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Les activités de la Banque
Mondiale dans la zone franc, du 1er juillet 2003 au 30 juin 2004.
Source:
Réunion des ministres de la zone franc à Paris, Septembre 2004
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Le niveau des engagements de la Banque mondiale dans la zone franc
enregistré en 2004 remonte, alors que l'activité en Afrique sub-saharienne
s'est maintenue. La part de financement en dons, lesquels
représentent 30% des engagements, monte en puissance.
Les transferts nets en faveur des pays de la zone continuent de
progresser, sous l'effet d'un profil de service de la dette plus
favorable et de l'effet de l'allègement PPTE pour les pays ayant
atteint leur point de décision ou leur point d'achèvement.
La création d'un fonds de 25 MUSD, pour répondre au problème
spécifique des pays en arriéré et non post-conflit -pour lesquels
l'AID ne dispose pas d'instrument pour intervenir-, renforce l'action
de la Banque mondiale en faveur des pays pauvres les moins performants
(" LICUS - Low Income Countries Under Stress ")
La Banque mondiale consacre 1 MdUSD à la lutte contre le sida et
lance une nouvelle génération de programmes multi-pays en faveur de
l'Afrique.
La Banque mondiale propose une reconstitution ambitieuse au titre
de l'AID-14 (+ 30 %). La priorité africaine est réaffirmée
(l'Afrique devrait bénéficier de la moitié des ressources).
1 -Reprise des engagements :
Les engagements de la Banque Mondiale ont légèrement
augmenté durant l'année budgétaire 2004, pour atteindre 632,6
millions de dollars, soit une hausse de 15% par rapport à
l'exercice 2003 (549,8 millions de dollars). Cette augmentation
résulte notamment de la relance des opérations au Mali. Les
engagements sur crédits du guichet AID représentent 68,6% du total
alors que les interventions en dons sur guichet AID-13 montent en
puissance (194 millions de dollars sur l'exercice budgétaire 2004, en
augmentation de 34% par rapport à l'exercice précédent).
Les engagements en faveur de la région Afrique marquent une nette
reprise avec une augmentation de 10% sur l'exercice budgétaire 2004
pour atteindre 4,1 milliards de dollars. La part de la zone franc
dans les engagements de la Banque en Afrique subsaharienne
s'élève, comme pour l'exercice précédent, à 15%.
Le volume des concours à l'ajustement en faveur des pays de la
zone franc a fortement augmenté pour atteindre 279,3 millions de
dollars (contre 75 millions en 2003), représentant 44% total des
crédits accordés. Le Burkina Faso et le Bénin bénéficient de
crédits d'appui pour la réduction de la pauvreté (CARP ou Poverty
Reduction Support Credit - PRSC) nouvel instrument financier destiné
à soutenir les CSLP. Outre l'exigence d'un cadre macroéconomique et
fiduciaire satisfaisant, le niveau des systèmes de gestion et de
contrôle des dépenses publiques constitue également une des
principales conditions préalables à l'accès à ce type
d'instrument. L'objectif de moyen terme est d'évoluer vers ce type
d'intervention pour la plupart des pays de la zone.
Les engagements sous forme d'aide-projet atteignent 359 millions
de dollars (contre 474,8 millions pour l'année budgétaire 2003)
soit 56% du total des engagements en faveur de la zone franc (contre
86% en 2003). Les nouveaux concours ont concerné huit pays de la zone
franc et porté sur divers secteurs : plusieurs projets de lutte
contre le sida dans le cadre du prêt programme évolutif multi-pays
pour l'Afrique, l'éducation, les infrastructures et le développement
rural.
2- Décaissements et transferts nets de la
Banque mondiale en faveur des pays de la zone franc :
Les versements bruts ont augmenté de 21 % durant l'exercice
budgétaire 2004 pour atteindre 783 millions de dollars (dont
761 millions pour l'AID et 22 millions pour la BIRD) contre 669
millions de dollars en 2003.
