Vous êtes ici : Espace General -> Actualités -> Par pays (actualité) -> Niger -> Actualité politique et économique du Niger



L'actualité du Niger
(d'après l'Agence France Presse)

Niger: L'Union européenne a offert 9,5 millions d'euros au Fonds des Nations unies pour l'enfance pour lutter contre la malnutrition au Niger

NIAMEY, 03 mai 2013 - L'Union européenne a offert 9,5 millions d'euros au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) pour lutter contre la malnutrition au Niger, notamment chez les enfants, a-t-on appris vendredi de source officielle. Cet appui vise à combattre la malnutrition "chronique", forme la plus dévastatrice et qui touche "près d'un enfant nigérien sur deux", indique la représentation de l'Unicef à Niamey dans un communiqué. L'aide européenne est destinée à plus de 3,8 millions de personnes, dont 801.000 enfants et 844.000 femmes vivant dans les régions de Tahoua (ouest), Maradi (sud-est) et Zinder (centre-sud). Les actions qui seront menées sur quatre ans visent en priorité les secteurs de l'eau, de l'assainissement, de la nutrition et de la santé, selon l'agence onusienne. Le Niger est régulièrement frappé par des crises alimentaires, du fait de la sécheresse et d'une agriculture essentiellement archaïque. En 2012, le pays était classé au dernier rang de l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). L'UE avait indiqué fin avril vouloir aider "plus fortement" les pays du Sahel, dont le Niger, à faire face aux crises alimentaires à répétition, alors que 10,3 millions de personnes sont encore menacées cette année, selon ses données. De son côté, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) estime que 20 millions de personnes vivant au Sahel connaissent une situation alimentaire "grave". bh/tmo/hm

 


Niger: Le groupe nucléaire français Areva a fait don mercredi au Niger de 11,4 milliards FCFA (17,4 millions d'euros) pour développer l'agriculture dans la zone désertique d'Agadez (nord), où elle exploite depuis plus de 40 ans l'uranium

NIAMEY, 10 avr 2013 - Le groupe nucléaire français Areva a fait don mercredi au Niger de 11,4 milliards FCFA (17,4 millions d'euros) pour développer l'agriculture dans la zone désertique d'Agadez (nord), où elle exploite depuis plus de 40 ans l'uranium. L'accord d'aide a été signé à Niamey entre le ministre nigérien du Plan, Amadou Boubacar Cissé et Serge Martinez, représentant d'Areva au Niger. L'aide d'Areva doit servir à financer un programme agricole dans la très fertile vallée de l'Irahzer et la plaine du Tamesna, en plein désert, a expliqué M. Martinez, également directeur général de la Compagnie minière d'Akokan (Cominak), une des deux sociétés d'Areva basées à Arlit (nord). D'ores et déjà, quelque 2 milliards FCFA (3 millions d'euros) seront injectés dans la première phase de ce programme d'agriculture irriguée sur 5.000 hectares pour une durée de deux ans, a-t-il indiqué. Cette offre d'Areva intervient quelques jours après une manifestation d'étudiants nigériens protestant contre un partenariat "très déséquilibré" dans l'exploitation de l'uranium "au détriment" du Niger. Le Niger, qui compte parmi les grands producteurs mondiaux d'uranium mais reste l'un des pays les plus pauvres du monde, a critiqué fin 2012 le partenariat historique "très déséquilibré" avec la compagnie et réclamé des retombées plus importantes. Début mars, Areva a dit avoir offert 35 millions d'euros au Niger pour l'aider à sécuriser ses sites d'uranium, démentant que ce don soit destiné à compenser le retard dans l'exploitation de la mine géante d'Imouraren, repoussée à 2015. Les mines d'uranium d'Areva sont situées dans la région d'Agadez, dans le Nord désertique du Niger, proche du Nord malien où les forces franco-africaines combattent des groupes jihadistes. Areva, deuxième producteur mondial d'uranium en 2011, exploite ce minerai au Niger depuis plus de 40 ans. bh/ck/gg



Niger: Des "états généraux" de la justice se sont ouverts lundi au Niger pour tenter, selon le président Mahamadou Issoufou, de "redresser" l'image du système judiciaire

NIAMEY, 26 nov 2012 - Des "états généraux" de la justice se sont ouverts lundi au Niger pour tenter, selon le président Mahamadou Issoufou, de "redresser" l'image d'un système judiciaire miné par la corruption, le manque de moyens et les ingérences politiques. "Notre justice suscite beaucoup de débat et de controverse, elle est l'objet de toutes sortes de supputations qui nuisent considérablement à son image et à son efficacité", a déclaré le président Issoufou à l'ouverture de cette première rencontre du genre, prévue jusqu'à vendredi à Niamey. Parmi les maux dont souffre la justice, il a cité "la corruption et les interventions du politique", "les sous-effectifs du personnel et l'insuffisance des moyens matériels et financiers". Citant les résultats d'un récent sondage réalisé dans la capitale par une structure publique, M. Issoufou a affirmé que "plus de 53%" des sondés ont dit "ne pas avoir confiance en la justice", "67%" pensent que "la corruption sévit dans le milieu judiciaire" et "50%" estiment que "le principe de la séparation des pouvoirs n'est pas une réalité". "Ces résultats renvoient une image inquiétante des rapports entre le système judiciaire et les citoyens" et "cette image doit être redressée", a estimé le chef de l'Etat, mettant en garde contre "les conséquences de l'affaiblissement de la justice sur les institutions et la société". Il a aussi dénoncé "la vétusté, l'exiguïté et l'inadaptation" des prisons du pays, dont les principales ont été construites durant la colonisation française, avant 1960. Selon M. Issoufou, 53% des détenus sont en attente de jugement. Les "états généraux", chargés de dresser un état des lieux de la justice, doivent réunir quelque 500 participants, magistrats et représentants des milieux socio-professionnels. Ils sont financés essentiellement par les partenaires extérieurs, pour près de 300 millions de francs CFA (450.000 euros). Pour combattre la corruption dans l'administration et en particulier dans la justice au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde, les autorités ont institué en 2011 un numéro vert que les citoyens peuvent appeler. Il a permis de révéler des cas présumés de corruption au sein de la magistrature.



Niger: Les partenaires et bailleurs de fonds du Niger ont annoncé mercredi des financements à hauteur de 4,8 milliards de dollars lors une table ronde à Paris sur le financement du plan de développement économique et social nigérien 2012-2015

PARIS, 14 nov 2012 - Les partenaires et bailleurs de fonds du Niger, réunis pendant deux jours à Paris pour une table ronde sur le financement du plan de développement économique et social nigérien 2012-2015, ont annoncé mercredi des financements à hauteur de 4,8 milliards de dollars. La table ronde, présidée par le chef de l'Etat nigérien Mahamadou Issoufou, et qui a réuni plus d'une centaine de délégations de pays et organisations internationales, "a permis d'enregistrer des annonces à hauteur de 4,8 milliards de dollars", selon le communiqué final. "Ce niveau d'engagement témoigne de la qualité et de l'excellence des relations d'amitié et de coopération entre le Niger et ses partenaires", ajoute le texte. Le plan de développement économique et social du Niger, qui court sur la période 2012-2015, a été approuvé par le gouvernement en août dernier. Il fixe notamment comme priorités la consolidation des institutions publiques, la sécurité alimentaire et le développement agricole durable, la promotion du développement social. Evoquant la crise au Mali, voisin du Niger, et la crise humanitaire dans le Sahel, le président Issoufou avait lancé mardi dans son discours d'ouverture un appel au renforcement de l'aide publique. "Seul le développement économique et social permettra à terme à la zone sahélienne de vivre en paix. Il n'y a pas de sécurité sans développement et inversement", avait-il déclaré. "Notre ambition est de développer des institutions démocratiques stables et fortes, de renforcer l'Etat de droit, de lutter contre la corruption", a-t-il ajouté, soulignant qu'"au Niger, l'opposition est libre, la presse est libre, tous les citoyens sont libres". "En créant les conditions rapides du développement des pays du sud, on parviendra à relancer la croissance" mondiale, selon lui.


Niger: Le gouvernement nigerien veut injecter quelque 2,5 milliards de dollars sur cinq ans principalement dans sa vaste région nord désertique, afin d'éviter une contagion de la crise en cours au Mali

NIAMEY, 03 oct 2012 - Le Niger veut injecter quelque 2,5 milliards de dollars sur cinq ans principalement dans sa vaste région nord désertique, afin d'éviter une contagion de la crise en cours au Mali, dont le nord voisin est contrôlé par des islamistes armés. Ce plan, dénommé Stratégie de développement et de sécurité dans les zones sahélo-sahariennes du Niger (SDS-Sahel Niger), vise "à contribuer au développement économique et social dans les zones à vocation pastorale", selon un communiqué du gouvernement transmis mercredi à l'AFP. "Ce vaste programme doit coûter environ 2,5 milliards de dollars, est censé être une solution durable et doit marquer le retour de l'Etat dans l'espace saharien, notamment dans ses dimensions administratives, sociales et sécuritaires", a déclaré à l'AFP un conseiller du président Mahamadou Issoufou. Le Premier ministre Brigi Rafini a symboliquement lancé en début de semaine ce chantier. "La question de l'insécurité est d'une actualité brûlante, avec tous les foyers de tensions qui entourent notre pays et sont autant de signaux d'alarme", a-t-il indiqué lors de la cette cérémonie. Appuyé par l'Union européenne, le Niger cherche toutefois toujours à réunir les financements nécessaires et n'a pas annoncé de date d'exécution du plan. Le programme doit couvrir principalement la région d'Agadez (nord), très aride et déshéritée et déstabilisée dans le passé par deux rébellions touareg. Les jeunes touareg s'étaient révoltés en 1991-1995 puis 2007-2009 contre l'extrême pauvreté de leur région, qui abrite depuis 40 ans les mines d'uranium exploitées par la compagnie française Areva. Un accès prioritaire des jeunes locaux aux emplois sur les sites miniers était au coeur des revendications. Quelque 3.000 ex-rebelles touareg démobilisés attendent toujours d'être réinsérés dans l'armée ou l'administration notamment. Plusieurs d'entre eux sont signalés aux côtés des islamistes et rebelles touareg maliens. Le nord du Mali est contrôlé depuis six mois par des islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), suscitant une grande inquiétude chez ses voisins comme le Niger.


Niger: Les autorités nigériennes ont indiqué mardi avoir infligé des amendes pour un montant total supérieur à 3,6 milliards FCFA aux cinq sociétés de téléphonie opérant dans le pays, pour "divers manquements" dans leur prestation

NIAMEY, 4 sept 2012 - Les autorités nigériennes ont indiqué mardi avoir infligé des amendes pour un montant total supérieur à 3,6 milliards FCFA (environ 5,5 millions d'euros) aux cinq sociétés de téléphonie opérant dans le pays, pour "divers manquements" dans leur prestation. "Ces amendes ont été infligées à ces sociétés pour manquements à certaines obligations à leur cahier des charges", a affirmé à la presse le président de l'Autorité de régulation multisectorielle (ARM, gouvernementale), Almoustapha Boubacar. Ces "manquements" sont relatifs notamment "aux modalités d'établissement et de contrôle des tarifs" ou à l'absence d'information des clients par SMS des coûts de leur communication, a-t-il précisé. C'est la compagnie Celtel Niger qui écope de la plus lourde amende avec 2,1 milliard de FCFA (3,2 millions d'euros), suivie de l'opérateur Orange Niger (filiale du groupe français Orange) avec 800 millions FCFA (1,2 million d'euros) et d'Atlantique Telecom (filiale de la société des Emirats Etisalat) avec 254 millions FCFA (387.000 euros), a détaillé M. Boubacar. Deux sociétés publiques nigériennes, Sonitel et Sahel Com, écopent respectivement d'amendes de 392 millions FCFA (597.000 euros) et 74 millions FCFA (112.000 euros). Almoustapha Boubacar a indiqué que les montants des amendes correspondent à 3% du chiffre d'affaires de l'exercice 2011 de chacune des compagnies et qu'elles disposent d'un délai de 15 jours pour verser les sommes au Trésor nigérien.


Niger: La France a débloqué une aide d'urgence de 850.000 euros pour répondre aux besoins du Niger, affecté par des invasions de criquets qui mettent en péril les récoltes

PARIS, 10 juil 2012 - La France a débloqué une aide d'urgence de 850.000 euros pour répondre aux besoins du Niger, affecté par des invasions de criquets qui mettent en péril les récoltes, a indiqué mardi le ministre français chargé du Développement. "Depuis quelques semaines, des formations de groupes de criquets pèlerins ont été identifiées dans le nord de la bande sahélienne par le dispositif de surveillance mis en place par les pays de la région", a déclaré dans un communiqué Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement auprès du ministère des Affaires étrangères. Les nuages de criquets touchent le nord du Niger et du Mali, "où l'insécurité pourrait entraver les opérations de prospection et de lutte nécessaires". "La poursuite de cette invasion acridienne dans le sud de la région aurait des conséquences désastreuses, entraînant la destruction de récoltes et ouvrant la perspective d'une aggravation de la crise alimentaire", selon M. Canfin. Répondant à l'appel de l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), Paris a débloqué un financement d'urgence de 850.000 euros afin de "répondre aux besoins immédiats du Niger, pays actuellement le plus affecté, en appuyant le Centre national de lutte antiacridienne".


