relance de la croissance dépendra "fortement de la mise en oeuvre effective du programme de référence avec le Fonds monétaire international (FMI)".



Ce programme doit être exécuté entre avril et septembre 2007. Il vise à relancer le programme économique et financier soutenu par la facilité du FMI pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), mis en veilleuse à cause des dérapages budgétaires découverts par les experts du Fonds. Ces dérapages ont retardé l'accès du Congo au "point d'achèvement" de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE), qui s'accompagne d'une annulation très substantielle de la dette.



Congo: L'ex-rebelle congolais Frédéric Bitsangou dit Ntumi, est revenu sur sa décision de boycotter les législatives des 24 juin et 22 juillet au Congo et a annoncé que son parti, le CNR, y prendrait finalement part


BRAZZAVILLE, 7 juin 2007 - L'ex-rebelle congolais Frédéric Bitsangou dit Ntumi, est revenu jeudi sur sa décision de boycotter les législatives des 24 juin et 22 juillet au Congo et a annoncé que son parti, le Conseil national des républicains (CNR), y prendrait finalement part. "Nous avons pris la décision de participer aux élections législatives" des 24 juin et 22 juillet, a déclaré le pasteur Ntumi à Kinkala (75 km au sud de Brazzaville), au cours d'une cérémonie d'incinération d'armes remises par certains de ses ex-miliciens ninjas, retransmise en direct à la radio nationale.



Le pasteur Ntumi, dont le parti avait annoncé par communiqué le 2 juin son refus de participer au scrutin, faute de garantie en matière de transparence en l'absence d'une commission électorale "véritablement indépendante", n'a pas précisé les raisons de son revirement.



Le pasteur Ntumi, dont les miliciens "ninjas" ont combattu les troupes du président Denis Sassou Nguesso de 1998 à 2003, avait en début d'année transformé son ex-mouvement rebelle, le Conseil national de la résistance en parti politique et changé son nom en Conseil national des républicains. Il avait signé le 27 avril à Brazzaville un accord avec le gouvernement, dans le cadre duquel il a été nommé fin mai "délégué général auprès du président de la République, chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre", laissant entrevoir une participation au scrutin.



Congo: L'Assemblée nationale et le Sénat congolais ont adopté un projet de loi qui institue un observatoire chargé d'évaluer et de suivre l'évolution de la corruption dans le pays


BRAZZAVILLE, 6 juin 2007 - L'Assemblée nationale et le Sénat congolais ont adopté un projet de loi qui institue un observatoire chargé d'évaluer et de suivre l'évolution de la corruption dans le pays, a-t-on appris mercredi de source parlementaire. Doté de l'autonomie financière, cet organisme sera composé de représentants de la société civile, des administrations publiques, du gouvernement et du Parlement nommés par décret du président Denis Sassou Nguesso, a précisé à l'AFP un député de l'opposition, Jean-Claude Siapa.



L'observatoire sera notamment chargé d'élaborer des rapports destinés au gouvernement et au Parlement et de leur proposer des mesures destinées à enrayer la corruption, a ajouté le député de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads). "Cet observatoire n'aura pas de pouvoir discrétionnaire et aucune indépendance", a toutefois déploré M. Siapa. "De plus, sa composition pose problème parce que l'on risque d'y retrouver des personnalités soupçonnées d'être impliquées dans des faits de corruption".



La création d'un organisme anticorruption est réclamée de longue date par les bailleurs de fonds internationaux du Congo, qui dénoncent régulièrement le manque de transparence dans la gestion de ses revenus pétroliers et le fort degré de corruption qui règne dans les services de l'Etat.



Congo: Le parti politique créé par l'ex-rebelle congolais Frédéric Bitsangou dit Ntumi a décidé de ne pas participer aux législatives du 24 juin


BRAZZAVILLE, 2 juin 2007 - Le parti politique créé par l'ex-rebelle congolais Frédéric Bitsangou dit Ntumi a décidé de ne pas participer aux législatives du 24 juin, estimant que le scrutin ne présentait pas de garanties suffisantes de transparence, a-t-on appris samedi auprès de ce parti.



"La condition sine qua non qui est le gage d'un déroulement serein et apaisé d'un tel scrutin est la transparence avec, tout naturellement, la mise en place d'une commission nationale véritablement indépendante, investie des prérogatives de préparation, d'organisation et de proclamation des résultats des élections", a estimé le Conseil national des républicains (CNR). "C'est pourquoi le Conseil national des républicains ne pourra participer aux législatives du 24 juin 2007 tant que les conditions de leur transparence ne seront pas réunies", a ajouté le CNR dans un communiqué.



