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L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)

Centrafrique: Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont demandé jeudi des mesures "de sécurité et de protection" à des forces multinationales, notamment pour le retour au pays de dirigeants rebelles en exil

LIBREVILLE, 20 nov 2008 - Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont demandé jeudi des mesures "de sécurité et de protection" à des forces multinationales, notamment pour le retour au pays de dirigeants rebelles en exil, à l'issue d'une réunion de deux jours au Gabon. Le comité de suivi de l'accord global de paix signé en juin à Libreville par les autorités de Bangui et deux rébellions "a recommandé la mise en place de mesures exceptionnelles de sécurité et de protection (...) pour le retour et le séjour des leaders des parties prenantes à (cet) accord", selon le communiqué final de la réunion. De telles mesures doivent aussi être prévues "pendant la mise en oeuvre du programme de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion)", plaide le comité de suivi. D'après le texte, ces mesures devraient être "assurées" par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax ou Fomac), qui a remplacé en juillet la Force multinationale africaine en Centrafrique (Fomuc, déployée depuis 2002). La Micopax est composée surtout de contingents sous l'autorité de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, 10 pays). Le comité de suivi a également exhorté à une "campagne de sensibilisation en direction des réfugiés centrafricains du Cameroun, du Tchad et du Soudan (voisins), en vue de faciliter leur retour" dans leur pays, dont le nord est en proie depuis 2005 à l'insécurité, avec des exactions de rebelles, "coupeurs de routes" et militaires gouvernementaux. Plusieurs participants ont salué ces recommandations devant la presse. "L'un des aspects relevés par les mouvements rebelles, c'est leur sécurité", a dit le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, conduisant la délégation gouvernementale. "Nous avons bien précisé (...) que la communauté internationale devait systématiquement assister à la création des conditions de sécurité pour le séjour de ces responsables pendant le Dialogue (politique inclusif) et pendant la mise en place du DDR", a-t-il ajouté. Le Dialogue politique inclusif, forum prévu du 5 au 20 décembre à Bangui, doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix. Le président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, un des principaux mouvements rebelles), Jean-Jacques Demafouth, a salué l'adoption par le comité d'un "document-cadre sur le lancement du processus DDR". "Nous avons convenu de quelque chose qui peut nous permettre d'aller au dialogue", s'est réjoui l'ex-ministre de la Défense, en exil en France. Poursuivi pour complicité d'assassinat par la justice centrafricaine, il bénéficie de la loi d'amnistie promulguée le 13 octobre par le président François Bozizé en prélude au Dialogue inclusif. "Maintenant, nous avons vraiment décidé d'aller vers la paix. Plus personne (à l'APRD) n'a envie de recourir encore aux armes pour arriver au pouvoir", a-t-il assuré, promettant d'être à Bangui pour le forum. Djanib Grebaye, de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, rébellion), a souhaité que le "processus de DDR débute le plus rapidement possible". "Sur le terrain, il y a des étincelles. On ne veut pas de retard, pour ne pas avoir de dérapage", a-t-il ajouté.



Centrafrique: Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse dans la CEMAC en raison de la crise économique mondiale, en passant de 5,8% au premier trimestre à 5,3% pour 2008 et 4% pour l'année 2009

DAKAR, 18 nov 2008 - Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse dans la Commauté économique des Etats d'Afrique centrale (Cemac, 6 pays) en raison de la crise économique mondiale, a indiqué mardi à Dakar à l'AFP le gouverneur de la banque centrale de cette région. "Nous étions pour 2008 à 5,8% jusqu'au premier semestre. Mais compte tenu de la crise financière, nous avons révisé nos perspectives de croissance à 5,3% pour 2008 et 4% pour l'année 2009", a indiqué le gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) Philibert Andzembé. La majorité des pays de la Cémac sont exportateurs de pétrole, dont les prix ont chuté ces dernières semaines après avoir atteint des sommets historiques. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre s'échangeait mardi à New York à 55,35 dollars, évoluant proche de ses plus bas niveaux depuis janvier 2007. Pour l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays), l'estimation de croissance est de "4,4% pour 2009 et 3,9% pour 2008", a indiqué le gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO) Philippe-Henry Dacoury-Tabley. Cette estimation est identique à celle donnée par la BCEAO fin septembre, qui était en recul de 0,5 point par rapport à l'estimation de juin (4,4%). La croissance économique dans l'Uémoa, qui regroupe des pays comptant parmi les plus pauvres du monde, s'était établie à 3,2% en 2007 et 2,9% en 2006. La Zone franc regroupe l'Uémoa, la Cemac et les Comores.


Centrafrique: Le "Dialogue politique inclusif", rassemblant pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, s'ouvrira le 5 décembre et s'achèvera le 20 décembre,  selon un décret publié dimanche

BANGUI, 16 nov 2008 (AFP) - Le "Dialogue politique inclusif", rassemblant pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, s'ouvrira bien le 5 décembre mais s'achèvera le 20 décembre et non le 22, indique un décret publié dimanche. Le Coordonnateur adjoint du Dialogue, André Nalké Dorogo, a expliqué que les organisateurs s'étaient aperçus que si la réunion de ce forum durait jusqu'au 22 décembre, comme fixé dans un premier temps, des participants "en raison des dessertes de Bangui par les compagnies aériennes" ne pourraient pas "retourner dans leurs familles pour les fêtes de fin d'année". Des dirigeants notamment des rébellions qui sévissent dans le nord du pays vivent à l'étranger. M. Jean-Jacques Demafouth, président du principal mouvement de rébellion, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), vit en exil à Paris. Initialement fixé au 8 juin, le forum avait été reporté à plusieurs reprises en raison de nombreux désaccords soulevés par des mouvements rebelles et l'opposition notamment sur la loi d'amnistie et la composition du comité d'organisation. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection du président François Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions. Le pays fait aussi face à une grave crise financière et sociale.


Centrafrique: Le "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile dans un large forum pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, se tiendra du 5 au 22 décembre

BANGUI, 8 nov 2008 - Le "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile dans un large forum pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, se tiendra du 5 au 22 décembre, a appris samedi l'AFP auprès de la présidence. Le président François Bozizé a fixé la date lors d'une réunion convoquée à cet effet avec les corps constitués de l'Etat et le corps diplomatique. Initialement fixé au 8 juin, le forum avait été reporté à plusieurs reprises en raison de nombreux désaccords soulevés par des mouvements rebelles et l'opposition notamment sur la loi d'amnistie et la composition du comité d'organisation. Cette composition a été revue dans un décret présidentiel daté de vendredi, mais dévoilé samedi lors de la réunion, alors que la loi d'amnistie devrait être revue dans les prochains jours. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection du président Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions. Le pays fait aussi face à une grave crise financière et sociale.


