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Togo: La Cour
constitutionnelle a rejeté les dispositions d'une nouvelle loi permettant de
sanctionner les organes de presse sans passer par la justice
LOME, 22 mars 2013 - La Cour constitutionnelle a
rejeté les dispositions d'une nouvelle loi permettant de sanctionner les organes
de presse sans passer par la justice, a-t-on appris vendredi auprès de cette
Cour. La loi, votée en février, étend les pouvoirs de la Haute autorité de
l'audiovisuel et de la communication (HAAC), qui peut désormais "suspendre
provisoirement" un média ou lui "retirer définitivement son autorisation
d'exploitation" sans saisir la justice au préalable. Selon une décision de la
Cour constitutionnelle, six articles sur 69 de cette loi "ne sont pas conformes
à la Constitution". La Cour a rejeté toutes les dispositions permettant à la
HAAC de retirer l'autorisation ou le récépissé des médias. Certains textes lui
permettant de suspendre les médias ont été également rejetés. La durée de
suspension d'une parution ne peut excéder un mois, alors que la loi prévoit des
suspensions allant de 15 jours à 6 mois. "C'est un motif de satisfaction pour
moi, car cette loi dans son état actuel, ne pourra plus être promulguée par le
chef de l'Etat. Il peut demander une relecture de la loi ou la retirer
définitivement. Nous allons nous retrouver pour analyser tous les contours de
cette décision de la Cour, car nous savons que ceux qui ont rédigé cette loi
n'ont pas désarmé ", a déclaré à l'AFP, Ferdinand Ayité, président de SOS
journaliste en danger. Des organisations de journalistes ont manifesté ces
derniers jours contre cette nouvelle loi. Le 14 mars, trois journalistes ont été
blessés lors d'un sit-in dispersé à coups de gaz lacrymogènes par des forces de
l'ordre. La HAAC est composée de quatre membres nommés par le président de la
République et cinq autres élus par l'Assemblée nationale togolaise. ek/aub
Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé a annoncé lundi soir la tenue d'élections législatives et locales, prévues initialement en octobre dernier, pour la fin du premier trimestre 2013
LOME, 31 déc 2012 - Le président togolais Faure Gnassingbé a annoncé lundi soir la tenue d'élections législatives et locales, prévues initialement en octobre dernier, pour la fin du premier trimestre 2013. "Des élections législatives et des élections locales seront organisées à la fin du premier trimestre 2013", a déclaré M. Gnassingbé à la télévision nationale, lors de son traditionnel message de voeux à la Nation à l'occasion de la nouvelle année. "Aucun pays au monde n'a su, quelles que soient ses richesses, trouver la voie vers l'émergence s'il est en proie à des querelles politiciennes interminables", a-t-il ajouté, alors que l'opposition multiplie les manifestations à Lomé. C'est la première fois que le Togo organisera des élections locales. Les mairies sont dirigées par des "présidents de délégations spéciales". Ces élections, prévues en octobre, avaient été retardées sans qu'aucune date de report n'ait été communiquée. Le Togo, qui compte six millions d'habitants, a été en proie à de fortes tensions en septembre, l'opposition ayant organisé plusieurs manifestations, parfois dispersées à coups de gaz lacrymogène par la police, pour réclamer notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels, ce qui n'est pas prévu par la constitution. Pour l'instant, l'opposition boycotte la commission électorale nationale indépendante chargée d'organiser et de superviser les prochaines élections législatives et locales. Le pays ouest-africain a été dirigé d'une main de fer par le général Gnassingbé Eyadéma de 1967 à sa mort en 2005. Porté au pouvoir par l'armée, son fils Faure Gnassingbé lui a succédé en 2005. Il a remporté en 2005 puis 2010 une élection présidentielle dont les résultats ont été contestés par l'opposition. La prochaine présidentielle est prévue en 2015.
Togo: La liste complète du nouveau gouvernement togolais formé le 31 juillet 2012 et dirigé par le Premier ministre Kwesi Séléagodji AHOOMEY-ZUNU
Lomé, 31 juillet 2012: La composition du nouveau gouvernement a été annoncée mardi. A signaler le départ de Pascal Bodjona, remplacé à l’Administration territoriale par Gilbert Bawara. Sortie également du ministre du Tourisme, de la Sécurité et de l'Agriculture. Certains titulaires changent de poste.
Les ministres UFC (opposition) comme Elliott Ohin (Affaires étrangères) ou Djimon Oré (Communication) conservent leur portefeuille.
Premier ministre, chef du Gouvernement : Monsieur Kwesi Séléagodji AHOOMEY-ZUNU
Ministre d'Etat, ministre des Enseignements primaire, secondaire et de l'alphabétisation: M. Solitoki Magnim ESSO
Ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération: M. Eliott OHIN
Ministre de l'Economie et des Finances: M. Adji Otèth AYASSOR
Ministre du Développement à la base, de l'Artisanat, de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes: Mme Sidemeho TOMEGAH-DOGBE
Ministre de la santé : M. Charles Kondi AGBA
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: M. Octave Nicoué BROOHM
Ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales: M. Gilbert BAWARA
Garde des sceaux, Ministre de la Justice : Me. Tchitchao TCHALIM
Ministre des Transports: M. Dammipi NOUPOKOU
Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale: Me. Yacoubou HAMADOU
Ministre des Travaux publics: M. Ninsao GNOFAM
Ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle: M. Hamadou Brim BOURAÏMA-DIABACTE
Ministre des Postes et Télécommunications: Mme Cina LAWSON
Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur privé: Mme Bernadette Essossimna LEGZIM-BALOUKI
Ministre de l'Industrie, de la zone franche et des Innovations technologiques: M. François Agbéviadé GALLEY
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile: CI. Damehane YARK
Ministre de l'Environnement et des Ressources forestières: Mme. Dédé Ahoéfa EKOUE
Ministre du Tourisme: M. Padumhèkou TCHAO
Ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale: Mme Afi Ntifa AMENYO
Ministre des Droits de l'homme, de la consolidation de la démocratie et de la formation civique: Mme Léonardina Rita Doris WILSON de SOUZA
Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative : M. Kokou Dzifa ADJEODA
Ministre des Sports et des loisirs: M. Bakalawa FOFANA
Ministre auprès du Président de la République, chargée de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du territoire: M. Kokou SEMODJI
Ministre de la Promotion de la Femme: Mme Patricia DAGBAN-ZONVIDE
Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche: Cl. Ouro Koura AGADAZI
Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat: M. Komlan NUNYABU
Ministre des Arts et de la Culture: Me. Fiatuwo Kwadjo SESSENOU
Ministre de la Communication: M. Djimon ORE
Ministre de l'Eau, de l'Assainissement et de l 'Hydraulique villageoise: M. Bissoune NABAGOU
Ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, chargé des Infrastructures rurales: M. Gourdigou KOLANI
Togo: Le ministre togolais du Commerce et de la promotion du secteur privé, Kwesi Ahoomey-Zunu, a été nommé Premier ministre
LOME, 20 juil 2012 - Le ministre togolais du Commerce et de la promotion du secteur privé, Kwesi Ahoomey-Zunu, a été nommé Premier ministre, a-t-on appris jeudi soir de source officielle à Lomé. "Le président de la République a nommé (...) ce jour, Kwesi Ahoomey-Zunu en qualité de Premier ministre", selon un décret lu à la télévision nationale par son directeur Kouessan Yovodévi. Membre de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP, opposition) - parti fondé par l'ancien Premier ministre Edem Kodjo - M.Ahoomey-Zunu succède à Gilbert Houngbo qui a démissionné jeudi dernier. M. Ahoomey-Zunu, 54 ans, a été nommé ministre du commerce en mars 2011. Il est également secrétaire général de la présidence de la République depuis janvier 2008. Docteur en droit public et en aménagement du territoire, M. Ahoomey-Zunu avait présidé la Commission électorale nationale indépendante (Céni, chargée d'organiser les élections) de 2000 à 2002. La nomination de M. Ahoomey-Zunu intervient dans un contexte où le gouvernement fait face depuis quelques jours à une série de manifestations du collectif "Sauvons le Togo" pour dénoncer notamment l'adoption par l'Assemblée nationale - où le parti du pouvoir est majoritaire - d'une loi modifiant certaines dispositions du code électoral, alors qu'un scrutin législatif doit avoir théoriquement lieu en octobre. L'Assemblée nationale a adopté le 25 mai une loi modifiant certaines dispositions du code électoral, puis une semaine plus tard, un texte portant de 81 à 91 le nombre de députés pour la prochaine législature. "Sauvons le Togo" accuse le pouvoir d'avoir "unilatéralement" modifié ces textes et exige leur abrogation. Le collectif estime que de telles modifications doivent faire l'objet d'un consensus au sein de la classe politique. "Sauvons le Togo" regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l'opposition, dont l'Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre et l'Organisation pour bâtir dans l'union un Togo solidaire (OBUTS) de l'ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo.
