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Évolution
économique et financière de la CEMAC
(Extrait
du
Rapport d'Exécution de la Surveillance Multilatérale de la CEMAC, Édition Juin 2003)
|
|
La situation économique et financière de la Communauté en 2002 a été
caractérisée par un repli de la croissance, une situation budgétaire
relativement stable, un renforcement de la monnaie commune, un allègement des
tensions inflationnistes et un solde du compte courant extérieur
déficitaire.
De fait, la croissance économique réelle en 2002 a atteint 4,0 % contre
5,8 % en 2001, entraînant ainsi un PIB réel par habitant de 1,5 %. L'indice
des prix à la consommation des ménages a enregistré une hausse de 3,0 %
contre 4,3 % en 2001 en moyenne annuelle. Au niveau des finances publiques,
l'excédent budgétaire, base engagements, hors dons, s'est établi à 1,2 %
du PIB en 2002 contre 1,6 % du PIB une année plus tôt. Les dépenses en
capital ont été particulièrement orientées vers les secteurs prioritaires.
S'agissant des échanges extérieurs, le déficit du compte courant de la
balance des paiements, dons officiels inclus, s'est réduit, à 8,1 % du PIB
en 2002 contre 8,2 % du PIB en 2001, en liaison avec une baisse sensible des
achats des biens et services du secteur pétrolier.
La situation monétaire, quant à elle, s'est consolidée davantage, avec
un taux de couverture extérieure de la monnaie de 66,6 % en 2002 contre 63,4
% un an plus tôt.
* * *
Production :
En 2002, la croissance économique des États de la CEMAC a été
principalement tirée par la demande extérieure nette soutenue par la hausse
des exportations de pétrole et la forte contraction des importations des
biens et services.
Cette embellie provient de la forte expansion de l'activité économique
observée dans la plupart des Etats de la CEMAC, notamment au Cameroun (4,0
%), au Congo (2,4 %), au Tchad (8,5 %) et en Guinée Équatoriale (20,9 %). En
revanche, le Centrafrique a connu une stagnation (0,6 %) et le Gabon une
baisse de la croissance économique (- 0,1 %).
Du côté de l'offre, la croissance
économique a profité aussi bien de l'apport du secteur pétrolier que du
secteur non pétrolier.
La contribution du secteur primaire a
été faible (0,1 point) malgré le retour de bonnes conditions climatiques et
les prix rémunérateurs, notamment des cultures vivrières et maraîchères.
Toutefois, les résultats d'importants investissements réalisés dans le
secteur forestier en 2002 n'ont pas été à la hauteur des attentes, car les
activités sylvicoles ont contribué négativement à la croissance (-0,3
point).
|
CEMAC : Produit Intérieur Brut
(Taux de croissance annuelle, en pourcentage)
|
| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
| Secteur
primaire |
-0,8 |
1,3 |
0,7 |
|
Agriculture, Élevage, Chasse et Pêche |
-0,3 |
2,6 |
2,1 |
|
Sylviculture |
-3,3 |
-4,9 |
-6,7 |
| Secteur
secondaire |
2,8 |
11 |
5,8 |
|
Pétrole |
-3,2 |
10,2 |
4,9 |
|
Industries manufacturières |
5,6 |
7,4 |
5 |
|
Bâtiments et Travaux Publics |
16,3 |
24,9 |
11,4 |
|
Autres |
0,6 |
3,3 |
0,4 |
| Secteur
tertiaire |
5,9 |
5,4 |
4,8 |
|
Services marchands |
6,7 |
6,1 |
5,9 |
|
Services non marchands |
4,2 |
3,9 |
2,4 |
|
PIB au coût des facteurs |
3,4 |
6,3 |
4,3 |
|
Droits et Taxes à l'importation |
-0,7 |