Niger: Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi avoir accordé au Niger une assistance financière de 92,2 millions d'euros sur trois ans

WASHINGTON, 16 mars 2012 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir accordé au Niger une assistance financière de 92,2 millions d'euros sur trois ans. Les autorités de Niamey peuvent tirer immédiatement 13,17 millions d'euros au guichet du FMI, indique le Fonds dans un communiqué, précisant que, comme de coutume avec ce genre de facilité de caisse, le reste de l'assistance sera mis à disposition par tranches successives. Dans la typologie du FMI, le prêt accordé au Niger est une facilité élargie de crédit (FEC), instrument destiné à accorder une aide à moyen terme aux pays à faible revenu ayant des problèmes prolongés de balance des paiements. Les financements accordés au titre de la FEC sont assortis d'un taux d'intérêt nul, d'un délai de remboursement de cinq ans et demi et d'une échéance finale de dix ans, précise le Fonds sur son site internet. Pour obtenir ce prêt, les autorités de Niamey sont convenues avec le Fonds d'un programme de réformes économiques à mettre en oeuvre en vue "de maintenir la stabilité macroéconomique tout en augmentant la résistance du pays aux chocs", indique le communiqué du FMI. Parmi les objectifs du programme, figurent également "le renforcement des finances publiques et de la gestion de la dette" et "la mise en place de limites légales et d'un cadre de surveillance pour le secteur minier et le secteur pétrolier".


Niger: L'Etat du Niger vient de créer la plus grande aire protégée d'Afrique de prés de 100.000 kilomètres carrés afin de sauvegarder des espèces animales et végétales menacées de disparition

NIAMEY, 9 mars 2012 - Le Niger, pays pauvre et désertique, vient de créer la plus grande aire protégée d'Afrique de prés de 100.000 kilomètres carrés afin de sauvegarder des espèces animales et végétales menacées de disparition, a-t-on appris vendredi. Le 6 mars, le conseil des ministres du Niger a adopté le Projet de décret portant classement de la réserve naturelle nationale de Termit et Tin-Toumma (plus de 1.300 km de Niamey), selon le ministère nigérien de l'Environnement. Située à l'est du Niger, cette réserve est aujourd'hui la plus grande aire protégée terrestre du continent africain avec une superficie de 97 000 km2. Cette nouvelle réserve occupe 14% du territoire nigérien contre 6,6% et découle d'un long processus initié en 2004, précise le PNUE. "Sous les effets conjugués des actions anthropiques des sécheresses et du changement climatique, la faune sauvage au Niger a fortement diminué au cours des dernières années", avait déploré le conseil des ministres qui avait évoqué l'addax, le mouflon à manchette, la gazelle dama (Mena) et l'autruche à cou rouge, comme faisant partie des espèces actuellement menacées d'extinction. C'est "un grand pas pour la sauvegarde des espèces emblématiques du Sahara, très menacées", se réjouit le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) dans un communiqué reçu vendredi à l'AFP. Le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) a notamment financé la mise en place des premières activités et études scientifiques dans la région de Termit, selon le communiqué.


Niger: L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays

NIAMEY, 1 jan 2012 - L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays, a annoncé la Société nigérienne des hydrocarbures (Sonidep), société publique qui détient le monopole de leur commercialisation. "L'essence et le gasoil produits et raffinés au Niger sont en vente dans toutes les stations service du pays à compter de ce 1er janvier 2012", a indiqué à l'AFP une source à la Sonidep. "Nous servons depuis ce dimanche matin l'essence produite et raffinée dans notre pays", a confirmé à l'AFP Kader Amadou, gérant d'une station à Niamey. Le litre d'essence est vendu désormais à 579 FCFA (0,88 euro), contre 679 FCFA (1,03 euro) auparavant, et celui de gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1 euro), a-t-il précisé. Mi-novembre l'annonce de ces prix jugés trop élevés avait soulevé un tollé dans cet Etat sahélien très pauvre, confronté cette année encore à de sévères difficultés alimentaires. Le Niger, un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement le 28 novembre producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie près de Zinder (deuxième ville du pays, centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise. Elle traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne. Estimées à 480 millions de barils, les réserves de pétrole du Niger sont localisées dans l'Agadem, dans la région de Diffa (est), près du Tchad. Mais la Sonidep reste préoccupée par l'ampleur de la contrebande de carburant en provenance du Nigeria voisin, premier producteur de brut du continent. Au mois cinq des huit régions du Niger, toutes proches du Nigeria, consomment le plus souvent un carburant frauduleusement importé de ce pays, d'après la Sonidep. En novembre, la douane nigérienne a mené une opération "coup de poing" afin de détruire des dizaines de points de vente clandestins d'essence dans la capitale.

Niger: Le Fonds monétaire international va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014

NIAMEY, 22 déc 2011 - Le Fonds monétaire international (FMI) va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA (quelque 90 millions EUR), a annoncé jeudi sa directrice générale Christine Lagarde au terme d'une visite de deux jours dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. "C'est avec beaucoup de satisfaction que nous avons pu négocier à son terme une Facilité élargie de crédit qui pourra être mise à la disposition du Niger avec un financement de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014", "sous réserve de l'approbation par le conseil d'administration du FMI", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Niamey. Ce prêt permettra d'"accompagner le Niger dans son développement économique" et "s'inscrit dans le partenariat riche et fécond que le FMI veut développer avec l'Afrique", a-t-elle fait valoir. "Les fonds alloués par le FMI doivent servir le programme du gouvernement notamment en matière d'éducation, de santé, dans le secteur de l'énergie, des infrastructures routières et la création des emplois", a expliqué le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou. Il a salué "l'engagement" du FMI "à appeler les autres bailleurs de fonds à aider" son pays. "La communauté internationale doit être prête à faire plus", indique le FMI dans un communiqué. Mme Lagarde achevait jeudi soir une visite de deux jours au Niger après un séjour au Nigeria voisin, son premier déplacement en Afrique depuis sa nomination. Jeudi, lors d'une rencontre avec le gouvernement, elle a appelé le Niger à bien gérer les revenus tirés des ressources naturelles, en les affectant aux investissements prioritaires mais aussi à un fonds destiné aux "générations futures". Ce pays sahélien, l'un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement en novembre un petit producteur de pétrole. Selon le FMI, le Niger, qui a renoué en 2011 avec un régime civil après un an de junte militaire, pourrait connaître en 2012 l'une des plus fortes croissances économiques du monde, dopée par la production d'or noir.


Niger: Avec une estimation de production de 20000 barils par jour, le Niger est devenu officiellement lundi producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie à Oléléwa, exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise

OLELEWA, 28 nov 2011 - Le Niger est devenu officiellement lundi producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie à Oléléwa (centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise et qui traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne. Le président nigérien Mahamadou Issoufou et le patron de la China National Petroleum Corp (CNPC, publique), Jiang Jiemin, ont coupé dans la matinée le ruban inaugural de la raffinerie, décorée aux couleurs des deux pays et située près de Zinder, deuxième ville du pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Saluant "un grand jour", le chef de l'Etat s'est réjoui que "le Niger soit entré dans cette ère de production pétrolière". "Le Niger, qui importe jusqu'ici du pétrole, va désormais s'autosuffire en matière de consommation intérieure, jusqu'à en exporter". Longtemps jugée non rentable, la production du brut nigérien a démarré fin septembre à Agadem (est), zone désertique aux confins du Tchad et reliée à Oléléwa par un oléoduc de 460 km. Le Niger table sur une production de 20.000 barils par jour, qui sera dédiée dans un premier temps à la consommation intérieure, le reste devant ensuite être exporté par le Cameroun, grâce à un oléoduc qui doit être construit dans les deux ans et passant par le Tchad. Les réserves d'or noir du Niger, pays sahélien très pauvre mais parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, sont estimées à 480 millions de barils. Le contrat attribue 40% de la production au Niger et 60% à la compagnie chinoise. Il a été signé en 2008 par le régime du président Mamadou Tandja, renversé en 2010 par un putsch. Des ONG locales dénoncent depuis plusieurs années le "flou" qui a entouré sa signature. Mi-novembre, un collectif d'ONG a appelé les nouvelles autorités élues en mars dernier à procéder à sa "révision", dénonçant des "manipulations". Selon le ministre de l'Energie et du pétrole, Foumakoye Gado, les Nigériens commenceront jeudi à consommer leur propre pétrole. Le litre d'essence sera vendu à 570 FCFA (0,86 euro) contre 679 FCFA (1,02 euro) actuellement, et celui du gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1,03 euro). L'annonce de ces prix jugés trop élevés a suscité un tollé dans le pays, confronté cette année à une nouvelle crise alimentaire causée par la sécheresse. Le ministre s'est dit, lors de la cérémonie, "prêt à examiner toutes les propositions réalistes". "Le plus important, c'est que les ressources pétrolières profitent au peuple nigérien, surtout l'immense majorité qui vit dans le milieu rural et qui a besoin d'éducation, de soins de santé, de routes", a déclaré le président Issoufou. Depuis 2006, la Chine a renforcé ses liens économiques avec le Niger, où une autre de ses sociétés exploite depuis 2010 de l'uranium dans la région d'Agadez (nord). Si cette région est directement menacée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient toujours quatre otages enlevés sur un site du groupe nucléaire français Areva en septembre 2010, la zone pétrolière connaît une accalmie après avoir été le théâtre de la rébellion toubou (une ethnie minoritaire) qui réclamait le développement de cette région déshéritée.


Niger: L'Union européenne a accordé vendredi soir 32 millions d'euros au Niger pour des projets de coopération, notamment dans la lutte contre la pauvreté

NIAMEY, 26 nov 2011 - L'Union européenne a accordé vendredi soir 32 millions d'euros au Niger pour des projets de coopération, notamment dans la lutte contre la pauvreté qui touche l'écrasante majorité des 15 millions d'habitants. Trois conventions relatives à cette aide ont été signées par le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou, et le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, qui a effectué une brève visite à Niamey. Sur les 32 millions d'euros, 19 millions d'euros (plus de 12,4 milliards FCFA) sont destinés à un Programme d'appui au développement du système statistique national et à financer un recensement général de la population en 2012 pour évaluer la pauvreté, a indiqué M. Mahamadou. Quinze millions d'euros (9,8 milliards FCFA) seront consacrés à la réforme judiciaire et à l'Etat de droit et 8 millions d'euros (5,2 milliards FCFA) iront à l'appui à la société civile, a-t-il souligné. Ces aides "témoignent de la pleine reprise de la coopération avec le Niger", a expliqué Andris Piebalgs. M. Mahamadou s'est félicité du "retour à la normalité de la coopération avec l'Union européenne". Bruxelles avait suspendu sa coopération au développement avec le Niger en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir au terme de son mandat. La suspension était restée en vigueur sous la junte qui l'avait renversé en février 2010. Mais l'élection en mars dernier de l'opposant historique Mahamadou Issoufou lors d'une présidentielle jugée transparente a permis de rétablir un régime civil après un an de transition militaire. A l'issue d'un entretien vendredi soir avec le président Issoufou, Andris Piebalgs a déclaré avoir évoqué la crise alimentaire qui affecte encore cette année le Niger et "la situation sécuritaire" dans la région du Sahel. Etat sahélien pauvre mais riche en uranium, le Niger doit faire face à la menace croissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts d'Occidentaux dans la région. Après de nouveaux enlèvements cette semaine, désormais neuf ressortissants étrangers sont aux mains de bandes armées dans cette zone.


Niger: Le budget du Niger, Etat très pauvre du Sahel, est en hausse pour 2012 de plus de 50% grâce aux recettes attendues de l'uranium et du pétrole, dont la commercialisation doit débuter l'an prochain

NIAMEY, 6 oct 2011 - Le budget du Niger, Etat très pauvre du Sahel, est en hausse pour 2012 de plus de 50% grâce aux recettes attendues de l'uranium et du pétrole, dont la commercialisation doit débuter l'an prochain, a annoncé jeudi le gouvernement. Examiné depuis jeudi par les députés, le projet de loi de Finances 2012 est "équilibré en recettes et en dépenses" à environ 1.425 milliards FCFA (2,1 milliards EUR), contre quelque 940 milliards FCFA en 2011 (1,4 md EUR), "soit une augmentation de 52,74 % par rapport à 2011", a indiqué sur la télévision nationale le ministre des Finances, Mahamadou Ouhoumoudou. "Des ressources additionnelles importantes sont attendues après le démarrage des activités de production d'uranium et du pétrole", a-t-il relevé, sans plus de précision. Le Niger s'apprête à commercialiser en 2012 son pétrole, qui sera extrait dans une zone désertique de la région de Diffa (est) par des compagnies chinoises. Parmi les plus importants producteurs mondiaux d'uranium, le pays doit faire exploiter l'an prochain une nouvelle mine près d'Ingall (nord), également par la Chine. Le gouvernement mise également sur "l'élargissement de l'assiette fiscale et la lutte contre la fraude fiscale", a ajouté le ministre. Il espère boucler le budget grâce aux dons et emprunts extérieurs estimés à 552,3 milliards FCFA (828 M EUR). Parmi les "urgences", M. Ouhoumoudou a cité "le renforcement des capacités" de l'armée par l'achat "d'équipements et matériels de combat" et la lutte contre l'insécurité alimentaire par "des projets d'irrigation". Exposé à une nouvelle crise alimentaire cette année en raison de la sécheresse, le Niger vit sous la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), renforcée par le conflit en Libye voisine qui a entraîné une dissémination d'armes dans le Sahel.


