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La France verse un
millions d'euros pour l'organisation des élections en RCA
BANGUI, 8 nov 2004 (AFP) - 13h04 - La France a décidé de verser une enveloppe
d'un montant d'un million d'euros (656 millions de francs CFA) pour financer
l'organisation des élections présidentielle et législatives prévues en janvier
et février 2005, a-t-on appris lundi de source officielle à Bangui.
Cette participation a été annoncée par le président centrafricain François
Bozizé lors d'un conseil des ministres qui s'est tenu jeudi au siège de la
présidence, a-t-on précisé de même source.
La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) peine à boucler le budget
de 5,4 milliards de francs CFA (8,2 millions d'euros) prévu pour l'organisation
du référendum constitutionnel du 28 novembre et des scrutins présidentiel et
législatifs programmés le 30 janvier et le 27 février prochains.
Le gouvernement de Bangui a prévu de débloquer un milliard de francs CFA et
l'Union européenne une enveloppe de 2 milliards de francs CFA pour
l'organisation de ces scrutins, qui doivent mettre un terme à la période de
transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé contre le président
Ange-Félix Patassé en mars 2003.
L'Union européenne
accorde 9,5 milliards FCFA à la Centrafrique
BANGUI, 30 oct 2004 (AFP) - 14h58 - L'Union européenne (UE), qui avait
suspendu son aide à la suite du coup d'Etat du 15 mars 2003, a accordé une aide
de 9,5 milliards de francs CFA (14,5 millions d'euros) à la Centrafrique dans le
cadre du Fonds européen de développement, a annoncé samedi la radio nationale.
A la veille des élections législatives et présidentielle début 2005, l'UE
entend appuyer avec ce don les secteurs sociaux en République centrafricaine (RCA)
et le processus électoral, qui devrait prochainement mettre un terme au régime
de transition du président François Bozizé.
"La coopération entre l'Union européenne et la RCA ne pourra reprendre dans
son intégralité qu'à partir du moment où les élections se seront déroulées de
manière libre et transparente et qu'un gouvernement démocratique sera installé
et opérationnel", a cependant prévenu le chargé d'affaires par intérim de la
Commission européenne, Corrado Pampaloni.
Signé vendredi à Bangui, ce protocole du troisième programme d'appui à
l'ajustement structurel entamé avant le putsch prévoit également un vaste
programme d'appui au redressement des finances publiques de ce pays pauvre et
enclavé d'Afrique centrale.
Plus de 6 milliards FCFA sont destinés au paiement des salaires des 24.000
fonctionnaires qui n'ont pas été versés depuis juin, 744 millions de FCFA au
financement de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) et 2,6
milliards FCFA au remboursement de la dette à la Banque européenne
d'investissement.
FMI et BM accordent quatre millions de dollars à la
Centrafrique
BANGUI, 23 mai 2004 (AFP) - 14h28 - Le
Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) vont accorder une
aide financière de quatre millions de dollars à la Centrafrique, ont indiqué
samedi soir les experts d'une mission conjointe des deux institutions, lors
d'une conférence de presse.
"Une partie de cette aide octroyée dans
le cadre de la facilité pour les pays à faibles revenus en difficulté, ira au
renforcement des administrations financières, et une partie sera destinée au
soutien à l'amélioration de la performance des secteurs sociaux", a déclaré
Abdoulaye Seck, expert de la BM.
"Il s'agit d'aider ces administrations
à recouvrer les recettes (...) Nous espérons pouvoir faire un décaissement, pour
ce volet de l'appui aux administrations financières, dès le mois de juin, pour à
peu près 500.000 dollars", a-t-il précisé.
"Nous avons déjà commencé et nous
allons poursuivre l'identification d'actions très précises dans les domaines de
la santé, de l'éducation, de l'amélioration du bien-être des populations en
milieux ruraux", a-t-il poursuivi.
Un expert du FMI, Mark Lewis, a pour sa
part indiqué que "les autorités centrafricaines font preuve de bonne volonté.
Car dans le passé, en Centrafrique, il n'y avait pas toujours une bonne gestion
des ressources, y compris des aides des bailleurs de fonds, et c'est une donnée
qu'il faut toujours prendre en compte".
