| L'actualité du Cameroun en 2009 (d'après l'Agence France Presse) |
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Cameroun: La Société nationale de raffinage du Cameroun (Sonara) a contracté un prêt de 68,6 millions d'euros auprès du groupe bancaire privé Afriland First Bank pour moderniser sa raffinerie et accroître sa production
YAOUNDÉ, 24 déc 2009 - La Société nationale de raffinage du Cameroun (Sonara) a contracté un prêt de 68,6 millions d'euros auprès du groupe bancaire privé Afriland First Bank pour moderniser sa raffinerie et accroître sa production, selon un communiqué de l'entreprise obtenu jeudi par l'AFP. Selon ce texte, la Sonara a signé mardi dans la capitale économique, Douala, "une convention de prêt" de 68,6 millions d'euros avec quatre succursales (Cameroun, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo et Sao Tomé et Principe) du groupe Afriland First Bank, dont le siège est au Cameroun. Ce prêt doit financer en partie la première phase (198 millions d'euros) d'un projet de modernisation de la raffinerie installée à Limbé (sud-ouest) de la Sonara, opérationnelle depuis 1981 et dont le capital est majoritairement détenu par l'Etat camerounais. Ce plan vise notamment à accroître la production annuelle de la société qui devrait passer de "2,1 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes". Il prévoit "de changer la configuration" actuelle de la raffinerie, "conçue au départ pour traiter du brut léger", pour lui permettre de raffiner enfin le pétrole camerounais, classé "brut lourd", explique l'entreprise. "D'autres conventions sont en cours de finalisation" pour financer la première phase du projet de modernisation, précise la Sonara, sans précision sur la seconde phase. Le Cameroun produit en moyenne 85.000 barils de brut par jour, selon la Société nationale d'hydrocarbures (SNH).
Cameroun: Pour un coût de 62,8 milliards de FCFA, une nouvelle centrale thermique d'une puissance de 86 mégawatts, qui devrait permettre au Cameroun de réduire son déficit de production d'électricité, a été mise en service mardi près de Douala
DOUALA, 15 déc 2009 - Une nouvelle centrale thermique d'une puissance de 86 mégawatts (MW), qui devrait permettre au Cameroun de réduire son déficit de production d'électricité, a été mise en service mardi près de Douala (sud-ouest), la capitale économique, selon ses promoteurs. "Après 19 mois de travaux intenses pour un coût de 62,8 milliards de FCFA (plus de 95,70 millions d'euros), la centrale de Yassa-Dibamba (15 km de Douala) est opérationnelle", a annoncé la société Kribi Power Development Company (KPDC), filiale du groupe américain AES qui est l'actionnaire majoritaire dans la compagnie d'électricité au Cameroun. Elle "permettra de venir à bout du déficit actuel d'environ 40 MW entre l'offre et la demande" en injectant dans le réseau interconnecté "86 MW de plus, soit une fois et demi l'équivalent de l'alimentation de toute la région de l'Ouest-Cameroun (oscillant) autour de 50 MW", a indiqué KPDC dans un communiqué transmis à l'AFP. Les coupures de courant sont récurrentes dans ce pays d'Afrique centrale au potentiel hydro-électrique important. Outre la centrale de Yassa-Dibamba, KPDC a affirmé avoir comme autre "projet phare" la construction d'une centrale à gaz de 216 MW à Kribi (160 km au sud de Douala). D'un capital de 13,64 milliards de FCFA (près de 20,80 millions d'euros), la société est détenue par le groupe AES. Depuis 2001, AES détient 51% du capital de la compagnie d'électricité AES-Sonel, issue de la privatisation de la Société nationale d'électricité du Cameroun (Sonel). L'Etat camerounais en a 44%, le personnel 5%.
