| L'actualité du Cameroun (d'après l'Agence France Presse) |
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Cameroun - 19 nov. 2008: La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), fondée en 1975, va ouvrir des succursales à compter de 2009, en commençant par le Cameroun en janvier
BRAZZAVILLE, 18 nov 2008 - La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), fondée en 1975, va ouvrir des succursales à compter de 2009, en commençant par le Cameroun en janvier, a annoncé mardi à Brazzaville le président de cette institution, Anicet Georges Dologuélé. "Nous avons estimé que le moment était venu d'être plus proches de nos clients. A partir de janvier 2009, nous ouvrons le bureau de représentation de Douala", capitale économique du Cameroun,"et progressivement, chaque pays sera doté d'un bureau", a déclaré M. Dologuélé lors d'une conférence de presse. L'ouverture des autres succursales se fera "en fonction de nos moyens et compte tenu du volume des opérations dans les pays", a-t-il précisé. La BDEAC, basée à Brazzaville, a été créée pour promouvoir notamment "le développement économique et social" au sein de Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac: Cameroun, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Congo), selon ses membres.
Cameroun: L'agriculture familiale camerounaise, représentant 95% des exploitations agricoles du pays, va bénéficier d'un plan de relance de près de 30 milliards de francs CFA financé par des remises de dettes françaises
YAOUNDÉ, 22 oct 2008 (AFP) - L'agriculture familiale camerounaise, représentant 95% des exploitations agricoles du pays, va bénéficier d'un plan de relance de près de 30 milliards de francs CFA (45 millions d'euros) financé par des remises de dettes françaises, a-t-on appris mercredi de source officielle. Ce plan, dont la première phase doit durer trois ans, va notamment permettre de former 15.000 jeunes d'ici à 2011 en matière d'agriculture et d'élevage, a affirmé à l'AFP Mumini Bouba, un responsable du ministère camerounais de l'Agriculture et du Développement rural. Pour ce faire, il est prévu la réhabilitation et la construction d'écoles agro-pastorales, ainsi qu'un système de financement de projets agricoles, une aide pour faciliter les relations entre les banques et les paysans, un dispositif d'accompagnement des producteurs de même que la mise en place d'un réseau d'informations sur les résultats économiques et le suivi météorologique, a expliqué M. Bouba. "Nous voulons aider les producteurs à aller vers des exploitations de taille moyenne", a-t-il précisé. Le plan de relance est financé avec les fonds du Contrat de désendettement et de développement (C2D) signé entre la France et le Cameroun en juin 2006 et qui prévoit le refinancement sous forme de dons des créances françaises d'aide publique au développement. Malgré un fort potentiel agricole (moins de 20% des terres arables sont actuellement cultivées) et alors que 70% de la population active travaille dans le secteur agricole, le Cameroun est devenu ces dernières années un important importateur de produits alimentaires. La hausse des denrées a entraîné fin février un mouvement social de grande ampleur au cours duquel au moins 40 personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de l'ordre.