Togo: Le Premier ministre togolais Gilbert Houngbo a remis sa démission au président Faure Gnassingbé qui l'a acceptée et à cette occasion, lui a demandé d'expédier les affaires courantesLOME, 12 juil 2012 - Le Premier ministre togolais Gilbert Houngbo a remis sa démission au président Faure Gnassingbé qui l'a acceptée, a annoncé la présidence jeudi togolaise. "Ce mercredi, le Premier ministre a présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement. Le président de la République l'a acceptée et à cette occasion, lui a demandé d'expédier les affaires courantes", indique un communiqué lu à la télévision nationale par son directeur Kouessan Yovodévi. Le communiqué n'a donné aucune précision sur les raisons de cette démission. Ancien secrétaire général adjoint des Nations unies et directeur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour l'Afrique, M. Houngbo avait été nommé Premier ministre en septembre 2008. En mai 2010, il a été reconduit à son poste au lendemain de la présidentielle remportée par Faure Gnassingbé. La démission de M. Houngbo intervient dans un contexte où le gouvernement fait face depuis quelques jours à une série de manifestations du collectif "Sauvons le Togo" pour dénoncer notamment l'adoption par l'Assemblée nationale - où le parti du pouvoir est majoritaire - d'une loi modifiant certaines dispositions du code électoral alors qu'un scrutin législatif doit avoir théoriquement lieu en octobre. L'Assemblée nationale a adopté le 25 mai une loi modifiant certaines dispositions du code électoral, puis une semaine plus tard, un texte portant de 81 à 91 le nombre de députés pour la prochaine législature. "Sauvons le Togo" accuse le pouvoir d'avoir "unilatéralement" modifié ces textes et exige leur abrogation. Le collectif estime que de telles modifications doivent faire l'objet d'un consensus au sein de la classe politique. "Sauvons le Togo" regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l'opposition, dont l'Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre et l'Organisation pour bâtir dans l'union un Togo solidaire (OBUTS) de l'ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo. Togo: Le Rassemblement du peuple togolais (RPT), parti au pouvoir au Togo, a été dissous lors d'un congrès "extraordinaire" samedi soir, qui a lancé une nouvelle formation politique, l'Union pour la république (Unir)
LOME, 15 avr 2012 - Le Rassemblement du peuple togolais (RPT), parti au pouvoir au Togo, a été dissous lors d'un congrès "extraordinaire" samedi soir, qui a lancé une nouvelle formation politique, l'Union pour la république (Unir), a constaté l'AFP. Ce congrès s'est déroulé à Blitta (environ 275 km au nord de Lomé) en présence du président togolais Faure Gnassingbé, désigné "provisoirement" pour diriger la nouvelle formation politique. La dissolution du RPT s'"impose aujourd'hui, car le monde a beaucoup évolué", a déclaré un des responsables du RPT interrogé par l'AFP, Bamnante Komikpime. "Nous devons rompre avec l'immobilisme. Nous sommes arrivés aujourd'hui à la croisée des chemins et nous devons aller de l'avant, au lieu de rester inactifs", a-t-il souligné. Le RPT, ancien parti unique avait été créé en 1969 par le général Gnassingbé Eyadéma, décédé le 5 février 2005 après 38 ans de règne sans partage, et son fils Faure Gnassingbé le présidait depuis le 26 février 2005. Depuis plusieurs mois, des associations ayant soutenu M. Gnassingbé lors de la présidentielle de 2010, lui réclamaient la dissolution du RPT et la création de sa propre formation politique. L'Unir "vise à offrir aux togolais un nouveau cadre d'expression politique qui leur permettra de fédérer toutes les énergies, au-delà des clivages politiques, sociaux et religieux, en vue de bâtir un Togo nouveau dans l'union, la concorde nationale et la prospérité", selon un communiqué dont l'AFP a obtenu copie. "La consolidation de la relance économique, l'amélioration des conditions de vie des populations togolaises et en particulier de ses couches les plus vulnérables seront au coeur de l'action du parti", souligne le texte. La dissolution du RPT intervient à quelques mois des élections législatives, prévues en octobre. Vainqueur des législatives d'octobre 2007, le RPT compte 50 députés sur les 81 sièges au Parlement.
Togo: La Commission vérité justice et réconciliation, chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo entre 1958 et 2005, va entamer mercredi à Lomé ses audiences
LOME, 6 sept 2011 - Le Commission vérité justice et réconciliation, (CVJR), chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo entre 1958 et 2005, va entamer mercredi à Lomé ses audiences, a annoncé mardi son président. "Après les dépositions et les investigations, les audiences vont démarrer mardi à Lomé. Elles seront publiques, privées et à huis clos", a déclaré Mgr Nicodème Barrigah à la télévision nationale lors d'une cérémonie officielle de lancement de ces audiences. "Nous allons donner la parole aux victimes, témoins et auteurs présumés qui seront tous présents à ces audiences par consentement. Le moment est donc venu de nous regarder en face en tant que Togolais pour assumer notre passé douloureux et tourner la page, afin de cheminer ensemble vers un avenir commun et apaisé", a souligné le prélat. Prévues pour durer deux mois, ces audiences doivent se dérouler dans les grandes villes du pays. Au total 20.011 dépositions ont été enregistrées par la CVJR. Composée de onze religieux, chefs traditionnels et professeurs d'université, la commission a été mise en place en 2008, conformément à un accord signé en août 2006 par les acteurs politiques togolais. Elle a pour mission de faire la lumière sur les actes de violences à caractère politique commis entre 1958 et 2005 et d'étudier les modalités d'apaisement des victimes. Le Togo a été dirigé d'une main de fer par le général Gnassingbé Eyadéma pendant 38 ans, jusqu'à son décès en février 2005. Des violences avaient éclaté lors de la présidentielle d'avril 2005, remportée par son fils, l'actuel président Faure Gnassingbé. Des manifestations avaient été durement réprimées. Le gouvernement n'a jamais donné de bilan officiel, mais les estimations varient de 105 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 morts selon l'opposition. L'ONU a estimé qu'il y avait eu "entre 400 et 500 morts".
Togo: Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 60 millions d’euros maximum pour financer la construction d’un nouveau terminal à conteneurs au sein du port existant de Lomé
Lomé, 17 juillet 2011, Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 60 millions d’euros maximum pour financer la construction d’un nouveau terminal à conteneurs au sein du port existant de Lomé, au Togo. Le projet du terminal de conteneurs de Lomé (le Terminal) a pour objectif la construction, l’aménagement et l’exploitation d’un nouveau terminal de transbordement de conteneurs. Il sera exécuté au titre d’un accord de concession couvrant une période de 35 ans, la capacité de manutention attendue étant de 1,5 million d’Équivalent vingt pieds (EVP) par an. Lomé Container Terminal S.A, (LCT) une entreprise togolaise, exécutera le projet. Le port de Lomé, situé sur le golfe de Guinée, est l’un des quelques ports en eau profonde d’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) et est implanté sur un site idéal pour servir de plaque tournante de transbordement pour la côte ouest-africaine. Il sert également de porte d’entrée et de sortie pour des pays sans littoral tels que le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ainsi que pour le nord du Nigeria. Le port de Lomé assure actuellement la manutention de 221 000 EVP par an, et ce volume devrait augmenter considérablement d’ici 2015. La croissance prévue du trafic devrait répondre à la demande croissante togolaise et régionale, tirée par les importations, demande émanant des marchés sahéliens du Burkina Faso, du Niger et du Mali, et le commerce transfrontalier avec le Nigeria devrait également enregistrer une croissance. La Mediterranean Shipping Company («MSC»), qui est la deuxième plus grande compagnie maritime au monde, avec une part de 12 % du marché international du transport de conteneurs, sera le principal client du terminal. La MSC signera un accord de services de terminal, aux termes duquel elle s’engagera à acheminer la plus grande partie de ses marchandises destinées à l’AOC par l’intermédiaire du terminal. Au niveau régional, le Terminal est susceptible d’accroître l’ efficacité opérationnelle sur le marché du transport maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre, améliorant ainsi l’accès des importateurs et des exportateurs aux marchés étrangers, à des coûts moindres. Ceci stimulera la concurrence sur le marché régional du transport et de la logistique maritimes, ce qui devrait favoriser davantage l’intégration régionale. Le projet devrait encourager d’autres installations portuaires de la région à améliorer leur efficience et leur infrastructure pour maintenir leur compétitivité. Le projet du terminal permettra l’expansion du secteur maritime du Togo, de générer des recettes pour le gouvernement, et d’accroître les économies réalisées par les consommateurs et par les compagnies maritimes. De plus, l’augmentation du trafic de conteneurs devrait également renforcer la collaboration avec les entreprises locales de transport, dont la plupart sont des petites et moyennes entreprises. Le Togo bénéficiera également du savoir-faire dans l’exploitation et la gestion des ports, avec à la clé le perfectionnement des compétences de la main-d’œuvre locale.
