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L’Observatoire Economique et
Statistique d’Afrique Subsaharienne (AFRISTAT) BP E 1600 Bamako Mali
Tél : (223) 221.55.00 / 221.60.73
Fax : (223) 221.11.40
e-mail : afristat@afristat.org
AFRISTAT est une organisation internationale
créée par un traité signé le 21 septembre 1993 à Abidjan par les 14 pays
africains membres de la Zone Franc suivants: Bénin, Burkina Faso, Cameroun,
Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Equatoriale, Mali,
Niger, Sénégal, Tchad et Togo.
En avril
1998, la Guinée-Bissau et la Mauritanie ont rejoint AFRISTAT, tandis que la
Guinée, le Cap Vert et le Burundi sont devenus Etats membres respectivement en
septembre 2000, septembre 2002 et avril 2006. Ceci porte à 19 le nombre d’Etats
membres. Au terme de l’article 5 du traité, tout Etat d’Afrique Subsaharienne
ou de l’Océan indien peut être admis à AFRISTAT.
AFRISTAT a pour mission de contribuer au
développement des statistiques économiques, sociales et de l’environnement dans
les Etats membres et de renforcer leurs compétences dans ces domaines.
AFRISTAT a pour rôle de conseiller les
Instituts nationaux de statistique des Etats membres et de soutenir leur
action. Il dispose de pouvoirs réglementaires dans le domaine de
l’harmonisation des concepts, des normes et des méthodes statistiques.
AFRISTAT s’inscrit ainsi dans la
préoccupation africaine d’intégration économique régionale qui suppose
l’homogénéité et la comparabilité des informations statistiques.
Cette
volonté d’harmonisation et d’intégration est mise en œuvre par AFRISTAT à
travers des opérations d’appui à la collecte, au traitement et à la diffusion
de l’information statistique ou aux analyses et synthèses économiques, selon le
programme de travail qui est défini par les Etats membres.
AFRISTAT, qui a son siège à Bamako au Mali,
a démarré ses activités le 2 janvier 1996.
Pourquoi
AFRISTAT ?
Chaque Etat,
chaque gouvernement, chaque décideur a besoin d’informations lui permettant de
piloter au mieux, et à moindre coût, sa gestion et son développement économique
et social. Il doit pour ce faire s’appuyer sur un système d’information complet
et crédible, lui permettant tout à la fois d’éclairer l’événement et de
conduire la décision.
Au niveau le
plus simple, il s’agit de disposer d’une plate-forme minimum d’information
statistique mais l’objectif final est la mise en place d’un système
d’information économique et sociale complet.
Pour
répondre, même de façon succincte, à ce besoin d’information, un minimum de
moyens (humains et matériels), dont ne disposent pas toujours les pays en voie
de développement, est nécessaire.
La création
d’AFRISTAT est la résultante d’un double constat, d’un nouveau contexte
politique et économique et d’une volonté affirmée d’intégration régionale.
En effet,
l’examen critique de l’exercice de la fonction statistique dans les pays
d’Afrique subsaharienne montre d’une part, l’absence d’un véritable décollage
des Instituts nationaux de statistique (INS) alors même que de nombreux
statisticiens ont été formés dans des écoles de haut niveau et que des outils
originaux ont été étudiés et testés et d’autre part, une inadaptation
croissante des politiques classiques de coopération statistique.
En outre, la
petite taille de certains pays de cette région ne leur permet pas de mettre en
place, avant de très nombreuses années et avec leurs seules ressources
nationales, des appareils statistiques complets et opérationnels.
Par
ailleurs, le début de la décennie 1990 a vu la naissance d’un processus de
démocratisation qui, à terme, devrait faire prendre conscience de la nécessité
pour tous les acteurs de la vie économique et sociale de disposer d’une
information statistique fiable et crédible. Dans le même temps, la crise
économique et financière génère, par le biais des programmes d’ajustement
structurel appuyés par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International,
une nouvelle demande de données statistiques à laquelle les INS ont du mal à
répondre.
Enfin le
nouveau contexte politique et économique marqué notamment par la globalisation
de l’économie a mis en lumière la nécessité d’une intégration économique plus
poussée des pays concernés.
Devant les
difficultés des INS pour répondre à ces besoins d’information, les Ministres de
l’économie et des finances des pays de la zone Franc ont décidé la mise en
place d’AFRISTAT, répondant ainsi aux recommandations du Plan d’Action
d’Addis-Abeba pour le développement de la Statistique en Afrique.
Que fait
AFRISTAT ?
D’une
manière générale, AFRISTAT œuvre pour le développement de la Statistique dans
les pays membres de cette institution. Cette action se traduit par des appuis
ponctuels que l’Observatoire apporte aux pays membres et même à d’autres pays
africains. Ces appuis couvrent divers domaines : organisation et gestion des
systèmes statistiques, comptabilité nationale et macroéconomie, prix et
enquêtes sur les dépenses des ménages, suivi du secteur informel, statistiques
agricoles, traitement des données, diffusion des données statistiques, etc. Il
organise aussi des ateliers régionaux ou sous-régionaux traitant des thèmes
d’intérêt commun. AFRISTAT intervient également dans les domaines de la
collecte, du traitement, de l’analyse et de la diffusion de l'information
socio-économique.