-14 |
-12,1 |
PIB aux prix constants du marché
de 1992 |
3,3 |
5,8 |
4 |
|
PIB du secteur pétrolier |
-3,2 |
10,2 |
4,9 |
|
PIB du secteur non pétrolier |
4,4 |
5,2 |
3,8 |
|
Sources : Administrations nationales, FMI et BEAC
|
CEMAC : Produit Intérieur Brut
(structure, en pourcentage)
|
| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
| Secteur
primaire |
20,8 |
21,2 |
21,1 |
|
Agriculture, Élevage, Chasse et Pêche |
16,4 |
17,1 |
17,2 |
|
Sylviculture |
4,4 |
4,1 |
3,9 |
| Secteur
secondaire |
43,5 |
42,9 |
42,5 |
|
Pétrole |
30,4 |
27,7 |
26,7 |
|
Industries manufacturières |
8,3 |
8,7 |
8,9 |
|
Bâtiments et Travaux Publics |
3,5 |
4,5 |
4,9 |
|
Autres |
1,3 |
2 |
2 |
| Secteur
tertiaire |
31,6 |
33,1 |
33,7 |
|
Services marchands |
22,2 |
23,5 |
24,2 |
|
Services non marchands |
9,4 |
9,7 |
9,5 |
|
PIB au coût des facteurs |
96 |
97,2 |
97,3 |
|
Droits et Taxes à l'importation |
4 |
2,8 |
2,7 |
PIB aux prix constants du marché
de
1992 |
100 |
100 |
100 |
|
PIB du secteur pétrolier |
30,4 |
27,4 |
26,7 |
|
PIB du secteur non pétrolier |
69,6 |
72,6 |
73,3 |
|
Sources : Administrations nationales, FMI
et BEAC.
Le secteur secondaire a contribué
fortement à la croissance dans la Communauté, avec 1,9 points en 2002 contre
3,4 points en 2001, bénéficiant essentiellement de l'augmentation de la
production de pétrole, de méthanol et de Gaz Pétrole Liquéfié (GPL) en
Guinée Équatoriale, ainsi que du dynamisme du secteur des bâtiments et
travaux publics dans la plupart des États membres.
Les performances observées dans le secteur pétrolier résultent de
l'extension des capacités d'extraction de certains gisements (Zaffiro, Jade
et Alba), de la mise en production des nouveaux puits dans certains pays
notamment la Guinée Equatoriale, ainsi que du doublement de la production du
méthanol et du GPL.
S'agissant des bâtiments et travaux publics (BTP), leur contribution (0,6
point) provient des travaux de construction et de réhabilitation des
infrastructures de base, notamment au Cameroun et au Gabon, des travaux du
pipeline Doba/Kribi et du terrassement du champ pétrolier de Doba, du
rééquipement des unités de production et de l'accroissement de la
construction des logements individuels.
Le redressement des activités manufacturières (+ 0,6 point), découle de
la réouverture de la voie fluviale entre le Congo démocratique et la
Centrafrique, de l'implantation de nouvelles unités de transformation du bois
et du dynamisme des activités agroalimentaires, de raffinage des produits
pétroliers, de la cimenterie et de la métallurgie. Toutefois, le secteur
manufacturier a été confronté aux difficultés liées au délestage
d'électricité dans certains pays.
Le secteur tertiaire, principal facteur
de la croissance, a quant lui contribué à hauteur de 2,2 points,
essentiellement à travers les activités de services marchands (commerce,
transport et autres). Son évolution s'explique par la hausse des revenus des
ménages, la poursuite des travaux de réhabilitation des infrastructures
routières, la régularisation du trafic fluvial, l'amélioration de la
distribution des produits pétroliers, notamment en Centrafrique et le
développement rapide de la téléphonie cellulaire et des nouvelles
technologies de télécommunications (informatique, Internet).
