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L'actualité de la Côte d'Ivoire
(d'après l'Agence France Presse)


Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a maintenu le prix de vente du kilogramme de café, dont le pays est le septième producteur mondial, à 525 francs CFA

ABIDJAN, 7 jan 2009 - Le gouvernement ivoirien a maintenu le prix de vente du kilogramme de café, dont le pays est le septième producteur mondial, à 525 francs CFA (0,80 euro), a annoncé mercredi le président du comité de gestion de la filière, Gilbert Anoh N'Guessan. "Le gouvernement ivoirien a tenu à maintenir le prix indicatif +bord champ+ au même niveau que celui de la campagne précédente à 525 FCFA", a déclaré M. Anoh N'Guessan lors d'une conférence de presse. "Le monde entier traverse une de ses plus graves crises et la Côte d'Ivoire n'échappe pas à ce phénomène vu que le café et le cacao s'échangent en dollars ou en livres sterling", a-t-il expliqué. Le comité de gestion de la filière café-cacao a été nommé en septembre après l'incarcération en juin des anciens dirigeants de la filière pour "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie". M. Anoh N'Guessan a également affirmé que la Côte d'Ivoire "a enregistré une baisse continue de sa production jusqu'à atteindre 80.000 tonnes au cours de la campagne 2007/2008" au lieu de "380.000 tonnes de café cerise en 2000". "Au niveau mondial, la production annuelle oscille depuis dix ans entre 6,5 millions de tonnes et 7,7 millions de tonnes", a-t-il précisé. Selon lui, "contrairement au cacao pour lequel la Côte d'Ivoire est faiseur de prix (en raison de son premier rang mondial), (le) pays subit la loi du marché du café, dictée par les pays tels que le Brésil et le Vietnam". "Les experts projettent une hausse de la production mondiale de café pour la campagne 2008/2009. Cette hausse s'explique encore une fois par un accroissement de la production brésilienne et celle du Vietnam", a conclu M. Anoh N'Guessan.



Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles ont signé un accord intégrant les ex-rebelles dans les forces de sécurité ivoiriennes

OUAGADOUGOU, 24 déc 2008 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles ont signé un accord intégrant les ex-rebelles dans les forces de sécurité ivoiriennes, a-t-on appris mercredi de source officielle à Ouagadougou. Il s'agit d'un accord complémentaire, appelé "Ouaga IV", à l'accord de paix de 2007. Avec cet accord, quelque 5.000 ex-combattants des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) devraient être intégrés "dans un délai de deux ans" dans la nouvelle armée ivoirienne. "Le quatrième accord complémentaire vient d'être signé par Laurent Gbagbo, président de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles, et Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien", a déclaré le représentant spécial de M. Compaoré en Côte d'Ivoire, Boureima Badini, lisant un communiqué devant la presse. Le texte de l'accord avait été paraphé lundi à Ouagadougou par des représentants de la présidence ivoirienne et des FN. "Le président Gbagbo l'a signé aujourd'hui (mercredi) à Abidjan, le Premier (ministre) hier à Paris. Le président Compaoré vient de le signer ce soir même à Ouagadougou", a confirmé à l'AFP le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alain Bedouma Yoda. Un total de 600 éléments des FAFN déjà formés devraient être déployés, "sans délai", aux côtés de la police et de la gendarmerie (loyalistes) pour la sécurisation du processus électoral. L'accord prévoit aussi la formation de 3.400 autres éléments des FAFN pour être affectés à des tâches de sécurité aux fins de leur déploiement aux côtés des forces sécuritaires (police et gendarmerie). Le texte demande aussi au gouvernement ivoirien de verser un montant de 50.000 francs CFA (76 euros) comme "prime ou aide directe" à tout milicien ou soldat FAFN démobilisé. Le porte-parole de l'ex-rébellion ivoirienne, Sidiki Konaté, s'était félicité lundi après le paraphe du document que les protagonistes de la crise soient parvenus à un accord sur la question "très sensible" des militaires". "Tout ce qui n'était pas encore fait et qui faisait peur à chacun vient d'être décidé par les deux délégations de façon responsable", avait déclaré M. Konaté, également ministre de l'Artisanat et du Tourisme dans le gouvernement de transition. "Ceci marque l'irréversibilité de ce processus mais surtout la volonté inébranlable des deux parties d'aller à la paix étape par étape, coup après coup", avait-il ajouté. L'état-major des FN revendique 36.000 éléments. Les Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) comptaient en 2007 quelque 11.000 soldats, 13.000 gendarmes et 16.000 policiers. "Ouaga IV" succède à trois autres accords complémentaires à l'accord de Ouagadougou conclu en mars 2007 par le président ivoirien et l'ancienne rébellion qui avait tenté de le renverser en septembre 2002.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a adopté jeudi son projet de budget 2009, qui atteint 2.464 milliards de FCFA, et se fonde sur une hypothèse de croissance revue à la baisse en raison de la crise mondiale

ABIDJAN, 18 déc 2008 - Le gouvernement ivoirien a adopté jeudi son projet de budget 2009, qui atteint 2.464 milliards de FCFA (quelque 3,6 milliards d'euros), et se fonde sur une hypothèse de croissance revue à la baisse en raison de la crise mondiale, a-t-on appris de source officielle. Le projet de budget 2009 "s'équilibre en recettes et en dépenses" à quelque 2.464 milliards de FCFA, "soit une hausse de 6,4%" par rapport au budget révisé en 2008, selon le communiqué du Conseil des ministres lu dans la soirée par le porte-parole du gouvernement Théodore Mel Eg sur la chaîne publique RTI. "Ce budget a été bâti sous l'hypothèse d'un ralentissement de la croissance économique mondiale en 2009, du fait de l'impact de la crise financière internationale", et se fonde sur une prévision de croissance du produit intérieur brut ivoirien "également révisée de 3,9%". Les ressources attendues proviennent principalement des recettes intérieures qui se chiffrent à quelque 1.958 mds de FCFA (2,9 mds EUR), "soit 79,5% du total des ressources", parmi lesquelles les recettes fiscales représentent 1.705 mds de FCFA (2,5 mds EUR). En matière de ressources extérieures, la Côte d'Ivoire attend notamment 201 mds de FCFA (environ 300 millions EUR) d'appuis budgétaires du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. La dette publique représentera 769,4 milliards de FCFA (environ 1,1 md EUR), "soit 31,2% des dépenses" prévues pour 2009, selon le compte-rendu. En décembre 2007, le gouvernement avait adopté le projet de loi de finances pour l'année 2008, avec un budget en hausse qui franchissait pour la première fois le cap des 2.000 milliards de FCFA depuis le début de la crise militaro-politique en 2002.