Centrafrique: La France a effacé 25 milliards de FCFA de dettes de la Centrafrique afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes

BANGUI, 30 oct 2008 - La France a effacé 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros) de dettes de la Centrafrique afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes, ont annoncé jeudi les autorités centrafricaines. "Nous demandons à nos partenaires de nous faire cette facilité" afin de bénéficier du statut PPTE, a expliqué à la presse Emmanuel Bizzo, ministre centrafricain des Finances, ajoutant que "la France a répondu positivement". "Nous entamons actuellement des réformes financières et structurelles dans les secteurs clés comme la forêt et les mines. Si l'ensemble de ces réformes se comporte bien, nous pourrons atteindre le point d'achèvement et toutes les dettes de la Centrafrique seront annulées", a-t-il assuré. La Centrafrique a adhéré en 2006 à un programme du Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en vue de cette initiative PPTE qui doit se terminer en 2009. Sur la base de ce programme, un plan triennal lui a permis d'obtenir le réengagement de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD) en juin 2006. Selon une source proche du FMI, l'initiative PPTE doit lui permettre à terme de bénéficier d'une réduction de dette de 602 millions de dollars US (plus de 300 milliards FCFA) et l'annulation de la dette multilatérale pour environ 101 millions de dollars US (50 milliards FCFA). La Centrafrique a déjà bénéficié de l'annulation de 9,9 millions de dollars US (près de 6 milliards FCFA) et du rééchélonnement de 26,2 millions de dollars (13,1 milliards FCFA) par le Club de Paris.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, qui est contestée par des magistrats et a été déclarée en partie anticonstitutionnelle

BANGUI, 27 oct 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, qui est contestée par des magistrats et a été déclarée en partie anticonstitutionnelle, a-t-on appris lundi à Bangui de source judiciaire. La loi, votée début septembre par le parlement et qui donne notamment la possibilité au ministre de la Justice de prendre certaines décisions sans consulter le Conseil supérieur, a été promulguée le 17 octobre, a affirmé à l'AFP un magistrat membre du Conseil d'Etat sous couvert d'anonymat. Il a dénoncé un vice de procédure dans la promulgation de cette loi, que les magistrats dénoncent comme un texte anticonstitutionnel et une menace à l'indépendance de la Justice. Le 2 octobre, la Cour constitutionnelle avait également jugé la loi "partiellement conforme à la Constitution" et avait exhorté les autorités centrafricains à "faire procéder à un nouvel examen" de certaines de ses dispositions. "Sur 46 articles que comporte la loi, 19 étaient litigieux. La procédure normale aurait dû amener le chef de l'Etat à renvoyer la loi devant l'Assemblée nationale après l'avis de la Cour constitutionnelle, ce qui n'a pas été le cas", a expliqué le la source au Conseil d'Etat. Pour protester contre la loi, initiée par le ministre de la Justice Thierry Savonarole Maléyombo, les magistrats avaient paralysé pendant plus d'un mois le fonctionnement des cours et tribunaux.


Centrafrique: Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont décidé vendredi lors d'une réunion à Libreville de créer un groupe de travail sur les modalités de désarmement des combattants rebelles

LIBREVILLE, 24 oct 2008 - Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont décidé vendredi lors d'une réunion à Libreville de créer un groupe de travail sur les modalités de désarmement des combattants rebelles, a annoncé vendredi le gouvernement gabonais. Il a été "adopté le principe d'un processus de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) en trois phases pour les combattants des mouvements politico-militaires", a déclaré le ministre gabonais des Affaires étrangères Paul Toungui, dans un communiqué lu devant la presse par sa porte-parole, Mme Brigitte Anguile-Diop. "A cet égard, un groupe de travail a été mis en place pour déterminer les modalités de mise en oeuvre du processus de DDR. Ce groupe soumettra son rapport au comité de suivi le 18 novembre", ajoute le texte. La décision a été annoncée vendredi en soirée à l'issue d'une réunion du comité de suivi l'accord global de paix signé en juin. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni à ce sujet et les participants n'ont voulu faire de commentaire. Etaient notamment présents ls ministres centrafricains de la Communication, Cyriaque Gonda, et de l'Intérieur, Paul-Raymond Ndougou, ainsi que les dirigeants des rébellions de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, et de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), Djanib Grebaye. Le chef de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, principale coalition de l'opposition), Me Henri Pouzère, ainsi que des représentants d'organisations régionales, de l'ONU, de l'Union européenne, de la Francophonie ont également participé. Le comité de suivi a aussi appelé les parties centrafricaines à "privilégier le dialogue" dans l'application de la loi d'amnistie promulguée le 13 octobre. L'amnistie est considérée comme un préalable à la tenue du "Dialogue politique inclusif", rassemblant toutes les parties mais l'APRD et l'UFVN ont dénoncé la loi votée par le Parlement fin septembre. Selon eux, le texte élaboré par un comité parlementaire mixte a été modifié par les députés de la majorité présidentielle qui ont ensuite été les seuls à le voter. L'APRD réclame la révision de la loi. L'amnistie concerne et les "forces de sécurité et autorités civiles" et "les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil" depuis le 15 mars 2003, quand le général François Bozizé a renversé le président Ange-Félix Patassé (1993-2003). La rébellion s'était retirée du processus de paix mais une première réunion du comité de suivi mi-septembre avait permis de réamorcer le dialogue.


Centrafrique: La République centrafricaine a obtenu un don de 14,79 millions de US dollars environ de la Banque africaine de développement (BAD) pour des réformes économiques dans ce pays

TUNIS, 16 oct 2008 (AFP) - La République centrafricaine a obtenu un don de 14,79 millions de US dollars environ de la Banque africaine de développement (BAD) pour des réformes économiques dans ce pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète. Selon un communiqué publié jeudi à Tunis, siège provisoire de la BAD, la subvention est destinée à financer la 2e phase du programme gouvernemental de réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques et à consolider la gouvernance dans le secteur public. Parmi les résultats escomptés, figurent notamment la sécurisation des recettes douanières et fiscales auprès du Trésor, la consolidation du dispositif de lutte contre la corruption et une transparence accrue dans la gestion des secteurs forestier, minier et pétrolier. Les réformes également appuyées par la Banque mondiale devraient permettre de contrôler l'inflation, réduire l'endettemment et renforcer la capacité de mobilisation des ressources de l'Etat. Selon la BAD, la croissance du PIB est estimée de 5% pour la période 2008-2010, alors que l'augmentation des recettes publiques est prévue à 11,7% du PIB en 2009 contre 10,2% en 2007. Le groupe de la BAD intervient en RCA depuis 1972 avec des engagements cumulées s'élevant à 215 millions de dollars pour 46 opérations de financement.


Centrafrique: Le gouvernement centrafricain a retiré l'agrément d'exportation minière à huit sociétés collectrices de diamant et d'or, appelées "bureaux d'achat", pour non-respect de la loi ayant des "effets négatifs sur les recettes de l'Etat"

BANGUI, 7 oct 2008 - Le gouvernement centrafricain a retiré l'agrément d'exportation minière à huit sociétés collectrices de diamant et d'or, appelées "bureaux d'achat", pour non-respect de la loi ayant des "effets négatifs sur les recettes de l'Etat", ont indiqué mardi les médias d'Etat. Cette mesure, entrée en vigueur lundi pour une durée indéterminée, est l'une des actions "visant à lutter contre la fraude minière", a expliqué le ministre des Mines, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, cité mardi par les médias d'Etat. Ce retrait, pour "non-respect" de dispositions du Code minier, concerne huit des dix bureaux d'achat officiellement agréés: Ordica, CAD, ADC, Beldiam, Diamstar, Diamond Distributor Centrafric, Gem-CA et Primo. Les bureaux Batica et Sodiam ont rempli "les conditions légales d'existence". Le code oblige notamment les bureaux d'achat à réaliser en trois ans un investissement immobilier d'au moins 250 millions de francs CFA (382.000 euros), se doter d'un capital social de 50 millions de FCFA (76.200 euros) et verser une caution de 50 millions de FCFA au Trésor public, en contrepartie de l'attribution gratuite par l'Etat d'un terrain sur lequel sera réalisé l'investissement immobilier. En ne respectant pas ces dispositions légales, ces sociétés ont été à l'origine d'une "baisse constante de la production", a indiqué M. Ndoutingaï, évoquant une fraude minière. Cette baisse "savamment orchestrée (...) a eu des effets négatifs sur les recettes de l'Etat", a-t-il dit, sans fournir de chiffres. Selon une source gouvernementale, les exportations de diamant centrafricain ont décliné depuis 2004, évoluant entre 350.000 et 380.000 carats par an, contre 400.000 à 500.000 carats auparavant. A l'apogée des exportations, les bureaux d'achat versaient à l'Etat 300 à 400 millions de FCFA par mois (457.300 à 610.000 euros) de taxes. Le diamant centrafricain, réputé de qualité, fournit au pays quelque 40% de ses recettes à l'exportation. La filière diamant emploie environ 100.000 artisans.