S'agissant de la demande, la croissance économique a été alimentée par
la demande extérieure nette dont la contribution a été de 6,3 points, en
liaison avec la progression des exportations des biens et services
non-facteurs, notamment les ventes de pétrole brut, et la baisse des
importations des biens et services non-facteurs. En revanche, la demande
intérieure brute a obéré la croissance à concurrence de 2,3 points, du
fait de la contraction des investissements productifs (- 4,8 points), et ce
malgré l'apport positif de la consommation privée, attribuable à la hausse
sensible des salaires dans le secteur public. L'apport négatif des
investissements bruts à la croissance, traduit les baisses observées dans
toutes leurs composantes.
|
CEMAC : Emplois et ressources
(Taux de croissance annuelle, en pourcentage)
|
| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
|
Produit intérieur brut |
3,3 |
5,8 |
4 |
|
Dépenses intérieures brutes |
7,7 |
16,1 |
-1,9 |
|
Consommation |
5,4 |
9,7 |
3 |
|
Publique (Etat) |
8,7 |
10,9 |
3,6 |
|
Privée |
4,9 |
9,4 |
2,9 |
|
Investissements bruts |
14,2 |
33,3 |
-12,7 |
|
Formation brute de capital fixe |
13,2 |
33,7 |
-11,7 |
|
Publique (Etat et Administrations publiques) |
23,5 |
21,2 |
-4,4 |
|
Privée (Entreprises et ménages) |
11,4 |
36,1 |
-13 |
|
Secteur pétrolier |
16,7 |
43,2 |
-38,3 |
|
Secteur non pétrolier |
6,8 |
29,4 |
13,4 |
|
Variations des stocks |
298 |
0,9 |
-123,4 |
|
Exportations nettes |
102 |
129 |
-31,6 |
|
Exportations de biens et services non-facteurs |
-2 |
1,6 |
5,1 |
|
Importations de biens et services non-facteurs |
13,2 |
34,9 |
-11,2 |
|
Sources : Administrations nationales, FMI
et BEAC.
|
CEMAC: Emplois et ressources
(structure du PIB, en pourcentage)
| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
|
Produit intérieur brut |
100 |
100 |
100 |
|
Dépenses intérieures brutes |
83,4 |
95,5 |
94,6 |
|
Consommation |
59,5 |
62 |
63,2 |
|
Publique (Etat) |
8,3 |
9 |
9,2 |
|
Privée |
51,2 |
53 |
54 |
|
Investissements bruts |
23,9 |
33,6 |
31,4 |
|
Formation brute de capital fixe |
23,7 |
33 |
31,5 |
Publique (Etat et
Administrations publiques) |
4,5 |
5,3 |
5,2 |
Privée (Entreprises et
ménages) |
19,2 |
27,6 |
26,3 |
|
Secteur pétrolier |
8,1 |
12,6 |
9,7 |
|
Secteur non pétrolier |
11,1 |
15 |
16,6 |
|
Variations des stocks |
0,3 |
0,6 |
-0,1 |
|
Exportations nettes |
16,6 |
4,5 |
5,4 |
Exportations de biens et
services
non-facteurs |
48,9 |
44,7 |
42,9 |
Importations de biens et
services non
facteurs |
-32 |
-40 |
-37,5 |
|
Sources : Administrations nationales, FMI
et BEAC.
* * *
Prix :
A fin décembre 2002, le niveau général des prix dans la Communauté a
progressé de 3,0 % contre 4,2 % en 2001 en moyenne annuelle.
Ce ralentissement de l'inflation provient notamment des bons résultats
enregistrés dans l'approvisionnement des produits pétroliers et vivriers
consécutifs aux meilleures récoltes de la campagne agricole 2001-2002, la
reprise de la navigation sur le fleuve Congo et l'inflexion de la demande
intérieure dans la plupart des États membres de la Communauté.
|
|
CEMAC : Inflation (moyenne annuelle)
|
| États |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
|
CEMAC |
1,3 |
4,2 |
3 |
|
Cameroun |
1,2 |
4,5 |
2,8 |
|
Centrafrique |
3,1 |
3,8 |
2,3 |
|
Congo |
-0,3 |
0,4 |
3,8 |
|
Gabon |
0,5 |
2,1 |
0,2 |
|
Guinée Equatoriale |
4,6 |
8,8 |
7,6 |
|
Tchad |
3,8 |
12,4 |
5,2 |
|
* * *
Finances publiques :
En 2002, la situation des finances publiques s'est légèrement
détériorée à travers les baisses enregistrées dans les excédents
budgétaires en raison de la progression moins rapide des recettes par rapport
aux dépenses.