Les transferts nets globaux (BIRD et AID) en faveur des pays
de la zone franc, avant et après prise en compte de l'effet de
l'initiative PPTE, demeurent largement positifs, s'élevant
respectivement à 434 millions de dollars et 485 millions de dollars.
Les transferts nets pour la zone franc représentent 21% des
transferts nets globaux (après prise en compte de l'impact PPTE)
envers l'Afrique subsaharienne (total de 2.272 millions de dollars).
Ils ont ainsi augmenté de 18% pour l'ensemble de l'Afrique
subsaharienne et de 21% pour les pays africains de la zone franc, en
raison notamment des allègements PPTE reçus par plusieurs pays.
3- Activités de la SFI et de l'AMGI :
Les nouveaux engagements de la SFI (Société financière
internationale) dans la zone franc se limitent à deux opérations en
Côte d'Ivoire et au Mali. On peut, en revanche, relever une reprise
de l'activité pour l'ensemble de l'Afrique subsaharienne sur l'année
budgétaire 2004 avec un total d'engagements de 345 millions de
dollars contre 140 millions de dollars en 2003.
La direction de la SFI a lancé une nouvelle stratégie et un
modèle d'intervention pour l'Afrique subsaharienne plus adaptés au
contexte du continent, orientés vers l'assistance technique aux
entreprises, le secteur des petites et moyennes entreprises en liaison
avec l'initiative AID/SFI (appui conjoint au financement des PME) et
l'amélioration du climat de l'investissement. Elle compte utiliser
son instrument dédié à l'assistance technique, Africa Project
Development Facility, pour être plus proche du réseau des PME.
Quant à l'AMGI (Agence Multilatérale de Garantie des
Investissements), elle a réalisé trois opérations durant l'année
budgétaire 2004 en Afrique sub-saharienne (dont une opération au
Mali), représentant un montant total de garanties de 130 millions de
dollars contre 116 millions en 2003. Ce faible niveau des garanties en
Afrique sub-saharienne s'inscrit dans une baisse générale du volume
des opérations de l'AMGI.
L'AMGI cherche à adapter ces outils d'intervention à la taille
des opérations d'investissement privé sur le continent africain
et a monté dans cet esprit un accord cadre de délégation de
garantie à la Banque Ouest Africaine de Développement. Elle a aussi
récemment approuvé (en mars 2004) un programme destiné aux petites
et moyennes entreprises visant à réduire les coûts de transaction
liés à la mise en place des garanties (coûts et délais) et ainsi
attirer des investisseurs de taille modeste dans des projets de
petites et moyennes entreprises. Ce programme cible en particulier la
région Afrique qui, selon les équipes de l'AMGI, présente un
potentiel important.
4- Politique d'intervention et
orientations stratégiques :
- Reconstitution de l'AID et débat prêt/don :
La réunion des suppléants de l'AID à Hanoi, début juillet, a
permis à l'AID de présenter aux donateurs une première esquisse de
la 14ème reconstitution (2005-2007) qui s'élèverait à 28 milliards
d'euros (contre 21,7 pour la période 2002-2004). Les services de la
Banque ont également présenté plusieurs cadres opérationnels
d'analyse de la viabilité de la dette qui devraient permettre de
déterminer l'allocation des dons aux pays bénéficiaires. La Banque
a également présenté les évolutions de son système de mesure des
résultats et l'articulation avec le financement des objectifs du
millénaire.
La prévision d'allocation géographique des ressources de l'AID-14
a été largement débattue et la France, avec d'autres donateurs, a
défendu la priorité politique que représentait l'Afrique et soutenu
l'objectif d'allocation de la moitié des ressources AID vers ce
continent.
La Banque estime qu'elle pourrait augmenter de 70% les dépenses de
l'AID sans rencontrer de goulot d'étranglement lié à sa capacité
d'absorption ou celle des pays. Elle a cependant retenu un scénario
plus modeste (+30% d'augmentation des ressources) qui doit lui
permettre de préserver sa part relative dans l'APD.
La Banque a présenté aux donateurs le cadre d'analyse de la
viabilité de la dette qui doit fonder l'allocation des crédits AID.
