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Conclusion :
L’activité économique et financière des Etats membres de l’Union s’est
déroulée dans un environnement international marqué par une décélération en
2001. Malgré ce contexte peu favorable, la situation de l’Union en 2001 a été
caractérisée par une reprise de l’activité économique avec un taux de
croissance de 2,4 % contre 0,9 % en 2000. Cette croissance, bien qu’en
accélération, reste inférieure au taux de croissance démographique. Cette
faiblesse est imputable au secteur primaire affecté par la baisse des cours de
certains produits d’exportation. Pour l’année 2002, la croissance économique
portée par tous les secteurs d’activités serait de 4,8 %. Elle reste toutefois
inférieure au taux minimum de 7 % indiqué pour lutter efficacement contre la
pauvreté.
En ce qui concerne l’inflation, elle a été alimentée par des tensions sur
les prix des produits alimentaires et du transport avec un taux d’inflation
annuel moyen de 4,1 % contre 1,8 % en 2000. Les prévisions pour l’année 2002
indiquent que le taux d’inflation annuel moyen s’établirait à un niveau
comparable à celui de 2001. Les Autorités de l’Union devraient accorder une
attention particulière aux causes de la remontée de l’inflation qui sont : la
faiblesse de l’offre, la fluctuation des prix des hydrocarbures, la
stimulation de la demande intérieure et le relèvement de la TVA dans le cadre
de l’harmonisation de la fiscalité intérieure.
Pour juguler l’inflation, accélérer la croissance économique et améliorer
la compétitivité des économies de l’Union, il serait nécessaire de renforcer
les politiques d’ajustement macroéconomique par les politiques de relance de
l’offre à travers l’accélération de la mise en œuvre de politiques
sectorielles et des réformes structurelles. Ces dernières contribueraient par
ailleurs à l’assainissement des finances publiques.
Au plan des finances publiques, les principaux soldes se sont améliorés en
2001 en rapport avec une meilleure mobilisation des recettes budgétaires.
Néanmoins, la situation demeure fragile car marquée par des problèmes de
soutenabilité de la dette, des difficultés de mobilisation des ressources
extérieures pour financer les projets d’investissement. Par ailleurs, la
situation des finances publiques a été caractérisée par des accumulations de
nouveaux arriérés de paiement intérieurs et extérieurs. Il est probable que
cette situation se poursuive en 2002 en raison de l’existence de besoins de
financement résiduel.
Les contraintes ci-dessus pourraient contrarier en 2002 l’accélération de
la convergence dans l’Union. Aussi, des efforts importants devraient-ils être
déployés pour assainir à court terme les finances publiques en vue d’accélérer
la convergence des économies de l’Union d’ici à fin décembre 2002. Ces efforts
devraient porter, d’une part, sur la maîtrise des dépenses courantes, en
particulier la masse salariale, les transferts et subventions et les dépenses
de matériel et, d’autre part, sur le renforcement soutenu des recettes
fiscales. Par ailleurs, les Etats devraient améliorer leur gestion économique
afin de conclure des programmes soutenus par la Facilité pour la Réduction de
la Pauvreté et la Croissance, en vue de bénéficier effectivement des
mécanismes d’allègement de la dette dans le cadre de l’Initiative en faveur
des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).
Pour assurer le succès des stratégies de lutte contre la pauvreté, les
réformes budgétaires devraient être appuyées par un renforcement des capacités
d’absorption des ressources issues de l’Initiative PPTE. Il convient de
rappeler que la soutenabilité de la dette passe par la promotion d’une
politique de prêts concessionnels et de nouvelles ressources non génératrices
de dettes.
Source: Commission de
l'UEMOA, juillet 2002
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