La mission des experts du FMI et de la
BM, qui a séjourné deux semaines en Centrafrique du 9 au 23 mai, a toutefois
relevé "qu'il y a toujours des faiblesses, parce qu'il faut mieux cerner le code
douanier, mieux gérer les dépenses. Et le programme post-conflit n'est pas
encore un acquis", a précisé M. Lewis.
"Nous avons eu des échanges très
fructueux avec le gouvernement, avec les autorités (...) cela nous servira de
base pour avancer le dossier au niveau de notre institution", a ajouté l'expert
du FMI.
"Par la suite on pourra approfondir
notre coopération avec la Centrafrique. Mais cela va commencer à un niveau qui
se situera à moins de cinq millions de dollars", a-t-il indiqué.
Aide exceptionnelle française d'un million d'euros à la
Centrafrique
BANGUI, 13 mai 2004 (AFP) - 11h43 - La
France a débloqué un million d'euros destinés aux "dépenses de fonctionnement de
l'Etat centrafricain, en priorité le paiement des salaires des fonctionnaires",
indique un communiqué de l'ambassade de France à Bangui, parvenu jeudi à l'AFP.
Cette "aide exceptionnelle" est la
deuxième accordée à la Centrafrique "après celle de 700 millions de francs CFA
déjà accordée le 5 novembre 2003", qui avait déjà servi au paiement des salaires
des fonctionnaires, poursuit le communiqué.
Confronté à une très grave crise
économique et financière, le gouvernement centrafricain a terminé fin avril de
verser les salaires de décembre 2003 à la totalité des 24.000 fonctionnaires,
qui attendent toujours leurs salaires des mois suivants.
Le gouvernement de transition mis en
place par le président François Bozizé après le coup d'Etat qui l'a porté au
pouvoir le 15 mars 2003, s'était engagé à payer les salaires des fonctionnaires
à échéance, ce qu'il n'était parvenu à faire que jusqu'en août suivant.
Les salaires avaient ensuite été payés
avec un retard de plus en plus important et en grande partie grâce à l'aide
internationale.
Début janvier, le gouvernement avait
officiellement annoncé ne pas être en mesure de payer les salaires à échéance.
Le problème du paiement des salaires
des fonctionnaires est récurrent depuis les années 80 en Centrafrique. Les
salariés de la fonction publique, tous secteurs confondus, y ont cumulé jusqu'à
36 mois d'arriérés sous les présidences d'André Kolingba (1981-93) et
d'Ange-Félix Patassé (1993-mars , renversé par M. Bozizé.
En 2003, Paris a accordé à Bangui 6,15
milliards de francs CFA au titre de la coopération civile, ajoute le communiqué
de l'ambassade de France.
La France a également débloqué 4,91
milliards de francs CFA dans le domaine de la sécurité, dont 2,16 milliards
destinés à l'appui à la Fomuc (Force de paix de la Cémac - Communauté économique
et monétaire de l'Afrique centrale) et 2,75 milliards au titre de la coopération
militaire.
La Chine Populaire accorde 1,O9 milliard de
francs CFA à la Centrafrique
BANGUI, 11 nov 2003 (AFP) - 10h21 - La
République Populaire de Chine et la République centrafricaine ont signé lundi à
Bangui, un accord d'aide non remboursable d'un montant de 1,O9 milliard FCFA
(1,5 million EUR), a annoncé mardi la radio nationale.
Cet accord vise à soutenir les efforts
du gouvernement à assainir les finances publiques.
Il s'agit du second accord du genre
après celui d'avril dernier, d'un montant de 1,5 milliard FCFA (2,25 millions
EUR).
Cet argent avait permis au gouvernement
du Pr Abel Goumba de payer un mois sur les reliquats de salaires hérités du
régime du président Ange-Félix Patassé, renversé le 15 mars dernier, ainsi que
le premier salaire payable par le nouveau régime (avril 2OO3).
Faute de liquidités, le nouveau pouvoir
centrafricain éprouve les plus grandes difficultés à verser les salaires des
fonctionnaires à terme échu, comme il s'y était engagé.
Ce don "témoigne une fois de plus notre
amitié et de notre sympathie envers le peuple centrafricain", a déclaré
l'ambassadeur de Chine à Bangui, Wang Ci Fa. "Notre peuple et le gouvernement
centrafricain apprécient à leur juste valeur le geste que le gouvernement et le
peuple chinois n'ont cessé de faire à l'endroit de la République
centrafricaine", a affirmé le Premier ministre Abel Goumba, ministre de
l'Economie et des Finances.