Cameroun: Les 15 pays africains membres de la Zone franc sont "relativement épargnés" par la crise financière, mais doivent faire preuve d'une "vigilance accrue", ont estimé mardi à Yaoundé les ministres des Finances de cet espace monétaire
YAOUNDÉ, 7 oct 2008 - Les 15 pays africains membres de la Zone franc sont "relativement épargnés" par la crise financière, mais doivent faire preuve d'une "vigilance accrue", ont estimé mardi à Yaoundé les ministres des Finances de cet espace monétaire. "Nous constatons que nous sommes épargnés directement par la crise parce que notre marché financier n'est pas aussi développé que les marchés occidentaux et que nous n'avons pas de produits sophistiqués", a expliqué le gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) Philippe-Henri Dacoury-Tabley, à l'issue de la réunion bi-annuelle des dirigeants de la Zone. "Pour le moment les canaux de transmission (de la crise) ne sont pas directs, nous pouvons donc dire que (...) les effets directs n'existent pas", a-t-il ajouté, soulignant la "stabilité financière" de la Zone. Le communiqué de la réunion souligne que les "évolutions (de la crise) nécessitent une vigilance accrue", a-t-il observé. Cette crise financière laisse aussi entrevoir des répercussions sur le niveau des exportations des produits de base et des matières premières de la Zone "du fait que ceux qui achètent ont actuellement des problèmes", a précisé M. Dacoury-Tabley. Elle pourrait aussi entraîner une baisse de l'aide au développement et des investissements directs, selon lui. "Nous sommes un peu inquiets", a déclaré pour sa part le ministre camerounais des Finances Essimi Menye, qui craint que la crise ne prive les pays de la Zone franc de partenaires financiers pour aider à la relance indispensable de la production agricoles qui nécessite des investissements lourds. Les grands argentiers ont aussi noté dans le communiqué que "la croissance de la Zone franc bien qu'en légère amélioration" était "insuffisante pour faire reculer significativement la pauvreté et initier un processus d'émergence auto-entretenu". "Les pays bailleurs et donateurs ayant un certain nombre de contraintes budgétaires, les perspectives de croissance qui s'annoncent pour 2009 n'étant pas formidable, on peut craindre que les bailleurs et les donateurs aient plus de difficultés à aider le développement de l'Afrique", a admis de son côté le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, présent à la réunion. "Sur le plan politique, l'Union européenne et la Commission européenne ont appelé les différents Etats européens, malgré les difficultés à rester aux côtés de l'Afrique pour l'aider dans son développement", a-t-il remarqué, dans une déclaration à l'AFP. "La relance de l'agriculture vivrière et familiale en Afrique subsaharienne reste la préoccupation numéro un des ministres européens du développement", a-t-il encore ajouté. La réunion de Yaoundé a regroupé des représentants des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa: Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac: Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) ainsi que les Comores. Tous ces pays utilisent le franc cfa autrefois lié au franc français (100 francs CFA pour 1 franc français) et aujourd'hui à l'euro par un système de parité fixe.
Cameroun: L'armée camerounaise célébrera chaque 14 août une journée du souvenir pour honorer la rétrocession à cette date de la péninsule de Bakassi par le Nigeria au Cameroun
YAOUNDÉ, 28 août 2008 - L'armée camerounaise célébrera chaque 14 août une journée du souvenir pour honorer la rétrocession à cette date de la péninsule de Bakassi par le Nigeria au Cameroun, selon un arrêté présidentiel publié jeudi par le quotidien Cameroon Tribune. Les modalités des commémorations seront fixées ultérieurement mais le président Paul Biya demande notamment dans une tribune publiée ce même jour dans le journal gouvernemental de "faire ériger des monuments et des stèles à la mémoire de ceux de nos soldats tombés sur le champ d'honneur (...) de procéder à l'organisation des prises d'armes suivies de repas de corps dans l'ensemble des garnisons". Dans le même texte, le chef de l'Etat a également rendu hommage aux troupes déployées dans la péninsule. "Pendant près de 15 ans (...) elles ont accompli tout leur devoir, allant parfois jusqu'au sacrifice suprême". "Je vous demande de témoigner aux personnels de nos Forces de défense, ma totale et entière satisfaction, de leur adresser mes sincères félicitations pour leur indéfectible dévouement au service de la paix et leur engagement pour la sauvegarde de l'intégrité territoriale de notre pays", poursuit le texte. Le Nigeria a officiellement rétrocédé les 1.000 km2 de la péninsule de Bakassi, potentiellement riche en pétrole et gaz, le 14 août mettant fin à 15 ans de différend entre les deux pays. Des violences, oeuvres de groupes armés aux motivations floues, ont fait dans la péninsule une cinquantaine de morts, dont une trentaine de soldats, depuis le mois de novembre.