Côte d'Ivoire: La Banque mondiale a invité lundi la Côte d'Ivoire à réduire ses prélèvements fiscaux sur le cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, afin d'améliorer le niveau de vie des paysans

ABIDJAN, 15 déc 2008 - La Banque mondiale (BM) a invité lundi la Côte d'Ivoire à réduire ses prélèvements fiscaux sur le cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, afin d'améliorer le niveau de vie des paysans. "Au-delà des réformes institutionnelles, il est important de réduire la fiscalité pour que le maximum de ressources aille aux paysans", a déclaré le directeur des opérations de la BM à Abidjan, Madani Tall, au cours d'un point-presse au siège du quotidien gouvernemental Fraternité Matin. "Combien le paysan ivoirien touche-t-il sur le prix du cacao ? Je vous dis, c'est moins de 40%, comparé au Ghana (deuxième producteur mondial) où on touche 70%, au Nigeria où le paysan touche 90% du prix international et en Indonésie la même chose", a-t-il assuré. M. Tall a regretté la "'fiscalité très importante" qui pèse sur les revenus des paysans. "Nous sommes en discussion avec le gouvernement pour ramener cette fiscalité au niveau le plus acceptable". Premier producteur mondial de cacao, la Côte d'Ivoire détient plus de 40% de parts de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB. Ce secteur comprend environ 600.000 producteurs, qui exploitent souvent en famille de petites parcelles et qui pour beaucoup vivent dans la pauvreté. "Il faut que les paysans soient responsables de la gestion de leur filière", a-t-il ajouté, estimant qu'il était important pour le pays d'"améliorer la productivité de ce secteur". Il s'est également félicité de l'incarcération en juin de la quasi-totalité des anciens dirigeants de la filière dans le cadre d'une vaste enquête demandée par le président Laurent Gbagbo.



Côte d'Ivoire: La Banque mondiale a fait don de 60 milliards de FCFA à la Côte d'Ivoire pour financer notamment le retour de l'administration publique dans le nord du pays sous contrôle de l'ex-rébellion

ABIDJAN, 15 déc 2008 - La Côte d'Ivoire va bénéficier d'un don de 120 millions de dollars (60 milliards de FCFA) de la Banque mondiale (BM) pour financer notamment le retour de l'administration publique dans le nord du pays sous contrôle de l'ex-rébellion, a annoncé lundi un responsable de la BM. Ce don servira "à renforcer la présence de l'administration (publique) sur l'ensemble du territoire", a affirmé le directeur des opérations de la BM en Côte d'Ivoire, Madani Tall, au cours d'un échange avec la presse dans les locaux du quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Cette somme servira également "à renforcer les infrastructures" routières et économiques, a précisé M. Tall, soulignant que ce "programme va être élargi dès que nous sortirons de la crise". L'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôle le nord de la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002, après son coup d'Etat manqué contre le président Laurent Gbagbo. La réunification du pays et le redéploiement de l'administration dans les zones FN font partie d'un accord de paix signé à Ouagadougou entre les FN et le président Gbagbo le 4 mars 2007.



Côte d'Ivoire: L'administration fiscale ivoirienne reprendra "d'ici le 15 janvier" et après six ans d'interruption ses activités dans le nord du pays contrôlé par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN)

BOUAKE, 13 déc 2008 - L'administration fiscale ivoirienne reprendra "d'ici le 15 janvier" et après six ans d'interruption ses activités dans le nord du pays contrôlé par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a affirmé samedi le secrétaire national FN à l'Economie, Moussa Dosso. Depuis la tentative de coup d'Etat de septembre 2002, les FN récoltent des taxes dans le nord du pays. Selon le président ivoirien Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire perd "40 milliards FCFA (61 millions d'euros) par mois dans les zones sous contrôle des FN". "Les douaniers seront installés aux frontières nord du pays, précisément à Pogo (frontière ivoiro-malienne) et à Laleraba (frontière ivoiro-burkinabè) dès le mois de janvier", a déclaré M. Dosso aux chefs de communautés vivant à Bouaké (centre), lors d'une rencontre au siège du secrétariat général des FN. "Les douaniers seront là d'ici le 15 janvier 2009" et "la centrale (régie financière de l'ex-rébellion) disparaîtra", a précisé lors d'un point de presse M. Dosso, également ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle dans l'actuel gouvernement ivoirien de transition dirigé par Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion. Selon M. Dosso, "les négociations sur l'unicité des caisses de l'Etat sont terminées et l'accord est conclu". "Progressivement, les commerçants doivent s'habituer à s'acquitter des différentes taxes fiscales", a-t-il également souligné. Les FN avaient récemment annoncé que les douaniers seraient redéployés au nord "avant Noël 2008". Prévue par l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion, l'unicité des caisses de l'Etat n'a jamais été mise en place. En mai 2008, 26 douaniers ont été installés à Ouangolo (extrême-nord), à la frontière avec le Burkina Faso, mais ils n'ont jamais exercé véritablement leurs fonctions.