Outre ces contributions, Pékin a
également apporté son concours à la Centrafrique pour l'organisation d'un
recensement général de la population, prévu en décembre prochain. Par ailleurs
la Chine populaire a lancé en septembre dernier les travaux de construction d'un
stade de 2O.OOO places à Bangui et termine en ce moment, à 15 km à l'ouest de
Bangui, un projet de construction de 1OO logements sociaux.
La France accorde une aide d'urgence de 7OO millions de
FCFA à la RCA
BANGUI, 21 oct 2003 (AFP) - 19h38 - La
France va accorder une aide d'urgence de 7OO millions de F.FCFA (environ un
million d'euros) à la Centrafrique pour l'aider à faire face au paiement des
salaires des fonctionnaires, a annoncé mardi à Bangui l'ambassadeur de France en
Centrafrique, Jean-Pierre Destouesse.
"Cela ne résoudra pas tous les
problèmes, mais c'est un petit ballon d'oxygène pour détendre un tout petit peu
la tension budgétaire", a déclaré le diplomate français à la radio nationale.
L'ambassadeur de France a annoncé cette
aide à l'issue d'un entretien avec le président centrafricain François Bozizé,
qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat, le 15 mars, et instauré un régime
de transition.
Le gouvernement centrafricain peine
depuis cet été à payer les salaires des fonctionnaires, qui attendent de
percevoir leurs solde d'août et de septembre Les fonctionnaires centrafricains
ont cumulé jusqu'à 36 mois d'arriérés de salaires sous les présidences d'André
Kolingba (1981-93) et d'Ange-Félix Patassé (1993-mars 2003).
"Accorder une aide budgétaire sans
qu'il y ait un accord du FMI (Fonds monétaire international), c'est quand même
quelque chose qui est depuis une dizaine d'années extraordinaire", a souligné M.
Destouesse.
La France n'accorde plus d'aide
budgétaire ou de remises de dette bilatérales à des pays n'étant pas liés par un
accord avec le FMI. "C'est particulièrement parce qu'il y a urgence, parce qu'il
y a des vraies difficultés, que le gouvernement français a décidé d'accorder
cette aide budgétaire", a ajouté l'ambassadeur français.
Le diplomate a indiqué que la France
préparait avec l'Union européenne un programme d'assistance technique à la
Centrafrique "pour aider au redressement des finances publiques sur le long
terme", soulignant que ce programme ne pourrait être mis en place avant 2004.
L'ambassadeur de France a par ailleurs
invité à la "patience" les anciens partisans armés du général Bozizé, qui se
rassemblent depuis quelques jours à la sortie nord de Bangui pour exiger d'être
payés.
"Il ne faut pas qu'ils s'imaginent que
parce qu'ils ont contribué (au changement: ndlr), ils doivent tirer des
bénéfices éternels de leur combat", a-t-il dit.
Université: don français de 400 millions de francs CFA
à la RCA
BANGUI, 1er oct 2003 (AFP) - 19h41 - La
Centrafrique et la France ont signé mercredi une convention de financement de
4OO millions de francs CFA (610.000 euros) pour l'Université de Bangui, a
annoncé la radio nationale centrafricaine. La France consacrera en tout un
milliard de F.CFA à l'enseignement supérieur et la recherche ces trois
prochaines années, dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale, hors
assistance technique. Six assistants techniques de la coopération française
interviendront dans ce projet.
"Cet appui de la France semble venir comme un
gage de fidélité", "une marque de confiance aussi", a déclaré lors d'une
cérémonie l'ambassadeur de France à Bangui, Jean-Pierre Destouesse. Le ministre
centrafricain délégué à l'Economie, aux Finances et au Budget, Daniel N'ditiféï
Boysémbé, a précisé que cette convention s'inscrivait "dans la logique des
précédents soutiens financiers de la France à la RCA". "Elle intervient surtout
à un instant crucial de la vie de la nation centrafricaine qui accepte avec
bienveillance le concours de la France, partenaire traditionnel et privilégié",
a-t-il ajouté.
Ce projet va notamment permettre la professionnalisation de
l'Institut supérieur de développement rural (ISDR), des Faculté des sciences,
lettres et sciences humaines, ainsi que de l'Institut universitaire de gestion
des entreprises (IUGE).
