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L'actualité du Burkina Faso en 2009
(d'après l'Agence France Presse)


Burkina: La production céréalière du Burkina Faso va connaître une baisse de 10% en 2009-2010, avec des "tensions" à prévoir sur le marché national des céréales du fait notamment d'une demande provenant des pays voisins

OUAGADOUGOU, 25 déc 2009 - La production céréalière du Burkina Faso va connaître une baisse de 10% en 2009-2010, avec des "tensions" à prévoir sur le marché national des céréales du fait notamment d'une demande provenant des pays voisins, a-t-on appris auprès du ministère burkinabè de l'Agriculture. La production céréalière prévisionnelle pour la campagne 2009-2010 est estimée à 3.901.360 tonnes de céréales (mil, sorgho, maïs, riz, fonio) contre une production de 4.358.518 tonnes en 2008-2009, a déclaré jeudi soir à l'AFP le directeur général de la promotion de l'économie rurale au ministère de l'Agriculture, Souleymane Ouédraogo. "La production de cette année est en déficit par rapport à celle de l'année dernière de 10%", a dit M. Ouédraogo. Par rapport à "la consommation humaine, il doit y avoir des tensions sur les marchés. Nos analyses montrent qu'il y a suffisamment de céréales cette année pour la population au Burkina Faso (mais) nous ne vivons pas en vase clos, a-t-il déclaré. Selon lui, "il y a une demande qui va s'exprimer nécessairement au niveau de la sous-région du fait que certains pays qui nous entourent sont déficitaires" en production céréalière. "Les prix vont augmenter pendant la période de soudure mais nous avons les stocks d'intervention et de sécurité alimentaire pour stabiliser les prix sur le marché", a-t-il poursuivi. La flambée des prix des denrées alimentaires avait provoqué en 2008 des manifestations violentes contre "la vie chère" dans plusieurs villes du pays notamment à Bobo Dioulasso, Banfora (ouest), Ouahigouya (nord) et Ouagadougou.


Burkina: L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique, "exige des réparations et dédommagements" de la part des pays pollueurs

OUAGADOUGOU, 11 oct 2009 - L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique, "exige des réparations et dédommagements" de la part des pays pollueurs, a affirmé dimanche à Ouagadougou le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping. "Pour la première fois, l'Afrique aura une position commune" au sommet de Copenhague sur le climat en décembre, a-t-il indiqué lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques. "On a décidé de parler d'une seule et même voix" et d'"exiger des réparations et des dédommagements", a-t-il ajouté, sans toutefois avancer de montant. "Les responsables doivent s'engager à réduire le émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du +pollueur-payeur+", a-t-il assuré, préconisant la mise en place de "nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres". Le Forum de Ouagadougou se tient dimanche en présence de six chefs d'Etat africains, de l'ex-président français Jacques Chirac et du ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Vendredi, le président du comité d'organisation du Forum, le ministre burkinabè de l'environnement Salifou Sawadogo, avait estimé à 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) les financements nécessaires pour que le continent fasse face aux dérèglements du climat.


Burkina: L'Afrique a besoin de 65 milliards de dollars pour pouvoir faire face, d'un point de vue continental, à ces phénomènes de changement climatique

OUAGADOUGOU, 9 oct 2009 - L'Afrique a besoin de 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) pour faire face aux changements climatiques, a indiqué vendredi à l'AFP le président du comité d'organisation du 7ème Forum mondial sur le développement durable, Salifou Sawadogo. "Nous pensons qu'il faut 65 milliards de dollars pour pouvoir faire face, d'un point de vue continental, à ces phénomènes de changement climatique. C'est dire que nos attentes sont très importantes", a ajouté M. Sawadogo, également ministre burkinabè de l'Environnement. Il s'exprimait en marge de l'ouverture à Ouagadougou du 7ème Forum mondial sur le développement durable consacré aux changements climatiques, organisé deux mois avant le sommet crucial de Copenhague, par le gouvernement burkinabè en partenariat avec les Nations unies et l'Union africaine (UA). "Nous sommes tous sur la même planète, il y a donc un devoir de solidarité pour permettre aux pays les plus vulnérables, nous autres, de pouvoir conduire des politiques d'adaptation face aux changements climatiques", a-t-il ajouté. La réunion se tient vendredi au niveau des experts et samedi au niveau ministériel. Selon M. Sawadogo, une dizaine de chefs d'Etat africains, le président de la Commission de l'UA Jean Ping, l'ex-président français Jacques Chirac et le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo doivent participer à la dernière journée des travaux dimanche.


Burkina: Le président burkinabè Blaise Compaoré a été nommé "facilitateur" de la crise en Guinée par le Président en exercice de la CEDEAO, Umaru Yar'Adua

OUAGADOUGOU, 2 oct 2009 - Le président burkinabè Blaise Compaoré a été nommé "facilitateur" de la crise en Guinée, a annoncé vendredi à Ouagadougou le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Mohamed Ibn Chambas. "Nous sommes venus voir le président (Compaoré) avec un message du président (nigérian) Umaru Yar'Adua, président en exercice de la Cédéao (qui) a nommé le président Compaoré comme facilitateur sur la crise guinéenne", a déclaré M. Chambas à la presse. Il s'exprimait en français. "Il (le président Yar'Adua) veut que le président (Compaoré) travaille sur le dossier guinéen, voir comment il peut aider à trouver les moyens de baisser la tension, redynamiser le processus de transition en Guinée, reprendre le dialogue entre les autorités et les forces vives guinéennes et aussi voir comment on peut aller vers des élections crédibles et transparentes en Guinée", a poursuivi M. Chambas.


Burkina: Le président de l'Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) Me Bénéwendé Stanislas Sankara, qui se réclame de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara (1983-1987), a été désigné "chef de file de l'opposition"

OUAGADOUGOU, 1 oct 2009 - Le président de l'Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) Me Bénéwendé Stanislas Sankara, qui se réclame de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara (1983-1987), a été désigné "chef de file de l'opposition", a-t-on appris de source officielle. "Le bureau de l'Assemblée nationale a désigné le chef de file de l'opposition en la personne du député Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l'UNIR/PS", a déclaré le président du parlement burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré à l'ouverture mercredi de la session budgétaire. Premier responsable du parti de l'opposition qui totalise le plus grand nombre d'élus à l'Assemblée nationale (5 députés), Me Sankara était arrivé deuxième à l'élection présidentielle de novembre 2005. Le scrutin avait été remporté par l'actuel chef de l'Etat Blaise Compaoré au pouvoir depuis 22 ans. Selon M. Sankara, la désignation d'un chef de file est un "long combat que l'opposition mène depuis plusieurs années. "Cela permet maintenant à l'opposition de s'organiser, de prendre ses responsabilités et d'être véritablement un contre-pouvoir, de défendre véritablement ses prérogatives", a indiqué l'opposant.