Côte d'Ivoire: L'Union européenne et la Côte d'Ivoire et ont signé mercredi à Abidjan un accord d'étape sur les nouveaux Accords de partenariat économique (APE) qui vont permettre à la partie ivoirienne de bénéficier de l'accès au "marché amélioré" des 27 pays de l'UE

ABIDJAN, 26 nov 2008 - La Côte d'Ivoire et l'Union européenne (UE) ont signé mercredi à Abidjan un accord d'étape sur les nouveaux Accords de partenariat économique (APE) qui vont permettre à la partie ivoirienne de bénéficier de l'accès au "marché amélioré" des 27 pays de l'UE. Cet accord réglemente notamment les nouvelles dispositions douanières entre la Côte d'Ivoire et l'UE, de même que le financement du développement. Le document de 82 articles en 50 pages a été signé par le ministre ivoirien de l'Intégration, Amadou Koné, et le directeur général adjoint au commerce de la Commission européenne, Karl-Friedrich Falkenberg, a constaté un journaliste de l'AFP. Cet accord dit "d'étape" va permettre "à la Côte d'Ivoire d'exporter tous ses produits librement sur le grand marché du monde tout en important progressivement sans droit de douanes les intrants européens qu'elle ne produit pas", a déclaré M. Falkenberg. Il prévoit également "une assistance au développement pour améliorer la compétitivité des entreprises ivoiriennes, les aider à améliorer leurs parts de marché en Europe", a-t-il ajouté. Selon lui, "l'APE va donc démultiplier la compétitivité, la croissance et l'investissement en Côte d'Ivoire". Premier producteur mondial de cacao, la Côte d'Ivoire est particulièrement concernée pour ses exportations de cacao transformé, de bananes, d'ananas et de conserves de thon. Le 7 décembre 2007, la Côte d'Ivoire et la délégation locale de l'UE avaient déjà paraphé cet accord d'étape en attendant un accord au niveau des pays membres de la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao, 16 pays). M. Falkenberg a affirmé que "cet accord est une étape vers un APE régional complet avec l'Afrique de l'ouest qui reste notre objectif commun principal". La Cédéao s'est fixée jusqu'au mois de juin 2009 pour signer l'accord complet qui va porter sur les marchandises, les biens et les services. Conclus au niveau sous-régional, les APE devaient être signés avant le 31 décembre 2007, faute de quoi les pays concernés perdaient le régime commercial préférentiel existant avec l'UE.



Côte d'Ivoire: Un million d'Ivoiriens ont été enregistrés depuis le lancement le 15 septembre de l'opération d'identification des populations de Côte d'Ivoire en vue de la révision des listes électorales

ABIDJAN, 12 nov 2008 - Un million d'Ivoiriens ont été enregistrés depuis le lancement le 15 septembre de l'opération d'identification des populations de Côte d'Ivoire en vue de la révision des listes électorales, ont annoncé mercredi les services du Premier ministre, Guillaume Soro. "L'opération d'identification de la population et de recensement électoral (...) vient de franchir la barre du million de personnes enrôlées", selon un communiqué, qui précise que ce chiffre a été obtenu dans les 774 centres d'Abidjan. Lancée timidement le 15 septembre dans sept villes de l'intérieur du pays avant d'être arrêtée deux semaines plus tard, l'opération d'identification a réellement démarré le 29 septembre dans la capitale. Le reste du pays n'a pas encore commencé. A terme, 11.000 centres de collecte sont prévus sur l'ensemble du territoire. L'identification vise à enregistrer tous les Ivoiriens de plus de 16 ans et à réviser les listes électorales avec tous les majeurs (18 ans). De nouvelles cartes d'électeur et d'identité seront ensuite délivrées. De nombreux problèmes logistiques et techniques ont toutefois retardé ce processus qui devrait enregistrer 12 millions de personnes, dont 9 millions d'électeurs potentiels, selon des chiffres officiels. Ces retards, sur fond d'accusations de fraude, ont amené les principaux leaders politiques ivoiriens à reporter lundi une nouvelle fois le scrutin qui était prévu le 30 novembre. L'identification est un volet essentiel de l'accord de paix de Ouagadougou signé entre le président Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui a tenté de le renverser en septembre 2002. Sans cesse repoussée depuis octobre 2005, fin du mandat officiel de Laurent Gbagbo, la présidentielle a déjà été reportée deux fois depuis. Aucune nouvelle date n'a encore été fixée.



Côte d'Ivoire: Le Fonds saoudien de développement (FSD) a accordé lundi à la Côte d'Ivoire un prêt de 5 milliards de francs CFA destiné à des projets sociaux dans le cadre de la reconstruction après la crise

ABIDJAN, 3 nov 2008 - Le Fonds saoudien de développement (FSD) a accordé lundi à la Côte d'Ivoire un prêt de 5 milliards de francs CFA (7,62 millions d'euros) destiné à des projets sociaux dans le cadre de la reconstruction après la crise, a constaté un journaliste de l'AFP. L'accord a été signé entre le directeur du FSD, Youssef Al-Bassam, et le ministre ivoirien de l'Economie, Charles Diby Koffi. L'argent doit servir à la construction du lycée professionnel d'hôtellerie à Yamoussoukro (la capitale politique) et la réalisation de deux collèges d'enseignement technique à Bouaflé et à Issia (ouest). Ce prêt "concessionnel" est assorti d'une durée de remboursement de 25 ans dont une période de grâce de six ans et d'un taux de charge de 1% par an. "Après six années de crise, il urge de mettre en oeuvre des projets de développement en priorité dans les secteurs sociaux en vue d'apporter une réponse plus rapide et satisfaisante à la demande sociale", a déclaré M. Koffi. Le FSD contribue déjà pour 5 milliards FCFA aux chantiers de l'"autoroute du Nord" réalisés par une société tunisienne pour prolonger de 45 kilomètres l'autoroute qui relie déjà Abidjan à Toumodi (180 km au nord-ouest de la capitale économique ivoirienne).



