X

Convertir :

En Euro | Franc CFA
Résultat :
Vous êtes ici : Espace General -> Actualités -> Par pays (actualité) -> Niger -> Actualité politique et économique du Niger



L'actualité du Niger
(d'après l'Agence France Presse)

Niger: Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections

NIAMEY, 12 mars 2010 - Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections, indique la radio d'Etat. "L'inéligibilité s'applique particulièrement au président du Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD-junte) et ses membres", précise l'ordonnance lue sur les ondes de la Voix du Sahel. La radio précise que la mesure s'applique également "au Premier ministre et aux ministres du gouvernement de transition". Les gendarmes, les policiers, les agents des Forces nationales d'intervention et de sécurité (FNIS, ex-garde républicaine), ceux des Eaux et Forêts et les douaniers ne seront pas non plus candidats aux futures élections. "Aucune dérogation" ne saurait être accordée aux personnes visées, a insisté la radio. La junte nigérienne n'a pas encore fixé la durée de la transition ouverte depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février. Les dates des élections à l'issue desquelles elle a promis de rendre le pouvoir aux civils ne sont pas non plus connues. Par une autre ordonnance, le chef d'escadron Salou Djibo a interdit aux responsables des gouvernorats, des préfectures ainsi qu'aux chefs traditionnels de mener "des activités politiques partisanes" durant la transition. Très influents auprès des populations, les chefs traditionnels avaient joué un rôle important dans le référendum constitutionnel très controversé d'août qui avait permis à Mamadou Tandja de prolonger de trois ans son dernier quinquennat qui expirait le 22 décembre 2009. Mercredi, la junte a nommé des militaires à la tête de sept des huit gouvernorats du pays dirigés par des civils avant le coup d'Etat. Dans un autre pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, où un coup d'Etat militaire avait eu lieu en décembre 2008, le chef de la junte d'alors, le capitaine Moussa Dadis Camara, avait provoqué une levée de boucliers dans la population et l'opposition en laissant entendre qu'il pourrait être candidat à la présidentielle contrairement à ses promesses. La crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.



Niger: La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février au Niger a annoncé mercredi à Dakar la création prochaine d'un "conseil consultatif", notamment chargé de fixer la date de la prochaine présidentielle

DAKAR, 3 mars 2010 - La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février au Niger a annoncé mercredi à Dakar la création prochaine d'un "conseil consultatif", notamment chargé de fixer la date de la prochaine présidentielle. "Il y aura très bientôt un conseil consultatif, où il y aura tous les partis politiques, la société civile, les associations de tout le pays", a déclaré un membre de la junte, le chef d'état-major de l'armée de l'air, le colonel Hassan Mossi, lors d'une conférence de presse à Dakar. "Je sais que tous les journalistes veulent une date (pour l'élection présidentielle, ndlr). Pourquoi, au Niger, faut-il toujours revenir en arrière? Que faut-il pour que l'armée ne revienne plus? Combien de temps cela va-t-il nous prendre pour régler tout ce problème? Le conseil consultatif va statuer sur tout cela", a expliqué le colonel Mossi. Ce responsable dirigeait mercredi une "mission d'explication" au Sénégal sur "les raisons pour lesquelles les militaires ont pris le pouvoir". La junte nigérienne a eu le soutien du Sénégal. "Nous avons compris le sens de leur action. Nous allons expliquer à tous le sens de leur action", a indiqué le ministre sénégalais des Affaires et étrangères, Madické Niang. Selon M. Niang, le président Abdoulaye Wade "s'entretiendra avec ses pairs" et la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), afin de suspendre les sanctions qui pèsent sur le Niger. "Il ne sert à rien de maintenir les sanctions" sur ce pays, a-t-il souligné.