Les donateurs ont soutenu les principes de ce cadre d'analyse,
considérant que le niveau d'endettement d'un pays, sa vulnérabilité
aux chocs et sa capacité institutionnelle sont les déterminants
essentiels pour définir la capacité d'endettement d'un pays et par
voie de conséquence l'octroi de dons. Les donateurs ont également
insisté sur la nécessité de conserver un cadre opérationnel
récompensant la performance et ne pénalisant pas, en termes d'octroi
de dons par exemple, les pays menant des politiques de gestion de la
dette prudente. Le dispositif technique opérationnel n'a pas encore
été cependant agréé.
Plusieurs donateurs ont mis en garde contre la tentation exprimée
par certains d'accroître la part de financement en dons qui risque de
se traduire par un recours plus limité à l'effet de levier de la
dette, pesant ainsi sur la capacité financière à moyen terme de l'AID
au moment où des solutions pour accroître les flux d'aide sont
recherchés. La France avec d'autres donateurs a plaidé pour le
maintien d'un plafond pour les dons afin de conserver un juste
équilibre entre deux objectifs légitimes : ne pas ré-endetter les
pays dont la situation financière est tendue, ne pas compromettre la
capacité de l'AID à soutenir les pays pour atteindre les objectifs
du millénaire.
- Initiative de la Banque mondiale concernant les pays pauvres
les moins performants :
(" LICUS : Low Income Countries Under Stress ")
La Banque a fait un premier bilan, deux années après son
lancement, de l'initiative LICUS. Cette initiative a pour but
d'améliorer l'efficacité de l'aide dans des pays où le contexte
institutionnel et la qualité de la gouvernance sont particulièrement
faibles, en mettant l'accent sur une approche socio-politique
permettant d'identifier les partenaires susceptibles de soutenir un
processus de réforme, sur le transfert des connaissances et le
renforcement des capacités, et sur l'identification des canaux les
plus appropriés pour acheminer l'aide vers les plus pauvres.
Sur cette période, la Banque a affiné les stratégies d'approche
spécifiques à ces pays (différenciés en fonction des scenarii post
conflit ; en transition lente ; en détérioration ou stagnation ... )
et l'élaboration de programmes ciblés et innovant, en concertation
avec les autres partenaires bi- et multilatéraux. Elle a par ailleurs
ajusté ses moyens opérationnels en renforçant la collaboration au
sein des différents services impliqués (géographiques, unités
LICUS et PPTE, recherche, World Bank Institute, sectoriels), en
mettant en place des mesures incitatives et des actions de formation
spécifiques pour attirer les ressources humaines requises sur ces
pays et en revoyant à la hausse les allocations de budget
administratif pour les unités concernées.
Au travers de l'AID 13, des outils spécifiques avaient été
créées (fonds fiduciaire post conflit) permettant à certains types
de pays LICUS d'accéder à des financements. Pour répondre au
problème spécifique des pays en arriéré et non post-conflit, pour
lesquels l'AID ne dispose pas d'instrument pour intervenir, la Banque
a créé un fonds fiduciaire destiné à financer des opérations
permettant l'enclenchement de dynamiques de réforme et venant
soutenir des actions d'urgence dans le domaine de la santé et de
l'éducation.
Les pays visés sont essentiellement situés sur le continent
africain, notamment dans la zone franc (Comores, RCA, Togo). Cet outil
permettra à la Banque de maintenir le dialogue avec ces pays, en
concertation étroite avec les autres bailleurs de fonds et de
travailler à la normalisation de leur situation.
- Actions de la Banque pour la lutte
contre le sida en Afrique :
Le rapport d'étape de la Banque sur ses activités en faveur de la
lutte contre l'épidémie du VIH sida, présenté en juillet dernier,
rappelle le bilan très lourd pour l'Afrique et l'ampleur des enjeux
pour son développement. Avec plus de 50 millions d'Africains
infectés depuis le début de l'épidémie, trois millions de
personnes touchées chaque année et dix millions d'orphelins
aujourd'hui, l'Afrique est le continent le plus lourdement affecté.