Côte d'Ivoire: La cour d'assises de Côte d'Ivoire a condamné mercredi soir à 20 et 5 ans de prison deux personnes jugées à Abidjan pour le déversement en août 2006 des déchets mortels du cargo Probo Koala, et prononcé l'acquittement des sept autres accusés

ABIDJAN, 22 oct 2008 - La cour d'assises de Côte d'Ivoire a condamné mercredi soir à 20 et 5 ans de prison deux personnes jugées à Abidjan pour le déversement en août 2006 des déchets mortels du cargo Probo Koala, et prononcé l'acquittement des sept autres accusés, selon un journaliste de l'AFP. La cour a condamné à 20 ans de prison le principal accusé, le patron de la petite société Tommy qui avait déversé à l'air libre à travers Abidjan les déchets du Probo Koala, un cargo affrété par la multinationale Trafigura. Salomon Ugborugbo, d'origine nigériane, était poursuivi pour empoisonnement, la pollution ayant provoqué, selon la justice, 17 décès et des milliers d'intoxications. Une interdiction de séjour sur le territoire pendant 10 ans a été également prononcée contre lui. Essoin Kouao, un agent de la société consignataire du Probo Koala au port d'Abidjan, poursuivi pour complicité d'empoisonnement, a été condamné à 5 ans de prison et à 10 ans de privation de droits civiques. La justice lui reprochait d'avoir fourni les coordonnées de Tommy à la filile ivoirienne de Trafigura, Puma Energy, pour décharger 528 m3 de slops (résidus du nettoyage des cales) du Probo Koala, un cargo spécialisé dans le transport d'hydrocarbures. Après plus de trois heures de délibéré, la cour a en revanche prononcé l'acquittement des sept autres accusés alors que l'avocat général avait requis la veille 20 ans de prison pour cinq d'entre eux. Ces cinq accusés étaient pourtant poursuivis aussi pour complicité d'empoisonnement ou seulement infraction au code de l'environnement pour l'un d'entre eux. Il s'agit du commandant du port, de l'ancien directeur général des Affaires maritimes au ministère des Transports et de trois douaniers. Pour le directeur technique de la société consignataire et un de ses subordonnés, également poursuivis, l'avocat général avait déjà demandé l'acquittement. La plupart des accusés risquaient toutefois la perpétuité, la peine de mort n'étant plus appliquée en Côte d'Ivoire.



 
Côte d'Ivoire: Un salon de la sous-traitance destiné à renforcer la coopération dans ce domaine entre les entreprises d'Afrique de l'Ouest et de l'Union européenne s'est ouvert mercredi à Abidjan

 
ABIDJAN, 15 oct 2008 - Un salon de la sous-traitance destiné à renforcer la coopération dans ce domaine entre les entreprises d'Afrique de l'Ouest et de l'Union européenne (UE), notamment françaises, s'est ouvert mercredi à Abidjan. Organisé pour la deuxième fois en Afrique subsaharienne après l'édition de Dakar au Sénégal (2002), ce salon vise "à faire découvrir les savoir-faire et capacités industrielles des entreprises de l'Afrique de l'Ouest en vue de sceller des relations partenariales, ainsi que des accords de sous-traitance", selon les organisateurs. Une quinzaine d'entreprises françaises sont représentées pour cette édition, a constaté un journaliste de l'AFP. "La sous-traitance dépasse la mission classique des biens de productivité dans la limitation du gaspillage à l'intérieur de l'entreprise et ouvre d'autres voies", a déclaré Jean-Baptiste Amichia, président de la Bourse de sous-traitance et de partenariat de Côte d'Ivoire (BSTP), organisatrice de ce salon financé à 90% par l'UE. "En collaborant avec des sous-traitants il est possible de les rendre plus efficients et ainsi de pouvoir disposer de produits et services au meilleur rapport qualité-prix", a souligné M. Amichia. Outre des entreprises françaises venues de Rouen et de Lyon (ouest et centre de la France), le salon accueille jusqu'à samedi des exposants africains dans les secteurs des métaux, de l'électricité, bâtiments et travaux publics, transport. La France demeure le premier partenaire commercial de la Côte d'Ivoire et reste en tête des investisseurs étrangers en 2007, a rappelé l'ambassadeur de France à Abidjan, André Janier.
Côte d'Ivoire: Les protagonistes de la crise ivoirienne ont entamé mardi à Ouagadougou de nouvelles négociations en vue d'amender, essentiellement sur les questions militaires, l'accord de paix signé en 2007

OUAGADOUGOU, 14 oct 2008 - Les protagonistes de la crise ivoirienne ont entamé mardi à Ouagadougou de nouvelles négociations en vue d'amender, essentiellement sur les questions militaires, l'accord de paix signé en 2007, a-t-on appris de source proche des discussions à Ouagadougou. "Nous sommes en train de discuter en vue de signer un quatrième accord complémentaire" à l'Accord de paix de Ouagadougou conclu le 4 mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et le leader de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro, a indiqué à l'AFP Alain Lobognon, conseiller en communication de M. Soro. Les discussions ouvertes en présence des délégations des deux parties portent principalement sur les questions militaires, notamment les grades des ex-rebelles, la réinsertion des ex-combattants, le redéploiement de l'administration dans les ex-zones rebelles et l'unicité des caisses de l'Etat. M. Lobognon dirige l'équipe de négociations des FN alors que celle du camp présidentiel est conduite par le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro. Le président Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise ivoirienne et garant de l'Accord de Ouagadougou, était assisté par son nouveau chef à la diplomatie Alain Yoda et son représentant spécial à Abidjan Boureima Badini. Ces points qui avaient déjà fait l'objet d'échange dans le troisième accord complémentaire n'ont jamais connu un début d'application pour des raisons logistiques, financières et administratives. L'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, fixée au 30 novembre devient de plus en plus improbable à cette date. Attendue depuis la fin du mandat de Laurent Gbagbo, en octobre 2005, la présidentielle a été sans cesse repoussée en raison de la crise politico-militaire née de la tentative de coup d'Etat des FN en septembre 2002.