Le FAD va financer un projet de lutte contre le sida en
Afrique centrale
TUNIS, 11 sept 2003 (AFP) - 14h09 - Le
Fonds africain de développement (FAD) a approuvé un don de 8,3 millions de
dollars pour un projet de lutte contre le sida dans les pays riverains des
fleuves Congo, Oubangui et Chari, annonce jeudi un communiqué de la Banque
africaine de développement (BAD) à Tunis. Le projet vise à renforcer
l'intégration régionale dans la lutte contre le VIH/Sida entre quatre pays:
Congo, République Centrafricaine, République démocratique du Congo et Tchad.
"Ces pays connaissent des mouvements
transfrontaliers importants de population et doivent coordonner et harmoniser
leurs stratégies pour mener une lutte efficace contre le VIH/Sida", indique le
communiqué de la BAD.
Le projet complètera les plans d'action
nationaux de lutte contre le sida grâce à une intervention auprès de populations
mobiles et migrantes le long des fleuves, le plus souvent écartées des
stratégies nationales de lutte.
Trente-huit sites ont été identifiés
pour abriter les activités du projet: 5 au Tchad, 10 en Centrafrique, 11 au
Congo et 12 en RDCongo, situés le long des fleuves Congo-Oubangui et au sud du
Tchad à la frontière avec la RCA.
L'Afrique subsaharienne est de loin la
plus touchée par la pandémie du VIH/sida avec 29,4 millions de personnes vivant
avec la maladie, soit 70% des cas mondiaux, rappelle la BAD.
Quelque 3,5 millions de nouvelles
infections s'y sont produites en 2002 et l'épidémie a tué environ 2,4 millions
d'Africains au cours de cette même année, le taux moyen de prévalence du VIH
dans les quatre pays étant de 11% au sein de la population sexuellement active.
D'un coût total de 9,1 millions de
dollars, le projet est cofinancé par le FAD, l'ONUSIDA et les gouvernements des
quatre pays concernés, le don du FAD représentant 92% du coût total du projet.
Le Fonds mondial de lutte contre le sida accorde 5,3
Mds FCFA à la RCA
BANGUI, 11 août 2003 (AFP) - 17h34 - Le
Fonds mondial de lutte contre le sida a octroyé une subvention de 5,3 milliards
de francs CFA (8 millions d'euros) à la République centrafricaine (RCA) pour
l'aider à lutter contre la pandémie, a annoncé lundi la radio nationale
centrafricaine.
Cette subvention a fait l'objet d'une
convention signée par le Premier ministre centrafricain, Abel Goumba et le
représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement
(PNUD) en RCA, Stan N'Kwaïn, selon la même source.
"C'est le début de la matérialisation
de l'aide internationale à la lutte contre le sida en RCA", a déclaré le
représentant du PNUD.
La RCA, avec un taux de prévalence du
virus HIV de 15% est l'un des dix pays les plus touchés du continent africain,
le premier en Afrique centrale.
Retraites: l'UE accorde 5
mds de FCFA à la RCA pour payer des arriérés
BANGUI, 2O nov 2002 (AFP)- 18h16 - Le gouvernement centrafricain a indiqué
mercredi avoir obtenu "un appui de l'Union Européenne" (UE), d'un montant de 5
milliards de francs CFA (7,6 millions d'euros) destiné "à payer des arriérés de
pensions" des civils retraités, a annoncé à Bangui la Radio publique.
"Cet appui sera consacré au paiement des pensions civiles du 3ème trimestre
2OOO", a précisé la radio, citant un communiqué gouvernemental.
Une équipe de consultants mandatés par l'UE séjournera à Bangui du 24
novembre au 2O décembre pour superviser le bon déroulement des opérations de
paiement, selon ce communiqué.
Le gouvernement centrafricain a souligné que ce geste de l'UE faisait suite à
un précédent appui de 4,3 milliards de FCFA, (6,5 millions d'euros) qui avait
permis de réduire le montant des arriérés de l'Etat vis-à-vis du secteur
bancaire en septembre dernier.
Les arriérés de pensions des fonctionnaires civils retraités sont estimés à 8
trimestres au titre des années 2000 à 2002.
Les fonctionnaires centrafricains en activité cumulent pour leur part jusqu'à
deux ans d'arriérés de salaires étalés sur plusieurs années, générant un grogne
sociale récurrente et un absentéisme records.