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a affirmé jeudi dans une adresse à la Nation que la rétrocession de la péninsule de Bakassi du Nigeria au Cameroun avait "valeur d'exemple", "le recours à la force" n'étant pas "la meilleure voie pour résoudre les différends"
YAOUNDÉ, 21 août 2008 - Le président camerounais Paul Biya a affirmé jeudi dans une adresse à la Nation que la rétrocession de la péninsule de Bakassi du Nigeria au Cameroun avait "valeur d'exemple", "le recours à la force" n'étant pas "la meilleure voie pour résoudre les différends". "Le processus qui vient de connaître son aboutissement a valeur d'exemple. En choisissant la voie du dialogue et de la négociation, nous avons administré la preuve que le recours à la force n'est pas forcément la meilleure voie pour résoudre les différends", a affirmé M. Biya. Le Nigeria a officiellement rétrocédé les 1.000 km2 de la péninsule de Bakassi, potentiellement riche en pétrole et gaz, le 14 août mettant fin à 15 ans de différend entre les deux pays. "Peut-être, à cet égard, l'issue pacifique de l'affaire Bakassi fera-t-elle précédent, s'agissant de notre continent?", a espéré le président camerounais. Pour M. Biya, le Cameroun et le Nigeria doivent maintenant "tout mettre en oeuvre pour consolider le règlement intervenu, et saisir les opportunités qui s'offrent à eux pour développer leurs relations dans tous les domaines". Il s'est également adressé aux Nigérians habitant au Cameroun voisin: "Je veux réaffirmer que le Cameroun tiendra tous les engagements souscrits en faveur de nos frères et soeurs nigérians qui ont choisi de résider au Cameroun, aussi bien ceux qui se trouvent à Bakassi, que ceux qui, en très grand nombre, vivent depuis de longues années en territoire camerounais. Je tiens à les rassurer: leur sécurité et leurs droits continueront d'être garantis". Les populations de Bakassi, de 30.000 à 40.000 personnes majoritairement nigérianes, avaient le choix entre s'installer ailleurs au Nigeria, rester, en devenant résidant étranger au Cameroun ou devenir Camerounais. M. Biya a aussi rendu "hommage aux vaillants soldats qui ont payé de leur vie la défense" de l'intégrité territoriale et de la souveraineté camerounaises. Des violences, oeuvres de groupes armés aux motivations floues ont fait dans la péninsule une cinquantaine de morts, dont une trentaine de soldats, depuis le mois de novembre.
Cameroun: L'ex-secrétaire général de la présidence camerounaise Jean-Marie Atangana Mebara a été écroué mercredi à Yaoundé pour détournement dans le cadre du "scandale Albatros", l'achat en 2003 d'un avion présidentiel défaillant et cher YAOUNDÉ, 7 août 2008 - L'ex-secrétaire général de la présidence camerounaise Jean-Marie Atangana Mebara a été écroué mercredi à Yaoundé pour détournement dans le cadre du "scandale Albatros", l'achat en 2003 d'un avion présidentiel défaillant et cher, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Arrêté vendredi et placé en garde à vue dans cette affaire, l'ancien ministre a été inculpé après avoir été entendu pendant près de cinq heures par le juge d'instruction en charge du dossier, selon cette source. De source proche du dossier, l'arrestation de l'ancien secrétaire général de la présidence, déjà entendu par la police judiciaire en avril, survient après un témoignage d'Yves Michel Fotso, ancien administrateur directeur général de la compagnie aérienne Cameroon Airlines (Camair), "dépossédé du dossier d'achat d'un avion présidentiel au profit d'une commande directement pilotée par ledit secrétaire général de la présidence". Le Boeing présidentiel, vieux et en mauvais état selon une enquête officielle, s'était révélé défaillant dès son vol inaugural entre Douala, la capitale économique, et Paris, en 2004, alors qu'il transportait la famille présidentielle. Le chef de l'Etat Paul Biya avait dû emprunter un autre appareil pour le trajet retour.