Côte d'Ivoire: Le prix d'achat du cacao aux planteurs de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 700 francs CFA le kilo, en hausse de 40%, à l'ouverture dimanche de la campagne cacaoyère 2008/2009

ABIDJAN, 5 oct 2008 - Le prix d'achat du cacao aux planteurs de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 700 francs CFA (1,06 euro) le kilo, en hausse de 40%, à l'ouverture dimanche de la campagne cacaoyère 2008/2009, a annoncé le nouveau comité de gestion de la filière. Lors de la précédente campagne, le prix minimum indicatif était de 500 FCFA (0,76 euro) le kilo. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec plus de 40% de part de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB. Le nouveau prix minimum sera appliqué pendant le quatrième trimestre 2008 (octobre à décembre). Il a été fixé par les responsables d'un nouveau comité de gestion, l'administration de la filière cacao/café ivoirienne ayant été réformée après des malversations. La hausse du prix du cacao s'explique par une baisse annoncée de la production. "Les prévisions les plus optimismes anticipent hélas une baisse de notre production", a déclaré Gilbert N'Guessan Anoh, président de ce comité pour expliquer la hausse du prix d'achat "bord champ". "Nous devons renforcer davantage la qualité pour maintenir nos revenus malgré cette baisse tendancielle (de la récolte) que toutes les études sérieuses corroborent", a-t-il poursuivi. "Notre verger a souffert de la grave crise dont la Côte d'Ivoire est en train d'émerger. Les maladies végétales diverses ne l'ont pas épargné", a-t-il ajouté en référence à la maladie de la pourriture brune (appelée aussi "swollen shoot") qui s'attaquent aux cacaoyers. Le nouveau comité de gestion remplace pendant une période transitoire de sept mois renouvelable les structures de régulation précédentes de la filière. Depuis le mois de juin, la quasi-totalité des dirigeants des structures ont été inculpés de "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie" et incarcérés dans le cadre d'une enquête judiciaire lancée en octobre 2007 à l'initiative de M. Gbagbo. Cinq ministres devraient aussi être entendus comme "témoins" dans cette affaire. Les incarcérations ont bloqué les opérations d'exportation en raison d'une grève des agents de la Bourse du café-cacao (BCC) qui n'étaient plus payés. Un décret présidentiel daté du 21 septembre précise que le nouveau comité de gestion de la filière est dirigé par un président, M. N'Guessan Anoh, assisté de deux vice-présidentes, Ginette Donwahi et Acquah Assouan Amouan. Le comité comprend également trois administrateurs provisoires pour les anciennes structures parmi lesquelles la (BCC).


Côte d'Ivoire: Quatre-vingt onze militaires ivoiriens qui avaient violemment manifesté vendredi à Daoukro (sud de la Côte d'Ivoire) pour réclamer des primes de guerre, ont été "radiés" lundi de l'armée

ABIDJAN, 29 sept 2008 - Quatre-vingt onze militaires ivoiriens qui avaient violemment manifesté vendredi à Daoukro (sud de la Côte d'Ivoire) pour réclamer des primes de guerre, ont été "radiés" lundi de l'armée, a annoncé l'état-major dans un communiqué lu dans la soirée à la télévision nationale. Ces militaires du rang ont été identifiés comme les "éléments activistes et les principaux instigateurs" d'une "tentative de soulèvement survenue au groupement de Daoukro du vendredi 26 au samedi 27 septembre 2008", a expliqué l'état-major dans son communiqué. Soixante-dix-huit de ces militaires ont été transférés dimanche à l'état-major à Abidjan et "seront par la suite mis à disposition du tribunal militaire d'Abidjan", a précisé la même source. Les treize autres soldats, qui sont "actuellement en fuite", "sont activement recherchés", a ajouté l'état-major affirmant que ces hommes "seront trouvés et traduits à leur tour devant le tribunal militaire d'Abidjan". "Ces militaires se sont rendus responsables d'actes très graves tels les attaques de cantonnement des unités militaires de la gendarmerie nationale de Daoukro", a expliqué l'état-major. "Ils ont en outre causé la détérioration du magasin d'armes et de munitions de l'école nationale des sous-officiers d'actives, de la soute à carburant de l'escadron de gendarmerie, pour se ravitailler de force, et la destruction de matériels militaires", a souligné la même source. Vendredi, des tirs en l'air de soldats mécontents avaient été signalés à Daoukro, ainsi qu'à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. Le chef d'état-major des armées ivoiriennes, le général Philippe Mangou, "précise que l'heure est à la paix, à la préparation des élections et à la reconstruction du pays", en référence à l'élection présidentielle prévue le 30 novembre. "Il met en garde tout élément des forces de défense et de sécurité qui s'exprimera désormais par les armes qu'il trouvera en face de lui d'autres armes", selon le communiqué. Le commissaire du gouvernement (équivalent de procureur au tribunal militaire d'Abidjan, ndlr), Ange Kessy, a par ailleurs précisé sur le plateau de la télévision nationale qu'une "enquête est en cours". Il a souligné qu'en plus des sanctions disciplinaires le tribunal militaire pourrait "prendre des peines privatives de liberté: 5 ans, 10 ans, 20 ans". Un peu plus tôt lundi, le Premier ministre Guillaume Soro avait demandé "aux militaires de garder le calme". Les forces de défense et de sécurité (FDS, police, armée et gendarmerie) de Côte d'Ivoire sont régulièrement traversées par des soubresauts violents dus au non-versement de primes de guerre promises pendant la crise politico-militaire qui a éclaté avec la tentative de coup d'Etat d'une rébellion dans le nord du pays en septembre 2002. Le 11 septembre, 322 sous-officiers de la police nationale ont été suspendus et privés de soldes pendant 10 mois pour avoir manifesté en février à Abidjan.


Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo a souhaité une révision de la constitution de la Côte d'Ivoire, la deuxième depuis son indépendance en 1960 et après six années de crise, "afin d'y enlever tous les éléments +confligènes+"

ABIDJAN, 25 sept 2008 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a souhaité une révision de la constitution de la Côte d'Ivoire, la deuxième depuis son indépendance en 1960 et après six années de crise, "afin d'y enlever tous les éléments +confligènes+", a rapporté jeudi le site de la présidence. "Après la guerre, il nous faudra faire une relecture de notre constitution, et envisager sa modification par voie référendaire, afin d'y enlever tous les éléments négatifs ou +confligènes+", a déclaré le président Gbagbo lors d'une rencontre mercredi à Abidjan avec des populations du nord-est. "Il faut le faire de manière à avoir une constitution qui rassemble les enfants de la Côte d'Ivoire", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions. L'actuelle constitution a été adoptée en juillet 2000 par voie référendaire pendant la transition dirigée par une junte militaire, après le premier coup d'Etat de l'histoire du pays. M. Gbagbo avait été élu trois mois plus tard président de la République à l'issue d'un scrutin fortement contesté, en raison de l'invalidation des candidatures du chef de l'Etat déchu, Henri Konan Bédié et de l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara. En septembre 2002, une rébellion a tenté de le renverser pour revendiquer "des papiers d'identité" avant de s'emparer de la moitié nord du pays. Un accord de paix a été ensuite signé le 4 mars 2007 à Ouagadougou avec un programme de sortie de crise qui prévoit notamment la tenue d'une élection présidentielle. MM. Gbagbo, Bédié et Ouattara ont d'ores et déjà annoncé leur candidature pour cette présidentielle dont le premier tour a été fixé au 30 novembre.


Côte d'Ivoire: L'aile militaire des Forces nouvelles (FN), l'ex-rébellion ivoirienne, a commémoré vendredi à Korhogo (nord) le sixième anniversaire du début de la crise en Côte d'Ivoire, "un repère historique" pour le pays

KORHOGO, 19 sept 2008 - L'aile militaire des Forces nouvelles (FN), l'ex-rébellion ivoirienne, a commémoré vendredi à Korhogo (nord) le sixième anniversaire du début de la crise en Côte d'Ivoire, "un repère historique" pour le pays, a rapporté un correspondant de l'AFP. "Le 19 septembre est pour nous un repère historique dans l'histoire de la Côte d'Ivoire", a déclaré le porte-parole des ex-rebelles, Sidiki Konaté, actuellement ministre de Tourisme, lors d'une cérémonie organisée en mémoire des "martyrs tombés pour la cause des FN". Le 19 septembre 2002, plusieurs dizaines de déserteurs de l'armée ivoirienne ont tenté - en vain - de renverser le président Laurent Gbagbo avant de s'emparer de la moitié nord du pays, encore aujourd'hui sous leur contrôle. A la suite de l'accord de paix de Ouagadougou, signé le 4 mars 2007 avec le président Gbagbo, le chef des FN, Guillaume Soro, est devenu le Premier ministre d'un gouvernement de transition chargé d'appliquer un plan de désarmement et d'organiser une élection présidentielle, prévue le 30 novembre. Vendredi, la quasi-totalité des titres de la presse ivoirienne évoquaient "les six ans de galère" ou le "gâchis" provoqués par cette crise politico-militaire. Le commandant FN de la zone de Korhogo, Martin Fofié Kouakou, a rappelé à l'occasion de ce 6e anniversaire de la tentative du coup d'Etat que "seul" leur leader Guillaume Soro pouvait "donner des instructions aux +Com Zones+", les commandants militaires des 10 zones tenues par l'ex-rébellion. "A part notre hiérarchie, personne d'autre n'a d'ordre à donner aux +Com Zones+", a ajouté Fofié Kouakou en allusion aux récents propos de Simone Gbagbo, l'épouse du chef de l'Etat, qui a demandé aux chefs militaires des FN de "rentrer dans la République" et de "cesser d'être des +Com Zones+". Un monument a été inauguré à "la place du combattant" au cours de cette cérémonie en mémoire de "tous les martyrs tombés pour la cause des FN".


Côte d'Ivoire: L'identification des populations en Côte d'Ivoire en vue de l'élection présidentielle du 30 novembre, qui doit mettre fin à six années de crise politico-militaire, va se dérouler du 15 septembre au 30 octobre

ABIDJAN, 14 sept 2008 - L'identification des populations en Côte d'Ivoire en vue de l'élection présidentielle du 30 novembre, qui doit mettre fin à six années de crise politico-militaire, va se dérouler du 15 septembre au 30 octobre, selon un communiqué officiel rendu public dimanche soir. "L'enrôlement des électeurs se déroulera pendant 45 jours, du 15 septembre au 30 octobre 2008", selon un décret lu à la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique) et signé du président Laurent Gbagbo. "La publication de la liste électorale provisoire doit intervenir 30 jours au moins avant le scrutin" et celle de la liste "définitive doit intervenir 15 jours au moins avant" le 30 novembre, souligne le texte. Le processus d'identification est l'un des volets de l'accord de paix de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 entre Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui a tenté de le renverser en septembre 2002. L'accord de paix prévoit aussi la réunification du pays, dont la moitié Nord est toujours sous contrôle des FN, et la tenue d'une élection présidentielle, dont M. Gbagbo a d'ailleurs évoqué vendredi, pour la première fois, un éventuel report au 15 décembre. Attendu depuis 2005 à la fin du mandat de cinq ans de M. Gbagbo, ce scrutin a sans cesse été repoussé en raison de l'éclatement de la crise politico-militaire. Selon l'accord de Ouagadougou, la présidentielle aurait dû avoir lieu début 2008, avant d'être repoussée par un accord complémentaire avant la fin juin puis finalement fixée au 30 novembre par décret présidentiel.


