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L'aide internationale en République Centrafricaine

L'Union européenne accorde des financements pour plus de 44,6 milliards de francs CFA à la Centrafrique pour la construction d'une route et l'apurement d'arriérés de dette


BANGUI, 7 mars 2007 - L'Union européenne (UE) a octroyé mercredi des financements d'un montant global de 68 millions d'euros à la Centrafrique pour la construction d'une route et l'apurement d'arriérés de dette, en marge d'une visite à Bangui du commissaire européen au Développement Louis Michel. La première convention de financement signée entre la Centrafrique et l'UE porte sur quelque 33 milliards de francs CFA (50 millions d'euros) destinés à la construction de 160 km de route entre Bouar, dans l'ouest du pays, à la ville-frontière camerounaise Garoua Boulaï.


La seconde, de près de 12 milliards de FCFA, concerne un Programme de réduction des arriérés multilatéraux et internes de la République centrafricaine (RCA). "Ma visite est (...) un signal de soutien, c'est aussi un signal d'appréciation pour les efforts qui sont faits", a déclaré à la presse Louis Michel, arrivé mercredi pour une visite de quelques heures. "Il reste encore des défis à relever (...) La Commission se met à la disposition du pays pour voir dans quelles conditions elle peut aider la RCA", a-t-il ajouté. "Il faut aller avec persévérance vers la paix, le développement".


Le commissaire a annoncé que l'UE allait en outre débloquer 72 milliards de FCFA (110 millions d'euros) pour la période 2008-2013 notamment pour les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'eau et des infrastructures, dans le cadre du 10e Fonds européen de développement (Fed). Louis Michel, qui devait quitter la Centrafrique dans la soirée, s'est ensuite rendu à Kaga Bandoro, à 400 km au nord de Bangui, dans une région affectée par les exactions de rebelles mais aussi de l'armée, où des milliers de personnes vivent dans le dénuement complet.



Le Japon a débloqué 3,6 milliards de francs CFA devant servir pour partie à Bangui à rembourser une partie de sa dette envers Tokyo, ainsi qu'à financer un projet onusien de collectes d'armes en Centrafrique


BANGUI, 5 mars 2007 - Le Japon a débloqué fin février 3,6 milliards de francs CFA (5,5 millions d'euros) devant servir pour partie à Bangui à rembourser une partie de sa dette envers Tokyo, ainsi qu'à financer un projet onusien de collectes d'armes en Centrafrique, selon un communiqué officiel.


Le Japon a accordé un don de 2,7 milliards de francs CFA à Bangui pour lui permettre de rembourser une partie de sa dette envers le Japon, indique l'ambassadeur du Japon en Centrafrique (avec résidence à Yaoundé), Kentsuke Tsuzuki, dans un communiqué publié lundi dans la presse, sans préciser le montant total de cette dette. Le Japon a également fait un don de 900 millions de francs CFA pour financer un projet du Programme de l'ONU pour le développement (Pnud) visant à "encourager la collecte des armes et le développement communautaire en Centrafrique". L'ambassade du Japon à Bangui est fermée depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté au pouvoir le général François Bozizé, depuis élu, en raison notamment du pillage du matériel de la société japonaise Kajima, qui avait commencé le bitumage de la route reliant Bangui au Cameroun.


Le Japon avait alors suspendu sa coopération, qui comprenait la construction d'écoles primaires, le forage de puits et la fourniture de matériel technique à la télévision centrafricaine. Avant l'arrivée au pouvoir de M. Bozizé, le Japon était le deuxième pays donateur de la Centrafrique après la France. Tokyo a annoncé en mars 2006 la reprise de sa coopération avec la Centrafrique, mais n'a pas rouvert d'ambassade.



La France accorde une aide budgétaire de 2,6 milliards de francs CFA à la Centrafrique, cinquième du genre de la France au titre de l'année 2006


BANGUI, 17 fév 2007 - La France a octroyé à la Centrafrique une aide budgétaire de 2,6 milliards de francs CFA (4 millions d'euros), a rapporté samedi la radio nationale centrafricaine. Cette aide a fait l'objet d'une convention signée vendredi dans la capitale centrafricaine par le ministre centrafricain de la Coopération internationale Sylvain Maliko et l'ambassadeur de France à Bangui Alain Girma.


"Il s'agit de la signature de la cinquième aide budgétaire de la France en faveur de la RCA (République centrafricaine) au titre de l'année 2006, ce qui est tout à fait exceptionnel", a déclaré le diplomate français à la radio. "Au total, ces appuis ont représenté la somme de 6,5 milliards de francs CFA (10 millions d'euros), dont 2,5 milliards FCFA consacrés au paiement des salaires dans la fonction publique, 330 millions FCFA au refinancement de la campagne cotonnière 2005-2006, et 3,3 milliards FCFA à l'apurement partiel des arriérés de la RCA à l'égard de la Banque africaine de développement (Bad)".


Les institutions financières internationales se sont réengagées fin 2006 en Centrafrique pour la première fois depuis le coup d'Etat qui a porté l'actuel président François Bozizé au pouvoir en mars 2003. Selon l'ambassadeur de France, les pays "amis" de Bangui, sollicités pour aider la Centrafrique à apurer ses arriérés dus aux institutions financières, "on fait des déclarations d'intention de 15 milliards de francs CFA, une somme qui excède les besoins d'apurement d'à peu près 3 milliards FCFA". "Il s'agit donc là d'une belle réussite pour un pays qualifié d'orphelin de l'aide internationale", a constaté M. Girma.



Signature de trois accords entre Bangui et Pékin portant sur l'annulation de 5,5 milliards de francs CFA de dettes, d'un don de 1,9 milliards de francs CFA et d'une exonération totale de taxes à l'importation en Chines de certains produits centrafricains



BANGUI, 5 jan 2007 - Le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing est arrivé vendredi à Bangui pour une visite d'environ 24 heures en Centrafrique. M. Li a été accueilli à l'aéroport de Bangui, cinquième étape de sa tournée africaine, par son homologue centrafricain Côme Zoumara et s'est immédiatement rendu au palais présidentiel où il a rencontré le chef de l'Etat François Bozizé, qu'il a qualifié à l'issue de l'audience de "grand ami de la Chine".


"La République centrafricaine (RCA) est un pays très important qui joue un rôle de poids dans les affaires internationales et régionales", a ajouté le ministre chinois s'adressant à la presse. M. Li, qui doit quitter Bangui samedi dans la matinée, a signé trois accords vendredi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation gouvernementale centrafricaine conduite par le Premier ministre Elie Doté. L'un prévoit l'annulation de 5,5 milliards de francs CFA (8,4 millions d'euros) de dette centrafricaine auprès de la Chine. Les deux autres portent, l'un sur un don chinois de 30 millions de yuans (2,9 millions d'euros), destiné à financer des projets à définir par les deux pays, l'autre sur une exonération totale de taxes à l'importation en Chine de certains produits centrafricains. La Chine est très présente en Centrafrique, notamment dans le secteur de la construction, et mène plusieurs missions de coopération dans les domaines de la santé, l'agriculture, l'élevage, la communication et du commerce.


Un nouveau stade de 20.000 places offert et construit par la Chine, d'un coût total de plus de 12 milliards de francs CFA (18,3 millions d'euros), a été inauguré le 30 décembre à Bangui. Pékin avait accordé mi-décembre à la Centrafrique un prêt et une aide d'un montant global 3,25 milliards de francs CFA (4,4 millions d'euros), destinés à financer des projets de coopération. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Bozizé en mars 2003, Pékin a accordé plusieurs millions de dollars d'aide et de prêts à Bangui, destinés à financer des projets de coopération mais aussi à couvrir les dépenses de fonctionnement de l'Etat, confronté à une grave crise financière. M. Bozizé s'était rendu en août 2004 en visite officielle en Chine. Dans le cadre de sa tournée qui doit encore le conduire en Erythrée et au Botswana, le ministre chinois s'était rendu auparavant au Bénin, en Guinée équatoriale, en Guinée Bissau et au Tchad.