Burkina: La mairie de Paris a attribué mercredi une subvention de 50.000 euros à Ouagadougou, pour aider les victimes des inondations qui ont touché la capitale du Burkina Faso début septembre

PARIS, 30 sept 2009 - La mairie de Paris a attribué mercredi une subvention de 50.000 euros à Ouagadougou, pour aider les victimes des inondations qui ont touché la capitale du Burkina Faso début septembre. Cette subvention a été votée par le Conseil de Paris et attribuée à l'organisation non gouvernementale Action contre la Faim. Celle-ci mettra en oeuvre un projet bénéficiant à 1.000 familles, soit 6.000 personnes, précise un communiqué de la mairie de Paris. Le ministère des Affaires étrangères avait annoncé le 9 septembre une "aide d'urgence" d'un total de 100.000 euros, co-financée à hauteur de 50.000 euros avec la mairie de Paris, destinée à la viabilisation des sites de regroupement des sinistrés à Ouagadougou. Cette aide répond à une demande du gouvernement burkinabé. La Ville de Paris a "souhaité exprimer sa solidarité envers la capitale burkinabée, avec laquelle elle entretient des liens d'amitié et de coopération de longue date". Les inondations, provoquées par des pluies diluviennes début septembre, ont fait huit morts et laissé 150.000 personnes sans abri, selon une source officielle burkinabée. Selon la mairie, 24.000 habitations ont été endommagées ou détruites.


Burkina: L'Organisation des Nations Unies et ses partenaires ont lancé un appel pour obtenir 6,4 milliards de FCFA afin de "venir en aide à 150.000 personnes pendant six mois au Burkina Faso, suite aux inondations dévastatrices" du 1er septembre

DAKAR, 13 sept 2009 - L'Organisation des Nations Unies et ses partenaires ont lancé un appel pour obtenir 14,2 millions de dollars (6,4 milliards de FCFA) afin de "venir en aide à 150.000 personnes pendant six mois au Burkina Faso, suite aux inondations dévastatrices" du 1er septembre. "J'espère que les donateurs réagiront rapidement pour aider les victimes de ces inondations qui ont frappé de nombreuses personnes déjà démunies" a déclaré le sous-secrétaire général pour les affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, dans un communiqué daté de New York transmis dimanche à l'AFP à Dakar. "Une assistance immédiate est cruciale pour l'effort de redressement qui doit suivre" a ajouté M. Holmes, coordonnateur des secours d'urgence. Selon l'ONU, les pluies torrentielles du 1er septembre étaient exceptionnelles, même pour la saison pluvieuse, et "ont entraîné un déplacement massif des populations vivant tant dans la capitale, Ouagadougou, que dans la périphérie". Le gouvernement burkinabè estime que 130.000 personnes sont hébergées dans des écoles, églises, établissements publics ou dans des familles d'accueil et que près de 25.000 maisons et 250 à 300 hectares de surfaces cultivées ont été détruits en zone périurbaine. "Bien avant la catastrophe, une grande proportion (de la population) était extrêmement pauvre, travaillait dans le secteur informel et survivait avec un repas par jour. Cette population fait maintenant face à un désarroi total" soulignent les Nations unies. L'ONU cite en particulier les difficultés des "marchands ambulants et petits cultivateurs" à la périphérie de Ouagadougou. Au Burkina Faso, "la pauvreté urbaine a doublé entre 1994 et 2003" et "durant ces deux dernières années, la vulnérabilité a été sérieusement exacerbée à Ouagadougou et dans d'autres zones urbaines avec la hausse des prix des denrées alimentaires, le coût du pétrole et l'augmentation de la migration" selon le communiqué. Depuis juin, de fortes pluies dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest ont causé la mort de près de 160 personnes et détruit des infrastructures. Quelque 600.000 personnes ont été affectées à travers la région, au Burkina Faso mais aussi au Ghana, Niger, Sénégal et en Sierra Leone.


Burkina: La France a décidé d'attribuer 100.000 euros pour l'aide aux victimes d'inondations au Burkina Faso, répondant ainsi à une demande du gouvernement burkinabè

PARIS, 9 sept 2009 - La France a décidé d'attribuer 100.000 euros pour l'aide aux victimes d'inondations au Burkina Faso, répondant ainsi à une demande du gouvernement burkinabè, a annoncé mercredi le ministère français des Affaires étrangères. "La France est pleinement solidaire des pays africains touchés par les inondations" et "c'est la raison pour laquelle le ministère des Affaires étrangères et européennes a décidé de répondre aux demandes du gouvernement burkinabé", selon la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay, Christine Fages. Ainsi, en partenariat avec la Mairie de Paris, l'organisation non-gouvernementale "Action contre la faim" va se voir attribuer "une aide d'urgence d'un montant de 100.000 euros, destinée à la viabilisation des sites de regroupement des sinistrés à Ouagadougou", a-t-elle précisé. Les inondations, provoquées par des pluies diluviennes début septembre, ont fait huit morts et laissé 150.000 personnes sans abri, selon une source officielle burkinabè.


Burkina: Les membres du gouvernement du Burkina Faso ont promis d'offrir "un mois de leur salaire", soit 23,5 millions de FCFA au total, pour faire face aux inondations qui ont tué 8 personnes et laissé 150.000 sans abri

OUAGADOUGOU, 7 sept 2009 - Les membres du gouvernement du Burkina Faso ont promis d'offrir "un mois de leur salaire", soit 23,5 millions de FCFA au total (36.000 euros), pour faire face aux inondations qui ont tué 8 personnes et laissé 150.000 sans abri, a-t-on appris lundi de source officielle. Le chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré, qui présidait lundi une cérémonie consacrée à l'aide à Ouagadougou, a été le premier à donner sa contribution contenue dans une enveloppe, sans en dévoiler le montant. "Les membres du gouvernement ont décidé de céder un mois de salaire, soit 23.583.000 FCFA" a annoncé de son côté le Premier ministre Tertius Zongo. Quant aux 111 députés du pays, ils ont offert chacun 150.000 FCFA (228 euros), selon le président de l'Assemblée nationale Roch Marc Christian Kaboré. Au total, plus d'un milliard de FCFA (1,5 million d'euros) aurait été mobilisé lundi au Burkina Faso, sous la forme de dons en matériels de survie (vêtements, moustiquaires, matelas, etc.), de vivres et d'argent, selon les autorités. Un maire d'une commune rurale a ainsi apporté du beurre de karité à son homologue de Ouagadougou pour l'aide aux sinistrés. Ces contributions ne prennent pas en compte l'aide internationale qui commence à affluer. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a débuté les distributions de nourriture, pour couvrir les besoins des sinistrés pendant deux semaines, selon le bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) des Nations Unies, à Dakar. Les organisations humanitaires CRS (Catholic relief services) et Africare devraient apporter des vivres pour deux autres semaines. Des pluies diluviennes avaient affecté le 1er septembre Ouagadougou, sa banlieue et d'autres localités du Burkina Faso. Environ 24.489 habitations se sont écroulées dans la capitale et 180 à l'intérieur du pays, selon un nouveau bilan annoncé par M. Zongo.