Niger: Remaniement ministériel au Niger avec la création d'un nouveau du Pétrole, dont l'exploitation du brut est prévue en 2012 grâce aux Chinois
NIAMEY, 12 sept 2011 - Le Niger, pays très pauvre et enclavé, s'est doté lundi d'un ministère du Pétrole, comptant entamer l'exploitation du brut en 2012 grâce aux Chinois, a-t-on appris de source officielle. Le portefeuille du Pétrole est confié à Foumakoye Gado, un proche du chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, jusqu'ici chargé des Mines et de lEnergie, indique un communiqué du gouvernement lu à la radio à l'issue d'un mini-remaniement. Figurant parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, le Niger prévoit de commencer l'exploitation du pétrole en 2012, grâce à ses champs pétrolifères situés à Agadem (est, près du Tchad). Le contrat a été décroché en 2008 par la China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC), filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC. Les réserves d'"or noir" nigérien sont évaluées à plus de 300 millions de barils. Un oléoduc de 462 km est en chantier pour transporter le brut jusqu'à la raffinerie de Zinder, d'une capacité de 100.000 tonnes et située plus au sud. Deux nouvelles personnalités entrent au gouvernement. Omar Hamidou Tchiana, jusqu'ici député, est nommé ministre d'Etat, chargé des Mines et du Développement industriel. C'est un proche du président de l'Assemblée nationale, Hama Amadou, principal allié de M. Issoufou. Laouali Chaïbou devient ministre chargé des Relations avec les Institutions.


Niger: Le gouvernement nigerien a décrété le 29 juillet "journée de la démocratie", en souvenir de la Conférence nationale du 29 juillet 1991, qui avait institué le multipartisme après quinze ans de régime militaire

NIAMEY, 29 juil 2011 - Le Niger a décrété vendredi le 29 juillet "journée de la démocratie", en souvenir de la Conférence nationale du 29 juillet 1991, qui avait institué le multipartisme après quinze ans de régime militaire. "Afin que les Nigériens se souviennent du rôle joué par cette Conférence dans lenracinement de la démocratie, mon gouvernement a décidé de proclamer la journée du 29 juillet de chaque année +journée de la démocratie+", a annoncé le Premier ministre Brigi Rafini dans un message radio-télévisé, à l'occasion du 20e anniversaire de la Conférence. Du 29 juillet au 3 novembre 1991, quelque 1.200 représentants des couches socio-professionnelles du pays s'étaient réunis au Palais des congrès de Niamey pour rompre avec le parti unique et 15 ans de régime militaire. M. Rafini a rendu hommage à l'ancien général-président Ali Saïbou (1987-1993), qui avait permis la tenue la Conférence ayant débouché sur la tenue en 1993 des premières élections pluralistes dans cette ex-colonie française indépendante depuis 1960. Des débats et soirées culturelles, baptêmes de rues et d'édifices sont au menu de cet anniversaire célébré pour la première fois en grande pompe. Le Palais des congrès devient "Palais du 29 juillet" et le rond-point Kennedy (centre-ville) "rond-point des Martyrs", en hommage à trois étudiants tués en 1990 par la police lors d'une manifestation pour réclamer le multipartisme. Elu en mars président après un an de junte militaire, Mahamadou Issoufou, alors opposant, avait été l'un des principaux acteurs de la Conférence qui avait permis la création en 1991 de son Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). Avec trois autres chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest francophone -- le Béninois Boni Yayi, le Guinéen Alpha Condé et l'Ivoirien Alassane Ouattara -- , M. Issoufou doit être reçu ce vendredi à la Maison Blanche à Washington par le président américain Barack Obama, en soutien à ces "démocraties en développement".


Niger: La Commission européenne a débloqué mardi 25 millions d'euros d'aide pour le Niger, premier acte de la reprise de la coopération avec ce pays dont l'UE salue les progrès démocratiques réalisés depuis le coup d'Etat de février 2010

BRUXELLES, 19 juil 2011 - La Commission européenne a débloqué mardi 25 millions d'euros d'aide pour le Niger, premier acte de la reprise de la coopération avec ce pays dont l'UE salue les progrès démocratiques réalisés depuis le coup d'Etat de février 2010. Ces fonds "permettront au gouvernement de renforcer la lutte contre la pauvreté, notamment en mettant l'accent sur les secteurs sociaux que sont l'éducation et la santé, indique l'exécutif européen dans un communiqué. Ce paiement "témoigne de notre confiance dans le nouveau gouvernement et de notre engagement à ses côtés pour la lutte contre la pauvreté, le soutien aux populations les plus vulnérables et l'atteinte des +Objectifs du Millénaire+ pour le développement", a déclaré le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs. Il fait suite à une "analyse approfondie" de la situation du pays: stabilité macroéconomique, politique cohérente et durable de lutte contre la pauvreté et amélioration de la gestion des finances publiques", explique Bruxelles. "Les progrès très encourageants observés dans ces trois domaines ont permis de répondre à la demande des autorités nigériennes de procéder au paiement au plus vite", ajoute la Commission. Une partie des fonds, 10 millions d'euros, est liée à des conditions spécifiques dans le domaine de l'éducation, où selon la Commission un "travail important" est accompli. La coopération au développement de l'UE avec le Niger avait été suspendue en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir après le terme de son mandat. La mesure était restée en place après le coup d'Etat de février 2010, qui avait porté au pouvoir une junte militaire. Mais l'élection en mars de l'opposant historique Mahamadou Issoufou à l'élection présidentielle a permis de rétablir un régime civil après un an de transition conduite par le général Salou Djibo, le chef de la junte. L'UE avait donc décidé le 20 juin la reprise totale de la coopération avec ce pays d'Afrique occidentale enclavé entre l'Algérie, la Libye, le Tchad, le Nigeria, le Bénin, le Burkina et le Mali.


Niger: Le gouvernement nigérien a annoncé jeudi le limogeage de trois hauts fonctionnaires des Finances après la découverte d'un détournement d'environ 1,5 milliard de francs CFA des caisses du Trésor public

NIAMEY, 23 juin 2011 - Le gouvernement nigérien a annoncé jeudi le limogeage de trois hauts fonctionnaires des Finances après la découverte d'un détournement d'environ 1,5 milliard de francs CFA (plus de 2,3 millions d'euros) des caisses du Trésor public. Le limogeage des trois fonctionnaires est "une première mesure conservatoire" après "des paiements de fausses factures" par des agents du ministère des Finances, a indiqué Marou Amadou, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement, lisant un communiqué à la télévision publique. M. Amadou n'a pas donné plus de détails mais a assuré que l'enquête continue et a promis des poursuites judiciaires contre "tous les agents impliqués dans ce scandale". Les trois fonctionnaires limogés sont le directeur général du Budget, Amadou Ganda Hamidou, le payeur général du Trésor, Moumouni Mounkaïla, et le contrôleur financier du ministère des Finances, Bassirou Adamou. Tous les trois avaient été nommés à ces postes en mai 2010 par la junte qui a dirigé pendant 14 mois le Niger, après le putsch contre le président Mamadou Tandja en février 2010. Ce sont les premiers cas de malversations financières mis au jour depuis le retour à un régime civil début avril avec l'installation du nouveau président Mahamadou Issoufou.

Niger: L'Union européenne a décidé lundi la reprise de la coopération au développement avec le Niger, reconnaissant ainsi les progrès démocratiques faits par le pays depuis le dernier coup d'Etat en date de février 2010

LUXEMBOURG, 20 juin 2011 - L'Union européenne a décidé lundi la reprise de la coopération au développement avec le Niger, reconnaissant ainsi les progrès démocratiques faits par le pays depuis le dernier coup d'Etat en date de février 2010. Les ministres européens des Affaires étrangères ont entériné cette décision lors d'une réunion à Luxembourg. La coopération au développement avait été suspendue en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir après le terme de son mandat. La mesure était restée en place après le coup d'Etat de février 2010, qui avait porté au pouvoir une junte militaire. Mais l'élection en mars de l'opposant historique Mahamadou Issoufou à l'élection présidentielle au Niger a permis rétablir un régime civil après un an de transition conduite par le général Salou Djibo, le chef de la junte. "Après une transition démocratique exemplaire, le Niger fait face à de nombreux défis pour assurer sa sécurité et son développement", souligne l'UE dans une lettre adressée à Mahamadou Issoufou. Elle propose notamment "d'approfondir le dialogue politique déjà excellent" entre l'UE et le Niger dont les principaux objectifs seraient de "renforcer la démocratie, prévenir des changements inconstitutionnels de gouvernement, assurer une bonne gouvernance politique et économique et renforcer l'Etat de droit et les droits de l'Homme (en particulier des femmes)".


Niger: Les opérateurs économiques du Niger ont levé leur mot d'ordre de boycott du port de Cotonou au Bénin, en vigueur depuis novembre 2010, par où transite l'essentiel de leur fret

NIAMEY, 3 mai 2011 - Les opérateurs économiques du Niger ont levé leur mot d'ordre de boycott du port de Cotonou au Bénin, en vigueur depuis novembre 2010, par où transite l'essentiel de leur fret, a-t-on appris mardi auprès de la chambre de commerce. "Nous informons les opérateurs économiques nigériens de la levée du boycott du corridor béninois", a annoncé Ibrahim Idi Ango, président de la Chambre de commerce du Niger à la télévision publique. M. Idi Ango a expliqué que les autorités béninoises avaient retiré la semaine dernière la mesure qu'ils décriaient et qui les obligeait à dédouaner à Cotonou leur fret en transit, alors qu'il n'était auparavant dédouané qu'à l'entrée au Niger. Accusant le Bénin de "violation" des conventions internationales "privilégiant" les pays enclavés comme le Niger, les opérateurs nigériens avaient alors orienté toutes leurs activités vers les ports de Lomé et Accra. Les longs détours qu'imposent ces deux corridors, ont entraîné à Niamey la flambée des plusieurs denrées dont les huiles végétales, le riz ou le sucre. Le Niger bénéficie auprès des pays à façade maritime d'Afrique de l'Ouest d'un régime de taxes préférentiel, ce qui lui permet d'importer à moindre coût une très grande partie des produits destinés à sa consommation locale. Ces facilités ne lui donnent toutefois pas la possibilité de réexporter vers d'autre Etats le fret destiné à sa consommation interne. Les autorités portuaires de Cotonou soupçonnent cependant les Nigériens de faire passer une partie de leur marchandise en transit vers le Nigeria voisin.


Niger: Le président nigérien Mahamadou Issoufou et son Premier ministre Brigi Rafini ont formé jeudi leur nouveau gouvernement composé de 23 membres dont six femmes

NIAMEY, 21 avr 2011 - Le président nigérien Mahamadou Issoufou et son Premier ministre Brigi Rafini ont formé jeudi leur nouveau gouvernement composé de 23 membres dont six (bien six) femmes, essentiellement issus du parti au pouvoir et des alliés du second tour de la présidentielle du 12 mars. Selon un décret présidentiel lu à la radio publique, le ministère des Affaires étrangères est confié à Bazoum Mohamed, un des vice-présidents du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). Enseignant de formation, M. Mohamed, a déjà été deux fois chef de la diplomatie nigérienne dans les années 90. La Défense et les Finances sont confiés à deux autres dirigeants du PNDS, Karidjo Mahamadou et Ouhoumoudou Mahamadou. Amadou Boubacar Cissé, un ex-Premier ministre, candidat malheureux du 1er tour de la présidentielle ayant soutenu M. Issoufou, devient ministre du Plan. L'Intérieur est confié à Abdou Labo, un proche de l'ex-président Mahamane Ousmane qui, arrivé quatrième au 1er tour, s'était lui allié à Seïni Oumarou, candidat malheureux face à M. Issoufou. Les Mines et l'énergie, secteurs clés dans un pays riche en uranium, sont attribués à Foumakoye Gado, membre influent du PNDS qui avait déjà dirigé ce ministère au début des années 90. Marou Amadou, membre de la société civile, est nommé ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement. Mardi, Hama Amadou, ex-Premier ministre de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, et allié de M.Issoufou, avait été élu président de la nouvelle Assemblée nationale, dominée par la coalition présidentielle. L'investiture le 7 avril de M. Issoufou, un ingénieur de mines de 59 ans, a mis fin à la transition militaire débutée le 18 février 2010 par un putsch contre l'ex-président Mamadou Tandja qui dirigeait le pays depuis dix ans et avait tenté de s'imposer pour se maintenir au moins cinq ans de plus. Le nouveau président a nommé Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord) au poste de Premier ministre. Seïni Oumarou, qui avait reconnu la victoire de son adversaire, a en revanche décliné son invitation à participer au gouvernement.