Le FMI se réengage avec une aide triennale de 27 milliards de francs dont une première tranche de 13 milliards de F CFA sera décaissée dès le début de l'année prochaine


BANGUI, 26 déc 2006 - Le Fonds monétaire international (FMI) va octroyer une aide de 54,5 millions de dollars sur trois ans à la Centrafrique, dans le cadre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), a-t-on appris mardi auprès du gouvernement centrafricain. "Une première tranche de 13 milliards de francs CFA (26,5 millions de dollars) de ce programme d'un montant de 27 milliards de francs CFA sur trois ans sera décaissée dès le début de l'année prochaine", déclare le porte-parole du gouvernement centrafricain Aurélien-Simplice Zingas dans un communiqué. "Sur ces 13 milliards de francs CFA, 6,5 milliards seront provisionnés et réservés aux règlements des échéances futures de la dette du FMI en 2007", ajoute-t-il.


Le porte-parole exprime la "profonde gratitude" de Bangui au FMI et aux autres bailleurs de fonds de la Centrafrique, qui se sont récemment réengagés dans ce pays. Sur son site internet, le FMI confirme que son conseil d'administration a approuvé cet accord triennal 2007-2009 dans le cadre de la FRPC.


"La République centrafricaine a réalisé de bons progrès dans l'amélioration de sa gestion économique" dans le cadre du programme de facilité post-conflit approuvé en 2004 par le FMI après le coup d'Etat perpétré l'année précédente par l'actuel président François Bozizé, estime l'instance financière internationale. Le FMI avait octroyé à Bangui 8,2 millions de dollars d'aide post-conflit. "Résultat de ces progrès et de l'amélioration des situations politique et sociale du pays, la reprise économique gagne en solidité", ajoute le Fonds.



La Chine et la Centrafrique signent deux importantes conventions financières d'un montant global de 3,25 milliards de francs CFA destinés à financer des projets de développement encore à définir


BANGUI, 22 déc 2006 - Les gouvernements de Centrafrique et de Chine ont signé à Bangui deux accords d'un montant total de 3,25 milliards de francs CFA (près de 5 millions d'euros) destinés à financer des projets de développement encore à définir, a annoncé vendredi la radio nationale. La première convention, signée par le ministre centrafricain de la Coopération Sylvain Maliko et l'ambassadeur de Chine à Bangui He Siji, est un prêt sans intérêt de 1,3 milliard de francs CFA, alors que la seconde concerne un don de 1,95 milliard de francs CFA, selon la radio.


"Dans le contexte actuel, la Centrafrique est confrontée à des difficultés sécuritaires. Nous espérons que la contribution de la Chine est favorable au développement et à la stabilisation du pays", a déclaré le diplomate chinois. Ces projets "vont s'ajouter certainement à ce que nous avons commencé à bâtir, renforcer le dynamisme de nos relations et surtout marquer la concrétisation des décisions prises à Beijing (Pékin)" lors du sommet Chine-Afrique du début du mois de novembre, a pour sa part souhaité M. Maliko.


La Chine coopère avec le régime du président François Bozizé depuis sa prise du pouvoir le 15 mars 2003 lors d'un coup d'Etat. Elle est présente dans le secteur du bâtiment, avec la construction à Bangui d'un stade de 20.000 places, ainsi que dans les domaines de la santé, de l'agriculture, l'élevage, la communication et, plus récemment, le commerce. La Centrafrique, confrontée à des rébellions dans le nord de son territoire, traverse une grave crise financière, mais commence à retrouver la confiance des bailleurs de fonds internationaux.



Aide budgétaire d'environ 984 millions de francs CFA de la France à la Centrafrique dont les deux tiers sont destinés au paiement d'arriérés des bas salaires de la Fonction publique


BANGUI, 16 déc 2006 - La France a accordé au gouvernement centrafricain une aide budgétaire de 1,5 million d'euros dont les deux tiers sont destinés au paiement d'arriérés des bas salaires de la Fonction publique, a annoncé vendredi soir la radio nationale. Un million d'euros serviront au paiement des arriérés de salaires des fonctionnaires gagnant moins de 83.200 francs CFA (127 euros) par mois et 500.000 euros financeront la contribution de l'Etat au secteur cotonnier. "Cette nouvelle aide budgétaire (...) est un nouveau signe de l'appui de la France aux efforts déployés par la RCA pour entrer dans l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés)" du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré l'ambassadeur de France à Bangui, Alain Girma.


L'économie centrafricaine est sinistrée par des années de crises politico-militaires et de mauvaise gestion. L'Etat centrafricain, confronté à une grave crise financière, peine à payer ses fonctionnaires à échéance. La France a récemment accordé à Bangui un crédit-relais pour lui permettre d'apurer ses dettes vis-à-vis de la Banque mondiale, conduisant l'institution à se réengager en Centrafrique, puis une aide exceptionnelle d'un million d'euros, destinée à apurer ses arriérés vis-à-vis de la Banque africaine de développement (BAD).


La Centrafrique a bénéficié début 2006 d'un crédit de 10,2 millions de dollars du FMI au titre de l'aide d'urgence aux pays sortant d'un conflit et souhaite accéder à la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) et à l'initiative PPTE. En décembre, Paris a aidé militairement l'armée centrafricaine à reconquérir plusieurs localités du nord-est du pays tombées aux mains d'une rébellion en novembre.


Pour appuyer une stratégie commune de réengagement de la BAD et de la Banque mondiale la France a accordé une aide d'environ 656 millions de F CFA à la Centrafrique


BANGUI, 5 déc 2006 - La France a accordé à la Centrafrique une aide exceptionnelle d'un million d'euros, destinée à apurer ses arriérés vis-à-vis de la Banque africaine de Développement (BAD), a annoncé mardi soir la télévision nationale.


Cette contribution française "a pour objectif d'appuyer une stratégie commune de réengagement de la BAD et de la Banque mondiale (BM)" en Centrafrique, a déclaré à la télévision l'ambassadeur de France, Alain Girma, qui a paraphé les documents officiels avec le ministre centrafricain de la Coopération internationale, Sylvain Maliko. Elle vise aussi à appuyer "l'approbation par le Fonds monétaire international (FMI), au profit de la République centrafricaine (RCA), d'une Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), conditionnée par l'apurement des arriérés dus aux bailleurs de fonds internationaux", a-t-il expliqué. "La France, qui a toujours agi en faveur d'un retour de la Communauté financière internationale en RCA se félicite du processus de réengagement en cours des bailleurs de fonds multilatéraux", a ajouté l'ambassadeur.


Paris a récemment accordé un crédit-relais à la Centrafrique pour lui permettre d'apurer ses dettes vis-à-vis de la BM, préalable posé par celle-ci à toute nouvelle aide. La BM, qui avait cessé d'aider Bangui en 2002 en raison de défauts de paiement, a signé fin octobre son réengagement en Centrafrique par l'octroi d'une subvention de 82 millions de dollars, dont l'essentiel devrait être consacré au remboursement de ce crédit-relais.


L'aide française "est la contribution d'un partenaire qui est resté depuis toujours à nos côtés", a estimé de son côté M. Maliko. La France, ex-puissance coloniale de la Centrafrique jusqu'en 1960, est actuellement engagée militairement aux côtés de l'armée centrafricaine, qui mène depuis le 27 novembre une opération de reconquête de plusieurs localités du nord-est du pays, passées depuis fin octobre sous contrôle d'une rébellion. L'élection, en mai 2005, de François Bozizé à la tête de l'Etat a mis fin à deux années de transition, après le coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir le 15 mars 2003.


Cette période a été émaillée de plusieurs crises, dans un pays à l'histoire marquée par des années de violences politiques, qui ont mis son économie à genoux. La Centrafrique est confrontée à une grave crise financière qui l'empêche notamment de payer régulièrement ses 20.000 fonctionnaires.