Niger : La junte nigérienne a formé lundi un gouvernement de transition de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires et cinq femmes

NIAMEY, 1 mars 2010 - La junte nigérienne a formé lundi un gouvernement de transition de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires et cinq femmes, selon un communiqué du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) lu à la radio d'Etat. Les ministères de la Défense, celui des Sports et celui de l'Environnement sont confiés respectivement à trois généraux de l'armée : Mamadou Ouseïni, Maï Manga Oumara et Abdou Kaza. Si la plupart des ministres civils sont peu connus du public, les trois généraux ont été tous des proches de l'ancien président déchu Mamadou Tandja. Les deux autres militaires qui entrent au gouvernement sont : le colonel Ahmed Mohamed aux Transports et le colonel Diallo Amadou à l'Equipement. Le poste des Affaires étrangères est confié à Mme Touré Aminatou Maïga. L'intérieur à Cissé Ousmane, les Finances à Badamassi Anou et la Justice revient à Abdoulaye Djibo. La Communication et l'Information est occupée par une femme, Mme Takoubakoye Aminata Boureima.

Liste complète du nouveau gouvernement du Niger du 1er mars 2010:


- PCSRD, Chef de l'Etat, Président du Conseil des ministres: Chef d'escadron SALOU DJIBO
- Premier ministre: Mahamadou Danda
- Ministre de la Défense Nationale: Général de Brigade Mamadou Ousseini
- Ministre de la Jeunesse et des Sports: Général de Brigade Mai Manga Oumara
- Ministre de l'Eau, de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification: Général de Brigade Abdou Kaza
- Ministre des Transports, du Tourisme et de l'Artisanat: Colonel Ahmed Mohamed
- Ministre de l'Equipement: Colonel Diallo Amadou
- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses: Monsieur Cissé Ousmane
- Ministre de l'Economie et des Finances: Monsieur Badamassi Annou
- Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique: Monsieur Mahaman Laouali Dan Dah
- Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Etranger: Madame Touré Aminatou Maiga
- Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux: Monsieur Abdoulaye Djibo
- Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des Jeunes Entrepreneurs: Monsieur Hamid Hamed
- Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant: Madame Tchimadem Hadattan Sanady
- Ministre des Mines et de l'Energie: Maître Souleymane Mamadou Abba
- Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage: Monsieur Malick Sadelher
- Ministre de la Santé Publique: Professeur Nounou Hassan
- Ministre de l'Education Nationale: Madame Sidibé Maman Dioula Fadjimata
- Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi: Monsieur Yahaya Chaibou
- Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Culture: Madame Takoubakoye Aminata Boureima
- Ministre de la Formation Professionnelle et de l'Alphabétisation: Monsieur Tidjani Harouna Dembo
- Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire: Madame Djibo Salamatou Gourouza Magagi





Niger : la junte nomme de nouveaux responsables de l'armée

NIAMEY, 1 mars 2010 - Le chef de la junte nigérienne, le chef d'escadron Salou Djibo, a nommé lundi le général Salou Souleymane au poste de chef d'état-major des armées pour remplacer le général Moumouni Boureima, selon un communiqué lu à la radio d'Etat. Avant le coup d'Etat du 18 février, le général Boureima, qui occupait ce poste depuis une dizaine d'années, était présenté comme un fidèle du président déchu Mamadou Tandja. Il était membre de la junte auteur du coup d'Etat qui avait coûté la vie au général-président Ibrahim Baré Maïnassara en avril 1999. Le général Salou Souleymane a comme adjoint le colonel Didili Amadou, indique la radio. Par ailleurs, le chef d'escadron Salou Djibo a désigné le colonel Salifou Modi comme nouveau chef d'état-major de l'armée de Terre. Le colonel Hassane Mossi, qui a récemment mené une tournée d'explication du coup d'état dans plusieurs pays ouest-africains, est nommé chef d'état-major de l'armée de l'air, selon la radio.