La liste complète du gouvernement du 21 avril 2011:

Premier Ministre, Chef du Gouvernement: M. Brigi Raffini

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur: M. Bazoum Mohamed

Ministre d’Etat Ministre du Plan de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire: M. Cissé Boubacar

Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation de la Sécurité Publique et des Affaires Religieuses: M. Abdou Labo

Ministre de la Santé: M. Soumana Sanda

Ministre des Mines et de l’Energie: M. Foumakoye Gado

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, porte-parole du Gouvernement: M. Marou Amadou

Ministre de l’Equipement: M. Kalla Hankouraou

Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Assainissement: M. Moussa Bako Abdoulkarim

Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé: M. Saley Seybou

Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l’Information , chargé des relations avec les Institutions: M. Salifou Labo Bouché

Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant: Mme Maikibi Kadidia Dandobi

Ministre de la Défense Nationale: M. Karidjo Mahamadou

Ministre des Finances: M. Ouhoumoudou Mahamadou

Ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi: Mme N’Gadé Nana Hadiza Noma Kaka

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique: M. Mahamadou Youba Diallo

Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales: Mme Ali Mariama Elhadj Ibrahim

Ministre de l’Agriculture: M. Houa Seydou

Ministre de l’Hydraulique: M. Issoufou Issaka

Ministre de l’Elevage: M. Mahamane Elhadj Ousmane

Ministre des Transports: Mme Salami Maimouna Almou

Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture: M. Kounou Hassane

Ministre du Développement Industriel, de l’Artisanat et du Tourisme: Mme Yahaya Baré Haoua Abdou

Ministre de la Fonction Publique et du Travail: Mme Sabo Fatouma Zara




Niger: Hama Amadou, ex-Premier ministre du Niger de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, a été élu mardi soir président de la nouvelle Assemblée nationale, avec 103 voix pour et une contre

NIAMEY, 19 avr 2011 - Hama Amadou, ex-Premier ministre du Niger de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, a été élu mardi soir président de la nouvelle Assemblée nationale, a-t-on appris de source parlementaire. M. Amadou, 60 ans, seul candidat au perchoir, a été élu avec 103 voix pour et une contre, à l'issue d'un vote retransmis sur la radio du Parlement. Le Mouvement démocratique nigérien (Moden) qu'il dirige, compte 23 sièges au Parlement élu le 31 janvier, largement dominé par la coalition présidentielle. Arrivé troisième au premier tour du scrutin présidentiel, Hama Amadou avait soutenu Mahamadou Issoufou, favorisant son élection avec 58% des suffrages au second tour du 12 mars. L'investiture le 7 avril de M. Issoufou, un ingénieur de mines de 59 ans, a mis fin à la transition militaire débutée le 18 février 2010 par un putsch contre l'ex-président Mamadou Tandja qui dirigeait le pays depuis dix ans et avait tenté de s'imposer pour se maintenir au moins cinq ans de plus. Le nouveau président a nommé lors de son investiture Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord) au poste de Premier ministre, qui n'a toujours pas formé son gouvernement.



Niger: Le nouveau président du Niger, Mahamadou Issoufou, a nommé jeudi M. Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez, au poste de Premier ministre, chef du gouvernement

NIAMEY, 7 avr 2011 - Le nouveau président du Niger, Mahamadou Issoufou, a nommé jeudi M. Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord), au poste de Premier ministre, chef du gouvernement, a annoncé la radio publique. M. Rafini, sexagénaire, est un ex-député de la région d'Agadez pour le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), parti du président Ibrahim Baré Maïnassara qui a été assassiné en 1999 par des éléments de sa propre garde. Le RDP avait soutenu la candidature de M. Issoufou au second tour de l'élection présidentielle du 12 mars pour laquelle était aussi en lice l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou. Administrateur de formation, M. Rafini a occupé des postes ministériels sous le régime du général Maïnassara (1996-1999) et a été plusieurs fois maire de la localité d'Iférouane où d'importants combats se sont produits entre l'armée et les rebelles touareg de 2007 à 2009. Le président Issoufou a par ailleurs nommé un de ses proches, Hassoumi Massaoudou, comme directeur de cabinet. M. Massaoudou est secrétaire général du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), formation de M. Issoufou, dont il a par ailleurs été le directeur de campagne pour la présidentielle. Mahamadou Issoufou, 59 ans, a prêté serment jeudi matin. Son investiture a mis fin a une transition militaire qui avait débuté après le putsch de février 2010 ayant renversé le régime du président Mamadou Tandja. La cérémonie s'est déroulée en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains.



Niger: La transition entamée au Niger après le putsch de février 2010 prendra fin ce jeudi avec l'investiture du président civil élu en mars, l'opposant Mahamadou Issoufou

NIAMEY, 6 avr 2011 - La transition entamée au Niger après le putsch de février 2010 prendra fin jeudi avec l'investiture du président civil élu en mars, l'opposant Mahamadou Issoufou, a affirmé mercredi le général Salou Djibo, chef de la junte au pouvoir. "Par cette investiture, notre pays va clore le processus de restauration de la démocratie (...). C'est avec fierté et émotion que je m'apprête à passer le témoin à Mahamadou Issoufou", a déclaré le général Djibo dans un message radio-télévisé. L'opposant Mahamadou Issoufou, un ingénieur des mines de 59 ans, a été élu avec avec 58% des voix au second tour du scrutin présidentiel du 12 mars. Crédité de 42%, son rival, Seïni Oumarou, un ex-Premier ministre du président déchu Mamadou Tandja, a reconnu sa défaite affirmant ne pas vouloir entraîner le Niger dans des "difficultés interminables". Le général Djibo a présenté ses "chaleureuses félicitations" à M. Issoufou et "salué le +fair-play+ exemplaire" de Seïni Oumarou, "un acte rare sur le continent". Il s'est par ailleurs réjoui du retour du Niger au sein des instances internationales, dont l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ainsi que de la levée des sanctions prises contre le Niger après le putsch, notamment par l'Union européenne (UE), son principal bailleur de fonds. Salou Djibo a aussi estimé avoir "tenu (sa) promesse" de remettre le Niger sur la voie de la démocratie après avoir mis un terme, le 18 février 2010, à la dérive autocratique du président Mamadou Tandja. Arrivé au pouvoir avec le grade de commandant, cet homme discret âgé de 45 ans, a été promu pendant la transition général de corps d'armée, devenant ainsi le plus haut gradé de l'armée nigérienne. Le général-putschiste, qui n'a pas dit ce qu'il ferait après la transition, a confié à mi-mars à l'AFP qu'il n'avoir jamais été "intéressé" par le pouvoir. Outre les crises alimentaires récurrentes, le Niger, Etat sahélien pauvre mais riche en uranium, doit faire face à la menace croissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts d'Occidentaux et retient toujours en otage quatre Français enlevés le 16 septembre dans le nord du pays.



Niger: L'opposant historique Mahamadou Issoufou a remporté avec près de 58% des suffrages l'élection présidentielle au Niger

NIAMEY, 14 mars 2011 - L'opposant historique Mahamadou Issoufou a remporté avec près de 58% des suffrages l'élection présidentielle au Niger, a annoncé lundi la commission électorale. M. Issoufou a obtenu samedi quelque 1,8 million de voix, soit 57,95%, devançant l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou avec 1,3 million de voix (42,05%), a annoncé Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), lors d'une cérémonie à Niamey. Le taux de participation a atteint 48,17%, en-deçà des 51,56% du premier tour du 31 janvier. Le second tour, dont le bon déroulement a été salué par les observateurs internationaux, était destiné à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, à la suite du coup d'Etat de février 2010 contre Mamadou Tandja. L'investiture du nouveau président est prévue le 6 avril.



Niger: Civils et militaires ont signé lundi au Niger, à moins d'une semaine du second tour de la présidentielle, un "pacte républicain" par lequel ils s'engagent à "respecter la Constitution" pour garantir la stabilité après des décennies de coups d'Etat

NIAMEY, 7 mars 2011 - Civils et militaires ont signé lundi au Niger, à moins d'une semaine du second tour de la présidentielle, un "pacte républicain" par lequel ils s'engagent à "respecter la Constitution" pour garantir la stabilité après des décennies de coups d'Etat. Le général Salou Djibo, chef de la junte au pouvoir depuis le putsch de février 2010 contre le président Mamadou Tandja, a présidé la cérémonie de signature du pacte, élaboré en janvier par le Conseil consultatif, une instance en charge de la transition démocratique. Représentants de l'armée, des partis, des centrales syndicales, des ONG, des organisations religieuses, des chefs traditionnels, de l'armée et de la presse ont apposé leur signature sur le document lors de la cérémonie retransmise sur la télévision et la radio publiques. "Notre est pays est malade. (...) Le pacte républicain affirme la volonté d'éveiller la conscience afin de bâtir une République démocratique, sociale et bien gouvernée", selon le texte. Pour assurer "la stabilité" du pays, les partis politiques et la société civile promettent de "s'attacher au respect scrupuleux de la Constitution" et de "promouvoir le dialogue et le consensus". Les Forces de défense et de sécurité "s'engagent à ne jamais remettre en cause la légalité républicaine". Les Nigériens sont appelés aux urnes samedi pour le second tour de la présidentielle, disputé par l'opposant historique Mahamadou Issoufou et l'ex-Premier ministre de M. Tandja, Seïni Oumarou, en vue de rétablir un régime civil. Mamadou Tandja avait plongé en 2009 le pays dans une grave crise en voulant modifier la Constitution pour rester au pouvoir après son second et dernier quinquennat. Le Niger, pays très pauvre mais riche en uranium, en proie depuis 1974 à des coups d'Etat militaires, est depuis quelques années sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, qui y multiplie les rapts d'Occidentaux.



Niger: Dans un arrêt, le Conseil constitutionnel a "validé et proclamé définitifs" les résultats du premier tour du 31 janvier, qui créditent Mahamadou Issoufou de 36,16% et Séïnou Oumarou de 23,22%

NIAMEY, 22 fév 2011 - L'opposant historique Mahamadou Issoufou et l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou s'affronteront le 12 mars au second tour de la présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, selon les résultats définitifs proclamés mardi. Dans un arrêt, le Conseil constitutionnel a "validé et proclamé définitifs" les résultats du premier tour du 31 janvier, qui créditent M. Issoufou de quelque 1,1 million de voix, soit 36,16%. Premier ministre de 2007 à 2009 de Mamadou Tandja, renversé par un putsch militaire en février 2010 après dix ans de pouvoir, M. Oumarou a recueilli 766.215 voix, soit 23,22%, a indiqué le Conseil. L'ex-Premier ministre Hama Amadou, classé 3ème et qui a décidé de soutenir M. Issoufou au second tour, a recueilli 19,81% et l'ex-président Mahamane Ousmane, qui s'est rallié à M. Oumarou, 8,32%. Le Conseil a dit avoir "annulé" les résultats de 536 des 20.000 bureaux de vote, sans en donner les motifs, et établi le taux de participation à 51,56%. Dans ce pays enclavé du Sahel, l'un des plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, la présidentielle est destinée à porter au pouvoir un civil, plus d'un an après le putsch contre Mamadou Tandja. L'investiture du nouveau président est fixée au 6 avril.



Niger: L'ex-Premier ministre Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier au Niger, a décidé de soutenir l'opposant historique Mahamadou Issoufou au second tour le 12 mars

NIAMEY, 9 fév 2011 - L'ex-Premier ministre Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier au Niger, a décidé de soutenir l'opposant historique Mahamadou Issoufou au second tour le 12 mars, a annoncé mercredi son parti. "Après une large consultation des militants de base, le Mouvement démocratique nigérien (Moden) choisit de soutenir M. Mahamadou Issoufou au deuxième tour de l'élection présidentielle du 12 mars", indique un communiqué du Moden. Avec 19,8% des suffrages au premier tour, Hama Amadou fait figure d'arbitre du second tour. Mahamadou Issoufou, candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) et opposant historique au président Mamadou Tandja renversé par un putsch en février 2010, est arrivé en tête avec 36,06% des voix. Il affrontera au second tour Seïni Oumarou, ex-Premier ministre de M. Tandja comme Hama Amadou. Candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président déchu, M. Oumarou avait recueilli au premier tour 23,2% des suffrages. La présidentielle est destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire dans ce pays parmi les plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, qui y multiplie les rapts d'Occidentaux. "Le PNDS fait partie de nos partenaires dans le combat pour la restauration de la démocratie", a expliqué devant la presse Hama Amadou, ex-dauphin de M. Tandja ensuite tombé en disgrâce. Les partis de Mahamadou Issoufou et Hama Amadou avaient avec d'autres fait front commun en 2009 quand le président Tandja avait causé une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir au terme de ses deux quinquennats légaux. "Nous voulons pour ce pays un responsable capable de respecter la Constitution et les règles de la démocratie", a ajouté M. Amadou. Il a dit "ne plus faire partie" de l'Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), conclue avec cinq autre candidats, dont Seïni Oumarou, quelques jours avant le premier tour pour barrer la route à Mahamadou Issoufou. Il y a eu "trahison" de "certains partis" au sein de l'alliance, a-t-il accusé, sans plus de précision. MM. Amadou et Issoufou ont effectué ces derniers jours une tournée dans des capitales africaines et ont notamment été reçus ensemble par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon la télévision libyenne. L'ex-colonel à la retraite Moussa Moumouni Djermakoye (3,95% au premier tour) avait assisté à l'entretien.