La Banque mondiale signe son réengagement en Centrafrique par l'octroi de 82 millions de dollars qui servira au remboursement du crédit-relais français et à l'alimentation du budget de l'Etat


WASHINGTON, 1 déc 2006 - La Banque mondiale a signé cette semaine son réengagement en Centrafrique, un pays qu'elle avait cessé d'aider en 2002 en raison de défaut de paiement, par l'octroi d'une subvention de 82 millions de dollars, a indiqué vendredi un porte-parole de l'institution financière. "La décision prise cette semaine ouvre la porte à un réengagement total aux côtés du pays", a déclaré Tim Carrington, porte-parole de la division Afrique de la Banque mondiale. "Dans trois semaines, le conseil d'administration de la Banque mondiale examinera une stratégie complète pour favoriser le rétablissement de la Centrafrique", a-t-il ajouté. "Cela favorisera la restauration des services de base, la reconstruction des infrastructures et l'amélioration de la gouvernance" de ce pays en proie à la violence, a-t-il précisé.


Les bailleurs de fonds internationaux, qui avaient suspendu en 2002 leur aide à la Centrafrique, pour défaut de paiement, souhaitaient se réengager dans ce pays depuis l'élection présidentielle de 2005, a-t-on expliqué de source proche de la Banque. L'élection, mi-juillet 2005, de François Bozizé à la tête de l'Etat a mis fin à deux années de transition après le coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir le 15 mars 2003.


Cette période a été émaillée de plusieurs crises et d'un processus électoral chaotique, dans un pays à l'histoire marquée par des années de violences politiques qui ont mis son économie à genoux. Mais le préalable à toute nouvelle aide était le remboursement des arriérés, qui n'a été rendu possible que par un crédit-relais accordé récemment par l'Etat français. Une fois rentrée dans ses fonds, la Banque a pu reprendre son aide à la Centrafrique par cette subvention de 82 millions de dollars dont l'essentiel doit être consacré au remboursement du crédit-relais français. Le solde, qui s'élève à 7 millions de dollars, doit alimenter le budget de l'Etat et lui permettre de fonctionner jusqu'à la définition d'une nouvelle stratégie d'aide, examinée par la Banque lors d'un conseil d'administration prévu le 21 décembre, a-t-on précisé de même source.



Pour soutenir les efforts de gestion économique du pays, le gouvernement centrafricain a bénéficié d'un don d'environ 3 milliards de F CFA de la Banque mondiale


BANGUI, 22 oct 2006 - La Banque mondiale (BM) a octroyé un don de 6,8 millions de dollars (un peu plus de 3 milliards de francs CFA) à la Centrafrique afin de soutenir ses efforts de gestion économique, a rapporté dimanche la radio nationale centrafricaine. Ce don "va appuyer la gestion économique, la gestion du secteur minier et la prestation de services dans les zones rurales les plus éloignées", a déclaré le responsable de la BM Nils Tcheyan à la radio après la signature samedi soir d'une convention entre l'institution internationale et le gouvernement centrafricain. "Cela découle de plusieurs actions que la Banque mondiale a menées ici avec le gouvernement centrafricain, pour appuyer le pays dans une période assez difficile", a-t-il ajouté. "Nous espérons pouvoir nous réengager dans un futur proche en RCA (République centrafricaine)", a-t-il conclu.


Cet accord a été signé au terme d'une mission de la Banque en Centrafrique, où elle a rencontré le président François Bozizé et plusieurs ministres. Elle devait "déterminer la meilleur façon d'aider la RCA à renforcer les capacités de l'Etat à planifier, exécuter et contrôler ses programmes de développement", en améliorant notamment la gestion des finances publiques et de sa masse salariale.


La Centrafrique fait face à une grave crise financière qui l'empêche notamment de payer à temps ses fonctionnaires. La BM a suspendu en 2002 toute aide à Bangui, en raison des dettes contractées vis-à-vis de l'institution financière internationale et jamais honorées.Des programmes sociaux et de lutte contre le sida ont néanmoins continué à être financés par la Banque.



L'Union européenne accorde plus de 3 milliards de F CFA au gouvernement centrafricain pour la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité dans le quartier de Galabadja


BANGUI, 6 oct 2006 - L'Union européenne (UE) et le gouvernement centrafricain ont signé vendredi à Bangui une convention de financement de 5 millions d'euros destinée à des travaux d'assainissement dans un quartier du nord de la capitale, a rapporté la radio nationale. Cette enveloppe d'un montant de plus de 3 milliards de francs CFA servira à la réalisation de travaux de drainage des eaux et de construction d'infrastructures de proximité (bacs à ordures, kiosques à eau, latrines publiques) dans le quartier de Galabadja, a précisé la radio. "Les travaux d'assainissement de Galabadja s'inscrivent dans l'optique de la réduction de la pauvreté et visent à l'amélioration des conditions de vie quotidiennes de nos populations", a déclaré à l'issue de la signature le ministre centrafricain de la Coopération internationale Sylvain Maliko.


Cette convention constitue "le complément indispensable du premier projet que nous avons lancé pour la réhabilitation de la ville de Bangui", a pour sa part indiqué l'ambassadeur de l'UE à Bangui, Jean-Claude Esmieu. "Mais c'est aussi un projet qui va directement aux quartiers en difficulté de la ville de Bangui", a-t-il ajouté. Les habitants de nombreux quartiers de la capitale centrafricaine, régulièrement frappés par les inondations lors de la saison des pluies, sont victimes des conséquences sanitaires de l'insalubrité, qui se manifestent par des forts taux de paludisme ou de fièvre typhoïde.



Le Groupe de la BAD accorde au gouvernement centrafricain un don de 4,9 millions de dollars pour le financement d'un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique du pays


Tunis, le 22 août 2006 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la République centrafricaine (RCA) ont signé, lundi à Tunis, un accord de don de 3,3 millions d’unités de compte, équivalent à 4,9 millions de dollars américains pour le financement d’un projet de réhabilitation de la capacité de planification économique de la RCA.


L’accord a été signé par le vice-président, M. Mandla Sizwe Gantsho, pour la Banque et le Ministre centrafricain de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, en la présence du secrétaire général de la Banque, M. Modibo Touré.


Dans son allocution, M. Gantsho a déclaré que l’accord constitue un moyen de renouer avec la République centrafricaine après plusieurs années, ajoutant que le don apportera une contribution aux efforts visant à consolider le progrès atteint en ce qui concerne les réformes qui permettent déjà à la communauté internationale de renouer avec le pays.

« J’aimerais souligner l’importance que la BAD attache à la reconstruction de votre pays et je salue les efforts et le progrès significatif réalisé par votre gouvernement au cours des quelques mois dans les domaines économique, politique, social et de la sécurité », a-t-il déclaré, ajoutant que les équipes de la BAD et de la Banque mondiale ont mis en place un programme de travail conjoint qui se traduit par une « feuille de route » qui a défini un nombre d’activités convenables au renouement total des partenaires au développement dans le pays.


M. Maliko, pour sa part, a déclaré que son pays se sent honoré par le soutien de la BAD qu’il a décrit comme la conséquence logique de la visite récente du Président Francois Bozize à l’Agence temporaire de relocalisation de la Banque à Tunis où il a tenu des discussions avec le Président de la Banque, M. Donald Kaberuka.

« Nous tournons une nouvelle page dans nos relations avec la BAD. Nous entamons une phase décisive de notre relation », a-t-il souligné.


Les objectifs du projet, financé par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, sont de renforcer les capacités de l’administration en matière de planification macroéconomique et sectorielle, le suivi du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP), la gestion de la dette, l’élaboration des comptes nationaux et la collecte des données sociales. Ces activités contribueront à la réhabilitation du système de planification du développement du pays.


Le coût global du projet est estimé à 3,66 millions d’UC, équivalant à 5,41 millions de dollars américains. Le don du FAD financera 90 % du project. Le gouvernement financera le reliquat de 0,36 millions d’UC qui représente 10 % du coût total.
Les opérations du Groupe de la Banque en République centrafricaine ont commencé en 1972. A ce jour, ses engagements y sont de 180,49 millions de dollars américains pour 26 opérations.



8,4 milliards de F CFA est le montant d'une aide de l'AFD au gouvernement centrafricain pour financer les salaires des fonctionnaires et des projets de développement


BANGUI, 28 juin 2006 - L'Agence française de développement (AFD) a accordé mercredi une aide de 8,4 milliards de francs CFA (12,8 millions d'euros) à la Centrafrique pour financer les salaires de ses fonctionnaires et des projets dans le secteur forestier et celui de la santé.


