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LE BURKINA FASO AURA SA PREMIÈRE BANQUE AGRICOLE

Le gouvernement du Burkina Faso prévoit le lancement imminent de la Banque Agricole du Faso (BADF) dans le but de faciliter l'accès au financement pour les agriculteurs. En effet, seuls 15 % des producteurs agricoles du Burkina Faso bénéficient de prêts bancaires, taux que le gouvernement prévoit de modifier rapidement avec le lancement prochain de la BADF.
Le projet de cette banque agricole a déjà un capital de 14,27 milliards de francs CFA et, selon le Premier ministre du Burkina Faso, Paul Kaba Thiéba, l'État du Burkina Faso a obtenu l'approbation pour la création de cette institution financière agricole auprès de la Commission bancaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le ministre a pris la parole lors d'une rencontre avec des acteurs clés du secteur.
Dès son lancement, la Banque Agricole du Faso apportera un soutien considérable au financement des agriculteurs. Ce serait un grand catalyseur pour l'économie du pays, d'autant plus que le secteur rural emploi près de 80 % de la population et contribue à près de 30,3 % du PIB du Burkina.
« Cette banque est à vous. Il faut en prendre soin », a déclaré Paul Kaba Thièba aux représentants de l'industrie avant d'ajouter : « à la lumière de toutes ces observations, la mise en place de la BADF est bien justifiée. Cela peut aider à relever les nombreux défis pour corriger les faiblesses structurelles de ce secteur si stratégique. »
Les autorités financières et juridiques travaillent sur les derniers détails avant de mettre en place la future banque. Par exemple, la banque compte déjà un capital de 14,2 milliards de francs CFA, ce qui est exigé par la réglementation bancaire. 
Parmi les actionnaires de la banque figurent des organismes paysans, des sociétés d'État, des entreprises privées et des personnes physiques. L'État s'attend à ce que la création de la BADF favorise d'abord l'entrepreneuriat agricole, en tenant compte des aspects sexospécifiques; deuxièmement, mobiliser l'épargne populaire dans les zones rurales. 
Selon les attentes, la Banque contribuera également au développement des activités de la filière agricole, à la mécanisation de l'agriculture avec l'utilisation intensive d'intrants de qualité et aux techniques modernes.
C'est une bonne nouvelle pour un pays qui a longtemps attendu l'avènement d'une banque agricole. C'est en 1993, à l'occasion de la première journée nationale du paysan à Léo, que les agriculteurs du Burkina Faso ont exprimé le souhait d'avoir une banque spécialisée dans leur secteur.
« Aujourd'hui, ce rêve est devenu une réalité dans la mesure où la banque vient d'être approuvée et c'est une fierté pour les agriculteurs de voir aujourd'hui qu'un instrument de financement de nos activités nous a été mis à notre disposition. C'est un instrument important en ce sens que dans tous les documents, nous parlons d'agriculture de subsistance. Toutefois, aujourd'hui, avec le financement, je pense que nous passerons à l'entrepreneuriat agricole et aller au-delà », a déclaré Ba Siaka Dao, Président de la confédération paysanne du Faso.
La population est contente et pleine d'espoir de voir la banque devenir une réalité. Une réalité qui accordera aux agriculteurs des prêts à long terme pour la création de chaînes de valeur en vue de réaliser l'industrialisation agricole. « Nous avons l'intention de révolutionner l'agriculture en augmentant la productivité et en stimulant les coopératives avec la BADF », a déclaré le Premier ministre.

 

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