La Centrafrique a connu le 25 octobre dernier une nouvelle tentative de coup
d'Etat, son sixième soulèvement militaire depuis 1996.
L'Allemagne finance la construction d'un pont dans la
préfecture du président Patassé
BANGUI, 3 juin 2002 (AFP) - 19h57 - Le Premier
ministre centrafricain Martin Ziguélé a donné ce week-end le coup d'envoi des
travaux de construction d'un pont financé par l'Allemagne sur la rivière Lim,
dans la préfecture de l'Ouham-Pendé (nord-ouest), région d'origine du président
Ange-Félix Patassé, a annoncé lundi à Bangui la radio nationale centrafricaine.
Long de 12O m et d'un coût total de 1,77
milliard de francs CFA, le pont sur la Lim, à N'gaoundaye, à la frontière avec
le Cameroun et le Tchad, sera construit par l'entreprise Française Baudin
Chateauneuf, a-t-on indiqué de même source.
Il s'agit de la seconde réalisation de
l'Allemagne dans l'Ouham-Pendé cette année après l'hôpital de Paoua, ville
natale du président Patassé. Financé à hauteur de 7OO M FCFA (environ un million
EUR), cet hôpital a été inauguré il y a trois mois par le chef de l'Etat
centrafricain.
Dans le cadre de deux projets, l'Allemagne
entretient le réseau routier dans cette préfecture afin de faciliter les
échanges entre l'Ouham-Pendé, productrice de coton, de mil, de maïs, de manioc,
et d'arachides, et les autres régions de la RCA, ainsi que les pays voisins,
notamment le Cameroun et le Tchad.
En 1992, l'Allemagne avait déjà construit un
pont métallique de près de 15O mètres sur la rivière M'béré dans l'Ouham-Pendé,
proche de la frontière camerounaise.
Le président Patassé comme M. Ziguélé sont
originaires de cette préfecture qui constitue, avec celle l'Ouham voisine, les
fiefs du chef de l'Etat centrafricain. Ces deux préfectures sont aussi les plus
peuplées du pays.
Programme de coopération UE-Centrafrique pour 106,5 millions d'euros
BRUXELLES, 27 fev 2002 (AFP) - 15h10 - La
Commission européenne a signé avec la République Centrafricaine un programme de
coopération pour la période 2002-2007 d'un montant de 106,5 millions d'euros,
dans le cadre de l'accord de partenariat qui lie l'UE aux pays ACP (Afrique,
Caraïbes, Pacifique), a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.
"Les fonds sont destinés à la réalisation
d'objectifs prioritaires tels que la lutte contre la pauvreté, le désenclavement
du pays et la promotion de la bonne gouvernance et de l'Etat de droit", a
souligné la Commission.
La Commission a mis en exergue l'importance pour
la République Centrafricaine de "consolider la concorde nationale et la paix
civile" notamment "par le développement des principes démocratiques".
Au cours des quinze dernières années, la
Commission a apporté une aide à la République Centrafricaine totalisant 272
millions d'euros.
Les accords de Cotonou sur la coopération
UE-ACP, signés en juin 2000 à Cotonou, prévoient que les pays ACP signent avec
la Commission européenne un document de stratégie pour avoir accès aux aides au
développement prévues dans le cadre du Fond européen pour le développement
(FED).
Ce fonds est doté en théorie de 13,5 milliards
d'euros pour la période 2000-2007, auxquels s'ajoutent 9,9 milliards d'euros des
périodes précédentes, qui n'ont pas été dépensés.
Sida: l'assemblée centrafricaine autorise un prêt de la Banque Mondiale
BANGUI, 16 jan 2002 (AFP) - 16h14 - L'Assemblée
nationale centrafricaine a autorisé mercredi les autorités à ratifier un prêt de
la Banque mondiale (BM) de 12 milliards de francs CFA (18,2 millions d'euros)
destiné à un plan national de lutte contre la propagation du sida, a annoncé la
radio nationale.
Ce prêt, dont les modalités de remboursement
n'ont pas été précisées, permettra au Comité national de lutte contre le sida (CNLS)
de financer l'achat de fournitures, de procéder à des audits, de favoriser la
formation de cadres et d'exécuter des sous-projets communautaires, selon la même
source.