Cameroun: Le gouvernement camerounais a défini une feuille de route pour atteindre un taux moyen annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années
YAOUNDE, 21 nov 2009 - Le Cameroun a défini une feuille de route pour atteindre un taux moyen annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, selon un document officiel parvenir à l'AFP samedi. "Le gouvernement envisage" de "porter la croissance (du PIB) à 5,5% en moyenne annuelle dans la période 2010-2020", indique le Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE), approuvé il y a quelques semaines par les autorités gouvernementales. En 2009, le taux de croissance du PIB devrait être de 2,5% alors que selon le budget 2010, examiné actuellement au Parlement, la croissance devrait être de 3,9%, selon le Premier ministre Philémon Yang. Le gouvernement veut aussi ramener le taux de chômage de plus de 13% à moins de 7%, promettant "la création de dizaines de milliers d'emplois formels par an", selon le document que le gouvernement présente comme sa feuille de route pour la prochaine décennie. Il veut également "ramener le niveau du sous-emploi (surqualification des personnes exerçant un métier) de 75,8% à moins de 50% en 2020" au Cameroun où il n'est pas rare de voir des universitaires conduire des taxis. Elaboré à la demande des bailleurs de fonds internationaux, le DSCE remplace le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), adopté en 2003. Le DSRP a notamment permis au gouvernement "de soutenir des taux de croissance positifs jusqu'en 2008" mais il n'a pas aidé à "résorber substantiellement la pauvreté" comme il ambitionnait, selon le Premier ministre Yang. Le taux moyen de croissance de 3,32% obtenu pendant la mise en oeuvre du DSRP (2003-2007) "se situe en dessous" de celui de "4,2% observé entre 2000-2002", période pendant laquelle le pays "ne mettait en oeuvre aucun programme formel visant essentiellement la lutte contre la pauvreté", selon le ministère en charge de l'économie et de la planification. Il est "très improbable" que le Cameroun, dont la croissance de l'économie "reste fragile", atteigne les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) visant notamment à réduire de moitié l'extrême pauvreté d'ici à 2015, selon le DSCE.
Cameroun: Selon un rapport interne de la Banque, 139 bénéficiaires ont profité du détournement de 16,5 milliards de F CFA à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) entre 2004 et 2009
YAOUNDE, 2 nov 2009 - Cent trente-neuf bénéficiaires ont profité du détournement de 25 millions d'euros à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) entre 2004 et 2009, selon un rapport interne de la Banque obtenu lundi par l'AFP. "Au stade actuel des investigations, le montant total des détournements, (...) s'élève" à 16,5 milliards de F CFA (25 millions d'euros), indique le rapport daté du 24 octobre et publié le 29 par la BEAC. Ces détournements, enregistrés au Bureau extérieur de la BEAC à Paris (BEP), ont été "opérés au moyen de chèques, virements, retraits en espèces et titres de transport", ajoute-t-il. "On dénombre en tout 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1.306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux", est-il précisé. Selon le rapport, Armand Ndzamba, comptable au BEP de 1992 à 2009, est le "principal homme orchestre de ces fraudes". Les sommes détournées, provenant essentiellement du siège de la BEAC à Yaoundé, étaient destinées au fonctionnement du BEP et au règlement des factures pour le compte de la BEAC. "Très mal suivies", ces sommes ne correspondaient pas aux besoins réels du BEP et ont "suscité un tel appétit chez les fraudeurs qu'ils s'en sont donnés à coeur joie", souligne le rapport qui estime que le dispositif de contrôle interne de la Banque est "très loin des standards internationaux". Les enquêteurs déplorent le silence de plusieurs hauts responsables de la BEAC qui n'ont "pas attiré l'attention sur les dérives" du BEP, citant notamment le cas des Gabonais Jean Félix Mamalépot, gouverneur de la BEAC de 1989 à 2007, et de son successeur Philibert Andzembé. Le 24 septembre, la BEAC avait admis le détournement de 22 millions d'euros dans une interview de M. Andzembé au quotidien gabonais Gabon Matin. Le comité des ministres des Finances de la BEAC a décidé le 29 octobre de maintenir M. Andzembé jusqu'à la désignation de son successeur, prévue en novembre.