La convention de financement a été signée lors d'une cérémonie à Bangui. "C'est un effort financier considérable qui est consenti par la France et qui ne trouve sa justification que parce que la RCA (République centrafricaine) s'est engagée parallèlement dans un effort de bonne gouvernance", a déclaré l'ambassadeur de France à Bangui Alain-Jean Girma. Selon la convention, 4,1 milliards de FCFA (6,3 millions d'euros) doivent servir au renforcement des services de santé et à la prise en charge des personnes affectées par le VIH/sida, et 3,3 milliards de FCFA (5 millions d'euros) vont financer le Projet d'appui à la réalisation des plans d'aménagement forestier. Enfin, un milliard de FCFA (1,5 million d'euros) est affecté à l'apurement des arriérés de salaire des fonctionnaires qui touchent moins de 98.7OO FCFA (150 euros).


La Centrafrique est confrontée à une crise financière qui l'empêche de payer régulièrement les agents de l'Etat, provoquant des grèves à répétition. Selon une source diplomatique française dans la capitale centrafricaine, "les engagements financiers de la coopération française en RCA pour 2005, tous opérateurs, secteurs et instruments confondus, ont représenté une enveloppe de 14,8 milliards de FCFA (22,5 millions d'euros)". "Les premières estimations pour 2006 s'élèvent à 15,4 milliards de FCFA (23,5 millions d'euros)", a-t-on ajouté de même source.



Aide budgétaire de l'Union europénne de 2,6 milliards de F CFA


BANGUI, 7 avr 2006 - L'Union européenne (UE) a accordé à la Centrafrique une aide budgétaire de 2,6 milliards de francs CFA (4 millions d'euros) pour soutenir les réformes engagées par le gouvernement de Bangui, a annoncé vendredi la radio nationale. Cette aide budgétaire a été accordée "à l'issue de longues discussions entre le gouvernement centrafricain, le Fonds Monétaire International (FMI) et les institutions internationale pour qu'on se mette d'accord", a commenté l'ambassadeur de l'UE à Bangui Jean-Claude Esmieu. "Aujourd'hui, un des fruits de ces discussions, le résultat des premiers efforts du gouvernement centrafricain pour redresser la situation, fait que la communauté internationale, en particulier l'Union européenne, accorde une première tranche d'aide budgétaire", a-t-il ajouté.


Le ministre centrafricain de la Coopération internationale Sylvain Maliko s'est réjoui de la décision de l'UE, estimant que "les efforts que le gouvernement centrafricain a fournis produisent progressivement leurs effets, puisque l'aide budgétaire n'est pas facile à obtenir". L'aide dont le déblocage a été annoncé vendredi est la première accordée par Bruxelles au gouvernement de Bangui, confronté à de graves difficultés financières, depuis la suspension de la coopération décrétée après le coup d'Etat qui a amené le général François Bozizé au pouvoir en mars 2003. Cette coopération n'avait repris qu'en juillet dernier, à l'issue du processus de retour à la légalité constitutionnelle couronné par l'élection victorieuse du président Bozizé en mai 2005



Crédit du FMI de 10,2 millions de dollars


WASHINGTON, 30 jan 2006 - Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi l'octroi d'un crédit de 10,2 millions de dollars (8,4 millions d'euros) à la Centrafrique au titre de l'aide d'urgence aux pays sortant d'un conflit, selon un communiqué. L'aide accordée, à la demande du gouvernement de la République centrafricaine, doit permettre de "stabiliser la situation macro-économique, soutenir le processus des réformes et favoriser l'assistance extérieure". La direction du FMI a félicité les autorités pour les efforts entrepris pour améliorer l'état des finances publiques, la transparence et le système judicaire ainsi que les secteurs sociaux, selon le communiqué. Le gouvernement de Bangui est notamment invité par le FMI à poursuivre les efforts en matière de libéralisation du commerce, réforme des entreprises publiques et de développement du secteur financier



Financement de la Chine de 2,6 milliards de F CFA


BANGUI, 10 déc (AFP) - La Chine a accordé vendredi soir à la Centrafrique un financement de plus de 2,6 milliards de FCFA (près de 4 millions d'euros) dont une grande partie servira à l'étude de faisabilité d'une cimenterie dans ce pays d'Afrique centrale, a rapporté samedi la radio nationale.


Le protocole d'accord a été signé par le ministre centrafricain de la Coopération internationale, Sylvain Maliko, et l'ambassadeur de Chine à Bangui, He Siji. Il comprend également un volet d'assistance technique à la radiodiffusion et d'autres projets de moindre envergure. "La Chine a entrepris une coopération dans divers domaines avec la Centrafrique. Et dans la mesure de ses possibilités, elle a accordé l'aide et l'assistance économique et technique", a déclaré le diplomate chinois. Selon lui, "dans les cinq années à venir, la Chine intensifiera la coopération avec les pays africains", dont la Centrafrique. "La signature de cette nouvelle convention traduit toute l'attention que la République populaire de Chine porte à nos problèmes", a estimé M. Maliko. Deux jours auparavant, la Chine et la RCA avaient signé un accord de coopération militaire et de développement rural, dont le montant n'a pas été précisé

Date Bailleur Montant Secteur Outil
financier

Objet

8 nov 2004 France 1 Million d'euros Processus électoral Don Participation au financement de l'organisation des élections présidentielle et législatives prévues en janvier et février 2005
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30 oct 2004 UE 9,5 Milliards de CFA Secteurs sociaux,
Processus électoral,
Dette
FED Appui aux secteurs sociaux en République centrafricaine, au processus électoral, au paiement des salaires des 24.000 fonctionnaires et au remboursement de la dette à la Banque européenne d'investissement.
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22 Mai
2004
FMI/BM 4 Millions de Dollar Administration et secteurs sociaux Don Renforcement des administrations financières et soutien à l'amélioration de la performance des secteurs sociaux
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13 Avril 2004 France 1 Million d'euros Dépenses de fonctionnement Don Dépenses de fonctionnement de l'Etat centrafricain
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10 Nov.
2003
Chine Populaire 1,09 Milliard FCFA Finances Publiques Don Assainissement des finances publiques
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21 Octobre 2003 France 700 M FCFA Fonction Publique Don Paiement des salaires des fonctionnaires
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1er Octobre 2003 France 610 000€ Enseignement
supérieur
Don Assistance technique
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11 Sept. 2003 BAD
ONUSIDA
8,3 M$ Santé Don Lutte contre le sida dans les pays riverains des fleuves Congo, Oubangui et Chari
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11 Août
2003
Fonds mondial
de lutte contre
le sida
5,3 Mds
FCFA
Santé Don Lutte contre le sida
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20 Nov. 2002 UE 7,6 M€ Dette intérieure Don Paiement des arriérés de pensions des civils retraités
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3 juin
2002
Allemagne 1,77 Infrastructures Don Construction d'un pont
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26 février 2002 UE 106,5 M€ Divers FED Programme de coopération UE - Centrafrique
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16 janvier 2002 BM 18,2 M€ Sida Prêt Plan national de lutte contre la propagation du sida
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10 Mars 2001 France 5,3 Agriculture, Subventions Appui aux organisations professionnelles dans le secteur agricole et réhabilitation d'un tronçon de la route
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10 Janvier 2001 FMI 10 M$ Lutte contre la pauvreté Prêt Programme de réduction de la pauvreté
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7 Juillet 2000 France 1,95 Éducation, agriculture, sécurité civile Conventions Projets d'appui à la sécurité civile, au système éducatif et aux structures rurales en zone cotonnière.
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16 Mai
2000
France 14 M$ Armée NC Restructuration des forces armées de Centrafrique
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3 Juillet 1999 FMI 11 M$ Lutte contre la pauvreté Prêt Programme de réduction de la pauvreté
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7 Juin
1999
Allemagne 8,4 Divers NC Aide bilatérale
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8 Avril
1999
PAM 7,3 M$ Aide alimentaire Don Lutte contre la malnutrition chez les enfants
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La France verse un millions d'euros pour l'organisation des élections en RCA


BANGUI, 8 nov 2004 (AFP) - 13h04 - La France a décidé de verser une enveloppe d'un montant d'un million d'euros (656 millions de francs CFA) pour financer l'organisation des élections présidentielle et législatives prévues en janvier et février 2005, a-t-on appris lundi de source officielle à Bangui.