Burkina: Cinq personnes sont mortes, plusieurs disparues et d'importants dégâts à la suite des inondations qui ont affecté mardi Ouagadougou, sa banlieue et d'autres localités du Burkina Faso, après des pluies diluviennes

OUAGADOUGOU, 2 sept 2009 - Cinq personnes sont mortes à la suite des inondations qui ont affecté mardi Ouagadougou, sa banlieue et d'autres localités du Burkina Faso, après des pluies diluviennes, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par le gouvernement. "Les sapeurs-pompiers ont repêché trois corps dans les eaux (à Ouagadougou). Une femme a trouvé la mort à Kiembara (village situé à 225 km à l'ouest de Ouagadougou, ndlr). Une personne a été tuée dans l'effondrement d'un immeuble" dans la capitale, a déclaré à la presse le Premier ministre Tertius Zongo. "Il y a donc quatre personnes mortes du fait des effets directs des inondations et une autre liée aux effets indirects", a ajouté le chef du gouvernement, à l'issue d'une réunion de crise, mercredi, à la Primature. Un précédent bilan, établi mardi soir après l'arrêt de la pluie, faisait état de trois morts. Selon M. Zongo, plus de 150.000 personnes sont sinistrées dont 110.000 ont été relogées sur 93 sites, notamment des écoles. "A la date de ce (mercredi) matin, nous avons pu reloger 110.000 personnes. Mais il y a un certain nombre de personnes qui ont refusé de rejoindre les écoles et les points de relogement qu'on estime autour de 20.000 personnes. Donc, il faut en tout reloger 130.000 personnes" a-t-il précisé. "Il y a d'autres personnes qui ont trouvé refuge chez les voisins qu'on estime à 20.000 personnes. Au bas mot, nous pensons qu'il y aura plus de 150.000 personnes à prendre en charge", a-t-il ajouté. Selon le gouvernement, 12 ponts ont été endommagés dans la capitale "dont trois sont interdits de circulation". Interrogée sur l'occupation des écoles, à l'approche de la rentrée scolaire prévue le 1er octobre, la ministre de l'Action sociale Pascaline Tamini a estimé que le gouvernement allait "trouver les solutions" pour "libérer les classes". "Le gouvernement est en train de préparer un appel à l'aide internationale et certainement d'ici ce soir ou demain cet appel va être rendu public", a ajouté la ministre Pascaline Tamini.


Burkina: Des députés de l'opposition et de la majorité à l'Assemblée nationale du Burkina Faso ont créé samedi à Ouagadougou un "réseau des parlementaires du Burkina sur les changements climatiques (REPAC/BF)"

OUAGADOUGOU, 15 août 2009 - Des députés de l'opposition et de la majorité à l'Assemblée nationale du Burkina Faso ont créé samedi à Ouagadougou un "réseau des parlementaires du Burkina sur les changements climatiques (REPAC/BF)", a-t-on appris auprès d'un membre fondateur. Dans leur mémorandum, les députés indiquent que les changements climatiques sont un phénomène réel dont les effets sur l'environnement, l'économie et le cadre de vie des populations sont durement ressentis à travers le monde, et en Afrique en particulier. "Les conséquences des émissions des gaz à effet de serre dans les économies africaines sont particulièrement dommageables pour les populations africaines", ajoutent-ils. Le réseau se veut un "cadre de prise de conscience" des parlementaires et des populations, en vue de répondre aux préoccupations liées aux changements climatiques, a déclaré à l'AFP, son président, le député Achille Tapsoba du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, pouvoir). Le REPAC/BF se fixe essentiellement pour objectifs de "contribuer à l'élaboration et à l'adoption de politiques et de législations liées aux changements climatiques" et d'améliorer les capacités d'adaptation du Burkina. Mardi, les 111 députés que compte l'Assemblée nationale ont mis en terre plus de 5.000 plants destinés à lutter contre la désertification. Le Burkina Faso, pays sahélien pauvre d'Afrique de l'ouest est confronté à de graves problèmes environnementaux liés notamment à la rareté des pluies, à l'avancement du désert du nord vers le sud et à l'ensablement des cours d'eau et barrages.



Burkina: Le président burkinabè Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue intertogolais a entamé jeudi à Ouagadougou des discussions avec la classe politique togolaise pour relancer le dialogue sur le processus électoral

OUAGADOUGOU, 6 août 2009 - Le président burkinabè Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue intertogolais a entamé jeudi à Ouagadougou des discussions avec la classe politique togolaise pour relancer le dialogue sur le processus électoral, a constaté un journaliste de l'AFP. Les discussions ont commencé par des rencontres séparées entre délégués du pouvoir et de l'opposition parlementaire. L'opposition extraparlementaire et la société civile n'étaient pas représentées dans la capitale burkinabè. "C'est une prise de contact, nous n'avons pas entamé les débats de fond", a déclaré à l'AFP le dirigeant du principal parti d'opposition (Union des forces de changement, UFC), Gilchrist Olympio, en compagnie de son allié dans l'opposition, Me Dodji Apevon. La délégation du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti du président Faure Gnassingbé conduite par le ministre de l'Administration territoriale Pascal Bodjona a été reçue en premier pour ces discussions à huis clos. Le président Compaoré tente de rétablir le dialogue entre le pouvoir et l'opposition rompu depuis le 11 juin. Les deux parties sont notamment divisées sur la nouvelle composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée d'organiser et de superviser l'élection présidentielle prévue en 2010.


Burkina: Près de 300 candidats aux concours d'entrée dans la fonction publique au Burkina Faso ont été suspendus pour fraudes présumées

OUAGADOUGOU, 21 juil 2009 - Près de 300 candidats aux concours d'entrée dans la fonction publique au Burkina Faso ont été suspendus pour fraudes présumées, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Fonction publique. "Nous avons annulé les candidatures de 293 personnes qui se sont rendues coupables de fraudes diverses aux concours directs de la fonction publique cette année", a déclaré à l'AFP la secrétaire générale du ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, Mme Adama Vignigbé-Ouédraogo. "Tous ces gens ont été interdits de participation à tout concours de la fonction publique pendant une période de cinq ans sans présager des poursuites judiciaires qu'ils encourent", a-t-elle indiqué. Selon elle, les fraudes portent sur des falsifications de diplômes, d'extraits de naissances ou de cartes d'identité. Les fraudes aux examens et concours sont courantes ces dernières années au Burkina Faso, un des pays les plus pauvres du monde où les fonctionnaires jouissent d'un statut envié. En 2007, 23 personnes avaient été condamnées à des peines d'emprisonnement de douze mois et à des amendes de 500.000 francs CFA (762 euros) pour leur implication dans des fraudes aux concours directs de recrutement d'agents publics de l'Etat pour la douane, les régies financières et la santé. Le gouvernement a promis cette année des mesures "énergiques" de lutte contre la fraude aux concours en déployant 4.000 policiers et gendarmes disséminés dans les centres de concours. Au total, 351.000 candidats se disputent cette année les 7.000 postes d'emplois publics.