Cameroun: Le gabonais Philibert Andzembé sera maintenu au poste de gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) jusqu'au mois de novembre et le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC à Bangui
YAOUNDE, 29 oct 2009 - Le gabonais Philibert Andzembé sera maintenu au poste de gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC), en dépit de son rappel par le Gabon après la découverte de malversations et d'importantes pertes, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. "Le comité des ministres des Finances (de la sous-région) a décidé mercredi lors d'une réunion à Douala (sud-Cameroun) de maintenir Philibert Andzembé au poste de gouverneur (de la BEAC) jusqu'au mois de novembre" et le sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) à Bangui, a affirmé à l'AFP un responsable du ministère camerounais des Finances. Le comité a également "instauré la double signature en attendant qu'on nomme le nouveau gouverneur", a déclaré le ministre camerounais des Finances Essimi Menye, au quotidien d'Etat Cameroon Tribune. "Notre souhait aujourd'hui est que la procédure de remplacement du gouverneur se passe dans les meilleurs délais", a-t-il ajouté. Le Gabon avait annoncé le rappel à Libreville du gouverneur Andzembé de la BEAC, dont le siège est à Yaoundé, "en vue de son remplacement", dans un communiqué de la présidence gabonaise le 19 octobre. Le Gabon avait notamment "déploré la situation" prévalant "au bureau extérieur de la BEAC à Paris" où des "malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de FCFA (28 millions d'euros)" ont été enregistrées entre 2004 et 2008. Le 24 septembre, la BEAC avait admis avoir perdu plus de 40 millions d'euros dans des investissements hasardeux et des détournements, dans une interview de M. Andzembé au quotidien gabonais Gabon Matin. M. Andzembé avait reconnu l'investissement "toxique" de 16 milliards de F CFA (25 millions d'euros) et des détournements de "15 milliards (22 millions d'euros)". "Les chefs d'Etat de la Cémac ont été informés et ont commandé un audit", avait-il précisé.
Cameroun: La Banque mondiale a signé avec le Cameroun mercredi à Yaoundé deux accords portant sur le financement de projets dans l'agriculture et le développement rural d'un montant de 100 millions de dollars US
YAOUNDÉ, 16 sept 2009 - La Banque mondiale (BM) a signé avec le Cameroun mercredi à Yaoundé deux accords portant sur le financement de projets dans l'agriculture et le développement rural d'un montant de 100 millions de dollars US. Le premier projet, de 40 M USD, vise à "améliorer la fourniture de services sociaux de base aux populations en milieu rural (santé, éducation, eau et assainissement, infrastructures de transport)" et "accompagner l'extension", à toutes les régions, du processus de décentralisation en cours au Cameroun, précise un communiqué de la BM. Le deuxième, de 60 M USD, permettra d'améliorer "la compétitivité des organisations de producteurs sur les filières ciblées à haut potentiel pour les marchés domestique, régional et d'exportation (riz, maïs, plantain, palmier à huile, porc et volaille)", est-il ajouté. Avec ces accords, la BM "dispose désormais au Cameroun d'un portefeuille de 20 projets" dans divers secteurs "pour un engagement total de 659,5 millions USD", selon le communiqué. Malgré un fort potentiel agricole (moins de 20% des terres arables sont cultivées) et alors que 70% de la population travaille dans le secteur agricole, le Cameroun est devenu un important importateur de produits alimentaires.