Togo - 17 juin 2011: Le président Faure Gnassingbé a nommé jeudi Charles Condji Agba ministre de la Santé en remplacement de Komlan MallyM. Agba avait occupé ce même poste dans le gouvernement dirigé justement par Komlan Mally (décembre 2007-septembre 2008).
Ce mini remaniement intervient alors que le gouvernement négocie un accord avec les personnels de santé.
Le Togo est confronté depuis quelques semaines à un mouvement de grève dans les hôpitaux.
Togo: La Suisse a annulé la totalité de la dette contractée par le Togo, soit plus de 51,8 millions d'euros
LOME, 3 juin 2011 - La Suisse a annulé la totalité de la dette contractée par le Togo, soit plus de 51,8 millions d'euros, a annoncé vendredi l'ambassadeur helvétique sur les ondes de la radio nationale togolaise. L'accord effaçant cette dette d'environ 34 milliards de F.CFA a été signé à Lomé par le diplomate, Andrea Semadeni, et le ministre togolais de l'Economie et des Finances, Adji Ayassor. "Nous sommes très heureux de l'avoir signé et de contribuer à une gestion un peu plus facile des finances du Togo", a déclaré à la radio M. Semadeni. En mai 2010, la Suisse avait déjà annulé 70 milliards de F.CFA (plus de 106 millions d'euros) de la dette du petit Etat ouest-africain. Le Club de Paris, groupe informel de créanciers rassemblant 19 des principaux pays industrialisés dont la Suisse, avait décidé en décembre d'annuler 203 millions de dollars de dette contractée par le pays, après son accès au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). Les créanciers du Club de Paris avaient également exprimé leur intention d'accorder au Togo un allégement de dette additionnel sur une base bilatérale, pour un montant de 404 millions de dollars. Le 12 mai, la France, un autre membre du Club de Paris, a annulé la totalité de la dette contractée par le Togo, soit 101,1 millions d'euros (plus de 66,3 milliards de F.CFA).
Togo: L`Union économique et monétaire ouest-africaine fera don de plus de 2 milliards de F.CFA à la Côte d'Ivoire pour l'appuyer après plusieurs mois de crise post-électorale LOME, 29 mai 2011 - L`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) fera don de plus de 3 millions d'euros (2 milliards de F.CFA) à la Côte d'Ivoire pour l'appuyer après plusieurs mois de crise post-électorale, a indiqué dimanche à Lomé, Soumaïla Cissé, le président de la Commission de l'Union. "L'Uémoa va faire un don de 2 milliards de F.CFA à la Côte d'Ivoire lors du sommet extraordinaire des chefs d'Etat de l'Union prévu lundi à Lomé", a déclaré M.Cissé lors d'une conférence de presse. "A travers ce geste, nous voulons montrer que nous n'attendons pas tout de l'extérieur. Nous sommes capables de commencer, avant le soutien des partenaires. Nous devons tout faire, afin de permettre à la Côte d'Ivoire de retrouver toute sa place au sein de notre Union", a-t-il indiqué. Selon lui, la situation en Côte d'Ivoire sera "largement" abordée lors du sommet de Lomé. "Les chefs d'Etat vont beaucoup parler de la situation en Côte d'Ivoire, surtout les conséquences de la crise sur l'économie et le système bancaire au sein de l'Union", a souligné M.Cissé. La Côte d'Ivoire se relève peu à peu, après six mois d'une crise meurtrière née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, plongeant le pays dans une grave crise et des violences ayant fait près de 3.000 morts, selon le nouveau pouvoir. Le sommet de Lomé va également désigner le nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) en remplacement de l'ivoirien Philippe-Henry Dacoury-Tabley. Ce dernier avait démissionné le 22 janvier à Bamako, sous la pression des dirigeants des pays membres de l'Uémoa, dont la BCEAO est la banque d'émission. Il était reproché à M.Dacoury-Tabley de n'avoir pas appliqué une décision de l'Uémoa du 23 décembre de donner à Alassane Ouattara tous les pouvoirs de gérer au nom de son pays les affaires liées à cette institution et à la BCEAO. Les dirigeants ouest-africains vont aussi désigner le nouveau président de la Commission de l'Uémoa, en remplacement de M.Cissé. L'Uémoa regroupe sept pays francophones d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Sénégal et Côte d`Ivoire) ainsi que la Guinée-Bissau, pays lusophone. Tous ont le franc CFA comme monnaie commune.
Togo: La France a annulé la totalité de la dette contractée par le Togo, soit plus de 66,3 milliards de F.CFA
LOME, 12 mai 2011 - La France a annulé la totalité de la dette contractée par le Togo, soit 101,1 millions d'euros (plus de 66,3 milliards de F.CFA), a indiqué jeudi le ministre togolais de l'Economie et des Finances sur les ondes de la radio nationale. Les documents à cet effet ont été paraphés mercredi à Lomé par l'ambassadeur de France dans le pays ouest-africain, Dominique Renaux, et le ministre togolais de l'Economie et des Finances Adji Ayassor. "Cet accord par lequel la France a annulé 100% de la dette du Togo traduit dans les faits l'engagement de la France à mettre en oeuvre les recommandations du Club de Paris", a déclaré M. Ayassor. Cette décision est, selon le ministre, un "encouragement par l'intermédiaire duquel la France incite le gouvernement togolais à poursuivre les réformes engagées depuis 2006 en vue de redresser la situation économique du pays, après la longue crise socio-politique qu'il a traversée". "La marge créée par l'annulation de cette dette sera utilisée de la manière la plus efficiente possible pour créer les conditions d'une croissance économique forte et durable susceptible de réduire sensiblement la pauvreté qui frappe aujourd'hui les couches les plus vulnérables de notre pays", a assuré M. Ayassor. Le Club de Paris, groupe informel de créanciers rassemblant 19 des principaux pays industrialisés, avait décidé en décembre d'annuler 203 millions de dollars de dette du Togo, après son accès au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). Les créanciers du Club de Paris avaient également exprimé leur intention d'accorder au Togo, un allégement de dette additionnel sur une base bilatérale, pour un montant de 404 millions de dollars.
Togo: Le chef de la diplomatie chinoise, Yang Jiechi, et son homologue togolais, Elliott Ohin, ont signé mardi à Kara, un accord portant sur une subvention non remboursable de 6 millions d'euros pour des projets au Togo
LOME, 15 fév 2011 - Le chef de la diplomatie chinoise, Yang Jiechi, et son homologue togolais, Elliott Ohin, ont signé mardi à Kara (environ 420 km au nord de Lomé), un accord portant sur une subvention non remboursable de 6 millions d'euros (environ 4 milliards de F.CFA) pour des projets au Togo, a-t-on appris de source officielle. Cette subvention servira à la réalisation de plusieurs projets notamment dans les domaines de la santé, de l'agriculture et de l'éducation. En tournée africaine, Yang Jiechi a séjourné pendant quelques heures à Kara, principal fief du parti au pouvoir, où il a eu des entretiens avec le président togolais Faure Gnassingbé. Il a également visité un grand hôpital de la localité, construit par la Chine il y a plus de 20 ans et qui emploie 273 personnes, dont 15 Chinois. M. Yang a indiqué avoir eu des "entretiens approfondis" avec M. Faure Gnassingbé sur des sujets de coopération bilatérale et sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun. "Grâce aux soins minutieux et sous l'impulsion personnelle des dirigeants de l'ancienne génération des deux pays, les relations sino-togolaises se sont toujours développées de façon saine et régulière", a déclaré à la presse M. Yang. "Ces dernières années, notamment depuis la visite d'Etat de M. Gnassingbé en Chine en 2006, les relations entre les deux pays se sont engagées dans une voie de développement accéléré, marquée par une confiance politique mutuelle sans faille", a-t-il souligné. Considérée comme l'un des principaux partenaires du Togo, la Chine a financé depuis 1972 plusieurs projets dans les secteurs de la santé, de l'agriculture et de l'éducation. La Chine a également financé la construction d'infrastructures, dont le palais des Congrès de Kara, un centre régional de santé à Lomé et le stade de Kégué à Lomé, le plus grand stade du pays d'une capacité d'environ 30.000 places.
