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L'actualité du Tchad
(d'après l'Agence France Presse)

Tchad: Le gouvernement tchadien a annoncé mercredi dans un communiqué avoir arrêté des individus ayant tenté de mener une "action de déstabilisation" du pouvoir

N'DJAMENA, 01 mai 2013 - Le gouvernement tchadien a annoncé mercredi dans un communiqué avoir arrêté des individus ayant tenté de mener une "action de déstabilisation" du pouvoir, parmi lesquel un député d'opposition, a-t-on appris de sources concordantes. "Ce jour 1er mai, un groupuscule d'individus mal intentionnés a cherché à mener une action de déstabilisation contre les institutions de la république", indique le communiqué du gouvernement, affirmant que les membres du "groupuscule (...) conspiraient depuis plus de quatre mois pour remettre en cause la paix chèrement acquise". "Les forces de défense (...) ont fini par les neutraliser et les mettre totalement hors d'état de nuire", poursuit le communiqué, soulignant que "les principaux auteurs arrêtés ont été confiés au Procureur de la république pour les besoins de l'enquête". Aucune précision supplémentaire n'a été donnée sur l'origine, les appartenances et le nombre des personnes arrêtées. Toutefois de source policière, "plusieurs arrestations de civils et de militaires parmi lesquelles Saleh Makki (député d'opposition, ndlr)" ont eu lieu lundi. "Depuis deux heures de temps, on signale une situation trouble faites de nombreuses arrestations à N'Djamena, dont celle du député Saleh Makki (...) confirmée par plusieurs sources", a pour sa part affirmé à l'AFP par courriel le député et chef de file de l'opposition tchadienne Saleh Kebzabo. yas-xbs/jr 



Tchad: Le Premier ministre Djimrangar Dadnadji a procédé mardi à un léger remaniement du gouvernement

N'DJAMENA, 25 avr 2013 - Le Premier ministre Djimrangar Dadnadji a procédé mardi à un léger remaniement du gouvernement marqué par le passage de Jean Bernard Padaré, ministre des Affaires foncières et ancien avocat de l'Arche de Zoé, au ministère de la Justice, a-t-on appris de source officielle. Jean Bernard Padaré devient Garde des sceaux en remplacement d'Abdoulaye Sabre Fadoul, qui hérite du ministère des Postes et des nouvelles technologies de l'information. Le ministre de l'Intérieur Mahamat Zene Ali Fadel quitte le gouvernement, il est remplacé par Hassan Tchonai, précédemment à l'Enseignememt secondaire. Hassan Soukayan est nommé ministre des Infrastructures et des équipements, en remplacement de Gata Goulou qui devient ministre de l'Urbanisme. Nouveau ministre de l'action sociale et de la solidarité nationale, Baiwong Djibergui Amane Rosine remplace Sadie Goukouni Weddeye qui quitte le gouvernement. Mahamat Mamadou Addy est nommé nouveau secrétaire général adjoint du gouvernement. Les principaux titulaires des Affaires étrangères et de la Défense conservent leur porte-feuille. Le Premier ministre Dadnadji, ancien directeur de cabinet du chef de l'Etat, a été nommé le 21 janvier après la démission d'Emmanuel Nadingar. Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990. yas/cl/mpd

 
Tchad: Le président tchadien Idriss Déby Itno a procédé mardi à un remaniement ministériel avec l'entrée de six nouvelles personnalités dont une femme dans le nouveau gouvernement composé de 33 ministres et de neuf secrétaires d'Etat

N'DJAMENA, 19 fév 2013 - Le président tchadien Idriss Déby Itno a procédé mardi à un remaniement ministériel, à peine un mois après la formation du nouveau gouvernement et la nomination du Premier ministre Djimrangar Dadnadji, a appris l'AFP de source officielle. Six nouvelles personnalités dont une femme font leur entrée dans le nouveau gouvernement composé de 33 ministres et de neuf secrétaires d'Etat. Cette annonce intervient après le limogeage des deux ministres chargés de l'Intérieur, Bachir Ahmat Mahamat et Bachar Ali Souleyman, le 14 février. En remplacement à ces postes-clés, Ali mahamat Zene Ali Fadel devient ministre de l'Interieur et de la sécurité tandis que Yokabdjim Mandigui est nommé à l'Aménagement du territoire et à la décentralisation. Autres portefeuilles importants, le ministère de l'Economie est confié à Issa Ali Taher, et le secrétariat d'Etat à la Santé publique revient à Mme Chamchal Houda Abakar Kadade. Le Premier ministre Djimrangar Dadnadji, ancien directeur de cabinet du chef de l'Etat, nommé le 21 janvier après la démission d'Emmanuel Nadingar, est maintenu à son poste. Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Déby, au pouvoir depuis 1990. yas/cl/lbx


Par décret n°160/PR/PM/2013 , le président de la République, Idriss Déby Itno, a réaménagé la liste des membres du gouvernement de Djimrangar Dadnadji Joseph. Voici in extenso la liste complète du nouveau gouvernement du 19/02/2013.

Ministre Conseiller à la Présidence de la République : BEYOM MALLO ADRIEN ;

Ministre des Affaires Étrangères et de l’intégration Africaine: MOUSSA FAKI MAHAMAT;

Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense Nationale et des Anciens Combattants: BENAINDO TATOLA;

Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale: ISSAALI TAHER

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : ABDOULAYE SABRE FADOUL ;

Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique : ALI MAHAMAT ZENE FADEL

Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Décentralisation et des Libertés locales : YOKABDJIM MANDIGUIM

Ministre des Finances et du Budget : ATTEIB HABIB DOUTOUM ;

Ministre de l’Energie et du Pétrole : DJERASSEM LE BEMADJIEL ;

Ministre des Infrastructures et des Equipements publics: GATA NGOULOU ;

Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : DILLO ADOUM

Ministre de la Communication, Porte- Parole du Gouvernement : HASSAN SYLLA BAKARI ;

Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des affaires foncières et des domaines du Domaine : JEAN BERNARD PADARE ;

Ministre de l’Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance: HINSOU HARA ;

Ministre du Commerce et de l’industrie : HAMID MAHAMAT DAHALOP;

Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de l’Information: Mme BAIWONG DJIBERGUI ROSINE AMANE ;

Ministre de l’Enseignement Fondamental et de l’Alphabétisation : HASSAN TCHOLNAYE ;

Ministre des Enseignements et de la Formation Professionnelle Secondaires : ABDELKERIM SEID BAUCHE

Ministre de l’Enseignement, de la Recherche et de la Formation Professionnelle Supérieurs : Dr ADOUM GOUDJA ;

Ministre de la Culture, des Arts et de la Conservation du Patrimoine: DAYANG MENWA ENOCH ;

Ministre de l’Action Sociale, de la Famille et de la Solidarité Nationale : Mme SADIE GOUKOUNI WEDDEYE ;

Ministre des Micro- Crédits pour la Promotion de la Femme et de la Jeunesse : Martin BAGRIM KIBASSIM ;

Ministre de la Fonction Publique, du Travail et d’Emploi: ABDOULAYE ABAKAR ;

Ministre de la Santé Publique : AHMAT DJIDDA MAHAMAT ;

Ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation : DANGDE LAOUBELE DAMAYE ;

Ministre du Développement Pastoral et des Productions Animales: AMIR ADOUDOU ARTINE ;

Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale : ALI MAHAMAT ABDOULAYE ;

Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques : MAHAMAT ISSA HALIKIMI;

Ministre des Mines et de la Géologie : OUMAR ADOUM SINI ;

Ministre de la Jeunesse et des Sports: MAHAMAT ADOUM ;

Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales : Mme AMINA KOUDJIYANA ;

Ministre du Tourisme et de la Promotion l’Artisanat : ABDERAHIM YOUNOUS ALI ;

Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement Chargé de Relations avec les Grandes institutions de la République: SAMIR ADAM ANNOUR ;

Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères et à l’intégration Africaine : LAMINE MAHAMAT

Secrétaire d’État l’Economie, au Plan et à la Coopération Internationale : OUMAR ADOUM SINI ;

Secrétaire d’Etat aux Finances et au Budget : Mme AMINA MAHAMAT ;

Secrétaire d’État à l’Agriculture : Mme RUTH TEDEBE

Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire, de la Décentralisation et aux Libertés locales: IGNABAYE CLAUDE ;

Secrétaire d’État à l’Intérieur et à la Sécurité Publique: MAHAMAT ADJI NGOUA ;

Secrétaire d’Etat à l’Action Sociale, à la Famille et à la Solidarité Nationale : NGOMDIGUE BADI LOMEY

Secrétaire d’Etat à la Santé Publique : Mme CHANSAL FOUDA ABAKAR KADADI ;

Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement : ADOUM FORTEY AMADOU.

 





Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé sans donner de raison officielle jeudi le ministre de la Sécurité et de l'Immigration et celui de l'Administration du territoire et de la Décentralisation

N'DJAMENA, 14 fév 2013 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé sans donner de raison officielle jeudi les deux ministres chargés de l'Intérieur, selon un décret lu à la radio nationale. "Il est mis fin aux fonctions de Bachir Ahmat Mahamat, ministre de la Sécurité et de l'Immigration, et de Bachar Ali Souleyman, ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation", selon le texte du décret. D'après une source proche du pouvoir, "le ministre de la Sécurité" paie "une mauvaise gestion des moyens de la police" et un mauvais recrutement. "Le ministre de la Décentralisation, ancien directeur général de la police avant d'entrer dans le gouvernement, fait également les frais de sa gestion de la police", estime la même source. La police, dont l'image n'est pas bonne au sein de la population, est souvent accusée de corruption par les habitants. Fin janvier, le président Deby avait changé de Premier ministre, remplaçant Emmanuel Nadingar, en poste depuis trois ans, par Djimrangar Dadnadji. Bachir Ahmat Mahamat avait alors conservé son poste lors du remaniement. Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Deby, au pouvoir depuis 1990. yas-pgf/de



Tchad: La liste complète du nouveau gouvernement formé par le Président Idriss Deby Itno, composé de 42 membres


N'DJAMENA, 26 jan 2013 - Le président tchadien Idriss Déby a nommé samedi les 42 membres de la nouvelle équipe gouvernementale, parmi lesquels 34 ministres et 8 secrétaires d'Etat ministre, a annoncé la radio nationale. Cette annonce intervient après la démission lundi d'Emmanuel Nadingar de son poste de Premier ministre après presque trois ans d'exercice. Le président tchadien avait alors procédé le même jour à la nomination de Djimrangar Dadnadji, jusqu'alors directeur de cabinet du chef de l'Etat et plusieurs fois ministre sous les précédents gouvernements. Bien que la plupart des postes ministériels importants restent inchangés --notamment Tatola Benaindo à la Défense, Moussa Faki Mahamat aux Affaires étrangères et Bachir Ahmat Mahamat à l'Intérieur -- 26 nouvelles personnalités font leur entrée dans le gouvernement. Parmi les innovations, le gouvernement voit la création d'un poste de ministre Conseiller à la présidence, confié au Secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS, au pouvoir) Adrien Beyom Mallo. M. Nadingar, en poste depuis mars 2010, avait été reconduit dans ses fonctions après la réélection contestée d'Idriss Déby lors de la présidentielle d'avril 2011. Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Déby, au pouvoir depuis 1990, et les Premiers ministres restent rarement plus de deux ou trois ans en poste.


La liste complète du nouveau gouvernement du Tchad, formé le 25 janvier 2013


- Président de la République: IDRISS DEBY ITNO

- Premier ministre, Chef du gouvernement: Joseph DJIMRANGAR DADNADJI

- Ministre Conseiller à la Présidence de la République : BEYOM MALLO ADRIEN ;

- Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine : MOUSSA FAKI MAHAMAT ;

- Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense Nationale et des Anciens Combattants : BENAINDO TATOLA ;

- Ministre des Infrastructures et des Equipements : GATA NGOULOU ;

- Ministre des Finances et du Budget : ATTEIB HABIB DOUTOUM ;

- Ministre des Affaires Foncières et du Domaine : JEAN BERNARD PADARE ;

- Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de l’Information : Mme BANAIWA DJIBERGUI ROSINE AMANE ;

- Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale : MAHAMAT ALI ABDALLAH NASSOUR ;

- Ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération Internationale : BEDOUMRA KORDJE ;

- Ministre de la Communication, Porte - Parole du Gouvernement : HASSAN SYLLA BAKARI ;

- Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : BACHAR ALI SOULEYMAN ;

- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : ABDOULAYE SABRE FADOUL ;

- Ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration : AHMAT MAHAMAT BACHIR ;

- Ministre de l’Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : HINSOU HARA ;

- Ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation : DANGDE LAOUBELE DAMAYE ;

- Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques : MAHAMAT BECHIR OKORMI ;

- Ministre du Développement Pastoral et des Productions Animales : AMIR ADOUDOU ARTINE ;

- Ministre de l’Enseignement Fondamental et de l’Alphabétisation : HASSAN TCHOLNAYE ;

- Ministre des Enseignements et de la Formation Professionnelle Secondaires : ABDERAHIM SEID BAUCHE ;

- Ministre de l’Enseignement, de la Recherche et de la Formation Professionnelle Supérieurs : Dr ADOUM GOUDJA ;

- Ministre de la Fonction Publique et du Travail : ABDOULAYE ABAKAR ;

- Ministre de la Santé Publique : AHMAT DJIDDA MAHAMAT ;

- Ministre de l’Action Sociale, de la Famille et de la Solidarité Nationale : Mme SADIE GOUKOUNI WEDDEYE ;

- Ministre de la Jeunesse et des Sports : MAHAMAT ADOUM ;

- Ministre de la Culture, des Arts et de la Conservation du Patrimoine : DAYANG MENWA ENOCH ;

- Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat : IGNABAYE CLAUDE ;

- Ministre de l’Energie et du Pétrole : DJARASSEM LE BEMADJEL ;

- Ministre des Mines et de la Géologie : NODJITOLABAYE KOULADOUMADJI ;

- Ministre des Micro-Crédits pour la Promotion de la Femme et de la Jeunesse : Martin BAGRIM KIBASSIM ;

- Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : DILLO ADOUM ;

- Ministre du Commerce et de l’Industrie : HAMID MAHAMAT DAHALOP ;

- Ministre du Tourisme et de l’Artisanat : ABDERAHIM YOUNOUS ALI ;

- Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales : Mme AMINA KOUDJIYANA ;

- Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement : SAMIR ADAM ANNOUR ;

- Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et à l’Intégration Africaine : Mme RUTH TEDEBE ;

- Secrétaire d’Etat aux Finances et au Budget : Mme AMINA MAHAMAT ;

- Secrétaire d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : OUMAR ADOUM SINI ;

- Secrétaire d’Etat à l’Administration du Territoire et à la Décentralisation : LAMINE MOUSTAPHA ;

- Secrétaire d’Etat à la Santé Publique ; Dr NGARIERA RIMADJITA ;

- Secrétaire d’Etat à l’Action Sociale, à la Famille et à la Solidarité Nationale : MAHAMAT ADJI NGONE ;

- Secrétaire d’Etat à l’Agriculture : NGOMDIGUE BAIDI LOMEY ;

- Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement : ADOUM FORTEY AMADOU.





Tchad: Le président tchadien Idriss Déby a nommé lundi au poste de Premier ministre Djimrangar Dadnadji, actuel directeur de cabinet du chef de l'Etat et plusieurs fois ministre, après la démission le jour-même d'Emmanuel Nadingar

N'DJAMENA, 21 jan 2013 - Le président tchadien Idriss Déby a nommé lundi au poste de Premier ministre Djimrangar Dadnadji, actuel directeur de cabinet du chef de l'Etat et plusieurs fois ministre, après la démission le jour-même d'Emmanuel Nadingar, a annoncé la radio nationale. "J'ai l'honneur de déposer (...) ma démission comme Premier ministre chef du gouvernement, il y a trois ans vous m'avez nommé à ce poste, aujourd'hui je suis arrivé au terme de ma mission", a écrit M. Nadingar dans sa lettre de démission lue à la radio, qui a également annoncé la nomination de M. Dadnadji. Emmanuel Nadingar, en poste depuis mars 2010, avait été reconduit dans ses fonctions après la réélection contestée d'Idriss Déby lors de la présidentielle d'avril 2011. Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Déby, au pouvoir depuis 1990, et les Premiers ministres restent rarement plus de deux ou trois ans en poste.



Tchad: Les autorités tchadiennes ont annoncé lundi le retrait du certificat de transport aérien de la compagnie nationale Toumaï Air Tchad après la découverte de "problèmes graves de sécurité" en violation des règles de l'aviation civile

N'Djamena, 9 juil 2012 - Les autorités tchadiennes ont annoncé lundi le retrait du certificat de transport aérien de la compagnie nationale Toumaï Air Tchad après la découverte de "problèmes graves de sécurité" en violation des règles de l'aviation civile. "L'autorité de l'aviation civile a retiré le certificat de transports aérien à la compagnie Toumaï et à deux autres (Sahara aéro services et RJM Aviation basées à Ndjamena) suite à des problèmes graves de sécurité dans l'aviation civile du Tchad", a annoncé à l'AFP le secrétaire général du ministère des Transports et de l'aviation civile, Mahamat Aware Neïssa. "Toumaï Air Tchad et les deux autres compagnies ne pourront plus faire des vols internationaux puisque selon les conclusions de l'audit de l'Organisation de l'aviation civile internationale, ces compagnies opèrent avec un permis temporaire et sans +air operator certificate+. Ce qui pose de graves problèmes de sécurité", a expliqué Mahamat Aware Neïssa. La compagnie Toumaï Air Tchad, lancée en 2004 et détenue à 40% par l'Etat tchadien, fait face depuis plusieurs mois à des difficultés financières. Selon le secrétaire général du ministère, après l'arrêt de la location d'un Boeing suite à des impayés, "la compagnie s'est retrouvée malheureusement avec un seul avion (Foker 28) interdit depuis 2002 à la navigation en Europe".