En effet, les recettes budgétaires totales, hors dons, ont progressé de
0,5 % contre 8,0 % en 2001, s'établissant respectivement à 3 606,8
milliards, soit 21,7 % du PIB contre 3 589,8 milliards (22,7 % du PIB). Cette
tendance résulte de la baisse des recettes pétrolières, baisse compensée
par une augmentation des recettes non pétrolières dans la plupart des Etats
de la CEMAC en liaison avec l'amélioration du recouvrement.
De leur côté, les dépenses budgétaires totales ont augmenté de 2,1 %
en 2002 contre 21,2 % un an plus tôt, soit respectivement 20,5 % contre 21,2
% du PIB. Cette évolution est la résultante d'une légère hausse des
dépenses courantes et d'une baisse sensible des dépenses en capital.
Le solde primaire excédentaire s'est réduit à 5,7 % du PIB contre 7,5 %
du PIB en 2001 ainsi que le solde budgétaire de base, à 2,5 % du PIB contre
3,1 % du PIB en 2001.
En conséquence, l'excédent budgétaire global, base engagements, hors
dons, est revenu à 195,0 milliards, soit 1,2 % du PIB en 2002 contre 247,2
milliards, soit 1,6 % du PIB en 2001.
Compte tenu de l'apurement à hauteur de 288,4 milliards des arriérés de
paiements intérieurs (134,7 milliards) et extérieurs (153,7 milliards), de
l'amortissement de la dette extérieure de 856,7 milliards et du
désengagement net vis-à-vis du système bancaire pour 45,6 milliards et non
bancaire pour 419,8 milliards, le besoin de financement global de la
Communauté s'est élevé à 1 415,5 milliards. Ce besoin a été entièrement
couvert par des financements extérieurs à hauteur de 132,0 milliards au
titre des dons, de 359,8 d'emprunts et de 923,6 milliards d'allègements de la
dette extérieure.
|
CEMAC : Tableau des opérations financières des Etats.
(En milliards de FCFA)
|
|
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
| Recettes
totales |
3
328,40 |
3
589,80 |
3
606,80 |
|
Recettes pétrolières |
1
822,00 |
1
856,80 |
1
737,90 |
|
Recettes non pétrolières |
1
506,40 |
1
733,10 |
1
867,40 |
| Dépenses
totales |
2
753,20 |
3
332,20 |
3
371,80 |
|
Dépenses courantes |
2
079,30 |
2
498,50 |
2
522,80 |
|
Salaires et traitements |
722,1 |
778,9 |
836,5 |
|
Biens et services |
549,4 |
636 |
669,8 |
|
Transferts et subventions |
293,7 |
382,7 |
481,1 |
|
Intérêts |
514,2 |
700,9 |
535,3 |
|
Dette extérieure |
452,8 |
632,4 |
459,3 |
|
Dette intérieure |
61,3 |
68,6 |
76 |
|
Dépenses en capital |
673,9 |
833,7 |
753,1 |
|
Sur ressources locales |
448,4 |
594 |
558,1 |
|
Sur ressources extérieures |
225,5 |
239,7 |
195 |
|
Solde primaire (en milliards de FCFA) |
1
314,90 |
1
198,30 |
963,8 |
|
Solde primaire (en pourcentage du PIB) |
8,7 |
7,5 |
5,8 |
|
Solde budget. de base (en milliards de FCFA) |
800,7 |
497,4 |
428,5 |
|
Solde budgétaire de base (en % du PIB) |
5,3 |
3,1 |
2,6 |
| Solde
global (base engagements hors dons) |