Burkina: L'UEMOA a annoncé mardi le lancement d'un programme régional de cinq ans financé à hauteur de 96 milliards de FCFA pour lutter contre l'érosion des côtes maritimes en Afrique de l'Ouest

OUAGADOUGOU, 14 juil 2009 - L'Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) a annoncé mardi le lancement d'un programme régional de cinq ans financé à hauteur de 96 milliards de FCFA (plus de 146 millions d'euros) pour lutter contre l'érosion des côtes maritimes en Afrique de l'Ouest. "L'Uémoa a lancé cette année un programme régional de lutte contre l'érosion du littoral en Afrique de l'ouest. C'est un programme de cinq ans que nous finançons pour la période 2009-2015", a déclaré à l'AFP, le directeur de l'eau et de l'environnement à la Commission de l'Uémoa à Ouagadougou, Malick Diallo. Ce programme touche cinq des huit pays membres de l'Uémoa ayant accès à la mer: Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Sénégal et Togo. Cinq autres pays ouest-africains non membres de l'Uémoa sont aussi concernés: Mauritanie, Guinée, Gambie, Sierra Leone et Libéria. "Cela ne sert à rien de traiter certaines côtes et de laisser d'autres côtes dépendantes", a-t-il expliqué. Selon M. Diallo, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) mène actuellement pour 653 millions FCFA (plus de 995.000 euros) une étude de suivi du tracé des côtes devant aboutir à l'élaboration du schéma directeur du littoral d'Afrique de l'Ouest. "Cette étude permettra de savoir comment la mer a avancé sur le continent et quelles sont les zones les plus sensibles à l'érosion côtière. Elle nous permettra aussi d'avoir une photographie complète du littoral de la région", a précisé M. Diallo. Parallèlement à cette étude, l'Uémoa prévoit investir quelque 4 milliards FCFA (plus de 6 millions d'euros) en 2009 pour la mise en place d'un observatoire régional de suivi de l'érosion côtière et de mener des "actions d'urgence" de protection de la berge ouest du lac Togo (entre le Togo et le Bénin). Elle a également accordé une bonification de 2,17 milliards de FCFA (3,3 millions d'euros) au Bénin dans le cadre de son "programme national de lutte contre l'érosion du littoral, a conclu M. Diallo.


Burkina: Lancement d'un nouveau vaccin anti-méningite en 2010 au Burkina Faso, choisi comme "pays pilote" pour "introduire ce nouveau vaccin en Afrique de l'ouest"

OUAGADOUGOU, 12 juil 2009 - Le Burkina Faso utilisera en 2010 un nouveau vaccin contre la méningite qui a fait cette année plus de 500 morts dans ce pays ouest-africain, a-t-on annoncé dimanche au ministère de la Santé. Le Burkina Faso a été choisi comme "pays pilote" pour "introduire ce nouveau vaccin en Afrique de l'ouest" à cause de la "récurrence" des épidémies de méningite, a déclaré à l'AFP le directeur général du Programme élargi de vaccination (PEV) au ministère, le docteur Meté Bonkoungou. "Grâce au soutien de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), nous allons avoir au premier semestre 2010 une campagne de vaccination contre la souche A de la méningite", a dit M. Bonkoungou. Le méningocoque de souche A est le germe responsable de 80% des cas de méningite chaque année au Burkina Faso et dans la "plupart des pays de l'Afrique de l'ouest, a-t-on ajouté de même source. Les bureaux de l'OMS à Ouagadougou ont confirmé l'information sur ce nouveau vaccin, précisant que le produit avait été fabriqué par un laboratoire pharmaceutique indien, sans plus de détails. Officiellement, 4.052 cas suspects de méningite avec 521 décès ont été enregistrés depuis janvier dans ce pays sahélien classé parmi les trois plus pauvres au monde par le Programme de Nations unies pour le développement (PNUD). "Avec ce nouveau vaccin, ça ne veut pas dire que nous ne parlerons plus de méningite mais nous allons considérablement limiter les pertes (en vie humaine) parce que ce méningocoque était le plus meurtrier", a ajouté le docteur Bonkoungou. Dénommé MenA, ce vaccin a une durée d'immunité de 10 ans contre trois pour l'actuel. "Les cycles des épidémies vont aussi s'espacer de manière très importante a cause de l'immunité plus longue que confère ce nouveau vaccin", a relevé M. Bonkoungou, sans préciser le nombre de personnes qui seront touchées par cette campagne de vaccination. D'autres pays, notamment le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigeria, logés dans la ceinture africaine de la méningite qui s'étend de la Mauritanie (à l'ouest) à l'Éthiopie (à l'est) bénéficieront de cette campagne après le Burkina, a-t-il indiqué.


Burkina: L'Etat burkinabé va octroyer une aide gouvernementale de plus de 11 milliards de francs CFA au secteur cotonnier, en crise aiguë depuis plusieurs années

OUAGADOUGOU, 13 mai 2009 - Le Burkina Faso, premier producteur de coton en Afrique, va octroyer une aide gouvernementale de plus de 11 milliards de francs CFA (16,7 millions d'euros) au secteur cotonnier, en crise aiguë depuis plusieurs années, a-t-on appris mercredi de source officielle. Plus de 7 milliards de francs CFA (10,6 millions d'euros) sont destinés à l'achat des intrants agricoles (engrais, herbicides, insecticides, etc.) pour la campagne cotonnière 2009-2010. Lors de la dernière campagne, l'Etat avait investi 6,5 milliards de FCFA pour l'achat de ces intrants. "Le gouvernement a accepté et décidé une fois de plus, d'apporter un soutien important à la filière coton en consentant un appui de 7,1 milliards de FCFA cette année, afin de rendre plus accessibles les intrants aux producteurs de coton", a déclaré à l'AFP Joël Tankoano, directeur financier de la Société des fibres et textiles (SOFITEX), principale société cotonnière du pays. Quatre autres milliards (6,1 millions d'euros) serviront à "l'apurement" des dettes internes des groupements de producteurs. Selon l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), ces impayés sont à la base de la baisse de la production, "à cause de la désaffection de nombreux paysans découragés" par les dettes et la baisse du prix du coton. Le Burkina Faso a produit 446.000 tonnes de coton en 2008-2009. Pour 2009-2010, le pays prévoit une production de 520.000 tonnes. Le prix d'achat au producteur a été fixé à 160 FCFA (0,2 euro), contre 165 l'année précédente. La crise du secteur était due ces dernières années aux effets combinés des subventions des Etats-Unis aux producteurs américains de coton et à la baisse continue du prix du coton sur le marché mondial. Elle s'est encore accentuée en 2008 avec la crise mondiale. Le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad réclament sans succès, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, que soit mis fin aux systèmes de subventions accordées par les pays développés à leurs producteurs de coton.


Burkina: L'Union européenne a accordé au Burkina Faso une aide de 210 milliards de francs CFA pour lutter contre la pauvreté

OUAGADOUGOU, 9 mai 2009 - L'Union européenne a accordé au Burkina Faso une aide de 320 millions d'euros pour lutter contre la pauvreté, a-t-on appris samedi auprès de la délégation de l'UE à Ouagadougou. L'accord a été signé vendredi entre le ministre burkinabè de l'Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, et l'ambassadeur de l'UE à Ouagadougou, Amos Tincani, selon la même source. L'aide de l'UE, un don non remboursable de 210 milliards de francs CFA (320 millions d'euros), sera étalée sur six ans. Elle entre dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED) et représente 60% de la totalité des engagements de l'UE en faveur de ce pays qui s'élèvent à 529 millions d'euros (347 milliards de francs CFA) pour la période 2008-2013. Dénommé "Contrat OMD" (Objectifs du millénaire pour le développement), ce soutien vise notamment à aider le Burkina Faso dans son objectif de croissance, de réduction de la pauvreté, d'amélioration des services de santé, d'éducation, de sécurité alimentaire et de gestion des finances publiques. Selon M. Tincani, "ce contrat constitue le plus vaste programme d'appui budgétaire général de l'histoire de la coopération au développement entre l'UE et un Etat de la zone Afrique-Caraïbe-Pacifique. C'est également le plus gros programme jamais approuvé entre la Commission européenne et le Burkina Faso". Au titre du 9ème FED et pour la période 2001-2007, l'UE avait offert au Burkina 433 millions d'euros. Pays pauvre sahélien, le Burkina Faso compte 14 millions d'habitants dont 43,5% vivent avec moins d'un dollar par jour.