Tchad: Le Président Tchadien Idriss Déby Itno a inauguré jeudi une cimenterie à Baoré, dans la région du Mayo-Kébbi Ouest, construite par la Chine et d'un montant de 46 milliards de francs CFA

Baoré, 16 fév 2012 - Le Président Tchadien Idriss Déby Itno a inauguré jeudi une cimenterie à Baoré, dans la région du Mayo-Kébbi Ouest (à 400 km au sud-ouest de N'djaména), construite par la Chine et d'un montant de (46 milliards de francs CFA) 70 millions d'euros. Cette cimenterie qui "produira 200.000 tonnes de ciment par an, soit 750 tonnes par jour (...) a été construite dans un but social et non commercial. Nous l'avons construite pour résoudre les problèmes de l'habitat social", a annoncé le Président Idriss Déby Itno. "Le ciment de Baoré n'est pas destiné à l'exportation car, c'est une production qui suffit à peine à nos besoins" a ajouté le président, précisant que "Toutes taxes et autres charges comprises, le prix de ce ciment, sur l'ensemble du territoire national, doit être situé entre 6000 et 6500 F CFA (entre 9 et 10 euros)" le kilo. La construction de la cimenterie de Baoré est faite par les Chinois, grâce à un prêt de la banque chinoise Exxim Bank à l'Etat Tchadien. Le Président Idriss Déby Itno a annoncé à cette occasion que "dans deux ans, une autre usine de fabrication de ciment sera construite dans le pays" sans donner plus de détails.



Tchad : Le Président tchadien Idriss Déby Itno a limogé vendredi le ministres de l'énergie et du pétrole, et celui du Plan, de l'Economie et de la coopération internationale

N'DJAMENA, 27 jan 2012 - Le Président tchadien Idriss Déby Itno a limogé vendredi deux ministres, dont celui de l'énergie et du pétrole, par décret présidentiel lu à la radio nationale. Selon le décret, le président a nommé Brahim Alkhalil Hiléo au poste de ministre de l'Energie et du Pétrole "en remplacement de Mr Tabé Eugène". "M. Bendoumra Kordié (est nommé) au poste de Ministre du Plan, de l'Economie et de la coopération internationale en remplacement de Mr Mahamat Ali", ajoute le décret. Selon le texte, qui ne donne aucune explication quant au limogeage de ces deux ministres, ceux-ci sont "appelés à d'autres fonctions". Le limogeage du ministre de l'énergie et du pétrole intervient à un moment où le pays traverse une crise sur la question pétrolière, la raffinerie de Djermaya au nord de N'Djamena, construite par la Chine et inaugurée en juin 2011, ayant été fermée jeudi par les autorités en raison d'un différend sur les prix du carburant. "le ministre (Eugène Tabé) a mal négocié avec les Chinois ... notamment le prix du carburant dès l'ouverture de la raffinerie, ce qui a entraîné aujourd'hui le blocage dans les discussions avec les Chinois", a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un officiel tchadien. "Le ministre du plan sortant est également une victime collatérale du problème de la raffinerie parce qu'il est signataire de toutes les conventions entre le Tchad et ses partenaires. Les Chinois menacent de dénoncer la convention qui les lie au Tchad", a indiqué la source. Le président Idriss Deby Itno avait inauguré en personne la raffinerie en juin estimant qu'elle était le symbole de "l'indépendance énergétique du Tchad" et espérant "même ravitailler la sous-région". De source officielle en 2011, le pays, qui exploite le pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000 barils par jour. Les revenus pétroliers lui ont permis de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau routier et de construire de nombreux bâtiment publics. Certains membres de la société civile demandent au régime d'employer davantage cette manne pour l'amélioration des conditions de vie des Tchadiens.



Tchad: La campagne électorale en vue des élections communales du 22 janvier, premières élections locales de l'histoire du Tchad

N'DJAMENA, 7 jan 2012 - La campagne électorale en vue des élections communales du 22 janvier, premières élections locales de l'histoire du Tchad, a commencé samedi, a annoncé la commission électorale nationale indépendante (Céni) du Tchad samedi. "La campagne électorale pour les élections communales débute ce jour 7 janvier et durera 14 jours" a déclaré le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita, ajoutant que "les partis politiques ou regroupements des partis politiques qui ont présenté des listes vont entrer en compétition pour discuter les sièges à pourvoir". Le Président de la Céni a invité les partis politiques "au respect strict du code électoral et du code de bonne conduite pendant toute la campagne". Ces élections communales concerne les 22 communes des chefs des lieux de région, les arrondissements de N'Djamena et les 10 communes de plus de 20.000 habitants soit au total 42 communes. Avant ce scrutin, les maires des communes étaient nommées par le pouvoir central. Selon le Président de la Céni, "les délimitations du périmètre urbain de 42 communes ont permis de disposer d'un corps électoral 1.089 912 électeurs repartis dans 2864 bureaux de vote". Ces élections locales, initialement prévues en juin, ont été annoncées en août, puis fixées au 16 octobre 2011 avant d'être reportées au 27 novembre, puis au 15 janvier et enfin au 22 janvier. Elles surviennent après une présidentielle (avril) et législatives (février) qui ont été contestées. L'opposition a boycotté la présidentielle remportée par le président Idriss Deby Itno (83,59% au 1er tour) au pouvoir depuis 1990 après avoir qualifié les législatives remportées par le parti de Déby de "mascarade électorale". L'opposition participe toutefois au scrutin local et pourrait diriger de nombreuses communes. La Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition démocratique, présente d'ailleurs des listes uniques de l'opposition dans de nombreuses communes.



Tchad: Les élections communales prévues initialement pour le mois de novembre 2011 sont repoussées au 15 janvier 2012

N'Djamena, 16 oct 2011 - Les élections communales prévues initialement pour le mois de novembre 2011 sont repoussées au 15 janvier 2012, selon le nouveau calendrier de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), a-t-on appris dimanche auprès de la Ceni. "Il ressort de ce nouveau chronogramme (calendrier) réaménagé par la Céni que le déroulement du scrutin pour les communales est fixé au 15 janvier 2012", a annoncé le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita. Les élections communales concernent tous les chefs-lieux des régions, des dix communes d'arrondissement de N'Djamena ainsi que des villes ayant au moins 20.000 habitants.



Tchad: Les élections communales prévues initialement pour le mois d'octobre ont été repoussée au mois de novembre pour des questions d'organisation

N'Djamena, 21 août 2011 - Les élections communales prévues initialement pour le mois d'octobre ont été repoussée au mois de novembre pour des questions d'organisation, a-t-on appris dimanche auprès de la commission électorale nationale indépendante (Ceni). "Les élections communales se derouleront le 27 novembre 2011", a indiqué à l'AFP le Président de la Ceni, Yaya Mahamat Liguita, précisant que "la date du 27 novembre résulte du consensus entre les acteurs politique de la majorité présidentielle et ceux de l'opposition démocratique (...) dans le souci d'organiser des élections crédibles, démocratique, transparentes et acceptées par tous". Le nouveau calendrier prévoit la publication des résultats provisoires par la Ceni, le 12 décembre et des résultats définitifs, par la Cour sûpreme, le 28 du même mois. Les élections communales concernent tous les chefs-lieux des régions, des dix communes d'arrondissement de N'Djamena ainsi que des villes ayant au moins 20.000 habitant.



Tchad: La liste complète du nouveau gouvernement tchadien composé de 40 membres contre 38 au précédent, avec l'entrée de trente nouvelles personnalités dont des membres de partis alliés

N'DJAMENA, 13 août 2011 - Trente personnalités dont des membres de partis alliés du Mouvement patriotique du salut (MPS), du président Idriss Deby Itno ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement du Premier ministre Emmanuel Nadingar, qui présente un visage rajeuni. M. Nadingar avait démissionné le 10 août après l'investiture du président Deby pour un 4e mandat de 5 ans et avait été reconduit le 13. Le nouveau gouvernement compte 40 membres contre 38 au précédent. Cinq membres du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) de l'ancien président Lol Mahamat Choua obtiennent des portefeuilles. Hassan Nguéadoum devient notamment ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat. Lol Mahamat Choua, après s'être longtemps opposé à Deby, avait signé un accord avec le MPS en décembre 2010 en vie des législatives de février remportées par la majorité présidentielle. Après un assaut rebelle sur N'Djamena les 2 et 3 février 2008, il avait été arrêté avec deux autres opposants. Lui et Ngarléjy Yorongar avaient recouvré la liberté quelques semaines plus tard dans des conditions controversées. Le troisième Mahamat Saleh Ibni Oumar est porté disparu et donné pour mort. Quatre membres du Viva/Rndp (Rassemblement national démocratique et populaire) de l'ancien Premier ministre Nouradine Kassiré Coumakoye qui a aussi rallié la majorité avant les législatives de cette année, intègrent aussi le nouveau gouvernement. L'avocat Jean-Bernard Padaré, figure de la société civile et du barreau tchadien qui s'étaiot illustré pendant l'affaire de l'Arche de Zoé devient ministre ministre des Affaires Foncières et du domaine. L'opposant Jean Alingué Bawoyeu, qui était entré au gouvernement dans le cadre de l'accord du 13 août 2007 de démocratisation du régime signé entre le pouvoir et l'opposition est quant à lui maintenu à la Poste et Technologie de l'information. Six poids-lourds du régime dont Moussa Faki (Affaires Etrangères), Tabe Eugene (Energie et pétrole), Mahamat Ali Hassan (Plan, Economie et Coopération), Amadai Al Hassan (Assainissement public et la promotion de la bonne gouvernance) conservent leur poste dans le gouvernement. Mahamat Bechir, l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères devient devient lui ministre de l'Environnement et des ressources halieutiques, Le ministère de la Défense est désormais directement rattaché à la Présidence, pour devenir un ministère délégué auprès de la Présidence chargé de la défense nationale. A noter aussi, le départ des fortes personnalités suivantes: Kedellah Younous (Communication, porte-parole du gouvernement), Adoum Younousmi (Infrastructures et Transports), Ahmat Mahamat Bachir (Intérieur et Sécurité publique), Gata Ngoulou (Finances et Budget). L'ancien ministre de l'Agriculture et Irrigation Albert Pahimi Padacké Albert qui s'etait présenté à la présidentielle (mais ne s'était pas retiré de la course à l'image de l'opposition) ne retrouve pas de maroquin. Il était arrivé 2e de la présidentielle avec 8,66% des voix.


Liste complète du nouveau gouvernement du Tchad du 17 août 2011


Premier ministre:  Emmanuel Nadingar

Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine : Moussa Faki Mahamat
Ministre des finances et du budget : Christian Georges Diguimbaye
Ministre des infrastructures et équipements : Abbas Tolli
Ministre des postes et des nouvelles technologies de l’information : Alingue Jean Bawoyeu
Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale : Mahamat Ali Abdallah
Ministre du Plan ; de l’Économie et de la Coopération Internationale : Mahamat Ali Hassan
Ministre Délégué auprès de la Présidence de la République, chargé de la Défense Nationale et des anciens Combattants : Benaido Tatola
Ministre de la justice, Garde des sceaux : Dr Abdoulaye Sabre Fadoul
Ministre de la Santé publique : Dr Toupta Boguena
Ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation : Dr Djimet Adoum
Ministre du Développement Pastoral et des Productions Animales : Ahmat Rakhis Manani
Ministre de l’Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : Ahmadaye Alhassane
Ministre de la sécurité publique et de l’Imigration : Abdekerim Ahmadaye Bakhit
Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques : Mahamat Okormi
Ministre de l’Action Sociale, de la Famille et de la Solidarité Nationale : Mme Fatimé Issa Ramadane
Ministre de l’Enseignement Supérieur : Dr Ahmet Djidda Mahamat
Ministre de l’Enseignement Secondaire : Oumar Ben Moussa
Ministre de l’Enseignement Primaire et de l’Education Civique : Faitchou Etienne
Ministre de la Formation Professionnelle des Arts et Metiers : Dayang Menewa Enoch
Ministre de la jeunesse et des Sports : Mbaidou Simeon
Ministre de l’Énergie et du Pétrole : Tabe Eugène
Ministre des Mines et Géologie : Nojitolbaye Kladoumadji
Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat : Assane Ngueadoum
Ministre chargé des Microcrédits en Faveur de la Promotion de la Femme et de la Jeunesse : Mme Yakoura Malloum Alwihda
Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Mahamat Abba Ali Salah
Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Abdelkerim Souleymane Teriao
Ministre du Commerce et de l’Industrie : Mahamat Allahou Taher
Ministre des Affaires Foncières et du Domaine : Jean Bernard Padare
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises : Hassan Terap
Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales : Mme Amina Kodiyana
Ministre du Tourisme et de l’Artisanat : Abdelrassoul Aboubakar
Ministre de la culture : Khayar Oumar Defallah
Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, chargé des Relations avec L’Assemblée Nationale : Samir Adam Annour
Secrétaire d’État aux affaires Étrangères et à l’Intégration Africaine : Mme Tedebe Ruth
Secrétaire d’État à L’Administration et du Territoire et à la Décentralisation : Mahamat Mbodou Abdoulaye
Secrétaire d’État aux Finances et au Budget : Rozi Mamai
Secrétaire d’État à la Santé Publique : Youssouf Ahmat
Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, chargé des Relations avec l’Assemblée Nationale : Gaourang Barama




Tchad: Emmanuel Nadingar, Premier ministre en poste depuis mars 2010 qui avait présenté sa démission après l'investiture du président Idriss Deby Itno lundi pour un 4e mandat, a été reconduit dans ses fonctions

N'DJAMENA, 13 août 2011 - Emmanuel Nadingar, Premier ministre en poste depuis mars 2010 qui avait présenté sa démission après l'investiture du président Idriss Deby Itno lundi pour un 4e mandat, a été reconduit dans ses fonctions, a annoncé samedi la radio nationale. "Par décret portant nomination du Premier ministre chef du gouvernement, le président de la République chef de l'Etat décrète qu'Emmanuel Nadingar est Premier ministre, chef du gouvernement", selon le texte lu à la radio. M. Nadingar doit composer un nouveau gouvernement dans les prochaines heures ou jours. Le précédent comprenait des membres de l'opposition et avait été considéré comme un signe d'ouverture du régime à son investiture en 2010. Toutefois, deux des ministres d'opposition, celui de la Justice Mbaïlaou Naimbaye Lossimian et surtout le ministre conseiller à la présidence le général Wadal Abdelkader Kamougué, sont décédés cette année. Kamougué était candidat à la présidentielle qu'il avait ensuite boycottée. Selon des observateurs, des membres de l'opposition devraient à nouveau intégrer le gouvernement. M. Nadingar avait été nommé Premier ministre en mars 2010 en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008. Il avait logiquement mercredi présenté sa démission après l'investiture du président Deby. Réélu au premier tour de l'élection du 25 avril (avec 83,59%) qui a été boycottée par l'opposition, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990, a entamé lundi son quatrième mandat de 5 ans après avoir été élu en 1996, 2001 et 2006 au cours de scrutins contestés. Le Mouvement patriotique du salut (MPS du président Deby) a raflé 118 des 188 sièges de l'Assemblée nationale aux législatives du 13 février. Les législatives ont été qualifiées de "mascarade électorale" par l'opposition qui a ensuite boycotté la présidentielle.


Tchad: Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a présenté mercredi sa démission et celle de son gouvernement

N'DJAMENA, 10 août 2011 - Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a présenté mercredi sa démission et celle de son gouvernement, a annoncé la radio nationale, deux jours après l'investiture du président Idriss Deby Itno lundi pour un quatrième mandat. "En application des dispositions de la Constitution, le Premier ministre a présenté sa démission et celle de son gouvernement" au président Deby qui peut reconduire M. Nadingar ou nommer un nouveau Premier ministre, a annoncé la radio nationale dans la soirée. Il est aussi possible que M. Deby refuse la démission du gouvernement. "Emmanuel Nadingar a exprimé, dans sa lettre de démission, toute sa reconnaissance pour la confiance qu'il a bénéficiée tout le long du déroulement de sa mission qui a commencé avec sa nomination le 5 mars 2010", selon la radio. La démission de M. Nadingar était attendue. Réélu au premier tour de l'élection du 25 avril (avec 83,59%) qui a été boycottée par l'opposition, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990, a entamé lundi son quatrième mandat de 5 ans après avoir été élu en 1996, 2001 et 2006 lors de scrutins contestés. M. Nadingar avait été nommé Premier ministre en mars 2010 en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008. Son gouvernement, qui comprenait plusieurs membres de l'opposition, avait été considérée comme un signe d'ouverture du régime à l'époque. Le Mouvement patriotique du salut (MPS du président Deby) a raflé 118 des 188 sièges de l'Assemblée nationale lors des législatives du 13 février. Les législatives ont été qualifiées de "mascarade électorale" par l'opposition qui a ensuite boycotté la présidentielle.


Tchad: La date des élections locales est fixée au 16 octobre 2011, les résultats provisoires au 31 octobre 2011 et les résultats définitifs au 16 novembre 2011

N'DJAMENA, 23 juil 2011 - Les premières élections locales organisées au Tchad auront lieu le 16 octobre, a annoncé samedi le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Yaya Mahamat Liguita. "La date des élections locales est fixée au 16 octobre 2011, les résultats provisoires au 31 octobre 2011 et les résultats définitifs au 16 novembre 2011", a annoncé le président de la Céni lors d'un point de presse. "Le chronogramme initial prévoyait, après la tenue des élections législatives (le 13 février) et présidentielle (organisée le 25 avril), l'organisation des élections locales fin juin (le 26)", a-t-il rappelé, mais selon lui lors de la mise en oeuvre du calendrier les "échéances fixées en juin pour les locales (se sont avérées) quasiment irréalisables". "Ces élections seront organisées dans les 22 villes chefs lieux de région et dans les 10 arrondissements de la capitale", N'Djamena, a expliqué M. Liguita, précisant que "dix villes ayant 20.000 habitants et plus sont aussi concernées par ces premières élections locales". "Le dépôt de candidature court de la période du 1er août 2011 au 10 septembre 2011", a-t-il dit. Lors d'une réunion le 30 mai avec les partis politiques le président Idriss Deby Itno avait souhaité que les locales se tiennent avant le 8 août, date prévue pour son investiture (il a été réélu pour un quatrième mandat en avril). "La Céni a essuyé beaucoup de critiques voire des insultes ces derniers mois à cause de la mauvaise organisation des élections (...), donnons-lui le temps d'organiser une bonne élection", avait alors déclaré l'opposant Saleh Kebzabo. Depuis 1995, le Tchad a adopté une politique de décentralisation devant mener le pays vers des "collectivités territoriales décentralisées dont l'autonomie est garantie" selon l'article 2 de la Constitution.