Centrafrique: La Cour constitutionnelle de Centrafrique a jugé "partiellement conforme à la Constitution" la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, votée début septembre par le Parlement

BANGUI, 3 oct 2008 - La Cour constitutionnelle de Centrafrique a jugé "partiellement conforme à la Constitution" la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, votée début septembre par le Parlement, a-t-on appris vendredi à Bangui de source judiciaire. La Cour constitutionnelle a rendu sa décision jeudi lors d'une audience au palais de Justice de Bangui, a affirmé à l'AFP Sylvain Nzas, président de l'Amicale des magistrats de Centrafrique. "La loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature est partiellement conforme à la Constitution", a-t-elle estimé, selon Me Nzas. L'institution a considéré notamment que 28 des articles de la loi étaient conformes à la Constitution et que sept le seraient "sous réserve d'observations". Elle a en revanche jugé que douze autres articles n'étaient pas conformes à la Constitution, de même que "la procédure d'élaboration de la loi" de réforme du Conseil supérieur de la magistrature. Ce texte, qui donne notamment la possibilité au ministre de la Justice de prendre certaines décisions sans consulter le Conseil supérieur, avait suscité des mouvements de colère de magistrats qui avaient paralysé pendant plus d'un mois le fonctionnement des cours et tribunaux. Les magistrats dénonçaient une loi anticonstitutionnelle et une menace contre l'indépendance de la Justice.


Centrafrique: La loi d'amnistie, un des préalables à la tenue du "Dialogue politique inclusif" devant rassembler pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a été adoptée lundi par le Parlement centrafricain par 72 voix sur 104

BANGUI, 29 sept 2008 - La loi d'amnistie, un des préalables à la tenue du "Dialogue politique inclusif" devant rassembler pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a été adoptée lundi par le Parlement centrafricain par 72 voix sur 104, a-t-on appris de source officielle. Soixante-douze députés ont voté pour, un s'est abstenu alors que les 31 membres de l'opposition ont refusé de participer au vote et ont été comptabilisés comme "absents". L'opposition entendait ainsi protester contre "des amendements de dernière minute ajoutés par la majorité sur le cantonnement des troupes" des rébellions et de l'armée, selon des déclarations de l'opposition à la Radio Ndeke-Luka (privée). Le président François Bozizé doit maintenant promulguer la loi pour qu'elle entre en vigueur. Considérée comme un passage obligé avant le Dialogue inclusif, la loi d'amnistie, examinée depuis plus d'un mois par le Parlement, a donné lieu à de nombreux rebondissements. Les différents mouvements de rébellion, installés dans le nord du pays, se sont successivement retirés du processus en août, estimant que le texte ne correspondait pas à leurs attentes. Mi-septembre, les rebelles avaient retrouvé des représentants du gouvernement à Libreville pour sortir de l'impasse et avaient trouvé un accord pour la reprise du dialogue. Bangui avait promis à mots couverts de reprendre son texte. François Lonsény Fall, le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, a préféré ne pas commenter l'amnistie avant d'avoir le texte définitif entre les mains. Joint au téléphone à Paris, le président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, rébellion) Jean-Jacques Demafouth, qui ne peut se rendre en Centrafrique en raison de poursuites judiciaires et d'accusations d'assassinat et de complicité d'assassinat, a affirmé à l'AFP: "Je veux voir le texte en détail avant de me prononcer. Certaines dates d'amnistie peuvent être assorties de conditions". L'ouverture du "dialogue politique inclusif" était prévue le 8 juin, mais elle avait dû être différée dans l'attente de l'accord entre le gouvernement et les diverses rébellions, puis du vote de la loi d'amnistie, dont le texte est justement sujet à débat. L'amnistie permettrait le retour à la légalité de nombreux rebelles poursuivis pour des crimes et éviterait les poursuites contre des éléments du pouvoir dans leurs agissements contre les rébellions. Les observateurs estiment qu'une large amnistie permettrait ainsi d'amorcer un "dialogue constructif" pour l'avenir. Le gouvernement et les rebellions doivent aussi s'entendre sur le "cantonnement des combattants". Depuis le retrait des rébellions du processus de paix, gouvernement et rébellions s'accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu ou des accords. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité dans le nord, en proie depuis 2005, année de l'élection de François Bozizé à la présidence, aux exactions de groupes rebelles, de "coupeurs de routes" et de l'armée gouvernementale. Auparavant, le pays avait connu de nombreux et importants troubles, ainsi que des tentatives de coups d'Etat sous la présidence d'Ange-Félix Patassé, élu en 1993 mais renversé en 2003 par M. Bozizé, qui s'est maintenu à la présidence en remportant l'élection de 2005.


Centrafrique: Le gouvernement centrafricain a créé un bureau pour collecter les doléances des usagers afin de lutter contre la fraude, la corruption et les détournements, qui minent l'économie du pays

BANGUI, 17 sept 2008 - Le gouvernement centrafricain a créé un bureau pour collecter les doléances des usagers afin de lutter contre la fraude, la corruption et les détournements, qui minent l'économie du pays, a-t-on appris mercredi de source officielle à Bangui. Ce bureau réservé aux "usagers, sera chargé de recueillir (leurs) doléances et tout renseignement que tout citoyen peut mettre à (sa) disposition" pour combattre "ce fléau qu'est la corruption", a déclaré le ministre centrafricain des Finances Emmanuel Bizzo. Selon M. Bizzo, il revient désormais "aux victimes de fraude, de corruption et de détournement et au public en général de saisir" le bureau afin que soit "informée l'Inspection générale des finances qui ordonnera une enquête". Le ministre a souligné la difficulté de la lutte contre ces abus en raison de "la prévalence de la corruption au niveau des régies (Finances, Douanes, Impôts, Trésor public)" ainsi que "le manque d'un régime de sanctions disciplinaires et judiciaires effectif et crédible". Début septembre, une importante affaire de détournements de fonds, portant sur plus d'un milliard de francs CFA (environ 1,5 million d'euros) et impliquant des cadres des Impôts, avait été mise au jour. Plus d'une vingtaine de cadre sont actuellement en détention. La Centrafrique, pays instable et enclavé de près de 4 millions d'habitants figurant parmi les plus pauvres de la planète, est confrontée à une grave crise financière et le gouvernement peine à payer régulièrement ses 24.000 fonctionnaires. Les habitants doivent aussi faire face à une flambée des prix.