La forte augmentation de la mortalité entraîne une diminution
significative de la productivité de l'économie et affaiblit les
capacités des pays. Il diminue les ressources budgétaires en pesant
lourdement sur la croissance (de 0,8% par an à des chiffres encore
plus catastrophiques) et met en péril les investissements réalisés
en vue du développement des pays (chaque année, environ 900 000
écoliers africains perdent leur professeur, environ 50 à 80% des
lits hospitaliers sont désormais dévolus à la prise en charge des
malades du sida).
Depuis 2000, date du lancement des premiers programmes
multisectoriels de lutte contre le sida en Afrique (Multi country
HIVAIDS Programs -MAP-), la Banque a consacré 1 Md $, dont 458 M USD
de dons (254 MUSD des montants versés) en étendant et adaptant
progressivement son action. Les MAP couvrent aujourd'hui 28 pays
africains dont la quasi-totalité des pays de la zone franc. Environ
40% des fonds bénéficient à la société civile. La Banque finance
sur dons les programmes régionaux, comme, par exemple, le projet sous-régional
dans le couloir de transport Abidjan-Lagos mis en place en novembre
2003, d'un montant de 16 M USD, qui bénéficie à cinq pays
frontaliers. Prenant en compte la question du traitement des
séropositifs, un autre programme régional triennal, d'un montant de
60 M USD, approuvé en juin 2004, vise à accélérer l'accès aux
traitements anti-rétroviraux dans trois pays (Burkina Faso,
Mozambique et Ghana).
Évolution des engagements de la BIRD et de l'AID en Afrique subsaharienne
et dans les pays de la zone franc
(en millions USD)
| Prêts
BIRD |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| Afrique
subsaharienne |
57,4 |
5 |
97,7 |
--- |
41,8 |
15 |
--- |
| dont
zone franc |
--- |
5 |
92,9 |
--- |
--- |
--- |
--- |
| en
% total Afr. subsaharienne |
|
100% |
95% |
|
|
|
|
| Crédits
AID |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| Afrique
subsaharienne |
2816,3 |
2213,5 |
2061,4 |
3369,6 |
3 816,60 |
2711,1 |
2822,5 |
| dont
zone franc |
1032,5 |
435,4 |
574,8 |
712,9 |
850,3 |
405,5 |
43 8,6 |
| en
% total Afr. subsaharienne |
37% |
20% |
28% |
21% |
22% |
15% |
16% |
| Dons
AID |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| Afrique
subsaharienne |
--- |
--- |
- |
63,9 |
50 |
1010,7 |
1293,4 |
| %
croissance |
--- |
--- |
--- |
--- |
-22% |
1921% |
28% |
| dont
zone franc |
--- |
--- |
--- |
63,9 |
--- |
144,3 |
194 |
| %
croissance |
|
|
--- |
--- |
-100% |
100% |
34% |
| en
% total Afr. subsaharienne |
|
|
|
100% |
--- |
14% |
15% |
| Total
BIRD + AID (crédits dons) |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| Afrique
subsaharienne |
2873,7 |
2218,5 |
2 159,10 |
3433,5 |
3908,4 |
3 736,80 |
4115,9 |
| %
croissance |
65% |
-23% |
-3% |
59% |
14% |
-4% |
10% |
| dont
zone franc |
1032,5 |
440,4 |
667,7 |
776,8 |
850,3 |
549,8 |
632,6 |
| %
croissance |
108% |
-57% |
52% |
16% |
9% |
-35% |
15% |
| en
% total Afr. subsaharienne |
36% |
20% |
31% |
23% |
22% |
15% |
15% |