Tchad: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renvoyer dans son pays d'origine l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, par un vol spécial lundi 11 juillet

N'DJAMENA, 8 juil 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renvoyer dans son pays d'origine l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, par un vol spécial lundi 11 juillet, a annoncé vendredi le gouvernement tchadien. "Le gouvernement de la République du Tchad porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit: par lettre (...) du 5 juillet 2011, le président Abdoulaye Wade informe son ami le président (Idriss) Deby (Itno) de sa décision de renvoyer dans son pays d'origine M. Hissène Habré le lundi 11 juillet par un vol spécial affrété par le gouvernement sénégalais", indique un communiqué du gouvernement qui "prend acte de cette décision". Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Guirassy, a immédiatement confirmé l'annonce du retour de M. Habré. "Par conséquent toutes les dispositions seront prises pour l'accueil de M. Hissène Habré sur le territoire national", indique le texte du gouvernement tchadien, sans plus de précision "Par ailleurs, le gouvernement prendra attache avec l'Union africaine (UA), les ADH (associations des droits de l'homme) intéressées, ainsi que les victimes, pour l'organisation d'un procès équitable au Tchad", conclut le communiqué. Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié au Sénégal depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture. En 2006, l'UA avait demandé au Sénégal de juger Hissène Habré "au nom de l'Afrique", ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n'a été ouverte. En mars, Dakar et l'UA avaient décidé de crééer une Cour internationale ad hoc au Sénégal pour juger M. Habré. Une réunion fin mai entre experts du Sénégal et de l'Union africaine (UA) concernant le jugement de l'ex-chef d'Etat tchadien avait été reportée sine die au lendemain au lendemain de son ouverture. "Il y a beaucoup de préalables à remplir" pour des discussions techniques, "surtout pour une question aussi grave que celle-là. Les dossiers sont arrivés avec beaucoup de retard, c'est une des raisons" du report, avait alors affirmé un responsable sénégalais.



Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a lancé mercredi la production de la raffinerie de N'Djamena située à 40 km au nord de la capitale, annonçant par la même occasion "l'indépendance énergétique du Tchad"

N'DJAMENA, 29 juin 2011 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a lancé mercredi la production de la raffinerie de N'Djamena située à 40 km au nord de la capitale, annonçant par la même occasion "l'indépendance énergétique du Tchad" a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous avons notre indépendance énergétique pour l'an de la renaissance et l'an un pour mon quatrième mandat", a déclaré le chef de l'Etat (réélu en avril) en en donnant le coup d'envoi de la production. "Vous avez votre indépendance énergétique, vous n'allez plus chercher ailleurs les produits pétroliers, vous allez même ravitailler la sous-région" a-t-il annoncé. "Ce joyau est un cadeau de la Chine à qui vous devez la reconnaissance" a-t-il ajouté, soulignant que "il s'agit là d'une coopération gagnant-gagnant, à travers cette coopération c'est une autre image de la Chine qui se dessine en Afrique, en général, et au Tchad, en particulier". Il a fixé provisoirement à 200 FCFA le prix des produits pétroliers (essence, gas-oil) pour les trois premiers mois . La raffinerie de N'Djamena produira 20.000 barils par jours. "Si la demande se révèle plus grande on peut augmenter la production à 60.000 barils par jours", a affirmé le directeur général adjoint de la la Société de raffinage de N'Djamena, Ahmat Gadam. Les puits pétroliers de la région de Bongor (sud) alimenteront la raffinerie à travers un pipeline de 311 Km. Selon M. Gadam, la raffinerie dispose d'une unité de production d'électricité de 40 mégawatts dont une moitié alimente la raffinerie et l'autre est destinée à la ville de N'Djamena, sujette à d'inombrables délestages et coupures d'électricité. Selon le ministre des Infrastructures, Adoum Younoussmi, le pays, qui exploite le pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000 barils par jours. Les revenus pétroliers lui ont permis de se doter d'un meilleur réseau routier, de construire des universités, des instituts de formation, des hôpitaux ou encore de nombreuses salles de classes, avait expliqué le ministre à l'AFP. Certains membres de la société civile reprochent au régime d'employer davantage cette manne pour équiper son armée et faire face aux raids rebelles que pour l'amélioration des conditions de vie des Tchadiens



Tchad: Le Conseil constitutionnel tchadien a confirmé samedi la réélection du président sortant Idriss Deby Itno au premier tour de l'élection du 25 avril, avec 83,59% et un taux de participation de 55,63%

N'DJAMENA, 21 mai 2011 - Le Conseil constitutionnel tchadien a confirmé samedi, lors d'une audience publique radio-télévisée, la réélection du président sortant Idriss Deby Itno au premier tour de l'élection du 25 avril, avec 83,59% et un taux de participation de 55,63%. "Le Conseil déclare élu au premier tour Idriss Deby Itno avec 83,59%", a annoncé le président du Conseil constitutionnel, David Houdeingar. Après contrôle de tous les procès verbaux, le Conseil constitutionnel a un peu modifié les chiffres annoncés le 9 mai par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le Président Deby (88,66% selon la Céni), dont ce sera le quatrième mandat voit son nombre de voix revu à la baisse, passant de 2.504.069 voix à 2.072.481 voix, selon les résultats définitifs du Conseil. Il est suivi du ministre Albert Pahimi Padacké qui a obtenu 213.257 voix soit 8,66% (la Céni avait annoncé 6,03%) et de l'opposant Nadji Madou qui a finalement obtenu 193.617 voix soit 7,81% (la Céni avait annoncé 5,32%). Le taux de participation, qui était le principal enjeu de l'élection boycottée par les trois principaux opposants (Saleh Kebzabo, Ngarlejy Yorongar et Wadal Abdelkader Kamougué, décédé depuis) est revu à la baisse de près de neuf points par rapport aux résultats provisoires. Il est de 55,63%, selon le Conseil constitutionnel et non de 64,22%, comme annoncé par la Céni. Le taux de participation est finalement légèrement inférieur à celui des élections législatives (56,6%) du 13 février qui ont donné la majorité absolue à l'Assemblée nationale au Mouvement patriotique du salut (MPS) du président Deby. Des recours déposés par Albert Pahimi Padacké, et des opposants qui appelaient au boycott du scrutin (notamment Saleh Kebzabo et Ngarlejy Yorongar), ont été déclarés "irrecevables", a déclaré M. Houdeingar. "Nous prenons acte des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel (...) nous nous préparons en conséquence pour cinq ans à venir et nous restons à disposition de notre pays pour éventuellement remporter d'autres victoires", a déclaré M. Padacké à l'AFP. "J'ai appelé le président Deby pour lui présenter mes félicitations pour sa réélection", a-t-il ajouté. Après l'annonce des résultats provisoires, M. Kebzabo avait qualifié l'élection de "rigolade". Le MPS avait répondu que l'opposant cherchait à jeter le "discrédit" sur le scrutin. Plusieurs observateurs s'étaient interrogés sur un taux de participation jugé élevé par rapport à ce qui avait pu être constaté sur le terrain. L'élection présidentielle devait marquer le point d'orgue d'un processus de démocratisation du régime entamé avec l'accord du 13 août 2007 signé entre la majorité des partis d'opposition et le pouvoir. Mais l'accord signé un an après le boycott de la présidentielle de 2006 a débouché finalement sur un nouvel appel à l'abstention des principaux opposants, trois mois après les législatives qu'ils ont qualifiées de "mascarade électorale". Depuis le réchauffement des relations avec le Soudan, le régime de M. Deby, venu au pouvoir par la force en 1990 et soutenu par la France, semble à l'abri des raids rebelles.



Tchad: Le président tchadien sortant Idriss Deby Itno a été réélu dès le 1er tour de la présidentielle du 25 avril avec 88,66% des voix selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante
N'DJAMENA (Tchad), 9 mai 2011 - Le président tchadien sortant Idriss Deby Itno a été réélu dès le 1er tour de la présidentielle du 25 avril avec 88,66% des voix selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). La Céni a établi à 64,22% la participation à ce scrutin, boycotté par les principaux opposants. Selon le décompte de la Commission électorale, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990 et qui briguait un quatrième mandat de 5 ans (après avoir été élu en 1996, puis réélu en 2001 et 2006), a obtenu 88,66% des suffrages (2.504.069 voix). Le ministre Albert Pahimi Padacké a obtenu 6,03% des suffrages (170.188 voix) et l'opposant Nadji Madou 5,32% (150.226). Le taux de participation, qui était le principal enjeu du scrutin boycotté par les trois principaux opposants, Saleh Kebzabo, Wadal Abdelkader Kamougué et Ngarlejy Yorongar, est de 64,22%. Il y a eu 4.950.979 inscrits pour 3.179.325 votants, selon la Céni. 355.111 bulletins étaient nuls, soit un suffrage exprimé de 2.824.215 votes. Dans un communiqué diffusé après le scrutin, M. Kebzabo, de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), principal parti de l'opposition, avait estimé le taux de participation à "20%", parlant d'un "boycott historique" et évoqué un "camouflet sans précédent" pour M. Deby qui selon lui "a perdu toute légitimité". Le parti de M. Deby, le Mouvement patriotique du salut (MPS), avait, lui, jugé la participation "correcte" alors que le président Deby avait accusé les opposants de se retirer par peur d'être battus. "Je pense que, quoi qu'il en soit, les élections vont être crédibles", avait-il estimé. La journée de lundi a été marquée par le décès dans la matinée de M. Kamougué, mort de maladie à l'âge de 72 ans. Ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, le général Kamougué Wadal Abdelkader, 72 ans, dit "WAK", était le leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR). L'élection présidentielle devait marquer le point d'orgue d'un processus de démocratisation du régime entamé avec l'accord du 13 août 2007 signé entre la majorité des partis d'opposition et le pouvoir. Mais l'accord signé un an après le boycott de la présidentielle de 2006 a débouché finalement sur un nouvel appel à l'abstention des principaux opposants, trois mois après les législatives du 13 février largement dominées par le Mouvement patriotique du salut (MPS) de Deby. Selon les résultats définitifs de ces législatives à un tour à la proportionnelle proclamés par la Cour, le MPS a obtenu la majorité absolue avec 113 des 188 sièges de l'Assemblée nationale alors que 13 sièges issus de trois partielles du 6 mai restent à pourvoir. Candidats en 2001 et 1996, les trois principaux opposants, M. Kebzabo, Kamougué et Yorongar avaient dénoncé une "mascarade électorale", affirmant que les élections législatives ont été marquées par des fraudes et irrégularités, avant de suspendre leur participation à la présidentielle. Ils réclamaient notamment de nouvelles cartes d'électeurs. Depuis le réchauffement des relations avec le Soudan, le régime de Deby semble à l'abri des "rezzous" (raids) rebelles, d'autant qu'avec ses nouveaux pétro-dollars, il a pu renforcer son armée. Il bénéficie du soutien de la France, qui maintient une présence dans son ancienne colonie presque sans discontinuité depuis 1960.



Tchad: Le gouvernement tchadien et l'entreprise chinoise CAMC ont signé jeudi une convention d'un milliard de dollars pour la construction d'un nouvel aéroport international à Djermaya à 40 Km au nord de N'Djamena
N'DJAMENA (Tchad), 21 avr 2011 - Le gouvernement tchadien et l'entreprise chinoise CAMC ont signé jeudi une convention d'un milliard de dollars (700 milions d'euros) pour la construction d'un nouvel aéroport international à Djermaya à 40 Km au nord de N'Djamena. "Cet aéroport de classe A avec un aérogare ultra-moderne coûtera 1 milliard de dollars et sera financé par l'Etat tchadien par un système de prêt auprès d'une banque chinoise" a indiqué le ministre des Infrastructures Adoum Younoussmi lors de la signature à laquelle a assisté un journaliste de l'AFP. "Dès le 28 avril nous engagerons les négociations pour les accords de prêt avec le gouvernement chinois. Ce projet comprendra également la construction d'une autoroute de 40 km qui reliera Djermaya à N'Djamena, et permettra d'accueillir dans un premier temps un million de passagers par an" a-t-il ajouté. Selon le Ministre des infrastructures l'aéroport verra le jour dans quatre ans. L'actuel aéroport de N'Djamena "Hassan Djamous" est situé tout près du centre ville de la capitale qui ne cesse de grandir avoisinant le million d'habitants et où la pression foncière est très forte.



Tchad: Communiqué de presse de la réunion des ministres des finances de la Zone Franc, à N'Djamena le mardi 12 avril 2011

Les ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la Zone franc se sont réunis mardi 12 avril 2011 à N’Djamena, sous la présidence de M. Gata Ngoulou, ministre des Finances et du Budget de la République du Tchad, en présence de Mme Lagarde, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de la République française.

Les participants ont échangé sur la situation économique de la Zone et ont pris note des perspectives de croissance dans les différentes sous-régions. En CEMAC, la croissance devrait dépasser 4,5%, voire 5%, du fait notamment de la progression des recettes pétrolières et du lancement de projets structurants. Aux Comores, la croissance pourrait également s’accélérer, soutenue par l’agriculture, le tourisme, les télécommunications et une meilleure disponibilité de l’énergie électrique. En UEMOA, les perspectives de croissance sont très incertaines, compte tenu de la crise ivoirienne. Dans l’ensemble de la Zone, l’inflation a reculé en 2010 et devrait rester contenue.

Les ministres ont entendu avec attention le point sur la situation en Côte d’Ivoire présenté par M. Charles Koffi Diby, ministre de l’économie et des finances de Côte d’Ivoire et ont décidé d’un communiqué spécial.

Les ministres ont pris acte de l’état de la convergence des politiques macroéconomiques au 31 décembre 2010 dans la Zone franc. Ils sont convenus de poursuivre la maîtrise de l’évolution des dépenses courantes et de veiller au bon apurement des arriérés intérieurs. L’importance de poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales et d’accélérer la mise en œuvre des projets économiques régionaux a également été soulignée. Les ministres ont réaffirmé leur engagement à assurer les conditions d’une surveillance régionale adéquate en communiquant toutes les informations nécessaires à cette fin. Les ministres sont convenus d’engager une réflexion sur le critère de convergence relatif à l’endettement et ont demandé que leur soit présentée à l’automne un état de la convergence réelle au sein de chacune des sous-régions. Ils ont salué avec intérêt la volonté des nouvelles autorités de Guinée de se rapprocher de ses partenaires régionaux et exprimé leur disponibilité pour engager des actions de coopération avec elles, notamment en matière de gouvernance financière.

Les ministres et gouverneurs ont également échangé sur la question de la bonne centralisation des avoirs extérieurs de la Zone dans les banques centrales, pilier constitutif des unions monétaires. Ils sont convenus d’engager des travaux pour examiner les moyens de mieux concilier cette expression de la solidarité régionale avec une gestion adéquate de l’épargne longue de la Zone. Ils ont également décidé, afin d’approfondir cette solidarité, de lancer une réflexion pour mettre en place un mécanisme d’assistance à la gestion de crise.

Mme Christine Lagarde a présenté aux participants les travaux de la présidence française du G20, en particulier ses priorités en matière de développement. Elle a insisté sur la mobilisation de financements innovants, le développement des infrastructures – avec l’aide du Panel de Haut Niveau présidé par M. Tidjane Thiam –, l’inclusion financière et la réduction de la volatilité des matières premières et de ses effets, sujets majeurs pour les pays africains membres de la Zone franc. A l’issue d’un débat approfondi, les participants sont convenus de leur mobilisation de façon à intégrer les expériences et les préoccupations africaines dans les travaux du G20. Pour y parvenir, ils ont confié au comité de convergence de la Zone franc le soin de coordonner, en lien avec tous les Etats membres,  une contribution des pays de la Zone franc au Sommet du G20 des 3 et 4 novembre, des recommandations pour réduire les effets de la volatilité des matières premières, avec une attention particulière à l’identification d’infrastructures exemplaires et au développement du secteur financier, de façon à attirer les investisseurs privés.

Dans cette perspective, les participants ont également échangé sur les moyens d’améliorer l’accès au crédit des PME, sujet au cœur de l’agenda d’inclusion financière du G20. Ils se sont notamment engagés à poursuivre la modernisation des pratiques bancaires et à étendre les dispositifs de centrales d’informations financières. Ils ont demandé un renforcement et une meilleure coordination des dispositifs de garantie existants en faveur des PME, indispensables à un déploiement d’instruments à l’échelle de l’Afrique subsaharienne à coût maîtrisé, à l’instar de ceux mobilisés par la France dans le cadre de l’initiative du Cap d’appui au secteur privé africain.

Mme Lagarde a annoncé à cette occasion que l’effort de la France en matière d’aide publique au développement a encore progressé de près de 8% de 2009 à 2010 malgré la crise, pour atteindre le plus haut niveau jamais atteint en volume avec près de 10 milliards d’euros, et le plus élevé depuis 15 ans en proportion du revenu national brut, avec 0,50%, très proche de l’objectif fixé au niveau européen pour 2010.

Les ministres se sont également entretenus de l’actualité des institutions multilatérales afin d’y porter des messages communs lors des prochaines assemblées de printemps. S’agissant de la Banque mondiale, ils ont salué l’adoption récente d’une stratégie ambitieuse pour l’Afrique. Ils se sont félicités des résultats des travaux déjà conduits en matière de sécurité alimentaire et d’intervention en faveur des pays fragiles et ont encouragé la Banque à les rendre opérationnels dans les meilleurs délais notamment par la mise en place d’outils de gestion des risques et de financements contracycliques. S’agissant du FMI, ils se sont félicités de l’entrée en vigueur de la réforme institutionnelle de 2008 et ont exprimé le souhait que le produit exceptionnel des ventes d’or du Fonds puisse être affecté au financement pérenne de ses facilités concessionnelles. Ils se sont engagés à achever dans les meilleurs délais la ratification des réformes des quotes-parts et des statuts du FMI adoptées en 2010.

Enfin, les ministres ont chaleureusement remercié les autorités tchadiennes pour la qualité de l’organisation de cette réunion et l’accueil réservé aux participants. Ils ont accepté l’invitation des autorités françaises de tenir la prochaine réunion des ministres des finances de la Zone franc à Paris le 19 septembre 2011.





