|
(-)
Engagements Extérieurs
Au Cameroun, le renforcement de la
position extérieure nette s’est poursuivi, laquelle est passée de 48,4
milliards à 131,1 milliards à fin décembre 2001. Au nombre des facteurs
favorables à cette évolution, figurent les progrès soutenus réalisés
dans la maîtrise des grands équilibres macro-économiques avec la bonne
exécution du programme économique et financier à moyen terme appuyé par
les partenaires extérieurs, la poursuite des réformes structurelles, les
effets de l’allègement de la dette extérieure dans le cadre de
l’initiative PPTE et le rapatriement régulier des recettes
d’exportation.
En République
Centrafricaine, les avoirs extérieurs nets se sont situés à
63,6 milliards à fin décembre 2001, en diminution par rapport au niveau
enregistré l’année précédente (79,5 milliards). L’atonie de l’activité
économique, la détérioration des termes de l’échange et la faible
mobilisation des financements extérieurs expliquent cette évolution.
Au Congo,
la position extérieure nette s’est fortement contractée, à 26,8
milliards, contre 151,8 milliards au 31 décembre 2000, en raison de la
diminution des recettes pétrolières qui représentent près de 90 % des
exportations, et ce en dépit d’un accroissement des financements
extérieurs et d’un allègement des sorties de capitaux, tant du secteur
public que privé.
Au Gabon,
la position extérieure nette est ressortie débitrice de 11,4 milliards,
contre + 173,7 milliards au 31 décembre 2000, soit une baisse de 106,6
%. Cette situation procède pour l’essentiel d’une chute des recettes
d’exportation de pétrole, en relation avec la baisse du prix du baril,
et des paiements importants et réguliers du service la dette extérieure.
En Guinée
Equatoriale, les avoirs extérieurs nets ont enregistré une
progression substantielle, en totalisant 61,8 milliards au 31 décembre
2001, contre 21,1 milliards douze mois auparavant. Cette évolution
résulte de la hausse sensible de la production et des exportations de
pétrole ainsi que d’un meilleur rapatriement des recettes d’exportation.
Au Tchad,
la position extérieure nette s’est consolidée, passant de 33,6 milliards
à 44,6 milliards. Le réaménagement de la dette extérieure,
l’augmentation des exportations de bétail, qui ont plus que compensé la
baisse des exportations de coton, ainsi que les entrées de capitaux liés
au projet pétrolier de Doba, expliquent cette situation.
1- Evolution des
avoirs extérieurs bruts de la BEAC:
Les réserves officielles brutes de
l’ensemble des pays de la Zone ont enregistré une baisse sensible à fin
décembre 2001, s’inscrivant à 851 milliards contre 929,8 milliards.
Cette évolution est largement imputable
à la dégradation des comptes extérieurs au Gabon et au Congo.
Principale composante des réserves de
change, le Compte d’Opérations a diminué de 13,5 % pour se chiffrer à
680,4 milliards contre 786,8 milliards en décembre 2000.
|