Cette participation a été annoncée par le président centrafricain François Bozizé lors d'un conseil des ministres qui s'est tenu jeudi au siège de la présidence, a-t-on précisé de même source.


La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) peine à boucler le budget de 5,4 milliards de francs CFA (8,2 millions d'euros) prévu pour l'organisation du référendum constitutionnel du 28 novembre et des scrutins présidentiel et législatifs programmés le 30 janvier et le 27 février prochains.


Le gouvernement de Bangui a prévu de débloquer un milliard de francs CFA et l'Union européenne une enveloppe de 2 milliards de francs CFA pour l'organisation de ces scrutins, qui doivent mettre un terme à la période de transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé contre le président Ange-Félix Patassé en mars 2003.



L'Union européenne accorde 9,5 milliards FCFA à la Centrafrique


BANGUI, 30 oct 2004 (AFP) - 14h58 - L'Union européenne (UE), qui avait suspendu son aide à la suite du coup d'Etat du 15 mars 2003, a accordé une aide de 9,5 milliards de francs CFA (14,5 millions d'euros) à la Centrafrique dans le cadre du Fonds européen de développement, a annoncé samedi la radio nationale.

A la veille des élections législatives et présidentielle début 2005, l'UE entend appuyer avec ce don les secteurs sociaux en République centrafricaine (RCA) et le processus électoral, qui devrait prochainement mettre un terme au régime de transition du président François Bozizé.


"La coopération entre l'Union européenne et la RCA ne pourra reprendre dans son intégralité qu'à partir du moment où les élections se seront déroulées de manière libre et transparente et qu'un gouvernement démocratique sera installé et opérationnel", a cependant prévenu le chargé d'affaires par intérim de la Commission européenne, Corrado Pampaloni.

Signé vendredi à Bangui, ce protocole du troisième programme d'appui à l'ajustement structurel entamé avant le putsch prévoit également un vaste programme d'appui au redressement des finances publiques de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.


Plus de 6 milliards FCFA sont destinés au paiement des salaires des 24.000 fonctionnaires qui n'ont pas été versés depuis juin, 744 millions de FCFA au financement de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) et 2,6 milliards FCFA au remboursement de la dette à la Banque européenne d'investissement.



FMI et BM accordent quatre millions de dollars à la Centrafrique


BANGUI, 23 mai 2004 (AFP) - 14h28 - Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) vont accorder une aide financière de quatre millions de dollars à la Centrafrique, ont indiqué samedi soir les experts d'une mission conjointe des deux institutions, lors d'une conférence de presse.


"Une partie de cette aide octroyée dans le cadre de la facilité pour les pays à faibles revenus en difficulté, ira au renforcement des administrations financières, et une partie sera destinée au soutien à l'amélioration de la performance des secteurs sociaux", a déclaré Abdoulaye Seck, expert de la BM.

"Il s'agit d'aider ces administrations à recouvrer les recettes (...) Nous espérons pouvoir faire un décaissement, pour ce volet de l'appui aux administrations financières, dès le mois de juin, pour à peu près 500.000 dollars", a-t-il précisé.

"Nous avons déjà commencé et nous allons poursuivre l'identification d'actions très précises dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'amélioration du bien-être des populations en milieux ruraux", a-t-il poursuivi.


Un expert du FMI, Mark Lewis, a pour sa part indiqué que "les autorités centrafricaines font preuve de bonne volonté. Car dans le passé, en Centrafrique, il n'y avait pas toujours une bonne gestion des ressources, y compris des aides des bailleurs de fonds, et c'est une donnée qu'il faut toujours prendre en compte".


La mission des experts du FMI et de la BM, qui a séjourné deux semaines en Centrafrique du 9 au 23 mai, a toutefois relevé "qu'il y a toujours des faiblesses, parce qu'il faut mieux cerner le code douanier, mieux gérer les dépenses. Et le programme post-conflit n'est pas encore un acquis", a précisé M. Lewis.

"Nous avons eu des échanges très fructueux avec le gouvernement, avec les autorités (...) cela nous servira de base pour avancer le dossier au niveau de notre institution", a ajouté l'expert du FMI.

"Par la suite on pourra approfondir notre coopération avec la Centrafrique. Mais cela va commencer à un niveau qui se situera à moins de cinq millions de dollars", a-t-il indiqué.



Aide exceptionnelle française d'un million d'euros à la Centrafrique


BANGUI, 13 mai 2004 (AFP) - 11h43 - La France a débloqué un million d'euros destinés aux "dépenses de fonctionnement de l'Etat centrafricain, en priorité le paiement des salaires des fonctionnaires", indique un communiqué de l'ambassade de France à Bangui, parvenu jeudi à l'AFP.


Cette "aide exceptionnelle" est la deuxième accordée à la Centrafrique "après celle de 700 millions de francs CFA déjà accordée le 5 novembre 2003", qui avait déjà servi au paiement des salaires des fonctionnaires, poursuit le communiqué.

Confronté à une très grave crise économique et financière, le gouvernement centrafricain a terminé fin avril de verser les salaires de décembre 2003 à la totalité des 24.000 fonctionnaires, qui attendent toujours leurs salaires des mois suivants.


Le gouvernement de transition mis en place par le président François Bozizé après le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir le 15 mars 2003, s'était engagé à payer les salaires des fonctionnaires à échéance, ce qu'il n'était parvenu à faire que jusqu'en août suivant.

Les salaires avaient ensuite été payés avec un retard de plus en plus important et en grande partie grâce à l'aide internationale.

Début janvier, le gouvernement avait officiellement annoncé ne pas être en mesure de payer les salaires à échéance.

Le problème du paiement des salaires des fonctionnaires est récurrent depuis les années 80 en Centrafrique. Les salariés de la fonction publique, tous secteurs confondus, y ont cumulé jusqu'à 36 mois d'arriérés sous les présidences d'André Kolingba (1981-93) et d'Ange-Félix Patassé (1993-mars , renversé par M. Bozizé.


En 2003, Paris a accordé à Bangui 6,15 milliards de francs CFA au titre de la coopération civile, ajoute le communiqué de l'ambassade de France.

La France a également débloqué 4,91 milliards de francs CFA dans le domaine de la sécurité, dont 2,16 milliards destinés à l'appui à la Fomuc (Force de paix de la Cémac - Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) et 2,75 milliards au titre de la coopération militaire.



La Chine Populaire accorde 1,O9 milliard de francs CFA à la Centrafrique


BANGUI, 11 nov 2003 (AFP) - 10h21 - La République Populaire de Chine et la République centrafricaine ont signé lundi à Bangui, un accord d'aide non remboursable d'un montant de 1,O9 milliard FCFA (1,5 million EUR), a annoncé mardi la radio nationale.

Cet accord vise à soutenir les efforts du gouvernement à assainir les finances publiques.

Il s'agit du second accord du genre après celui d'avril dernier, d'un montant de 1,5 milliard FCFA (2,25 millions EUR).


Cet argent avait permis au gouvernement du Pr Abel Goumba de payer un mois sur les reliquats de salaires hérités du régime du président Ange-Félix Patassé, renversé le 15 mars dernier, ainsi que le premier salaire payable par le nouveau régime (avril 2OO3).

Faute de liquidités, le nouveau pouvoir centrafricain éprouve les plus grandes difficultés à verser les salaires des fonctionnaires à terme échu, comme il s'y était engagé.


Ce don "témoigne une fois de plus notre amitié et de notre sympathie envers le peuple centrafricain", a déclaré l'ambassadeur de Chine à Bangui, Wang Ci Fa. "Notre peuple et le gouvernement centrafricain apprécient à leur juste valeur le geste que le gouvernement et le peuple chinois n'ont cessé de faire à l'endroit de la République centrafricaine", a affirmé le Premier ministre Abel Goumba, ministre de l'Economie et des Finances.