Tchad: L'élection présidentielle au Tchad, dont le premier tour devait avoir lieu le 3 avril, a été reportée de trois semaines
N'DJAMENA, 18 mars 2011 - L'élection présidentielle au Tchad, dont le premier tour devait avoir lieu le 3 avril, a été reportée de trois semaines, a annoncé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) vendredi dans un communiqué lu à la radio nationale. Cette annonce intervient alors que les candidats opposés au président sortant Idriss Deby ont menacé de boycotter comme en 2006 le scrutin en réclamant que soient remplies un certain nombre de conditions préalables à son organisation. Le nouveau calendrier présenté par la Céni décale de trois semaines les prochaines échéances électorales: la campagne s'ouvrira le 3 avril (au lieu du 13 mars), le premier tour de l'élection présidentielle doit se dérouler le 24 avril (au lieu du 3 avril) et l'éventuel second tour le 5 juin (au lieu du 15 mai). Aucun motif n'a été donné pour ce report par la Céni. L'ouverture de la campagne électorale avait été reportée sine die le 12 mars après une rencontre entre M. Deby et les cinq candidats qui se présentent contre lui. Ils réclament cinq préalables à la tenue du scrutin et ont estimé que les conditions pour son organisation n'étaient pas réunies. Dans un document commun déposé à la Céni le 3 mars, ils exigent de nouvelles cartes d'électeurs, l'impression de bulletins de vote numérisés et sécurisés, le respect par le gouvernement, l'administration territoriale et les militaires des dispositions relatives au trafic d'influence et à l'utilisation du symbole des biens de l'Etat, le réaménagement de la Céni et enfin la sécurisation du matériel de vote ainsi que son acheminement. En 2006, l'opposition avait boycotté l'élection présidentielle qui avait vu la réélection du président Deby, au pouvoir depuis 1990. Après six mois de négociations, l'opposition avait signé "l'accord du 13 août 2007", censé mettre le pays sur la voie de la démocratie et d'élections justes et transparentes et qui, selon certains observateurs, avait pour but de faire revenir l'opposition dans le jeu électoral et d'éviter tout boycottage. Depuis la signature de l'accord, des élections législatives ont eu lieu le 13 février 2011 et ont été largement remportées par le Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Deby avec 117 des 188 sièges à pourvoir. Outre M. Deby, 59 ans cette année, figurent parmi les candidats présidentiels Saleh Kebzabo, 62 ans, de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), première force de l'opposition, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, ou encore le général Kamougué Wadal Abdelkader, 72 ans, leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR).



Tchad: La Compagnie nationale des travaux de génie civil de Chine et le Tchad ont signé lundi à N'Djamena un contrat pour la construction du premier chemin de fer tchadien d'un montant de 7 milliards de dollars

N'DJAMENA, 14 mars 2011 - Le Tchad et la Compagnie nationale des travaux de génie civil de Chine ont signé lundi à N'Djamena un contrat pour la construction du premier chemin de fer tchadien d'un montant de 7 milliards de dollars (5 milliards d'euros), a constaté un journaliste de l'AFP. Le contrat pour les travaux de construction de ce chemin de fer long de 1344km devant traverser une grande partie du pays a été signé par le ministre des Infrastructures et Transports Adoum Younousmi et le président du conseil d'administration de la compagnie chinoise dans un grand hôtel de la capitale tchadienne. Les travaux doivent débuter en 2012. Selon le ministre, la compagnie chinoise financera la construction et le Tchad remboursera ensuite selon des modalités restant à déterminer. De même source, la construction doit se faire en deux phases. "La première permettra de relier Abéché (capitale de l'Est) à Adré à la frontière du Soudan d'un côté et Moundou (sud-ouest) à Kouteré à la frontière du Cameroun au sud-ouest", a expliqué le Ministre des infrastructures Adoum Younousmi. "Une deuxième phase permettra de relier la ville d'Abéché à Moundou" via N'Djamena, a-t-il dit. Le ministre a expliqué que la construction de ce premier chemin de fer d'abord destiné au transport de marchandises, mais qui fera circuler des trains de passagers, avait pour but de "désenclaver" le Tchad en le reliant au Soudan et à la mer Rouge à l'est et au Cameroun et à l'océan Atlantique au sud-ouest. Depuis 2006, le Tchad a commencé à toucher les premiers dividendes de son exploitation pétrolière et s'est lancé depuis 2009 dans une politique très volontaire au niveau des grands travaux.



Tchad: La campagne électorale pour la présidentielle du 3 avril au Tchad qui devait s'ouvrir dimanche a été reportée sine die, après une rencontre entre les candidats de l'opposition et le Président Idriss Deby

N'DJAMENA, 12 mars 2011 - La campagne électorale pour la présidentielle du 3 avril au Tchad qui devait s'ouvrir dimanche a été reportée sine die, a appris l'AFP samedi auprès de l'opposition qui a posé des conditions préalables à la tenue du scrutin. "Nous (les candidats) avons rencontré le président (Idriss) Deby (samedi) et nous avons vu que ce n'est pas possible de commencer la campagne demain dimanche" a déclaré à l'AFP Me Nadji Madou, l'un des cinq candidats. "Nous avons rencontré la Céni (Commission électorale nationale indépendante) pour discuter d'un nouveau chronogramme et nous avons convenu de travailler tout le week-end pour présenter au peuple à partir de mardi prochain les nouvelles dates", a-t-il dit. Saleh Kebzabo, candidat de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), première force de l'opposition, a confirmé que les candidats avaient décidé par "concensus" de reporter la campagne. "Nous avons des préalables qui ne sont pas remplis (...), les conditions pour une campagne ne sont pas remplies", a-t-il dit. Dans un document conjoint déposé à la Céni le 3 mars, les cinq candidats de l'opposition ont posé cinq conditions préalables à leur participation au scrutin: de nouvelles cartes d'électeurs, l'impression de bulletins de vote numérisés et sécurisés, le respect par le gouvernement, l'administration territoriale et les militaires des dispositions relatives au trafic d'influence et à l'utilisation du symbole des biens de l'Etat, le réaménagement de la Céni et enfin la sécurisation du matériel de vote ainsi que son acheminement. Jeudi, les candidats opposés à M. Deby avaient refusé de participer au tirage au sort de l'ordre de passage à la télévision et à la radio dans le cadre de la campagne électorale. Six candidats sont en lice pour l'élection présidentielle. Parmi eux, se trouvent M. Deby, 59 ans cette année, qui représentera son parti, le Mouvement patriotique du Salut, large vainqueur de législatives, Saleh Kebzabo, 62 ans, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense ou encore le général Kamougué Wadal Abdelkader, 72 ans, leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR).



Tchad: Six candidats, dont le président sortant Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, et l'opposant Saleh Kebzabo, seront en lice pour l'élection présidentielle au Tchad du 3 avril, selon la liste officielle de la Commission électorale

N'DJAMENA, 2 mars 2011 - Six candidats, dont le président sortant Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, et l'opposant Saleh Kebzabo, seront en lice pour l'élection présidentielle au Tchad du 3 avril, selon la liste officielle de la Commission électorale, lue mercredi à la radio nationale. Idriss Deby, 59 ans cette année, représentera son parti le Mouvement patriotique du Salut, large vainqueur de législatives en février. L'opposition sera représentée par Saleh Kebzabo de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), première force de l'opposition selon les résultats de février. Déjà candidat à deux reprises face à Deby (en 1996: 3e avec 8,7%, en 2001, 3e avec 7%), Kebzabo, 62 ans, et les principaux partis d'opposition avaient boycotté la présidentielle de 2006. Ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, le général Kamougué Wadal Abdelkader, 72 ans, dit "WAK", leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR), sera lui aussi candidat pour la 3e fois. En 1996, le ministre conseiller à la présidence dans l'actuel gouvernement d'ouverture était au 2e tour, battu par Deby (30,9% des voix). En 2001, il avait terminé 4e (6%). L'opposant fédéraliste Ngarlejy Yorongar sera lui aussi à nouveau de la partie. Après une participation décevante à l'élection présidentielle de 1996, il avait créé la surprise en 2001 en prenant la deuxième place, avec 16,35% des voix. Le leader du Rassemblement national pour la démocratie au Tchad-le Réveil (RNDT-Réveil) Albert Pahimi Padacke tentera lui sa chance pour la deuxième fois après avoir terminé 3e en 2006. Plusieurs fois ministre, longtemps membre de la majorité présidentielle, Pahimi et son parti ne faisaient pas partie de la coalition qui s'est présentée avec le MPS aux législatives. Enfin, l'avocat opposant Nadji Madou, président de l'Alliance socialiste pour un renouveau intégral (ASRI), se présente lui pour la première fois. La campagne pour le premier tour débute le 13 février.



Tchad: Le Mouvement patriotique du salut (MPS) du président tchadien Idriss Deby Itno et ses alliés obtiennent 133 des 188 sièges à l'Assemblée nationale à l'issue des législatives du 13 février selon les résultats provisoires

N'DJAMENA, 28 fév 2011 - Le Mouvement patriotique du salut (MPS) du président tchadien Idriss Deby Itno et ses alliés obtiennent 133 des 188 sièges à l'Assemblée nationale à l'issue des législatives du 13 février selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Il appartient au Conseil constitutionnel de confirmer ou d'infirmer ces résultats" provisoires, a souligné le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita. Le scrutin à la proportionnelle locale à un tour rend difficile le décompte exact des députés propres au MPS et ceux de ses alliés, mais selon des observateurs, le MPS devrait obtenir à lui seul une centaine de sièges. Les formations Rassemblement pour la Démocratie (RDP) de l'ancien président Lol Mahamat Choua et le VIVA-RDP de l'ancien Premier ministre Kasiré Coumakoye, qui présentaient des listes communes avec le MPS dans certaines circonscriptions obtiennent une dizaine de députés chacun, ces deux personnalités étant élues. L'Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) de Saleh Kebzabo, élu député, se profile comme la plus grande formation d'opposition avec 11 sièges. Les formations des opposants Wadal Abdelkader Kamougué et de l'opposant Ngarlejy Yorongar seront représentées à l'Assemblée. Des résultats plus détaillés devraient être disponibles lundi dans la journée Lors de la dernière législature, le MPS d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990 disposait de 112 des 155 sièges (le nombre de députés a été revu à la hausse). Le 1er tour de la présidentielle doit avoir lieu le 3 avril. Le taux de participation est de de 56,6%, selon M. Liguita qui a précisé que sur les 101 partis politiques ayant présenté des listes, 16 ont obtenu au moins un député. 4,8 millions d'électeurs, sur une population de 11,1 millions de Tchadiens, étaient invités à voter. Ces législatives étaient les premières élections non-boycottées par l'opposition depuis 2002. Toutefois, le 15 février, onze partis de l'opposition tchadienne ont signé une déclaration commune "se réservant le droit de récuser les résultats" du scrutin qu'ils qualifient de "mascarade électorale". Ces législatives organisées avant la présidentielle du 3 avril devaient notamment permettre de mesurer le poids réel de l'opposition dans ce pays marqué par de nombreux conflits. L'opposition est largement morcelée (plus de 100 partis politiques existent, souvent uniquement localement) et elle ne dispose pas d'autant de visibilité que le MPS. MM. Kebzabo et Kamougué se présentent à la présidentielle dont Idriss Deby sera le favori.



Tchad: Un des principaux opposant tchadiens, Saleh Kebzabo a été investi vendredi par son parti l'Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) comme son candidat à la présidentielle du 3 avril

N'DJAMENA, 18 fév 2011 - Un des principaux opposant tchadiens, Saleh Kebzabo a été investi vendredi par son parti l'Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) comme son candidat à la présidentielle du 3 avril, a constaté un journaliste de l'AFP. "Réuni en session extraordinaire, les militants et les militantes de l'UNDR investissent le camarade Saleh Kebzabo candidat de l'espoir à l'élection présidentielle", a affirmé un orateur, sous un tonnerre d'applaudissements dans une salle du ministère des Affaires étrangères. "Je suis touché par cette nouvelle marque de confiance pour la troisième fois et je ne doute pas de l'enjeu, du défi et de l'immensité de la responsabilité" a déclaré Kebzabo, qui avait déjà été candidat à la présidentielle en 1996 (3e avec 8,7%) et 2001 (3e avec 7%). L'opposition avait boycotté la présidentielle de 2006. Ces trois présidentielles ont été remportées par le président sortant Idriss Deby Itno. "Cette élection, nous y allons avec toute la conviction, tout le militantisme et tout le courage pour remporter cette élection" a-t-il affirmé aux militants. Interrogé par l'AFP, M. Kebzabo a assuré qu'il était possible de battre Deby dans les urnes: "Pourquoi se présenterait-on si on n'y croit pas. On se présente pour gagner, si on y croit pas, on n'y va pas". Actuellement député, Kebzabo, qui a été plusieurs fois ministre à des postes clé (Affaires étrangères, Pétrole, Agriculture) sous Deby mais aussi plusieurs fois arrêté, est actuellement le porte-parole adjoint de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), dont le porte-parole reste Ibni Oumar Mahamat Saleh, arrêté par des militaires tchadiens et disparu depuis le 3 février 2008. M. Kebzabo, qui était à l'étranger lors de l'attaque rebelle sur N'Djamena et l'arrestation d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, a assuré par le passé que des militaires se sont également présentés à son domicile de N'Djamena. Outre M. Kebzabo, M. Deby a été investi par son parti le Mouvement patriotique du salut (MPS) le 16 janvier alors que Wadal Abdelkader Kamougué, "Wak", une autre figure politique tchadienne a lui été investi début février par l'Union pour le renouveau et la démocratie (URD).


Tchad: La proclamation des résultats généraux provisoires des législatives au Tchad par la Commission électorale nationale indépendante aura lieu le 27 février

N'DJAMENA, 14 fév 2011 - La proclamation des résultats généraux provisoires des législatives au Tchad par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) aura lieu le 27 février, a indiqué lundi son président. Elle aura lieu "le 27 février selon le chronogramme" et "conformément au code électoral", a déclaré le président de la Céni, Yaya Mahamat Liguita. L'article 74 du code électoral tchadien stipule que la Céni "proclame les résultats provisoires dans un délai n'excédant pas quinze jours". C'est ensuite à la Cour constitutionnelle de valider les résultats. Par ailleurs, les organes locaux de la Céni répartis sur le territoire, doivent donner "au plus tard aujourd'hui (lundi) à 20h", les résultats de la circonscription où ils se trouvent, selon M. Liguita, avant d'être compilés à N'Djamena pour donner les résultats globaux. 4,8 millions d'électeurs, sur une population de 11,1 millions de Tchadiens, étaient invité à voter pour élire 188 députés dimanche. Observateurs et partis politiques ont dénoncé des dysfonctionnements ou ratés dans l'organisation du scrutin, souvent attribués à la Céni.

Tchad: Les Tchadiens votent ce dimanche à l'occasion des élections législatives afin de renouveler l'Assemblée nationale, en place depuis 2002 et largement dominée par la majorité présidentielle

N'DJAMENA, 13 fév 2011 - Les Tchadiens ont commencé à voter dimanche matin à l'occasion des élections législatives afin de renouveler l'Assemblée nationale, en place depuis 2002 et largement dominée par la majorité présidentielle. A N'Djamena, le président Idriss Deby a ouvert un bureau de vote du 1er arrondissement en votant à 8H15 (7H15 GMT), encadré par un important dispositif de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP. Il a, à cette occasion, appelé "tous les Tchadiens et toutes les Tchadiennes à sortir massivement pour remplir leur devoir de citoyen (et faire) le choix de leurs représentants à l'Assemblée nationale". "Sortir nombreux, c'est aussi dire que l'on a le choix, dans la transparence et surtout dans le calme", a-t-il déclaré, ajoutant: "Je souhaite que notre pays sorte grandi de ces élections, je souhaite que le peuple tchadien sorte de cette élection uni". Selon des sources politiques, les opérations de vote qui devaient débuter à 6H00 (5H00 GMT) ont commencé avec du retard. L'opposant de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution, Saleh Kebzabo, qui se présente dans le Mayo Kebby (sud-ouest), a affirmé que les opérations de vote "ont commencé avec du retard (...), parfois une heure". Un journaliste de l'AFP a constaté qu'un bureau de vote du 1er arrondissement de N'Djamena n'avait pas encore ouvert à 8H30 (7H30 GMT). Ces législatives sont les premières élections nationales depuis 2002 non boycottées par l'opposition. Le 13 août 2007, opposition et majorité ont signé un accord pour mettre le pays sur la voie de la démocratisation et d'élections justes et transparentes. Le Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président part favori pour dominer la future Assemblée nationale.

Tchad: La campagne pour les élections législatives du 13 février au Tchad, qui doit permettre de pourvoir 188 sièges de députés, s'est ouverte dimanche et doit s'achever deux jours avant le scrutin

N'DJAMENA, 23 jan 2011 - La campagne pour les élections législatives du 13 février au Tchad s'est ouverte dimanche, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni) tchadienne, qui a invité les candidats au respect de la loi et de leur propre "code de conduite" signé début janvier. La campagne doit s'achever deux jours avant le scrutin, qui doit permettre de pourvoir 188 sièges de députés, a rappelé le président de la Céni, Yaya Mahamat Liguita dans un message diffusé à la radio et à la télévision samedi soir. Durant cette période, a déclaré M. Mahamat Liguita, "la Céni invite tous les candidats en compétition au respect strict des dispositions du Code électoral et du code de bonne conduite des partis" et groupements politiques ainsi que des aspirants à un mandat législatif, document signé le 5 janvier. "La campagne qui commence est un évènement capital pour notre pays, car 20 jours durant les partis politiques ou groupement de partis politiques qui ont présenté des listes communes vont entrer en compétition pour (...) les 188 sièges", a-t-il ajouté. Au total, 1.409 candidats représentant 136 partis politiques seront en lice. Les signataires du code de conduite "s'engagent à respecter l'ordre public, l'autorité de l'Etat de même que les lois et règlements de la République", selon ce document de trois pages. Ils "renoncent à propager des rumeurs et des allégations tendancieuses ainsi qu'à se répandre en attaques personnelles contre un autre candidat dans le seul but de le discréditer et d'en tirer un quelconque avantage politique" et de "faire preuve de retenue dans leurs discours, écrits, attitudes et comportements tout au long du processus électoral". Outre les législatives, le Tchad doit organiser cette année une présidentielle le 3 avril et des locales le 26 juin.