Cameroun: Dans le rapport "Doing Business 2010" de la Banque mondiale, l'environnement des affaires au Cameroun est "délétère" et les réformes pour l'améliorer "ne sont pas substantielles"
YAOUNDÉ, 14 sept 2009 - L'environnement des affaires au Cameroun est "délétère" et les réformes pour l'améliorer "ne sont pas substantielles", a jugé lundi la Banque mondiale (BM) à Yaoundé, après la publication de son rapport "Doing Business 2010". Selon ce rapport, qui évalue le climat des affaires dans le monde, le Cameroun perd 4 places par rapport à l'année précédente et se classe seulement 171e sur 183 pays. Ce recul "témoigne du climat délétère des affaires" dans le pays, a indiqué la BM dans un communiqué reçu lundi par l'AFP. "D'année en année, et en dépit des critiques formulées au gouvernement, la morosité reste ambiante et le statut quo de règle", selon elle. Les réformes du gouvernement pour encourager les investissements "ne sont pas substantielles", a déclaré à l'AFP un responsable de l'institution à Yaoundé, Henri Laurent Bateg. Elles "ne touchent pas le fond du problème qui se trouve au niveau de la gouvernance", a-t-il ajouté, citant notamment la corruption, l'impartialité du système judiciaire et "toutes sortes de trafics d'influence". "Nous insistons pour que le gouvernement améliore la sécurité des investissements à travers une meilleure fiscalité, une justice plus +juste+ et un environnement moins corrompu comme c'est le cas aujourd'hui", a affirmé M. Bateg. D'après lui, l'opération anti-corruption "Epervier" lancée en 2004 par le gouvernement, sous la pression des bailleurs de fonds, et qui a abouti à l'arrestation de plusieurs hauts fonctionnaires et anciens ministres, n'a "pas du tout" contribué à rassurer les investisseurs. Selon le classement de "Doing Business 2010", il faut compter en moyenne 174 jours pour créer une entreprise au Cameroun contre seulement 4 à Singapour, classé 1er. Il faut également attendre 174 jours pour qu'un contrat soit exécuté contre 13 à Singapour.
Cameroun: Sept employés de la Communauté urbaine de Douala, la capitale économique du Cameroun, ont été incarcérées pour détournement de fonds publics portant sur 2 milliards de FCFA
YAOUNDÉ, 19 août 2009 - Sept employés de la Communauté urbaine de Douala (CUD), la capitale économique du Cameroun, ont été incarcérées pour détournement de fonds publics portant sur 2 milliards de FCFA (3 millions d'euros), a-t-on appris mercredi de sources concordantes. "Sept personnes, quatre femmes et trois hommes, ont été placées en détention préventive après avoir été inculpées" dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds publics à la CUD, a affirmé à l'AFP Me Jules Aimé Bayaga, avocat de l'un des prévenus. "Leur mandat de dépôt a été signé dans la nuit d'hier (mardi) par le juge d'instruction", a-t-il ajouté. Les accusés, responsables financiers pour certains et caissiers pour d'autres à la CUD, "sont solidairement accusés pour des faits de distraction de fonds d'un montant total de 2 milliards de FCFA (3 millions d'euros)", selon le quotidien privé Le Jour. Sept autres personnes interpellées dans le cadre de cette affaire ont été relaxées. Les "irrégularités de gestion" ont été découvertes à la CUD par une mission conjointe du ministère des Finances et de l'Administration territoriale, d'après le quotidien La Nouvelle Expression. Pressé par les bailleurs de fonds, le gouvernement camerounais a lancé en 2004 une opération anti-corruption "Epervier", qui a déjà abouti à l'arrestation et la condamnation de plusieurs hauts fonctionnaires et anciens ministres. Malgré ces efforts, le Cameroun figure toujours, selon de nombreux observateurs, parmi les pays les plus touchés par la corruption.
Cameroun: Le gouvernement camerounais a accordé au groupe pétrolier français Total de nouveaux droits d'exploration dans un bloc offshore du bassin du Rio del Rey (sud-ouest)
YAOUNDÉ, 23 juil 2009 - Le Cameroun a accordé au groupe pétrolier français Total de nouveaux droits d'exploration dans un bloc offshore du bassin du Rio del Rey (sud-ouest), a-t-on appris jeudi de sources concordantes. L'annonce, faite par Total dans un communiqué, a été confirmée à l'AFP par le ministère camerounais de l'Industrie et des Mines. "Le gouvernement a signé avec la filiale de Total une convention d'exploration d'un nouveau bloc offshore", a affirmé un responsable de ce ministère, sans plus de détails. Selon le communiqué de Total, il s'agit du "bloc d'exploration Lungahe dans le bassin offshore du Rio del Rey", d'une superficie de 83,6 km2, situé dans la région de Bakassi. Le groupe français affirme avoir fourni en 2008 près de 65% de la production pétrolière camerounaise, soit environ 60.000 barils par jour. Selon des estimations économiques internationales, le pétrole représente environ 50% des exportations en valeur du Cameroun, pays producteur depuis 1977.