Côte d'Ivoire: Le président Laurent Gbagbo a évoqué vendredi lors d'une cérémonie publique l'éventualité d'un report au 15 décembre de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, prévue normalement le 30 novembre

ABIDJAN, 13 sept 2008 - Le président Laurent Gbagbo a évoqué vendredi lors d'une cérémonie publique l'éventualité d'un report au 15 décembre de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, prévue normalement le 30 novembre, a rapporté samedi le quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Le chef de l'Etat ivoirien n'avait jusqu'à présent jamais évoqué publiquement un report de la date du scrutin qu'il avait lui-même fixée par un décret datant du 14 avril. Laurent Gbagbo a indiqué qu'il allait proposer "aux autres" acteurs politiques de réduire la période de vérification des listes électorales qui devait avoir lieu entre le 31 août, date théorique de publication des listes provisoires, et le 15 novembre, date de publication des versions définitives, a rapporté le journal. "S'ils acceptent, alors l'élection se fera le 30 novembre. Mais s'ils n'acceptent pas, ce sera le 15 décembre", a-t-il ajouté en expliquant que la mise à jour des listes, qui devrait commencer le 15 septembre, pourrait prendre "30 ou 45 jours". Laurent Gbagbo a d'ailleurs indiqué qu'il souhaitait se rendre lundi à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, pour le lancement du processus d'identification des populations qui doit déboucher sur la révision des listes. Un décret présidentiel doit toutefois être encore publié pour annoncer le début des opérations, selon la Commission électorale indépendante (CEI). "Je ne veux pas que l'année se termine sans qu'on aille aux élections", a affirmé le chef de l'Etat. De nombreuses voix se sont élevées depuis deux semaines pour dénoncer le retard pris dans l'identification qui aurait dû commencer en juillet ou en août. Ce retard rend même impossible la tenue de la présidentielle le 30 novembre, selon certaines. Le processus d'identification est l'un des volets de l'accord de paix de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 entre Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui a tenté de le renverser en septembre 2002. L'accord de paix prévoit aussi la réunification du pays, dont la moitié nord est toujours sous contrôle des FN, et la tenue d'une élection présidentielle. Attendu depuis 2005 à la fin du mandat de cinq ans de M. Gbagbo, ce scrutin a sans cesse été repoussé en raison de l'éclatement de la crise politico-militaire. Selon l'accord de Ouagadougou, la présidentielle aurait dû se tenir début 2008, avant d'être repoussée par un accord complémentaire avant la fin juin puis finalement fixée au 30 novembre par décret présidentiel.


Côte d'Ivoire: Quelque 322 sous-officiers de la police nationale ivoirienne, qui avaient manifesté en février pour réclamer le reliquat d'une "prime alimentaire", ont été suspendus et privés de soldes pendant 10 mois

ABIDJAN, 11 sept 2008 - Quelque 322 sous-officiers de la police nationale ivoirienne, qui avaient manifesté en février pour réclamer le reliquat d'une "prime alimentaire", ont été suspendus et privés de soldes pendant 10 mois, a annoncé jeudi soir la direction de la police nationale. Ces policiers avaient observé les 12 et 13 février "un mouvement de grève avec usage de grenades lacrymogènes et pose de barricades pour empêcher le fonctionnement normal des services", a expliqué la direction dans un communiqué lu au journal de la radio-télévision ivoirienne (RTI). En service dans des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et à la brigade de surveillance des personnalités (BSP), les grévistes réclamaient le versement de 450.000 FCFA (686 euros) correspondant au reliquat d'une "prime alimentaire" versée pendant la crise ivoirienne. Issus de la promotion 2005-2006 de l'école de police, "qui n'a pas pris part à la guerre", ils ne pouvaient par conséquent "pas bénéficier de cette prime", selon la même source. Le ministre ivoirien de l'Intérieur, Désiré Tagro, a finalement entériné la sanction de "dix mois de suspension de travail et de solde" proposée par un conseil de discipline au regard de la "violation grave" du règlement de la police qui interdit le droit de grève. "Cette sanction, qui n'est ni forte ni faible, est une mise en garde à l'endroit de tous les fauteurs de troubles", a prévenu la direction générale de la police. Le ministre de l'Intérieur "n'acceptera pas que des comportements contraires à la loi gangrènent ce corps" et "exhorte (...) tous les fonctionnaires de la police nationale à faire preuve de loyauté et de discipline", ajoute le communiqué. Après le déclenchement d'une rébellion en septembre 2002 visant à renverser le président Laurent Gbagbo, les autorités ivoiriennes ont versé des primes de guerre aux troupes loyalistes. Des arriérés de ces primes occasionnent régulièrement des mouvements d'humeur au sein de la police et de l'armée ivoiriennes.


Côte d'Ivoire: Plus de 300.000 hectares de forêts disparaissent chaque année en Côte d'Ivoire à cause de "l'exploitation abusive" et illégale du bois

ABIDJAN, 11 sept 2008 - Plus de 300.000 hectares de forêts disparaissent chaque année en Côte d'Ivoire à cause de "l'exploitation abusive" et illégale du bois, a indiqué jeudi un responsable de la Société ivoirienne de développement des plantations forestières (Sodefor, publique). "Chaque année, ce sont plus de 300.000 hectares de forêts qui disparaissent", en raison notamment de "l'exploitation abusive" du bois, a affirmé un responsable de la Sodefor, Ouallou Kolou, lors d'une conférence de presse. Cette exploitation abusive est liée soit à la production de charbon, soit à des coupes d'arbres pour l'exportation d'essences précieuses. Ce responsable s'exprimait en prélude à un Atelier international sur les innovations dans l'industrie des forêts tropicales et des produits forestiers (AIFORT), prévu du 22 au 25 septembre à Abidjan et dont il sera le commissaire principal. Le 15 février, la Sodefor avait déploré des pertes de 186 milliards de FCFA (283 M EUR) en cinq ans de crise, attribuées à l'exploitation illégale de la forêt dans les zones sous contrôle de l'ex-rébellion (nord). La société a également annoncé le lancement dans le nord du pays d'une opération de reboisement avec l'appui du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) qui doit mettre à la disposition de la Sodefor une partie des ex-combattants dans le cadre de la sortie de crise ivoirienne. La Côte d'Ivoire, qui comptait 16 millions d'hectares de forêts dans les années 60, n'en compterait plus que 6 millions aujourd'hui, selon des chiffres officiels. Ces forêts renferment des bois précieux (iroko, acajou, bahia...). La culture du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% des parts de marché, se pratique souvent en zones forestières, accentuant la déforestation.


