| L'actualité de la Centrafrique (d'après l'Agence France Presse) |
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Centrafrique: Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont demandé jeudi des mesures "de sécurité et de protection" à des forces multinationales, notamment pour le retour au pays de dirigeants rebelles en exil
LIBREVILLE, 20 nov 2008 - Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont demandé jeudi des mesures "de sécurité et de protection" à des forces multinationales, notamment pour le retour au pays de dirigeants rebelles en exil, à l'issue d'une réunion de deux jours au Gabon. Le comité de suivi de l'accord global de paix signé en juin à Libreville par les autorités de Bangui et deux rébellions "a recommandé la mise en place de mesures exceptionnelles de sécurité et de protection (...) pour le retour et le séjour des leaders des parties prenantes à (cet) accord", selon le communiqué final de la réunion. De telles mesures doivent aussi être prévues "pendant la mise en oeuvre du programme de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion)", plaide le comité de suivi. D'après le texte, ces mesures devraient être "assurées" par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax ou Fomac), qui a remplacé en juillet la Force multinationale africaine en Centrafrique (Fomuc, déployée depuis 2002). La Micopax est composée surtout de contingents sous l'autorité de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, 10 pays). Le comité de suivi a également exhorté à une "campagne de sensibilisation en direction des réfugiés centrafricains du Cameroun, du Tchad et du Soudan (voisins), en vue de faciliter leur retour" dans leur pays, dont le nord est en proie depuis 2005 à l'insécurité, avec des exactions de rebelles, "coupeurs de routes" et militaires gouvernementaux. Plusieurs participants ont salué ces recommandations devant la presse. "L'un des aspects relevés par les mouvements rebelles, c'est leur sécurité", a dit le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, conduisant la délégation gouvernementale. "Nous avons bien précisé (...) que la communauté internationale devait systématiquement assister à la création des conditions de sécurité pour le séjour de ces responsables pendant le Dialogue (politique inclusif) et pendant la mise en place du DDR", a-t-il ajouté. Le Dialogue politique inclusif, forum prévu du 5 au 20 décembre à Bangui, doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix. Le président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, un des principaux mouvements rebelles), Jean-Jacques Demafouth, a salué l'adoption par le comité d'un "document-cadre sur le lancement du processus DDR". "Nous avons convenu de quelque chose qui peut nous permettre d'aller au dialogue", s'est réjoui l'ex-ministre de la Défense, en exil en France. Poursuivi pour complicité d'assassinat par la justice centrafricaine, il bénéficie de la loi d'amnistie promulguée le 13 octobre par le président François Bozizé en prélude au Dialogue inclusif. "Maintenant, nous avons vraiment décidé d'aller vers la paix. Plus personne (à l'APRD) n'a envie de recourir encore aux armes pour arriver au pouvoir", a-t-il assuré, promettant d'être à Bangui pour le forum. Djanib Grebaye, de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, rébellion), a souhaité que le "processus de DDR débute le plus rapidement possible". "Sur le terrain, il y a des étincelles. On ne veut pas de retard, pour ne pas avoir de dérapage", a-t-il ajouté.
Centrafrique: Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse dans la CEMAC en raison de la crise économique mondiale, en passant de 5,8% au premier trimestre à 5,3% pour 2008 et 4% pour l'année 2009
DAKAR, 18 nov 2008 - Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse dans la Commauté économique des Etats d'Afrique centrale (Cemac, 6 pays) en raison de la crise économique mondiale, a indiqué mardi à Dakar à l'AFP le gouverneur de la banque centrale de cette région. "Nous étions pour 2008 à 5,8% jusqu'au premier semestre. Mais compte tenu de la crise financière, nous avons révisé nos perspectives de croissance à 5,3% pour 2008 et 4% pour l'année 2009", a indiqué le gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) Philibert Andzembé. La majorité des pays de la Cémac sont exportateurs de pétrole, dont les prix ont chuté ces dernières semaines après avoir atteint des sommets historiques. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre s'échangeait mardi à New York à 55,35 dollars, évoluant proche de ses plus bas niveaux depuis janvier 2007. Pour l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays), l'estimation de croissance est de "4,4% pour 2009 et 3,9% pour 2008", a indiqué le gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO) Philippe-Henry Dacoury-Tabley. Cette estimation est identique à celle donnée par la BCEAO fin septembre, qui était en recul de 0,5 point par rapport à l'estimation de juin (4,4%). La croissance économique dans l'Uémoa, qui regroupe des pays comptant parmi les plus pauvres du monde, s'était établie à 3,2% en 2007 et 2,9% en 2006. La Zone franc regroupe l'Uémoa, la Cemac et les Comores.