Togo: L'Union européenne a octroyé au Togo, une subvention non remboursable de 6 millions d'euros destinée aux organisations de la société civile et à la Commission vérité, justice réconciliation
LOME, 2 fév 2011 - L'Union européenne a octroyé au Togo, une subvention non remboursable de 6 millions d'euros (environ 3,935 milliards de F.CFA) destinée aux organisations de la société civile et à la Commission vérité, justice réconciliation (CVJR), chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo, a déclaré mercredi la délégation de l'UE à Lomé. Ce financement permettra le renforcement des capacités et la professionnalisation des acteurs de la société civile. Il servira également à appuyer la CVJR dans sa mission de lutte contre l'impunité, de promotion des droits de l'homme et du consensus national. Créée en 2008 par le président Faure Gnassingbé conformément à un accord signé en août 2006 par les acteurs politiques togolais, la CVJR a pour mission de faire la lumière sur des violences politiques au Togo, notamment lors de la présidentielle de 2005 et d'étudier des modalités d'apaisement pour les victimes. Au total 18.571 dépositions ont été enregistrées par cette commission, selon les chiffres publiés en décembre par Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, président de la CVJR. Le Togo a été secoué ces dernières années par une série de violences électorales, notamment lors de la présidentielle d'avril 2005, au lendemain du décès du général Gnassingbé Eyadéma après 38 ans de pouvoir. Des violences avaient éclaté, en particulier dans les fiefs de l'opposition, après l'annonce de la victoire de Faure Gnassingbé, un des fils du général défunt. Des manifestations avaient été durement réprimées. Le gouvernement n'a jamais donné de bilan officiel, mais les estimations varient de 105 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 morts selon l'opposition. D'après un rapport de l'ONU, ces violences ont fait "entre 400 et 500 morts".
Togo: La France a accordé au Togo, une subvention non remboursable de 3 millions d'euros destinée au paiement d'une partie de sa dette intérieure et à relancer son système de santé publique
LOME, 6 jan 2011 - La France a accordé au Togo, une subvention non remboursable de 3 millions d'euros (environ 2 milliards de F.CFA) destinée au paiement d'une partie de sa dette intérieure et à relancer son système de santé publique, apprend on jeudi de source officielle. Environ 2,4 millions d'euros (1,553 milliard de F.CFA) serviront à l'apurement des arriérés de la dette commerciale intérieure auditée de l'Etat togolais vis-à-vis de ses créanciers. Le reste (0,6 million d'euro) permettra à l'Etat togolais de payer ses arriérés à l'égard de la Centrale d'achats de médicaments essentiels et génériques (CAMEG) La dette intérieure du Togo était estimée à fin décembre 2009 à environ 300 milliards de F.CFA (457,347 millions d'euros). L'aide francaise "s'inscrit dans le cadre d'un effort général que le Togo accomplit sur le plan des réformes économiques et de la gestion des finances publiques", a déclaré à la télévision nationale Dominique Renaux, l'ambassadeur de France au Togo.
Togo: Les députés ont adopté mercredi la loi des finances 2011 qui s’équilibre en recettes à 536,8 milliards et en dépenses à 548,7 milliards
Lomé, 24 déc. 2010: Le budget s’équilibre en recettes à 536,8 milliards contre 432,7 milliards en 2010 et en dépenses à 548,7 milliards contre 499,7 milliards. Le budget dégage un besoin de financement additionnel de 11,9 milliards, soit une baisse de 82% par rapport à 2010. Le gap financier sera financé par les partenaires au développement et des économies sur certaines dépenses. «Le budget 2011 vise en priorité à favoriser la croissance de l’économie et à lutter efficacement contre la pauvreté. La réhabilitation et la construction des infrastructures routières, la restauration des capacités de l’État à fournir les services de bases tels que l’éducation scolaire et universitaire, l’eau, la santé et l’assainissement. Les ressources allouées à ces secteurs prioritaires s’élèvent à 286,3 milliards de FCFA en 2011 contre 261,7 milliards de FCFA en 2010 », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Adji Otèth Ayassor. La loi des finances, explique M. Ayassor, est caractérisé par la volonté du gouvernement d’accroître de façon déterminante les ressources intérieures par l’application des mécanismes appropriés au code général des impôts et l’octroi d’une troisième licence de téléphonie mobile. «La confirmation de l’atteinte par notre pays du point d’achèvement de l’initiative PPTE est une assurance totale, que le Togo pourra mobiliser toutes les ressources extérieures projetées », a encore indiqué le ministre. Précisons que le taux de croissance du PIB réel projeté en 2011 est de 3,7% contre 3,4% en 2010.
Togo: Le Club de Paris, groupe informel de créanciers rassemblant 19 des principaux pays industrialisés, a annoncé jeudi avoir "décidé d'annuler 203 millions de dollars" de dette du Togo et son intention d'en annuler 404 millions supplémentaires
PARIS, 16 déc 2010 - le Club de Paris, groupe informel de créanciers rassemblant 19 des principaux pays industrialisés, a annoncé jeudi avoir "décidé d'annuler 203 millions de dollars" de dette du Togo et son intention d'en annuler 404 millions supplémentaires. "Les créanciers du Club de Paris ont décidé d'annuler 203 millions de dollars, ce qui représente l'effort incombant au Club de Paris dans le cadre de l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés, ndlr) renforcée", conduite par le FMI et la Banque Mondiale (BM). Le Togo est parvenu mardi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette allant jusqu'à 1,8 milliard de dollars, soit plus de 80% de sa dette extérieure, ont annoncé les deux institutions. Le FMI et la BM avaient affirmé que 50% de cet effort serait supporté par le Club de Paris. "Les créanciers du Club de Paris ont également exprimé leur intention d'accorder un allégement de dette additionnel sur une base bilatérale, pour un montant de 404 millions de dollars", ajoute le communiqué du Club. Au total, la dette de la République du Togo envers les membres du Club de Paris "sera réduite de 95%", selon le communiqué. Le Club de Paris ont salué "l'engagement des autorités de la République Togolaise à rechercher un traitement comparable de tous leurs autres créanciers extérieurs".
Togo: Le gouvernement togolais est parvenu mardi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette allant jusqu'à 1,8 milliard de dollars, soit plus de 80% de sa dette extérieure
WASHINGTON, 14 déc 2010 (AFP) - Le Togo est parvenu mardi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette allant jusqu'à 1,8 milliard de dollars, soit plus de 80% de sa dette extérieure, ont annoncé le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ce pays d'Afrique de l'Ouest est arrivé au point d'achèvement de l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE), grâce à un vote du conseil d'administration des deux institutions de Washington. "De la réduction de 1,8 milliard de dollars du stock de la dette, 47% viendront des créanciers multilatéraux, 50% des créanciers du Club de Paris, et il est prévu que le reste viendra d'autres créanciers bilatéraux et commerciaux", ont précisé ces institutions dans un communiqué. "Le Togo peut maintenant prolonger sa réussite impressionnante en consacrant davantage de ses rares ressources à des priorités telles que ses besoins sociaux et la reconstruction de son infrastructure, plutôt que le service de la dette", s'est félicité le chef de mission du FMI pour le pays, Marshall Mills, cité dans le communiqué. Le directeur de la Banque mondiale pour le Togo, Madani Tall, a appelé le gouvernement à "garder le rythme en utilisant cet allégement de dette pour réduire la pauvreté et rendre l'économie plus diversifiée et compétitive". Le Togo est devenu le 31e pays à atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE, deux ans après s'être engagé dans ce processus. Dans l'intervalle, il a suivi les recommandations du FMI pour adopter des budgets prudents, améliorer la collecte des recettes fiscales, payer les arriérés de l'Etat, privatiser des entreprises publiques, ou encore mettre fin aux subventions sur l'essence et mettre en place un système pour amortir la hausse des cours du pétrole.