575,2 |
247,2 |
195 |
| Solde
global (en pourcentage du PIB) |
3,8 |
1,6 |
1,2 |
| Solde
global (base engagements dons compris) |
697,3 |
398,1 |
325,2 |
| Variations
des arriérés (baisse ) |
-425,6 |
-110 |
-288,4 |
|
Intérieurs (principal et intérêts) |
-234 |
-307,5 |
-134,7 |
|
Extérieurs (principal et intérêts) |
-191,6 |
197,5 |
-153,7 |
| Solde
global (base trésorerie) |
149,6 |
137,2 |
-93,3 |
| Financement
total |
-149,6 |
-137,2 |
93,3 |
|
Extérieur |
410,7 |
-33,1 |
558,7 |
|
Dons |
122,1 |
150,8 |
132 |
|
Tirages |
162,8 |
250,5 |
359,8 |
|
Amortissements de la dette extérieure |
-667,6 |
-887,8 |
-856,7 |
|
Allégements de la dette extérieure |
781,1 |
447,5 |
923,6 |
|
Autres |
12,3 |
6 |
0 |
|
Intérieur |
-560,3 |
-104,1 |
-465,4 |
|
Système bancaire |
-188,9 |
241,7 |
-45,6 |
|
Non bancaire |
-371,3 |
-345,8 |
-419,8 |
|
Gap résiduel |
- |
….. |
… |
|
Sources : Administrations nationales, FMI
et BEAC
* * *
Balance des paiements :
Au niveau des échanges extérieurs, le déficit du compte courant
(transferts publics inclus) des Etats membres de la CEMAC s'est aggravé,
s'élevant à 1 346,5 milliards (8,2 % du PIB) en 2001 contre 1 299,1
milliards, soit 8,1 % du PIB en 2002.
L'excédent de la balance commerciale a progressé de 8,9 %, se situant
3153,0 milliards contre 2895,9 milliards en 2001, sous l'effet à la fois
d'une légère hausse des exportations (0,6 %) et d'une baisse sensible des
importations (7,3 %). La hausse des exportations a été due principalement à
la progression des ventes de pétrole, de manganèse, de bois, de banane et
d'aluminium du fait de la bonne tenue des cours sur le marché, alors que la
baisse des importations est attribuable, entre autres, à la réduction des
achats de biens du secteur pétrolier.
De son côté, le déficit de la balance des services s'est accru de 2,7 %,
atteignant 2 252,4 milliards en 2002 contre 2 192,7 milliards un an plus tôt,
en liaison avec les dépenses des services liées à la prospection
pétrolière, notamment au Tchad et en Guinée Equatoriale. De la même
manière, le déficit de la balance des revenus a également augmenté, en
relation avec l'accroissement des sorties au titre de la rémunération des
investissements privés. Le solde des transferts courants sans contrepartie
est revenu à 88,6 milliards en 2002 contre 117,5 milliards en 2001.
Enfin, l'excédent du compte de capital et des opérations financières est
resté quasimment stable, à 733,0 milliards en 2002 contre 729,5 en 2001, du
fait d'une stagnation des investissements directs étrangers et d'une légère
progression des transferts en capital du secteur public.
En définitive, le déficit de la balance des paiements de la Communauté
s'est réduit sensiblement, atteignant 524,4 milliards (3,2 % du PIB) en 2002
contre 757,5 milliards (4,8 % du PIB) en 2001.
