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COMMENT LES PAYS AFRICAINS PEUVENT-ILS BÉNÉFICIER DE L'ANNULATION DE LA DETTE EXTÉRIEURE?

En dépit d'être parmi les économies les plus dynamiques dans le monde, les pays africains pâtissent le poids de la dette extérieure. Ceci est principalement le résultat de la dépendance sur les prêts étrangers pour soutenir leurs économies. 

L'Afrique reste l'un des continents les moins développés du monde, avec des ressources limitées pour satisfaire les besoins de la population. Ainsi, les pays se retrouvent dans la nécessité d'emprunter et d'accumuler de la dette, ce qui entrave leur développement économique. La dette extérieure dans ce sens se réfère aux prêts d'argent dus, à la fois par des institutions publiques et privées à des non-résidents du pays, payables dans une devise internationalement acceptée, des biens ou des services 

En 2007, le Fonds mondial a lancé l'initiative Debt2Health, un mécanisme innovant et puissant qui permet aux pays de transformer les paiements de la dette en programmes qui sauvent des vies. En vertu d'accords d'« échange de dette » ou de « conversion de dette » négociés individuellement, une nation créancière - souvent des pays occidentaux auxquels de l'argent est dû - annule une partie de la dette à condition que la nation bénéficiaire accepte d'investir tout ou partie ressources dans un programme soutenu par le Fonds mondial. Jusqu'à présent, une dette totale de 200 millions d'euros a été levée afin de soutenir des investissements vitaux dans le domaine de la santé avec le soutien de l'Australie, de l'Allemagne et de l'Espagne.

Dans le cadre de l'initiative Debt2Health (D2H), l'Espagne, le Cameroun, la République démocratique du Congo et l'Éthiopie ont conclu un accord qui permettra à ces pays africains d'affecter 15,5 millions d'euros à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

En vertu de ce nouvel accord, le ministère espagnol de l'économie, de l'industrie et de la compétitivité annulera des dettes pour un montant total de 36 millions d'euros. De leur côté, les trois pays africains devront allouer 15,5 millions d'euros de leurs propres fonds à des programmes de santé approuvés par le Fonds mondial, en veillant à ce que les fonds soient utilisés de la meilleure façon possible pour résoudre les problèmes de santé.

Grâce à cet accord, le Cameroun pourra investir 9,3 millions d'euros dans des programmes anti-VIH ; Éthiopie 3,2 millions d'euros d'initiatives pour renforcer son système de santé et 2,7 millions d'euros en programmes de lutte contre le paludisme en République démocratique du Congo. 

Le Fonds mondial considère l'initiative D2H un moyen de promouvoir de nouveaux investissements dans la santé plutôt que comme un mécanisme d'annulation de la dette. L'initiative contribue également à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD), qui visent l'élimination des épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme d'ici 2030.

Ces trois grandes épidémies ne concernent pas seulement les pays en développement. Le VIH a pris plus d'un million de vies en 2016, la tuberculose est l'infection la plus meurtrière au monde et environ la moitié de la population mondiale risque de contracter le paludisme. L'éradication de ces épidémies en 2030 ne sera possible que si les gouvernements, les donateurs, les exécutants et la société civile unissent leurs forces pour les combattre.

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