Togo: L'Union européenne a octroyé au Togo, une subvention non remboursable de 27,6 millions d'euros au titre d'aide budgétaire
LOME, 7 déc 2010 - L'Union européenne (UE) a octroyé au Togo, une subvention non remboursable de 27,6 millions d'euros (environ 18 milliards de F.CFA) au titre d'aide budgétaire, a-t-on appris mardi auprès de la délégation de l'UE à Lomé. Cette subvention servira à "appuyer le gouvernement togolais dans ses politiques de réformes économiques, sociales et de réduction de la pauvreté", selon un communiqué de l'UE dont l'AFP a obtenu copie. Ce fonds a été décaissé "après analyse des progrès de la politique gouvernementale, entre autre, la mise en "oeuvre du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) du Togo et d'avancées positives dans la gestion des Finances Publiques", souligne l'UE. Bruxelles a repris sa coopération avec Lomé en décembre 2007, après plusieurs années de brouille entre les deux parties. L'UE avait suspendu son aide au Togo en 1993 pour "déficit démocratique". Les relations ont été normalisées, suite aux efforts réalisés par les autorités togolaises dans le domaine des droits de l'homme et aprés les élections législatives d'octobre 2007.
Togo: L'opposant Jean-Pierre Fabre ainsi que huit membres de son nouveau parti l'Alliance nationale pour le changement (ANC) ont été déchus de leur siège au Parlement, selon une décision de la Cour constitutionnelle
LOME, 23 nov 2010 - L'opposant Jean-Pierre Fabre ainsi que huit membres de son nouveau parti l'Alliance nationale pour le changement (ANC) ont été déchus de leur siège au Parlement, selon une décision de la Cour constitutionnelle. Ils avaient été élus en octobre 2007 sur des listes de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition) de Gilchrist Olympio, leur ancien parti. Ces députés ont créé l'ANC en octobre, suite à une crise qui a secoué l'UFC au lendemain d'un accord de partage de pouvoir signé en mai par M. Olympio avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), auquel ils s'opposaient. Dans sa décision lue partiellement sur la télévision d'Etat lundi soir et dont l'AFP s'est procuré une copie, la Cour a indiqué avoir reçu du président de l'Assemblée nationale Abass Bonfoh, des lettres de démission de ces élus qui auraient décidé de quitter le Parlement pour "convenance politique". Le conseiller spécial de l'ANC Georges Lawson, interrogé par des radios privées, a affirmé qu'ils n'avaient "jamais adressé une lettre de démission au président de l'Assemblée nationale". Ils avaient en revanche signé au sein de l'UFC, peu avant les législatives de 2007, un "acte" selon lequel ils perdraient leur mandat de député s'ils démissionnaient du parti, a-t-il expliqué. Selon des proches de M. Olympio interrogés par l'AFP, la procédure de destitution de ces députés a été enclenchée par des responsables de l'UFC. "Ce sont les hauts responsables de l'UFC qui ont saisi l'Assemblée nationale. Ces députés doivent être responsables des actes qu'ils ont signés", a confié une source ayant requis l'anonymat. L'UFC avait obtenu 27 sièges lors des législatives de 2007 contre 50 pour le RPT et 4 pour le Comité d'action pour le renouveau (CAR, opposition), de Paul Dodji Apévon. Mais au lendemain de la crise à l'UFC, ce parti s'est retrouvé avec 7 députés, les 19 autres ayant suivi M. Fabre. Seuls neuf d'entre eux auraient signé l'acte prévoyant l'abandon de leur siège en cas de départ.
Togo: L'ambassadeur chinois au Togo et le chef de la diplomatie togolaise ont signé deux accords portant sur un don et un prêt de la Chine au Togo d'une valeur totale de près de 12 millions d'euros pour la réalisation des opérations dans les secteurs de l'agriculture et des infrastructures
LOME, 10 nov 2010 - L'ambassadeur chinois au Togo et le chef de la diplomatie togolaise ont signé deux accords portant sur un don et un prêt de la Chine au Togo d'une valeur totale de près de 12 millions d'euros, a rapporté mercredi la télévision nationale. MM. Yang Min et Elliot Ohin ont signé mardi à Lomé un accord relatif à un don de 8,6 millions d'euros et un autre pour un prêt sans intérêt de 3,2 millions d'euros pour la réalisation de plusieurs projets au Togo. "Ces subventions permettront à l'Etat togolais de réaliser des opérations importantes et stratégiques, notamment dans les secteurs de l'agriculture et des infrastructures", a indiqué Mme Dédé Ahouéfa Ekoué, ministre de la Planification, du développement et de l'aménagement du territoire. "Nous allons cibler des projets prioritaires, afin de renforcer notre levier de croissance économique", a-t-elle souligné à la télévision nationale. Pour 2010, le Togo table sur une croissance économique de 3%, après 2,5% en 2009. Malade depuis plus d'une décennie, l'économie togolaise a repris timidement depuis le retour des bailleurs de fonds en décembre 2007, après quinze années de sanction pour "déficit démocratique". L'Union européenne a été la première à revenir, suivie par la Chine, la Banque mondiale ou encore le Fonds monétaire internationale (FMI), après des efforts en matière de droits de l'Homme et la bonne tenue des législatives de 2007.
Togo: Gilchrist Olympio, figure d'opposition au Togo qui a finalement passé un accord avec le pouvoir après la défaite de son parti à la présidentielle de mars, a appelé mardi les Togolais à la "réconciliation", regrettant que le pays soit "divisé"
LOME, 28 sept 2010 - Gilchrist Olympio, figure d'opposition au Togo qui a finalement passé un accord avec le pouvoir après la défaite de son parti à la présidentielle de mars, a appelé mardi les Togolais à la "réconciliation", regrettant que le pays soit "divisé". "Notre ambition est d'oeuvrer à la reconstruction et à la réconciliation de tous les fils de notre pays. Pour des raisons historiques, notre pays a été divisé et la vie politique a été empreinte de méfiance", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Lomé. Il a lancé un "appel solennel" au peuple togolais "traumatisé par 40 années de dictature" pour le soutenir dans cette "nouvelle démarche politique qui permettra de réaliser la réconciliation nationale (...)". Après s'être opposé des décennies durant au général Gnassingbé Eyadéma (1967 à 2005), puis à son fils, l'actuel président Faure Gnassingbé, M. Olympio a signé le 26 mai avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), un accord prévoyant l'entrée au gouvernement de membres de son parti, l'Union des forces de changement (UFC). Jugé "historique" par des observateurs, cet accord a cependant divisé la principale formation d'opposition en deux factions, celle dirigée par M. Olympio et une autre emmenée par son secrétaire général et candidat malheureux à la présidentielle, Jean-Pierre Fabre, qui a dénoncé une trahison. Seule la branche Olympio est désormais reconnue par les autorités. "Aujourd'hui, nous sommes sur le bon chemin qui permettra à tous les fils de ce pays de se concentrer sur les objectifs du développement", a assuré mardi Gilchrist Olympio. "Je crois que M. Fabre n'a pas emprunté le bon chemin. La politique politicienne est dépassée", a-t-il lancé. "Notre porte reste toujours ouverte à nos frères qui, pour des raisons qui leur sont propres, ont décidé de ne plus nous suivre", a-t-il ajouté. Gilchrist Olympio, 74 ans, est le fils de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant, assassiné en 1963 lors d'un coup d'Etat auquel prit part le général Eyadéma.
Togo: Le gouvernement togolais a suspendu les activités d'une société de placement d'argent soupçonnée "d'escroquerie", le Réseau de développement de la masse sans ressources (ReDeMaRe)
LOME, 25 juil 2010 - Le gouvernement togolais a suspendu les activités d'une société de placement d'argent soupçonnée "d'escroquerie", le Réseau de développement de la masse sans ressources (ReDeMaRe), a-t-on appris dimanche de source officielle. Autorisée pour la distribution des produits de consommation et des prestations de services sociaux, cette société s'est attribuée la prérogative de mener des activités de microfinance, offrant de fort taux d'intérêt, a expliqué à l'AFP, un responsable du ministère des Finances. "ReDeMaRe a déjà enregistré environ 50.000 adhérents. Et pour un placement de 470.000 F.CFA (716,51 euros), l'adhérent encaisse 75.000 F.CFA (114,34 euros) par mois", a-t-il expliqué. Selon lui, les adhérents courent des "risques très importants d'escroquerie, parce qu'en réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servent à payer les échéances des premiers". D'autres petites sociétés exerçant la même activité auraient été également fermées, selon des sources proches du ministère du Commerce. La décision de l'Etat togolais fait suite à un vaste scandale de détournement d'épargne organisé au Bénin voisin par ICC Services (Investment consultancy and computering services), une autre société de placement d'argent.