Centrafrique: Les négociations entre le gouvernement centrafricain et la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), devraient débuter lundi à Libreville

LIBREVILLE, 13 sept 2008 - Les négociations entre le gouvernement centrafricain et la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), devraient "vraiment" débuter lundi à Libreville au Gabon, a affirmé samedi à l'AFP à Libreville Jean-Jacques Demafouth président de l'APRD. "Je crois qu'on commencera vraiment les discussion lundi. La délégation du gouvernement devait arriver aujourd'hui (samedi) dans l'après-midi", a affirmé M. Demafouth, lui même arrivé jeudi dans la capitale gabonaise. M. Demafouth ne peut se rendre en Centrafrique en raison de poursuites judiciaires pour "assassinat et complicité d'assassinat" dont il fait l'objet. Selon lui, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, François Lonsény Fall, sera également présent lors de ces négociations. L'APRD avait suspendu sa participation au processus du Dialogue politique inclusif le 1er août, estimant que le projet de loi d'amnistie générale en faveur des différentes rébellions centrafricaines soumis par le gouvernement à l'Assemblée nationale n'était pas conforme à ce qui avait été convenu lors de l'accord de paix du 9 mai.


Centrafrique: Le projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, auquel les magistrats centrafricains sont vivement opposés, a été adopté vendredi à une large majorité par les députés centrafricains

BANGUI, 5 sept 2008 - Le projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, auquel les magistrats centrafricains sont vivement opposés, a été adopté vendredi à une large majorité par les députés centrafricains. Le texte, voté par 72 voix pour et une abstention, donne notamment la possibilité au ministre de la Justice de prendre certaines décisions sans consulter le Conseil supérieur, ce qui réduit son "rôle à une coquille vide", estiment les magistrats. Le ministre de la Justice Thierry Savonarole Maléyombo a estimé en défendant le texte que "la justice centrafricaine souffre de tous les maux et est décriée par tous, le peuple et les partenaires de notre pays". "Il était donc temps de procéder à la réforme du Conseil supérieur de la magistrature", selon lui. "Si l'Assemblée nationale avait décidé du retrait de cette loi, je me serais plié à la volonté des députés. Maintenant qu'elle l'a acceptée, nous allons engager les réformes pour redonner une crédibilité à la justice de notre pays", a-t-il dit. Cette loi a été combattue jusqu'au bout par les magistrats qui ont estimé qu'elle comporte de nombreuses dispositions violant la Constitution centrafricaine tout en "portant atteinte à l'indépendance de la justice". Les magistrats ont bloqué le fonctionnement des cours et tribunaux depuis le 26 juillet pour protester contre le texte. Ils ont notamment fait un +sit-in+ mercredi devant la cour d'Appel de Bangui pour demander sa révision.


Centrafrique: Selon le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, plus d'un milliard de francs CFA ont été détournés par des cadres des Impôts

BANGUI, 2 sept 2008 - Plus d'un milliard de francs CFA (environ 1,5 million d'euros) ont été détournés par des cadres des Impôts, a annoncé mardi à la radio nationale le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra. "Le montant provisoire des sommes détournées s'élève à un milliard de francs CFA", a affirmé le Premier ministre, qui a parlé "d'agents véreux et incontrôlés" ayant commis des "fraudes massives" et "des irrégularités graves". "Par extrapolation ce préjudice pourrait être multiplié par cinq. Les investigations en cours n'ont pas encore livré tous leurs secrets", a encore déclaré M. Touadéra, dont le gouvernement avait ordonné une mission de contrôle des livres de comptes. "Le gouvernement fait confiance à la justice, pour que les faits reprochés soient sanctionnés conformément à la loi", a-t-il conclu. Plus de vingt cadres des Impôts ont été suspendus de fonction et de solde et sont actuellement sous les verrous. La Centrafrique, pays enclavé de près de 4 millions d'habitants figurant parmi les plus pauvres de la planète, est confrontée à une grave crise financière et le gouvernement peine à payer régulièrement ses 24.000 fonctionnaires. Les habitants doivent aussi faire face à une flambée des prix.


Centrafrique: Le président centrafricain a lancé samedi à Bangui un programme de réduction et de contrôle des armes légères en mettant le feu à quelque 400 fusils et pistolets récupérés dans le cadre du projet de réinsertion des ex-combattants (PRAC)

BANGUI, 23 août 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a symboliquement lancé samedi à Bangui un programme de réduction et de contrôle des armes légères en mettant le feu à quelque 400 fusils et pistolets récupérés dans le cadre du projet de réinsertion des ex-combattants (PRAC). "Cet acte de destruction des armes constitue le début d'une vaste opération qui devra permettre à notre pays de se débarrasser du commerce, de la circulation, de la détention et de l'utilisation des armes à feu qui ont semé et continuent malheureusement de semer la mort, la destruction et la désolation dans notre société", a affirmé le président centrafricain. "Cette cérémonie marque la détermination du peuple centrafricain et matérialise notre engagement et notre volonté politique de déployer tous les efforts qui visent à garantir la sécurité et la paix sur toute l'étendue de notre territoire", a-t-il poursuivi. D'un coût de 850 millions de francs CFA (130.OOO euros), le projet de réduction et de contrôle des armes légères et de petit calibre, pour la période 2008-2010, est notamment financé par le Japon et la Suède. Les Nations-Unies estiment à plus de 50.000 le nombre des armes légères qui circulent en Centrafrique. Le projet PRAC lancé en décembre 2004 et achevé en 2007, avait permis la réinsertion de plusieurs milliers d'ex-combattants de Bangui et des provinces. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité dans le nord, en proie depuis 2005, année de l'élection du président François Bozizé à la tête du pays, aux exactions de groupes rebelles, de "coupeurs de routes" et aussi de l'armée gouvernementale.



Centrafrique: L'amnistie des rebelles en Centrafrique, point-clé du dialogue national, sera examinée en commission cette semaine par les députés centrafricains réunis en session extraordinaire depuis le 1er août

BANGUI, 19 août 2008 - L'amnistie des rebelles en Centrafrique, point-clé du dialogue national, sera examinée en commission cette semaine par les députés centrafricains réunis en session extraordinaire depuis le 1er août, a-t-on appris mardi à Bangui de source officielle. L'examen en séance plénière de cette loi d'amnistie n'aura lieu que la semaine prochaine après cette nouvelle modification du calendrier de travail. Initialement l'examen en commission aurait dû commencer début août. La loi d'amnistie constitue un préalable à la tenue du "Dialogue politique inclusif" qui doit réunir toutes les parties (pouvoir, rébellions, parti politiques et société civile) pour résoudre la crise sociale, financière et politique que traverse la Centrafrique. Les divers mouvements rebelles, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont annoncé ces derniers jours leur retrait du processus devant mener au dialogue en estimant que la loi d'amnistie ne correspondait pas à leurs attentes. Si le ministre centrafricain de la Communication Cyriaque Gonda a récemment affirmé que "le Dialogue Politique Inclusif" avait "du plomb dans l'aile", il a estimé qu'il n'était "pas dans l'impasse" et que le gouvernement était déterminé à poursuivre le processus. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité dans le nord, en proie depuis 2005, année de l'élection du président François Bozizé à la tête du pays, aux exactions de groupes rebelles, de "coupeurs de routes" et aussi de l'armée gouvernementale.