Cameroun: Le FMI a annoncé mardi avoir accordé un prêt de 144,1 millions de dollars US au Cameroun pour l'aider à faire face aux effets de la crise financière internationale
YAOUNDÉ, 7 juil 2009 (AFP) - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi avoir accordé un prêt de 144,1 millions de dollars US au Cameroun pour l'aider à faire face aux effets de la crise financière internationale. Le Conseil d'administration du FMI a approuvé ce prêt le 2 juillet, avec mise à disposition immédiate de l'intégralité du montant, "afin d'aider le Cameroun à surmonter les retombées des chocs mondiaux sur sa balance des paiements", indique un communiqué du FMI. Ce financement devrait aider cet Etat d'Afrique centrale "à contenir la diminution de ses réserves internationales et à protéger ses dépenses prioritaires (investissements, santé et éducation)", précise-t-il. Le prêt émane de la Facilité contre les chocs exogènes (FCE), destinée notamment à "fournir des conseils de politique économique et une aide financière aux pays à faible revenu frappés par des chocs exogènes de nature temporaire" comme la crise financière mondiale, selon la même source. Dans le communiqué, le directeur général adjoint et président par intérim du FMI, John Lispsky, a estimé que le Cameroun avait pu se constituer "une épargne" grâce à "une gestion prudente exceptionnelle des revenus pétroliers". A ce titre, cet Etat dispose d'une "marge de manoeuvre" pour amortir les répercussions de la crise mondiale, qui fait cependant toujours peser des risques sur le secteur financier, a-t-il souligné, en exhortant Yaoundé à "une vigilance de chaque instant". En avril, le FMI avait estimé que la croissance du PIB camerounais ralentirait pour atteindre 2,5% en 2009 contre 3,4% en 2008 en raison de la crise financière mondiale. Dans son budget 2009, le gouvernement camerounais tablait sur une croissance de 4%. Selon des estimations économiques internationales, le pétrole représente autour de 50% des exportations en valeur du Cameroun, ayant une production de plus de 87.000 barils par jour.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a remanié mardi le gouvernement, et nommé Yang Philemon au poste de Premier ministre en remplacement d'Ephraïm Inoni
YAOUNDÉ, 30 juin 2009 - Le président camerounais Paul Biya a remanié mardi le gouvernement, et nommé Yang Philemon au poste de Premier ministre en remplacement d'Ephraïm Inoni, qui occupait ces fonctions depuis décembre 2004, selon des communiqués officiels diffusés par la radio d'Etat. Yang Philemon, 62 ans, magistrat, anglophone, originaire de la province du Nord-Ouest et membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, pouvoir), était précédemment secrétaire général adjoint de la présidence. Il a été plusieurs fois ministre. "Avant d'être nommé Premier ministre, je savais qu'il y avait beaucoup de choses à faire pour développer le Cameroun. Nous avons tout le temps pour le faire", a déclaré le nouveau chef du gouvernement à la presse. Son prédécesseur Ephraïm Inoni, qui aura 62 ans en août, également anglophone et membre du RDPC, est lui, originaire de la province du Sud-Ouest. Il avait été nommé à la tête du gouvernement en décembre 2004. Plusieurs membres de l'ancien gouvernement ont été reconduits dans la nouvelle équipe, marquée par l'entrée de neuf (bien neuf) personnalités, pour remplacer autant de départs, ainsi que plusieurs permutations, d'après d'autres décrets diffusés par la radio. Le départ le plus remarqué est celui de Rémy Zé Meka, qui était ministre délégué à la présidence chargé de la Défense. Il est remplacé à ce poste par l'ancien patron de la police camerounaise, Edgard Alain Mebe Ngo'o. Parmi les ministres qui n'ont pas été reconduits, figurent aussi Haounaye Gounoko (Transports), Mme Haman Adama (Education de base), Augustin Edjoa (Sports et Education physique), Jean-Bernard Sindeu (Eau et Energie) et Mme Suzanne Mbomback (Promotion de la Femme et Famille). Le directeur du Cabinet civil de la Présidence, Jean Baptiste Beleoken fait partie des neuf nouveaux ministres, avec son arrivée à la tête du département des Domaines et des Affaires foncières, de même que le secrétaire général du RDPC, René Sadi, nommé ministre chargé des missions à la présidence. Issa Tchiroma Bakary, qui fut ministre dans les années 1990, est porté à la tête du département de la Communication. Il y remplace Jean-Pierre Biyiti bi Essam, qui est muté au ministère des Postes et Télécommunications. Quatre femmes font leur entrée dans le gouvernement: Mme Marie Thérèse Abena Ondoa (Promotion de la Femme et de la Famille), Mme Alim Youssouf (Education de base), Mme Clémentine Antoinette Ananga Messina (ministre déléguée auprès du ministre de l'Agriculture) et Mme Moumouna Foutsou (secrétaire d'Etat auprès du ministre des Enseignements secondaires). Ce remaniement était attendu depuis plusieurs mois au Cameroun.