Le pasteur Frédéric Bitsangou dit Ntumi, dont les miliciens "ninjas" ont combattu les troupes du président Denis Sassou Nguesso de 1998 à 2003, avait signé le 27 avril à Brazzaville un accord qui laissait entrevoir une participation du CNR aux législatives des 24 juin et 22 juillet.



Dans le cadre de cet accord, l'ex-chef rebelle a été nommé fin mai "délégué général auprès du président de la République, chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre". Le pasteur Ntumi avait également récemment transformé son Conseil national de la résistance (CNR) en un parti nommé Conseil national des républicains. Dans sa déclaration, le CNR a annoncé qu'il rejoignait un collectif d'une quarantaine de partis et associations de l'opposition et de la majorité qui ont réclamé jeudi un report des législatives afin de permettre la mise en place d'une commission électorale "réellement indépendante".



Depuis plusieurs semaines, de nombreux partis dénoncent les conditions d'organisation du scrutin, qu'ils jugent frauduleuses. Plusieurs partis d'opposition ont toutefois annoncé leur intention d'y participer, parmi lesquels l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de l'ex-président Pascal Lissouba, le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) de l'ex-Premier ministre Jacques Joachim Yhomby Opango et l'Union pour la démocratie et la République (UDR-Mwinda) de l'ancien chef de gouvernement André Milongo. Interrogé samedi par l'AFP, un porte-parole du pasteur Ntumi, Franck Euloge Mpassi, a précisé que la décision du CNR de ne pas participer au scrutin de la fin du mois ne remettait pas en cause son engagement de désarmer les ex-miliciens "ninjas". "Nous allons détruire nos armes. Une cérémonie de bûcher doit avoir lieu dans les prochains jour à Kinkala", dans le Pool, a-t-il assuré.



Congo: Le président congolais Denis Sassou Nguesso a nommé M. Basile Ikouébé, jusque-là représentant du Congo auprès des Nations unies à New York, au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Francophonie


BRAZZAVILLE, 31 mai 2007 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a nommé jeudi Basile Ikouébé, jusque-là représentant du Congo auprès des Nations unies à New York, au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Francophonie, a-t-on appris de source officielle. Diplomate de carrière, M. Ikouébé remplace à la tête de la diplomatie congolaise Rodolphe Adada, récemment nommé représentant spécial des Nations unies et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour.



Le nouveau ministre est membre du Parti congolais du travail (PCT), le parti de l'actuel chef de l'Etat congolais, dont il est considéré comme un proche. Agé de 61 ans, M. Adada occupait le poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement congolais depuis novembre 1997 et le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso.



Congo: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé l'augmentation de 50% en 2007, par rapport à l'année précédente, de son aide au secteur de l'eau en Afrique


BRAZZAVILLE, 30 mai 2007 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mercredi à Brazzaville l'augmentation de 50% en 2007, par rapport à l'année précédente, de son aide au secteur de l'eau en Afrique, où une grande partie de la population n'y a toujours pas accès. "Les interventions de la BAD dans le secteur de l'eau en 2007 seront d'environ 490 millions de dollars, soit une augmentation de 50% par rapport à 2006", a déclaré le directeur du département eau et assainissement de la banque Bedoumra Kordjé à l'ouverture du 6e Conseil des ministres africains de l'eau.



Selon lui, la BAD a consacré ces cinq dernières années 330 millions de dollars par an en moyenne aux efforts pour rendre l'eau potable accessible et à l'assainissement, contre 70 millions de dollars par an en moyenne pendant les 30 années précédentes. La conférence de Brazzaville, consacrée à la recherche de solutions en vue d'améliorer l'accès à l'eau potable, réunit plus de 300 participants, dont des membres d'ONG et des bailleurs de fonds. Selon le ministre congolais de l'Energie et de l'Hydraulique Bruno Jean Richard Itoua, "313 millions d'Africains n'ont pas accès à des services d'assainissement dans les conditions modernes et préservant la dignité humaine". La BAD gère la Facilité africaine de l'eau, créée en 2006, qui finance 19 opérations dont ce secteur.



D'après un récent rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la BAD, "les progrès réalisés en matière d'eau et d'assainissement (en Afrique) sont jugés insuffisants pour l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)".



Congo: La centrale hydroélectrique de Moukoukoulou, la plus grande du Congo, endommagée en 1999 lors de la guerre civile, a été réhabilitée par les autorités congolaises grâce à un financement de 6 milliards de francs CFA


LOUTÉTÉ, 2 mai 2007 - La centrale hydroélectrique de Moukoukoulou (sud), la plus grande du Congo, endommagée en 1999 lors de la guerre civile, a été réhabilitée par les autorités congolaises, a déclaré mercredi le président Denis Sassou Nguesso. "Nous venons de réhabiliter les quatre turbines de la centrale qui est maintenant opérationnelle", s'est-il réjoui lors d'un déplacement à Loutété, dans le sud du Congo, au cours d'une rencontre avec les responsables administratifs du département et les chefs locaux.