En y incorporant la réduction des arriérés extérieurs de 153,7
milliards et la reconstitution des réserves officielles de change de 245,5
milliards, le besoin de financement extérieur s'est situé à 923,6 milliards
et a été entièrement comblé par un réaménagement de la dette
extérieure.
|
|
CEMAC: Balance des paiements
|
| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
SOLDE
DU COMPTE COURANT
(transf. publics inclus) |
930 |
-1 299,10 |
-1 346,50 |
|
Solde du compte courant (en % du PIB) |
6,2 |
-8,2 |
-8,1 |
| Solde
du compte courant (transf. publics exclus) |
785,1 |
-1 421,50 |
-1 462,60 |
|
Solde du commerce extérieur |
4
179,00 |
2
895,90 |
3
153,00 |
|
Exportations, fob |
6 723,50 |
6 446,90 |
6 487,30 |
|
Importations, fob |
-2
544,60 |
-3
550,90 |
-3
334,30 |
|
Balance des services |
-1 695,50 |
-2 192,70 |
-2 252,40 |
Services fournis ou reçus par les adm.
publiques |
28,2 |
- |
- |
|
Balance des revenus |
-1 682,30 |
-2 120,20 |
-2 335,70 |
|
Solde des transferts courants |
129 |
117,5 |
88,6 |
| Compte
de capital et d’opérations financières |
-1 075,60 |
729,5 |
733 |
|
Compte de capital |
107,4 |
110,8 |
103,2 |
|
Compte financier |
-1183 |
618,7 |
629,8 |
| Erreurs
et omissions |
-189,1 |
-187,5 |
89,1 |
| S
O L D E G L O B A L |
-334,7 |
-757,5 |
-524,4 |
| Financement |
334,7 |
757,5 |
524,4 |
|
Variations des réserves officielles (baisse +) |
-401,2 |
112,6 |
-245,5 |
|
Financements exceptionnels |
735,9 |
644,9 |
769,9 |
|
Variations des arriérés extérieurs (baisse -) |
-186,9 |
197,4 |
-153,7 |
|
Réaménagement de la dette |
922,8 |
447,5 |
923,6 |
|
Autres |
0 |
0 |
0 |
|
GAP RESIDUEL |
… |
… |
… |
|
Sources : Administrations
nationales, FMI et BEAC
En ce qui concerne la dette publique, l'amélioration des comptes
extérieurs s'est traduite par une diminution du ratio du service de la dette
par rapport aux exportations de biens et services non-facteurs, revenant de
21,5 % en 2001 à 18,5 % en 2002. De même, le ratio du service de la dette
sur les recettes budgétaires et celui de l'encours de la dette sur le PIB se
sont améliorés, se situant respectivement à 36,5 et 68,5 % en 2002 contre
42,3 % et 75,9 % en 2001.
* * *
Monnaie :
A fin décembre 2002, la situation monétaire dans la Communauté a été
caractérisée par une augmentation des avoirs extérieurs nets, une légère
hausse des crédits intérieurs nets, et par conséquent un accroissement de
la masse monétaire.
En effet, les avoirs extérieurs nets du système monétaire ont
enregistré une progression de 47,9 % pour s'établir à 877,8 milliards
contre 593,6 milliards à fin décembre 2001. Cette consolidation des avoirs
extérieurs nets entre décembre 2001 et décembre 2002 a été principalement
imprimée par le dynamisme des activités économiques dans la plupart des
Etats membres de la CEMAC, notamment l'accroissement des exportations
d'hydrocarbures en Guinée, le maintien des cours du pétrole et du cacao à
un niveau soutenu, les effets positifs des allègements de la dette
extérieure de certains Etats notamment le Cameroun et le Tchad et le
rapatriement régulier des recettes d'exportation. En définitive, le taux de
couverture extérieure de l'émission monétaire s'est établi à 66,6 % au 31
décembre 2002 contre 63,4 % au 31 décembre 2001.
La quasi-constance des crédits intérieurs nets est le résultat d'une
contraction des créances nettes sur les Etats (-9,0 %), revenues de 860,6
milliards en 2001 à 782,8 milliards en 2002, en raison de la consolidation de
la trésorerie publique, notamment au Cameroun, au Gabon et en Guinée
Equatoriale et d'une augmentation des crédits à l'économie (6,0 %),
atteignant 1591,7 milliards en décembre 2002 contre 1501,3 milliards un an
plus tôt, en liaison avec le maintien de l'activité économique à un niveau
soutenu dans plusieurs pays (Guinée Equatoriale, Tchad et Cameroun).