Côte d'Ivoire: Le Japon a octroyé mercredi à la Côte d'Ivoire une aide de 2,7 milliards FCFA (4,1 millions d'euros) pour "la fourniture de riz" en vue de "soutenir les efforts du gouvernement ivoirien" contre la flambée des denrées alimentaires

ABIDJAN, 3 sept 2008 - Le Japon a octroyé mercredi à la Côte d'Ivoire une aide de 2,7 milliards FCFA (4,1 millions d'euros) pour "la fourniture de riz" en vue de "soutenir les efforts du gouvernement ivoirien" contre la flambée des denrées alimentaires, selon un communiqué de l'ambassade du Japon. "Cette aide d'un montant de 670 millions de yens, soit environ 2 milliards 700 millions de francs CFA, est destinée à la fourniture de riz en République de Côte d'Ivoire", indique le texte transmis à l'AFP. "Les notes ont été signées, pour la partie japonaise par Kazuhiko Nishiuchi, chargé d'affaires de l'ambassade du Japon et pour la partie ivoirienne par Youssouf Bakayoko, ministre ivoirien des Affaires étrangères", souligne le communiqué. Selon M. Nishiuchi, cette aide vise à "assurer la sécurité alimentaire en Côte d'Ivoire et à soutenir les efforts du gouvernement dans la lutte contre la flambée des prix des denrées". Le riz fournit par le Japon devra être "vendu à coût réduit afin de constituer un fonds de contrepartie qui permettra plus tard de réaliser divers projets de développement économique et social", selon le texte. Cette aide alimentaire, la première du genre, "marque le retour progressif à la coopération financière bilatérale entre le Japon et la Côte d'Ivoire". M. Nishiuchi a par ailleurs "exhorté le gouvernement ivoirien à une meilleure utilisation de cette aide afin qu'elle contribue effectivement à l'amélioration des conditions de vie des populations", selon le communiqué. Le 19 mai, le gouvernement ivoirien avait annoncé l'aménagement de 39.000 hectares de terres inexploitées afin de produire 200.000 tonnes de riz supplémentaires en 2008 et atteindre l'autosuffisance en 2011. La Côte d'Ivoire produit chaque année 700.000 tonnes de riz mais doit en importer 900.000 tonnes, selon des chiffres officiels. Aliment de base pour les Ivoiriens, le riz a vu son prix augmenter de plus de 50% ces derniers mois.


Côte d'Ivoire: Une audience de cour d'assises s'est ouverte mardi à Abidjan, la première depuis 2002, année d'une tentative de coup d'Etat, afin d'examiner une quinzaine d'affaires criminelles pour lesquelles certains accusés sont en détention provisoire depuis plus de dix ans

ABIDJAN, 2 sept 2008 - Une audience de cour d'assises s'est ouverte mardi à Abidjan, la première depuis 2002, année d'une tentative de coup d'Etat, afin d'examiner une quinzaine d'affaires criminelles pour lesquelles certains accusés sont en détention provisoire depuis plus de dix ans. Dans son allocution d'ouverture, le président de la cour d'assises, Mathieu Ndri N'guessan, a reconnu que certains accusés restent en détention "pendant 12, voire 15 années", alors que, selon lui, "la Côte d'Ivoire a les moyens de faire fonctionner correctement sa justice". "Cela s'apparente à un déni de justice. On pénalise aussi la partie civile, la société car la peine prononcée a aussi pour fonction de rétablir l'ordre (public)", a ajouté le juge. Sur les quinze affaires, on compte onze accusés en détention provisoire depuis au moins 2000, parmi lesquels six depuis plus de dix ans. La plupart sont poursuivis pour meurtre, assassinat ou viols. Le record de cette session revient à un homme accusé d'assassinat et placé en détention depuis le 25 août 1994. "C'est trop long, inacceptable! C'est une violation des droits de la défense", a déclaré à l'AFP l'un des avocats, Me Hervé Gouaméné, également président d'Actions pour la protection des droits de l'Homme (APDH), une ONG locale. "On a vu des cas de personnes qui sont restées en détention provisoire pendant 8 ou 9 ans et qui ont été finalement condamnées à un ou deux ans de prison ferme", s'est indigné Me Gouaméné. "Nous interpellons le chef de l'Etat (Laurent Gbagbo), en tant que président du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que le ministre de la Justice pour qu'ils fassent en sorte que les assises se tiennent régulièrement", a-t-il ajouté, rappelant que les assises doivent se tenir tous les trois mois selon le code pénal. "Il y a des centaines de personnes qui attendent d'être jugées et qui croupissent à la Maca" (maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, ndlr), a regretté Me Gouaméné.


Côte d'Ivoire: La Chine et la Côte d'Ivoire ont signé lundi à Abidjan de nouveaux accords de coopération économique et technique prévoyant un don chinois de 26 milliards de FCFA

ABIDJAN, 1 sept 2008 - La Chine et la Côte d'Ivoire ont signé lundi à Abidjan de nouveaux accords de coopération économique et technique prévoyant un don chinois de 26 milliards de FCFA (39,6 M EUR), a indiqué le ministère ivoirien des Affaires étrangères. Ces accords ont été signés par le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Youssouf Bakayoko et le vice-ministre chinois chargé de la Coopération et du Commerce Fu Ziying. M. Fu effectue depuis dimanche une visite d'"amitié et de travail" en Côte d'Ivoire devant s'achever mardi. La Chine a également accordé à la Côte d'Ivoire un prêt sans intérêt de 1,3 Md de FCFA (2 M EUR), ainsi qu'une assistance technique pour la réhabilitation du "bloc ministériel" abritant les bureaux de plusieurs ministères. Il est également prévu la création d'un centre de lutte contre le paludisme en Côte d'Ivoire grâce à un financement chinois. Le 12 mars, Pékin a qualifié de "saine et régulière" sa coopération avec la Côte d'Ivoire après 25 ans de relations diplomatiques caractérisées par "le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures de l'autre" à la base de bons échanges commerciaux. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s'élève actuellement "à plus de 300 millions de dollars", avait indiqué Wei Wenhua, l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, sans préciser les termes des échanges.

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