En l'espace d'une décennie, le taux officiel de
prévalence du VIH-sida a doublé en République centrafricaine, passant de 7% à
14%, ce qui en fait l'un des 1O pays les plus touchés au monde et le premier en
Afrique centrale.
Ce taux est probablement sous-estimé, compte
tenu des difficultés d'accès aux soins de la population et d'une méconnaissance
encore largement répandue de la maladie. De nombreux décès liés au sida sont
ainsi attribués à d'autres causes.
Face à ce fléau, qui décime en particulier les
cadres déjà peu nombreux du pays, le gouvernement a élaboré un programme
national de lutte contre le sida visant à réduire le taux de prévalence et à
améliorer les conditions de vie des malades.
La
France octroie plus de 5 milliards de FCFA à la Centrafrique
BANGUI, 10 mars 2001 (AFP) - 16h00 - Le
gouvernement centrafricain et la France ont signé à Bangui quatre conventions de
financement pour une aide d'un montant supérieur à 5,3 milliards FCFA (53 M de
FF), a-t-on appris samedi de source diplomatique française.
Deux subventions, financées sur les ressources
du Fonds de solidarité prioritaire (FSP), sont destinées à appuyer la
structuration des organisations professionnelles dans le secteur agricole,
notamment les associations d'éleveurs et d'agriculteurs implantées un peu
partout en Centrafrique.
Les deux autres subventions, accordées sur les
fonds de l'Agence française de développement (AFD), doivent servir à la
réhabilitation d'un tronçon de la route dite du "4ème parallèle", un axe qui
relie le port de Mombasa (Kenya) à celui de Douala (Cameroun) en traversant tout
le territoire centrafricain, ainsi qu'un projet de développement du secteur
forestier dans le sud-ouest du pays.
Le
FMI accepte l'attribution à la Centrafrique de 10 millions de dollars
WASHINGTON, 10 jan 2001 (AFP) - 0h19 - Le
conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a accepté
mercredi le programme proposé par la République centrafricaine pour 2001, ce qui
va lui permettre de tirer 10 millions de dollars sur sa ligne de crédit
disponible auprès de l'institution financière.
Ce programme porte sur la deuxième année de la
facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance qui porte sur un
total de 20 millions de dollars.
D'une durée totale de trois ans, le programme
global de la Centrafrique avait été accepté par le FMI en juillet 1998. Il porte
au total sur 65 millions de dollars dont 32 millions ont déjà été déboursés.
La décision annoncée mercredi est de principe et
sa confirmation attend encore l'acceptation par la Banque Mondiale du programme
de réduction de la pauvreté proposé par les autorités de Bangui.
Le directeur général adjoint du FMI, Stanley
Fischer, a souligné que la République centrafricaine avait connu une année
difficile en 2000 en raison de manquements dans l'application du programme et de
la hausse des prix du pétrole.
La Centrafrique a aussi souffert du doublement
du coût d'acheminement des importations de pétrole provoqué par la suspension
des approvisionnements depuis Kinshasa.
La baisse des recettes fiscales liée au
ralentissement de l'activité économique a conduit à une accumulation d'arriérés
sur le service de la dette et sur la paye des fonctionnaires qui sont en grève
depuis deux mois.
"Les mesures appliquées dans le dernier
trimestre 2000 et prévues pour 2001 devraient aider les autorités à reprendre le
contrôle des finances publiques et jeter les bases pour une reprise de la
croissance", estime le Fonds.
Le FMI a souligné que la ligne de crédit
accessible pour la deuxième année du programme avait été augmentée de 5 millions
de dollars par rapport aux montants initialement fixés.
Crise économique en
RCA: le président Patassé accuse le FMI et la BM
GBOUEN (Centrafrique), 18 oct 2000 (AFP) - 16h57
- Le président centrafricain Ange-Félix Patassé a violemment accusé les
institutions de Bretton Woods d'être "responsables" de la crise économique qui
frappe son pays, confronté depuis mardi à une grève "d'avertissement" générale
de quatre jours dans la Fonction publique.
"La situation que nous vivons, j'en rends
directement responsable le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque
mondiale (BM), parce que nous nous sommes saignés afin de rembourser nos dettes
et que, de leur côté, ils avancent des arguments fallacieux pour retarder le
règlement du dossier centrafricain", a déploré M. Patassé au cours d'un
entretien avec un journaliste de l'AFP.
