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L'actualité du Bénin
(d'après l'Agence France Presse)


Afrique: Une banque émanent de la Ligue arabe a annoncé mercredi la signature de prêts à taux réduits d'un montant total de 26 millions de dollars pour des projets liés aux transports, aux villages et à la jeunesse au Bénin, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso

KHARTOUM, 18 jan 2012 - Une banque émanent de la Ligue arabe a annoncé mercredi la signature de prêts à taux réduits d'un montant total de 26 millions de dollars pour des projets liés aux transports, aux villages et à la jeunesse au Bénin, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Le Bénin sera le principal bénéficiaire de ces accords signés avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), avec un prêt de 10,4 millions de dollars pour financer la construction d'un pont sur la rivière Mono afin de développer le commerce avec le Togo voisin. En Côte d'Ivoire, la Badea a accordé un prêt de 6 millions de dollars pour la construction du pont de Jacqueville, près d'Abidjan. "Cette région de la Côte d'Ivoire a besoin de développement pour réduire la pauvreté", a expliqué Bernard Tanoh Boutchoue, ambassadeur ivoirien en Egypte et au Soudan. La banque arabe prêtera aussi 8,2 millions de dollars au Tchad pour un projet de développement des villages et 1,5 million pour fournir une ligne de crédit à des jeunes entrepreneurs au Burkina Faso. Ce dernier projet doit créer un millier de micro-entreprises et 2.000 emplois, selon Lene Segbo, ministre burkinabé de l'Economie et des Finances. Fondée par la Ligue arabe dans les années 1970, la Badea, dont le siège est à Khartoum, fonctionne comme une institution indépendante pour promouvoir la coopération économique et technique entre pays arabes et africains.



Bénin: Le gouvernement béninois s'est doté d'une loi interdisant notamment aux douaniers de faire grève, un texte qui s'est attiré des critiques

COTONOU, 4 oct 2011 - Le Bénin s'est doté d'une loi interdisant notamment aux douaniers de faire grève, a indiqué mardi la présidence, un texte qui s'est attiré des critiques. "Le président de la république a promulgué la loi ce 1er octobre", quelques jours après son adoption par l'assemblée nationale, a déclaré à l'AFP Agapit Napoléon Maforikan, un porte-parole de la présidence de Thomas Boni Yayi. Mi-septembre, les agents des douanes avaient interrompu leur travail pendant 48 heures, paralysant le port de Cotonou dont le pays tire plus de 60% de son PIB. Ils avaient indiqué protester contre des mauvais traitements dont ils se disent victimes. Selon l'article 9 de la nouvelle loi, "les personnels militaires, des forces de sécurité publique, paramilitaires et assimilés sont tenus d'assumer leur mission en toute circonstance. Il ne peuvent exercer le droit de grève", sous peine d'être radiés de la fonction publique. Les "paramilitaires", c'est à dire les agents des douanes, des eaux et des forêts, n'étaient jusqu'à présent pas concernés par l'interdiction qui s'appliquait déjà aux soldats et forces de sécurité. Les autorités ont dénoncé une multiplication des débrayages et le chef de l'Etat avait dénoncé fin septembre une "anarchie dans le milieu syndical au Bénin". "Les grèves tous azimuts depuis 2006 restent une menace pour le pays et il faut arrêter la saignée", a expliqué le député Mama Djibril Débourou, membre de la majorité présidentielle. Le secrétaire général de la confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) Pascal Todjinou a lui dénoncé un texte "liberticide". "Cette loi est une loi liberticide et n'est que le début d'actions d'intimidation du gouvernement vis-à-vis des syndicats", a-t-il dit lundi à l'AFP. Le député Antoine Kolawolé Idji, membre de la coalition d'opposition l'Union fait la nation, a également dénoncé la nouvelle loi. "La suppression (...) du droit de grève des douaniers et des agents des eaux et forêts, et bientôt des autres travailleurs dès lors qu'ils seront soupçonnés d'en abuser, parachève le processus de musellement des forces sociales et politiques", a-t-il estimé. Les douaniers qui avaient annoncé un nouveau débrayage à partir de ce mardi y ont renoncé suite à une médiation du clergé.


Bénin: La Chine a accordé au Bénin l'équivalent de 25 millions d'euros de dons, prêts et remise de dette, une enveloppe qui prévoit notamment l'achat d'un patrouilleur pour sécuriser les côtes béninoises face à la piraterie en hausse

