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Au 31 décembre 2002, la situation économique mondiale a été favorable,
marquée par une reprise de la croissance qui a porté le PIB à un taux de
3,0 % contre 2,3 % en 2001. C'est dans cet environnement international que
l'activité économique a évolué dans la Communauté.
Pour la Communauté dans son ensemble, les grandes orientations des
politiques économiques adoptées pour l'année 2003 constituent les actions
de base.
Les orientations prioritaires retenues pour l'année 2003 portent sur la
réalisation d'une croissance saine et durable basée sur la diversification
des activités de production et l'assainissement des finances publiques ainsi
que sur l'approfondissement de l'intégration régionale.
En effet, la sous-région connaît un faible taux de croissance par tête
d'habitant et un poids dominant du secteur pétrolier, ressource éphémère.
Aussi, les Etats membres sont appelés d'une part à améliorer les recettes
publiques hors pétrole notamment par l'élargissement de l'assiette fiscale,
la poursuite des actions de recouvrement et la mise en œuvre effective des mécanismes
de stabilisation des recettes budgétaires et, d'autre part, à rationaliser
les procédures et les circuits des dépenses notamment à travers un plus
grand contrôle de la gestion des marchés publics et des dépenses courantes.
S'agissant de la diversification des activités, elle doit s'appuyer
notamment sur la promotion des investissements privés et l'accélération du
programme de restructuration des entreprises publiques.
Certaines mesures recommandées en 2002, non encore appliquées, restent
valables pour ce rapport notamment, la réadaptation des conditions bancaires,
le soutien des établissements de micro-finance, le développement des banques
spécialisées, la mise en œuvre des marchés financiers et le suivi
régulier des banques par les services compétents des Etats en relation avec
la COBAC.
L'évolution du monde en général et la situation actuelle de notre sous
région en particulier confirment l'intégration régionale comme une
stratégie efficace pour le développement économique et social et la
meilleure voie de l'insertion de nos pays dans l'économie mondiale. A cet
égard, l'accent sera mis d'une part sur l'approfondissement de l'union
douanière à travers l'élimination effective des obstacles administratifs à
la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux,
et d'autre part sur la convergence macroéconomique à travers le renforcement
de la surveillance multilatérale.
Sur ce dernier point, il y a lieu de rappeler l'horizon de convergence
fixé au 31 décembre 2004 et l'obligation qui en découle pour les Etats
d'élaborer à temps un programme triennal de convergence à soumettre à la
sanction des Autorités communautaires.
En ce qui concerne les Etats pris individuellement, les bonnes performances
enregistrées dans le domaine de l'ajustement structurel par le Cameroun
appellent les autorités à en tirer avantage pour parachever les réformes
structurelles avec un accent sur les réformes institutionnelles et le
renforcement des capacités administratives. Le document de stratégie de
lutte contre la pauvreté et la diversification de l 'économie constituent
des éléments clés pour son développement. Enfin, les efforts actuellement
déployés par les autorités pour atteindre le point d'achèvement de
l'initiative PPTE au cours du premier semestre 2004 sont encourageants.
En République Centrafricaine, les
crises socio-politiques intermittentes contribuent à la dégradation de la
situation économique. En conséquence, des mesures d'apaisement de la
situation socio-politique à travers le démarrage rapide du dialogue annoncé
par les Autorités constituent un préalable à la reprise de l'activité
économique. Parallèlement, des actions vigoureuses devraient être engagées
pour améliorer le fonctionnement des régies financières et accélérer les
réformes structurelles.
Au Congo, l'engagement des Autorités
à assurer plus de transparence dans la gestion des ressources pétrolières
est encourageant. Il devrait être accompagné d'une gestion rigoureuse des
dépenses publiques et de la poursuite des réformes structurelles.
Au Gabon, le ralentissement de
l'activité en liaison avec la diminution de la production pétrolière
appelle plus que jamais les autorités à mettre l'accent sur la
diversification de l'économie, sans perdre de vue l'amélioration de la
gestion des finances publiques.
En Guinée Équatoriale, la forte
croissance économique liée à la production du pétrole apparaît comme une
occasion propice aux autorités pour asseoir la diversification de leur
économie. De plus, l'amélioration de la transparence dans la gestion des
finances publiques concourrait à une utilisation rationnelle des ressources
générées par l'exploitation pétrolière.
Au Tchad, les efforts actuellement
déployés pour améliorer le recouvrement des recettes publiques doivent
être poursuivis étant donné que le Tchad est le pays qui a le plus faible
taux de pression fiscale de la CEMAC compte tenu de l'importance du secteur
informel dans son économie. Parallèlement, l'assainissement de la gestion
des dépenses publiques doit être poursuivi.
Source:
Secrétariat Exécutif de la CEMAC, Juin 2003.
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