| L'actualité du Bénin (d'après l'Agence France Presse) |
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Afrique: Une banque émanent de la Ligue arabe a annoncé mercredi la signature de prêts à taux réduits d'un montant total de 26 millions de dollars pour des projets liés aux transports, aux villages et à la jeunesse au Bénin, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso
KHARTOUM, 18 jan 2012 - Une banque émanent de la Ligue arabe a annoncé mercredi la signature de prêts à taux réduits d'un montant total de 26 millions de dollars pour des projets liés aux transports, aux villages et à la jeunesse au Bénin, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Le Bénin sera le principal bénéficiaire de ces accords signés avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), avec un prêt de 10,4 millions de dollars pour financer la construction d'un pont sur la rivière Mono afin de développer le commerce avec le Togo voisin. En Côte d'Ivoire, la Badea a accordé un prêt de 6 millions de dollars pour la construction du pont de Jacqueville, près d'Abidjan. "Cette région de la Côte d'Ivoire a besoin de développement pour réduire la pauvreté", a expliqué Bernard Tanoh Boutchoue, ambassadeur ivoirien en Egypte et au Soudan. La banque arabe prêtera aussi 8,2 millions de dollars au Tchad pour un projet de développement des villages et 1,5 million pour fournir une ligne de crédit à des jeunes entrepreneurs au Burkina Faso. Ce dernier projet doit créer un millier de micro-entreprises et 2.000 emplois, selon Lene Segbo, ministre burkinabé de l'Economie et des Finances. Fondée par la Ligue arabe dans les années 1970, la Badea, dont le siège est à Khartoum, fonctionne comme une institution indépendante pour promouvoir la coopération économique et technique entre pays arabes et africains.
Bénin: Le gouvernement béninois s'est doté d'une loi interdisant notamment aux douaniers de faire grève, un texte qui s'est attiré des critiques
COTONOU, 4 oct 2011 - Le Bénin s'est doté d'une loi interdisant notamment aux douaniers de faire grève, a indiqué mardi la présidence, un texte qui s'est attiré des critiques. "Le président de la république a promulgué la loi ce 1er octobre", quelques jours après son adoption par l'assemblée nationale, a déclaré à l'AFP Agapit Napoléon Maforikan, un porte-parole de la présidence de Thomas Boni Yayi. Mi-septembre, les agents des douanes avaient interrompu leur travail pendant 48 heures, paralysant le port de Cotonou dont le pays tire plus de 60% de son PIB. Ils avaient indiqué protester contre des mauvais traitements dont ils se disent victimes. Selon l'article 9 de la nouvelle loi, "les personnels militaires, des forces de sécurité publique, paramilitaires et assimilés sont tenus d'assumer leur mission en toute circonstance. Il ne peuvent exercer le droit de grève", sous peine d'être radiés de la fonction publique. Les "paramilitaires", c'est à dire les agents des douanes, des eaux et des forêts, n'étaient jusqu'à présent pas concernés par l'interdiction qui s'appliquait déjà aux soldats et forces de sécurité. Les autorités ont dénoncé une multiplication des débrayages et le chef de l'Etat avait dénoncé fin septembre une "anarchie dans le milieu syndical au Bénin". "Les grèves tous azimuts depuis 2006 restent une menace pour le pays et il faut arrêter la saignée", a expliqué le député Mama Djibril Débourou, membre de la majorité présidentielle. Le secrétaire général de la confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) Pascal Todjinou a lui dénoncé un texte "liberticide". "Cette loi est une loi liberticide et n'est que le début d'actions d'intimidation du gouvernement vis-à-vis des syndicats", a-t-il dit lundi à l'AFP. Le député Antoine Kolawolé Idji, membre de la coalition d'opposition l'Union fait la nation, a également dénoncé la nouvelle loi. "La suppression (...) du droit de grève des douaniers et des agents des eaux et forêts, et bientôt des autres travailleurs dès lors qu'ils seront soupçonnés d'en abuser, parachève le processus de musellement des forces sociales et politiques", a-t-il estimé. Les douaniers qui avaient annoncé un nouveau débrayage à partir de ce mardi y ont renoncé suite à une médiation du clergé.
Bénin: La Chine a accordé au Bénin l'équivalent de 25 millions d'euros de dons, prêts et remise de dette, une enveloppe qui prévoit notamment l'achat d'un patrouilleur pour sécuriser les côtes béninoises face à la piraterie en hausse
COTONOU, 21 sept 2011 - La Chine a accordé au Bénin l'équivalent de 25 millions d'euros de dons, prêts et remise de dette, une enveloppe qui prévoit notamment l'achat d'un patrouilleur pour sécuriser les côtes béninoises face à la piraterie en hausse, a annoncé mercredi la présidence du Bénin. Le chef de l'Etat béninois Thomas Boni Yayi est rentré mardi d'une visite officielle d'une semaine en Chine, où il s'est notamment entretenu avec son homologue Hu Jintao. Au cours du voyage "une série d'annonces ont été faites par la partie chinoise relative à une aide au devéloppement d'environ 14 milliards de CFA (environ 21 millions d'euros)", selon un communiqué de la présidence béninoise. Cette somme "se décompose en dons, remises de dette et prêts sans intérêts", précise la même source. Le ministre des Affaires étrangères Arifari Bako a indiqué qu'elle était destinée notamment à "la réalisation de nombreuses infrastructures routières" et à "l'appui de la relance de l'agriculture". Les autorités de Pékin ont en outre accordé 2,8 milliards de CFA (environ 4 millions d'euros) "pour l'achat d'un patrouilleur pour mener la lutte contre la piraterie en mer", selon la présidence. Une hausse récente des détournements de navires au large des côtes ouest-africaines fait craindre au Bureau maritime international que la zone est en passe de devenir un nouveau point chaud de la piraterie. Au cours de sa visite en Chine, le chef de l'Etat béninois a rencontré de nombreux hommes d'affaires, espérant attirer des investissemnts dans les domaines de l'agriculture, l'industrie, la construction routière et ferroviaire, le commerce et les finances, selon le communiqué. Au Bénin, comme dans d'autres pays d'Afrique, la Chine a multiplié les investissemnts. Elle y a financé la construction de nombreuses infrastructures routières et sanitaires. Pékin a aussi construit le plus grand stade du pays ouest-africain d'environ 9 millions d'habitants, le stade de l'amitié de Kouhounou, à Cotonou, et financé la réalisation du nouveau ministère des Affaires étrangères.
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