Tchad: Une centaine de partis politiques (opposition, majorité) ont signé mercredi au palais présidentiel un "code de bonne conduite des partis, des groupements politiques et des candidats aux élections au Tchad"

N'DJAMENA, 5 jan 2011 - Une centaine de partis politiques (opposition, majorité) ont signé mercredi au palais présidentiel un "code de bonne conduite des partis, des groupements politiques et des candidats aux élections au Tchad", a constaté un journaliste de l'AFP. Les signataires de ce document de trois pages comportant quatorze articles "s'engagent à respecter l'ordre public, l'autorité de l'Etat de même que les lois et règlements de la République", alors que les prochaines élections législatives doivent avoir lieu le 6 février 2011, le premier tour de la présidentielle le 3 avril 2011 et les locales le 26 juin 2011. Dans ce code, les partis politiques "renoncent à propager des rumeurs et des allégations tendancieuses ainsi qu'à se répandre en attaques personnelles contre un autre candidat dans le seul but de le discréditer et d'en tirer un quelconque avantage politique". "Ils s'engagent à faire preuve de retenue dans leurs discours, écrits, attitudes et comportements tout au long du processus électoral. Ils rejettent le recours à des propos incendiaires et offensants incitant à la violence ou à la haine raciale, ethnique, religieuse ou fondée sur le genre", indique le document. Les partis devront "respecter et (...) faire respecter la liberté d'expression, de mouvement et de réunion sur tout le territoire national tout au long de la campagne électorale et à s'assurer que la campagne se déroule en toute sécurité" indique le document. Enfin les signataires demanderont "à leurs militants et sympathisants de s'abstenir de déchirer, défigurer ou enlever les affiches de campagne d'un autre parti, groupe de partis ou candidat, d'entraver la distribution de ses prospectus et dépliants de même que la pose des affiches électorales d'autres partis ou candidats".

Tchad: Le mandat de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) a pris officiellement fin au Tchad vendredi 31 décembre 

N'DJAMENA, 31 déc 2010 - Le mandat de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) a pris officiellement fin au Tchad vendredi, a déclaré à l'AFP le général Oki Dagache, représentant spécial du président tchadien Idriss Deby Itno auprès de la force internationale. "A la date du 31 décembre, le mandat de la Minurcat a officiellement pris fin dans notre pays", a dit le général Oki Dagache. "Tous les militaires sont partis depuis le 15 décembre ainsi que quelques civils", a indiqué le général. "A la date d'aujourd'hui, il reste une centaine de personnes du personnel civil, qui n'a pas de mandat, ni de mission sauf pour convoyer le reste des matériels" a-t-il précisé, indiquant que "tout le monde sera parti au plus tard fin février". Le camp d'Abéché principal camp de la force internationale doit être rendu avant le 31 janvier 201, alors qu'un petit groupe est "resté pour finir le travail", avait expliqué M. Dagache lundi. La construction de ce camp avait commencé en 2008 par la force européenne Eufor, il était conçu pour accueillir entre 3 et 4.000 personnes et était le centre névralgique de la mission internationale. La Minurcat avait pris en mars 2009 le relais de la force européenne Eufor, pour assurer la sécurité des réfugiés (soudanais et centrafricains notamment) et déplacés dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, favoriser leur retour volontaire et faciliter l'aide humanitaire. Son retrait avait été demandé en janvier 2010 par le président tchadien Idriss Deby qui considérait l'opération comme "un échec" et accepté par le Conseil de sécurité de l'ONU. Selon le schéma approuvé, la composante militaire qui n'a jamais atteint les 6.000 hommes prévus, a été réduite de 3.600 à 2.200 hommes (1.900 au Tchad et 300 en Centrafrique) à la mi-juillet. Le retrait total devant être effectif le 31 décembre.

Tchad: D'un coût global estimé à 75 milliards de FCFA et d'une superficie de 25km2, le président Idriss Deby Itno a posé lundi la première pierre d'un parc industriel situé à 40 km au nord de N'Djamena

N'DJAMENA, 27 déc 2010 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a posé lundi la première pierre d'un parc industriel situé à 40 km au nord de N'Djamena et financé pour 114 millions d'euros par une société chinoise, a constaté un journaliste de l'AFP. "C'est un site qui couvre une superficie de 25 km2. Le coût global de sa construction est de 75 milliards de FCFA" (114 millions d'euros), a annoncé lors de la cérémonie Don Lirong, directeur général de Soluxe International, la société chinoise en charge de la construction du parc industriel à Djarmaya, localité où se trouve déjà une mini-raffinerie. "Ce complexe industriel sera chargé de la transformation de plusieurs sous-produits pétroliers à savoir les récipients en plastique, les matériels de ménage en plastique et le gaz", a-t-il précisé. "C'est l'un des grands projets depuis la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays en 2006", a déclaré le président Deby. La Chine avait rompu en 1997 ses relations diplomatiques avec le Tchad qui avait reconnu l'Etat de Taiwan, gros bailleur de fonds du pays entre 1997 et 2006, date à laquelle les deux pays avaient repris leurs relations, le Tchad ayant cessé de reconnaître Taiwan. "Le train de l'industrialisation du Tchad vient d'être lancé, même si c'est à petite vitesse", a estimé le président, avant de poursuivre "avec les ambitions que nous avons pour notre pays, j'ai grand espoir, que les Tchadiens se mettent réellement au travail". Pour l'ambassadeur chinois au Tchad, Yang Guangyu, "le parc industriel est un grand investissement dans la coopération Tchado-Chinoise". Selon lui, ces investissement chinois sont "une marque de confiance en l'avenir du Tchad. Si la société Soluxe international a décidé d'investir massivement au Tchad, cela prouve qu'elle a confiance en la paix, la stabilité et le développement". Découvert dans les années 1990, le brut tchadien a commencé à être exploité en 2003, pour rapporter ses premiers vrais dividendes à partir de 2006. Le pays produit aujourd'hui plus de 170.000 barils/jour, pour environ 750 millions d'euros de recettes annuelles.

Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a nommé par décret Kamougué Wadal Abdelkader, jusqu'alors ministre de la Défense, au poste de ministre conseiller à la présidence et l'a remplacé par Bichara Issa Djadallah

N'DJAMENA, 24 déc 2010 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a nommé par décret Kamougué Wadal Abdelkader, jusqu'alors ministre de la Défense, au poste de ministre conseiller à la présidence et l'a remplacé par Bichara Issa Djadallah, a annoncé la radio nationale tchadienne vendredi. Opposant au sein de l'Union pour le renouveau et la démocratie, ex-président de l'Assemblée nationale et figure de la vie politique tchadienne, Kamougué Wadal Abdelkhader qui va occuper le poste de ministre conseiller à la présidence était entré au gouvernement en avril 2008, à la faveur de la formation d'une équipe qualifiée "d'ouverture". Il doit par ailleurs être entendu par la justice, au côté d'Ahmat Mahamat Mahamat Bachir actuellement ministre secrétaire général du gouvernement, par la justice sur "les événements" de janvier-février 2008 en référence à une attaque rebelle sur N'Djamena suivie d'arrestations et de disparitions. Le général Bichara Issa Djadallah, nommé ministre de la Défense a déjà occupé ce poste entre août 2005 et mars 2007. Il a par ailleurs été gouverneur du Ouaddaï (est). Avant sa nomination, il occupait un poste de conseiller à la présidence.

Tchad: Les autorités tchadiennes ont remis samedi à la commission électorale une liste provisoire de plus de 4,8 millions d'inscrits, qui doit encore être révisée avant la présidentielle et les législatives de 2011

N'DJAMENA, 11 déc 2010 - Les autorités tchadiennes ont remis samedi à la commission électorale une liste provisoire de plus de 4,8 millions d'inscrits, qui doit encore être révisée avant la présidentielle et les législatives de 2011, a constaté un journaliste de l'AFP. Au total, 4.832.061 électeurs figurent sur la liste électorale permanente informatisée (Lépi) remise par le Bureau permanent des élections (BPE, relevant du ministère de l'Intérieur) à la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Un décret doit être pris pour permettre à compter du 13 décembre la publication et l'affichage des listes électorales "dans tous les centres de recensement en vue de réclamations éventuelles", a affirmé le président de la Céni, Garmadjal Gami. "Ce travail (de révision) s'effectuera jusqu'au 3 janvier 2011 pour aboutir à la Liste électorale permanente informatisée définitive", a-t-il précisé. Une fois les réclamations examinées, le BPE produira autant de cartes électorales que d'électeurs inscrits sur la liste définitive, cartes qui seront informatisées, a indiqué le directeur général du BPE, Ahmat Ali. Le Tchad doit organiser des élections législatives le 6 février 2011, ainsi qu'une présidentielle dont le premier tour a été fixé au 3 avril avant des locales programmées pour le 26 juin. Selon un recensement général de la population dont les résultats ont été publiés en octobre 2009, le pays compte 11,1 million d'habitants.

Tchad: la Cour de justice de la Cédéao préconise la création d'un tribunal spécial pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré pour crimes contre l'humanité

ABUJA, 19 nov 2010 - La Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), basée à Abuja, a affirmé vendredi que le Sénégal seul ne pouvait juger l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré pour crimes contre l'humanité et a préconisé la création d'un tribunal spécial. L'accusation devrait être conduite "selon les normes internationales qui, dans de telles situations, permettent de créer des juridictions spéciales ou ad hoc pour éviter l'impunité", indique la Cour dans une déclaration. Hissène Habré a été renversé en 1990 par l'actuel président tchadien, Idriss Deby Itno, et s'est réfugié au Sénégal. En 2006, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) avaient donné mandat au Sénégal pour juger Hissène Habré "au nom de l'Afrique" pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture. Il lui est reproché des milliers d'assassinats politiques et de tortures systématiques durant ses années de pouvoir, entre 1982 et 1990. "Notre pays a toujours considéré que l'affaire Hissène Habré était une affaire africaine et la décision de la Cour va dans le même sens", a réagi l'avocat du gouvernement sénégalais, Me Sadel Ndiaye. En vertu de cette décision, "Habré doit être jugé par un tribunal africain. Selon la Cour (de la Cédéao), le Sénégal doit tout faire pour mettre ce tribunal sur pied en liaison avec (l'Union africaine)", a-t-il ajouté. Pour l'avocat d'Hissène Habré, Me Francois Serres, la Cour de justice de la Cédéao a affirmé que "sauf dans le cas où une Cour internationale spéciale ou un tribunal ad hoc pourrait être mis en place, Hissène Habré ne pouvait être poursuivi".

Tchad: D'un montant estimé à 90 millions de dollars, le Tchad a cédé 60% du capital de la Société des télécommunications du Tchad à une filiale du fonds d'investissement libyen Libyan African Investment Portfolio

.N'DJAMENA, 2 nov 2010 - Le Tchad a cédé mardi pour 90 millions de dollars 60% du capital de la Société des télécommunications du Tchad (Sotel-Tchad, nationale) à une filiale du fonds d'investissement libyen Libyan African Investment Portfolio, a annoncé le ministère tchadien des Télécommunications. "La République du Tchad vient de céder 60% du capital du groupe Sotel-Tchad pour une valeur de 90 millions USD (environ 64,7 millions d'euros) à la LAP Green Network, qui est un opérateur de télécommunications appartenant à la Libyan African Investment Portfolio. En plus des 90 millions de dollars, elle restitue à l'Etat un terrain d'une valeur de 6 milliards de FCFA (9,1 millions d'euros)", indique le ministère dans un communiqué. "L'acquéreur s'engage à investir entre 50 et 100 milliards de FCFA (entre 76,2 et 152,3 millions d'euros) pour le développement de la société", ajoute-t-il. L'Etat demeure propriétaire du reste du capital de ce groupe qui propose notamment des services de téléphonie fixe, mobile et d'Internet. Selon le communiqué, "ce financement permettra de réaliser des objectifs chiffrés, notamment 1,8 million d'abonnés au GSM (téléphone portable), 20.000 lignes fixes dont 15.000 en ADSL (permettant l'envoi et la réception de données numériques) et la construction d'un nouveau siège social". "En matière sociale, l'acquéreur à l'obligation de ne procéder à aucun licenciement non justifié" et l'Etat garde "l'option (...) de transférer aux salariés 6,5% du capital", précise le texte


Tchad: Le président tchadien Idriss Déby Itno a procédé samedi à un remaniement du gouvernement marqué par le passage d'Ahmat Mahamat Bachir de l'Intérieur au ministère, secrétariat général du gouvernement chargé des relations avec l'Assemblée

N'DJAMENA, 16 oct 2010 - Le président tchadien Idriss Déby Itno a procédé samedi à un remaniement du gouvernement marqué par le passage d'Ahmat Mahamat Bachir de l'Intérieur au ministère, secrétariat général du gouvernement chargé des relations avec l'Assemblée, selon un décret lu à la télévision nationale. En poste depuis plusieurs années, Ahmat Mahamat Bachir remplace Assia Abbo qui devient secrétaire d'Etat à l'Education nationale. Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique est scindé en deux. Oumar Kadjalami Boukar, secrétaire d'Etat à l'Intérieur et à la Sécurité est nommé ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration, alors que Kedellah Younouss quitte la Communication pour le ministère de l'Administration du territoire. Il est remplacé à la Communication par Kalzeube Pahimi Debeut, actuel gouverneur de la Région du Bahr-El-Ghazal (ouest). Abderahim Younous Ali est remplacé par Aboubakar Assidick Tchoroma à l'Education nationale et quitte le gouvernement. Les autre principaux portefeuilles du gouvernement du Premier ministre Emmanuel Nadingar, en poste depuis mars 2010 conservent leurs titulaires.


Tchad: Les partis politiques tchadiens réunis en concertation autour du président Idriss Deby Itno samedi ont adopté un nouveau calendrier électoral avançant de quelques semaines la présidentielle et les législatives et repoussant les locales

N'DJAMENA, 9 oct 2010 - Les partis politiques tchadiens réunis en concertation autour du président Idriss Deby Itno samedi ont adopté un nouveau calendrier électoral avançant de quelques semaines la présidentielle et les législatives et repoussant les locales, a constaté un journaliste de l'AFP. Les partis politiques de l'opposition et de la majorité, réunis autour du chef de l'Etat, ont adopté le nouveau calendrier par acclamation. "Les élections législatives sont prévues pour le 6 février (2011) au lieu du 20 février, le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 3 avril au lieu du 8 mai et les élections locales sont repoussées (du 27 mars) au 26 juin 2011", a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) Ngarmadjal Gami, lors de cette réunion. "Nous demandons à la communauté internationale de comprendre les difficultés que rencontre la Céni", a indiqué samedi Idriss Deby. "Notre souhait est que les partenaires nous appuient sur ces délais arrêtés qui sont des délais définitifs", a-t-il ajouté. Le 25 septembre, la Céni avait publié un calendrier décalant trois élections: les législatives prévues le 28 novembre 2010 étaient reprogrammées au 20 février 2011, les locales étaient reportées du 12 décembre 2010 au 27 mars 2011 et la présidentielle du 23 avril au 8 mai 2011. Mais le président Deby avait souhaité un réaménagement du calendrier, estimant que ces délais plus longs risquaient de plonger le pays dans "une situation préjudiciable". Un recensement électoral effectué en mai et juin a permis d'enregistrer près de 4,5 millions d'électeurs dans ce pays qui compte officiellement 11,1 millions d'habitants, selon des chiffres provisoires de la Céni.


Tchad: Contrairement au Président Idriss DEBY, la principale coalition de l'opposition tchadienne veut que les trois prochaines élections du pays aient lieu en 2011 comme fixé par la commission électorale
LIBREVILLE, 29 sept 2010 - La principale coalition de l'opposition tchadienne veut que les trois prochaines élections du pays aient lieu en 2011 comme fixé par la commission électorale, selon un communiqué publié mercredi, un jour après l'appel du président tchadien pour des législatives en 2010. Dans ce communiqué reçu par l'AFP à Libreville, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) déclare qu'elle a pris "acte du nouveau chronogramme de la Céni", la Commission électorale nationale indépendante, et "souhaite ardemment le respect des échéances" fixées. Ce calendrier, publié la semaine dernière, a repoussé de quelques mois trois élections: les législatives prévues le 28 novembre 2010 ont été reprogrammées au 20 février 2011, les locales ont été reportées du 12 décembre 2010 au 27 mars 2011 et la présidentielle du 23 avril au 8 mai 2011. Mardi, à l'occasion d'une concertation à la présidence avec toute la classe politique, le chef de l'Etat Idriss Deby Itno a souhaité un réaménagement de ce calendrier, avec l'organisation des élections législatives et locales en 2010, estimant que des délais plus longs risquaient de plonger le pays dans "une situation préjudiciable". "Le nouveau calendrier électoral est le reflet des positions de la classe politique, nous souhaitons qu'il soit respecté. La réaction du chef de l'Etat est inopportune", a commenté l'ex-ministre Gali Ngothé Gatta, membre de la CPDC, joint par téléphone. Dans le communiqué signé de son porte-parole Saleh Kebzaboh, la CPDC appelle à préserver "les acquis électoraux de l'accord politique" signé le 13 août 2007 par le président Deby et ses opposants --à l'exception des rebelles armés-- et censé favoriser la démocratisation du régime. "L'un des piliers de l'ossature mise en place par cet accord politique est la Céni, dont l'indépendance doit être scrupuleusement respectée et soutenue par toutes les parties", affirme la coalition. Elle demande l'organisation "d'élections véritablement démocratiques, libres et transparentes par la mise en place d'un fichier central informatisé, fiable et incontesté", mais aussi "un audit rapide de la Céni et du Bureau permanent des élections (BEN, relevant du ministère de l'Intérieur) par une expertise indépendante". Elle appelle par ailleurs "toutes les parties concernées" à faire en sorte "que le débat autour des questions électorales se déroule dans le consensus, la sérénité et le respect des engagements". Tous les scrutins seront basés sur un recensement électoral effectué en mai et juin qui, selon des chiffres provisoires de la Céni, a permis d'enregistrer près de 4,5 millions d'électeurs dans ce pays qui compte officiellement 11,1 millions d'habitants.
 
Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a souhaité mardi la tenue des élections législatives et locales en 2010, estimant que le nouveau calendrier fixant ces scrutins à 2011 créait une "situation préjudiciable"

N'DJAMENA, 28 sept 2010 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a souhaité mardi la tenue des élections législatives et locales en 2010, estimant que le nouveau calendrier fixant ces scrutins à 2011 créait une "situation préjudiciable". "Mon devoir est d'attirer votre attention en tant qu'acteur politique sur le risque que nous faisons courir au pays si par malheur nous n'organisons les élections législatives et locales en 2010 et la présidentielle en 2011", a déclaré le président Deby devant tous les partis politiques (opposition et majorité) au cours d'une réunion de concertation à la présidence à N'Djamena. La rencontre a porté sur le nouveau calendrier publié la semaine dernière par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a repoussé les élections de quelques mois. Selon ce programme, les législatives prévues le 28 novembre 2010 ont été reprogrammées au 20 février 2011, les locales annoncées pour le 12 décembre 2010 se tiendront le 27 mars 2011 et la présidentielle sera organisée le 8 mai au lieu du 23 avril 2011. "Avec le nouveau chronogramme rendu public par la Céni, (...) il y a risque de créer dans ce pays une situation préjudiciable qui mettrait en mal la cohésion nationale, la stabilité, la paix et le consensus", a estimé M. Deby. "Je ne crois pas que le nouveau calendrier va vous sortir de la situation. Je vous mets en garde, nous avons tous des raisons de faire en sorte que notre pays ne connaisse pas de soubresauts comme dans d'autres pays", a-t-il déclaré. Tous les scrutins étaient programmés après le recensement électoral, effectué en mai et juin, qui a permis de comptabiliser près de 4,5 millions d'électeurs, selon des chiffres provisoires de la Céni. Les premières échéances fixées "s'avèrent quasiment irréalisables, compte tenu des contraintes enregistrées tout le long du processus" électoral, avait estimé le président de la Céni, Ngarmadjal Gami, le 25 septembre.
 
Tchad: L'élection présidentielle au Tchad a été fixée au 8 mai 2011, selon un nouveau calendrier publié samedi par la Commission électorale nationale indépendante, qui a aussi repoussé à 2011 les élections législatives et locales initialement prévues cette année
N'DJAMENA, 25 sept 2010 - L'élection présidentielle au Tchad a été fixée au 8 mai 2011, selon un nouveau calendrier publié samedi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a aussi repoussé à 2011 les élections législatives et locales initialement prévues cette année. "Les élections législatives sont prévues pour le 20 février, les élections locales auront lieu le 27 mars et le premier tour de l'élection présidentielle le 8 mai 2011", indique ce "nouveau chronogramme" de la Céni, qui a expliqué avoir procédé au décalage en raison d'un retard dans l'exécution de son programme. Le précédent calendrier fixait les législatives au 28 novembre et les locales au 12 décembre 2010, avant le premier tour de la présidentielle le 23 avril 2011. Tous les scrutins étaient programmés après le recensement électoral, effectué en mai et juin, qui a permis de comptabiliser près de 4,5 millions d'électeurs, selon des chiffres provisoires de la Céni. Un probable report des scrutins était évoqué depuis quelques semaines dans ce pays de 11,1 millions d'habitants selon les chiffres officiels. Le 14 septembre, les acteurs du processus électoral (Céni, gouvernement et partis de toutes tendances) avaient estimé impossible d'organiser les élections dans les temps. Les premières échéances fixées "s'avèrent quasiment irréalisables, compte tenu des contraintes enregistrées tout le long du processus" électoral, a déclaré samedi lors d'un point de presse le président de la Céni, Ngarmadjal Gami. "Au nombre de ces contraintes, on peut mentionner le retard dans le démarrage du recensement électoral, le retard dans la livraison des matériels informatiques pour la saisie des listes (électorales) au Bureau permanent des élections (BPE, relevant du ministère de l'Intérieur)", ainsi que "le faible rendement et le nombre insuffisant des agents de saisie", a ajouté M. Gami. Il a indiqué que les opérations de saisie allaient connaître des avancées, avec l'amélioration des "performances des agents de saisie" et la mise en service d'un troisième site, ce qui permettrait "de réaliser les opérations dans les nouveaux délais" fixés. Le 14 septembre, un responsable du BPE avait indiqué à l'AFP que les opérations de saisie avaient débuté à la mi-août et devraient s'achever en novembre. Ngarmadjal Gami a par ailleurs lancé un appel aux autorités, "pour que les demandes de la Céni soient satisfaites suffisamment à temps". "Le respect du nouveau chronogramme est intimement lié à la bonne maîtrise de toutes les activités prévues afin d'éviter un quelconque dérapage. (...) La Céni et le BPE ne peuvent rien faire si les moyens financiers conséquents ne sont pas mis à leur disposition en temps voulu", a-t-il prévenu.


Tchad: La principale coalition de l'opposition tchadienne menace de dénoncer l'accord politique 13 août 2007 censé favoriser la démocratisation du régime et de ne pas participer aux échéances électorales

LIBREVILLE, 27 août 2010 - La principale coalition de l'opposition tchadienne a menacé vendredi de dénoncer l'accord politique 13 août 2007 censé favoriser la démocratisation du régime et de ne pas participer aux échéances électorales si on ne prend pas en compte ses revendications. La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) estime que si des mesures ne sont pas prises de "toute urgence (...), la poursuite de (sa) participation à ce processus n'aurait pas de sens". La CPDC, qui critique "la monopolisation des médias publics" par le parti du président Idriss Deby Itno, dénonce "les immixtions des responsables à tous les niveaux dans les opérations électorales d'une part, et l'utilisation à outrance des moyens et attributs de l'Etat aux fins de propagande électorale". Elle dénonce aussi "l'adoption, par des passages en force, des lois importantes (...) notamment la loi sur la presse (...) et la loi organique fixant le nombre de députés (...) loi inique, violant le principe constitutionnel de l'égalité des citoyens". La CPDC soulève aussi "les manipulations évidentes" de la commission électorale "devenue une simple chambre d'enregistrement et de validation des desiderata du pouvoir". Elle demande que "les lois non consensuelles (loi sur la presse et loi sur le nombre de députés) soient reprises", que "les moyens de l'Etat soient mis à la disposition des acteurs de façon équitable. Faute de quoi on ne saurait parler ni de compétition loyale, ni d'élections libres et démocratiques". Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été systématiquement contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a signé en août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime. Une élection présidentielle doit aussi avoir lieu en 2011.


Tchad: L'Assemblée nationale tchadienne a voté vendredi l'augmentation de 155 à 188 du nombre de députés au parlement avant les législatives de novembre 2010, une mesure à laquelle était hostile l'opposition

N'DJAMENA, 20 août 2010 - L'Assemblée nationale tchadienne a voté vendredi l'augmentation de 155 à 188 du nombre de députés au parlement avant les législatives de novembre 2010, une mesure à laquelle était hostile l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP. La loi a été voté par 117 voix pour, 15 contre et trois abstentions. "L'augmentation du nombre de députés à 188 est corrélative à la croissance démographique, suite au recensement général de la population et de l'habitat de 2009, d'où il ressort que la population tchadienne est estimée à 11,17 millions d'habitants contre 6,27 millions en 1993", a justifié le rapporteur général de l'assemblée nationale. "Deux sièges sont attribués à chaque circonscription électorale soit 142 sièges. Les 46 autres restants sont répartis aux circonscriptions électorales autant de fois qu'il y a de tranche de 50.000 habitants, pour marquer la différence du poids démographique" selon le texte de la loi. Fin juillet, le comité de suivi de l'accord politique du 13 août 2007, qui intègre les représentants à la fois de l'opposition et du pouvoir au Tchad, avait proposé au gouvernement de revoir sa copie. Le comité de suivi proposait 183 députés au lieu des 186 que proposait alors le gouvernement. Le député Ali Golhor (opposition) estimait alors que "la proposition du gouvernement n'accordait que 71 députés au sud, plus peuplé, contre 117 au nord", ajoutant que "c'est contraire à l'esprit de la majorité".


Tchad: L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mercredi une nouvelle loi sur la presse jugée moins répressive que les mesures prises après une tentative de renversement du régime en 2008 et qui dépénalise les délits de presse

N'DJAMENA, 18 août 2010 - L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mercredi une nouvelle loi sur la presse jugée moins répressive que les mesures prises après une tentative de renversement du régime en 2008 et qui dépénalise les délits de presse. La loi a été votée par 82 voix contre 2, l'opposition (11 voix) s'abstenant. "Pour les délits de presse (diffamation et injures), les peines d'emprisonnement sont supprimées", souligne le texte. L'offense au chef de l'Etat figurant dans l'ancienne loi est aussi supprimé. Des peines d'emprisonnement de 6 mois à un an, des amendes de 100.000 à 1 million de F CFA (150 à 1.500 euros) ainsi que des suspensions de parution de six mois, sont toutefois introduites dans la nouvelle loi pour les "crimes" comme l'incitation à la haine raciale ou ethnique ou l'apologie de la violence. "La nouvelle loi est équilibrée. Elle dépénalise les délits de presse et responsabilise en même temps les journalistes. C'est une avancée pour la démocratie", a commenté le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement Kedalla Younous Hamid. Le député Saleh Kebzabo, porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l'opposition) reconnait une amélioration mais reste prudent: "Nous nous sommes abstenus lors du vote, parce que nous avons quelques inquiétudes. Cependant il faut reconnaître qu'il y a quelques avancées très importantes. On ne va pas arrêter un journaliste pour délit de presse". "En revanche, le fait de renforcer les peines pour les crimes ou la suspension de parution des journaux est disproportionné, il faut s'insurger et condamner cela. C'est une porte ouverte qu'on ne pourra plus refermer", a affirmé M. Kebzabo à l'AFP. Le directeur de publication de N'Djamena Bi-hebdo Jean Claude Nekim est lui hostile à la loi: "L'introduction de la nouvelle peine de suspension de parution des journaux est une condamnation à mort pour la presse". En juin, l'Assemblée avait rejeté un précédent projet de loi le jugeant trop sévère. En février 2008, après l'offensive rebelle qui avait failli renverser le régime du président Idriss Deby Itno, le pouvoir avait promulgué dans le cadre des mesures d'exception "l'ordonnance 5" qui pénalisait de nombreux délits de presse.


Tchad: Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi met 90 milliards de dollars à la disposition de l'Afrique lors de discussions sur les Etats-Unis d'Afrique au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens à N'Djamena
N'DJAMENA, 23 juil 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a assuré vendredi que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait mis 90 milliards de dollars à la disposition de l'Afrique lors de discussions sur les Etats-Unis d'Afrique au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens à N'Djamena. "Nous avons eu des discussions pour définir une position commune vers l'évolution des Etats-Unis d'Afrique (...). Nous avons évoqué la question économique, et notamment les réalisations à faire dans les pays africains. Pour ce faire, M. Kadhafi a mis à la disposition de l'Afrique 90 milliards de dollars (70 milliards d'euros)", a affirmé à la presse M. Wade lors de la pause déjeuner du sommet. "Maintenant, il est question de définir le mécanisme par lequel on doit utiliser cet argent. J'ai proposé un fonds en partenariat avec le privé", a ajouté M. Wade sans donner de calendrier, ni préciser les conditions de la mise à disposition des 90 milliards de dollars. Jeudi, le guide libyen avait affirmé: "Il y a une charte constitutive qui a été adoptée par l'UA, portant création des Etats-Unis d'Afrique. Cette charte, il faut l'appliquer. (...) Ceux qui ne veulent pas appliquer les décisions de l'UA doivent assumer leurs responsabilités". "A la Cen-Sad, nous avons désigné Idriss Deby (Itno, président du Tchad) pour livrer notre message à l'UA à Kampala", a-t-il ajouté. Mouammar Kadhafi a souvent par le passé appelé de ses voeux la création des Etats-Unis d'Afrique, idée lancée au début du XXe siècle par l'activiste Marcus Garvey. Basée à Tripoli, la Cen-Sad a été créée en février 1998 à l'initiative de M. Kadhafi et compte 29 pays: Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Centrafrique, Comores, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Ghana, Libye, Liberia, Kenya, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Sao Tomé et Principe, Soudan, Tchad, Togo et Tunisie.


Tchad: Le gouvernement tchadien a soumis à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à augmenter le nombre de députés, de 155 actuellement à 188, pour équilibrer la représentation démographique

N'DJAMENA, 9 juil 2010 - Le gouvernement tchadien a soumis à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à augmenter le nombre de députés, de 155 actuellement à 188, pour équilibrer la représentation démographique, a a-t-on appris vendredi de source officielle. Le projet de loi organique fixant la composition de la prochaine législature, adopté le 1er juillet par le Conseil des ministres se base sur des propositions de la Commission nationale électorale indépendante (Céni), a dit à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir. Il vise à "tenir compte du poids démographique de chaque circonscription électorale" et de "réduire le déséquilibre national" par des correctifs en faveur des départements très étendus et peu peuplés, selon un communiqué gouvernemental datant de la semaine dernière. Selon le ministre Bachir, le projet transmis à l'Assemblée nationale évoquait 186 députés mais le texte devant être examiné - selon un calendrier non encore arrêté - intègrera deux sièges supplémentaires. "Quand la Céni a proposé 186 députés, elle a omis la localité de Tissi, dans le Dar-Sila (sud-est), qui fait 92.000 habitants. Après échange de correspondances, la Céni reconnaît avoir omis cette donne et accorde deux sièges à cette localité, ce qui fait 188 députés", a expliqué Ahmat Mahamat Bachir. Le député Saleh Kebzabo, président du groupe parlementaire démocratique (opposition), a indiqué à l'AFP que l'Assemblée examinera le projet concernant 186 députés, les deux sièges supplémentaires ayant été refusés lors d'une réunion préliminaire au débat. Dans un communiqué transmis vendredi à l'AFP, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition tchadienne, a dénoncé le projet de loi qui, a-t-elle affirmé, "a été préparé à la sauvette". Selon elle, le texte ne prend pas en compte les avis du comité de suivi de l'accord politique du 13 août 2007, signé par le président Idriss Deby Itno et ses opposants -à l'exception des rebelles armés- et censé favoriser la démocratisation du régime. La CPDC interpelle les députés "sur leur responsabilité quand ils auront à débattre de ce projet de loi organique", et affirme qu'"elle ne saurait accepter qu'une loi aussi importante soit imposée par un passage en force". Le Tchad doit organiser des élections législatives en novembre, avant des municipales en décembre et une présidentielle en 2011. En prélude à ces scrutins, un recensement électoral a été organisé en mai-juin par la Céni, qui a annoncé des "chiffres provisoires" de près de 4,5 millions d'électeurs inscrits.


Tchad: Le gouvernement tchadien, qui a obtenu de la France son indépendance le 11 août 1960, célèbrera son cinquantenaire en janvier 2011 pour éviter d'en amoindrir l'ampleur avec les occupations de la saison des pluies

N'DJAMENA, 6 juil 2010 - Le Tchad, qui a obtenu de la France son indépendance le 11 août 1960, célèbrera son cinquantenaire en janvier 2011 pour éviter d'en amoindrir l'ampleur avec les occupations de la saison des pluies, a-t-on appris mardi à N'Djamena de sources officielles. Le Conseil des ministres tenu le 1er juillet sous la présidence du chef de l'Etat Idriss Deby Itno "a décidé de reporter la date de la commémoration (de la fête nationale du 11 août) au 11 janvier prochain (...) pour que la fête soit belle et connaisse un succès éclatant", d'après le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Kedella Younous Hamidi. Selon le ministre des Infrastructures Adoum Younousmi, également vice-président du comité d'organisation des festivités du cinquantenaire, la fête nationale a souvent été célébrée en janvier et ce sera de nouveau le cas cette année afin que les 50 ans d'indépendance puissent être marqués dans l'ensemble du pays. "La décision a été motivée par l'hivernage (saison des pluies). En cette période précise, il serait difficile de mobiliser la populations qui s'adonne aux travaux champêtres", a dit le ministre à l'AFP. Le Conseil des ministres constatait aussi que le cinquantenaire "coïncide avec la période de l'hivernage où une grande partie de la population est accaparée par les travaux champêtres auxquels s'ajoute l'enclavement de certaines régions inaccessibles pendant cette période". Selon le porte-parole du gouvernement, le président Deby a demandé aux organisateurs des festivités d'y "associer toutes les sensibilités politiques et les différentes couches sociales afin de donner un caractère véritablement national à ce grand événement". Ancienne colonie française, le Tchad a accédé à l'indépendance sous la présidence de François Tombalbaye, qui dirigeait jusqu'alors un gouvernement d'union, et en présence d'André Malraux comme représentant de la France.


Tchad: Selon des "chiffres provisoires", près de 4,5 millions de Tchadiens se sont fait inscrire lors du recensement électoral qui a commencé le 8 mai et a pris fin vendredi

N'DJAMENA, 25 juin 2010 - Près de 4,5 millions de Tchadiens se sont fait inscrire lors du recensement électoral qui a commencé le 8 mai et a pris fin vendredi, selon des "chiffres provisoires" communiqués à l'AFP par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "A l'issue des opérations de recensement, qui prennent fin ce vendredi, la Céni porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale que 4.457.698 Tchadiennes et Tchadiens se sont faits recenser sur un total estimé de 4.753.077, soit un pourcentage de 94%" mais ce sont "des chiffres provisoires", a déclaré le président de la commission, Ngarmadjal Gami. "Certaines de nos régions ne nous ont pas encore fait parvenir les derniers résultats pour des problèmes logistiques et de communication", a expliqué M. Gami, sans préciser lesquelles. Il s'est toutefois félicité "du taux qui a été atteint", assurant qu'il était plus élevé par rapport à ceux atteints par d'autres opérations de recensement électoral en Afrique. Initialement programmé pour mars, l'opération de recensement avait été reportée "en raison de difficultés à résoudre" et avait finalement débuté le 8 mai. Le Tchad doit organiser des élections législatives en novembre, des municipales en décembre et une présidentielle en 2011.