Outre ces contributions, Pékin a également apporté son concours à la Centrafrique pour l'organisation d'un recensement général de la population, prévu en décembre prochain. Par ailleurs la Chine populaire a lancé en septembre dernier les travaux de construction d'un stade de 2O.OOO places à Bangui et termine en ce moment, à 15 km à l'ouest de Bangui, un projet de construction de 1OO logements sociaux.



La France accorde une aide d'urgence de 7OO millions de FCFA à la RCA


BANGUI, 21 oct 2003 (AFP) - 19h38 - La France va accorder une aide d'urgence de 7OO millions de F.FCFA (environ un million d'euros) à la Centrafrique pour l'aider à faire face au paiement des salaires des fonctionnaires, a annoncé mardi à Bangui l'ambassadeur de France en Centrafrique, Jean-Pierre Destouesse.

"Cela ne résoudra pas tous les problèmes, mais c'est un petit ballon d'oxygène pour détendre un tout petit peu la tension budgétaire", a déclaré le diplomate français à la radio nationale.


L'ambassadeur de France a annoncé cette aide à l'issue d'un entretien avec le président centrafricain François Bozizé, qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat, le 15 mars, et instauré un régime de transition.

Le gouvernement centrafricain peine depuis cet été à payer les salaires des fonctionnaires, qui attendent de percevoir leurs solde d'août et de septembre Les fonctionnaires centrafricains ont cumulé jusqu'à 36 mois d'arriérés de salaires sous les présidences d'André Kolingba (1981-93) et d'Ange-Félix Patassé (1993-mars 2003).

"Accorder une aide budgétaire sans qu'il y ait un accord du FMI (Fonds monétaire international), c'est quand même quelque chose qui est depuis une dizaine d'années extraordinaire", a souligné M. Destouesse.


La France n'accorde plus d'aide budgétaire ou de remises de dette bilatérales à des pays n'étant pas liés par un accord avec le FMI. "C'est particulièrement parce qu'il y a urgence, parce qu'il y a des vraies difficultés, que le gouvernement français a décidé d'accorder cette aide budgétaire", a ajouté l'ambassadeur français.

Le diplomate a indiqué que la France préparait avec l'Union européenne un programme d'assistance technique à la Centrafrique "pour aider au redressement des finances publiques sur le long terme", soulignant que ce programme ne pourrait être mis en place avant 2004.


L'ambassadeur de France a par ailleurs invité à la "patience" les anciens partisans armés du général Bozizé, qui se rassemblent depuis quelques jours à la sortie nord de Bangui pour exiger d'être payés.

"Il ne faut pas qu'ils s'imaginent que parce qu'ils ont contribué (au changement: ndlr), ils doivent tirer des bénéfices éternels de leur combat", a-t-il dit.



Université: don français de 400 millions de francs CFA à la RCA


BANGUI, 1er oct 2003 (AFP) - 19h41 - La Centrafrique et la France ont signé mercredi une convention de financement de 4OO millions de francs CFA (610.000 euros) pour l'Université de Bangui, a annoncé la radio nationale centrafricaine. La France consacrera en tout un milliard de F.CFA à l'enseignement supérieur et la recherche ces trois prochaines années, dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale, hors assistance technique. Six assistants techniques de la coopération française interviendront dans ce projet.


"Cet appui de la France semble venir comme un gage de fidélité", "une marque de confiance aussi", a déclaré lors d'une cérémonie l'ambassadeur de France à Bangui, Jean-Pierre Destouesse. Le ministre centrafricain délégué à l'Economie, aux Finances et au Budget, Daniel N'ditiféï Boysémbé, a précisé que cette convention s'inscrivait "dans la logique des précédents soutiens financiers de la France à la RCA". "Elle intervient surtout à un instant crucial de la vie de la nation centrafricaine qui accepte avec bienveillance le concours de la France, partenaire traditionnel et privilégié", a-t-il ajouté.


Ce projet va notamment permettre la professionnalisation de l'Institut supérieur de développement rural (ISDR), des Faculté des sciences, lettres et sciences humaines, ainsi que de l'Institut universitaire de gestion des entreprises (IUGE).



Le FAD va financer un projet de lutte contre le sida en Afrique centrale


TUNIS, 11 sept 2003 (AFP) - 14h09 - Le Fonds africain de développement (FAD) a approuvé un don de 8,3 millions de dollars pour un projet de lutte contre le sida dans les pays riverains des fleuves Congo, Oubangui et Chari, annonce jeudi un communiqué de la Banque africaine de développement (BAD) à Tunis. Le projet vise à renforcer l'intégration régionale dans la lutte contre le VIH/Sida entre quatre pays: Congo, République Centrafricaine, République démocratique du Congo et Tchad.

"Ces pays connaissent des mouvements transfrontaliers importants de population et doivent coordonner et harmoniser leurs stratégies pour mener une lutte efficace contre le VIH/Sida", indique le communiqué de la BAD.


Le projet complètera les plans d'action nationaux de lutte contre le sida grâce à une intervention auprès de populations mobiles et migrantes le long des fleuves, le plus souvent écartées des stratégies nationales de lutte.

Trente-huit sites ont été identifiés pour abriter les activités du projet: 5 au Tchad, 10 en Centrafrique, 11 au Congo et 12 en RDCongo, situés le long des fleuves Congo-Oubangui et au sud du Tchad à la frontière avec la RCA.


L'Afrique subsaharienne est de loin la plus touchée par la pandémie du VIH/sida avec 29,4 millions de personnes vivant avec la maladie, soit 70% des cas mondiaux, rappelle la BAD.

Quelque 3,5 millions de nouvelles infections s'y sont produites en 2002 et l'épidémie a tué environ 2,4 millions d'Africains au cours de cette même année, le taux moyen de prévalence du VIH dans les quatre pays étant de 11% au sein de la population sexuellement active.

D'un coût total de 9,1 millions de dollars, le projet est cofinancé par le FAD, l'ONUSIDA et les gouvernements des quatre pays concernés, le don du FAD représentant 92% du coût total du projet.



Le Fonds mondial de lutte contre le sida accorde 5,3 Mds FCFA à la RCA


BANGUI, 11 août 2003 (AFP) - 17h34 - Le Fonds mondial de lutte contre le sida a octroyé une subvention de 5,3 milliards de francs CFA (8 millions d'euros) à la République centrafricaine (RCA) pour l'aider à lutter contre la pandémie, a annoncé lundi la radio nationale centrafricaine.

Cette subvention a fait l'objet d'une convention signée par le Premier ministre centrafricain, Abel Goumba et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en RCA, Stan N'Kwaïn, selon la même source.

"C'est le début de la matérialisation de l'aide internationale à la lutte contre le sida en RCA", a déclaré le représentant du PNUD.

La RCA, avec un taux de prévalence du virus HIV de 15% est l'un des dix pays les plus touchés du continent africain, le premier en Afrique centrale.



Retraites: l'UE accorde 5 mds de FCFA à la RCA pour payer des arriérés


BANGUI, 2O nov 2002 (AFP)- 18h16 - Le gouvernement centrafricain a indiqué mercredi avoir obtenu "un appui de l'Union Européenne" (UE), d'un montant de 5 milliards de francs CFA (7,6 millions d'euros) destiné "à payer des arriérés de pensions" des civils retraités, a annoncé à Bangui la Radio publique.

"Cet appui sera consacré au paiement des pensions civiles du 3ème trimestre 2OOO", a précisé la radio, citant un communiqué gouvernemental.


Une équipe de consultants mandatés par l'UE séjournera à Bangui du 24 novembre au 2O décembre pour superviser le bon déroulement des opérations de paiement, selon ce communiqué.

Le gouvernement centrafricain a souligné que ce geste de l'UE faisait suite à un précédent appui de 4,3 milliards de FCFA, (6,5 millions d'euros) qui avait permis de réduire le montant des arriérés de l'Etat vis-à-vis du secteur bancaire en septembre dernier.


Les arriérés de pensions des fonctionnaires civils retraités sont estimés à 8 trimestres au titre des années 2000 à 2002.

Les fonctionnaires centrafricains en activité cumulent pour leur part jusqu'à deux ans d'arriérés de salaires étalés sur plusieurs années, générant un grogne sociale récurrente et un absentéisme records.