Centrafrique: Les autorités centrafricaines ont donné leur agrément à la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), le parti du président de la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth

BANGUI, 16 août 2008 (AFP) - Les autorités centrafricaines ont donné leur agrément à la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), le parti du président de la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth. Le dossier de reconnaissance de la Nap avait été déposé en mai 2006. "Il est accordé au parti politique dénommé: +Nouvelle alliance pour le progrès+ (Nap) (...) l'agrèment d'exercer sur le territoire progrès+ centrafricain", indique l'autorisation du ministère de l'Intérieur, dont l'AFP a eu copie samedi. La Nap doit se conformer aux objectifs qu'elle entend défendre à savoir "la liberté démocratique, la justice, la sécurité des personnes et des biens, l'égalité des sexes, le respect de la dignité humaine, le bien-être, la responsabilité et la solidarité", selon cette source. Jean-Jacques Demafouth vit en exil en France depuis 2002, après avoir été arrêté fin 2001 sous l'accusation de coup d'Etat contre le régime de l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993/2003) dont il fut un proche, jugé puis relaxé. Porté en mars 2008 à la tête de l'APRD, une des rébellions centrafricaines, il a signé en mai un accord de paix avec le gouvernement, puis le 21 juin un "accord de paix global" à Libreville. Le 1er août, il a annoncé son retrait de ces accords alors que des projets de loi d'amnistie prévus par l'accord global en faveur des rébellions sont en cours de discussion à l'Assemblée nationale. M. Demafouth juge ces textes non conformes aux termes de l'accord de Libreville. Accusé d'avoir commandité l'assassinat de cinq proches de l'ex-président André Kolingba en 1999, Jean-Jacques Demafouth est poursuivi par la justice centrafricaine pour assassinat et complicité d'assasinat depuis 2003. L'affaire est toujours pendante devant la justice centrafricaine et l'amnistie en discussion ne concerne pas les faits qui lui sont reprochés. Deux présumés auteurs de ces assassinats qui l'accusent d'en être le commanditaire sont détenus depuis 2004.


Centrafrique: Selon le porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda, le Dialogue national, censé résoudre la grave crise que traverse la Centrafrique, "a du plomb dans l'aile, mais il n'est pas dans l'impasse"

BANGUI, 13 août 2008 - Le Dialogue national, censé résoudre la grave crise que traverse la Centrafrique, "a du plomb dans l'aile, mais il n'est pas dans l'impasse", a estimé mercredi le ministre en charge de cette question, Cyriaque Gonda, également porte-parole du gouvernement. "Le Dialogue politique inclusif a du plomb dans l'aile, c'est vrai. On peut le dire ainsi, parce que si un oiseau a du plomb dans l'aile on peut le soigner. Mais il n'est pas dans l'impasse", a déclaré M. Gonda dans un entretien à l'AFP. "Je vous assure qu'on ira au dialogue, on n'a pas le choix. Certaines personnes ont prêché l'apocalypse, mais on ira au dialogue parce que le peuple centrafricain est décidé à repartir sur de nouvelles bases", a-t-il dit. Le "Dialogue politique inclusif" doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions, opposition, société civile) pour sortir le pays, un des plus pauvres de la planète, de la grave crise financière et sociale qu'il traverse et le pacifier entièrement. "Le gouvernement a la ferme volonté d'aller au dialogue" alors que l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une des rébellions signataire le 21 juin de l'"accord de paix global" à Libreville, a claqué la porte du processus de paix 1er août, a estimé M. Gonda. "On vient de se rendre compte que ceux qui sont en train de reculer sont ceux qui réclamaient le dialogue à tout prix", a-t-il souligné en allusion à l'attitude de l'APRD. Le ministre a rappelé que l'Assemblée nationale discutait actuellement en session extraordinaire des lois d'amnistie. "Dès qu'(elle) seront passées (...) le boulevard est ouvert pour qu'on aille au dialogue politique", a-t-il assuré. M. Gonda a aussi indiqué que "sur la base de l'accord global (...) tous les dirigeants des rébellions sont amnistiés". M. Gonda est aussi revenu sur la situation de l'ancien ministre Jean-Jacques Demafouth, président de l'APRD, inculpé pour l'assassinat de cinq proches d'André Kolingba, le prédécesseur de l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993/2003) renversé par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé. Il a expliqué que cette affaire était "un crime de sang avec des personnes en détention". M. Demafouth s'affirme quant à lui "tout à fait innocent" des accusations. "Le cas de M. Demafouth accusé d'être le commanditaire" est "en train d'être traité à part parce que ça ne fait pas partie de l'accord global", a expliqué le ministre. Lors des discussions à Libreville sur l'accord global, "le président (de l'APRD) Demafouth était en contact avec moi et avec le président de la République pour que ce cas délicat (...) puisse être traité de manière différente", a-t-il précisé. M. Gonda a encore indiqué que "le cas" d'Abdoulaye Miskine, dirigeant de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), impliqué dans des exactions sous le régime Patassé, était "en train d'être traité à part". M. Patassé, en exil au Togo à Lomé, est également "traité à part". "On est en train de travailler dans le cadre d'une remise gracieuse de peine ou d'une amnistie totale", a-t-il précisé.



Centrafrique: Le groupe nucléaire français Areva a signé vendredi à Bangui un accord avec le gouvernement centrafricain pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma

BANGUI, 1 août 2008 (AFP) - Le groupe nucléaire français Areva a signé vendredi à Bangui un accord avec le gouvernement centrafricain pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma (est), a-t-on appris de source officielle à Bangui. "C'est un accord +gagnant-gagnant+. Chacune des parties y trouve son compte. C'est un accord de très, très, long terme. Une activité minière est une activité de très long terme, de 30, 40 ans", a affirmé la présidente d'Areva Anne Lauvergeon à l'issue de la signature de l'accord au palais présidentiel avec le président centrafricain François Bozizé. L'uranium devrait commencer à sortir de la mine en 2010 et la production optimale être atteinte entre 2010 et 2013, selon Mme Lauvergeon. L'exploitation par Areva du gisement faisait l'objet d'un contentieux entre le groupe et la Centrafrique qui avait initialement cédé la mine à la société anglo-canadienne UraMin. Areva avait racheté ses droits à UraMin en juillet 2007, un accord que le gouvernement avait alors estimé "irrégulier" estimant qu'il se faisait "au mépris des droits et intérêts du peuple centrafricain". La mine doit rapporter 40 millions de dollars sur 5 ans à la Centrafrique, selon le ministre aux Mines le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï.



Centrafrique: Le leader politique de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, milite pour un "programme commun" de gestion du pays accepté par tous les protagonistes de la crise centrafricaine

LIBREVILLE, 3 mai 2008 - Jean-Jacques Demafouth, actuel leader politique de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion centrafricaine, milite pour "programme commun" de gestion du pays accepté par tous les protagonistes de la crise centrafricaine. "Il faut que nous concevions un programme commun de gestion du pays (...) pour les deux ou trois ans à venir. Avec, par exemple, la création d'une armée républicaine, la formation de 400 ou 500 médecins, et d'autres objectifs à déterminer (...)", a affirmé samedi à l'AFP l'ancien ministre de la Défense venu à Libreville pour signer un accord de paix avec le gouvernement centrafricain sous la médiation du président gabonais Omar Bongo. Le gouvernement est prêt à signer un accord de paix avec l'APRD, a récemment déclaré à l'AFP le chef du Bureau de l'ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall, précisant avoir joué "un rôle de facilitation". L'APRD est active dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à l'insécurité depuis 2005. Mais, après la désignation comme chef le mois dernier de Jean-Jacques Demafouth, ce mouvement a accepté de participer à la préparation d'un "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles qui doit s'ouvrir au plus tard le 8 juin. Le comité préparatoire de ce dialogue, au sein duquel l'APRD était représentée, a recommandé vendredi qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités, avant le forum intercentrafricain. Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui.