Cameroun: L'ancien secrétaire général de la présidence de la République camerounaise Jean-Marie Atangana Mebara a été arrêté vendredi dans le cadre du "scandale Albatros", l'achat controversé en 2003 d'un avion présidentiel défaillant et cher YAOUNDÉ, 1 août 2008 - L'ancien secrétaire général de la présidence de la République camerounaise Jean-Marie Atangana Mebara a été arrêté vendredi dans le cadre du "scandale Albatros", l'achat controversé en 2003 d'un avion présidentiel défaillant et cher, a-t-on appris de sources concordantes. "Il a été placé en garde à vue à la mi-journée", a affirmé une source policière à l'AFP alors que la famille de M. Atangana Mebara, également ancien ministre d'Etat en charge des relations extérieures, a confirmé qu'il était entendu par la police. De source proche du dossier, l'arrestation de l'ancien secrétaire général, déjà entendu par la police judiciaire en avril, survient au lendemain du témoignage de Yves Michel Fotso, ancien administrateur directeur général de la compagnie aérienne Cameroon Airlines (Camair), "dépossédé du dossier d'achat d'un avion présidentiel au profit d'une commande directement pilotée par ledit secrétaire général de la présidence". Le Boeing présidentiel, vieux et en mauvais état selon une enquête officielle, s'était révélé défaillant dès son vol inaugural entre Douala, la capitale économique, et Paris, en 2004, alors qu'il transportait la famille présidentielle. Le chef de l'Etat Paul Biya avait dû emprunter un autre appareil pour le trajet retour.
Cameroun: Les tarifs des communications téléphoniques vont baisser dimanche pour lutter contre la vie chère, allant jusqu'à 80% dans certains cas et selon les tranches horaires YAOUNDE, 30 mai 2008 - Les tarifs des communications téléphoniques vont baisser dimanche pour lutter contre la vie chère, a annoncé vendredi Jean-Louis Beh Mengue, directeur général de l'Agence de Régulation des Télécommunications (ART, organisme public), lors d'une conférence de presse. Les trois opérateurs, MTN Cameroon et Orange, pour les portables, et CAMTEL (Cameroon Telecommunications) pour la téléphonie fixe sont concernés. Les baisses peuvent aller jusqu'à 80% dans certains cas - selon les tranches horaires - et sont le résultat de négociations entre les opérateurs de téléphonie et l'ART menées ces dernières semaines. Quelque 5,5 millions de Camerounais sont abonnés au téléphone. MTN a 3 millions d'abonnés, Orange 2,3 millions et CAMTEL 200.000, selon des chiffres donnés par chaque opérateur. A-delà de ces 5,5 millions d'abonnés, des millions de Camerounais font appel aux "call box", ces téléphones portables mis à disposition des passants contre paiement immédiat.
Cameroun: Le président Paul Biya a promulgué la loi controversée qui modifie la Constitution camerounaise et lui permet de briguer un nouveau mandat en 2011, suite à l'adoption jeudi par les parlementaires de la réforme constitutionnelle déposée par le gouvernement YAOUNDÉ, 15 avr 2008 - Le président Paul Biya a promulgué la loi controversée qui modifie la Constitution camerounaise et lui permet de briguer un nouveau mandat en 2011, a rapporté mardi la radio nationale. Cette promulgation fait suite à l'adoption jeudi par les parlementaires de la réforme constitutionnelle déposée par le gouvernement. Le principal changement apporté à la Loi fondamentale adoptée en 1996 concerne l'article 6.2 et porte sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels. "Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans. Il est rééligible", stipule désormais cet article, alors qu'il limitait auparavant à deux les septennats. Très sévèrement critiquée par l'opposition, la révision constitutionnelle autorise Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, à se représenter en 2011. La nouvelle loi octroie également au chef de l'Etat une "immunité" à l'issue de son mandat. Paul Biya, 75 ans, va devenir "le plus grand dictateur" de l'histoire du Cameroun, avait affirmé vendredi à l'AFP John Fru Ndi, le leader du principal parti d'opposition, le Social Democratic Front (SDF), après l'adoption du texte par l'Assemblée nationale, largement dominée par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au pouvoir.