La masse monétaire a augmenté en conséquence de 15,2 % entre décembre
2001 et décembre 2002.
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CEMAC : Situation monétaire.
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| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
| Avoirs
extérieurs nets |
794,2 |
593,6 |
877,8 |
| Avoirs
intérieurs nets |
1413,7 |
1751,1 |
1807,7 |
|
Crédit intérieur net |
2026,7 |
2362 |
2374,6 |
|
Créances nettes sur l'Etat |
629,4 |
860,6 |
782,8 |
|
Crédits à l'économie |
1397,3 |
1501,3 |
1591,7 |
|
Autres postes nets |
-613 |
-610,9 |
-566,8 |
| Masse
monétaire (M2) |
2141 |
2276,6 |
2623,4 |
|
Monnaie fiduciaire |
689,5 |
761,8 |
817,8 |
|
Dépôts à vue |
820,2 |
787,9 |
954,7 |
|
Dépôts à terme |
631,2 |
726,9 |
850,9 |
| Allocations
de DTS |
66,9 |
68,1 |
62,1 |
Source : BEAC, Etats
|
Variation annuelle, en pourcentage
|
| Agrégats |
2000 |
2001 |
2002
Estim. |
| Avoirs
extérieurs nets |
491,4 |
-25,3 |
47,9 |
|
Crédit intérieur net |
-6,9 |
16,5 |
0,5 |
|
Créances nettes sur l'Etat |
-32,1 |
36,7 |
-9 |
|
Crédits à l'économie |
11,8 |
7,4 |
6 |
| Masse
monétaire (M2) |
25,6 |
6,3 |
15,2 |
|
* * *
Perspectives de l'économie de la
communauté en 2003 :
Perspectives économiques et financières :
En 2003, les perspectives économiques communautaires en 2003 devraient
rester dans la tendance de 2002 avec un taux de croissance de 4,0 %,
conduisant à une augmentation du revenu réel par habitant de 1,5 % pour un
taux de croissance de la population de 2,5 %.
Du côté de l'offre, la croissance serait imprimée par le secteur
tertiaire avec une contribution de 1,9 points, suivi du secteur secondaire
(1,3 points) et du secteur primaire (0,6 point) ; et du côté de la demande,
essentiellement par la demande intérieure avec une contribution projetée à
10,7 points dont 5,9 points pour la consommation privée et 4,8 points pour
les investissements productifs. En revanche, la demande extérieure nette
obèrerait la croissance, car les importations seraient importantes à cause
de la reprise attendue des activités dans les secteurs pétrolier et non
pétrolier.
Les tensions inflationnistes seraient contenues autour 2,4 % contre 3 % en
2002, sous l'hypothèse d'une campagne agricole 2002-2003 abondante et de la
régularisation progressive de l'approvisionnement en énergie électrique.
Dans le domaine des finances publiques, la gestion serait marquée par la
poursuite du redressement et de l'assainissement des comptes dans les pays de
la CEMAC. En conséquence, l'excédent budgétaire, base engagement, hors
dons, progresserait à 1,5 % du PIB contre 1,2 % du PIB en 2002.
Enfin, les comptes courants extérieurs se détérioreraient légèrement,
sous l'effet principalement d'une contraction prévue des recettes
d'exportation de pétrole brut.
Perspectives monétaires :
Le raffermissement des finances publiques, conjuguée avec l'afflux des
capitaux extérieurs, contribuerait au renforcement de la situation monétaire
en 2003. Ainsi, les avoirs extérieurs nets progresseraient de 43,2 %, les
créances nettes sur l'Etat poursuivraient leur repli (-30,8 %), les crédits
à l'économie augmenteraient de 7,5 %, et la masse monétaire s'accroîtrait
en conséquence de 9,5 %.
* * *
Source:
Secrétariat Exécutif de la CEMAC, Juin 2003.
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