Niger: L'opposant historique Mahamadou Issoufou et l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou sont arrivés en tête du premier tour de l'élection présidentielle au Niger et devraient s'affronter au deuxième tour, selon des résultats quasi-complets publiés jeudi

NIAMEY, 3 fév 2011 - L'opposant historique Mahamadou Issoufou et l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou sont arrivés en tête du premier tour de l'élection présidentielle au Niger et devraient s'affronter au deuxième tour, selon des résultats quasi-complets publiés jeudi. "Nous sommes à 98% des résultats et le premier est le candidat du PNDS, suivi de celui du MNSD, et le troisième est celui du Moden", soit le trio de tête: Mahamadou Issoufou, Seïni Oumarou et Hama Amadou, a déclaré Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Intervenant sur la radio-télévision publique, il n'a pas précisé l'écart de voix séparant les deux premiers du troisième et n'a donc pas formellement indiqué si les finalistes du second tour fixé au 12 mars étaient MM. Issoufou et Oumarou. Cependant, un proche de Hama Amadou a confirmé à l'AFP que son champion occuperait au final "la troisième place", et ne se retrouverait donc pas au second tour. La Céni a promis les résultats complets pour jeudi soir ou vendredi, et indiqué que le classement à l'issue des législatives tenues également lundi était le même qu'à la présidentielle. Dans ce pays enclavé du Sahel, l'un des plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, la présidentielle était destinée à porter au pouvoir un civil, près d'un an après le putsch militaire de février 2010 contre Mamadou Tandja. Candidat à la présidentielle pour la cinquième fois, Mahamadou Issoufou, 59 ans, est le champion du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) qui a gagné les municipales le 11 janvier. Premier ministre de M. Tandja de 2007 à 2009, M. Oumarou, 60 ans, qui se présente pour la première fois, représente le Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président déchu, détenu depuis un an. Avec l'ex-président Mahamane Ousmane, qui se présentait aussi, MM. Oumarou et Amadou ont conclu juste avant le premier tour une alliance anti-Issoufou en vue de soutenir celui d'entre eux qui se qualifierait au second tour, mais de nombreux observateurs se demandaient si cette coalition survivrait au premier tour. Le double scrutin de lundi s'est déroulé dans le "calme", la "transparence" et la liberté, ont estimé les observateurs de l'Union européenne et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Environ la moitié des quelque 6,7 millions d'électeurs ont participé au vote, selon l'estimation fournie cette semaine par la Céni. L'investiture du nouveau chef de l'Etat est prévue le 6 avril.



Niger : Environ 50% des quelque 6,7 millions de Nigériens appelés aux urnes lundi ont participé à la présidentielle, couplée à des législatives et destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire

NIAMEY, 1 fév 2011 - Environ 50% des quelque 6,7 millions de Nigériens appelés aux urnes lundi ont participé à la présidentielle, couplée à des législatives et destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, a annoncé mardi la commission électorale. "D'après nos propres estimations, le taux national de participation tourne autour de 50%", a déclaré à l'AFP Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Dans les villes comme Niamey, il doit être en-dessous. Le vote a surtout été très important dans les zones rurales", a-t-il expliqué. Un taux de participation de 50% est considéré comme bon au vu des derniers scrutins du genre dans le pays. Envoyés par les Céni régionales, les résultats sont centralisés et traités par la commission au Palais des congrès de Niamey. La "lenteur" observée dans la transmission des résultats s'explique par "la complexité dans le traitement des deux scrutins", a expliqué à la télévision publique M. Abdourahamane. Sur la radio-télévision publique, la Céni a commencé dans l'après-midi à donner des résultats très partiels concernant pour la présidentielle des communes de la région de Maradi (sud-est), et pour les législatives des localités des régions de Dosso (sud), Tillabéri (ouest) et Maradi. La Céni avait indiqué lundi soir qu'elle comptait donner les résultats provisoires avant le week-end et que de grandes tendances pourraient être connues d'ici à mercredi. Dans un communiqué, la mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui avait déployé une centaine d'observateurs, a jugé que le double scrutin s'était déroulé "dans le calme, en toute liberté et en toute transparence", malgré des "insuffisances". Elle "lance un appel aux candidats pour le respect des résultats issus des urnes" et "exhorte les candidats à l'élection présidentielle à recourir aux voies légales pour régler tout contentieux électoral". Dans ce pays enclavé du Sahel, l'un des plus pauvres du monde et sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, la présidentielle était destinée à porter au pouvoir un civil, près d'un an après le putsch militaire de février 2010 contre Mamadou Tandja. Sur les dix candidats, quatre hommes faisaient figure de favoris: Mahamadou Issoufou, opposant historique arrivé en tête aux municipales le 11 janvier, deux ex-Premiers ministres de M. Tandja, Seini Oumarou et Hama Amadou, et Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996). Le trio Oumarou/Amadou/Ousmane s'est engagé à soutenir celui d'entre eux qui arriverait au second tour, prévu le 12 mars. L'investiture du nouveau président est fixée au 6 avril.



Niger : Le premier tour de l'élection présidentielle au Niger aura lieu ce lundi 31 janvier où 6,7 millions de Nigériens sont appelés aux urnes

NIAMEY, 29 jan 2011 - La campagne électorale s'achevait samedi soir au Niger avant la présidentielle de lundi, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire de février 2010 contre le président Mamadou Tandja. Les quatre favoris, sur 10 candidats, ont multiplié au pas de course les meetings ces derniers jours, au terme d'une campagne ouverte le 16 janvier. Celle-ci s'est déroulée dans le calme et devait se clore à minuit (samedi à 23H00 GMT). Dans un arrêté publié samedi, le ministère de l'Intérieur a annoncé la fermeture des frontières terrestres le jour du vote, où 6,7 millions de Nigériens sont appelés aux urnes. Hama Amadou, ancien chef du gouvernement de M. Tandja, allié depuis le début de la semaine à deux autres favoris - un autre ex-Premier ministre du président déchu, Seini Oumarou, et l'ex-chef de l'Etat Mahamane Ousmane -, a réaffirmé son engagement au sein de cette coalition en vue du second tour le 12 mars. "Mon soutien à celui d'entre nous qui arriverait au second tour ne fait aucun doute", a-t-il assuré pendant un rassemblement samedi à Dosso (sud) en compagnie de M. Oumarou, selon des propos diffusés par la radio publique. Seini Oumarou, candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, parti de M. Tandja), deuxième aux municipales du 11 janvier devant ses deux alliés, a dit, en meeting vendredi à Niamey, voir dans ce résultat une preuve que "le MNSD est toujours un parti avec lequel il faut compter", malgré la chute de son mentor détenu depuis un an. Mahamadou Issoufou, opposant historique à M. Tandja, arrivé en tête des municipales avec son Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), s'était voulu confiant jeudi dans la "mobilisation" du peuple en sa faveur, malgré l'alliance de dernière minute de ses rivaux. Pays sahélien très pauvre et sous la menace d'Al-Qaïda, qui y a enlevé le 7 janvier en plein Niamey deux jeunes Français tués le lendemain au moment d'une opoération de sauvetage manquée au Mali, le Niger doit renouer avec un régime civil lors de l'investiture du prochain chef de l'Etat prévue le 6 avril.



Niger: Le Parti de M. Issoufou a remporté 969 sièges de conseillers municipaux, suivi du MNSD, 782 sièges, le parti du président déchu Mamadou Tandja et 657 sièges pour le Modem

NIAMEY, 18 jan 2011 - Le parti de Mahamadou Issoufou, candidat à la présidentielle du 31 janvier et opposant historique à l'ex-chef d'Etat Mamadou Tandja, a remporté les élections municipales au Niger, devant le parti de M. Tandja, selon des résultats complets publiés mardi par la commission électorale. Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) de M. Issoufou a remporté 969 sièges de conseillers municipaux, suivi du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, 782 sièges), le parti du président déchu Mamadou Tandja, présidé par Seini Oumarou, ex-chef du gouvernement de Tandja. Le Mouvement démocratique nigérien (Moden) de l'ex-Premier ministre Hama Amadou obtient 657 sièges, et la Convention démocratique et sociale (CDS) de l'ex-président Mahamane Ousmane, 403 sièges. Selon ces résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), 3.482 sièges de conseillers municipaux ont été attribués dans les 266 communes du pays lors du scrutin du 11 janvier. Le taux de participation a été de 45,50%, selon la Céni. MM. Issoufou, Amadou, Ousmane et Oumarou sont les quatre grands favoris de l'élection présidentielle prévue le 31 janvier -dont la campagne s'est ouverte dimanche- censée parachever la transition lancée par la junte qui avait renversé le président Tandja en février 2010. M. Tandja, retenu depuis le putsch dans une villa dans l'enceinte de la présidence, a été transféré dimanche dans une prison près de Niamey. Quelque 6,7 millions de Nigériens sont appelés à participer au scrutin présidentiel qui sera couplé aux législatives pour élire les 133 députés nigériens. Pays sahélien parmi les plus pauvres du monde, mais très riche en uranium, le Niger, ex-colonie française, est en proie à l'instabilité et aux coups d'Etat depuis l'indépendance de 1960. Il est aussi sous la menace grandissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les jihadistes ont revendiqué l'enlèvement le 7 janvier à Niamey de deux jeunes Français, retrouvés morts le lendemain après une opération militaire française au Mali destinée à les libérer.



Niger: Les élections municipales et régionales prévues samedi au Niger, prélude à la présidentielle du 31 janvier destinée à rétablir un régime civil, sont reportées à mardi en raison d'importants retards logistiques

NIAMEY, 7 jan 2011 - Les élections municipales et régionales prévues samedi au Niger, prélude à la présidentielle du 31 janvier destinée à rétablir un régime civil, sont reportées à mardi en raison d'importants retards logistiques, a annoncé jeudi la Commission électorale. "Certaines localités du pays attendent encore de recevoir les documents électoraux indispensables à la tenue du scrutin", a affirmé lors d'un point presse Gousmane Abdouramane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Cinq des huit régions, notamment celle de la capitale Niamey, n'ont pas reçu les documents et matériels électoraux (urnes, bulletins, listes d'électeurs). Ce retard est dû notamment à "la non-disponibilité" des bulletins de vote de nombreux partis politiques, a indiqué M. Abdouramane. "La Céni a décidé d'user de l'article 64 du Code électoral qui dispose +qu'en cas de force majeure, l'élection est reportée de 72 heures+", +a-t-il expliqué. Quelque 6,7 millions de Nigériens doivent élire leurs conseillers municipaux et régionaux dans les 266 communes du pays, en prélude aux élections présidentielle et législatives du 31 janvier. La présidentielle doit parachever la transition lancée par la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat de février 2010 contre le président Mamadou Tandja, en vue du retour à un régime civil et la démocratie en avril. Fin octobre 2010, les Nigériens ont adopté à plus de 90% des suffrages une nouvelle Constitution lors d'un référendum instaurant la VIIe république.



Niger: Quelque 6,7 millions de Nigériens sont appelés samedi à élire leurs conseillers municipaux et régionaux, prélude aux élections présidentielle et législatives du 31 janvier en vue du retour à la démocratie

NIAMEY, 5 jan 2011 - Quelque 6,7 millions de Nigériens sont appelés samedi à élire leurs conseillers municipaux et régionaux, prélude aux élections présidentielle et législatives du 31 janvier en vue du retour à la démocratie, promise par l'armée qui a renversé l'ex-président Mamadou Tandja en février. Quelque 49.914 candidats issus d'une cinquantaine de partis politiques vont briguer les 3.000 postes de conseillers répartis dans les 266 communes du pays, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Les conseillers, qui seront élus pour un mandat de cinq ans, vont ensuite élire les maires pour diriger les communes, indique la Céni. La campagne pour ces scrutins, lancée le 30 décembre par le chef de la junte, le général Salou Djibo, sera close jeudi. Le général Djibo dirige le Niger depuis un putsch contre le président Mamadou Tandja le 18 février. En 2009, le président Tandja avait créé une grave crise en modifiant la Constitution pour se maintenir au pouvoir au terme de son second mandat. Le processus de retour à un régime civil, prévu en avril 2011 a débuté fin octobre, avec l'adoption à plus de 90% des suffrages d'une nouvelle Constitution lors d'un référendum qui instaure la VIIe république. Une présidentielle et des législatives sont fixées au 31 janvier 2011. Dix candidats, parmi lesquels les principales figures de la politique nigérienne des 20 dernières années, sont en lice pour la présidence. Parmi eux, l'ex-chef de l'Etat, Mahamane Ousmane (1993-1996), ex-président du Parlement, et cinq anciens Premiers ministres: Seini Oumarou, Hama Amadou, Mahamadou Issoufou, Amadou Boubacar Cissé et Cheïffou Amadou. Mme Bayard Mariama Gamatié, ex-ministre de la Communication, est la seule femme engagée dans la course à la présidence. Pays sahélien parmi les plus pauvres du monde, mais très riche en uranium, le Niger, ex-colonie française, est en proie à l'instabilité et aux coups d'Etat depuis l'indépendance de 1960.