Cameroun: Un projet de révision constitutionnelle prévoyant la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels a été déposé à l'Assemblée nationale YAOUNDE, 4 avr 2008 - Un projet de révision constitutionnelle, prévoyant la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels et pouvant donc permettre au président camerounais Paul Biya de se représenter en 2011, a été déposé à l'Assemblée nationale, a annoncé vendredi son président. Le président de l'Assemblée, Djibril Cavayé Yéguié a indiqué que le projet, déposé par le Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC), le parti de M. Biya, était "recevable" et allait être transmis "pour examen à la commission des lois constitutionnelles", selon des propos retransmis par la radio nationale camerounaise. Cette annonce a immédiatement soulevé la colère des 15 députés du principal parti d'opposition, le Social Democratic Front (SDF), qui ont alors occupé la tribune pour manifester leur mécontentement, selon le député SDF Jean-Michel Nintcheu, joint par l'AFP. La séance devait initialement durer trois heures mais n'a duré que 15 minutes après l'interruption provoquée par les députés du SDF puis la levée de la séance annoncée par le président de l'Assemblée. Au pouvoir depuis 1982, le président Biya, 75 ans, tente de faire passer une révision constitutionnelle qui supprime la limitation des mandats présidentiels, et ainsi pouvoir se représenter en 2011. Selon M. Biya, l'article de la Constitution de 1996 interdisant un troisième mandat "apporte (...) une limitation à la volonté populaire, limitation qui s'accorde mal avec l'idée même de choix démocratique". L'opposition y est vigoureusement hostile et a organisé de nombreux rassemblements pour protester contre le projet gouvernemental. Les manifestations dans la région du Douala, bastion de l'opposition, sont d'ailleurs interdites depuis la mi-janvier par le pouvoir afin d'éviter "un scénario à la kenyane", selon un responsable provincial. L'opposition a répété à plusieurs reprises qu'elle ne respecterait pas l'arrêté. Des organisations de défense de la presse ont dénoncé la suspension de plusieurs medias opposé à la révision par le pouvoir. Fin février, une personne était morte lors de la dispersion par la police d'une manifestation contre la révision à Douala. Puis, de violentes émeutes avaient éclaté en protestation de la vie chère. Ces émeutes qui ont secoué le Cameroun pendant plusieurs jours ont fait plus de 100 morts selon une ONG et 40 selon le gouvernement. Le président Paul Biya, qui avait fait appel à l'armée, avait répondu à ces émeutes par un discours musclé parlant "d'apprentis sorciers qui dans l'ombre ont manipulé ces jeunes (émeutiers)" afin "d'obtenir par la violence ce qu'ils n'ont pas eu par la voie des urnes". Il avait aussi fait part de sa "détermination" à poursuivre la lutte contre la corruption. Le gouvernement avait ensuite pris des mesures pour amoindrir la hausse des prix avec notamment des baisses de TVA ou des coûts de l'électricité.