Centrafrique: Le "Dialogue politique inclusif", rassemblant pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, s'ouvrira le 5 décembre et s'achèvera le 20 décembre, selon un décret publié dimanche
BANGUI, 16 nov 2008 (AFP) - Le "Dialogue politique inclusif", rassemblant pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, s'ouvrira bien le 5 décembre mais s'achèvera le 20 décembre et non le 22, indique un décret publié dimanche. Le Coordonnateur adjoint du Dialogue, André Nalké Dorogo, a expliqué que les organisateurs s'étaient aperçus que si la réunion de ce forum durait jusqu'au 22 décembre, comme fixé dans un premier temps, des participants "en raison des dessertes de Bangui par les compagnies aériennes" ne pourraient pas "retourner dans leurs familles pour les fêtes de fin d'année". Des dirigeants notamment des rébellions qui sévissent dans le nord du pays vivent à l'étranger. M. Jean-Jacques Demafouth, président du principal mouvement de rébellion, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), vit en exil à Paris. Initialement fixé au 8 juin, le forum avait été reporté à plusieurs reprises en raison de nombreux désaccords soulevés par des mouvements rebelles et l'opposition notamment sur la loi d'amnistie et la composition du comité d'organisation. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection du président François Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions. Le pays fait aussi face à une grave crise financière et sociale.
Centrafrique: Le "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile dans un large forum pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, se tiendra du 5 au 22 décembre
BANGUI, 8 nov 2008 - Le "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile dans un large forum pour sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix, se tiendra du 5 au 22 décembre, a appris samedi l'AFP auprès de la présidence. Le président François Bozizé a fixé la date lors d'une réunion convoquée à cet effet avec les corps constitués de l'Etat et le corps diplomatique. Initialement fixé au 8 juin, le forum avait été reporté à plusieurs reprises en raison de nombreux désaccords soulevés par des mouvements rebelles et l'opposition notamment sur la loi d'amnistie et la composition du comité d'organisation. Cette composition a été revue dans un décret présidentiel daté de vendredi, mais dévoilé samedi lors de la réunion, alors que la loi d'amnistie devrait être revue dans les prochains jours. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection du président Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions. Le pays fait aussi face à une grave crise financière et sociale.
Centrafrique: La France a effacé 25 milliards de FCFA de dettes de la Centrafrique afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes
BANGUI, 30 oct 2008 - La France a effacé 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros) de dettes de la Centrafrique afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes, ont annoncé jeudi les autorités centrafricaines. "Nous demandons à nos partenaires de nous faire cette facilité" afin de bénéficier du statut PPTE, a expliqué à la presse Emmanuel Bizzo, ministre centrafricain des Finances, ajoutant que "la France a répondu positivement". "Nous entamons actuellement des réformes financières et structurelles dans les secteurs clés comme la forêt et les mines. Si l'ensemble de ces réformes se comporte bien, nous pourrons atteindre le point d'achèvement et toutes les dettes de la Centrafrique seront annulées", a-t-il assuré. La Centrafrique a adhéré en 2006 à un programme du Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en vue de cette initiative PPTE qui doit se terminer en 2009. Sur la base de ce programme, un plan triennal lui a permis d'obtenir le réengagement de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD) en juin 2006. Selon une source proche du FMI, l'initiative PPTE doit lui permettre à terme de bénéficier d'une réduction de dette de 602 millions de dollars US (plus de 300 milliards FCFA) et l'annulation de la dette multilatérale pour environ 101 millions de dollars US (50 milliards FCFA). La Centrafrique a déjà bénéficié de l'annulation de 9,9 millions de dollars US (près de 6 milliards FCFA) et du rééchélonnement de 26,2 millions de dollars (13,1 milliards FCFA) par le Club de Paris.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, qui est contestée par des magistrats et a été déclarée en partie anticonstitutionnelle
BANGUI, 27 oct 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, qui est contestée par des magistrats et a été déclarée en partie anticonstitutionnelle, a-t-on appris lundi à Bangui de source judiciaire. La loi, votée début septembre par le parlement et qui donne notamment la possibilité au ministre de la Justice de prendre certaines décisions sans consulter le Conseil supérieur, a été promulguée le 17 octobre, a affirmé à l'AFP un magistrat membre du Conseil d'Etat sous couvert d'anonymat. Il a dénoncé un vice de procédure dans la promulgation de cette loi, que les magistrats dénoncent comme un texte anticonstitutionnel et une menace à l'indépendance de la Justice. Le 2 octobre, la Cour constitutionnelle avait également jugé la loi "partiellement conforme à la Constitution" et avait exhorté les autorités centrafricains à "faire procéder à un nouvel examen" de certaines de ses dispositions. "Sur 46 articles que comporte la loi, 19 étaient litigieux. La procédure normale aurait dû amener le chef de l'Etat à renvoyer la loi devant l'Assemblée nationale après l'avis de la Cour constitutionnelle, ce qui n'a pas été le cas", a expliqué le la source au Conseil d'Etat. Pour protester contre la loi, initiée par le ministre de la Justice Thierry Savonarole Maléyombo, les magistrats avaient paralysé pendant plus d'un mois le fonctionnement des cours et tribunaux.