COTONOU, 21 sept 2011 - La Chine a accordé au Bénin l'équivalent de 25 millions d'euros de dons, prêts et remise de dette, une enveloppe qui prévoit notamment l'achat d'un patrouilleur pour sécuriser les côtes béninoises face à la piraterie en hausse, a annoncé mercredi la présidence du Bénin. Le chef de l'Etat béninois Thomas Boni Yayi est rentré mardi d'une visite officielle d'une semaine en Chine, où il s'est notamment entretenu avec son homologue Hu Jintao. Au cours du voyage "une série d'annonces ont été faites par la partie chinoise relative à une aide au devéloppement d'environ 14 milliards de CFA (environ 21 millions d'euros)", selon un communiqué de la présidence béninoise. Cette somme "se décompose en dons, remises de dette et prêts sans intérêts", précise la même source. Le ministre des Affaires étrangères Arifari Bako a indiqué qu'elle était destinée notamment à "la réalisation de nombreuses infrastructures routières" et à "l'appui de la relance de l'agriculture". Les autorités de Pékin ont en outre accordé 2,8 milliards de CFA (environ 4 millions d'euros) "pour l'achat d'un patrouilleur pour mener la lutte contre la piraterie en mer", selon la présidence. Une hausse récente des détournements de navires au large des côtes ouest-africaines fait craindre au Bureau maritime international que la zone est en passe de devenir un nouveau point chaud de la piraterie. Au cours de sa visite en Chine, le chef de l'Etat béninois a rencontré de nombreux hommes d'affaires, espérant attirer des investissemnts dans les domaines de l'agriculture, l'industrie, la construction routière et ferroviaire, le commerce et les finances, selon le communiqué. Au Bénin, comme dans d'autres pays d'Afrique, la Chine a multiplié les investissemnts. Elle y a financé la construction de nombreuses infrastructures routières et sanitaires. Pékin a aussi construit le plus grand stade du pays ouest-africain d'environ 9 millions d'habitants, le stade de l'amitié de Kouhounou, à Cotonou, et financé la réalisation du nouveau ministère des Affaires étrangères.


Bénin: Le président béninois, Boni Yayi a désigné un nouveau gouvernement de 26 membres et créé un portefeuille de Premier ministre qui revient à Pascal Koukpaki

COTONOU, 29 mai 2011 - Le président béninois, Boni Yayi a désigné un nouveau gouvernement de 26 membres, dont 21 nouveaux venus, après sa réélection en mars et la victoire de ses partisans à l'élection législative qui a suivi, apprend-on dimanche de source officielle. Ce gouvernement, selon la liste publiée au journal officiel, compte 8 femmes, dont une ancienne candidate à l'élection présidentielle, Mme Marie Elise Gbédo, avocate, qui devient ministre de la justice. Un portefeuille de Premier ministre a été créé qui revient à Pascal Koukpaki, un proche du président qui était précédemment ministre du plan et du développement. M Issifou Kogui N'Douro, ancien cadre de l'Organisation internationale de la francophonie et parent du président, reste à la Défense. Le ministère de l'Intérieur est confié à un ancien parlementaire et ancien conseiller du président, M. Benoit Dègla. Plusieurs personnalités jugées proches du président quittent le gouvernement: Jean Marie Ehuzu, (Affaires Etrangères), Zacharie Baba Bodi (Relations avec les institutions) et Grégoire Akoffodji (Justice). Lors des élections législatives qui se sont déroulées le 30 mars dernier les partis soutenant le président ont remporté 53 sièges contre 30 à la coalition d'opposition. L'élection présidentielle du 13 mars, dénoncée par l'opposition pour des "fraudes massives", a été confirmé par la Cour constitutionnelle.

La liste complète du nouveau gouvernement du Bénin, formé le 28 mai 2011


1- Premier  Ministre, chargé de la Coordination de l’Action Gouvernementale, de  l’Evaluation des Politiques publiques, du programme de dénationalisation et du Dialogue social : Monsieur Pascal Irénée KOUPAKI

2- Ministre d’Etat chargé de la Défense nationale : Monsieur Issifou Kogui N’DOURO ; 

3- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique : Monsieur Benoît Assouan DEGLA 

4-Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la législation et des Droits de l’Homme :   Madame Marie Elise GBEDO 

5- Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire : Monsieur Raphaël EDOU 

6- Ministre des affaires étrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur : Monsieur Nassirou Arifari BAKO 

7- Ministre de l’Analyse Economique, du Développement et de la Prospective : Monsieur Marcel DE SOUZA

8- Ministre de l’Economie et des Finances : Madame Adidjatou MATHYS;

9- Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche: Monsieur Katé SADAÏ

10- Ministre de l’Industrie, du Commerce, des petites et Moyennes Entreprises : Madame Madina SEPHOU 

11- Ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières,  de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables : Monsieur Jonas Aliou GBIAN 

12- Ministre de la Santé : Madame Akoko Kindé GAZARD 

13- Ministre des Enseignements Maternel et Primaire : Monsieur Eric N’DAH  

14- Ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes : Monsieur Djimba SOUMANOU 

15- Monsieur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Monsieur François ABIOLA 

16- Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Madame Maïmouna Kora ZAKI 

17- Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs : Monsieur Didier APLOGAN 

18- Ministre chargé de la Microfinance, de l’Emploi des Jeunes et des Femmes : Madame Reckya MADOUGOU 

19- Ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme : Monsieur Blaise AHANHANZO-GLELE 

20- Ministre chargé des Relations avec les Institutions et des Cultes : Madame Safiatou BASSABI 

21- Ministre des Travaux Publics et des Transports : Monsieur Lambert KOTY 

22-Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de l’Economie maritime et des Infrastructures Portuaires, Porte parole du Gouvernement : Monsieur Jean-Michel ABIMBOLA 

23- Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication : Monsieur Max AWEKE 

24- Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur  Valentin DJENONTIN

25- Ministre de la Réforme administratives et institutionnelle : Monsieur Martial SOUNTON;

26- Ministre de la Famille, des affaires sociales, de la solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du Troisième Age : Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL





Benin: Les partis soutenant le président Boni Yayi ont remporté la majorité des sièges au Parlement lors des législatives qui se sont déroulées le mois dernier au Bénin

COTONOU, 6 mai 2011 - Les partis soutenant le président Boni Yayi ont remporté la majorité des sièges au Parlement lors des législatives qui se sont déroulées le mois dernier au Bénin, a rapporté vendredi la commission électorale. Les résultats du scrutin du 30 avril doivent encore être validés par le tribunal constitutionnel, mais s'ils sont confirmés ils représentent un succès pour le président béninois car l'opposition contrôlait le parlement sortant et a contesté sa réélection en mars. Les partis soutenant le président Yayi ont remporté un total de 52 sièges contre 31 à la coalition d'opposition, selon les chiffres de la commission électorale. Dans le parlement sortant, l'opposition détenait 49 sièges et le camp présidentiel 34. "L'alliance Force cauris pour un Bénin émergent obtient 41 sièges, L'union fait la nation: 31 sièges, Alliance cauris 2: 2 sièges, Union pour le Bénin: 2 sièges, Union pour la relève: 2 sièges, Alliance g13: 1 sièges, alliance Amala: 2 sièges et L'alliance Afu: 2 sièges", a détaillé Joseph Gnonlonfoun, président de la commission électorale. Les électeurs avaient à choisir 83 députés parmi 1.600 candidats issus d'une vingtaine de partis ou coalitions de partis politiques. Le scrutin constituait un test pour M. Yayi dont la réélection (53% des suffrages) dès le premier tour de la présidentielle du 13 mars a été rejetée par l'opposition. Son principal adversaire Adrien Houngbédji, a dénoncé des fraudes. L'opposition a saisi la justice qui a confirmé l'élection du président sortant.


Bénin : La cour constitutionnelle du Bénin a rejeté mercredi les appels contestant la victoire du président sortant Boni Yayi et a proclamé sa réélection dès le 1er tour qui a eu lieu le 13 mars

COTONOU, 30 mars 2011 - La cour constitutionnelle du Bénin a rejeté mercredi les appels contestant la victoire du président sortant Boni Yayi et a proclamé sa réélection dès le 1er tour qui a eu lieu le 13 mars. Dans ses attendus, la cour a indiqué avoir rejeté les appels déposés par les principaux candidats à l'élection présidentielle, et a proclamé "définitivement élu Président de la république Monsieur Boni Yayi". Elle a ajouté "rejeter les recours des candidats Boni Yayi, Abdoualye Bio Tchané et Adrien Houngbédji". L'élection du 13 mars, qui avait été reportée à deux reprises en raison de problèmes d'organisation, a été officiellement remportée par le président sortant avec 53% des suffrages. La commission électorale puis la Cour constitutionnelle avaient validé ce résultat mais l'opposition l'avait contesté. Le président Yayi faisait partie des plaignants car il affirmait avoir remporté l'élection avec un score plus élevé. Adrien Houngbédji, arrivé second avec 36% des suffrages, revendiquait la victoire. Abdoulaye Bio Tchané était arrivé troisième avec 6% des voix. Les deux opposants accusaient le camp du pouvoir de tricherie avec notamment le recours à des bureaux de vote illégaux. Le président élu doit prêter serment le 6 avril.

Bénin: Le Conseil constitutionnel béninois a validé tôt lundi la réélection le 13 mars du président Boni Yayi avec environ 53% des suffrages

COTONOU, 21 mars 2011 - Le Conseil constitutionnel béninois a validé tôt lundi la réélection le 13 mars du président Boni Yayi avec environ 53% des suffrages, annoncée vendredi par la commission électorale et contestée par son principal adversaire à la présidentielle, Adrien Houngbedji. "Considérant que M. Boni Yayi ayant obtenu 1.579.550 voix a ainsi recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés requise pour être proclamé élu, M. Boni Yayi est élu président de la République", indique la décision du Conseil constitutionnel rendue publique à Cotonou. Vendredi, la commission électorale avait annoncé la victoire du président sortant au premier tour avec 53% des voix, contre 36% à M. Houngbedji, qui a dénoncé des fraudes et revendiqué la victoire. Quatorze candidats étaient en lice à la présidentielle du 13 mars qui avait été reportée deux fois en raison d'une préparation chaotique du scrutin. Initialement prévu le 27 février, le premier tour avait été retardé d'une première semaine pour permettre la compilation du fichier électronique, utilisé pour la première fois dans ce pays d'Afrique de l'Ouest de 9,2 millions d'habitants. Puis il avait été à nouveau reporté le 4 mars à la demande de la Commission électorale mais aussi de l'ONU et de l'Union africaine. Malgré ces problèmes d'organisation qui ont persisté le jour du scrutin avec des retards dans l'ouverture de bureaux de vote, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait salué "le déroulement dans le calme et de façon ordonnée" du premier tour et l'Union africaine avait qualifié l'élection de "libre et transparente".