Niger: La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du coup d'Etat du 18 février s'engage à ne pas participer à la prochaine présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée

NIAMEY, 28 fév 2010 - Aucun membre de la junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du coup d'Etat du 18 février ne se présentera à la prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée, a annoncé dimanche soir son chef, Salou Djibo. "Pour assurer une conduite sereine et impartiale de la transition, nous prenons l'engagement qu'aucun membre du Conseil suprême (junte) ou du gouvernement de transition ne sera candidat aux prochaines élections présidentielles", a annoncé le chef d'escadron à la radio d'Etat. "Notre seule ambition est d'accompagner le retour à la démocratie dans notre chère patrie", a poursuivi sur les ondes de la Voix du Sahel Salou Djibo, qui a renversé avec des militaires putschistes le président Mamadou Tandja, qui était au pouvoir depuis dix ans. Aucune date pour une élection présidentielle n'a encore été annoncée.


Niger : La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre

NIAMEY, 23 fév 2010 - La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre, selon un communiqué officiel lu à la radio d'Etat mardi soir. "Le président du CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte), chef de l'Etat, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé ce jour un décret portant nomination du Premier ministre", selon un communiqué du secrétariat général du gouvernement. "Ainsi, Mahamadou Danda est nommé Premier ministre", poursuit ce texte lu à l'antenne de la Voix du Sahel. Des militaires pustchistes se sont emparés du pouvoir jeudi à l'issue de combats autour du palais présidentiel. Ils ont suspendu la Constitution très controversée d'août 2009, dissous le gouvernement et promis la tenue d'élections à l'issue d'une période de transition. Selon le président du réseau des journalistes pour les droits de l'Homme, Abdoulrahamane Ousmane, M. Danda a été ministre de la Communication en 1999 et est actuellement conseiller à l'ambassade du Canada au Niger.


Niger : La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d'un coup d'Etat la semaine dernière a annoncé lundi que son dirigeant, le chef d'escadron Salou Djibo, devenait chef de l'Etat le temps d'une "période de transition" et de la création de nouvelles institutions

NIAMEY, 22 fév 2010 - La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d'un coup d'Etat la semaine dernière a annoncé lundi que son dirigeant devenait chef de l'Etat le temps d'une "période de transition" et de la création de nouvelles institutions. "Le CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte) est l'instance suprême de conception et d'orientation de la politique de la nation, il est dirigé par un président qui exerce les fonctions de chef de l'Etat, chef du gouvernement", selon une ordonnance lue sur la radio publique. Le président du CSDR est le chef d'escadron Salou Djibo. La radio précise que cette ordonnance est relative à "l'organisation des pouvoirs pendant la période de transition". La durée de la transition n'est toutefois pas indiquée. Des militaires putschistes ont déposé le président Mamadou Tandja jeudi à l'issue de combats autour du palais présidentiel qui ont fait au moins trois morts. La junte a suspendu la constitution très controversée d'août 2009, dissous le gouvernement et annoncé des élections sans en annoncer la date. L'ordonnance précise que le nouveau chef d'Etat "nomme par décret un Premier ministre et les membres du gouvernement et met fin à leur fonction", mais n'indique pas qui occupera ces fonctions. Un "organe" sera crée sous l'autorité du président du CSRD et sera chargé de rédiger un code pénal et une nouvelle constitution, qui sera soumise au référendum en vue de son adoption, selon l'ordonnance. Un Comité constitutionnel et une Cour d'Etat seront crées pour remplacer la Cour constitutionnelle et la Cour suprême, dissoutes après le coup d'Etat. Et un "Observatoire national de la Communication (ONC)" sera aussi créé en lieu et place du Conseil supérieur de la Communication (CSC), également dissout.