Togo: La Banque mondiale a octroyé au Togo une subvention non remboursable de 6,55 millions d'euros pour des projets de développement communautaire en zones rurales
LOME, 22 juil 2010 - La Banque mondiale a octroyé au Togo une subvention non remboursable de 6,55 millions d'euros pour des projets de développement communautaire en zones rurales, a indiqué jeudi le ministère togolais des Finances. Ce don doit financer notamment les repas en milieu scolaire de 36.000 élèves issus de communautés vulnérables, pendant les deux prochaines années, selon un communiqué. La subvention servira également à la réalisation de micro-projets, générateurs de revenus en faveur de communautés pauvres. Ce don porte à environ 48,6 millions de dollars (37,8 millions d'euros) le montant des fonds alloués par la Banque mondiale au Togo pour des projets de développement communautaires ces trois dernières années.
Togo: Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a promis vendredi, un "véritable décollage" de l'économie togolaise toujours précaire malgré des réformes entreprises ces trois dernières années
LOME, 4 juin 2010 - Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a promis vendredi, un "véritable décollage" de l'économie togolaise toujours précaire malgré des réformes entreprises ces trois dernières années. "Le mandat 2010-2015 est donc un mandat ambitieux pour un véritable décollage économique, couplé d'une stratégie d'attraction des investissements directs et de recherche de financements innovants", a déclaré M.Houngbo lors de la présentation de son "programme d'action" devant les députés. Vingt députés sur vingt-sept de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition de Gilchrist Olympio) dont son secrétaire général Jean Pierre Fabre ont boycotté la séance. Les sept autres ainsi que ceux du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir, 50 députés) ont approuvé le document. Les quatre représentants du Comité d'action pour le renouveau (CAR, opposition) de Yawovi Agboyibo se sont abstenus. "Pour sortir notre pays de la paupérisation et l'orienter vers l'émergence, nous devons atteindre une croissance économique forte et soutenue d'au moins 7% l'an", a indiqué M.Houngbo. Pour 2010, le pays table sur une croissance de 3%, après 2,5% en 2009. Entre 2001 et 2003, l'activité économique avait enregistré un taux négatif. Le secteur du phosphate - premier produit d'exportation du pays (environ 40% des recettes d'exportation) - qui a été confronté à la corruption et à la mauvaise gestion, connaît des difficultés, en dépit de récentes réformes. Après des licenciements, l'Etat y a investi près de 23 millions d'euros depuis deux ans. La production annuelle est toujours bloquée entre 800 et 850.000 tonnes ces trois dernières années, contre 2,3 millions de tonnes en 1998, selon le ministère des Mines. "Toutes ces actions permettront, à terme, de porter la production de 1,6 million de tonnes en 2011 à 2,5 millions de tonnes en 2012 et 3 millions en 2013", a précisé M.Houngbo. Sur le plan politique, le Premie ministre a déclaré: "C'est la première fois que nous assistons l'entrée de l'UFC au gouvernement. Cette situation inédite et historique doit nous réconforter et nous encourager à nous mettre résolument au travail" L'UFC participe depuis le 28 mai et pour la première fois depuis sa création en 1992 au gouvernement, suite à "accord de partage de pouvoir" intervenu entre son président, M.Olympio, et des responsables du RPT. Le parti de M.Olympio, opposant à l'actuel président Faure Gnassingbé et avant cela à son père, le défunt général Gnassingbé Eyadéma, était arrivé en seconde position à la présidentielle du 4 mars, qui avait vu la réélection contestée de M. Gnassingbé.
Togo: La liste complète du nouveau gouvernement du Togo formé le 28 mai 2010, suite à la réélection du Président Faure Essozimna GNASSINGBE, composé de 31 ministres dont des membres du principal parti de l'opposition, l'UFC
LE PRESIDENT DE REPUBLIQUE
Vu la Constitution du 14 octobre 1992, notamment en son article 66 ;
Vu le décret n°2010-035/PR du 07 mai 2010 portant nomination du Premier Ministre,
Sur proposition du Premier Ministre,
DECRETE :
Article 1er : Le Gouvernement de la République Togolaise est composé ainsi qu’il suit :
- Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Monsieur Gilbert Fossoun HOUNGBO
1. Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative :
M. Solitoki Magnim ESSO
2. Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération /
M. Elliot OHIN
3. Ministre de la Santé :
M. Komlan MALLY
4. Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise :
Général Zakari NANDJA
5. Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des collectivités locales, Porte-parole du Gouvernement :
M. Pascal Akousoulélou BODJONA
6. Ministre de l’Economie et des Finances :
M. Adji Otéth AYASSOR
7. Ministre du Tourisme :
M. Batienne KPABRE-SYLLI
8. Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, chargé des Relations avec les Institutions de la République :
M. Biossey Kokou TOZOUN
9. Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile :
Colonel Atcha Mohamed TITIKPINA
10. Ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes :
Mme Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE
11. Ministre des Travaux Publics
M. Tchamdja ANDJO
12. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche :
M. François Agbéviadé GALLEY
13. Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale
Mme Memounatou IBRAHIMA
14. Ministre des Mines et de l’Energie :
M. Damipi NOUPOKOU
15. Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
M. Kossi Messan EWOVOR
16. Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle
M. Hamadou Brim BOURAIMA-DIABACTE
17. Ministre auprès du Président de la République, chargée de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire :
Mme Dédé Ahoéfa EKOUE
18. Ministre des Transports :
M. Ninsao GNOFAM
19. Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières :
M. Kossivi AYIKOE
20. Ministre de la Promotion de la Femme :
Mme Henriette Olivia AMEDJOGBE-KOUEVI
21. Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale :
M. Octave Nicoué BROOHM
22. Ministre des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique :
Mme Léonardina Rita Dois WILSON de SOUZA
23. Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé :
M. Kokou GOZAN
24. Ministre de l’Industrie, de la Zone Franche et des Innovations Technologiques :
M. Bakalawa FOFANA
25. Ministre des Sports et des Loisirs
M. Padumhèkou TCHAO
26. Ministre des Postes et Télécommunications :
Mme Cina LAWSON
27. Ministre des Arts et de la Culture :
M. Yacoubou Koumadjo HAMADOU
28. Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat :
M. Komlan NUNYABU
29. Ministre des Enseignements Primaire , Secondaire et de l’Alphabétisation :
Madame Bernadette Essozimna LEGUEZIM-BALOUKI
30. Ministre de la Communication
M. Djimon ORE
31. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé des Infrastructures Rurales :
M. Gourdigou KOLANI
Article 2 : Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la République Togolaise.