Cameroun: Le Premier ministre camerounais Ephraïm Inoni a décidé de cesser l'achat de "véhicules administratifs" afin de réduire les dépenses de fonctionnement de l'Etat YAOUNDÉ, 28 mars 2008 - Le Premier ministre camerounais Ephraïm Inoni a décidé de cesser l'achat de "véhicules administratifs" afin de réduire les dépenses de fonctionnement de l'Etat, selon un communiqué publié vendredi. Lors d'un conseil ministériel sur la lutte contre le chômage des jeunes et à l'amélioration du pouvoir d'achat, priorités des autorités après les émeutes qui ont secoué le Cameroun fin février, le chef du gouvernement a décidé jeudi "la suspension de l'acquisition des véhicules administratifs". Il a également "prescrit à l'encontre des membres du gouvernement la réduction du nombre de missions à l'étranger ainsi que la taille des délégations", et a demandé au ministère des Finances de travailler à la "maîtrise" des "dépenses de fonctionnement de l'Etat". Ces annonces ont été accueillies avec scepticisme par la presse privée camerounaise, qui souligne que par le passé, des mesures similaires n'ont jamais été suivies d'effet. Les mesures gouvernementales s'ajoutent à celles annoncées après le mouvement de contestation contre la cherté de la vie qui a fait, fin février, plus d'une centaine de morts selon une ONG, 40 d'après les autorités. Les droits de douane sur plusieurs produits de première nécessité ont ainsi été suspendus, les salaires des fonctionnaires augmentés de 15% à compter du mois d'avril, et les tarifs de l'électricité diminués. Après les émeutes, le président Paul Biya avait également fait part de sa "détermination" à poursuivre la lutte contre la corruption. Les manifestants dénonçaient aussi un projet de révision de la Constitution qui permettrait à l'actuel chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1982, de briguer un nouveau mandat en 2011.
Cameroun: La compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (Camair) a partiellement repris ses vols assurant les liaisons du nord au sud du Cameroun, après dix jours d'arrêt total des activités YAOUNDE, 22 mars 2008 - La compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (Camair) a partiellement repris ses vols assurant les liaisons du nord au sud du Cameroun, après dix jours d'arrêt total des activités, a-t-on appris samedi auprès de Aéroports du Cameroun (ADC). "Un vol Camair part cet après-midi depuis Yaoundé pour le nord du pays", a indiqué à l'AFP un employé de ADC. "Il y a déjà eu un vol hier en fin de journée". La compagnie aérienne avait repris partiellement ses activités hors vols jeudi, après avoir connu une semaine de paralysie complète provoquée par le limogeage de son administrateur provisoire Paul Ngamo Hamani. Celui-ci avait été nommé en 2005 lors de la mise en liquidation de la société. Après son départ, une assemblée générale des actionnaires de la Camair, détenue à 96,4% par l'Etat camerounais, a décidé de confier la gestion de la liquidation de la compagnie non plus à une mais à deux entités. La Camair, qui ne possède aucun avion, compte aujourd'hui 800 employés contre 1.309 en 2005. Sa dette était évaluée en 2006 à 80 milliards de francs CFA (122 millions d'euros). Une fois la liquidation de la société terminée, une nouvelle compagnie aérienne, créée en septembre 2006 par le président Paul Biya, la Cameroon Airlines Corporation (Camair Co), devrait prendre la suite.
Cameroun: Les activités de la compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (Camair), arrêtées depuis mercredi 5 mars, n'avaient pas repris lundi YAOUNDÉ, 17 mars 2008 - Les activités de la compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (Camair), arrêtées depuis mercredi 5 mars, n'avaient pas repris lundi, a-t-on appris auprès de la société camerounaise. "Les bureaux sont fermés, on ne sait pas quand le travail va reprendre, on ne nous dit rien", a expliqué à l'AFP un employé de la compagnie, désarmé. "Des scellés sont posés sur les bureaux. Nous sommes très inquiets pour la suite", a précisé l'employé. "Nous avons deux mois de salaire qui n'ont toujours pas été payés", a-t-il ajouté. Lundi, le téléphone de la Camair sonnait dans le vide dans ses bureaux de Yaoundé comme de Douala, capitale économique du Cameroun. Les activités de la compagnie sont suspendues depuis le limogeage mercredi de l'administrateur provisoire Paul Ngamo Hamani, qui avait été nommé en 2005 lors de la mise en liquidation de la société. Ce dernier a été limogé par le président camerounais Paul Biya. Vendredi après l'assemblée générale des actionnaires de la compagnie détenue à 96,4% par l'Etat camerounais, le ministre des Finances Essimi Menye avait pourtant assuré que les activités allaient reprendre normalement. Une équipe de "gestion de l'exploitation" doit être désignée dans les jours à venir, a-t-il indiqué, tandis que la gestion de la liquidation de la société doit être confiée non plus à une mais à deux entités. La Camair, qui ne possède aucun avion, compte aujourd'hui 800 employés contre 1.309 en 2005. Sa dette était évaluée en 2006 à 80 milliards de francs CFA (122 millions d'euros). Une fois la liquidation de la société terminée, une nouvelle compagnie aérienne, créée en septembre 2006 par le président Biya, la Cameroon Airlines Corporation (Camair Co), devrait prendre la suite.