Bénin: Le président sortant Boni Yayi a remporté dès le premier tour la présidentielle de la semaine dernière au Bénin avec plus de 53% des voix

COTONOU, 18 mars 2011 - Le président sortant Boni Yayi a remporté dès le premier tour la présidentielle de la semaine dernière au Bénin avec plus de 53% des voix, a déclaré vendredi la commission électorale. Son principal adversaire, Adrien Houngbedji, a obtenu 35% des suffrages, a ajouté le chef de la commission Joseph Gnonlonfoun. Les résultats doivent encore être approuvés par la cour constitutionnelle pour être définitifs. Quatorze candidats étaient en lice à l'élection de dimanche.



Bénin: Le gouvernement béninois reporte l'élection présidentielle au 13 mars après un report autorisé par Cour constitutionnelle vendredi pour permettre de compléter les listes électorales

COTONOU, 5 mars 2011 - Le gouvernement du Bénin a reporté vendredi au 13 mars l'élection présidentielle prévue ce week-end, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, alors qu'opposition et syndicats affirment que plus d'un million d'électeurs n'ont pas été enregistrés. "Il y a eu une decision de la Cour constitutionnelle qui autorise le report et qui invite le chef de l'Etat a convoquer le corps electoral, donc les élections sont reportées au 13 mars prochain", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marie Ehouzou. La Cour constitutionnelle avait autorisé plus tôt vendredi un report au 13 mars de la présidentielle prévue ce week-end pour permettre de compléter les listes électorales. Opposition, syndicats et organisations de la société civile affirment depuis des semaines que plus d'un million d'électeurs n'ont pas été enregistrés dans le nouveau fichier électoral.



Bénin: ONG et syndicats au Bénin ont appelé mercredi au report de la présidentielle prévue dimanche, annonçant des manifestations pour dénoncer notamment un retard dans la distribution des cartes d'électeurs

COTONOU, 2 mars 2011 - Organisations non gouvernementales et syndicats au Bénin ont appelé mercredi au report de la présidentielle prévue dimanche, annonçant des manifestations pour dénoncer notamment un retard dans la distribution des cartes d'électeurs. Tout comme l'opposition quelques heures plus tôt, ces organisations ont averti que le scrutin serait chaotique s'il était maintenu au 6 mars. "Le plus important (...) c'est le report des élections", a lancé lors d'une conférence de presse Joseph Djogbenou, président de FORS Elections, une coalition d'organisations de la société civile dans l'ex-colonie française de 9,3 millions d'habitants. "Nous pouvons manifester et nous allons manifester", a-t-il assuré, avant d'ironiser: "si on devait se conformer au chronogramme établi, on serait en train de distribuer les cartes d'électeurs (...) le jour de l'élection". "Ce n'est pas possible." A Cotonou, des inscrits attendaient mercredi devant des centres électoraux dans l'espoir d'obtenir leur carte, parfois depuis plusieurs jours, ont constaté des journalistes de l'AFP. Pascal Todjinou, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) a de son côté mis en garde contre les risques de pagaille dimanche. "Si jamais les élections ont lieu le 6 mars prochain, la catastrophe s'installe", a-t-il dit à l'AFP, en écho à un avertissement similaire de l'opposition quelques heures plus tôt. Lazare Sehoueto, de la coalition d'opposition l'Union fait la Nation (UN), qui soutient la candidature d'Adrien Houngbédji, principal adversaire du président sortant Boni Yayi avait prévenu: "S'ils persistent à organiser les élections dimanche prochain, ça va être un grand chaos". Opposition et syndicats, qui ont manifesté à Cotonou la semaine dernière, répètent que plus d'un million d'électeurs potentiels n'ont pas été inscrits lors de la confection du nouveau fichier électronique. Le gouvernement, opposé à un deuxième report du scrutin initialement prévu le 27 février, assure que tout sera prêt à temps pour dimanche. Un porte-parole de la commission électorale, Honorat Adjovi, a concédé qu'il fallait redoubler d'efforts pour que les cartes d'électeurs soient distribuées à temps, un travail qui relève d'une autre instance. Au sujet des électeurs absents des listes, il a assuré que tous avaient eu la possibilité de se faire enregistrer et que personne n'avait été volontairement exclu. La liste compte 3,5 millions d'inscrits. Quatorze candidats sont en lice pour la bataille de dimanche qui se jouera essentiellement entre Boni Yayi et Adrien Houngbédji, qui convoite la présidence depuis vingt ans. L'économiste Abdoulaye Bio Tchané, le "troisième homme", tente sa chance pour la première fois.



Bénin: Onze des quatorze candidats qui se présentent à l'élection présidentielle au Bénin prévue le 6 mars ont demandé son report, estimant que le fichier électoral n'était pas prêt