Togo: L'Union des forces de changement (UFC), principal parti d'opposition au Togo, va faire son entrée au gouvernement avec sept postes ministèriels, a annoncé jeudi à Lomé son dirigeant, Gilchrist Olympio, évoquant un "engagement historique"
LOMÉ, 27 mai 2010 - L'Union des forces de changement (UFC), principal parti d'opposition au Togo, va faire son entrée au gouvernement avec sept postes ministèriels, a annoncé jeudi à Lomé son dirigeant, Gilchrist Olympio, évoquant un "engagement historique". "J'ai signé le 26 mai, au nom de l'UFC, un accord politique pour une participation à un gouvernement de redressement national, dans un esprit de partage du pouvoir avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir)", a déclaré M. Olympio lors d'une conférence de presse à son domicile. "Au terme de l'accord, l'UFC entrera au gouvernement, participera à la formation des cabinets ministériels, désignera des responsables pour les administrations centrales, les sociétés d'Etat, les préfectures, les mairies, les ambassades, etc.", a-t-il poursuivi. Au total sept portefeuilles seront accordés à l'UFC a-t-il précisé sans révéler le nom des personnalités désignées par l'UFC pour prendre part au gouvernement qui devrait être annoncé jeudi soir. M. Olympio n'a pas non plus indiqué s'il participerait personnellement à la nouvelle équipe gouvernementale. Gilchrist Olympio est le fils de Sylvanus Olympio, le premier président du Togo assassiné en 1963 lors d'un coup d'Etat ourdi par Gnassingbé Eyadema. Le Général Eyadéma, père de l'actuel président Faure Gnassingbé, dirigea le pays d'une main de fer pendant 38 ans, jusqu'à seon décès en 2005. C'est la première fois que l'UFC, créé en 1992, participera à un gouvernement au Togo, où un processus démocratique a été entamé en 1990. En 2008, un responsable de l'UFC, Amah Gnassingbé, a pris part à un gouvernement, mais à "titre personnel". M. Olympio a affirmé avoir pris un "engagement historique devant le peuple après avoir longuement réfléchi sur les causes réelles de la crise profonde qui mine notre pays depuis des décennies". Lors de la conférence de presse, il était assisté de son conseiller principal, Me Gally Djovi. Les autres responsables de l'UFC, dont Jean-Pierre Fabre, son candidat à la présidentielle du 4 mars, n'étaient pas présents. Selon des sources proches de la formation, plusieurs responsables bouderaient la décision de leur président. M. Fabre notamment n'a cessé de dénoncer la réélection de Faure Gnassingbé le 4 mars, estimant avoir lui-même remporté le scrutin à un tour. La nouvelle équipe gouvernementale sera présentée jeudi soir, ont indiqué à l'AFP, des sources proches de la présidence togolaise. Le président togolais Faure Gnassingbé avait demandé le 5 mai au Premier ministre, Gilbert Fossoun Houngbo, d'engager des discussions avec l'ensemble de la classe politique pour la formation d'un nouveau gouvernement de "large ouverture politique".
Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé a reconduit vendredi, Gilbert Fossoun Houngbo au poste de Premier ministre qu'il occupait auparavant, selon un décret présidentiel publié vendredi
LOME, 7 mai 2010 - Le président togolais Faure Gnassingbé a reconduit vendredi, Gilbert Fossoun Houngbo au poste de Premier ministre qu'il occupait auparavant, selon un décret présidentiel publié vendredi. "Le Président de la république a renouvelé sa confiance à Gilbert Fossoun Houngbo en décidant de le conduire au poste de Premier ministre, chef du gouvernement", selon le décret lu à la télévision nationale. M. Houngbo procèdera à des "consultations et à des discussions avec l'ensemble de la classe politique en vue de la formation d'un nouveau gouvernement", souligne le communiqué. Le 5 mai, M. Houngbo avait présenté sa démission à M. Gnassingbé, qui a souhaité un nouveau gouvernement "de large ouverture politique". Ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) pour l'Afrique, M. Houngbo avait été nommé en septembre 2008. Il avait succédé à Komlan Mally, membre du comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) nommé au lendemain des législatives d'octobre 2007.
Togo: Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a remis mercredi sa démission au président Faure Gnassingbé au lendemain de la prestation de serment de ce dernier, réélu pour un nouveau mandat de 5 ans lors du scrutin présidentiel du 4 mars
LOME, 5 mai 2010 - Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a remis mercredi sa démission au président Faure Gnassingbé qui souhaite un nouveau gouvernement "de large ouverture politique", selon la présidence togolaise. "Des discussions politiques seront engagées avec l'ensemble de la classe politique pour la formation d'un nouveau gouvernement de large ouverture politique", précise la présidence togolaise. La démission de M. Houngbo intervient au lendemain de la prestation de serment de M.Gnassingbé, réélu pour un nouveau mandat de 5 ans lors du scrutin présidentiel du 4 mars. "Le président de la République lui a demandé d'assurer l'expédition des affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau Premier ministre", souligne le communiqué. M. Gnassingbé l'a "félicité pour l'immense tâche qu'il a accomplie à la tête du gouvernement" et la "manière exemplaire" dont il a conduit l'organisation de l'élection présidentielle, indique le communiqué diffusé par la radio nationale. Le président sortant avait recueilli 60,88% des voix contre 33,93% pour son principal adversaire Jean Pierre Fabre de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition), selon les chiffres officiels. Ce dernier conteste depuis des semaines, ces résultats. Ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) pour l'Afrique, M. Houngbo avait été nommé en septembre 2008. Il avait succédé à Komlan Mally, membre du comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) nommé au lendemain des législatives d'octobre 2007.
Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé, réélu lors de la présidentielle du 4 mars, prêtera serment ce lundi
LOME, 1 mai 2010 - Le président togolais Faure Gnassingbé, réélu lors de la présidentielle du 4 mars, prêtera serment ce lundi, a-t-on appris samedi de source officielle togolaise. Des chefs d'Etat de la sous-région, dont John Atta-Mills du Ghana, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Boni Yayi du Bénin et Amadou Toumani Touré du Mali sont attendus à cette cérémonie, a indiqué la présidence. Selon la Constitution togolaise, le président de la République prête serment devant la Cour constitutionnelle réunie en audience solennelle avant sa prise de fonctions. M. Gnassingbé a été réélu avec 60,88% des voix contre 33,93% pour son principal adversaire Jean-Pierre Fabre de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition), selon le décompte officiel. Le Front républicain pour l'alternance et le changement (Frac), coalition de quatre partis dont l'UFC, qui a soutenu M. Fabre proteste depuis des semaines contre les résultats du scrutin et affirme que son candidat a remporté cette élection. Une nouvelle manifestation était prévue samedi à Lomé et dimanche à Sokodé (environ 375 km au nord de Lomé), selon les responsables du Frac.
Togo: La Cour constitutionnelle du Togo a confirmé jeudi la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars
LOME, 18 mars 2010 - La Cour constitutionnelle du Togo a confirmé jeudi la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars, dont les résultats ont été contestés par l'opposition, a constaté l'AFP. "Faure Gnassingbé, ayant obtenu le plus grand nombre de voix, doit être déclaré président de la République", a annoncé le président de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma. "Cette proclamation est définitive, et clôt toutes les opérations électorales", a-t-il poursuivi lors d'une cérémonie officielle. M. Gnassingbé, 43 ans, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père le général Gnassinbé Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans, a recueilli 60,88% des suffrages lors du scrutin à un tour du 4 mars, selon la Cour constitutionnelle.
Togo: La Commission électorale nationale indépendante (Céni) annoncé la réélection de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 04 mars 2010 avec 60,92% des voix
LOME, 6 mars 2010 - Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté l'élection présidentielle du 4 mars avec 60,92% des voix, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.O44 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la Céni. Très loin derrière, arrivé en troisième position, l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes. "Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits", a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou. Le taux de participation à cette élection, qui s'est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats. Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat. Installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d'habitants, à l'issue d'une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l'ONU. Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, 58 ans, candidat du parti historique d'opposition Union des forces de changement (UFC), se présentait pour la première fois à une présidentielle. Vendredi soir, M. Fabre, qui s'est présenté comme le candidat du changement, avait crié victoire, assurant avoir battu M. Faure. Le Rassemblement du peuple togolais (RPT), au pouvoir, avait ensuite également revendiqué la victoire pour Faure Gnassingbé. L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.
Togo: Les bureaux de vote ont ouvert jeudi peu après 07H00 GMT pour l'élection présidentielle au Togo, où le président sortant Faure Gnassingbé brigue un second mandat de cinq ans
LOME, 4 mars 2010 - Les bureaux de vote ont ouvert jeudi peu après 07H00 GMT pour l'élection présidentielle au Togo, où le président sortant Faure Gnassingbé, fils du dirigeant décédé Gnassingbé Eyadéma, brigue un second mandat de cinq ans, ont constaté des journalistes de l'AFP. Quelque 3,281 millions d'électeurs sont convoqués pour ce scrutin à un tour où sept candidats sont en lice. Les deux principaux sont M. Gnassingbé, 43 ans, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir depuis 43 ans), et son principal opposant Jean-Pierre Fabre, 58 ans, du parti Union des forces de changement (UFC). A l'école Poudrière, dans un quartier populaire de Lomé, fief de l'opposition, des électeurs étaient arrivés une heure avant l'ouverture du bureau de vote. Une file d'attente de quelques centaines de personnes s'étirait dans la cour de l'école au moment de l'ouverture du scrutin. Les électeurs votent en apposant leur empreinte digitale sur un bulletin unique, sous l'oeil d'observateurs des différents partis participant au scrutin. La campagne s'est déroulée paisiblement, mais l'opposition a à plusieurs reprises prévenu qu'elle n'accepterait pas de "fraudes". En février 2005, après le décès de son père qui régna d'une main de fer pendant 38 ans, Faure Gnassingbé avait été installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée. Puis, en avril 2005, il avait été élu président lors d'une élection contestée et suivie de violences qui avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. L'UFC a choisi pour slogan "43 ans, ça suffit, ça doit changer", en additionnant les années de règne dictatorial de Gnassingbé Eyadéma (1967-2005) et celles de son fils Faure crédité, lui, d'avoir décrispé la vie politique. La Commission électorale indépendante (Céni) a choisi pour slogan "Togolais, allons voter dans la paix". L'enjeu est d'organiser une élection juste et transparente, sans violence, avait-elle rappelé mercredi, afin "que le pays retrouve sa place au sein des démocraties modernes". Les bailleurs de fond ont progressivement renoué avec le Togo en 2007, après 15 ans de sanctions pour "déficit démocratique", suite à un scrutin législatif jugé réussi.