Niger: un ex-Premier ministre de Tandja, Hama Amadou, a été investi samedi candidat pour l'élection présidentielle du 31 janvier 2011


NIAMEY, 13 nov 2010 - Hama Amadou, ex-Premier ministre du président nigérien Mamadou Tandja, renversé par un putsch en février, a été investi samedi candidat pour l'élection présidentielle du 31 janvier 2011, a-t-on appris samedi auprès de son parti. L'ancien dauphin de M. Tandja a été investi à Niamey par le Mouvement démocratique nigérien (Moden). En prenant en juillet la tête du Moden, M. Amadou avait marqué sa rupture définitive avec le Mouvement national pour la société de développement (MNSD), parti de l'ex-chef de l'Etat, qu'il a dirigé de 2005 jusqu'à son incarcération en juin 2007 pour détournement présumé de fonds publics. L'ancien Premier ministre (2000-2007) avait dénoncé une "machination" destinée à l'écarter de la présidentielle alors prévue en 2009. Remis en liberté conditionnelle après dix mois d'incarcération, Hama Amadou avait quitté le Niger et n'est rentré qu'après le renversement de Mamadou Tandja. De son côté, l'opposant historique Mahamadou Issoufou a été investi début novembre par le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). L'ancien président de la République (1993-1996) et ex-président du Parlement (2000-2009) Mahamane Ousmane doit être investi la semaine prochaine par la Convention démocratique et sociale (CDS), selon cette formation. MM. Amadou, Issoufou et Ousmane avaient créé en 2009 la Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR) pour combattre Mamadou Tandja lorsqu'il avait tenté de se maintenir malgré la fin de son second mandat. Il avait provoqué une crise et précipité sa chute en modifiant la Constitution. Dix-sept partis de la CFDR ont scellé en juillet une "alliance" en vue de la présidentielle, qui stipule que ses membres soutiendront le candidat issu de ses rangs qualifié pour le second tour. Cette coalition est destinée à faire barrage au quatrième des grands favoris du scrutin, l'ancien Premier ministre (2007-2009) de M. Tandja et président du MNSD Seïni Oumarou, investi en août après avoir été inculpé pour détournement présumé de fonds. Après l'adoption d'une nouvelle Constitution par référendum le 31 octobre, la présidentielle du 31 janvier 2011 doit ouvrir la voie au retrait de la junte militaire et à un régime civil en avril.
Niger: La Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a ordonné lundi la libération du président déchu du Niger Mamadou Tandja, détenu depuis février par la junte qui l'a renversé

ABUJA, 8 nov 2010 - La Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a ordonné lundi la libération du président déchu du Niger Mamadou Tandja, détenu depuis février par la junte qui l'a renversé, a indiqué à l'AFP un porte-parole du tribunal. "La Cour déclare arbitraire l'arrestation et la détention de M. Mamadou Tandja par l'Etat du Niger. Elle ordonne la libération de M. Mamadou Tandja par l'Etat du Niger", a déclaré le porte-parole qui lisait au téléphone le verdict rendu par ce tribunal basé dans la capitale nigériane. La Cour "déclare non établis les faits de torture, traitements cruels, inhumains ou dégradants allégués contre l'Etat du Niger", a-t-il poursuivi. Une plainte avait été déposée auprès de la juridiction ouest-africaine au nom de M. Tandja pour obtenir sa remise en liberté. La Cour de justice de la Cédéao ne peut imposer l'application de ses verdicts. L'ex-chef d'Etat, né en 1938, a été renversé lors d'un putsch le 18 février 2010 après dix ans à la tête du pays sahélien très riche en uranium. "La Cour rejette les exceptions d'irrecevabilité soulevées par l'Etat du Niger. Elle déclare que le général Salou Djibo, personne physique, ne peut être attrait devant la cour pour violation des droits de l'Homme", a poursuivi le porte-parole. Le général Djibo dirige le Niger depuis le coup d'Etat. En 2009, Mamadou Tandja avait plongé le pays dans une grave crise en modifiant la Constitution pour pouvoir se maintenir au terme de son second mandat alors que la loi fondamentale limitait les mandats présidentiels à deux consécutifs. L'ex-président est retenu dans une villa dans l'enceinte de la présidence à Niamey depuis le putsch. Lors d'une audience en août devant la Cour de justice de la Cédéao, l'avocat Souley Oumarou, affirmant représenter Mamadou Tandja, avait déclaré que ce dernier "souhaite que la Cour juge que sa privation de liberté est contraire à toutes les lois internationales et souhaite que la cour ordonne sa libération immédiate" Il avait expliqué que M. Tandja n'avait de contacts directs qu'avec son médecin et le chauffeur qui lui apporte de quoi se nourrir. Il communique avec sa famille uniquement par téléphone, avait-il indiqué. Me Oumarou avait appelé la Cour à ordonner au gouvernement nigérien de le relâcher et de lui permettre de recevoir des soins à l'étranger. Au cours de la même audience, l'avocate du gouvernement nigérien, Fatimah Lopy Bagri, avait nié que les droits du président déchu étaient violés pendant sa détention. Fin octobre, les Nigériens ont voté massivement en faveur de l'adoption d'une nouvelle Constitution lors d'un référendum censé amorcer le retour à la démocratie. Salou Djibo avait appelé les électeur à "sortir massivement pour dire +oui+ à la nouvelle Constitution", approuvée par tous les partis politiques. Le retour à un régime civil est prévu en avril 2011. Une présidentielle et des législatives sont fixées au 31 janvier 2011. La nouvelle Constitution fixe notamment la durée du mandat présidentiel à "cinq ans, renouvelable une seule fois". Le texte prévoit aussi une "amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d'Etat du 18 février". Pays parmi les plus pauvres du monde, l'ex-colonie française est en proie à l'instabilité et aux coups d'Etat depuis l'indépendance de 1960.

Niger: Le "oui" l'emporterait très largement au référendum qui s'est tenu dimanche au Niger sur une nouvelle Constitution, censée amorcer le retour à la démocratie après le coup d'Etat de février, selon des résultats partiels officiels publiés lundi

NIAMEY, 1 nov 2010 - Le "oui" l'emporterait très largement au référendum qui s'est tenu dimanche au Niger sur une nouvelle Constitution, censée amorcer le retour à la démocratie après le coup d'Etat de février, selon des résultats partiels officiels publiés lundi. Le "oui" a recueilli entre 80 et 98% des suffrages dans près du quart des 266 communes du pays, a déclaré à la télévision publique Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Il n'a pas précisé combien d'électeurs, sur les quelque 6,7 millions d'inscrits, avaient été ainsi pris en compte. "Le taux national de participation sera compris entre 30 et 50%", a-t-il estimé. Le taux de participation le plus bas (13,04%) a été enregistré dans la commune I de Tahoua (ouest), le plus élevé (81,33%) à Tombo-Kireye dans la région de Dosso (sud). Dès la fin des opérations de vote dimanche à 19H00 locales (18H00 GMT), la Céni a commencé à centraliser les résultats au Palais des congrès de Niamey. Après vérifications, elle communique en direct à la radio et la télévision publiques les résultats partiels. La junte au pouvoir depuis le putsch contre le président Mamadou Tandja (1999-2010) avait appelé à voter "oui" à ce texte approuvé par tous les partis. Le référendum était censé marquer le coup d'envoi du processus de retour à un régime civil, prévu en avril 2011. Une présidentielle et des législatives sont fixées au 31 janvier 2011. Le projet de Constitution fixe notamment la durée du mandat présidentiel à "cinq ans, renouvelable une seule fois". Cette disposition ne pourra être révisée. En 2009, le président Tandja avait créé une grave crise en modifiant la Constitution pour se maintenir au pouvoir au terme de son second mandat.


Sahel: Les chefs du renseignement d'Algérie, du Niger, de Mauritanie et du Mali ont créé un centre du renseignement pour contrer le terrorisme dans le Sahel lors de leur réunion à Alger,

ALGER, 30 sept 2010 - Les chefs du renseignement d'Algérie, du Niger, de Mauritanie et du Mali ont créé un centre du renseignement pour contrer le terrorisme dans le Sahel lors de leur réunion à Alger, a rapporté jeudi le quotidien algérien Al-Watan, citant une source proche dossier. Les autorités algériennes ont gardé un mutisme total sur cette réunion qui n'a fait l'objet d'aucune déclaration officielle ni d'aucun communiqué. Le centre, selon Al-Watan, sera constitué d'une coalition d'officiers de haut rang des quatre pays qui assumeront la défense du territoire. "Les pays de la sous-région sont capables de relever le défi, il n'y a aucun doute sur la question", indique cette source. Les officiers échangeront toutes informations "sur les activités des groupes terroristes dans la région, leur implantation, leurs mouvements et surtout l'identité de chacun de leurs membres", explique-t-elle. La direction du centre sera tournante, comme l'est le Conseil d'état-major militaire régional qui s'était réuni à Tamanrasset, dans le sud algérien dimanche, ajoute le journal. L'Algérie avait, à cette occasion, passé la présidence du Conseil au Mali. Ce centre du renseignement sera "la colonne vertébrale" de la stratégie du Conseil pour neutraliser le terrorisme dans la région, précise le journal. Al-Watan indique que la proposition, émanant selon lui du Mali, de faire entrer le Maroc a été écartée car le royaume chérifien "n'est géographiquement pas concerné". La source citée par le journal a à ce sujet accusé "des pays étrangers à la sous-région" d'exercer des pressions pour inclure ce voisin de l'Algérie. "Les activités d'Al-Qaïda sont concentrées surtout dans les territoires du Mali, du Niger, de la Mauritanie et de l'Algérie, a-t-elle fait valoir. Le Maroc n'a pas pied dans cette région". Rabat et Alger entretiennent des relations très tendues, notamment en raison de la question du Sahara Occidental. "Les représentants des services de chacun des pays sont conscients de l'enjeu et acceptent le principe de constituer cette coalition à quatre et non à cinq", a déclaré ce responsable au journal algérien. Toute aide allant dans le sens du soutien logistique à cette initiative reste la bienvenue", ajoute ce responsable. Les deux réunions d'Alger et de Tamanrasset se sont tenues une quinzaine de jours après l'enlèvement dans le nord du Niger de sept étrangers, dont cinq Français employés par le groupe nucléaire Areva et un de ses sous-traitants. La France s'est dite prête à négocier avec Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi) qui a revendiqué le rapt, tout en lançant des recherches à partir d'une "base opérationnelle" à Niamey.
Sahel: Une réunion extraordinaire du Conseil des chefs d'état-major d'Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger axée sur la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel s'est ouverte dimanche matin dans le sud algérien




ALGER, 26 sept 2010 - Une réunion extraordinaire du Conseil des chefs d'état-major d'Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger axée sur la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel s'est ouverte dimanche matin dans le sud algérien, a indiqué l'agence de presse APS. Cette réunion qui se tient au siège du Commandement de la 6e Région militaire à Tamanrasset, a pour thème majeur "la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et les phénomènes connexes", a déclaré le chef d'état-major de l'armée algérienne Ahmed Gaïd Salah, dans un discours d'ouverture. Elle est destinée à "débattre les termes de notre coopération (afin de lui conférer) plus de maturité, lever les incompréhensions qui persistent et dégager les solutions idoines, en vue de renforcer l'action effective et concertée et atteindre, par-delà, les objectifs tracés dans notre stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée", a-t-il précisé. Cette rencontre constitue également une "opportunité d'échanger les analyses et les appréciations sur tout ce que nous avons pu accomplir comme actions et pour évaluer les résultats enregistrés dans la voie des objectifs tracés pour le rétablissement du climat de paix et de quiétude dans toute notre région", a-t-il ajouté Le général Gaïd Salah s'est dit "persuadé que cette réunion va renforcer notre coopération et les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage (pour) inspirer de nouvelles impulsions autour de notre objectif de pourchasser et de détruire le terrorisme". Cette réunion se tient après l'enlèvement au Niger, dans la nuit du 15 au 16 septembre, de sept personnes dont cinq Français, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Une précédente réunion de ce type s'était tenue à Tamanrasset les 12 et 13 août 2009, selon le ministère algérien de la Défense. Un poste de commandement régional dans cette localité du désert algérien a été créé par Alger pour coordonner les activités de son armée, associée à celles de Mauritanie, du Mali et du Niger.

Niger: Quelque 6,75 millions de Nigériens sont inscrits sur la liste électorale à l'issue d'une "révision exceptionnelle" diligentée par la junte en vue du référendum constitutionnel et des scrutins de 2011

NIAMEY, 2 oct 2010 - Quelque 6,75 millions de Nigériens sont inscrits sur la liste électorale à l'issue d'une "révision exceptionnelle" diligentée par la junte en vue du référendum constitutionnel et des scrutins de 2011, a-t-on appris samedi auprès de la commission électorale. La révision du fichier a permis de recenser 6.749.880 électeurs contre 6.097.723 inscrits sur le fichier de 2009, a indiqué à l'AFP Moussa Abdou, président du Comité de reprise du fichier, au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le Niger compte environ 15 millions d'habitants. Cette liste a été transmise au gouvernement cette semaine, a précisé M. Abdou. Le fichier confectionné en 2009 sous le régime du président Mamadou Tandja, renversé en février par un putsch, avait été fortement contesté par l'opposition. A son appel, des milliers de personnes avaient choisi de ne pas s'inscrire. "L'élaboration de nouvelles listes électorales constitue l'étape décisive pour la tenue d'élections justes et transparentes", a estimé à la radio publique le ministre de l'Intérieur Ousmane Cissé. Une présidentielle couplée aux législatives est fixée le 31 janvier 2011, après des élections locales le 8 janvier. Un référendum pour l'adoption d'une nouvelle Constitution est prévu le 31 octobre 2010. Le chef de la junte, le général Salou Djibo, a signé samedi un décret pour convoquer le corps électoral à cette consultation, a annoncé la radio publique. Le projet de Constitution est destiné à remplacer la Loi fondamentale suspendue après le renversement du président Tandja après dix ans de pouvoir. Il prévoit une "amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d'Etat du 18 février" afin de les mettre à l'abri d'enventuelles poursuites après leur départ du pouvoir. Il fixe le mandat du président de la République à "cinq ans, renouvelable une seule fois" et lui accorde "des pouvoirs exceptionnels" face à "des événements imprévisibles". Mamadou Tandja, âgé de plus de 70 ans, avait plongé son pays dans une grave crise en changeant en août 2009 la Constitution pour se maintenir au pouvoir au terme de son second et dernier mandat.
Niger : L'Union Européenne est favorable à une reprise graduelle de sa coopération avec le Niger, en fonction des progrès que ses autorités réaliseront dans le processus de transition démocratique



