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Conclusion et recommandation de politique commune
(Extrait du Rapport d'Exécution de la Surveillance Multilatérale de la CEMAC, Édition Juin 2003)

Au 31 décembre 2002, la situation économique mondiale a été favorable, marquée par une reprise de la croissance qui a porté le PIB à un taux de 3,0 % contre 2,3 % en 2001. C'est dans cet environnement international que l'activité économique a évolué dans la Communauté.


Pour la Communauté dans son ensemble, les grandes orientations des politiques économiques adoptées pour l'année 2003 constituent les actions de base.


Les orientations prioritaires retenues pour l'année 2003 portent sur la réalisation d'une croissance saine et durable basée sur la diversification des activités de production et l'assainissement des finances publiques ainsi que sur l'approfondissement de l'intégration régionale.


En effet, la sous-région connaît un faible taux de croissance par tête d'habitant et un poids dominant du secteur pétrolier, ressource éphémère. Aussi, les Etats membres sont appelés d'une part à améliorer les recettes publiques hors pétrole notamment par l'élargissement de l'assiette fiscale, la poursuite des actions de recouvrement et la mise en œuvre effective des mécanismes de stabilisation des recettes budgétaires et, d'autre part, à rationaliser les procédures et les circuits des dépenses notamment à travers un plus grand contrôle de la gestion des marchés publics et des dépenses courantes.


S'agissant de la diversification des activités, elle doit s'appuyer notamment sur la promotion des investissements privés et l'accélération du programme de restructuration des entreprises publiques.


Certaines mesures recommandées en 2002, non encore appliquées, restent valables pour ce rapport notamment, la réadaptation des conditions bancaires, le soutien des établissements de micro-finance, le développement des banques spécialisées, la mise en œuvre des marchés financiers et le suivi régulier des banques par les services compétents des Etats en relation avec la COBAC.


L'évolution du monde en général et la situation actuelle de notre sous région en particulier confirment l'intégration régionale comme une stratégie efficace pour le développement économique et social et la meilleure voie de l'insertion de nos pays dans l'économie mondiale. A cet égard, l'accent sera mis d'une part sur l'approfondissement de l'union douanière à travers l'élimination effective des obstacles administratifs à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, et d'autre part sur la convergence macroéconomique à travers le renforcement de la surveillance multilatérale.


Sur ce dernier point, il y a lieu de rappeler l'horizon de convergence fixé au 31 décembre 2004 et l'obligation qui en découle pour les Etats d'élaborer à temps un programme triennal de convergence à soumettre à la sanction des Autorités communautaires.


En ce qui concerne les Etats pris individuellement, les bonnes performances enregistrées dans le domaine de l'ajustement structurel par le Cameroun appellent les autorités à en tirer avantage pour parachever les réformes structurelles avec un accent sur les réformes institutionnelles et le renforcement des capacités administratives. Le document de stratégie de lutte contre la pauvreté et la diversification de l 'économie constituent des éléments clés pour son développement. Enfin, les efforts actuellement déployés par les autorités pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE au cours du premier semestre 2004 sont encourageants.


En République Centrafricaine, les crises socio-politiques intermittentes contribuent à la dégradation de la situation économique. En conséquence, des mesures d'apaisement de la situation socio-politique à travers le démarrage rapide du dialogue annoncé par les Autorités constituent un préalable à la reprise de l'activité économique. Parallèlement, des actions vigoureuses devraient être engagées pour améliorer le fonctionnement des régies financières et accélérer les réformes structurelles.


Au Congo, l'engagement des Autorités à assurer plus de transparence dans la gestion des ressources pétrolières est encourageant. Il devrait être accompagné d'une gestion rigoureuse des dépenses publiques et de la poursuite des réformes structurelles.


Au Gabon, le ralentissement de l'activité en liaison avec la diminution de la production pétrolière appelle plus que jamais les autorités à mettre l'accent sur la diversification de l'économie, sans perdre de vue l'amélioration de la gestion des finances publiques.


En Guinée Équatoriale, la forte croissance économique liée à la production du pétrole apparaît comme une occasion propice aux autorités pour asseoir la diversification de leur économie. De plus, l'amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques concourrait à une utilisation rationnelle des ressources générées par l'exploitation pétrolière.


Au Tchad, les efforts actuellement déployés pour améliorer le recouvrement des recettes publiques doivent être poursuivis étant donné que le Tchad est le pays qui a le plus faible taux de pression fiscale de la CEMAC compte tenu de l'importance du secteur informel dans son économie. Parallèlement, l'assainissement de la gestion des dépenses publiques doit être poursuivi.


Source: Secrétariat Exécutif de la CEMAC, Juin 2003.


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