Cameroun: Le festival de cinéma "Ecrans Noirs", initié par le réalisateur camerounais Bassek ba Kobhio, tient sa 13e édition jusqu'au 6 juin au Cameroun, où la dernière salle de cinéma a fermé en janvier
YAOUNDÉ, 1 juin 2009 - Le festival de cinéma "Ecrans Noirs", initié par le réalisateur camerounais Bassek ba Kobhio, tient sa 13e édition jusqu'au 6 juin au Cameroun, où la dernière salle de cinéma a fermé en janvier, a-t-on appris lundi auprès des organisateurs. "C'est une situation très embêtante, mais à l'impossible, nul n'est tenu. Cela nous a amenés à programmer les projections sur plusieurs sites", notamment en plein air à Yaoundé, a affirmé à l'AFP la directrice du festival, Patricia Moune Mbede. La manifestation, qui a pour thème "Economie et cinéma", a débuté samedi et se poursuivait par des séances sur le Boulevard du 20-Mai, haut lieu de célébration des fêtes nationales dans la capitale, ainsi que dans des quartiers et universités de Yaoundé, selon les organisateurs. Sont aussi prévues des "projections décentralisées" à Douala (sud) et à Bamenda (nord-ouest). Le Wouri, qui était le dernier cinéma en activité du Cameroun, a fermé en janvier à Douala une semaine après L'Abbia de Yaoundé en raison de problèmes financiers. Outre les projections de films, le programme d'Ecrans Noirs 2009 comprend un colloque, un marché du film d'Afrique centrale et des hommages au cinéaste égyptien Youssef Chahine, décédé en juillet 2008, et à son collègue burkinabè Idrissa Ouédraogo. L'affiche comporte près de 80 oeuvres, dont une cinquantaine en compétition dans différentes sections pour la deuxième année consécutive. Parmi les films en lice, figurent "Fanta Fanga" d'Adama Drabo et Ladji Diakité (Mali), "Nothing But Truth" de John Kani (Afrique Sud) et "La maison jaune", d'Amor Hakkar (Algérie). Après onze éditions sans concours, "il nous est apparu que l'intérêt pour les discussions autour des films ne passionnaient pas tant les cinéastes", explique l'association Ecrans Noirs, selon laquelle l'instauration de la compétition a suscité un "regain d'intérêt" des professionnels et du public. Le festival a été lancé en 1997 à l'initiative de Bassek ba Kobhio, qui a réalisé notamment "Le grand Blanc de Lambaréné".