BRUXELLES, 24 sept 2010 - L'UE est favorable à une reprise graduelle de sa coopération avec le Niger, en fonction des progrès que ses autorités réaliseront dans le processus de transition démocratique, a-t-on appris vendredi de source diplomatique européenne. Les représentants permanents des 27 Etats de l'UE se sont mis d'accord sur le principe, qui doit encore être formellement avalisé lundi lors d'une réunion ministérielle à Bruxelles. L'UE continuera à suivre avec attention l'évolution de la situation au Niger pendant douze mois. Elle se réserve le droit d'alléger au fur et à mesure les sanctions imposées en fonction d'un certain nombre d'étapes dans la transition démocratique, comme l'adoption consensuelle d'un code électoral et d'une commission électorale indépendante, la tenue d'un référendum constitutionnel, et finalement la tenue d'élections parlementaires et présidentielle. L'UE avait suspendu son aide au développement et sa coopération en 2009 après la crise provoquée par le président Mamadou Tandja qui cherchait à se maintenir malgré la fin de son mandat légal. Elle avait prolongé ses sanctions après le coup d'Etat du 18 février dernier. Après le putsch qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja, la junte a promis de céder le pouvoir aux civils à l'issue de la transition marquée par des élections, notamment présidentielle. Le premier tour de cette élection doit avoir lieu le 31 janvier 2011, et l'investiture du nouveau président est prévue le 6 avril 2011. Niger: L'ex-rébellion armée touareg du Niger s'est dite prête "à assurer" la sécurité dans le Sahel



NIAMEY, 22 sept 2010 - L'ex-rébellion armée touareg du Niger s'est dite prête "à assurer" la sécurité dans le Sahel, après l'enlèvement jeudi de cinq Français, d'un Togolais et d'un Malgache dans le nord du pays, ancien théâtre de ses opérations entre 2007 et 2009. "Nous prenons à témoin la communauté nationale et internationale quant à notre disponibilité pour soutenir tout processus de sécurisation de la bande Sahélo-Saharienne", indique un communiqué des ex-mouvements touareg à l'issue d'une réunion qui s'est tenue mercredi à Agadez (nord). Les ex-mouvements armés touareg interpellent fortement les autorités nigériennes, sous-régionales ainsi que la France et l'Algérie sur "le sort" de ses "4.000 ex-combattants abandonnés à eux-mêmes" depuis leur démobilisation en 2009. Ils estiment que la situation actuelle de recrudescence de l'insécurité dans le nord désertique du Niger, abritant les mines d'uranium, "est la conséquence de cette indifférence" vis-à-vis de leurs éléments après leur désarmement. Les ex-rebelles reprochent également au gouvernement nigérien de "n'avoir jamais" tenu ses promesses en vue de leur réinsertion sociale ou de les "associer dans la construction de la paix et dans la sécurité du Sahara". Par ailleurs, ils dénoncent les "accusations injustifiées" contre les touareg "indexés d'être en complicité avec Al-Qaïda" susceptibles "d'accentuer leur exclusion". Al-Qaïda a revendiqué mardi les enlèvements de sept personnes dans la citée minière d'Arlit au nord d'Agadez.
Niger: Le premier tour du scrutin présidentiel au Niger, destiné à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire de février, a été reporté du 3 au 31 janvier 2011 et sera couplé aux législatives


NIAMEY, 14 sept 2010 - Le premier tour du scrutin présidentiel au Niger, destiné à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire de février, a été reporté du 3 au 31 janvier 2011, a-t-on appris mardi auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 31 janvier 2011 et sera couplé aux législatives", a affirmé à l'AFP le président de la Céni, Ghousmane Abdourahmane. Un éventuel second tour de la présidentielle se tiendrait le 12 mars 2011 au lieu du 14 janvier, a-t-il précisé. "Ce nouveau calendrier est définitif et les dates des élections ne seront plus reportées", a assuré M. Abdourahmane. Le scrutin présidentiel avait déjà été reporté de huit jours. "On était confronté à un problème d'organisation interne et de moyens financiers", a-t-il expliqué. "Maintenant on a les moyens, il n'y aura donc plus de problèmes". L'investiture du nouveau président est prévue le 6 avril 2011, au lieu du 11 mars. Elle concluera la transition ouverte par le putsch du 18 février 2010, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Toujours retenu par la junte au pouvoir, le chef de l'Etat déchu, âgé de plus de 70 ans, avait créé une grave crise en changeant en août 2009 la Loi fondamentale pour se maintenir au terme de son second et dernier mandat. Les élections locales (municipales, départementales et régionales) annoncées pour le 7 novembre 2010 sont renvoyées au 8 janvier 2011, a ajouté le président de la Céni. En revanche, la date du 31 octobre 2010 fixée pour le référendum constitutionnel "est maintenue", a-t-il souligné. Début septembre, la junte dirigée par le général Salou Djibo a adopté l'avant-projet de Constitution dans une version quasi-définitive. Le nouveau calendrier électoral avait été présenté par la Céni à la classe politique en fin de semaine dernière lors d'une réunion à Niamey. Il a été également décidé que les Nigériens de l'étranger ne participeraient finalement pas au vote. Selon la Céni, le recensement et les opérations de vote concernant la diaspora auraient coûté à eux seuls 5 milliards FCFA (7,5 millions EUR). Pour le processus électoral, la commission a élaboré un budget global de 30 milliards FCFA (environ 45 millions EUR), auquel la communauté internationale doit contribuer à hauteur de 20 milliards FCFA. Pays sahélien très pauvre, le Niger a prévu d'y consacrer seulement 3 milliards FCFA.
Niger : La communauté internationale débloquera 41 millions de dollars pour financer les élections générales prévues au Niger en vue d'un retour à la démocratie en 2011


NIAMEY, 7 sept 2010 - La communauté internationale débloquera 41 millions de dollars pour financer les élections générales prévues au Niger en vue d'un retour à la démocratie en 2011, après le putsch de février, a-t-on appris mardi de source onusienne. "Le coût de l'appui au processus électoral au Niger est de 41 millions de dollars, soit un peu plus de 20 milliards FCFA", a indiqué la coordinatrice du Système des Nations unies au Niger, Khardjata Lo N'diaye, lors d'une cérémonie à Niamey. "La communauté internationale, sous la coordination des Nations unies, va apporter un soutien technique et financier significatif au processus électoral transparent et crédible que le Niger entend conduire en 2010 et 2011", a-t-elle souligné. L'Union européenne, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Japon et le Danemark figurent parmi les principaux donateurs. La Commission électorale indépendante (Céni) du Niger, qui organisera et supervisera les scrutins, a élaboré un budget global de 30 milliards FCFA (environ 60 millions USD). Pays sahélien très pauvre, le Niger y contribuera pour seulement 3 milliards FCFA et a lancé en mai un appel à la communauté internationale pour lui permettre de boucler ce budget. Un référendum constitutionnel est prévu le 31 octobre. Il doit être suivi d'élections, notamment une présidentielle le 3 janvier 2011 pour parachever la transition et rétablir en mars un régime civil. Une junte militaire dirige le Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, qui a renversé le président Mamadou Tandja après dix ans de pouvoir.
Niger: La junte au pouvoir au Niger a amendé et adopté jeudi une version finale de l'avant-projet de Constitution, en retirant l'article qui exigeait de tout candidat à la présidentielle d'être "titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures"


NIAMEY, 2 sept 2010 - La junte au pouvoir au Niger a amendé et adopté jeudi une version finale de l'avant-projet de Constitution, en retirant l'article qui exigeait de tout candidat à la présidentielle d'être "titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures", a annoncé la radio. Le texte sera transmis au gouvernement "juste pour vulgariser" et y apporter des "enrichissements", avant une mouture définitive soumise à référendum le 31 octobre prochain, a affirmé le colonel Abdoul-Karim Goukoye, le porte-parole de la junte dans un communiqué à la radio publique. "L'éligibilté des candidats à l'élection présidentielle n'est subordonnée à aucune condition de niveau de formation et l'âge minimum requis pour être candidat est ramené à 35 ans, sans aucune limitation", a expliqué le colonel Goukoye. Une première version de l'avant-projet de la loi fondamentale transmis mi-août à la junte par le Conseil consultatif stipulait que les candidats à la présidentielle doivent être âgé de "35 à 70 ans" et être "titulaire d'un Baccalauréat plus trois années d'études supérieures". La junte a cependant maintenu le mandat du président de la république fixé à "cinq ans renouvelable une seule fois". Le texte amendé prévoit également une disposition permettant au président de la république de "prendre des pouvoirs exceptionnels" face à "des évènements imprévisibles", a-t-il souligné. La future Constitution, destinée à remplacer la loi fondamentale suspendue après le renversement du président Mamadou Tandja en février, prévoit une "amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d'Etat du 18 février" afin de les mettre à l'abris d'enventuelles poursuites après leur départ du pouvoir. Après dix ans de présidence, Mamadou Tandja âgé de plus de 70 ans, avait plongé son pays dans la crise en changeant en août 2009 la loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir au terme de son second et dernier mandat. Le général Salou Djibo dirige la junte au pouvoir au Niger depuis le renversement de M. Tandja.
Niger: Les Nations unies ont octroyé vendredi au Niger 7,7 milliards FCFA supplémentaires qui permettront au Programme alimentaire mondial "d'enrayer la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle" dans ce pays


NIAMEY, 20 août 2010 - Les Nations unies ont octroyé vendredi au Niger 15 millions de dollars (7,7 milliards FCFA) supplémentaires pour combattre la famine dans ce pays sahélien en proie à une grave crise alimentaire. Ces fonds permettront au Programme alimentaire mondial (PAM) "d'enrayer la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle" du Niger, indique un communiqué de l'ONU transmis à l'AFP. Le Niger connaît actuellement une grave crise alimentaire, en raison d'un important déficit de vivres à l'issue d'une campagne 2009 marquée par la sécheresse. Selon l'ONU, plus de 7 millions de Nigériens - près de la moitié de la population - sont en état d'insécurité alimentaire sur les quelque 10 millions de personnes touchés dans le Sahel. Entre 2009 et 2010, la prévalence de la malnutrition des enfants est passée de 12,3% à 16,7% et en moyenne 6.000 enfants sont admis chaque semaine dans les centres de traitement de la malnutrition, précise l'organisation. Début août, le PAM a lancé une opération d'urgence, menée conjointement avec le gouvernement du Niger et les partenaires humanitaires, visant à assister plus de 7.8 millions de personnes jusqu'à la fin de l'année 2010. D'après l'ONU, en 2010, le Niger a reçu un total de 35 millions de dollars (plus de 17,9 milliards FCFA) pour assister les populations affectées par la crise alimentaire, nutritionnelle et pastorale.
Niger: Le Conseil consultatif du Niger a proposé à la junte au pouvoir une nouvelle version d'un avant-projet de Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de "cinq ans renouvelable une fois" au lieu de quatre précédemment inscrit


NIAMEY, 12 août 2010 - Le Conseil consultatif du Niger a proposé à la junte au pouvoir une nouvelle version d'un avant-projet de Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de "cinq ans renouvelable une fois" au lieu de quatre précédemment inscrit, a annoncé jeudi son président Marou Amadou. "Le Conseil a achevé l'examen d'un avant-projet de Constitution, d'une Charte des partis politiques et de l'opposition que lui avait transmis la junte aux fins de recueillir ses avis" a déclaré M. Amadou, à la radio du Parlement. L'avant-projet, destiné à remplacer la loi fondamentale suspendue après le renversement du président Mamadou Tandja en février, insiste que "nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ou les proroger pour quelque motif que ce soit", a souligné le rapporteur du Conseil, Ibrahim Yacouba, dans une synthèse. Après dix ans de présidence, Mamadou Tandja âgé de plus de 70 ans, avait plongé son pays dans la crise en changeant en août 2009 la loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir au terme de son second et dernier mandat. Le texte examiné stipule que tout candidat à la présidence doit avoir entre 35 à 70 ans et être titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures. La Cour constitutionnelle a le pouvoir de "constater l'empêchement absolu" du président de la république à diriger le pays et de "prononcer la vacance" de son poste, notamment en "cas de maladie grave dûment constatée". Au cas où l'opposition est majoritaire au Parlement, le président doit nommer un Premier ministre sur une liste de trois personnes proposées par les députés, souligne le même texte. Un article en vue d'une "amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d'Etat du 18 février", en précisant qu'il n'est pas susceptible d'être "révisé", est également mentionné. Cette disposition vise à protéger les putschistes contre d'éventuelles poursuites judiciaires après leur retrait du pouvoir. Le texte dans sa version amendée par le Conseil doit être ensuite transmis au gouvernement et à la junte militaire, qui soumettra sa version finale à un référendum le 31 octobre prochain. Une présidentielle est prévue le 3 janvier 2011.
Niger: L'ex-Premier ministre, Seïni Oumarou, a été investi candidat au scrutin présidentiel du 3 janvier 2011, par un congrès du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti au pouvoir)