Tchad: Les députés tchadiens ont rejeté mercredi un projet de loi sur la presse qui devait remplacer une ordonnance prise au lendemain de l'offensive rebelle sur N'Djamena en février 2008 et considérée comme "répressive", pour revenir à une loi plus souple datant de 1994


NDJAMENA, 2 juin 2010 - Les députés tchadiens ont rejeté mercredi un projet de loi sur la presse qui devait remplacer une ordonnance prise au lendemain de l'offensive rebelle sur N'Djamena en février 2008 et considérée comme "répressive", pour revenir à une loi plus souple datant de 1994. "Désormais, l'ordonnance 5 est caduque et c'est la loi du 29 d'août 1994 qui sera en vigueur", a affirmé le président de l'Assemblée nationale Nassour Guelingdouksia. Le projet de loi a été rejeté par 31 des 72 députés présents (23 votes en faveur, 18 abstentions). Une partie des députés de la majorité ont voté le rejet ou se sont abstenus, a constaté un journaliste de l'AFP. L'ordonnance 5, qui pénalisait de nombreux délits de presse, avait été prise après l'attaque des rebelles tchadiens venus du Soudan qui avaient atteint les portes du palais présidentiel à N'Djamena, étant tout prés de renverser le régime du président Idriss Deby Itno. Le projet de loi visait à atténuer les peines mais ne dépénalisait pas les délits. Par exemple, l'ordonnance 5 punissait de "2 mois à 5 ans de prison les crimes et délits commis par tout moyen de communication" alors que le projet de loi faisait passer la peine à "1 à 3 mois". "La nouvelle loi (projet de loi) est toute aussi répressive que l'ancienne (ordonnance)", a souligné lors des débats, le député Saleh Kebzabo, porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l'opposition). "Cette loi (...) contient des nombreuses dispositions vicieuses. C'est une copie de l'ordonnance 5", a estimé le député du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès, parti d'opposition, Mallah Houlou Yakéma. "Comment pouvons-nous réprimer la presse aujourd'hui alors que cela fait 20 ans que nous l'avons tolérée?", s'est interrogée Elise Loum, membre du Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Deby. "Cela fait 20 ans que la presse tire à boulets rouges sur le président. Est-ce que cela a constitué un frein à l'avancement de notre démocratie?", a réagi le député Adoum Dangaï Noukour Guet, également membre du MPS. Evariste Ngarlem Tolde, président de l'Union des Journalistes Tchadiens, s'est déclaré "soulagé" par le rejet de la loi.

 



Tchad: La cour de justice de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est compétente pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar depuis vingt ans

ABUJA, 14 mai 2010 - La cour de justice de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est compétente pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar depuis vingt ans, a annoncé vendredi un porte-parole de la Cédéao. Hissène Habré, 68 ans, a été renversé en 1990 par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, et s'est ensuite réfugié dans la capitale sénégalaise. L'ancien dictateur est accusé de milliers d'assassinats politiques et de torture systématique durant ses années de pouvoir, entre 1982 et 1990. Il a été mis en accusation pour la première fois le 3 février 2000 par un juge sénégalais, avant que la justice sénégalaise ne se déclare incompétente et refuse de le juger. En 2006, l'Union africaine (UA) a mandaté le Sénégal pour le juger, "au nom de l'Afrique", pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture.


Tchad: Le gouvernement tchadien a décidé de rendre gratuit le traitement du paludisme "d'ici à 2011" et de consacrer "entre 15 et 20 milliards de FCFA par an" à la lutte contre cette maladie

N'DJAMENA, 4 mai 2010 - Le Tchad a décidé de rendre gratuit le traitement du paludisme "d'ici à 2011" et de consacrer "entre 15 et 20 milliards de FCFA par an" (22,8 et 30,5 millions d'euros) à la lutte contre cette maladie, a annoncé mardi son président, Idriss Deby Itno. "Le gouvernement a décidé d'instaurer progressivement d'ici à 2011 la gratuité du diagnostic, du traitement et des moustiquaires imprégnées pour les mères et les enfants", a déclaré M. Deby dans un discours marquant la célébration en différé au Tchad de la journée mondiale de lutte contre cette maladie (25 avril). Toutes ces mesures entrent dans le cadre d'"une lutte totale" contre le paludisme, "cet effort coûtera entre 15 et 20 milliards de FCFA par an. Mais le prix ne doit pas nous faire reculer, car les souffrances, les journées de travail perdues et les décès causés par le paludisme nous en font perdre plus", a-t-il soutenu. Selon lui, N'Djamena a déjà inscrit "dans l'urgence (...) 600 millions de FCFA (915.000 euros) dans le budget de cette année 2010 pour la prise en charge gratuite de tous les cas graves de paludisme", dont le dépistage et le traitement "coûtent environ 9.000 FCFA (14 euros) par patient". "Dans une deuxième phase, et sans attendre la fin (2010), le gouvernement saisira l'occasion d'un réajustement des crédits pour rendre également gratuite la prise en charge des diagnostics et des soins du paludisme simple pour les mères et les enfants sur l'ensemble du territoire", dont les coûts varient actuellement de "700 à 1.000 FCFA (1,06 à 1,52 euro) par patient", a expliqué M. Deby. "Ensuite, dès l'année 2011, le gouvernement ajoutera à ces services la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d'insecticides de longue durée", a-t-il précisé, en indiquant espérer un soutien et un apport des "partenaires locaux et internationaux" de son pays. Le paludisme fait quelque 865.000 morts par an dans le monde. L'Afrique reste de loin le continent le plus touché.


Tchad: L'ex-chef rebelle et ex-président tchadien Goukouni Weddeye, revenu dans son pays en 2009 après plus de 20 ans d'exil, a offert au Tchad son premier fusil d'insurgé

N'DJAMENA, 17 avr 2010  - L'ex-chef rebelle et ex-président tchadien Goukouni Weddeye, revenu dans son pays en 2009 après plus de 20 ans d'exil, a offert au Tchad son premier fusil d'insurgé, a appris l'AFP samedi auprès de la présidence tchadienne. L'arme, un MAS 36, a officiellement été remise vendredi au chef de l'Etat Idriss Deby Itno, par le médiateur de la République Abderahman Moussa à N'Djamena, en l'absence de M. Weddeye qui séjourne dans sa région natale du Tibesti (extrême nord). C'est le "tout premier fusil qu'il a utilisé aux premières heures de la rébellion dans son maquis du Tibesti", a-t-on indiqué à la présidence. M. Deby a demandé que l'arme soit déposée au Musée national. Né vers 1944 à Zouar, Goukouni Weddeye est issu de la chefferie traditionnelle des Toubou, grande tribu du Tibesti. Dans des entretiens accordés au journaliste français Laurent Correau qui en a publié le recueil en 2008, M. Weddeye raconte comment il a intégré en 1968 le Front de libération nationale du Tchad (Frolinat), mouvement rebelle dont il prend la tête un an plus tard. Il a alors 25 ans. Ce recueil intitulé "Goukouni Weddeye: Témoignage pour l'Histoire du Tchad" (Radio France Internationale), relate l'accession à la tête du pays de l'ex-chef rebelle en 1979: la signature en août d'un accord par onze factions lui permet de remplacer le président Lol Mahamat Choua dont il avait été quelques mois ministre de l'Intérieur dans le premier Gouvernement d'unité nationale (GUNT). Le 2e GUNT dirigé par Goukouni Weddeye est confronté à une guerre de neuf mois à N'Djamena menée par les Forces armées du Nord (FAN), mouvement de son ex-allié Hissène Habré, ancien ministre de la Défense. Les FAN sont battues en décembre 1980 avec l'aide de la Libye. Un an et demi plus tard, en juin 1982, Goukouni Weddeye est renversé par la rébellion d'Hissène Habré, qui dirigera le Tchad jusqu'à 1990 et sera déposé par Idriss Deby. Après sa chute, Goukouni Weddeye s'est réfugié au Cameroun puis a vécu en exil en Algérie, d'où il est rentré "définitivement" en août 2009 en promettant de "contribuer à la paix" en tant que "simple citoyen". "Je ne ferai pas de politique", avait-il assuré à son arrivée à N'Djamena.


Tchad: Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a effectué un réaménagement technique de son gouvernement par la nomination de nouveau secrétaire d'Etat et la permutation des titulaires de certains postes

N'DJAMENA, 31 mars 2010 - Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar, nommé début mars, a nommé un conseiller spécial du président Idriss Deby secrétaire d'Etat à l'Intérieur et à la Sécurité publique, lors d'un réaménagement technique de son gouvernement, a annoncé la radio nationale. Oumar Kadjalami Boukar remplace Bichara Issa Djadallah, qui n'a jamais pris ses fonctions depuis sa nomination lors de l'annonce du nouveau gouvernement le 9 mars. Par ailleurs, Mahadié Outlman Issa et Mahamat Mamadou Addy permutent leurs postes pour devenir respectivement secrétaires d'Etat aux Infrastructures et Transport et à la Santé publique. Mme Khadidja Hassaballah et Brahim Djabaye permutent également. Ils sont respectivement secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à l'Education Nationale.


Tchad: Le recensement électoral au Tchad, qui devait débuter dimanche, est repoussé en raison d'un manque de moyens financiers

N'DJAMENA, 20 mars 2010 - Le recensement électoral au Tchad, qui devait débuter dimanche, est repoussé en raison d'un manque de moyens financiers, a annoncé samedi à l'AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ngarmadjal Gami. "Notre chronogramme initial est perturbé faute de moyens financiers", a déclaré M. Gami, précisant qu'une "opération pilote de recensement" d'une semaine sera lancée lundi "pour bien préparer le grand recensement". Il n'a pas communiqué de nouveau calendrier et il n'a fourni aucun budget. Le calendrier initial prévoyait le recensement du 21 mars au 9 mai 2010 en vue d'élections législatives en novembre, suivies de locales en décembre et d'une présidentielle en avril 2011. Début janvier, un membre de la Céni avait indiqué à l'AFP que le budget électoral pour l'ensemble de ces opérations était estimé à 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros). Le "recensement pilote" sera mené "dans cinq régions du pays pour nous permettre d'apprécier les difficultés que nous aurons à rencontrer au moment du grand recensement", a expliqué Ngarmadjal Gami. Les régions concernées sont la ville de N'Djamena, le Mayo-Kebbi (sud), le Guéra (centre), le Lac et le Kanem (ouest), selon M. Gami. "Cette opération (...) est souhaitée par une expertise externe, et elle nous permet d'éviter certains erreurs le moment venu", a-t-il insisté. En annonçant le calendrier électoral en janvier, le président la Céni avait appelé les autorités tchadiennes et les bailleurs de fonds à mobiliser "les ressources nécessaires à temps" pour l'organisation des élections. Dimanche, une source à la Céni a laissé entendre à l'AFP que les contributeurs internationaux attendaient le versement effectif par l'Etat de sa part de financement avant de se manifester. Aucune estimation chiffrée n'était disponible.
Tchad: Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles au Tchad passeront de sept à huit chiffres à partir de lundi pour notamment "tenir compte des standards internationaux"


N'DJAMENA, 13 mars 2010 - Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles au Tchad passeront de sept à huit chiffres à partir de lundi pour notamment "tenir compte des standards internationaux", a annoncé samedi l'Office tchadien de régulation des télécommunications (OTRT). Le nouveau plan de numérotation entrera en vigueur "le 15 mars 2010 à 00H00 (dimanche à 23H00 GMT)", a indiqué à la presse le directeur général de l'OTRT, Baharadine Haroune. "L'abonné du téléphone fixe (géré par la Société des télécommunications du Tchad, Sotel) précèdera juste son ancien numéro du chiffre 2. Les abonnés des téléphones mobiles précèderont leur numéro du chiffre 6 pour Zain et du chiffre 9 pour Tigo", a expliqué M. Haroune. Le 2 précèdera désormais les numéros Tawali, et le 7 les numéros Salam, qui sont les deux produits de téléphonie mobile de la Sotel. Zain (ex-Celtel) est un opérateur du groupe koweïtien MTC, et Tigo un opérateur du groupe Millicom basé au Luxembourg. Selon le patron de l'OTRT, "la nouvelle structure de numérotation a été définie dans le but de garantir aux usagers la facilité d'accéder aux services des télécommunications". Elle permettra au Tchad de disposer d'un plan de numérotation fermé permettant de passer de 10 millions à 100 millions d'abonnés". "Le changement tient compte des standards internationaux et évite aux abonnés de changer radicalement leurs numéros", a encore indiqué M. Haroune.

Liste complète du gouvernement du Tchad du 09 mars 2010


Tchad: Le nouveau Premier ministre tchadien, Emmanuel Nadingar, a formé un gouvernement de 40 membres, marqué par l'arrivée de 18 nouvelles personnalités
- Premier ministre: M. Emmanuel NADINGAR- Ministre de la Défense Nationale : KAMOUGUE WADAL ABDELKADER- Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale : MOUSSA FAKI MAHAMAT- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : MBAÏLAOU NAIMBAYE LOSSIMIAN- Ministre de l'Économie et du Plan : MAHAMAT ALI HASSAN- Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : KEDALLAH YOUNOUS- Ministre des Infrastructures et Transport : ADOUM YOUNOUSMI- Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique : AHMAT MAHAMAT BACHIR- Ministre de l'Environnement et des Ressources Halieutiques: HASSAN TERAP -Ministre des Finances et du Budget: GATA NGOULOU-Ministre de l'Elevage et des Ressources Animales: AHMAT RAKHIS MANNANY-Ministre de la Santé Publique: Mme Dr TOUPTA BOGUENA-Ministre de l'Éducation Nationale: ABDERAHIM YOUNOUS ALI-Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle: AHMAT TABOYE-Ministre de l'Agriculture et de l'Irrigation: PAHIMI PADACKE ALBERT-Ministre des Mines et de la Géologie: HASSAN SALINE -Ministre du Pétrole et de l'Énergie: TABE EUGENE -Ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat: DJIMRANGAR DADNADJI -Ministre de l'Action Sociale, de la Solidarité Nationale et de la Famille: Mme NGARMBATINA CARMEL SOU IV -Ministre chargé des Droits de l'Homme et de la Promotion des Libertés: ABDERAMAN DJASNABAILLE -Ministre de la Fonction Publique et du Travail: ABDOULAYE ABAKAR- Ministre des Postes, et des Technologies de l'Information et de la Communication: JEAN BAWOYEU ALINGUE- Ministre Chargé de la Micro finance et de la Lutte contre la Pauvreté: Mme FATIME TCHOMBI- Ministre de l'Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : AHMADAYE AL HASSAN-Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports : DJIBERT YOUNOUS- Ministre du Développement Touristique et de l'artisanat: MAHAMAT ALLAOU TAHER- Ministre du Commerce et de l'Industrie : YOUSSOUF ABBASSALLAH- Ministre de l'Eau : AHMAT MAHAMAT KARAMBALE- Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Décentralisation: HAMID MAHAMAT DAHALOP- Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : Mme ASSIA ABBO- Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la coopération Internationale : MAHAMAT BECHIR OKORMI- Secrétaire d'État aux Finances : Mme HABIBA SAHOULBA- Secrétaire d'État aux Infrastructures et Transports : MAHAMAT MAHAMADOU ADDY- Secrétaire d'État à l'Intérieur et à la Sécurité Publique : BICHARAISSA DJADALLAH- Secrétaire d'État à l'Éducation Nationale : Mme KHADIDJA HASSABALLAH- Secrétaire d'État à l'Enseignement Supérieur, à la Recherche Scientifique et à la Formation Professionnelle: YAYA DJABAYE - Secrétaire d'État à l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l’HABITAT : LAOUNA GONG RAOUL- Secrétaire d'État à la Santé Publique : Mme MAHADIE OUTMANE ISSA- Secrétaire d'État à l'Agriculture et l'Irrigation : Mme MARIAM ATTAHIR- Secrétaire d'État à l'Action Sociale: Mme NAIMA ABDELMOUTI- Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : OUSMANE MOUSSA MAHAMAT 




















































































Tchad: Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'DjamenaTchad: L'Assemblée nationale du Tchad a accepté jeudi à N'djaména la mise en accusation pour corruption par la justice de trois membres du gouvernement sur un total de sixTchad: Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des FinancesTchad: Des élections législatives auront lieu au Tchad en novembre 2010 et le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 avril 2011
N'DJAMENA, 10 mars 2010 - Le nouveau Premier ministre tchadien, Emmanuel Nadingar, a formé un gouvernement de 40 membres, marqué par l'arrivée de 18 nouvelles personnalités, selon un décret présidentiel lu par la radio nationale dans la nuit de mardi à mercredi. En dehors de M. Nadingar nommé Premier ministre le 5 mars par le président Idriss Deby Itno, la nouvelle équipe compte trois membres de plus que la précédente, qui en regroupait 37 sous la direction de Youssouf Saleh Abbas. M. Saleh Abbas, qui était chef de gouvernement depuis mai 2008, a démissionné le 5 mars. Dix-huit personnalités, dont neuf femmes, font leur entrée dans le nouveau gouvernement, dans lequel n'ont pas été appelés huit membres de la précédente équipe. Les anciens titulaires des départements clés des Défense nationale, Affaires étrangères, Intérieur et Sécurité, Infrastructures et Finances conservent leur portefeuille. En revanche, Mahamat Hissène, qui était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, quitte l'attelage. Son portefeuille est confié à Keddelah Younous, un nouveau venu au gouvernement. Abderahim Younous Ali, Mme Habiba Sahoulba et Mme Assia Abbo sont respectivement nommés respectivement ministre de l'Education nationale, secrétaire d'Etat au Budget et ministre-secrétaire général du gouvernement, en remplacement d'Abderamane Koko, Oumar Boukar Gana et Limane Mahamat. Ces trois derniers responsables ont été suspendus, inculpés de corruption et incarcérés en février pour leur implication présumée dans des malversations dans l'achat par le gouvernement de manuels scolaires. Dr Toufta Ngoulou devient la nouvelle ministre de la Santé publique, en remplacement du Dr Djaibe Ngombaye qui quitte le gouvernement. Dr Tabe Eugène, conseiller du président Deby, est nommé ministre du Pétrole et de l'Energie en remplacement Nasser Mahamat Hassan, non reconduit dans la nouvelle équipe. Plusieurs autres ministres changent de département. Le ministère de la Justice est ainsi confié à Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian, qui cède l'Agriculture à Pahimi Padacké Albert (ex-Postes et Technologies). Le nouveau ministre des Poste est Jean Bawoyeu Alingué (ex-Justice). Mahamat Ali Hassan devient ministre de l'Economie et du Plan, et laisse le département du Commerce et de l'Industrie à Youssouf Abbassalah. Hamid Mahamat Dahalob (ex-Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat) est nommé ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Décentralisation. Il est remplacé à la tête de son ancien département par Djimrangar Dadnadji, précédemment secrétaire général de la présidence. Mme Fatimé Tchombi, elle, quitte la Fonction publique et le Travail pour les Micro-Finances et la Lutte contre la pauvreté, tandis que Hassan Terap (ex-Secrétaire d'Etat au Transport) devient ministre de l'Environnement et des Ressources halieutiques. Le nouveau secrétaire d'Etat au Transport est Mahamat Mamadou Addy (précédemment Micro-Finances).