Cameroun: La France a signé jeudi à Yaoundé un accord de gestion "concertée" des flux migratoires avec le Cameroun, destiné notamment à lutter contre l'immigration illégale
PARIS, 21 mai 2009 - La France a signé jeudi à Yaoundé un accord de gestion "concertée" des flux migratoires avec le Cameroun, destiné notamment à lutter contre l'immigration illégale, a annoncé le ministère français de l'Immigration dans un communiqué. Aux termes de l'accord, la France s'engage à faciliter, sous certaines conditions, le séjour sur son sol d'étudiants ou de jeunes actifs camerounais, et aide financièrement le Cameroun (formation professionnelle, santé, soutien au contrôle aux frontières). Il est aussi prévu "des clauses de réadmission de ressortissants camerounais en situation irrégulière en France ou de ressortissants d'Etats tiers ayant transité par le Cameroun", ajoute le communiqué. "Le Cameroun est le premier pays d'Afrique subsaharienne en termes de flux annuel d'immigration vers la France (4.800 titres de séjour par an) et le 4e en termes d'importance de sa communauté présente sur le sol français (36.000 personnes en 2007)", est-il précisé. Cet accord a été signé en présence du Premier ministre François Fillon au deuxième jour de la tournée qu'il effectue en Afrique. C'est le neuvième accord de ce type signé par la France, "conformément au Pacte européen sur l'Immigration et l'Asile adopté en 2008", rappelle le ministère. Le premier, avec le Gabon, était entré en vigueur en septembre 2008. D'autres ont été signés avec le Cap Vert, l'Ile Maurice, le Burkina Faso, la Tunisie, le Congo-Brazzaville, le Bénin et le Sénégal.
Cameroun: Le gouvernement japonais a accordé deux prêts au Cameroun d'un montant total de 28,5 milliards de CFA pour la réhabilitation d'un axe routier et la construction d'écoles
YAOUNDÉ, 1 avr 2009 - Le gouvernement japonais a accordé deux prêts au Cameroun d'un montant total de 28,5 milliards de CFA (43 millions d'euros) pour la réhabilitation d'un axe routier et la construction d'écoles, a rapporté mercredi le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. Selon le journal, un premier prêt de 23 milliards de FCFA (35 millions d'euros) permettra de financer une partie du vaste projet de réhabilitation et de construction de la route qui relie Bamenda (nord-ouest) à Enugu, au Nigeria, d'un coût global estimé à 87,7 milliards de FCFA (133,6 millions d'euros). "L'objectif de cet ambitieux projet est de contribuer au renforcement de la coopération sous-régionale", a déclaré l'ambassadeur du Japon à Yaoundé, Keiji Yamamoto, cité par le quotidien. Le Cameroun va bénéficier d'un second prêt japonais de 5,5 milliards de FCFA (8,3 millions d'euros) qui servira à la construction d'écoles dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua, précise le quotidien.
Cameroun: Paul Ngamo Hamani, ex-directeur général de la compagnie Cameroon Airlines (Camair), a été inculpé de détournements de fonds dans cette société dissoute en 2008 et écroué lundi soir à Douala
YAOUNDÉ, 10 mars 2009 - Paul Ngamo Hamani, ex-directeur général de la compagnie Cameroon Airlines (Camair), a été inculpé de détournements de fonds dans cette société dissoute en 2008 et écroué lundi soir à Douala (sud), a appris l'AFP mardi de sources concordantes. Certaines de ces sources économiques et proches du dossier ont évoqué un préjudice de 127 milliards de FCFA (193,6 millions d'euros) causé à la compagnie par sa mauvaise gestion. Le même montant a été avancé par des journaux privés mardi. M. Ngamo Hamani a été présenté lundi à un juge, qui l'a inculpé et placé sous mandat de dépôt à Douala, la capitale économique où se trouvait le siège de la Camair. Il a été conduit à la prison New Bell de la ville. Il avait été arrêté le 5 mars à Yaoundé, après une brève interpellation en janvier lorsqu'il avait été gardé à vue pendant deux jours avant d'être relâché pour "vice de procédure". Nommé en 2005 administrateur provisoire, lors de la mise en liquidation de Camair, Paul Ngamo Hamani avait été limogé en mars 2008. La compagnie avait cessé toutes ses activités quelques semaines plus tard. Au cours des derniers mois, son nom a été cité à propos de plusieurs enquêtes sur des détournements de fonds publics, menées dans le cadre de l'opération de lutte contre la corruption "Epervier". Cette opération anti-corruption, lancée en 2004 par le Premier ministre Ephraïm Inoni, sous la pression des bailleurs de fonds, a abouti en 2007 à la condamnation à de lourdes peines de prison de plusieurs hauts fonctionnaires camerounais. En avril 2008, les anciens ministres Polycarpe Abah Abah (Economie et Finances) et Urbain Olanguena Awono (Santé) ont été inculpés et placés en détention pour "détournements de fonds publics", tout comme l'ex-secrétaire général de la présidence camerounaise, Jean-Marie Atangana Mebara, écroué en août 2008. Malgré ces efforts, de nombreuses ONG locales et des diplomates estiment que le niveau de la corruption demeure élevé au Cameroun et que la volonté politique de combattre cette pratique est très faible.