Construite dans les années 1980, la centrale de Moukoukoulou produit chaque jour 74 mégawatts. Elle a été réhabilitée par des techniciens chinois grâce à un financement de 6 milliards de francs CFA (9,15 millions d'euros) débloqués par le gouvernement de Brazzaville, a-t-on appris de source proche de la Société nationale d'électricité (SNE).



L'électricité produite alimente notamment Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, sur la façade atlantique, mais n'atteint pas Brazzaville, un poste de transformation crucial n'ayant pas encore été réhabilité. Le Congo fait face à un déficit électrique et à des délestages réguliers, qui l'obligent à importer de l'énergie de République démocratique du Congo



Congo: L'opposition boude le vote d'une commission électorale "indépendante" dont les pouvoirs demeurent toutefois limitée et les membres nommés par décret présidentiel


BRAZZAVILLE, 28 avr 2007 - L'Assemblée nationale congolaise a approuvé vendredi soir à Brazzaville la création d'une commission électorale "indépendante" dont les pouvoirs demeurent toutefois limitées, lors d'un vote boycotté par l'opposition, a-t-on appris samedi de sources parlementaires. L'Assemblée, dominée par les partisans du président Denis Sassou Nguesso, a adopté un projet de loi qui crée une commission électorale "indépendante" dont les membres devront être nommés par décret présidentiel. Selon le texte, la nouvelle instance est chargée de "suivre et de veiller à l'accomplissement des actes préparatoires exécutés par l'administration, de veiller au bon déroulement de la campagne électorale, de centraliser et de traiter les résultats des élections en provenance des commissions locales".



Au cours des débats, tous les amendements proposés par des députés de l'opposition et de la majorité pour renforcer l'indépendance de la commission et exclure l'administration des opérations préélectorales, comme le recensement des électeurs ou l'établissement des listes, ont été repoussés.



Les demandes de l'opposition en faveur d'un nouveau découpage électoral ont aussi été rejetées. Les députés de l'opposition ont quitté la séance pour protester. C'est en leur absence que le projet de loi a été adopté par 72 voix en sa faveur, une voix contre et trois abstentions. "Nous avons quitté la séance parce que le bureau de l'Assemblée nationale n'a pas pris en compte une de nos réclamations relatives au renvoi du projet de loi à la cour constitutionnelle", a déclaré par la suite à l'AFP Jean-Claude Siapa, député de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). "Le projet de loi électorale lui-même proclame l'indépendance de la commission électorale, mais limite ses pouvoirs. La commission n'est qu'un instrument au service du ministère de l'Administration du territoire", a déploré pour sa part Patrice Badia, député de la majorité présidentielle, au cours des débats.



L'opposition a d'ores et déjà demandé à ses partisans de boycotter l'opération de révision des listes électorales lancée le 20 avril par l'administration en vue des législatives des 22 juin et 24 juillet. Le pouvoir a accédé en février à une vieille revendication de l'opposition en créant une commission électorale dite "indépendante" mais a refusé de lui confier l'organisation d'opérations telles que la révision des listes électorales, s'attirant immédiatement les foudres de ses adversaires.



Congo: Pas de réduction de moitié de la pauvreté d'ici 2015 en Afrique, a déclaré mercredi à Brazaville le directeur régional pour l'Afrique du Programme des Nations unies pour le développement, Gilbert Houngbo


BRAZZAVILLE, 25 avr 2007 - Le directeur régional pour l'Afrique du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) Gilbert Houngbo a déploré mercredi à Brazzaville que l'objectif de réduire de moitié d'ici 2015 la pauvreté sur le continent ne pourrait pas être rempli.



"En dépit de quelques résultats économiques encourageants, l'Afrique ne pourra pas atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d'ici 2015", a déclaré M. Houngbo en ouvrant la réunion annuelle des représentants du Pnud en Afrique subsaharienne. "La croissance de l'Afrique est handicapée par des faiblesses structurelles. Ses handicaps se reflètent dans la faible responsabilisation de la femme, la faible protection de l'enfance, l'insuffisance de l'accès à la santé de la reproduction et au travail décent", a-t-il ajouté.



Déplorant la persistance des endémies comme le paludisme, la tuberculose et le sida qui "détruisent le tissu social", le directeur régional du Pnud a exhorté les gouvernements africains à pratiquer "la bonne gouvernance" et à maintenir "la cohésion sociale pour éviter des troubles".



Rappelant que "plus de la moitié de la population africaine vit en-dessous du seuil de pauvreté", la vice-secrétaire générale de l'ONU Asha-Rose Migiro a souligné que l'Afrique devait réaliser "une croissance économique d'au moins 8% par an d'ic