Togo: Deux candidats d'opposition ont "suspendu provisoirement" leur participation à l'élection présidentielle au Togo le 4 mars, dénonçant des anomalies au niveau des listes électorales
LOMÉ, 15 fév 2010 - Deux candidats d'opposition ont "suspendu provisoirement" leur participation à l'élection présidentielle au Togo le 4 mars, dénonçant des anomalies au niveau des listes électorales, a-t-on appris lundi auprès de leurs partis. Il s'agit de l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo, du Comité d'action pour le renouveau (CAR, un poids lourd de l'opposition), et de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA). Cette décision vise à dénoncer notamment des "anomalies" dans l'opération de révision des listes électorales, selon l'état major des deux partis. "Nous constatons que les questions essentielles n'ont pas été résolues, notamment la correction des anomalies notées dans la révision des listes électorales, l'adoption des mesures garantissant la traçabilité des bulletins de vote et l'authentification des bulletins des électeurs", a indiqué à l'AFP Mme Adjamagbo-Johnson. "La CDPA a décidé de suspendre provisoirement la participation de sa candidate au processus, en attendant que des solutions adéquates soient trouvées à nos revendications", a-t-elle souligné. Par ailleurs, le CAR a aussi décidé de suspendre la participation de ses deux représentants à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), composée de 17 membres, a précisé à l'AFP le secrétaire général du parti, Jean Kissi. Vendredi, l'Union des forces de changement (UFC), principal parti d'opposition de Gilchrist Olympio avait déjà retiré "provisoirement" ses trois délégués de la Céni pour les mêmes motifs. Initialement prévue le 28 février, la présidentielle a été reportée au 4 mars afin de corriger certaines insuffisances liées à la révision des listes électorales, avait annoncé un décret présidentiel jeudi soir. Au total sept candidats dont l'actuel président Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma - décédé en février 2005, après 38 ans de règne -, sont en lice pour ce scrutin
Togo : L'élection présidentielle au Togo, initialement prévue pour le 28 février, a été reportée au 4 mars à la demande de l'opposition
LOME, 11 fév 2010 - L'élection présidentielle au Togo, initialement prévue pour le 28 février, a été reportée au 4 mars à la demande de l'opposition, selon un décret présidentiel lu jeudi soir à la télévision nationale. "La date de l'élection présidentielle est fixée au jeudi 4 mars. Les bureaux de vote sont ouverts de 7H à 17H sur toute l'étendue du territoire national", est-il écrit dans le décret. Ce report s'est fait à la demande de l'opposition dans une discussion mardi à Ouagadougou (Burkina Faso) avec le président Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue intertogolais, précise le décret. "Dans le souci de la recherche permanente du consensus et du maintien d'un climat apaisé durant le processus électoral, le chef de l'Etat (Faure Gnassingbé), après concertation avec le M. Compaoré, a décidé en conseil des ministres le report de la date de la prochaine élection", précise le texte. L'ouverture de la campagne électorale, fixée au 13 février, est également repoussée au mardi 16 février. La campagne prendra fin le 2 mars à minuit. Des émissaires de l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de l'ancien Premier ministre Me Yawovi Agboyigbo - les deux poids lourds de l'opposition togolaise - et ceux du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ont été reçus par M. Gnassingbé. L'UFC et le CAR avaient demandé le report de scrutin au 7 mars, afin de reprendre l'opération de révision des listes électorales. Ces partis politiques dénoncent depuis plusieurs jours une "mauvaise" révision des listes électorales. L'opposition réclame également l'authentification des bulletins de vote, la suppression du vote par anticipation et un "meilleur encadrement" des votes par procuration. Au total, sept candidats, dont l'actuel président Faure Gnassingbé - fils du général Gnassingbé Eyadéma, mort en 2005 après 38 ans de règne - et deux anciens Premiers ministres, Yawovi Agboyibo et Agbéyomé Kodjo, sont en lice pour ce scrutin. Pour la première fois, une femme est candidate : Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi.
Togo: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi l'octroi d'un prêt de 38 millions de dollars US pour la réhabilitation d'un axe routier au Togo
TUNIS, 11 fév 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi l'octroi d'un prêt de 38 millions de dollars US pour la réhabilitation d'un axe routier au Togo. Ce projet devrait contribuer aux efforts déployés par le Togo pour "jouer pleinement son rôle central de corridor d'échanges inter-Etats pour les pays enclavés et le pays voisins", indique la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire. Cofinancé par la Banque mondiale (BM), ce projet routier Abidjan-Lagos est classé parmi les axes routiers stratégiques dans la zone drainant une part importante du trafic routier entre les villes côtières de la sous-région, ajoute la BAD. La BAD appuie le Togo dans le cadre de son initiative en faveur des "pays pauvres très endettés" et estime les besoins de financement externe du pays pour la période 2008-2010 à quelque 2 milliards de dollars US, soit 75% du Produit Intérieur Brut.
Togo: Le président togolais sortant Faure Gnassingbé a été investi mardi sans surprise à Lomé pour représenter le parti au pouvoir, le RPT, à la prochaine élection présidentielle du 28 février
LOME, 12 jan 2010 - Le président togolais sortant Faure Gnassingbé a été investi mardi sans surprise à Lomé pour représenter le parti au pouvoir, le RPT, à la prochaine élection présidentielle du 28 février, a constaté l'AFP. Fils du général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays pendant 38 ans, Faure Gnassingbé n'était pas présent lors de cette convention nationale mais a accepté cette investiture par un représentant interposé. Il avait accédé au pouvoir en 2005 dans des conditions chaotiques après le décès de son père en février. "La convention nationale du RPT (Rassemblement du peuple togolais) décide d'investir le militant membre du bureau politique Faure Gnassingbè, porteur des valeurs de paix et de prospérité pour le Togo, comme candidat du RPT", a déclaré le parti dans une motion lue par l'un de ses dirigeants, René Kapou. A l'ouverture de la convention au palais des congrès de Lomé, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des deux personnes tuées vendredi dernier lors de l'attaque contre le convoi de l'équipe nationale de football dans la région angolaise du Cabinda. Trois jours de deuil ont été décrétés au Togo à la suite du drame.
Togo: Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé mercredi à manifester le 9 janvier pour exiger un scrutin à deux tours lors de la présidentielle du 28 février
LOMÉ, 6 jan 2010 - Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé mercredi à manifester le 9 janvier pour exiger un scrutin à deux tours lors de la présidentielle du 28 février. "Nous ne sommes pas d'accord avec un scrutin à un tour et c'est la raison pour laquelle nous manifesterons samedi prochain", a déclaré Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC, lors d'une conférence de presse. "Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour obtenir satisfaction", a-t-il ajouté. L'UFC entend également protester contre le montant de la caution à verser par les candidats qu'elle juge "prohibitif". La caution est fixée à 20 millions de F.CFA (30.489 euros) contre 10 millions de F.CFA (15.245 euros) pour les législatives d'octobre 2007. La classe politique est divisée depuis plusieurs mois sur le mode de scrutin à cette présidentielle. Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement, l'élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés. Les deux poids lourds de l'opposition: l'UFC et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, soutenus par d'autres partis d'opposition, réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que rejette le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) du président Faure Gnassingbé. Le facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré a, lors d'une discussion avec les acteurs politiques togolais le 27 décembre à Ouagadougou, préconisé que cette présidentielle se déroule en un seul tour.
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