Niger : La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée

NIAMEY, 21 fév 2010 - La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée, a déclaré dimanche à l'AFP Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la Cédéao. "Avec les membres de la junte nous avons discuté de comment faire pour que le pays retrouve dans les plus brefs délais une vie constitutionnelle normalisée", a indiqué le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). "Ils nous ont donné les garanties nécessaires et tout ceci va se faire avec la participation de la société civile et des partis politiques (...) Il y a un dialogue qui va s'installer avec toutes les forces vives de la nation qui va aboutir à l'élaboration d'une nouvelle constitution et une période de transition", a poursuivi M. Chambas. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre à Niamey avec les pustchistes qui ont pris le pouvoir jeudi. M. Chambas est arrivé dans la capitale nigérienne dans la matinée avec Saïd Djinnit, représentant du secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest, basé à Dakar, et Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine. Durant l'entretien avec les militaires putschistes, cette délégation internationale a aussi "reçu des garanties sur le fait que les membres de l'ancien régime ainsi que l'ancien président sont bien traités et dans de bonnes conditions de vie", a indiqué M. Chambas. MM. Chambas, Djinnit et Lamamra, qui avaient rencontré dans l'après-midi des représentants de la société civile, de partis politiques et des diplomates, devaient quitter le Niger en fin de journée.


Niger : Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey contre le Président Mamadou TANDJA

NIAMEY, 18 fév 2010 - Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim (bien Abdoulkarim). Il lisait un communiqué à la radio Voix du Sahel. Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, ont annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés. Le Conseil demande à "la population de garder son calme et de rester unie autour des idéaux qui animent le CSRD et qui pourront faire du Niger un exemple de démocratie et de bonne gouvernance à l'instar des autres Etats épris de paix et de stabilité", a poursuivi le porte-parole à la radio. La Constitution que le CSDR affirme suspendre est celle adoptée en août dernier à l'issue d'un référendum très contesté qui a accordé une prolongation d'au moins trois ans du mandat du président Tandja, après deux quinquennats à la tête du pays sahélien. La précédente Constitution, qui limitait à deux le nombre des mandats présidentiels consécutifs, prévoyait qu'il quitte le pouvoir le 22 décembre dernier. Pour arriver à ses fins, M. Tandja avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle qui s'étaient opposés à son projet de référendum sur une nouvelle Constitution. "C'est une situation difficile. Le président Tandja a essayé de rallonger son mandat", a réagi jeudi le porte-parole du département d'Etat américain Philip Crowley, en affirmant que les Etats-Unis avaient exprimé des "inquiétudes" à ce propos. "Et il est évident que cela a très bien pu précipiter ce qui s'est passé aujourd'hui", a estimé le porte-parole. M. Crowley a toutefois précisé que les Etats-Unis ne défendaient "en aucune façon" la violence qui s'est exercée contre le pouvoir. "Mais cela souligne le fait que le Niger doit organiser des élections et former un nouveau gouvernement", a indiqué le porte-parole qui a précisé que Washington disposait encore de peu d'informations sur la situation sur place.


Niger: Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), qui a mené jeudi un coup d'Etat au Niger, s'est doté d'un président

NIAMEY, 19 fév 2010 - Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), qui a mené jeudi un coup d'Etat au Niger, s'est doté d'un président et a annoncé dans la nuit à vendredi que le gouvernement avait été "dissous", dans une déclaration sur les médias d'Etat. "Le gouvernement étant dissous, le CSRD informe la population que les affaires publiques courantes seront expédiées par les secrétaires généraux des ministères et des gouvernorats", selon un communiqué de la junte. Ce texte, lu sur la chaîne de télévion d'Etat Télé Sahel par un soldat qui n'a pas été identifié par l'AFP, était signé "chef d'escadron Salou Djibo, président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie". Peu connu du grand public, Salou Djibo est le commandant de la compagnie d'appui de Niamey, qui dispose d'armements lourds, tels les blindés. Les observateurs estiment que les éléments de cette compagnie ont joué un rôle capital dans les opérations jeudi. Des témoins ont fait été de tirs nourris, notamment autour du palais présidentiel, dans la journée de jeudi. Des ministres, joints au téléphone, ont affirmé à l'AFP avoir été séquestrés lors d'une réunion du cabinet, tandis quele président Mamadou Tandja a été "emmené" vers un lieu non spécifié. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé dans la soirée le colonel Goukoye Abdoulkarim sur les ondes de la Voix du Sahel, radio d'Etat.