Centrafrique: Un accord de paix entre les autorités de Bangui et la principale rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), sera signé dans les "prochains jours" à Libreville

BANGUI, 29 avr 2008 - Un accord de paix entre les autorités de Bangui et la principale rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), sera signé dans les "prochains jours" à Libreville, a-t-on appris mardi de sources concordantes. "Le gouvernement est prêt à signer un accord de paix avec l'APRD. Ce sera sous la médiation du président du Gabon" (Omar Bongo Ondimba), a déclaré à l'AFP le chef du Bureau de l'ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall, précisant avoir joué "un rôle de facilitation". "L'accord sera signé très bientôt à Libreville (...), dans les tout prochains jours", a ajouté M. Fall, également représentant du secrétaire général des Nations unies, sans préciser de date exacte. "Le train est en marche, et il y a de la bonne volonté de part et d'autre". Le chef politique de l'APRD, l'ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, a confirmé à l'AFP qu'un accord de paix "doit être signé à Libreville", sous le "parrainage" du Gabon. "Nous avons confiance, tout se passera bien", a poursuivi M. Demafouth, poursuivi par la justice de son pays dans le cadre de l'assassinat de cinq proches de l'ex-président André Kolingba en novembre 1999 et qui vit en exil en France. L'APRD est active dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à l'insécurité depuis 2005. Mais, après la désignation comme chef le mois dernier de Jean-Jacques Demafouth, ce mouvement a accepté de participer à la préparation d'un "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles qui doit s'ouvrir au plus tard le 8 juin. Le comité préparatoire de ce dialogue, au sein duquel l'APRD était représentée, a recommandé vendredi qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités, avant le forum intercentrafricain. Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui. Dimanche, le ministère centrafricain de la Défense a accusé l'APRD d'avoir attaqué des positions de l'armée à trois reprises en avril dans la région de Bocaranga, dans l'extrême nord-ouest du pays, déplorant de telles offensives "alors que s'approche la tenue du dialogue". "L'APRD dément avoir attaqué les positions de l'armée centrafricaine", a affirmé mardi Jean-Jacques Demafouth, joint par téléphone en France depuis Bangui. "Ce sont des manoeuvres dilatoires pour faire échouer l'accord de paix qui doit être signé à Libreville entre le gouvernement et l'APRD", a-t-il dit, tout en estimant que l'entente serait néanmoins conclue.


Centrafrique: Le comité préparatoire du "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition et rebelles en Centrafrique a remis vendredi son rapport au président François Bozizé, préconisant son organisation le 8 juin au plus tard

BANGUI, 27 avr 2008 - Le comité préparatoire du "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition et rebelles en Centrafrique a remis vendredi son rapport au président François Bozizé, préconisant son organisation le 8 juin au plus tard, a-t-on appris dimanche auprès de ses membres. "A compter de la date de remise du rapport au président de la République, le dialogue politique inclusif devra être organisé dans les 45 jours qui suivent", a affirmé à l'AFP Me Bruno-Hyacinthe Gbiegba, un membre du comité préparatoire qui comprenait des représentants du pouvoir, de l'opposition non armée, de la société civile et des rébellions. Le dialogue devra s'ouvrir le 8 juin au plus tard, avec au moins 150 participants représentant ces différentes entités, ainsi que les partenaires internationaux. Avant l'ouverture du dialogue, le comité appelle les autorités de Bangui à signer un accord de paix avec la principale rébellion encore active dans le pays, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui a participé à ces travaux préparatoires. Une amnistie générale pour les combattants et les chefs de ce groupe armé figure également parmi les recommandations du comité, selon les mêmes sources.


Centrafrique: l'ex-ministre de la défense, Jean-Jacques Demafouth, poursuivi par la justice de son pays et exilé en France dit avoir pris la tête des rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD)

BANGUI, 28 mars 2008 - L'ex-ministre centrafricain de la Défense Jean-Jacques Demafouth, poursuivi par la justice de son pays et exilé en France, a déclaré vendredi avoir été élu à la tête de la principale rébellion centrafricaine pour entamer le dialogue avec Bangui. "L'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) a tenu un congrès et m'a élu comme président", a dit à l'AFP M. Demafouth, joint au téléphone de Bangui. "Mais avant d'accepter, j'ai posé comme préalable que l'APRD accepte de participer au +dialogue politique inclusif+ et de signer un accord de paix avec le pouvoir de Bangui. L'APRD a accepté ce préalable", a-t-il ajouté. Un comité préparatoire tente actuellement à Bangui d'organiser ce "dialogue politique inclusif" qui devra réunir les autorités centrafricaines, l'opposition non armée, la société civile et trois mouvements rebelles. L'APRD était le seul groupe qui refusait jusqu'ici de participer à ce comité. "J'ai désigné quelqu'un pour me représenter au comité préparatoire, il s'appelle Bienvenue Dotoko et a déjà commencé à y participer", a assuré M. Demafouth. Ce dernier fut ministre de l'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé. Inculpé pour l'assassinat en novembre 1999 de cinq proches d'André Kolingba, le prédécesseur d'Ange-Félix Patassé, Jean-Jacques Demafouth doit être jugé en Centrafrique mais a toujours rejeté ces accusations. "Pour le moment, je ne vais pas à Bangui", où il serait susceptible d'être arrêté, a-t-il encore expliqué. "Mais si le dialogue se passe à Bangui, nous allons demander des garanties de sécurité et si les critères sont réunis, je suis prêt à y aller en personne". Selon l'ancien ministre, "l'APRD demande comme préalable au dialogue un cessez-le-feu et une amnistie générale pour ses membres". Prié de dire si les poursuites à son encontre devaient être concernées par cette amnistie ou une autre mesure qui permette de tourner la page, il a dit: "oui, évidemment". L'APRD est une nébuleuse de groupuscules hostiles au président Bozizé et actifs dans le nord-ouest de la Centrafrique, plongé dans l'insécurité depuis 2005. Les chefs de l'APRD sur le terrain n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour confirmer la nomination de M. Demafouth à leur tête. En revanche, le porte-parole du gouvernement centrafricain Cyriaque Gonda a semblé confirmer le nouveau statut de l'ex-ministre. "Jean-Jacques Demafouth, pour des raisons pratiques, s'est fait représenter. Son représentant fera partie du comité préparatoire du dialogue politique inclusif afin qu'on puisse terminer ensemble", a-t-il dit vendredi à la radio nationale.