Burkina: Une vaste campagne d'enregistrement des naissances a été officiellement lancée lundi au Burkina Faso pour enregistrer 5 millions de personnes à l'état-civil

OUAGADOUGOU, 27 avr 2009 - Une vaste campagne d'enregistrement des naissances a été officiellement lancée lundi au Burkina Faso, où seul un enfant sur trois était déclaré à l'état-civil en 2006, selon l'Institut national des statistiques et de la démographie. L'opération, gratuite pour les enfants et adolescents de moins de 18 ans, vise à enregistrer quelque cinq millions de personnes. "Le gouvernement a pris l'initiative de procéder cette année 2009 à l'enregistrement universel etgratuit des naissances sur toute l'étendue du territoire national pour les personnes âgées de 0 à 18 ans", a déclaré à la presse le Premier ministre Tertius Zongo. "Cet important programme vise à régulariser la situation de nombre de Burkinabè à l'égard des exigences de l'état-civil", a ajouté M. Zongo, au cours d'une cérémonie de remise de "kits" d'extraits de naissance à des maires et des préfets du pays. Les adultes sont également pris en compte dans l'opération mais doivent s'aquitter d'un droit de timbre, allant de 600 à 900 FCFA (0,9 à 1,3 euro), a précisé la ministre burkinabè de la Promotion des droits humains, Salamata Sawdogo. Le coût total de l'opération est estimé à 2 milliards francs CFA (plus de 3 millions d'euros), financé par l'Etat burkinabè, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Communauté Sant'Egidio et Plan Burkina, deux organisations non gouvernementales. "Un des objectifs majeurs de ce programme est de mettre en place un dispositif favorable au recensement des personnes en âge de voter, dans la perspective des consultations électorales (scrutin présidentiel) de 2010 et celles à venir", a indiqué M. Zongo. "L'enregistrement des naissances sera suivi d'une campagne de délivrance massive de cartes nationale d'identité, l'unique document fiable" pour les élections à venir, a-t-il ajouté. Le Burkina Faso, pays pauvre et enclavé, compte plus de 13 millions d'habitants.



Burkina: le gouverneur de la BCEAO, Philippe Henry Dacoury-Tabley, a exclu vendredi toute idée de dévaluation du franc CFA, monnaie commune aux 14 pays africains de la zone Franc

OUAGADOUGOU, 17 avr 2009 - Le gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Philippe Henry Dacoury-Tabley, a exclu vendredi toute idée de dévaluation du franc CFA, monnaie commune aux 14 pays africains de la zone Franc. "Les fondamentaux de nos économies ne permettent pas du tout d'envisager une quelconque dévaluation du franc CFA", lié à l'euro par un système de parité fixe (1 EUR = 655,957 FCFA), a déclaré M. Dacoury-Tabley lors d'une conférence de presse. Une dévaluation avait eu lieu en 1994. "Actuellement, aucun pays ne parle de dévaluation pour faire face à la crise" économique et financière, a-t-il dit. M. Dacoury-Tabley a par ailleurs démenti la mise en circulation d'un billet de 50.000 FCFA (76 euros) en Afrique de l'Ouest. "C'est un canular. Celui qui l'a dit ne sait pas de quoi il parle", a-t-il ajouté. Le gouverneur de la BCEAO, et ses homologues des banques centrales d'Afrique centrale et des Comores, assistaient dans la capitale burkinabè à une réunion des 15 ministres de l'Economie et des Finances de la zone Franc. La ministre française de l'Economie et le gouverneur de la Banque de France étaient également présents. La zone Franc regroupe l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays), la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac, 6 pays) et les Comores.


Burkina: Quatre pays africains producteurs de coton ont obtenu samedi à Ouagadougou une aide du Brésil de 4,7 millions de dollars US, destinée au développement du secteur cotonnier

OUAGADOUGOU, 11 avr 2009 - Quatre pays africains producteurs de coton ont obtenu samedi à Ouagadougou une aide du Brésil de 4,7 millions de dollars US, destinée au développement du secteur cotonnier qui fait vivre quelque 10 millions de personnes sur leur territoire. Cette aide non remboursable est destinée au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, tous membres fondateurs de l'Initiative coton (C4) qui avaient en partie été à l'origine de l'échec des négociations sur le cycle de Doha en 2003 à Cancun (Mexique), a indiqué le ministère burkinabè des Affaires étrangères. Cespays demandent, sans succès, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), que soient mis fin aux système de subventions accordées par les pays développés - notamment les Etats-Unis - à leurs producteurs de coton. L'aide accordée par le Brésil doit contribuer à la lutte contre les ravageurs ou encore aux techniques de récupération des sols appauvris. Elle va également servir à "l'échange de matériel végétal pour élargir le fonds génétique dans le cadre de l'amélioration variétale" pour le Burkina Faso, seul pays de la région à s'engager dans la culture du coton génétiquement modifié, selon le chef de la diplomatie burkinabè, Alain Bédouma Yoda. "Cette aide va redynamiser la recherche sur le coton dans nos quatre pays et permettre une collaboration plus fructueuse avec les instituts de recherche du Brésil", a estimé M. Yoda, qui a signé l'accord avec l'ambassadeur du Brésil à Ouagadougou, Santiago Alcazar. En 2003, le Brésil avait obtenu auprès de l'OMC le démantèlement des aides accordées par le gouvernement américain à ses producteurs de coton, estimant que ces subventions pénalisaient les producteurs des autres pays. Mais Washington se refuse jusqu'à présent à appliquer la totalité de la décision de l'OMC. Le Brésil a réclamé, le mois dernier, 2,5 milliards de dollars de sanctions contre Washington pour ne s'être pas mis en conformité avec cette condamnation de l'OMC. "Jusqu'à présent, les pays du Nord (...) nous empêchent de développer notre secteur du coton par leurs subventions alors que c'est une activité très nourricière pour un pays comme le Burkina Faso", a déploré M. Yoda.