Cameroun: La Banque africaine de développement a annoncé vendredi l'octroi d'un prêt de 61 millions de dollars pour financer la quasi-totalité d'un projet d'alimentation d'eau potable au Cameroun
TUNIS, 30 jan 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé vendredi l'octroi d'un prêt de 61 millions de dollars pour financer la quasi-totalité d'un projet d'alimentation d'eau potable visant plus d'un million de personnes au Cameroun. L'objectif du projet est d'améliorer le niveau de vie des populations dans 19 communes camerounaises réparties dans les provinces du centre, l'extrême nord, le littoral, l'ouest, le sud, et le sud-ouest du pays. Ces communes connaissent "une forte dégradation des systèmes d'alimentation depuis plus de deux décennies", parce qu'elles n'ont pas bénéficié d'investissement dans ce secteur, selon un communiqué de la BAD publié à Tunis, siège provisoire de l'institution. Ce projet devrait faire diminuer les maladies liées à l'eau puisqu'il portera le taux moyen d'accès à l'eau potable dans les zones concernées de 24% à 80% en 2013. Plus d'un million de personnes bénéficieront de ce projet qui permettra également la création d'emplois durant et après sa réalisation à travers les micro entreprises, selon la BAD. Le coût total de ce projet est estimé à 69 millions de dollars.
Cameroun: Le gouvernement camerounais et l'Union Européenne ont signé jeudi à Yaoundé un Accord de partenariat économique (APE) "intérimaire", en remplacement d'un accord à régime préférentiel arrivé à échéance fin 2007
YAOUNDÉ, 16 jan 2009 - Le Cameroun et l'Union Européenne ont signé jeudi à Yaoundé un Accord de partenariat économique (APE) "intérimaire", en remplacement d'un accord à régime préférentiel arrivé à échéance fin 2007, a-t-on appris vendredi auprès de la délégation de l'UE à Yaoundé. L'accord signé "combine les avantages d'un accord commercial avec une aide au développement visant à accélérer la croissance et l'essor du Cameroun", a assuré l'UE dans un communiqué reçu par l'AFP. Le Cameroun a notamment "exclu de la libéralisation un certain nombre de produits agricoles ou transformés et libéralisera à 80% ses importations en provenance de l'UE sur une période de 15 ans", selon le communiqué. Peter Thompson, de la délégation européenne, a souligné vendredi qu'il s'agissait d'un accord "intérimaire": des négociations vont se poursuivre pour parvenir à un accord "global" et "régional", a-t-il précisé. C'est le premier APE intérimaire conclu entre l'UE et un Etat d'Afrique centrale. De nombreux pays rechignent à signer avec l'UE des APE, accords commerciaux destinés à ouvrir les économies - souvent fragiles - du bloc Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP). En discussion depuis 2001, les APE doivent remplacer l'accord de Cotonou, qui donnait à certains produits de 75 pays ACP des préférences tarifaires pour entrer sur le marché européen. Ils prévoient d'instaurer plusieurs zones de libre-échange avec l'UE. La principale organisation patronale camerounaise (Gicam) et un collectif d'organisations de la société civile camerounaise se sont vivement opposés à leur signature, dénonçant les effets négatifs prévisibles, selon eux. Ils craignent notamment une concurrence insupportable pour leur agriculture et leur industrie, face à des produits européens plus compétitifs, souvent subventionnés.
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