Interrogé lors d'un de ses fréquents séjours
dans son domaine agricole expérimental privé de Gbouen (environ 80 km à l'ouest
de Bangui), où il affirme, en tant qu'ingénieur agronome de formation, "pouvoir
bientôt nourrir" son peuple, le président Patassé ne mâche pas ses mots.
"Nous, Centrafricains, nous nous serrons la
ceinture depuis plusieurs années, ce qui nous a permis de rembourser presque
toutes les dettes de l'ancien régime (de son prédécesseur André Kolingba, ndlr)
et les institutions de Bretton Woods viennent maintenant nous créer des
difficultés injustifiées", proteste-t-il.
Le régime de Bangui, qui vient de connaître des
années difficiles en raison des mutineries militaires à répétition de 1996/97,
attend toujours le second décaissement de 13 millions de dollars US du FMI et de
la Banque mondiale, promis depuis plusieurs mois par Washington.
Signature de trois conventions de coopération entre la RCA et la France
BANGUI, 7 juil 2000 (AFP) - 11h50 - La
République centrafricaine (RCA) et la France ont signé jeudi à Bangui trois
conventions de coopération dotées d'un financement total de 1,950 milliard de
francs CFA (195 millions de FF), a-t-on appris vendredi de source officielle.
Ces conventions, d'une durée de trois ans
chacune, concernent des projets d'appui à la sécurité civile (75O M de F CFA),
au système éducatif EDUCA 2000 (6OO M de F CFA) et aux structures rurales en
zone cotonnière (6OO M de F CFA) en RCA, a-t-on indiqué de même source.
Paris offre 14 millions de dollars pour réformer l'armée de Centrafrique
NEW YORK (Nations Unies), 16 mai 2000 (AFP) -
22h54 - La France a offert 14 millions de dollars sur trois ans pour
restructurer les forces armées de Centrafrique afin d'aider à consolider la paix
dans ce pays, a déclaré mardi un responsable militaire français.
Cette offre a été faite lors d'une conférence de
deux jours à l'ONU visant à réunir des fonds pour accélérer les réformes en
Centrafrique, théâtre de mutineries militaires à répétition en 1996 et 1997.
Une mission de maintien de la paix de l'ONU (MINURCA),
ayant succédé en 1998 à une force africaine, s'est achevée le 15 février après
avoir assuré la réconciliation nationale et l'organisation d'élections
générales, conformément aux accords de paix de Bangui de janvier 1997.
Considérée comme un des succès de l'ONU sur le
continent africain, la mission de l'ONU n'a toutefois pas mené à bien la réforme
de l'armée, une nécessité après les nombreux coups d'Etat survenus dans ce pays
depuis son indépendance en 1960.
"Il s'agit de restructurer l'armée sur une base
multi-ethnique", a déclaré à l'AFP le général Jean-Philippe Roux, directeur de
la Coopération militaire et de défense au ministère des Affaires étrangères.
La réforme doit permettre de surtout dissoudre
la garde présidentielle (1.200 soldats), de renforcer les forces armées (FACA)
en les faisant passer de 3.000 à 4.200 hommes, de démobiliser les forces
para-militaires et de récupérer les armes.
La restructuration de ses forces est estimée par
la Centrafrique à 50 millions de dollars sur trois ans.
A l'initiative de l'Allemagne, la conférence a
réuni lundi et mardi le Premier ministre centrafricain Anicet Georges Dologuele,
les pays donateurs, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et des
agences de l'ONU.
Mission du FMI à
Bangui pour l'amélioration des recettes fiscales
BANGUI, 19 déc 1999 (AFP) - 12h14 - Une
délégation du Fonds monétaire international (FMI) séjourne actuellement à Bangui
pour une mission destinée à améliorer les recettes fiscales en Centrafrique,
a-t-on appris dimanche de source officielle.
Conduite par M. Patrick Fossat du département
Finances publiques du FMI à Washington, cette mission est destinée à remettre
aux autorités centrafricaines le rapport du FMI sur les douanes et impôts et de
préparer la mise en place d'une taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Le chef de la mission fiscale du FMI préconise
"une assistance technique du Fonds qui passerait périodiquement en Centrafrique
pour le suivi des grandes décisions arrêtées".