Burkina: Les pays de l'UEMOA se sont engagés mardi à apporter leur aide à la Guinée-Bissau dont les besoins de financement sont estimés à "100 milliards de francs CFA"

OUAGADOUGOU, 18 mars 2009 - Les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se sont engagés mardi à apporter leur aide à la Guinée-Bissau dont les besoins de financement sont estimés à "100 milliards de francs CFA" (152 millions d'euros), selon un représentant de l'Uémoa. La 13e conférence ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Uémoa (8 pays) s'est penchée sur la crise bissau-guinéenne, deux semaines après le double assassinat à Bissau du président Joao Bernardo Vieira et du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waié. "Nous avons déjà envoyé une équipe à la demande des chefs d'Etat pour analyser tous les besoins de la Guinée-Bissau (...). Nous avons estimé ces besoins à 100 milliards de francs CFA", a annoncé le président de la Commission de l'Uémoa, le Malien Soumaïla Cissé, mardi soir à l'issue de la conférence. Selon M. Cissé, le petit pays en crise a besoin d'un "programme d'urgence" de 25 milliards FCFA, dont 5,6 milliards (8,5 M EUR) pour combler le "déficit budgétaire" et 2,5 milliards (3,8 M EUR) pour organiser l'élection présidentielle anticipée. "La conférence des chefs d'Etat nous a donné instruction de trouver cet argent, nous allons le trouver. Nous allons nous-mêmes mettre la main à la poche", a déclaré M. Cissé. "Les Etats vont cotiser (...) et les grandes institutions (sous-régionales) que sont la Commission de l'Uémoa, la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vont aussi trouver de l'argent dans leur budget pour combler ce déficit. Voilà un exemple concret de solidarité", a fait valoir M. Cissé. L'Uémoa prévoit également d'aider la Guinée-Bissau à réformer ses forces de défense et de sécurité pléthoriques, qui "absorbent 50% de la masse salariale" versée par l'Etat, selon la même source. Le président par intérim de la Guinée-Bissau Raimundo Pereira s'est félicité de "la solidarité de l'Uémoa". Il a promis de "travailler à respecter la Constitution" qui prévoit l'organisation d'une élection présidentielle dans les 60 jours suivant sa prestation de serment.


Burkina: La crise alimentaire de 2008 en Afrique, qui a poussé les Etats à prendre des mesures coûteuses, a fait perdre plus de 457 millions d'euros de recettes fiscales aux huit pays de l'UEMOA

OUAGADOUGOU, 16 mars 2009 - La crise alimentaire de 2008 en Afrique, qui a poussé les Etats à prendre des mesures coûteuses, a fait perdre plus de 457 millions d'euros de recettes fiscales aux huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a affirmé lundi cette institution. "Suivant une hypothèse basse (...) nous pouvons dire que les pertes de recettes fiscales dans l'ensemble de nos Etats dues aux mesures prises pour faire face à la crise sont d'environ 300 milliards de francs CFA", soit plus de 457 millions d'euros, a déclaré Jean Ndeye, chargé de la surveillance multilatérale à la Commission de l'UEMOA basée à Ouagadougou. Pour juguler la crise et pallier l'envolée des prix des denrées de base, la plupart des pays ont accordé des subventions, des exonérations de taxes et de droits de douane sur les produits alimentaires ou bien des augmentations de salaires dans certains cas. "Ces mesures budgétaires, il faut pouvoir les assumer, et cela suppose que vous disposez de ressources", a observé M. Ndeye. Selon lui, l'UEMOA, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ont apporté environ 40 milliards de francs CFA (près de 61 millions d'euros) d'aide à chacun des huit pays membres "pour les aider à faire face à la crise" alimentaire. Cette crise a provoqué des manifestations parfois violentes contre la cherté de la vie dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, notamment au Sénégal, au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire où une personne a trouvé la mort à Abidjan. Selon ce responsable, "aucun pays" de l'UEMOA n'a respecté la convergence régionale sur l'inflation fixée à 3%. Elle est passée en 2007 de plus de 2% à 7,4% en 2008 dans la zone "en raison de la crise". "Les mesures prises par les gouvernements remettent en cause les politiques de convergence communes de l'UEMOA notamment en matière d'harmonisation fiscale. C'est une crise qui a conduit nos Etats, en plus des inflations, à des déséquilibres au niveau budgétaire", a-t-il regretté.



Burkina: A l'issu de la 13è conférence des Chefs d'Eta et de gouvernement de l'UEMOA, les huit dirigeants des pays membres se sont engagés à "tout mettre en oeuvre" pour conclure avant la fin juin un accord de partenariat économique régional avec l'Union européenne 

OUAGADOUGOU, 18 mars 2009 - Les dirigeants des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se sont engagés à Ouagadougou "à tout mettre en oeuvre" pour conclure avant la fin juin un accord de partenariat économique régional avec l'Union européenne (UE). "La conférence réaffirme l'engagement des Etats membres de l'Uémoa à tout mettre en oeuvre avec les autres pays de la région d'Afrique de l'ouest pour conclure à la date convenue avec l'UE un accord de partenariat économique régional", selon un communiqué lu mardi soir par le président de la Commission de l'Uémoa, Soumaïla Cissé, à l'issue de la 13e conférence de l'Union. L'Uémoa négocie ces accords de libre échange entre l'UE et l'Afrique au sein de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui a décidé de les signer avant fin juin. Selon le communiqué, cet accord doit prendre en compte les besoins de développement des pays et être à même de "favoriser l'ancrage des économies de la région dans l'économie mondiale". Les APE ont été proposés par l'UE aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), en remplacement d'un régime commercial préférentiel accordé par les Européens à leurs anciennes colonies. L'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui jugeait ce régime préférentiel incompatible avec les règles internationales, avait fixé au 31 décembre 2008 le délai pour son remplacement. Ces APE prévoient l'ouverture progressive des marchés ACP à 80% des produits européens sur une période de 15 à 20 ans. De nombreux pays et organisations ont rejeté ces APE, jugeant qu'ils nuiraient à leurs économies fragiles. Mais la Côte d'Ivoire et le Ghana, membres de la Cédéao, ont déjà conclu des accords "intermédiaires" avec l'UE. Durant leur conférence, les dirigeants de l'Uémoa ont par ailleurs décidé la mise en place d'une "initiative régionale sur les solutions à apporter à la crise sur l'énergie". A l'issue des discussions, la présidence de l'Uémoa a été confiée au président malien Amadou Toumani Touré. Le 14e sommet aura lieu à Bamako en 2010.


Burkina: Les Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA se réuniront ce mardi 17 mars en session ordinaire pour examiner les activités des organes de l'Institution

OUAGADOUGOU, 13 mars 2009 - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union économique et monétaire Ouest africaine (Uémoa) doivent se réunir mardi à Ouagadougou pour notamment "se pencher sur la situation en Guinée Bissau", a-t-on appris vendredi auprès de l'institution. Les chefs d'Etat examineront les activités des organes de l'Uémoa notamment celles de la Commission de l'Uémoa, de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), a indiqué le directeur de la communication, Babaka Badjibassa. "Sur les questions politiques, les chefs d'Etat vont naturellement se pencher sur la situation en Guinée Bissau", a-t-il indiqué à l'AFP. Le 2 mars, le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira, 69 ans, dont 23 ans au pouvoir, a été tué par des militaires, en représailles à un attentat à la bombe qui avait coûté la vie, la veille, au chef d'état-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waié. Aucun chef d'Etat de la région n'a assisté à ses obsèques. Sur le plan économique, les dirigeants de l'Uémoa adopteront un "programme spécial" sur la résolution de la crise de l'énergie et le financement du développement. Selon M. Badjibassa, le président béninois Thomas Yayi Boni préside en ce moment une commission sur ce sujet dont le "rapport sera versé au dossier sur l'énergie". Le président burkinabè, Blaise Compaoré qui assure la présidence de l'Uémoa depuis le dernier sommet tenu en janvier 2007, devrait également céder son fauteuil. Créée en janvier 1994, l'Uémoa calquée sur le modèle de l'Union européenne (UE) regroupe les 7 pays francophones d'Afrique de l'ouest ayant le franc CFA en partage. Ils ont été rejoints en 1996 par la Guinée Bissau, petit pays lusophone qui a obtenu son indépendance en 1974.