Centrafrique: Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont décidé vendredi lors d'une réunion à Libreville de créer un groupe de travail sur les modalités de désarmement des combattants rebelles
LIBREVILLE, 24 oct 2008 - Gouvernement, opposition et rébellions de Centrafrique ont décidé vendredi lors d'une réunion à Libreville de créer un groupe de travail sur les modalités de désarmement des combattants rebelles, a annoncé vendredi le gouvernement gabonais. Il a été "adopté le principe d'un processus de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) en trois phases pour les combattants des mouvements politico-militaires", a déclaré le ministre gabonais des Affaires étrangères Paul Toungui, dans un communiqué lu devant la presse par sa porte-parole, Mme Brigitte Anguile-Diop. "A cet égard, un groupe de travail a été mis en place pour déterminer les modalités de mise en oeuvre du processus de DDR. Ce groupe soumettra son rapport au comité de suivi le 18 novembre", ajoute le texte. La décision a été annoncée vendredi en soirée à l'issue d'une réunion du comité de suivi l'accord global de paix signé en juin. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni à ce sujet et les participants n'ont voulu faire de commentaire. Etaient notamment présents ls ministres centrafricains de la Communication, Cyriaque Gonda, et de l'Intérieur, Paul-Raymond Ndougou, ainsi que les dirigeants des rébellions de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, et de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), Djanib Grebaye. Le chef de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, principale coalition de l'opposition), Me Henri Pouzère, ainsi que des représentants d'organisations régionales, de l'ONU, de l'Union européenne, de la Francophonie ont également participé. Le comité de suivi a aussi appelé les parties centrafricaines à "privilégier le dialogue" dans l'application de la loi d'amnistie promulguée le 13 octobre. L'amnistie est considérée comme un préalable à la tenue du "Dialogue politique inclusif", rassemblant toutes les parties mais l'APRD et l'UFVN ont dénoncé la loi votée par le Parlement fin septembre. Selon eux, le texte élaboré par un comité parlementaire mixte a été modifié par les députés de la majorité présidentielle qui ont ensuite été les seuls à le voter. L'APRD réclame la révision de la loi. L'amnistie concerne et les "forces de sécurité et autorités civiles" et "les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil" depuis le 15 mars 2003, quand le général François Bozizé a renversé le président Ange-Félix Patassé (1993-2003). La rébellion s'était retirée du processus de paix mais une première réunion du comité de suivi mi-septembre avait permis de réamorcer le dialogue.
Centrafrique: La République centrafricaine a obtenu un don de 14,79 millions de US dollars environ de la Banque africaine de développement (BAD) pour des réformes économiques dans ce pays
TUNIS, 16 oct 2008 (AFP) - La République centrafricaine a obtenu un don de 14,79 millions de US dollars environ de la Banque africaine de développement (BAD) pour des réformes économiques dans ce pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète. Selon un communiqué publié jeudi à Tunis, siège provisoire de la BAD, la subvention est destinée à financer la 2e phase du programme gouvernemental de réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques et à consolider la gouvernance dans le secteur public. Parmi les résultats escomptés, figurent notamment la sécurisation des recettes douanières et fiscales auprès du Trésor, la consolidation du dispositif de lutte contre la corruption et une transparence accrue dans la gestion des secteurs forestier, minier et pétrolier. Les réformes également appuyées par la Banque mondiale devraient permettre de contrôler l'inflation, réduire l'endettemment et renforcer la capacité de mobilisation des ressources de l'Etat. Selon la BAD, la croissance du PIB est estimée de 5% pour la période 2008-2010, alors que l'augmentation des recettes publiques est prévue à 11,7% du PIB en 2009 contre 10,2% en 2007. Le groupe de la BAD intervient en RCA depuis 1972 avec des engagements cumulées s'élevant à 215 millions de dollars pour 46 opérations de financement.