La Centrafrique a connu le 25 octobre dernier une nouvelle tentative de coup d'Etat, son sixième soulèvement militaire depuis 1996.



L'Allemagne finance la construction d'un pont dans la préfecture du président Patassé


BANGUI, 3 juin 2002 (AFP) - 19h57 - Le Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a donné ce week-end le coup d'envoi des travaux de construction d'un pont financé par l'Allemagne sur la rivière Lim, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé (nord-ouest), région d'origine du président Ange-Félix Patassé, a annoncé lundi à Bangui la radio nationale centrafricaine.

Long de 12O m et d'un coût total de 1,77 milliard de francs CFA, le pont sur la Lim, à N'gaoundaye, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad, sera construit par l'entreprise Française Baudin Chateauneuf, a-t-on indiqué de même source.

Il s'agit de la seconde réalisation de l'Allemagne dans l'Ouham-Pendé cette année après l'hôpital de Paoua, ville natale du président Patassé. Financé à hauteur de 7OO M FCFA (environ un million EUR), cet hôpital a été inauguré il y a trois mois par le chef de l'Etat centrafricain.


Dans le cadre de deux projets, l'Allemagne entretient le réseau routier dans cette préfecture afin de faciliter les échanges entre l'Ouham-Pendé, productrice de coton, de mil, de maïs, de manioc, et d'arachides, et les autres régions de la RCA, ainsi que les pays voisins, notamment le Cameroun et le Tchad.


En 1992, l'Allemagne avait déjà construit un pont métallique de près de 15O mètres sur la rivière M'béré dans l'Ouham-Pendé, proche de la frontière camerounaise.

Le président Patassé comme M. Ziguélé sont originaires de cette préfecture qui constitue, avec celle l'Ouham voisine, les fiefs du chef de l'Etat centrafricain. Ces deux préfectures sont aussi les plus peuplées du pays.



Programme de coopération UE-Centrafrique pour 106,5 millions d'euros


BRUXELLES, 27 fev 2002 (AFP) - 15h10 - La Commission européenne a signé avec la République Centrafricaine un programme de coopération pour la période 2002-2007 d'un montant de 106,5 millions d'euros, dans le cadre de l'accord de partenariat qui lie l'UE aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

"Les fonds sont destinés à la réalisation d'objectifs prioritaires tels que la lutte contre la pauvreté, le désenclavement du pays et la promotion de la bonne gouvernance et de l'Etat de droit", a souligné la Commission.


La Commission a mis en exergue l'importance pour la République Centrafricaine de "consolider la concorde nationale et la paix civile" notamment "par le développement des principes démocratiques".

Au cours des quinze dernières années, la Commission a apporté une aide à la République Centrafricaine totalisant 272 millions d'euros.


Les accords de Cotonou sur la coopération UE-ACP, signés en juin 2000 à Cotonou, prévoient que les pays ACP signent avec la Commission européenne un document de stratégie pour avoir accès aux aides au développement prévues dans le cadre du Fond européen pour le développement (FED).

Ce fonds est doté en théorie de 13,5 milliards d'euros pour la période 2000-2007, auxquels s'ajoutent 9,9 milliards d'euros des périodes précédentes, qui n'ont pas été dépensés.



Sida: l'assemblée centrafricaine autorise un prêt de la Banque Mondiale


BANGUI, 16 jan 2002 (AFP) - 16h14 - L'Assemblée nationale centrafricaine a autorisé mercredi les autorités à ratifier un prêt de la Banque mondiale (BM) de 12 milliards de francs CFA (18,2 millions d'euros) destiné à un plan national de lutte contre la propagation du sida, a annoncé la radio nationale.


Ce prêt, dont les modalités de remboursement n'ont pas été précisées, permettra au Comité national de lutte contre le sida (CNLS) de financer l'achat de fournitures, de procéder à des audits, de favoriser la formation de cadres et d'exécuter des sous-projets communautaires, selon la même source.

En l'espace d'une décennie, le taux officiel de prévalence du VIH-sida a doublé en République centrafricaine, passant de 7% à 14%, ce qui en fait l'un des 1O pays les plus touchés au monde et le premier en Afrique centrale.


Ce taux est probablement sous-estimé, compte tenu des difficultés d'accès aux soins de la population et d'une méconnaissance encore largement répandue de la maladie. De nombreux décès liés au sida sont ainsi attribués à d'autres causes.

Face à ce fléau, qui décime en particulier les cadres déjà peu nombreux du pays, le gouvernement a élaboré un programme national de lutte contre le sida visant à réduire le taux de prévalence et à améliorer les conditions de vie des malades.



La France octroie plus de 5 milliards de FCFA à la Centrafrique


BANGUI, 10 mars 2001 (AFP) - 16h00 - Le gouvernement centrafricain et la France ont signé à Bangui quatre conventions de financement pour une aide d'un montant supérieur à 5,3 milliards FCFA (53 M de FF), a-t-on appris samedi de source diplomatique française.

Deux subventions, financées sur les ressources du Fonds de solidarité prioritaire (FSP), sont destinées à appuyer la structuration des organisations professionnelles dans le secteur agricole, notamment les associations d'éleveurs et d'agriculteurs implantées un peu partout en Centrafrique.


Les deux autres subventions, accordées sur les fonds de l'Agence française de développement (AFD), doivent servir à la réhabilitation d'un tronçon de la route dite du "4ème parallèle", un axe qui relie le port de Mombasa (Kenya) à celui de Douala (Cameroun) en traversant tout le territoire centrafricain, ainsi qu'un projet de développement du secteur forestier dans le sud-ouest du pays.



Le FMI accepte l'attribution à la Centrafrique de 10 millions de dollars


WASHINGTON, 10 jan 2001 (AFP) - 0h19 - Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a accepté mercredi le programme proposé par la République centrafricaine pour 2001, ce qui va lui permettre de tirer 10 millions de dollars sur sa ligne de crédit disponible auprès de l'institution financière.

Ce programme porte sur la deuxième année de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance qui porte sur un total de 20 millions de dollars.

D'une durée totale de trois ans, le programme global de la Centrafrique avait été accepté par le FMI en juillet 1998. Il porte au total sur 65 millions de dollars dont 32 millions ont déjà été déboursés.


La décision annoncée mercredi est de principe et sa confirmation attend encore l'acceptation par la Banque Mondiale du programme de réduction de la pauvreté proposé par les autorités de Bangui.

Le directeur général adjoint du FMI, Stanley Fischer, a souligné que la République centrafricaine avait connu une année difficile en 2000 en raison de manquements dans l'application du programme et de la hausse des prix du pétrole.


La Centrafrique a aussi souffert du doublement du coût d'acheminement des importations de pétrole provoqué par la suspension des approvisionnements depuis Kinshasa.

La baisse des recettes fiscales liée au ralentissement de l'activité économique a conduit à une accumulation d'arriérés sur le service de la dette et sur la paye des fonctionnaires qui sont en grève depuis deux mois.

"Les mesures appliquées dans le dernier trimestre 2000 et prévues pour 2001 devraient aider les autorités à reprendre le contrôle des finances publiques et jeter les bases pour une reprise de la croissance", estime le Fonds.

Le FMI a souligné que la ligne de crédit accessible pour la deuxième année du programme avait été augmentée de 5 millions de dollars par rapport aux montants initialement fixés.



Crise économique en RCA: le président Patassé accuse le FMI et la BM


GBOUEN (Centrafrique), 18 oct 2000 (AFP) - 16h57 - Le président centrafricain Ange-Félix Patassé a violemment accusé les institutions de Bretton Woods d'être "responsables" de la crise économique qui frappe son pays, confronté depuis mardi à une grève "d'avertissement" générale de quatre jours dans la Fonction publique.


"La situation que nous vivons, j'en rends directement responsable le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), parce que nous nous sommes saignés afin de rembourser nos dettes et que, de leur côté, ils avancent des arguments fallacieux pour retarder le règlement du dossier centrafricain", a déploré M. Patassé au cours d'un entretien avec un journaliste de l'AFP.