Comment
travaille AFRISTAT ?
Une équipe
de 23 experts anime les activités d’AFRISTAT: un Directeur Général, un
Directeur Général Adjoint, et 21 experts en comptabilité nationale, en
macroéconomie, en statistiques sociales, en enquêtes auprès des ménages, en
analyse de la pauvreté, en statistiques agricoles et de prix, en informatique,
en organisation institutionnelle des systèmes statistiques nationaux et en
gestion des projets, en connectivité et en démographie. Cette équipe est
appuyée par 14 personnes recrutées localement et pourra faire appel, en tant
que de besoin, à d’autres compétences extérieures.
La Direction
Générale d’AFRISTAT fait aussi appel aux consultants tant internationaux que
nationaux en fonction des sujets traités.
L’initiative
des activités revient à la Direction Générale qui soumet son projet au Conseil
scientifique, organe consultatif du Comité de direction. Le Conseil
Scientifique émet des avis et recommandations et charge la Direction Générale
de les transmettre au Comité de direction. Ce dernier, après de nouvelles
directives éventuelles données à la Direction Générale, décide et informe le
Conseil des Ministres ou formule des recommandations pour le dit Conseil qui
décide en dernier ressort.
Le Conseil
des Ministres, le Comité de direction et le Conseil scientifique peuvent aussi
initier des affaires dont l’exécution est confiée à la Direction Générale.
Qui dirige
AFRISTAT ?
L’autorité
suprême d’AFRISTAT est le Conseil des Ministres.
La direction
et la gestion de l’Observatoire sont assurées par un Directeur Général, assisté
d’un Directeur Général Adjoint. Il est placé sous l’autorité du Comité de
direction composé par :
Le Comité de
direction est assisté par un Conseil Scientifique où siègent en particulier des
représentants des utilisateurs, des organisations internationales et des
universités.
Qui finance
AFRISTAT ?
Un Fonds de
capitalisation a été mis en place. Il a pour objectif de contribuer aux
ressources d’AFRISTAT par l’utilisation des produits financiers dégagés par le
placement judicieux de son capital. Ce dernier est ouvert aux Etats membres,
aux nouveaux Etats africains qui adhèrent à l'institution et aux souscripteurs
qui désirent apporter leur concours au développement des activités d’AFRISTAT.
La gestion du Fonds est assurée par l’Agence française de développement (AFD).
Le capital initial
s’élèvait à 3,35 milliards de FCFA. Il était constitué des souscriptions des
Etats membres fondateurs pour 1,85 milliards de FCFA et de la France à hauteur
de 1,50 milliards de FCFA. La contribution par Etat s’élèvait à l’équivalent de
1 321 450 francs français.
Le capital
total initial a garanti pendant une première phase de 8 ans (1998-2005) le
financement régulier des dépenses courantes (salaires du personnel, missions
d’appui des experts dans les Etats membres, réunions des groupes d’experts, réunions
statutaires, etc.).
Le deuxième
capital, en cours de constitution, s’élève à 9,18 milliards de francs CFA dont
6,56 milliards des Etats membres et 2,62 milliards de la France. Il devra
garantir pendant une deuxième phase de 10 ans (2006-2015) le financement
régulier des dépenses courantes (salaires du personnel, missions d’appui des
experts dans les Etats membres, réunions des groupes d’experts, réunions
statutaires, etc.).
La phase
d’installation d’AFRISTAT d’une durée deux ans a été financée par la France.
L’Union
européenne a financé un programme d’appui au cours de la période 1997-2000.
Enfin le
financement de projets de développement spécifiques (enquêtes harmonisées, test
de méthodes nouvelles) peut faire l’objet de requêtes ad hoc soumises aux bailleurs
de fonds.
Les pays membres d'AFRISTAT
Créée par un
traité du 21 septembre 1993, AFRISTAT comporte à ce jour 19 états
membres qui l'ont rejoint à différentes époques:
- 1993: Bénin, Burkina Faso,
Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée
Equatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo
- 1998: Guinée Bissau, Mauritanie
- 2000: Guinée
- 2002: Cap Vert
- 2006: Burundi
Toutes les publications d'AFRISTAT- Cette rubrique est le recueil
de toutes les publications. Elle renvoi aussi aux sections contenant des
documents plus spécifiques tels que les relevés de conclusions des
réunions statutaires ou encore les publications régulières.
- Eléments réguliers
Publications diverses
(inclus le CRESMIC)
AFRISTAT Newsletter
Bulletin Officiel d'AFRISTAT
Les Instituts Nationaux de
Statistique des Etats membres d'Afristat
Série Méthodes
Série Etudes (inclus
le PROSMIC)
Série Annuaires
- Source
AFRISTAT juillet 2008
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