Centrafrique: Le gouvernement centrafricain a retiré l'agrément d'exportation minière à huit sociétés collectrices de diamant et d'or, appelées "bureaux d'achat", pour non-respect de la loi ayant des "effets négatifs sur les recettes de l'Etat"
BANGUI, 7 oct 2008 - Le gouvernement centrafricain a retiré l'agrément d'exportation minière à huit sociétés collectrices de diamant et d'or, appelées "bureaux d'achat", pour non-respect de la loi ayant des "effets négatifs sur les recettes de l'Etat", ont indiqué mardi les médias d'Etat. Cette mesure, entrée en vigueur lundi pour une durée indéterminée, est l'une des actions "visant à lutter contre la fraude minière", a expliqué le ministre des Mines, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, cité mardi par les médias d'Etat. Ce retrait, pour "non-respect" de dispositions du Code minier, concerne huit des dix bureaux d'achat officiellement agréés: Ordica, CAD, ADC, Beldiam, Diamstar, Diamond Distributor Centrafric, Gem-CA et Primo. Les bureaux Batica et Sodiam ont rempli "les conditions légales d'existence". Le code oblige notamment les bureaux d'achat à réaliser en trois ans un investissement immobilier d'au moins 250 millions de francs CFA (382.000 euros), se doter d'un capital social de 50 millions de FCFA (76.200 euros) et verser une caution de 50 millions de FCFA au Trésor public, en contrepartie de l'attribution gratuite par l'Etat d'un terrain sur lequel sera réalisé l'investissement immobilier. En ne respectant pas ces dispositions légales, ces sociétés ont été à l'origine d'une "baisse constante de la production", a indiqué M. Ndoutingaï, évoquant une fraude minière. Cette baisse "savamment orchestrée (...) a eu des effets négatifs sur les recettes de l'Etat", a-t-il dit, sans fournir de chiffres. Selon une source gouvernementale, les exportations de diamant centrafricain ont décliné depuis 2004, évoluant entre 350.000 et 380.000 carats par an, contre 400.000 à 500.000 carats auparavant. A l'apogée des exportations, les bureaux d'achat versaient à l'Etat 300 à 400 millions de FCFA par mois (457.300 à 610.000 euros) de taxes. Le diamant centrafricain, réputé de qualité, fournit au pays quelque 40% de ses recettes à l'exportation. La filière diamant emploie environ 100.000 artisans.
Centrafrique: La Cour constitutionnelle de Centrafrique a jugé "partiellement conforme à la Constitution" la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, votée début septembre par le Parlement
BANGUI, 3 oct 2008 - La Cour constitutionnelle de Centrafrique a jugé "partiellement conforme à la Constitution" la loi de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, votée début septembre par le Parlement, a-t-on appris vendredi à Bangui de source judiciaire. La Cour constitutionnelle a rendu sa décision jeudi lors d'une audience au palais de Justice de Bangui, a affirmé à l'AFP Sylvain Nzas, président de l'Amicale des magistrats de Centrafrique. "La loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature est partiellement conforme à la Constitution", a-t-elle estimé, selon Me Nzas. L'institution a considéré notamment que 28 des articles de la loi étaient conformes à la Constitution et que sept le seraient "sous réserve d'observations". Elle a en revanche jugé que douze autres articles n'étaient pas conformes à la Constitution, de même que "la procédure d'élaboration de la loi" de réforme du Conseil supérieur de la magistrature. Ce texte, qui donne notamment la possibilité au ministre de la Justice de prendre certaines décisions sans consulter le Conseil supérieur, avait suscité des mouvements de colère de magistrats qui avaient paralysé pendant plus d'un mois le fonctionnement des cours et tribunaux. Les magistrats dénonçaient une loi anticonstitutionnelle et une menace contre l'indépendance de la Justice.
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