Interrogé lors d'un de ses fréquents séjours dans son domaine agricole expérimental privé de Gbouen (environ 80 km à l'ouest de Bangui), où il affirme, en tant qu'ingénieur agronome de formation, "pouvoir bientôt nourrir" son peuple, le président Patassé ne mâche pas ses mots.


"Nous, Centrafricains, nous nous serrons la ceinture depuis plusieurs années, ce qui nous a permis de rembourser presque toutes les dettes de l'ancien régime (de son prédécesseur André Kolingba, ndlr) et les institutions de Bretton Woods viennent maintenant nous créer des difficultés injustifiées", proteste-t-il.


Le régime de Bangui, qui vient de connaître des années difficiles en raison des mutineries militaires à répétition de 1996/97, attend toujours le second décaissement de 13 millions de dollars US du FMI et de la Banque mondiale, promis depuis plusieurs mois par Washington.



Signature de trois conventions de coopération entre la RCA et la France


BANGUI, 7 juil 2000 (AFP) - 11h50 - La République centrafricaine (RCA) et la France ont signé jeudi à Bangui trois conventions de coopération dotées d'un financement total de 1,950 milliard de francs CFA (195 millions de FF), a-t-on appris vendredi de source officielle.

Ces conventions, d'une durée de trois ans chacune, concernent des projets d'appui à la sécurité civile (75O M de F CFA), au système éducatif EDUCA 2000 (6OO M de F CFA) et aux structures rurales en zone cotonnière (6OO M de F CFA) en RCA, a-t-on indiqué de même source.



Paris offre 14 millions de dollars pour réformer l'armée de Centrafrique


NEW YORK (Nations Unies), 16 mai 2000 (AFP) - 22h54 - La France a offert 14 millions de dollars sur trois ans pour restructurer les forces armées de Centrafrique afin d'aider à consolider la paix dans ce pays, a déclaré mardi un responsable militaire français.


Cette offre a été faite lors d'une conférence de deux jours à l'ONU visant à réunir des fonds pour accélérer les réformes en Centrafrique, théâtre de mutineries militaires à répétition en 1996 et 1997.

Une mission de maintien de la paix de l'ONU (MINURCA), ayant succédé en 1998 à une force africaine, s'est achevée le 15 février après avoir assuré la réconciliation nationale et l'organisation d'élections générales, conformément aux accords de paix de Bangui de janvier 1997.


Considérée comme un des succès de l'ONU sur le continent africain, la mission de l'ONU n'a toutefois pas mené à bien la réforme de l'armée, une nécessité après les nombreux coups d'Etat survenus dans ce pays depuis son indépendance en 1960.

"Il s'agit de restructurer l'armée sur une base multi-ethnique", a déclaré à l'AFP le général Jean-Philippe Roux, directeur de la Coopération militaire et de défense au ministère des Affaires étrangères.


La réforme doit permettre de surtout dissoudre la garde présidentielle (1.200 soldats), de renforcer les forces armées (FACA) en les faisant passer de 3.000 à 4.200 hommes, de démobiliser les forces para-militaires et de récupérer les armes.

La restructuration de ses forces est estimée par la Centrafrique à 50 millions de dollars sur trois ans.

A l'initiative de l'Allemagne, la conférence a réuni lundi et mardi le Premier ministre centrafricain Anicet Georges Dologuele, les pays donateurs, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et des agences de l'ONU.



Mission du FMI à Bangui pour l'amélioration des recettes fiscales


BANGUI, 19 déc 1999 (AFP) - 12h14 - Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) séjourne actuellement à Bangui pour une mission destinée à améliorer les recettes fiscales en Centrafrique, a-t-on appris dimanche de source officielle.

Conduite par M. Patrick Fossat du département Finances publiques du FMI à Washington, cette mission est destinée à remettre aux autorités centrafricaines le rapport du FMI sur les douanes et impôts et de préparer la mise en place d'une taxe sur la valeur ajoutée (TVA).


Le chef de la mission fiscale du FMI préconise "une assistance technique du Fonds qui passerait périodiquement en Centrafrique pour le suivi des grandes décisions arrêtées".

Il propose également comme mesures à appliquer: la suppression des exonérations et passe-droits à des dignitaires du régime, Organisations non gouvernementales (ONG) et églises, ainsi que l'exonération des droits de douanes sur les produits pétroliers.

Après plusieurs atermoiements entre 1993 et 1997, la République centrafricaine a conclu en juillet 1998 avec le FMI un programme de Facilité d'ajustement structurel renforcé (FARS) d'un montant de 40 milliards de FCFA (400 M FF) dont les décaissements, initialement étalés sur trois ans, à raison d'environ 13 milliards par an, souffrent des piètres performances des régies financières du pays.


Un premier décaissement a été effectué en 1998, de l'ordre de 6 milliards de FCFA, puis un second en 1999 de 6,5 mds. Un troisième pourrait avoir lieu au début de l'an 2000, a-t-on ajouté de même source.

Le Premier ministre centrafricain Anicet Georges Dologuélé a fait de la lutte contre la corruption et surtout la fraude une affaire personnelle en s'engageant "solennellement" le 25 novembre 1999 devant les députés à combattre ces deux fléaux, notent les observateurs.



Octroi d'un crédit de 11 M de USD du FMI à la République centrafricaine


WASHINGTON, 3 juil 1999 (AFP) - 0h58 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi l'octroi d'un crédit supplémentaire de 11 millions de dollars (8,24 millions de DTS) à la République centrafricaine.

Ce crédit a été accordé à l'issue de l'examen de mi-parcours du programme de réformes économiques et financières de trois ans mis en oeuvre par le gouvernement en 1998 et soutenu par une facilité élargie d'ajustement structurel du Fonds, précise un communiqué de l'institution internationale.



L'Allemagne relance ses relations diplomatiques avec la Centrafrique


BANGUI, 7 juin 1999 (AFP) - 19h22 - Un nouvel ambassadeur d'Allemagne a présenté lundi ses lettres de créance au président centrafricain Ange-Félix Patassé, après une absence de trois ans d'un représentant de ce pays provoquée par les mutineries militaires de 1996-97, a-t-on appris de source officielle.

Les deux pays ont signé à cette occasion un accord d'aide bilatérale d'un montant de 8,4 milliards de francs CFA (84 millions FF), a-t-on ajouté.

"La République fédérale allemande continuera d'être aux côtés de la République centrafricaine pour l'aider à résoudre les tâches liées à son développement", a déclaré l'ambassadeur Klauz Olderbaum, qui a résidence à Yaoundé, au Cameroun.

Le chef de l'Etat lui a assuré que "la RCA est un pays qui a retrouvé aujourd'hui la paix et la sécurité" et l'a invité à reprendre résidence à Bangui "avant l'an 2.000", a-t-on ajouté de même source.

L'ambassade d'Allemagne à Bangui avait fermé ses portes fin 1996 pour cause "d'insécurité".



Aide de 7,3 millions de dollars du PAM à la Centrafrique


ABIDJAN, 8 avr 1999 (AFP) - 15h09 - Le Programme alimentaire mondial (PAM) a accordé jeudi une aide de 7,3 millions de dollars à la Centrafrique pour lutter contre la malnutrition chez les enfants, a annoncé cette institution à Abidjan.

Le projet est "constitué de 9.000 tonnes de vivres qui serviront à fournir un petit déjeuner et un repas chaud à midi à 25.000 élèves en zone rurale, ainsi qu'à 12.000 enfants des jardins d'enfants".
Il vise notamment à "atténuer les conséquences de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté sur les populations les plus démunies".

Il permettra également de "fournir des vivres aux écoles primaires en zone rurale en vue d'augmenter la fréquentation scolaire chez les filles et dans les centres de réhabilitation nutritionnelle pour prévenir les rechutes", précise le communiqué.


Selon le PAM, "un quart des enfants en République centrafricaine souffrent de malnutrition, qui découle d'une alimentation inadéquate due à la pauvreté des ménages".

Les opérations du PAM en République centrafricaine, qui ont débuté en 1968, s'élèvent actuellement à environ 39 millions de dollars, dont 33 millions consacrés aux projets de développement.

Source: AFP

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