COTONOU, 17 fév 2011 - Onze des quatorze candidats qui se présentent à l'élection présidentielle au Bénin prévue le 6 mars ont demandé son report, estimant que le fichier électoral n'était pas prêt, a indiqué jeudi leur porte-parole. Le président de la commission électorale a de son côté assuré que les délais fixés seraient tenus. "A quelques heures de la campagne électorale, ni la liste électorale, ni les cartes d'électeurs devant servir pour le scrutin n'existent. En somme, le fichier électoral n'est pas prêt. Au regard du niveau d'impréparation à ces élections, nous en demandons le report de quelques semaines", a déclaré à l'AFP Victor Topanou, porte-parole de ces onze candidats d'opposition. Parmi eux figurent les deux principaux adversaires du président sortant Boni Yayi, élu en 2006 et candidat à sa succession : le vétéran de l'opposition Adrien Houngbédji et Abdoulaye Bio Tchané, président de la Banque Ouest-africaine pour le Développement (BOAD). M. Yayi ainsi que deux autres candidats d'opposition ne sont pas associés à cette demande de report qui a été transmise, selon M. Topanou, dans la soirée par courrier au secrétariat général du gouvernement, qui décide de la date de convocation du corps électoral. Le premier tour de cette présidentielle, initialement prévu le 27 février, a été reporté d'une semaine au début du mois. Le gouvernement avait alors expliqué que la commission chargée de réaliser la liste électorale avait "sollicité un délai supplémentaire". Les onze candidats ont également réclamé jeudi "l'intégration" au fichier électoral des électeurs n'y ayant pas été inscrits, et qui représenteraient un tiers du corps électoral, a ajouté Victor Topanou. Réagissant à la demande de report des onze candidats, le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Joseph Gnonlonfoun, a assuré que les délais seraient respectés. "Nous sommes en train déjà d'acheminer les urnes livrées par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et le reste suivra. Nous serons dans les temps", a-t-il affirmé à l'AFP à l'issue d'une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que la campagne électorale serait ouverte ce jeudi soir à minuit. Le porte-parole de la Céna, Honorat Adjovi, a de son côté souligné : "ça n'est pas à eux (les candidats, ndlr) de fixer la date des élections. Une date a été choisie par le gouvernement, nous nous y conformons".



Bénin: Le premier tour de l'élection présidentielle au bénin, initialement prévu le 27 février, est reporté au 6 mars

COTONOU, 11 fév 2011 - Le premier tour de l'élection présidentielle au bénin, initialement prévu le 27 février, est reporté au 6 mars, a-t-on appris vendredi de source officielle. "Le premier tour de la présidentielle, qui était prévu le 27 février 2011, est reporté au 6 mars 2011 (...) et le second tour deux semaines plus tard conformément aux textes et aux lois électorales en vigueur au Bénin", a déclaré Candide Azannaï, porte-parole du gouvernement béninois. "La Commission de supervision politique en charge de réaliser la liste électorale permanente informatisée a sollicité un délai supplémentaire pour la mise à disposition du fichier électoral, c'est la raison qui justifie ce report", indique la même source. En raison de ce report, la campagne électorale ne débutera donc pas le vendredi 11 février, comme il était initialement prévu. Le président Boni Yayi, élu en 2006, se présente pour un nouveau mandat. Il fera face à 13 candidats dont le vétéran de l'opposition Adrien Houngbédji et Abdoulaye Bio Tchané, président de la Banque Ouest-africaine pour le Développement (BOAD).


Bénin: Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le dimanche 27 février prochain sur toute l'étendue du territoire béninois, indique un communiqué de la présidence
COTONOU, 11 jan 2011 - Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le dimanche 27 février prochain sur toute l'étendue du territoire béninois, indique un communiqué de la présidence parvenu mardi à l'AFP. "Le premier tour de la présidentielle aura lieu le 27 février sur toute l'étendue du territoire national et le second tour deux semaines plus tard conformément aux textes et aux lois électorales en vigueur au Bénin", indique le communiqué. Selon la même source, la consultation présidentielle sera suivie le 17 avril par des législatives devant permettre de renouveler les 83 députés du parlement, pour une sixième mandature. Plusieurs candidats s'affronteront au cours de l'élection présidentielle jugée inédite à cause des clivages nord-sud qui ont été exacerbés par la classe politique durant tout le quinquennat de Boni Yayi. Adrien Houngbédji, se présente a ces élections pour le compte de l'opposition, Me Marie Elise Gbédo, avocate à la cour et première femme candidate à la magistrature suprême, ainsi que Abdoulaye Bio Tchané, président de la Banque Ouest-africaine pour le Développement (BOAD) dont la candidature a été déclarée mardi dernier. Cette élection présidentielle est la cinquième depuis l'accession en 1991 du Bénin au renouveau démocratique. Boni Yayi, l'actuel président, élu en 2006 avait prêté serment le 6 avril de la même année.



Bénin: L'ONU a lancé mercredi un appel de fonds d'urgence pour un montant de 46,8 millions de dollars pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés des inondations au Bénin

GENEVE, 3 nov 2010 - L'ONU a lancé mercredi un appel de fonds d'urgence pour un montant de 46,8 millions de dollars (33,3 millions d'euros) pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés des inondations au Bénin. Les fonds recueillis permettront d'offrir une aide alimentaire à 250.000 personnes, qui recevront également un soutien dans leurs activités agricoles, tandis que 680.000 recevront des soins de santé et un meilleur accès à l'eau potable, hygiène et assainissement, précise le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU dans un communiqué. Le petit pays d'Afrique de l'Ouest de 8,8 millions d'habitants a été largement inondé durant cette saison des pluies en raison d'averses diluviennes qui ont provoqué des crues des fleuves Niger et Ouémé ainsi que de leurs affluents. Ces intempéries ont causé la destruction d'écoles, hôpitaux et autres infrastructures, ainsi que celles de 128.000 hectares de terres agricoles et de 12.000 mètres cubes de réserves alimentaires, selon l'ONU. Au moins 43 morts ont été recencés. Cet appel de fonds est d'autant plus important que, "comme une grande partie de la région, le Bénin connaissait une crise alimentaire avant les inondations", a souligné la responsable des Affaires humanitaires de l'ONU Valerie Amos, citée dans le communiqué. "Les pertes de maisons, bétail, vêtements, outils agricoles et semences auront des effets dévastateurs et à long terme", a-t-elle ajouté. Avant les inondations, environ 1 million de personnes connaissait déjà une situation d'"insécurité alimentaire".