Il propose également comme mesures à appliquer:
la suppression des exonérations et passe-droits à des dignitaires du régime,
Organisations non gouvernementales (ONG) et églises, ainsi que l'exonération des
droits de douanes sur les produits pétroliers.
Après plusieurs atermoiements entre 1993 et
1997, la République centrafricaine a conclu en juillet 1998 avec le FMI un
programme de Facilité d'ajustement structurel renforcé (FARS) d'un montant de 40
milliards de FCFA (400 M FF) dont les décaissements, initialement étalés sur
trois ans, à raison d'environ 13 milliards par an, souffrent des piètres
performances des régies financières du pays.
Un premier décaissement a été effectué en 1998,
de l'ordre de 6 milliards de FCFA, puis un second en 1999 de 6,5 mds. Un
troisième pourrait avoir lieu au début de l'an 2000, a-t-on ajouté de même
source.
Le Premier ministre centrafricain Anicet Georges
Dologuélé a fait de la lutte contre la corruption et surtout la fraude une
affaire personnelle en s'engageant "solennellement" le 25 novembre 1999 devant
les députés à combattre ces deux fléaux, notent les observateurs.
Octroi d'un crédit de 11 M de USD du FMI à la République centrafricaine
WASHINGTON, 3 juil 1999 (AFP) - 0h58 - Le Fonds
monétaire international (FMI) a annoncé vendredi l'octroi d'un crédit
supplémentaire de 11 millions de dollars (8,24 millions de DTS) à la République
centrafricaine.
Ce crédit a été accordé à l'issue de l'examen de
mi-parcours du programme de réformes économiques et financières de trois ans mis
en oeuvre par le gouvernement en 1998 et soutenu par une facilité élargie
d'ajustement structurel du Fonds, précise un communiqué de l'institution
internationale.
L'Allemagne relance ses relations diplomatiques avec la Centrafrique
BANGUI, 7 juin 1999 (AFP) - 19h22 - Un nouvel
ambassadeur d'Allemagne a présenté lundi ses lettres de créance au président
centrafricain Ange-Félix Patassé, après une absence de trois ans d'un
représentant de ce pays provoquée par les mutineries militaires de 1996-97,
a-t-on appris de source officielle.
Les deux pays ont signé à cette occasion un
accord d'aide bilatérale d'un montant de 8,4 milliards de francs CFA (84
millions FF), a-t-on ajouté.
"La République fédérale allemande continuera
d'être aux côtés de la République centrafricaine pour l'aider à résoudre les
tâches liées à son développement", a déclaré l'ambassadeur Klauz Olderbaum, qui
a résidence à Yaoundé, au Cameroun.
Le chef de l'Etat lui a assuré que "la RCA est
un pays qui a retrouvé aujourd'hui la paix et la sécurité" et l'a invité à
reprendre résidence à Bangui "avant l'an 2.000", a-t-on ajouté de même source.
L'ambassade d'Allemagne à Bangui avait fermé ses
portes fin 1996 pour cause "d'insécurité".
Aide de 7,3 millions de dollars du PAM à la Centrafrique
ABIDJAN, 8 avr 1999 (AFP) - 15h09 - Le Programme
alimentaire mondial (PAM) a accordé jeudi une aide de 7,3 millions de dollars à
la Centrafrique pour lutter contre la malnutrition chez les enfants, a annoncé
cette institution à Abidjan.
Le projet est "constitué de 9.000 tonnes de
vivres qui serviront à fournir un petit déjeuner et un repas chaud à midi à
25.000 élèves en zone rurale, ainsi qu'à 12.000 enfants des jardins d'enfants".
Il vise notamment à "atténuer les conséquences de l'insécurité alimentaire et de
la pauvreté sur les populations les plus démunies".
Il permettra également de "fournir des vivres
aux écoles primaires en zone rurale en vue d'augmenter la fréquentation scolaire
chez les filles et dans les centres de réhabilitation nutritionnelle pour
prévenir les rechutes", précise le communiqué.
Selon le PAM, "un quart des enfants en
République centrafricaine souffrent de malnutrition, qui découle d'une
alimentation inadéquate due à la pauvreté des ménages".
Les opérations du PAM en République
centrafricaine, qui ont débuté en 1968, s'élèvent actuellement à environ 39
millions de dollars, dont 33 millions consacrés aux projets de développement.
Source: AFP
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