Tableau 2.2 - Interventions de la Banque Mondiale dans les
pays de la zone franc pour l'année budgétaire
(30 juin- 1er juillet 2004) (en millions USD)
| Pays |
Engagements
2004 |
dont
aide-projet
(*) |
dont
ajustement
(**) |
Décaissements
2004 |
| Bénin |
20,0 |
--- |
20,0 |
18,9 |
| Burkina Faso (1) |
111,5 |
28,0 |
110,0 |
127,5 |
| Cameroun |
20,0 |
20,0 |
--- |
120,3 |
| Centrafrique |
--- |
--- |
--- |
1 |
| Comores |
13,3 |
13,3 |
--- |
6,4 |
| Congo (2) |
19,0 |
19,0 |
--- |
33,4 |
| Côte d'Ivoire |
--- |
--- |
--- |
48,6 |
| Gabon |
--- |
--- |
--- |
2,5 |
| Guinée Bissau |
7,0 |
7,0 |
--- |
25,3 |
| Guinée Équatoriale |
--- |
--- |
--- |
--- |
| Mali |
127,4 |
112,4 |
15,0 |
113,5 |
| Niger (3) |
120,6 |
44,8 |
75,8 |
75,5 |
| Sénégal |
40,5 |
--- |
40,5 |
142,9 |
| Tchad (4) |
20,0 |
2,0 |
18,0 |
67,2 |
| Togo |
--- |
--- |
--- |
-14,7 |
| Inter-Etats |
172,8 |
113,0 |
--- |
--- |
| TOTAL |
633,2 |
359,5
57% |
279,3
44% |
768,1 |
(*) Prêt
d'investissement spécifique, prêt-programme évolutif, prêt au développement
et à l'innovation, prêt d'assistance technique
(**) Prêt d'ajustement structurel
(1) Dont le montant en don s'élève
à environ 48 millions
(2) Dont le montant en don s'élève
à environ 13 millions
(3) Dont le montant en don s'élève
à environ 60 millions
(4) Dont le montant en don s'élève
à environ 23 millions
Volume des engagements de la Banque mondiale par pays de la zone franc
Évolution sur la période 1998-2004 (en millions USD)
Années budgétaires (30 juin - 1er juillet)
|
| AID |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| Bénin |
20,7 |
25,5 |
37,2 |
10 |
41 |
10 |
20 |
| Burkina
Faso |
41,3 |
20,2 |
25 |
136,7 |
121,6 |
160,1 |
138,1 |
| Cameroun |
203 |
28,2 |
37,6 |
57,8 |
5,5 |
81,1 |
20 |
| Centrafrique |
- |
- |
28 |
- |
17 |
14,5 |
- |
| Comores |
19,9 |
- |
- |
11,4 |
6 |
- |
13,3 |
| Congo
(République du) |
- |
- |
- |
- |
89,7 |
41 |
19 |
| Côte
d'Ivoire |
341,9 |
75,6 |
28,2 |
- |
212 |
- |
- |
| Guinée
Bissau |
11,7 |
- |
25 |
- |
26 |
- |
7 |
| Guinée
Équatoriale |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
| Mali |
21,5 |
40 |
139,9 |
70,4 |
113,5 |
- |
127,4 |
| Niger |
28 |
82,6 |
10,4 |
95,2 |
108,7 |
60 |
109,8 |
| Sénégal |
233 |
117,4 |
160,8 |
255 |
44,7 |
46 |
45 |
| Tchad |
5,3 |
40,9 |
82,7 |
67 |
64,6 |
137,1 |
20 |
| Togo |
106,2 |
5 |
- |
- |
- |
- |
- |
| Inter-Etats |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
113 |
| TOTAL
AID |
1032,5 |
435,4 |
574,8 |
703,5 |
850,3 |
549,8 |
632,6 |
| BIRD |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| Cameroun
(1) (2) |
- |
- |
53,4 |
- |
- |
- |
- |
| Congo
(1) |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
| Côte
d'Ivoire (1) |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
| Gabon |
- |
5 |
- |
- |
- |
- |
- |
| Tchad
(1) (2) |
- |
- |
39,5 |
- |
- |
- |
- |
| TOTAL
BIRD |
- |
5 |
92,9 |
- |
- |
- |
- |
(1)
Pays désormais éligibles à l'AID seulement
(2) Projet Doba
* * *
Source:
Réunion des ministres de la zone franc à Paris, Septembre 2004
|