Niger : Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel

NIAMEY, 18 fév 2010 - Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel. Le "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSDR) "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place d'"un couvre-feu de 18H00 à 06H00", selon ce communiqué. Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil avait annoncé la suspension de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d'Etat Voix du Sahel. Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, avaient annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.


Niger : Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution

NIAMEY, 19 jan 2010 - Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution très controversée, qui a permis le maintien en fonction du président Mamadou Tandja. "Rien ne se fera en dehors du cadre de la sixième république (...) aucun dialogue ne remettra en cause la volonté du peuple du Niger" exprimée le 4 août dernier par référendum, a déclaré lundi soir Kassoum Moctar, ministre de la Communication. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) propose le maintien en fonction du président Tandja et une période transition dirigée par "un gouvernement réconciliation nationale". L'opposition nigérienne a demandé pour sa part la semaine dernière que le dialogue entamé en décembre avec le pouvoir sous l'égide de la Cédéao débouche sur une période de transition et l'élection de nouvelles institutions démocratiques. Pendant cette transition "une nouvelle Constitution sera élaborée", avait déclaré Amadou Boubacar Cissé, chef de la délégation de l'opposition au dialogue inter-nigérien. Pour M. Moctar, "ramener le peuple du Niger à faire une marche en arrière sur sa volonté exprimée, c'est injuste". Toutefois, a assuré le ministre, le gouvernement va "analyser" les propositions du médiateur et "y répondra de manière responsable". Dans une déclaration, la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR, opposition) a dénoncé "l'autisme" du président Tandja et le rend "unique responsable" en cas "d'échec du dialogue". La CFDR a "demandé à ses militants et tous les démocrates de se préparer pour une lutte résolue afin de faire échec au projet de M. Tandja d'exposer les Nigériens à la détresse et aux souffrances". La Coordination est constituée de partis politiques, des centrales syndicales et d'organisations on gouvernementales. Le Niger est plongé dans une grave crise depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous le parlement et obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel. Son deuxième quinquennat, qui expirait initialement le 22 décembre, a été prolongé d'au moins trois ans.


Niger: Selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques, le Niger compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001,

NIAMEY, 8 jan 2010 - Le Niger, pays sahélien très pauvre, compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001, selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques (INS, officiel). En 2010, la population du Niger est estimée à 15.203.822 habitants dont près de 80% vivent en milieu rural, a affirmé vendredi à la télévision, Abdoulaye Beidou, directeur de l'INS en présentant le rapport publié la semaine dernière par son institut. Ce rapport relève un taux de croissance démographique de 3,3% par an, avec un fort taux de fécondité de 7,1 à 8 enfants par femme, a-t-il indiqué. Selon la même source, les personnes âgées de moins de 15 ans représentent 52% de la population et les plus de 60 ans 2,5%. Le rapport établit que 94% des Nigériens sont concentrés sur le tiers du territoire notamment dans le sud et l'ouest. Ainsi, la région de Maradi (centre-sud), frontalière du Nigeria accueille 20% de la population sur environ 3,3% du territoire. Les très désertiques régions d'Agadez (nord) et Diffa (est) qui couvrent 65% du territoire n'abritent que 6,3% de la population. D'après les projections officielles, la population du Niger atteindrait 21 millions d'habitants en 2025 et 56 millions en 2050. Cette poussée est d'autant plus préoccupante que le taux de croissance annuel du PIB n'est que 3,1% en moyenne, selon le ministère de la Population. Pour inverser la tendance et ramener sa courbe démographique à 2,5% d'ici 2015, le Niger a adopté en février 2008 une politique volontariste visant à faire grimper le taux de contraception de 5% à 11% et obtenir une réduction de l'indice de fécondité à 5 enfants par femme. Une des "urgences" est également de lutter contre les mariages et les grossesses précoces très en vogue dans les zones rurales où l'écrasance majorité est analphabète.


Voir ici les articles publiés en 2009

Vous souhaitez investir en zone franc au Niger ? Découvrez les opportunités d'affaires dans le commerce international en Afrique.