| L'actualité du Burkina Faso en 2009 (d'après l'Agence France Presse) |
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Burkina: La production céréalière du Burkina Faso va connaître une baisse de 10% en 2009-2010, avec des "tensions" à prévoir sur le marché national des céréales du fait notamment d'une demande provenant des pays voisins
OUAGADOUGOU, 25 déc 2009 - La production céréalière du Burkina Faso va connaître une baisse de 10% en 2009-2010, avec des "tensions" à prévoir sur le marché national des céréales du fait notamment d'une demande provenant des pays voisins, a-t-on appris auprès du ministère burkinabè de l'Agriculture. La production céréalière prévisionnelle pour la campagne 2009-2010 est estimée à 3.901.360 tonnes de céréales (mil, sorgho, maïs, riz, fonio) contre une production de 4.358.518 tonnes en 2008-2009, a déclaré jeudi soir à l'AFP le directeur général de la promotion de l'économie rurale au ministère de l'Agriculture, Souleymane Ouédraogo. "La production de cette année est en déficit par rapport à celle de l'année dernière de 10%", a dit M. Ouédraogo. Par rapport à "la consommation humaine, il doit y avoir des tensions sur les marchés. Nos analyses montrent qu'il y a suffisamment de céréales cette année pour la population au Burkina Faso (mais) nous ne vivons pas en vase clos, a-t-il déclaré. Selon lui, "il y a une demande qui va s'exprimer nécessairement au niveau de la sous-région du fait que certains pays qui nous entourent sont déficitaires" en production céréalière. "Les prix vont augmenter pendant la période de soudure mais nous avons les stocks d'intervention et de sécurité alimentaire pour stabiliser les prix sur le marché", a-t-il poursuivi. La flambée des prix des denrées alimentaires avait provoqué en 2008 des manifestations violentes contre "la vie chère" dans plusieurs villes du pays notamment à Bobo Dioulasso, Banfora (ouest), Ouahigouya (nord) et Ouagadougou.
Burkina: L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique, "exige des réparations et dédommagements" de la part des pays pollueurs
OUAGADOUGOU, 11 oct 2009 - L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique, "exige des réparations et dédommagements" de la part des pays pollueurs, a affirmé dimanche à Ouagadougou le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping. "Pour la première fois, l'Afrique aura une position commune" au sommet de Copenhague sur le climat en décembre, a-t-il indiqué lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques. "On a décidé de parler d'une seule et même voix" et d'"exiger des réparations et des dédommagements", a-t-il ajouté, sans toutefois avancer de montant. "Les responsables doivent s'engager à réduire le émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du +pollueur-payeur+", a-t-il assuré, préconisant la mise en place de "nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres". Le Forum de Ouagadougou se tient dimanche en présence de six chefs d'Etat africains, de l'ex-président français Jacques Chirac et du ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Vendredi, le président du comité d'organisation du Forum, le ministre burkinabè de l'environnement Salifou Sawadogo, avait estimé à 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) les financements nécessaires pour que le continent fasse face aux dérèglements du climat.
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