Bénin : Un groupe de 50 députés sur les 83 que compte le parlement béninois ont demandé vendredi la mise en accusation du président Boni Yayi pour "forfaiture et parjure" dans l'affaire des sociétés illégales de placement d'argent

COTONOU, 31 juil 2010 - Un groupe de 50 députés sur les 83 que compte le parlement béninois ont demandé vendredi la mise en accusation du président Boni Yayi pour "forfaiture et parjure" dans l'affaire des sociétés illégales de placement d'argent. Dans une correspondance parvenue samedi à l'AFP et signée de 50 députés issus de l'opposition et d'une dissidence de la mouvance présidentielle adressée au président du parlement, les députés ont demandé que le président béninois soit traduit devant la Haute cour de justice. "Nous voudrions inviter la représentation nationale et, à travers elle, la nation béninoise toute entière à un sursaut salutaire compte tenu de la déconfiture morale que vit notre pays", indique la correspondance. Selon les parlementaires, cette situation est intervenues malgré entre autres, "l'existence d'une réglementation du système bancaire au Bénin et nonobstant l'avertissement de la BCEAO (Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest) émis depuis le mois d'août 2009". La même source indique que "aujourd'hui bon nombre de Béninois qui ont eu le malheur de croire que le gouvernement exerce son obligation de veille et de contrôle de l'économie nationale, se sont trouvés complètement ruinés". A en croire les députés : "le président Yayi Boni a favorisé les activités de ICC Services, notamment en s'affichant partout dans le pays et de manière ostentatoire avec les responsables et en rendant visite par deux fois au président directeur général de ICC Services à domicile, qui a financé à la présidence de la République les activités politiques des partis et organisations de la mouvance présidentielle", ont-ils révélé. "Pour toutes ces raisons, nous demandons au président du parlement béninois, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur au Bénin, d'engager les poursuites à l'encontre de l'actuel chef de l'Etat béninois pour forfaiture et parjure" En effet, selon la Constitution béninoise, la Haute Cour de Justice après saisine du parlement est la seule juridiction habilitée pour connaître des fautes commises par les ministres et le Chef de l'Etat dans l'exercice de leurs fonctions. ICC Services (Investment consultancy and computering services), une société béninoise de placement d'argent, promettait aux souscripteurs une rémunération de 150, voire 200%, par trimestre, avec remboursement du capital au bout d'un an de placement. En réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servaient à payer les échéances des premiers. Le 7 juillet, Boni Yayi avait limogé le ministre de l'Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d'appel de Cotonou dans le cadre de cette affaire. Le président lui reprochait d'avoir "offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d'avoir signé un permis de port d'arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière", selon une source à la présidence. M. Yayi a ordonné une enquête et selon une source proche de la commission d'enquête, l'un des cousins du président a été arrêté dans la foulée et est détenu à la maison d'arrêt de Cotonou. Elu en mars 2006 avec plus de 70% des votes Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l'administration en place.


Bénin : Le président béninois Boni Yayi a relevé mercredi soir de ses fonctions le ministre de l'intérieur Armand Zinzindohoué mêlé à une affaire d'escroquerie portant sur des placements d'argent

COTONOU, 7 juil 2010 - Le président béninois Boni Yayi a relevé mercredi soir de ses fonctions le ministre de l'intérieur Armand Zinzindohoué mêlé à une affaire d'escroquerie portant sur des placements d'argent, a appris l'AFP de source proche de la présidence. "Le ministre de l'intérieur chargé de la sécurité publique vient d'être limogé par le chef de l'Etat puisqu'il est mêlé à un vaste scandale de détournement d'épargne organisé par ICC Services, une société de placement d'argent", a déclaré mercredi soir à l'AFP une source proche de la présidence béninoise qui a requis l'anonymat. En effet, ICC Services (Investment consultancy and computering services), une société béninoise de placement d'argent, promettait aux souscripteurs une rémunération de 150, voire 200%, par trimestre, avec remboursement du capital au bout d'un an de placement. En réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servaient à payer les échéances des premiers. "C'est l'affaire Madoff à la béninoise ! Il est en autre reproché au ministre d'avoir offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d'avoir signé un permis de port d'arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière", a ajouté la même source. La semaine dernière, M. Yayi, ayant été informé de la fuite de certains propriétaires d'institutions de placement en difficulté vers des pays étrangers avait contraint le ministre d'ouvrir une enquête sur les institutions de placement d'argent. M. Zinzindohoué avait alors appelé les souscripteurs au "calme" et à la "patience" et avait indiqué que "l'enquête suis son cours". Selon une source proche de l'affaire, d'autres membres de l'entourage du président seraient encore mêlés à cette affaire.