Cameroun: Près de 40.000 réfugiés tchadiens ayant fui les combats à N'Djamena le week-end dernier pour la ville voisine de Kousseri, dans le nord du Cameroun, ont reçu samedi une aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) DAKAR, 10 fév 2008 (AFP) - Près de 40.000 réfugiés tchadiens ayant fui les combats à N'Djamena le week-end dernier pour la ville voisine de Kousseri, dans le nord du Cameroun, ont reçu samedi une aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM), a annoncé dimanche l'agence onusienne. "Plus de 37.000 tchadiens déplacés qui ont fuit N'Djamena à cause des combats du week-end dernier ont reçu une aide alimentaire du PAM samedi à Kousseri, dans le nord du Cameroun", a annoncé le PAM dans un communiqué publié à Dakar. "La distribution de vivres aux déplacés tchadiens, principalement des femmes et des enfants qui ont passé plusieurs nuits dans des mosquées, églises, écoles ou à la belle étoile, a été assurée par la Croix-Rouge camerounaise, en coordination avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les autorités locales", indique le texte. Plus de 120 tonnes de sorgho, de riz, de haricots et d'huile végétale avaient été acheminées par la route cette semaine en provenance de plusieurs ville camerounaises, indique le PAM, précisant que 37 tonnes de biscuits à haute valeur énergétique et des kits médicaux étaient en voie d'acheminement dimanche dans cette zone par voie aérienne. Depuis l'incursion rebelle le week-end dernier dans la capitale tchadienne, environ 50.000 personnes avaient fui vers le Cameroun voisin, selon des sources humanitaires, qui ont ensuite indiqué que des milliers d'entre eux avaient repris la direction du Tchad au cours de la semaine écoulée. Cette semaine, le PAM s'était inquiété de la situation au Tchad, susceptible, selon l'organisation de perturber les distributions de vivres dans les camps du Tchad abritant, dans l'est, quelque 235.000 réfugiés soudanais du Darfour (ouest du Soudan), environ 46.000 Centrafricains dans le sud, ainsi que quelque 150.000 Tchadiens déplacés (est). "Le PAM espère que la situation sécuritaire au Tchad s'améliorera rapidement pour permettre la reprise rapide des livraisons de vivres", ajoute le communiqué, précisant que "tout retard important pourrait affecter la distribution de vivres dès le mois de mars".