Centrafrique: Dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait mercredi de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat

BANGUI, 26 mars 2008 - Le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait mercredi de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat, dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale. "La sécurité et la consolidation de la paix sont les piliers du programme sur lequel se fondent les autres. Sans la sécurité et la paix, il n'y a pas de développement. Le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire reste un impératif du gouvernement", a affirmé le chef du gouvernement. "Pour réduire les poches d'insécurité dans les provinces, les capacités des forces de défense et de sécurité doivent être renforcées", a-t-il estimé. Malgré le soutien d'une force des pays d'Afrique centrale et de l'armée française, les Forces armées centrafricaines (Faca) peinent à rétablir l'ordre dans l'ensemble du pays. Le nord-ouest de la Centrafrique est notamment plongé depuis 2005 dans l'insécurité, provoquée par les "coupeurs de route", des rebelles, mais aussi les Faca elles-mêmes, accusées d'exactions contre les civils. Enumérant les autres "objectifs prioritaires" de son équipe, M. Touadéra a cité "le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits de l'Homme, la stabilisation macroéconomique, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux". Il a également promis de "moderniser l'appareil de l'Etat et l'économie nationale", tout en fustigeant les "fraudes", la "paresse" et la "corruption", qui "freinent le développement de notre pays". L'Assemblée, au sein de laquelle les partis favorables au président François Bozizé disposent d'une confortable majorité, a ensuite accordé la confiance à ce gouvernement. Quatre-vingt-sept députés ont voté en sa faveur, quatre contre, et un s'est abstenu.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a célébré le 5e anniversaire de sa prise du pouvoir en lançant le "plus grand projet de l'histoire du pays", un complexe immobilier dont le coût est estimé à 327 milliards de FCFA

BANGUI, 16 mars 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a célébré le 5e anniversaire de sa prise du pouvoir en lançant ce qui est présenté comme le "plus grand projet de l'histoire du pays": un complexe immobilier de 500 millions d'euros, a annoncé la radio nationale. Le projet, dont le coût s'élève à 327 milliards Francs CFA (500 millions d'eruros) étalé sur cinq années, comprend la construction d'un complexe hôtelier de classe internationale, un centre commercial moderne, un groupe scolaire allant de la maternelle au lycée, des logements de haut standing ainsi que divers aménagements culturels et touristiques, de même source. Le complexe sera construit par la Centrafricaine de Développement et d'Investissements (CDI), sur "l'île des singes" appelée également Bongossoua, située entre les rives centrafricaine et congolaise de l'Oubangui, en face de la capitale centrafricaine Bangui. Le financement est assuré par un consortium regroupant des représentant de de 25 pays d'Asie, du Golfe et d'Europe, dont le chef de file est le Qatari Isam Abou Issa venu personnellement pour le lancement des travaux, selon la radio. Lors de la cérémonie de lancement des travaux, le ministre centrafricain de l'Urbanisme et de la Reconctruction des Edifices Publics, Jean-Serge Wafio a promis "une indemnisation juste et équitable" aux quelques centaines d'habitants de l'île, essentiellement des pêcheurs et des cultivateurs. Ils seront relogés dans l'est de la capitale centrafricaine.


Centrafrique: Les Nations unies ont lancé une opération d'aide aux populations centrafricaines victimes de violences, notamment dans le nord du pays, dont le montant s'élève à 42 milliards de francs CFA

BANGUI, 21 fév 2008 - Les Nations unies ont lancé une opération d'aide aux populations centrafricaines victimes de violences, notamment dans le nord du pays, dont le montant s'élève à 62 millions d'euros (42 milliards de francs CFA), a annoncé jeudi la radio nationale. Le programme coordonné d'aide des Nations unies (CAP) a pour priorité "l'éducation, la fourniture d'eau potable (et) l'assainissement", a expliqué le coordonnateur de l'aide humanitaire en Centrafrique Toby Lanzer, également représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). "Un effort particulier sera fait pour faciliter l'accès des humanitaires à toutes les populations vulnérables", a, de son côté, affirmé le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à l'occasion du lancement du programme. Depuis 2005, le nord de la Centrafrique est plongé dans l'insécurité, provoquée par les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), les "coupeurs de route" ainsi que l'armée régulière centrafricaine, accusée d'exactions et d'avoir provoqué l'exode massif de populations. L'ONU estime qu'un million de personnes sont touchées par les actes de violence dans le nord du pays, entraînant le déplacement de près de 200.000 autres.


Centrafrique: Le ministre centrafricain de l'Education nationale, le Dr Bernard Lala Bonamna, a démissionné mardi parce qu'il n'a pas été consulté sur sa nomination dans le nouveau gouvernement constitué la veille

BANGUI, 29 jan 2008 - Le ministre centrafricain de l'Education nationale, le Dr Bernard Lala Bonamna, a démissionné mardi parce qu'il n'a pas été consulté sur sa nomination dans le nouveau gouvernement constitué la veille. "J'ai envoyé ma lettre de démission au président de la République, parce que je n'ai pas été consulté, alors que l'usage veut que les futurs ministres cadres de ce pays soient consultés", a déclaré à l'AFP M. Lala Bonamna, qui était ministre de la Santé dans le précédent gouvernement. "J'ai appris ma nomination comme tout le monde. Donc j'ai été bouté de mon poste et envoyé sur un autre poste. J'en suis à me demander si j'ai failli à la mission qui m'a été confiée. J'ai demandé qu'on me donne des explications. Puisque je n'ai pas eu ces explications, j'ai décidé de partir", a-t-il dit. Le Dr Lala Bonamna, ayant travaillé à l'Institut Pasteur puis à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), affirme que cette manière de faire constitue "un traitement inique et unique". Il refuse d'être traité "avec ingratitude" voire "désinvolture". Proche du chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, Bernard Lala Bonamna était entré au gouvernement en février 2006. Le nouveau Premier ministre centrafricain, Faustin-Archange Touadéra doit gérer une situation difficile, avec notamment pour tâche de calmer une forte tension sociale, liée à une grève des fonctionnaires qui perdure. Ces fonctionnaires exigent du gouvernement le paiement de plusieurs mois d'arriérés de salaires et leur déblocage, alors que la Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète, manque cruellement de moyens financiers.


La liste complète des membres du nouveau gouvernement de la République Centrafricaine (formé le 28 janvier 2008)

Premier Ministre: Faustin Touadérat


Ministres d’Etat

1. Ministre d’Etat au Développement rural : Monsieur Teya Jean-Eudes

2. Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : Monsieur Maliko Sylvain

3. Ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique : Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï

4- Ministre d’Etat aux Transports et à l’Aviation Civile: Colonel Mbay Parfait Anicet


Ministres

5. Ministre de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l’Armée, le Général d’Armée François Bozizé,

6. Ministre de l’Intérieur Chargé de la Sécurité publique, le général de Brigade Raymond Paul Ndougou

7. Ministre de la Famille , des Affaires Sociales et de la solidarité Nationale, Mme Pangonéndji Ndakala Marie Solange

8. Ministre de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture , M. Kolingba Zanga Désiré,

9. Ministre des Finances et du Budget, M. Bizot Emmanuel

10. Ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Maleyombo Thierry Savonarole

11. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de Nouvelles technologies, M. Gouandjika Fidèle,

12. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec le Parlement, M. Ngon Baba Laurent

13. Ministre du Développement du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Sayo Bernadette

14. Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale et de la Francophonie , M. Kombo Yaya Dieudonné

15. Ministre de l’Equipement et du Désenclavement, M. Samba Panza Cyriaque

16. Ministre de la Fonction Publique, du Travail de la sécurité sociale et de l’Insertion Professionnelle des jeunes, M. Mackouzangba Gaston

17. Ministre des Eaux Forêts Chasses et Pêches et de l’Environnement, Mme Mboïssona Yvonne

18. Ministre de la Santé Publique de la Population et de la Lutte de contre le Sida, M. Ntelnoumbi Faustin

19. Ministre de l’Education Nationale de l’Alphabétisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Lalah Bonamna Bernard

20. Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, Mme Epaye Emilie Béatrice ;

21. Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, M. Gonda Cyriaque ;

22. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics, de l’Urbanisme et de Logement, M. Wafio Jean Serge