Bénin: Le président béninois Boni Yayi a procédé dans la nuit de vendredi à samedi à un remaniement ministériel en faisant entrer au gouvernement des représentants des partis avec lesquels il a conclu un accord politique en vue des présidentielles

COTONOU, 19 juin 2010 - Le président béninois Boni Yayi a procédé dans la nuit de vendredi à samedi à un remaniement ministériel en faisant entrer au gouvernement des représentants des partis avec lesquels il a conclu un accord politique en vue des présidentielles. Le nouveau gouvernement comprend notamment un fils de l'ancien président Mathieu Kérékou (1972-1991 et 1996-2006), Modeste Kérékou, membre de l'Union du Bénin pour le Futur (UBF), qui est nommé ministre de la jeunesse et des sports. Candide Azannaï, un ancien de la Renaissance du Bénin (RB) de l'ancien président Nicéphore Soglo (1991-1996), obtient le portefeuille de l'industrie. "A 8 mois des élections présidentielles de mars 2011, il reste très clair que la volonté affichée est de former un gouvernement de politiques pour affronter ces échéances cruciales pour le maintien" du président béninois à son poste, a déclaré à l'AFP Jospeh Vodounon, chroniqueur politique à l'Agence Bénin Presse (ABP) Il s'agit du quatrième gouvernement depuis l'élection de Boni Yayi en mars 2006. La nouvelle équipe comprend 30 ministres comme le précédent, dont huit nouveaux membres, et quatre femmes. Elle compte deux ministres d'Etat comme le précédent: Pascal Koukpaki, ancien cadre de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui garde le portefeuille de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'action publique, et Issifou Kogui N'douro, ancien cadre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et proche du président, qui reste à la Défense. Sans explication, le Garde des sceaux et porte-parole du gouvernement Victor Topanou quitte le gouvernement.

La liste complète du gouvernement du Bénin du 18 juin 2010


Ministre d’Etat chargé de la prospective, du développement, de l’évaluation des politiques publiques et de la coordination de l’action gouvernementale: Pascal Irénée Koupaki ;

Ministre d’Etat chargé de la défense nationale: Issifou Kogui Ndouro ;

Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur: Jean-Marie Ehouzou,

Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique: Armand Zinzindohoué,

Garde des sceaux, ministre de la justice, de la législation et des droits de l’homme: Grégoire Akoffodji,

Ministre de l’économie et des finances: Idriss L. Daouda,

Ministre de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire: Allassane Séidou,

Ministre du commerce: Christine Ouinsavi,

Ministre de l’énergie et de l’eau: Sacca Lafia,

Ministre des recherches pétrolifères et minières: Barthélemy Kassa,

Ministre de la santé: Issifou Takpara,

Ministre des enseignements maternel et primaire: Félicien Chabi Zachari,

Ministre de l’enseignement primaire et de la recherche scientifique: François Adébayo Abiola,

Ministre de la famille et de la solidarité: Marie-Joe Mamata Memba Bio épouse Djossou,

Ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales: Galiou Soglo,

Ministre de l’environnement et de la protection de la nature: Justin Sossou Adamayi,

Ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes: Reckyath Madougou,

Ministre de l’urbanisme, de l’habitat, de la réforme foncière et de la lutte contre l’érosion côtière: François Gbênoukpo Noudégbessi,

Ministre chargé des relations avec les institutions: Zacharie Baba Body,

Ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la communication, des technologies de l’information et de la communication: Désiré Adadja,

Ministre délégué auprès du président de la République, chargé du transport terrestre, des transports aériens et des travaux publics: Nicaise Kochami Fagnon,

Ministre délégué auprès du président de la République chargé des transports maritimes et des infrastructures portuaires: Issa Badarou Soulé,

Ministre de l’industrie: Candide Azannaï,

Ministre de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle: Aké Natondé,

Ministre de la jeunesse et des sports: Modeste Kérékou,

Ministre du travail, porte-parole du gouvernement: Gérard Kouassi,

Ministre des Pme et de la promotion du secteur privé: Clément Dégbo,

Ministre de l’agriculture: Michel Sogbossi,

Ministre de la réforme administrative et institutionnelle: Bernard Sogbossi Bocco,

Ministre de l’artisanat et du tourisme: Claudine Prudencio.




Bénin: Le FMI accorde un nouveau prêt au Burkina Faso et au Bénin respectivement de 67,7 millions de dollars et de 109 millions de dollars