Cameroun: Les "réunions et manifestations publiques" sont interdites "jusqu'à nouvel ordre" dans la province camerounaise du Littoral, incluant la capitale économique Douala YAOUNDÉ, 17 jan 2008 - Les "réunions et manifestations publiques" sont interdites "jusqu'à nouvel ordre" dans la province camerounaise du Littoral, incluant la capitale économique Douala (sud), a indiqué jeudi à l'AFP un responsable provincial. "Il s'agit d'une mesure de prévention qui vise principalement les marches organisées en ville", a-t-il précisé. "Nous savons que ce type de manifestation dégénère souvent". Cette décision intervient alors que des partis de l'opposition et des organisations de la société civile ont annoncé des manifestations à Douala, leur fief, pour protester contre la révision de la Constitution envisagée par le président Paul Biya. Cette modification constitutionnelle aurait pour objectif la suppression de la limitation des mandats présidentiels, afin de permettre à M. Biya, au pouvoir depuis 1982, de se représenter en 2011. "Nous savons que des groupes sont en train de s'organiser pour créer le désordre sur la voie publique. Nous ne voulons pas d'un scénario à la kényane", a souligné le responsable provincial. Des formations politiques, dont le principal parti d'opposition, le Social Democratic Front (SDF), ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas cet arrêté. "Nous avons déjà élaboré notre plan d'action que nous allons dérouler sans tenir compte en aucune manière de cet arrêté rétrograde et moyenâgeux", a déclaré le responsable provincial de ce parti, Jean Michel Nintcheu, au quotidien privé Mutations. "Nous voulons que Paul Biya écoute le peuple, qu'il comprenne son désarroi et qu'il sache que les populations sont à 99% contre cette modification (de la Constitution)", a-t-il ajouté. Réputée frondeuse, Douala, la ville la plus peuplée du pays, a connu près de 6 mois de grève générale lors de l'opération "villes mortes" organisée en 1991 par l'opposition qui réclamait une "conférence nationale souveraine" pour développer la démocratie après l'instauration du multipartisme. Cameroun: Selon un rapport du patronat camerounais, l'économie du Cameroun s'est "essoufflée" en 2007 et peine à engranger les bienfaits des importantes réductions de dette obtenues depuis 2006
YAOUNDÉ, 4 jan 2008 - L'économie du Cameroun s'est "essoufflée" en 2007 et peine à engranger les bienfaits des importantes réductions de dette obtenues depuis 2006, selon un rapport du patronat camerounais obtenu vendredi par l'AFP à Yaoundé. En 2007, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) n'a été que de 2,9%, contre 3,2% l'année précédente, écrit dans ce rapport le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), qui réunit plus de 200 entreprises. Selon l'organisation patronale, les "effets attendus" de l'atteinte par le Cameroun, en avril 2006, du "point d'achèvement" de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE), synonyme d'importantes remises de dette, "se font toujours attendre". La production des principales cultures de rente (banane, cacao, café, coton) a baissé en 2007, tandis que le trafic au port de Douala, principal point d'entrée et de sortie des marchandises du pays, a stagné. En outre, les patrons ne sont guère optimistes pour l'année qui commence: 38,7% d'entre eux s'attendent à une baisse de leur activité au cours des prochains mois. Ils mettent notamment en cause la loi de finances 2008, dans laquelle les incitations fiscales dont bénéficiaient certains secteurs ont été revues à la baisse. C'est un "signal négatif", déplore le Gicam, soulignant par ailleurs que seulement 20% des contribuables assurent près de 80% de recettes fiscales du pays. "Pour l'équité, il est nécessaire de faire évoluer ce ratio", selon l'organisation patronale. En mai, l'ambassadeur des Etats-Unis alors en poste à Yaoundé, Niels Marquardt, avait déclaré que les impôts représentaient au Cameroun un "vrai harcèlement" et "un frein à la croissance". Le climat des affaires y "fait parfois peur", avait-il ajouté, estimant que "peu d'investisseurs, sauf les plus courageux, oseraient risquer leurs biens dans une telle situation". Dans un récent rapport, la Banque mondiale a classé le Cameroun parmi les pays les moins compétitifs de la planète, au 152e rang sur 175 Etats. D'après cette étude, il faut, pour monter une entreprise, compter 444 jours et dépenser l'équivalent de 1.165% du revenu par habitant, contre 149 jours et 72% dans les pays les plus compétitifs. C'est ce mauvais climat des affaires qui explique en grande partie la faible croissance, selon le Gicam. Le patronat espère cependant qu'un début de reprise viendra en 2008 de la relance du secteur du bâtiment et des travaux publics, grâce aux opérations de réhabilitation et de construction d'infrastructures prévues avec les fonds dégagés par l'initiative PPTE.
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