Liste complète du gouvernement du Tchad du 09 mars 2010
Tchad: Le gouvernement tchadien a mis 2 milliards de Francs CFA à la disposition du Sénégal pour l'organisation du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanitéTchad: Deux hauts responsables de l'ONU ont mis en garde mercredi contre les conséquences négatives qu'aurait un retrait rapide de la force de paix de l'ONU au Tchad, demandé par le gouvernement tchadien, sur les populations qu'elle est chargée de protégerTchad: Le gouvernement tchadien, qui s'opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux moisTchad: L'ex-ministre Emmanuel Nadingar a été nommé Premier ministre du Tchad en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008 et qui a remis sa démission vendredi au président Idriss Deby Itno
- Premier ministre: M. Emmanuel NADINGAR- Ministre de la Défense Nationale : KAMOUGUE WADAL ABDELKADER- Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale : MOUSSA FAKI MAHAMAT- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : MBAÏLAOU NAIMBAYE LOSSIMIAN- Ministre de l'Économie et du Plan : MAHAMAT ALI HASSAN- Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : KEDALLAH YOUNOUS- Ministre des Infrastructures et Transport : ADOUM YOUNOUSMI- Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique : AHMAT MAHAMAT BACHIR- Ministre de l'Environnement et des Ressources Halieutiques: HASSAN TERAP -Ministre des Finances et du Budget: GATA NGOULOU-Ministre de l'Elevage et des Ressources Animales: AHMAT RAKHIS MANNANY-Ministre de la Santé Publique: Mme Dr TOUPTA BOGUENA-Ministre de l'Éducation Nationale: ABDERAHIM YOUNOUS ALI-Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle: AHMAT TABOYE-Ministre de l'Agriculture et de l'Irrigation: PAHIMI PADACKE ALBERT-Ministre des Mines et de la Géologie: HASSAN SALINE -Ministre du Pétrole et de l'Énergie: TABE EUGENE -Ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat: DJIMRANGAR DADNADJI -Ministre de l'Action Sociale, de la Solidarité Nationale et de la Famille: Mme NGARMBATINA CARMEL SOU IV -Ministre chargé des Droits de l'Homme et de la Promotion des Libertés: ABDERAMAN DJASNABAILLE -Ministre de la Fonction Publique et du Travail: ABDOULAYE ABAKAR- Ministre des Postes, et des Technologies de l'Information et de la Communication: JEAN BAWOYEU ALINGUE- Ministre Chargé de la Micro finance et de la Lutte contre la Pauvreté: Mme FATIME TCHOMBI- Ministre de l'Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : AHMADAYE AL HASSAN-Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports : DJIBERT YOUNOUS- Ministre du Développement Touristique et de l'artisanat: MAHAMAT ALLAOU TAHER- Ministre du Commerce et de l'Industrie : YOUSSOUF ABBASSALLAH- Ministre de l'Eau : AHMAT MAHAMAT KARAMBALE- Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Décentralisation: HAMID MAHAMAT DAHALOP- Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : Mme ASSIA ABBO- Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la coopération Internationale : MAHAMAT BECHIR OKORMI- Secrétaire d'État aux Finances : Mme HABIBA SAHOULBA- Secrétaire d'État aux Infrastructures et Transports : MAHAMAT MAHAMADOU ADDY- Secrétaire d'État à l'Intérieur et à la Sécurité Publique : BICHARAISSA DJADALLAH- Secrétaire d'État à l'Éducation Nationale : Mme KHADIDJA HASSABALLAH- Secrétaire d'État à l'Enseignement Supérieur, à la Recherche Scientifique et à la Formation Professionnelle: YAYA DJABAYE - Secrétaire d'État à l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l’HABITAT : LAOUNA GONG RAOUL- Secrétaire d'État à la Santé Publique : Mme MAHADIE OUTMANE ISSA- Secrétaire d'État à l'Agriculture et l'Irrigation : Mme MARIAM ATTAHIR- Secrétaire d'État à l'Action Sociale: Mme NAIMA ABDELMOUTI- Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : OUSMANE MOUSSA MAHAMAT 





















































































N'DJAMENA, 5 mars 2010 - L'ex-ministre Emmanuel Nadingar a été nommé Premier ministre du Tchad en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008 et qui a remis sa démission vendredi au président Idriss Deby Itno, selon un communiqué de la présidence tchadienne vendredi. M. Nadingar, anciennement au poste stratégique de ministre du Pétrole, occupait celui de ministre délégué chargé de la décentralisation dans le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas. Il est originaire de Bebidja dans le sud-ouest du pays. Sa nomination ainsi que la rapidité de celle-ci sont une surprise, selon plusieurs observateurs, pour lesquels toutefois la démission de Youssouf Saleh Abbas était attendue depuis plusieurs semaines. Aucun conseil des ministres ne s'est tenu depuis le mois de décembre. Des divergences étaient récemment apparues entre le président de la République et son Premier ministre, un ancien opposant rallié au régime. De plus, plusieurs ministres du gouvernement sont accusés de détournements de fonds dans une affaire de commande de manuels scolaires. La démission de M. Saleh Abbas a été annoncée peu avant la nomination de M. Nadingar par la présidence dans un communiqué: "Le Premier ministre a remis sa démission au président de la République. Le président de la République dit en avoir pris acte", a affirmé un porte-parole de la présidence en lisant un communiqué à la télévision publique, sans donner les raisons de la démission.



N'DJAMENA, 1 mars 2010 - Le Tchad, qui s'opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux mois, a affirmé lundi le chef du département de maintien de la paix de l'ONU. Le président tchadien Idriss Deby Itno "a donné son accord pour que je propose au Conseil de sécurité la prolongation de la Minurcat du 15 mars au 15 mai 2010 pour la mission telle qu'elle est aujourd'hui", a affirmé à l'AFP Alain Le Roy, après une entrevue avec M. Deby. "Le 5 mars, je soumettrai cette proposition au Conseil de sécurité. Ensuite on rentrera en discussion avec les autorités tchadiennes pour un nouvel accord après le 16 mai. Cette discussion portera sur combien d'éléments de la Minurcat doivent partir, combien resteront et quelle sera leur mission. Le président Deby a souhaité une réduction forte de la présence militaire", a ajouté M. Le Roy.



NEW YORK (Nations unies), 17 fév 2010 - Deux hauts responsables de l'ONU ont mis en garde mercredi contre les conséquences négatives qu'aurait un retrait rapide de la force de paix de l'ONU au Tchad, demandé par le gouvernement tchadien, sur les populations qu'elle est chargée de protéger. Le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, et son collègue chargé des affaires humanitaires John Holmes, ont indiqué à la presse que l'ONU et le gouvernement de N'Djamena négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la Mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique (Minurcat), dont le mandat expire le 15 mars. M. Le Roy a précisé qu'il se rendrait dans ce but au Tchad la semaine prochaine. Les deux responsables s'exprimaient au sortir d'une réunion avec le Conseil de sécurité sur la Minurcat. Selon M. Le Roy, les membres du Conseil souhaitent que celle-ci "maintienne sa présence au Tchad". "C'est aussi l'avis du Secrétariat (de l'ONU) mais nous devons prendre en compte le point de vue des autorités du Tchad, pays hôte", a-t-il dit. M. Holmes a déclaré vouloir que la Minurcat reste "avec toutes ses composantes", estimant que c'est essentiel pour la sécurité et la poursuite des opérations humanitaires. "Nous sommes très préoccupés par la perspective d'un retrait", a-t-il dit. L'ambassadeur du Tchad à l'ONU, Ahmad Allam-Mi, avait déclaré peu auparavant que N'Djamena accepterait le maintien de la composante civile de la Minurcat mais pas de sa composante militaire. Il avait affirmé que les forces tchadiennes étaient en mesure d'assurer elles-mêmes la sécurité des camps et attiré l'attention sur la situation nouvelle née du récent accord de paix entre son pays et le Soudan voisin. Selon M. Le Roy, une telle formule n'est pas viable. "Ce n'est pas une option envisageable car nous ne pouvons pas maintenir les civils sans les militaires pour les protéger", a-t-il dit. Pour M. Holmes, il est "actuellement difficile d'imaginer" le Tchad en mesure d'assurer la protection des civils. Selon lui, le Détachement intégré de sécurité tchadien, que la Minurcat est en train de former, a "encore beaucoup à faire avant d'être autonome". M. Holmes a estimé à 500.000 personnes le nombre de civils dépendant de la Minurcat pour leur sécurité, soit environ 250.000 réfugiés du Darfour, 170.000 Tchadiens déplacés et 70.000 réfugiés centrafricains, auxquels s'ajoutent les populations locales, qui sont également "extrêmement vulnérables". La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des réfugiés et déplacés dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan). Elle est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire. Le 15 mars 2009, elle a pris le relais de la Force de l'Union européenne pour un mandat d'un an, avec la possibilité de le renouveler. Son effectif autorisé est de 5.200 militaires et 300 policiers. Le Tchad a demandé le mois dernier à l'ONU de ne pas renouveler son mandat, son président, Idriss Déby, estimant que la mission est "un échec". Le Soudan et le Tchad ont annoncé un processus de normalisation de leurs relations, qui prévoit le déploiement d'une force mixte tchado-soudanaise le long de la frontière entre les deux pays.



N'DJAMENA, 5 fév 2010 - Le Tchad a mis 2 milliards de Francs CFA (3 millions d'euros) à la disposition du Sénégal pour l'organisation du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le ministre tchadien des Droits de l'Homme Abderamane Djasnabaille. "Le gouvernement a mis à la disposition de ce dossier Hissène Habré 2 milliards de F CFA. Nous attendons que le gouvernement sénégalais nous dise où il faut mettre cet argent", a affirmé à N'Djamena, M. Djasnabaille lors d'un point de presse, après une audience accordée à une délégation conduite par Me Jacqueline Moudeina, avocate des victimes. "Le gouvernement Tchadien soutient politiquement et diplomatiquement les victimes. Nous allons bouger à Dakar, Addis Abeba et partout ailleurs pour que le jugement de Hissène Habré et ses complices soit effectif en 2010", a-t-il assuré. Le porte-parole Human Rights Watch, Reed Brody, a précisé que: "Le ministre nous a demandé de présenter la liste des anciens agents de la DDS (Direction d la Documentation et de la Sécurité) qui sont toujours dans l'administration. "Nous ne voulons pas seulement que les victimes soient indemnisées, nous voulons aussi que les locaux de la DDS soient transformés en Musée en mémoire des victimes", a indiqué M. Brody. La France avait indiqué mercredi qu'elle était prête financièrement à prendre "sa part dans le soutien qui sera apporté au Sénégal" pour l'organisation du procès. "Nous souhaitons que ce procès puisse avoir lieu rapidement et dans de bonnes conditions", avait indiqué Bernard Valero du ministère des Affaires étrangères. Hissène Habré a dirigé de 1982 à 1990 l'ancienne colonie française. Installé à Dakar depuis sa chute, l'ancien dictateur est accusé de milliers d'assassinats politiques et de torture systématique. Il est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture". En juillet 2006, l'UA avait donné mandat au Sénégal de le juger. Mais ce procès n'a pas encore débuté.



N'DJAMENA, 3 fév 2010 - Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'Djamena. "Il est mis fin aux fonctions du ministre", indique le décret lu à la radio sans préciser de raisons. Un membre du gouvernement a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que le ministre avait délivré "une autorisation à un général de l'armée pour l'abattage des arbres dans un périmètre à perte de vue à la sortie sud de N'Djamena". Or, les autorités tchadiennes ont, dans le cadre de la lutte contre la déforestation et la désertification, strictement interdit l'abattage des arbres près de N'Djamena, interdisant même la vente de charbon de bois dans la capitale. En août 2007, le président Idriss Deby Itno avait lancé un plan de ceinture verte autour de la capitale, où un million d'arbre doivent être plantés. Mais N'Djamena a été la cible de plusieurs attaques rebelles ces dernières années. En 2008, les rebelles ont même atteint les portes du palais présidentiel et étaient tout proches de renverser le régime. Après l'attaque, les autorités avaient fait couper des arbres centenaires qui étaient la fierté de l'avenue du Général de Gaulle parce que les rebelles avaient bénéficié de leur protection lors de l'attaque.



N'DJAMENA, 28 jan 2010 - L'Assemblée nationale du Tchad a accepté jeudi à N'djaména la mise en accusation pour corruption par la justice de trois membres du gouvernement sur un total de six, a constaté un journaliste de l'AFP. L'Assemblée nationale, saisie d'une requête de la Cour suprême, a examiné chaque cas et autorisé la mise en accusation des ministres Abderamane Koko (Education nationale), Limane Mahamat (Secrétaire général du gouvernement), et du secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, Oumar Boukar Gana. "Les ministres mis en accusation sont suspendus de leur fonction dès cet instant", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Nassour Guelengdouksia. "Le Procureur auprès de la Haute Cour de Justice sera saisi dès demain (vendredi) des résultats du vote", a-t-il ajouté. Les députés ont rejeté la mise en accusation des ministres Gata Ngoulou (Finances), du Dr Ngombaye Djaïbé (Santé publique) et de la Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation Khadidja Hassaballah. Selon le rapport de la commission parlementaire chargée du dossier, dont l'AFP a obtenue copie, "les charges (de corruption) sont supposées déterminantes" pour les trois membres du gouvernement dont la mise en accusation a été acceptée. Ces allégations "ne sont pas supposées déterminantes" pour leurs trois autres collègues.



N'DJAMENA, 11 jan 2010 - Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des Finances, a appris l'AFP lundi soir de source judiciaire à N'Djamena. "Le parquet de la Cour suprême a transmis aujourd'hui (lundi) le rapport de mise en accusation de six membres du gouvernement" dans le cadre d'une affaire de corruption pour laquelle ont été inculpés et incarcérés deux hauts responsables de la présidence tchadienne, a expliqué cette source, proche du parquet, ayant requis l'anonymat. Parmi les ministres visés, figurent Gata Ngoulou (Finances et Budget), Abderamane Koko (Education) et Ngombaye Djaïbe (Santé publique), a-t-elle dit. Les autres membres du gouvernement concernés sont Oumar Boukar Gana (secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget), Mme Khadidja Hassaballah (secrétaire d'Etat à l'Education chargée de l'Enseignement de base) et Limane Mahamat (ministre secrétaire général du gouvernement, chargé des Relations avec l'Assemblée nationale), a-t-elle ajouté. D'après la même source, la mise en accusation de ces personnalités est réclamée "pour les mêmes motifs" ayant valu l'inculpation et l'incarcération pour corruption du secrétaire général de la présidence de l'époque - et alors numéro deux du parti au pouvoir -, Haroune Kabadi, ainsi que d'un conseiller à la présidence. Selon des sources concordantes, cette affaire est liée à l'attribution d'un marché public pour l'achat de manuels scolaires, qui a été révélée en octobre 2009. Plusieurs hauts fonctionnaires avaient été à la même période inculpés pour "corruption". Ils sont depuis écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena. Lundi matin, l'Assemblée nationale a entamé une session extraordinaire lors de laquelle elle doit décider d'autoriser ou non la poursuite en justice d'"un certain nombre de membres du gouvernement", selon un décret présidentiel lu à l'ouverture des travaux. La session a été convoquée à la demande du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas. Des députés avaient évoqué l'examen de "la mise en oeuvre de la procédure de mise en accusation, devant la Haute Cour de justice, de trois membres du gouvernement" ainsi que de la "levée de l'immunité parlementaire d'un député". Aucun nom n'avait été fourni. Selon des sources concordantes, les personnalités concernées seraient impliquées dans l'affaire de l'achat des manuels scolaires. En novembre, le Conseil des ministres avait donné son accord pour un décret autorisant la justice à "entendre, à titre de témoins", six membres du gouvernement cités dans cette affaire.



N'DJAMENA, 7 jan 2010 - Des élections législatives auront lieu au Tchad en novembre 2010 et le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 avril 2011, a annoncé jeudi à N'Djamena le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu pour le 23 avril 2011", auparavant, des "législatives auront lieu le 28 novembre 2010, suivies des élections locales le 12 décembre de la même année", a déclaré devant la presse Ngarmadjal Gami. Un "recensement électoral" sera organisé du 21 mars au 9 mai 2010, a ajouté M. Gami. "Il faut des moyens financiers, matériels et humains conséquents pour réussir cette mission", a-t-il souligné, lançant "un appel aux bailleurs de fonds, au gouvernement et à toutes les bonnes volontés" afin de mobiliser "les ressources nécessaires à temps". Selon un membre de la Céni qui a requis l'anonymat, le budget pour organiser les trois scrutins est estimé à 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros). L'annonce de ce calendrier électoral intervient après une rencontre ayant rassemblé début décembre à N'Djamena, sous l'égide du président Idriss Deby Itno, la quasi-totalité des partis politiques tchadiens représentant opposition et majorité. Tous s'étaient alors mis d'accord pour la tenue des législatives en 2010, mettant fin à plusieurs semaines de blocage sur l'établissement ou non de cartes biométriques pour les électeurs. Pouvoir et opposition ont ainsi convenu qu'il était matériellement impossible d'arriver à fabriquer ces cartes tout en tenant le calendrier prévoyant les législatives pour 2010. Ils ont accepté "un recensement informatisé" qui permettrait d'éviter doublons et fraudes, selon les explications des deux parties. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a été élu en 1996, réélu en 2001 et il a remporté la dernière présidentielle organisée en 2006. Il a signé le 13 août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime. Les dernières législatives tchadiennes ont eu lieu en 2002. Prévues normalement en 2006, les suivantes n'avaient pas pu se tenir, en raison notamment de l'organisation d'un référendum portant sur une révision constitutionnelle. Après l'accord du 13 août 2007, le mandat des députés élus en 2002 a été prolongé.





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