WASHINGTON, 14 juin 2010 - Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir accordé de nouveaux prêts sur trois ans au Burkina Faso et au Bénin. Le prêt au Burkina Faso, d'un montant de 67,7 millions de dollars, "est conçu pour soutenir le programme des autorités en vue de consolider les progrès récents et d'améliorer les perspectives de la croissance et des efforts de réduction de la pauvreté", a expliqué le FMI dans un communiqué. Le prêt au Bénin, d'un montant de 109 millions de dollars, "est conçu pour soutenir le programme des autorités afin d'accroître la croissance économique en stimulant l'investissement dans les infrastructures et en mettant en oeuvre des réformes structurelles visant à améliorer la compétitivité". Ces deux prêts viennent succéder à d'autres accordés respectivement en 2007 et 2005. Au Burkina, "le programme se concentrera sur la consolidation budgétaire pour maintenir la stabilité macroéconomique, et sur un ensemble de réformes tourné vers le soutien au développement du secteur privé", a-t-il ajouté. Le Burkina Faso fait partie, selon le FMI, des pays les mieux gérés d'Afrique, avec "des politiques économiques saines" et des "réformes structurelles" conformes à ses recommandations. Dans le cadre de ce nouveau prêt, le Fonds a indiqué s'être mis d'accord avec les autorités du pays sur des réformes dans la gestion des finances publiques (amélioration de la collecte fiscale et de la comptabilité dans les dépenses), le secteur financier et le droit des affaires. Il a également annoncé que le gouvernement mènerait une "restructuration de l'entreprise publique burkinabè d'égrenage du coton, Sofitex, à travers la mise en oeuvre de nouvelles mesures de réduction des coûts", d'une stratégie d'entreprise et de nouvelles procédures d'audit et de gestion des risques. Au Burkina Faso, après une croissance ralentie à 3,2% en 2009, le FMI prévoit 4,4% en 2010. Au Bénin, il prévoit 3,2% de croissance en 2010, après 2,7% en 2009. Dans ce pays, le programme économique mis au point avec le FMI doit "dégager de la marge de manoeuvre budgétaire pour accélérer les dépenses d'investissement et sociales en élargissant l'assiette fiscale, en limitant les dépenses non prioritaires, et en accroissant l'efficacité du secteur public". Les réformes recommandées par le Fonds prévoient d'améliorer la gestion des appels d'offres publics, la qualité des services publics, la gestion des finances de l'Etat. Le FMI souhaite également "des réformes pour améliorer le cadastre et le droit à la propriété, ainsi que les systèmes financier et judiciaire", et une surveillance plus étroite du secteur du microcrédit.


Bénin: Pour la campagne 2009-2010, le Bénin a une production globale de 8,84 millions de tonnes contre 8,52 millions de tonnes pour la campagne précédente, soit une hausse de 3,5%

COTONOU, 30 mars 2010 - La campagne agricole (2009-2010) a produit suffisamment de ressources pour mettre le Bénin à l'abri de la famine qui menace toute la zone de l'Afrique sub-saharienne, a déclaré mardi à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Grégoire Akoffodji. "Pour la campagne 2009-2010, nous avons une production globale de 8,84 millions de tonnes contre 8,52 millions de tonnes pour la campagne précédente", soit une hausse de 3,5%, ce "qui nous met à l'abri de la famine", a déclaré M. Akoffodji. Le ministre a précisé que les cultures vivrières représentent 94,8% de cette production. Ces dernières années, la production agricole s'est considérablement réduite en Afrique subsaharienne à cause du réchauffement climatique dans cette partie du monde, où une grande partie de la population vit avec moins d'un dollar par jour selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). "L'analyse séquencée des productions par type de culture donne 72,7% de tubercules, 17% de céréales, 5,1% de cultures industrielles, 3,2% pour les maraîchers et 1,9% pour les légumes", a ajouté M. Akoffodji. "En ce qui concerne la production animale, le cheptel au cours de la campagne 2009-2010 est estimé à 1,95 million de têtes de bovins, 2,31 millions de petits ruminants, 354.000 porcs et 15,39 millions de volailles", a précisé le ministre. Et la production halieutique, selon lui, "est évaluée à environ 40.000 tonnes en 2009 et reste largement dominée par la pêche continentale". "Au regard de tous ces bons résultats le spectre d'une famine pour le Bénin s'éloigne et nous pouvons désormais penser à rendre durables nos efforts pour conserver nos résultats", a ajouté M. Akoffodji.



Bénin: La secrétaire d'Etat française au commerce extérieur Anne Marie Idrac a signé jeudi à Cotonou une convention de neuf millions d'euros pour l'aide à l'éducation au Bénin

COTONOU, 11 fév 2010 (AFP) - La secrétaire d'Etat française au commerce extérieur Anne Marie Idrac a signé jeudi à Cotonou une convention de neuf millions d'euros pour l'aide à l'éducation au Bénin, a appris l'AFP de source officielle. Mme Idrac, arrivée dans la matinée à Cotonou pour une visite de travail d'une journée, a été accueillie à l'aéroport par les ministres des affaires étrangères Jean Marie Ehouzou et du commerce Christine Ouinsavi. "Cette aide est un concours de l'AFD (Agence Française de Développement) à la politique de scolarisation pour tous engagée par le gouvernement. Elle est aussi destinée au développement des infrastructures", a déclaré Anne Marie Idrac à l'AFP. Mme Idrac s'est également entretenue jeudi avec le président Boni Yayi durant lequel elle abordée les questions de développement des infrastructures ferroviaires en relation avec le Port de Cotonou (PAC). Le PAC deviendra avec l'exploitation de l'uranium d'Imourarem au Niger par le géant français du nucléaire Areva, le plus grand port de transport d'uranium au monde et les discussions sont en cours pour redynamiser le transport ferroviaire entre le Bénin et le Niger. Au cours de son séjour Mme Idrac a visité le port de Cotonou, où des entreprises de BTP françaises ont remporté les marchés d'extension.


 

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