Ministres délégués

23. Ministre Délégué auprès du Ministre D’Etat au développement Rural Chargé de l’Agriculture, Dr. Banzokou David ;

24. Ministre délégué auprès du ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique chargé de l’Energie et de l’Hydraulique, M. Mekondongo Jean Chrysostome ;

25. Ministre Délégué auprès du ministre d’Etat au Plan à l’Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale, Mme Hassen Marie Reine ;

26. Ministre Délégué auprès du ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche chargé de l’Enseignement Primaire et Secondaire, M. Zawa Ambroise ;

27. Ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la restructuration de l’Armée chargé du Désarmement, de la restructuration de l’Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, M. Bozizé Francis

28. Ministre Délégué auprès du ministre de Commerce de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises Chargé du Guichet Unique, M. Zingas Aurélien Simplice ;

29. Ministre Délégué auprès du ministre des Eaux Forêt Chasses et Pêches et de l’Environnement chargé de l’Environnement, M. Adouma Raymond


Centrafrique: La coopération militaire française a fait don à l'armée centrafricaine de matériel de transmission et de 18 véhicules tout-terrain Santana, d'un montant de 532 millions de francs CFA

BANGUI, 24 jan 2008 - La coopération militaire française a fait don à l'armée centrafricaine de matériel de transmission et de 18 véhicules tout-terrain Santana, d'un montant de 532 millions de francs CFA (811.000 euros), a-t-on appris jeudi auprès du ministère centrafricain de la Défense. Ce don s'inscrit dans le cadre de la restructuration des Forces armées centrafricaines (Faca), soutenue par la France depuis 2004, après l'arrivée au pouvoir par la force, l'année précédente, du président François Bozizé. Paris a formé et équipé, depuis 2004, le Bataillon d'infanterie territoriale des Faca, ainsi que des brigades de gendarmerie. L'armée centrafricaine est jugée par de nombreux observateurs comme sous-équipée, désorganisée et formée de composantes hétéroclites. Dans des rapports publiés en septembre 2007, les organisations Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International accusaient en outre les Faca de commettre des exactions contre les civils dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à des rébellions et plongé dans l'insécurité depuis 2005. HRW déplorait notamment la passivité de la France "qui est l'un des principaux soutiens du gouvernement centrafricain et qui dispose de soldats sur le terrain" et "aurait pu exercer une pression bien supérieure sur les autorités de Centrafrique pour qu'elles mettent fin aux tueries et aux incendies".


Centrafrique: Le recteur de l'université de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a été nommé Premier ministre par le Président centrafricain François Bozizé

BANGUI, 22 jan 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a nommé mardi le recteur de l'université de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, 51 ans, au poste de Premier ministre en remplacement d'Elie Doté, dont le gouvernement a démissionné vendredi, a rapporté la radio nationale. Ce professeur de mathématiques peu connu du public a été chargé par le chef de l'Etat de former un nouveau gouvernement, selon un décret présidentiel lu à la radio. Elie Doté, un économiste également issu de la société civile, avait remis vendredi soir au président Bozizé sa démission ainsi que celle du gouvernement qu'il dirigeait depuis juin 2005. Sa démission était intervenue en pleine crise sociale, marquée par de graves perturbations dans l'administration et la paralysie de l'école publique, dues à une grève des fonctionnaires en cours depuis le début de l'année. La présidence centrafricaine avait déclaré vendredi soir qu'Elie Doté avait démissionné "afin de préserver la paix sociale, la cohésion et la concorde nationale". La démission de son gouvernement a devancé l'examen par l'Assemblée nationale, initialement fixé au lendemain, d'une motion de censure déposée par le groupe parlementaire Convergence nationale "Kwa na kwa", proche du président Bozizé. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et peine à payer de façon régulière ses 24.000 fonctionnaires. Ces derniers viennent de percevoir leur salaire de juin 2007, et sont entrés en grève le 2 janvier pour réclamer le paiement des arriérés. Hormis les six mois d'arriérés de salaire accumulés depuis l'arrivée au pouvoir par les armes, en mars 2003, du général Bozizé, les agents de l'Etat attendent toujours le versement de 24 à 36 mois d'arriérés qui remontent aux présidences d'André Kolingba (1981-1993) et d'Ange-Félix Patassé (1993-2003). Après le début de cette énième grève en Centrafrique, le gouvernement, qui renoue lentement avec les bailleurs de fonds internationaux, avait affirmé qu'il était dans l'impossibilité de faire d'autres efforts que le versement régulier des salaires. La Centrafrique doit également faire face à l'insécurité dans le nord-ouest, en proie depuis 2005, année de l'élection de François Bozizé à la présidence, aux exactions de groupe rebelles, de "coupeurs de routes" et de l'armée gouvernementale. Face aux revendications de l'opposition, des rebelles et de la société civile, le chef de l'Etat a accepté d'organiser un "dialogue politique inclusif" auquel devraient participer les partis politiques de toutes tendances ainsi que les groupes armés hostiles aux autorités de Bangui. Pour le moment, seul un comité préparatoire de ce dialogue est en place.


Centrafrique: Le Premier ministre centrafricain, Elie Doté a remis vendredi soir sa démission ainsi que celle de son gouvernement au président François Bozizé

BANGUI,18 janvier 2008 - Le Premier ministre centrafricain, Elie Doté a remis vendredi soir sa démission ainsi que celle de son gouvernement au président François Bozizé, a annoncé à la télévision nationale, Cyriaque Gonda, porte-parole de la présidence centrafricaine. "Le président de la République vient de recevoir et d'accepter la démission du Premier ministre et de tout son gouvernement. Démission déposée, selon le Premier ministre, afin de préserver la paix sociale, la cohésion et la concorde nationale", a précisé M. Gonda. Lundi, un communiqué de presse de la présidence "précisera les conditions dans lesquelles sera assurée la continuité des services de l'Etat", a encore ajouté le porte-parole. L'Assemblée nationale devait examiner samedi une motion de censure contre le gouvernement de M. Doté déposée jeudi par une majorité de députés. Cette démission intervient en pleine crise sociale, marquée par de graves perturbations dans l'administration, et la paralysie de l'école publique, dues à la grève des fonctionnaires depuis le début de l'année. Ceux-ci exigent du gouvernement le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaire. M. Doté, un économiste de la société civile, dirigeait le gouvernement depuis juin 2005.



Centrafrique: Les syndicats de fonctionnaires centrafricains ont confirmé samedi la prolongation jusqu'au 17 janvier d'une grève commencée mercredi, à la suite de l'échec de négociations avec le gouvernement pour le paiement d'arriérés de salaire

BANGUI, 5 jan 2008 - Les syndicats de fonctionnaires centrafricains ont confirmé samedi la prolongation jusqu'au 17 janvier d'une grève commencée mercredi, à la suite de l'échec de négociations avec le gouvernement pour le paiement d'arriérés de salaire, a-t-on appris de source syndicale. Des négociations s'étaient ouvertes mercredi avec le gouvernement, mais ont abouti, deux jours plus tard, à une situation de blocage. Dans un communiqué, le gouvernement a affirmé qu'il était dans l'impossibilité de faire d'autres efforts que le versement régulier des salaires. Il s'est limité à promettre de convoquer, en juillet, une concertation avec les syndicats pour examiner l'inscription du déblocage des salaires dans le cadre d'un collectif budgétaire. L'Etat centrafricain, qui fait face à