Burkina: Le film "Teza" de l'Ethiopien Haïlé Gérima a remporté samedi l'Etalon d'or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco)

OUAGADOUGOU - samedi 07 mars 2009 - Le film "Teza" de l'Ethiopien Haïlé Gérima a remporté samedi l'Etalon d'or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), véritable institution du "7e art" en Afrique. Hailé Gérima dont l'oeuvre figurait parmi les favoris est absent de Ouagadougou. Il a donc été représenté par sa soeur Selome Gérima, coproductrice du film. "Teza" traite de l'époque de la dictature de Mengistu Haïlé Mariam dans les années 70 et 80 et a déjà remporté le prix spécial du jury et le prix du meilleur scénario à Venise (Italie). Né à Gondar (Ethiopie) en 1946, Gérima s'est installé en 1968 aux USA, où il a intégré une école de réalisateurs noirs à Los Angeles. Il est professeur de cinéma à l'Université de Howard depuis 1975. L'Etalon d'argent est revenu au film "Nothing but the truth" du Sud-Africain John Kani qui traite du racime pendant et après l'apartheid. L'Etalon de bronze a été attribué à "Mascarades", une comédie de l'Algérien Lyes Salem à propos d'une cérémonie de mariage sans... le marié. La cérémonie, rythmée par des spectacles de danses et de la musique, s'est déroulée dans le plus grand stade de Ouagadougou, d'une capacité de plus de 37.000 places, mais qui n'était qu'à moitié plein alors que l'entrée était gratuite. La fête du cinéma africain, qui soufflait cette année ses 40 bougies, a été quelque peu ternie par des problèmes liés à l'organisation. Des festivaliers se sont plaints de ne pas disposer d'accréditations pour accéder aux salles et les réalisateurs ont été dépités par la cacophonie dans la programmation de leurs films plusieurs jours après l'ouverture. Par ailleurs, la décision des organisateurs d'interdire les projections de films en plein air qui faisaient l'originalité du Fespaco a tué l'effervescence populaire. Résultat: les salles ont été occupées par des festivaliers et autres touristes fortunés. Seul le film "Coeur de lion" du Burkinabè Boubacar Diallo a pu attirer les Ouagalais au cinéma. Cette édition a aussi été marquée par un hommage des organisateurs au réalisateur sénégalais Ousmane Sembène. Considéré comme le "doyen des cinéastes africains et pionnier du Fespaco" avant son décès en juin 2007, M. Sembène a été décoré à titre posthume par le gouvernement burkinabè. Une avenue près de la présidence burkinabè a été baptisée en son nom. Les organisateurs ont aussi érigé une statue en son honneur et organisé des conférences et des expositions sur sa vie. Un budget de 1,5 million d'euros a été nécessaire à l'organisation de ce 21ème Fespaco dont le jury officiel long métrage est présidé par le réalisateur burkinabè Gaston Kaboré. Vainqueur lui-même en 1997 de l'Etalon de Yennenga avec son film "Buud Yam", M. Kaboré, 58 ans, est assisté de sept personnes. La réalisatrice tunisienne, Moufida Tlati, 52 ans, la critique américaine Diarah N'Daw Spech, le Nigérian Olga Balogun, la militante rwandaise des droits humains, Monique Mujawamanya et la cinéaste Flora Gomez de la Guinée-Bissau. La 14è édition du Marché international du cinéma et de la télévision africain (MICA) a été également organisée en marge de ce Fespaco.



Burkina: Dix-neuf films du continent africain sont en compétition pour le grand prix, l'Etalon d'or de Yennenga, du FESPACO qui a débuté samedi dans la capitale burkinabè et s'achèvera le 7 mars

OUAGADOUGOU, 28 fév 2009 - Dix-neuf films du continent africain sont en compétition pour le grand prix (l'Etalon d'or de Yennenga) du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui a débuté samedi dans la capitale burkinabè et s'achèvera le 7 mars.

   Déjà vainqueur en 2001, le Marocain Nabil Ayouch a une chance de devenir le seul réalisateur couronné deux fois à Ouagadougou, avec "Whatever Lola wants".

   Au Mali, pays qui a remporté trois fois le grand prix (1979, 1983 et 1995), deux réalisateurs, Adama Dramo et Ladji Diakité, se sont associés pour réaliser "Fantan fangan".

   Le Nigeria, dernier vainqueur de l'Etalon d'or en 2007 avec "Ezra" de Newton Aduaka, est le grand absent de cette sélection.

   Voici la liste des 19 films issus de 13 pays d'Afrique:

  Afrique du Sud

   - "Jerusalema" de Ralph Ziman

   - "Nothing but the truth" de John Kani

   - "White wedding" (mariage blanc) de Turnur Jann

   Algérie

   - "Mascarades" de Lyes Salem

   - "La maison jaune" de Amor Hakkar

   Burkina Faso

   - "Coeur de lion" de Boubacar Diallo

   - "Le fauteuil" de Missa Hébié

   Cameroun

   - "Mah Saah-sah" de Daniel Kamwa

   Congo Brazzaville

   - "Ramata" de Léandre-Alain Baker

   Egypte

   - "Al Ghaba" (Les démons du Caire) de Ahmed Atef

   Ethiopie

   - "Teza" de Haïlé Gérima

   Guinée

   - "L'absence" de Mama Keita

   Mali

   - "Fantan Fanga" (la force du pauvre) de Adama Dramo et Ladji Diakité

   Maroc

   - "Samira fi dayala" (Les jardins de Samira) de Latif Lahlou

   - "Wadaan Oummahat" (Adieu mères) de Mohamed Ismail

   - "Whatever Lola wants" de Nabil Ayouch

   Sénégal

   - "Les feux de Mansaré" de Mansour Sora Wade

   Tunisie

   - "Shtar M'haba" de Kalthoum Bornaz

   Zimbabwe

   - "Triomf" de Michael Raeburn



Burkina: La France octroiera au Burkina Faso 19,5 millions d'euros sur trois ans (2009-2012) et soutiendra de plus en plus l'économie et les entreprises de ce pays

OUAGADOUGOU, 25 fév 2009 - La secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac a salué mercredi à Ouagadougou l'"exemple" du Burkina Faso en matière de gestion de finances publiques et annoncé que Paris lui versera 19,5 millions d'euros d'aide budgétaire. La secrétaire d'Etat a évoqué, après un entretien avec le président burkinabè Blaise Compaoré, "le caractère exemplaire du Burkina Faso en particulier en matière de finances publiques". "Grâce à cela, nous pouvons maintenir et même développer notre aide", a-t-elle dit. La France octroiera à ce pays ouest-africain 19,5 millions d'euros sur trois ans (2009-2012) et soutiendra de plus en plus l'économie (et) les entreprises du (Burkina) Faso", a-t-elle dit. Cette subvention servira à la diversification de l'économie, à l'amélioration de la pression fiscale et du taux de scolarisation, a indiqué à l'AFP Stéphane Cieniewski, responsable au Trésor français. Mme Idrac terminait mercredi une visite de 48 heures dans ce pays où elle a visité une usine d'égrenage de coton et le marché central de Ouagadougou incendié en 2003. Ce marché a été reconstruit grâce à une aide de 2,7 milliards de FCFA (4,1 million d'euros) de l'Agence française de développement. Mme Idrac a quitté Ouagadougou pour Abidjan, deuxième étape d'une tournée qui la conduira aussi en Côte d'Ivoire et au Ghana.


Burkina: Les Etats-Unis ont donné pour 17 millions de dollars d'équipements militaires à l'armée du Burkina Faso dont des éléments seront prochainement déployés au Darfour

OUAGADOUGOU, 23 fév 2009 - Les Etats-Unis ont donné pour 17 millions de dollars d'équipements militaires à l'armée du Burkina Faso dont des éléments seront prochainement déployés au Darfour (Soudan), a annoncé lundi l'ambassadrice américaine à Ouagadougou, Jeanine Jackson. Ces équipements sont destinés au bataillon "Laafi", une unité burkinabè qui devrait être déployée au Darfour d'ici juin dans le cadre de la force conjointe de paix (ONU-Union africaine, Minuad), a expliqué Mme Jackson dans un communiqué. Le lot est constitué de véhicules blindés de transport de troupes, de matériels de transmission, de chars, de tenues militaires, d'ambulances blindées, de générateurs électriques ou encore de cuisinières roulantes, pour un montant total de 8 milliards de francs CFA. L'ambassadrice a remis le matériel au ministre burkinabè de la Défense, Yéro Boly, à Loumbila (25 km au sud de Ouagadougou) en présence de hauts responsables de l'armée burkinabè et de membres du bataillon "Laafi" (santé, en mooré la langue la plus parlée du pays). Fin décembre, le président burkinabè Blaise Compaoré avait annoncé le déploiement en 2009 au Darfour de deux bataillons, soit environ 800 hommes. Ce contingent sera le plus gros jamais déployé par le Burkina à l'extérieur. Des combats meurtriers opposent depuis février 2003 les forces gouvernementales appuyées par des milices arabes et des mouvements rebelles dans le Darfour. Le conflit a fait jusqu'à 300.000 morts selon l'ONU, tandis que Khartoum les chiffre à 10.000. Censée devenir la plus importante mission de paix au monde, la Minuad compte pour l'instant quelque 15.000 soldats et policiers au lieu des 26.000 prévus. La diplomate américaine a par ailleurs fait valoir que "le Burkina Faso est un grand partenaire avec le nouveau commandement (militaire américain pour l'Afrique) Africom et dans la lutte mondiale contre le terrorisme".


Burkina: La BAD a approuvé un prêt et don d'un montant cumulé de 61 millions de dollars pour financer la réhabilitation d'un axe routier principal au Burkina Faso

TUNIS, 13 fév 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt et don d'un montant cumulé de 61 millions de dollars pour financer la réhabilitation d'un axe routier principal au Burkina Faso. Le projet qui concerne notamment une route allant jusqu'à la frontière du Togo vise à améliorer les facilités d'approvisionnement, la circulation des biens et des services et les conditions de vie de la population, a indiqué un communiqué de la BAD. Le projet qui permettrait le désenclavement intérieur du centre-est du pays est inscrit au programme prioritaire de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest. La réhabilitation du corridor Koupéla-frontière du Togo par lequel transitent 95% des importations du pays compètera la route reliant la capitale Ouagadougou à Koupéla, financée par l'Union européenne. La provision de la BAD couvre 79% du coût total du projet estimé à 78 millions de dollars US, le reste étant partagé par la Banque allemande de développement et le gouvernement burkinabé.


Burkina: La Cour des comptes du Burkina Faso a dénoncé mercredi de "nombreuses irrégularités" dans la gestion des finances du pays

OUAGADOUGOU, 28 jan 2009 - La Cour des comptes du Burkina Faso a dénoncé mercredi de "nombreuses irrégularités" dans la gestion des finances du pays, dont le fait que des personnalités politiques aient bénéficié de villas construites avec des fonds publics sans s'acquitter de ce qu'elles devaient. "Les gestions (des finances publiques) demeurent entachées de nombreuses irrégularités même si les contrôles ont révélé que les différentes structures prennent progressivement conscience de la nécessité d'une bonne gouvernance et de l'obligation de rendre compte" de leur gestion, a déclaré le président de la Cour, Pierre Nébié, lors d'un point de presse mercredi à Ouagadougou. Les rapports de contrôle de 2006 et 2007 pointent une "immixtion trop fréquente des ministres de tutelle dans la gestion des entreprises publiques", une "absence de concurrence préalable des fournisseurs en matière d'achats par lettres de commande et par marchés" et un "cumul des fonctions d'ordonnateur et de comptable" dans certaines mairies. L'institution dénonce notamment le fait que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a octroyé indûment des prêts à deux entreprises privées et cédé des biens immobiliers à des hommes politiques qui n'ont pas payé tout ce qu'ils devaient. Le président de la cour des Comptes n'a cité aucun nom devant la presse. Mais une source proche de la Cour a indiqué à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, qu'une personnalité politique avait acquis des immeubles construits par la CNSS d'une valeur de 110 millions de FCFA (plus de 167.600 euros) qu'elle n'avait pas "totalement" payés "au moment du passage" des auditeurs de la cour des comptes. Selon la même source, d'autres avaient bénéficié de villas d'une valeur de plus de 52 millions de francs CFA (plus de 80.600 euros).


Burkina: La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé, envisage d'entrer pour 5% dans le capital de l'Office national des télécommunications du Burkina Faso (Onatel)

OUAGADOUGOU, 13 jan 2009 - La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé, envisage d'entrer pour 5% dans le capital de l'Office national des télécommunications du Burkina Faso (Onatel), a indiqué mardi à Ouagadougou le bureau de l'institution. "La Société financière internationale envisage d'acquérir jusqu'à 5% du capital de l'Onatel au prix de l'offre publique de vente (OPV)", a annoncé la Banque dans un communiqué. Le 22 décembre, le gouvernement a lancé la mise en vente publique de 20% des actions de l'Onatel sur les 49% qu'il détient encore. La SFI a indiqué qu'elle allait acheter les actions "non souscrites" lors de l'offre publique de vente. "Si toutes les actions sont vendues, le gouvernement a prévu de céder à la SFI une participation supplémentaire de 3% dans le capital de l'Onatel à un prix identique à celui de l'offre publique de vente", souligne la banque. Selon le texte, l'entrée de la SFI dans le capital de l'Onatel permettra "d'attirer des investissements privés au Burkina Faso et de développer le marché financier local et régional". L'investissement de la SFI viendra en complément du prêt de 7,5 millions d'euros qu'elle a accordé à l'Onatel en 2008, afin de soutenir le renforcement de ses réseaux de téléphonie fixe et mobile. Le gouvernement burkinabè a cédé en 2006 51% des actions de l'Onatel à Maroc Télécoms, filiale du groupe français Vivendi. L'OPV qui prend fin le 31 janvier 2009 a été lancée en prélude à l'introduction de l'Onatel à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM, basée à Abidjan). Au terme de la privatisation, Maroc Télécoms détiendra 51% des actions de la société, l'Etat burkinabè 23%, 20% iront aux actionnaires issus de l'OPV (dont la SFI) et 6% aux travailleurs de l'entreprise.



 

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