NIAMEY, 9 août 2010 - Seïni Oumarou, ex-Premier ministre du président nigérien déchu Mamadou Tandja, a été investi candidat au scrutin présidentiel du 3 janvier 2011, par un congrès du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti au pouvoir), a annoncé lundi le MNSD. "Le congrès décide de présenter la candidature du camarade Seïni Oumarou aux prochaines élections présidentielles au titre du Mouvement national pour la société de développement (MNSD)", le parti de l'ex-président Tandja, renversé en février, indique un communiqué transmis à l'AFP. Ce congrès s'est tenu samedi et dimanche à Tillabéri dans l'ouest du Niger, précise le MNSD dont M. Oumarou est le président. Agé de 60 ans, Seïni Oumarou a été ministre du Commerce entre 1999 et 2004 et celui de l'Equipement de 2004 à mai 2007 jusqu'à sa nomination comme Premier ministre puis président du Parlement en 2009. Le 2 août, Oumarou et trois autres personnes, ont été inculpées et placées en liberté sous caution par un juge d'instruction pour détournement présumé de fonds publics. On ignore si cette mise en examen sera un obstacle à la candidature de M. Oumarou au scrutin présidentiel. La junte au pouvoir du général Salou Djibo a promis un "assainissement" en lançant audits et enquêtes sur des malversations qui auraient été commises sous le régime de Mamadou Tandja (1999-2010). Le général Djibo a promis de rendre le pouvoir après l'élection présidentielle prévue le 3 janvier 2011.
Niger: La France a débloqué 1,2 million d'euros supplémentaires pour aider le Niger face à la crise alimentaire qui touche la moitié de sa population, portant à quelque 5 millions d'euros son aide à ce pays en 2010


NIAMEY, 4 août 2010 - La France a débloqué 1,2 million d'euros supplémentaires pour aider le Niger face à la crise alimentaire qui touche la moitié de sa population, portant à quelque 5 millions d'euros son aide à ce pays en 2010, a annoncé mercredi son ambassade à Niamey. La France vient de verser une nouvelle tranche d'un montant de 1,2 million d'euros au bureau local du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l'achat, le transport et la distribution de plus de 1.500 tonnes de céréales dans les zones vulnérables du pays, précise l'ambassade dans un communiqué. Au total, la France a mobilisé en 2010 près de 5,1 millions d'euros d'aide alimentaire pour la population nigérienne, selon la même source. A la suite d'une forte sécheresse, le Niger est de nouveau confronté cette année à une grave crise alimentaire qui, selon l'ONU, affecte plus de 7 millions de personnes, soit près de la moitié de la population. En raison de cette crise, le Niger, ex-colonie française, a célébré mardi sans faste le cinquantenaire de son indépendance.
Niger: L'ex-président nigérien Mamadou Tandja et son ministre de l'Intérieur Albadé Abouba ne seront pas "relâchés", a affirmé samedi le chef de la junte, en réponse à l'ancien parti au pouvoir qui a exigé leur "libération immédiate"


NIAMEY, 31 juil 2010 - L'ex-président nigérien Mamadou Tandja et son ministre de l'Intérieur Albadé Abouba, détenus depuis le coup d'Etat du 18 février, ne seront pas "relâchés", a affirmé samedi le chef de la junte, en réponse à l'ancien parti au pouvoir qui a exigé leur "libération immédiate". Le général Salou Djibo a par ailleurs promis de faire "payer" les auteurs de détournements de fonds publics sous le régime Tandja (1999-2010). "Ceux qui demandent qu'on relâche (MM. Tandja et Abouba), eh bien on ne les relâchera pas!", a lancé le général Djibo lors d'une rencontre à Niamey avec quelque 200 représentants de partis politiques et de la société civile du Niger. L'ex-président et son ministre "sont bien traités et on ne les relâchera pas", a-t-il insisté. Le parti de l'ancien chef de l'Etat, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD), a exigé vendredi "la libération immédiate et sans conditions" des deux hommes. Il a aussi réclamé la remise en liberté de son chef et ex-Premier ministre Seïni Oumarou, détenu depuis jeudi à la gendarmerie pour de présumés détournements de fonds publics. Dans un courrier adressé le 22 juillet au général Djibo et rendu public par la junte, Mamadou Tandja, né en 1938, a demandé au nouveau régime la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine par sa famille. Il a dit souhaiter son maintien dans son lieu actuel de détention, une villa dans l'enceinte de la présidence. Le chef de la junte avait indiqué récemment, sans plus de précision, qu'"au moment opportun" les Nigériens et "la justice" décideraient du sort de Mamadou Tandja. Le général Djibo s'est engagé à "terminer" l'"assainissement" promis des affaires publiques: "On ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs. Si ça nécessite qu'on casse, on va casser". La junte a installé en mai une Commission de lutte contre la délinquance économique et financière qui s'active pour récupérer les deniers publics détournés par des proches ou des partisans de Mamadou Tandja. Cette commission est décriée par le camp Tandja, qui dénonce une "chasse aux sorcières". "Celui qui sait qu'il a quelque chose à payer n'a qu'à aller payer, sinon il va en prison", a répliqué le général Djibo. "Ils vont payer". A ce jour, la commission a réussi à récupérer "plus de deux milliards FCFA" (3 millions EUR), contre 600 millions FCFA annoncés en début de mois, a-t-il indiqué. La junte a promis de rendre le pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle prévue le 3 janvier 2011.
Niger: L'ex-président nigérien Mamadou Tandja, détenu depuis son renversement en février, a demandé à la junte la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine


NIAMEY, 26 juil 2010 - L'ex-président nigérien Mamadou Tandja, détenu depuis son renversement en février, a demandé à la junte la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine, selon un courrier révélé lundi par Radio France Internationale (RFI). Dans ce courrier du 22 juillet que l'AFP a également obtenu auprès du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), il demande au chef de la junte, le général Salou Djibo, sa "clémence" et son "indulgence par rapport au dossier de plainte déposée à (son) nom" devant la cour de justice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). "Je n'ai été associé ni de près ni de loin et en aucune manière à cette démarche", assure M. Tandja. "Compte tenu de mon état de santé qui nécessite un suivi régulier en milieu spécialisé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice", écrit-il. Mamadou Tandja, né en 1938, est retenu dans une villa dans l'enceinte de la présidence à Niamey depuis le putsch du 18 février. Il réclame son "maintien" dans son lieu actuel de détention, où il se dit "bien traité". Dans un autre courrier adressé à la cour de la Cédéao, l'ancien chef de l'Etat appelle la juridiction sous-régionale à "ne tenir compte d'aucune plainte déposée à (son) nom". Il affirme faire cette requête "en âme et conscience et libre de toutes contraintes". Felicien Hounkanrin, porte-parole de la cour qui siège à Abuja, a confirmé à l'AFP le dépôt d'une plainte le "14 juillet". En poursuivant "le chef de la junte Salou Djibo et le gouvernement de Niamey", M. Tandja souhaitait que la cour déclare sa détention "arbitraire" et ordonne "sa remise en liberté immédiate", a expliqué le porte-parole, disant ne pas être informé d'une démarche de l'intéressé pour arrêter la procédure. Un proche de l'ex-président (1999-2010) a confirmé le dépôt d'une plainte par "la famille de Mamadou Tandja". Le général Djibo avait indiqué récemment, sans plus de précision, qu'"au moment opportun" les Nigériens et "la justice" décideraient du sort de M. Tandja.
Niger: La Commission européenne a proposé lundi la reprise progressive de l'aide au développement accordée par l'Union européenne au Niger, conditionnée au rétablissement prévu de la démocratie dans ce pays


BRUXELLES, 26 juil 2010 - La Commission européenne a proposé lundi la reprise progressive de l'aide au développement accordée par l'Union européenne au Niger, conditionnée au rétablissement prévu de la démocratie dans ce pays. Début juillet, la Commission électorale nigérienne avait annoncé la tenue le 3 janvier 2011 du premier tour de l'élection présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire du 18 février. L'aide que l'UE avait interrompue fin 2009 lorsqu'une crise institutionelle avait éclaté au Niger pourra reprendre dès que les pays européens auront donné leur aval formel, a indiqué le commissaire européen au Développpement, Andris Piebalgs, dans un communiqué. Le montant total de l'aide allouée au Niger par le Fonds de développement européen pour la période 2008-2013 est de 458 millions d'euros. Quelque 90 millions d'euros ont pour l'instant été déboursés. Une fois approuvé par les 27 pays de l'UE, le versement de ces subsides "reprendra progressivement à la condition que soient respectés les engagements pris par le gouvernement du Niger", a insisté la Commission. Les autorités de Niamey ont adopté un programme prévoyant un référendum sur une nouvelle constitution à l'automne ainsi que des élections locales et présidentielles. Le tout doit être parachevé en mars 2011. En dépit de son désaccord avec l'évolution politiques au Niger, l'UE n'avait cependant jamais arrêté son aide humanitaire à ce pays du Sahel. En juin, 15 millions d'euros ont été débloqués par la Commission pour permettre au Niger de faire face à la sécheresse et à la grave crise alimentaire qui frappent depuis le début de l'année quelque huit millions de Nigériens.
Niger: Dix-sept partis politiques nigériens qui étaient opposés au président Mamadou Tandja, renversé par un putsch en février, ont signé samedi un accord pour une "alliance" en vue de l'élection présidentielle du 3 janvier 2011


NIAMEY, 17 juil 2010 - Dix-sept partis politiques nigériens qui étaient opposés au président Mamadou Tandja, renversé par un putsch en février, ont signé samedi un accord pour une "alliance" en vue de l'élection présidentielle du 3 janvier 2011, a constaté un journaliste de l'AFP. Un "protocole d'accord" a été signé par les présidents des 17 formations au cours d'une cérémonie à Niamey, en présence de plus de 3.000 personnes. "Nous avons tous convenu de nous mettre dans un cadre d'alliance stratégique de lutte pour gagner le pouvoir", a déclaré à la presse Hama Amadou, qui fut Premier ministre du président Tandja entre 2000 et 2007. M. Amadou préside désormais le Mouvement démocratique nigérien (Moden), créé par d'anciens militants du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, parti au pouvoir sous M. Tandja). Les 17 partis sont membres de la Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR) ayant combattu Mamadou Tandja lorsqu'il avait tenté en 2009 de se maintenir au pouvoir malgré la fin de son mandat légal, plongeant son pays dans la crise. Selon l'accord, chaque parti doit présenter un candidat au premier tour de la présidentielle et tous les partis devront soutenir celui d'entre eux qui aura atteint le second tour, a précisé M. Amadou. Un "programme commun de gouvernement" est également prévu. Outre Hama Amadou pour le compte du Moden, les principaux signataires sont l'ancien président de la République (1993-1996) et ex-président du Parlement (2000-2009) Mahamane Ousmane (Convention démocratique et sociale, CDS), et Mahamadou Issoufou (Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, PNDS). Pays très pauvre et enclavé, le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le renversement le 18 février, après 10 ans de pouvoir, du président Tandja, qui est depuis lors détenu à Niamey.
Niger: Le premier tour de l'élection présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire du 18 février, se tiendra le 3 janvier 2011


NIAMEY, 3 juil 2010 - Le premier tour de l'élection présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire du 18 février, se tiendra le 3 janvier 2011, a annoncé samedi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Le premier tour de l'élection présidentielle couplée aux législatives sera organisé le 3 janvier 2011", a déclaré le président de la Céni Abdourahmane Ghousmane sur la télévision publique. Un éventuel deuxième tour de la présidentielle est prévu le 14 janvier, a-t-il précisé. Les résultats définitifs de ce second tour seront proclamés le 4 mars, et le nouveau président élu sera investi le 11 mars 2011. Un référendum pour l'adoption d'une nouvelle Constitution interviendra le 31 octobre 2010. Des élections locales - municipales, départementales et régionales - se tiendront en même temps le 27 novembre, a indiqué le président de la Céni. Une "révision exceptionnelle" du fichier électoral sera opérée jusqu'au 30 août, et un recensement des électeurs nigériens vivant à l'étranger se déroulera jusqu'au 1er novembre, a ajouté M. Ghousmane. Il a estimé à environ 30 milliards de FCFA (45 M EUR) le budget nécessaire à l'organisation de ces scrutins. L'investiture du nouveau président conclura la transition d'un peu plus d'une année conduite par le chef de la junte, le général Salou Djibo, qui a promis de rendre le pouvoir aux civils. Pays très pauvre et enclavé, le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le renversement le 18 février, après 10 ans de pouvoir, du président Mamadou Tandja. Il avait plongé son pays dans une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir malgré la fin de son mandat légal. En sommet au Cap-Vert, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé samedi le retour du Niger à ses réunions, en tant qu'observateur. Le pays avait été suspendu de l'institution le 20 octobre 2009 après des législatives controversées organisées par le régime Tandja. La Cédéao a expliqué notamment "prendre acte de la date du 26 décembre 2010 fixée pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle", et exhorté au "respect scrupuleux" de ce calendrier. Le 26 décembre était la date proposée par le Conseil consultatif, une des instances mises en place pour la transition. Le président de la Céni n'a pas évoqué spécifiquement ce décalage du 26 décembre au 3 janvier 2011. Mais il a indiqué que l'investiture du nouveau chef de l'Etat était reportée du 1er au 11 mars en raison du retard d'environ une semaine dans la mise en place de la Céni, finalement intervenue mi-juin. Un nouveau code électoral a été adopté en mai par la junte. Un avant-projet de Constitution doit être examiné prochainement par le Conseil consultatif.
Niger: Les Nations unies ont annoncé mercredi à Niamey avoir débloqué pour le Niger plus de 11 millions d'euros supplémentaires contre la crise alimentaire qui frappe près de la moitié de la population


NIAMEY, 16 juin 2010 - Les Nations unies ont annoncé mercredi à Niamey avoir débloqué pour le Niger quelque 14 millions de dollars supplémentaires (plus de 11 millions d'euros) contre la crise alimentaire qui frappe près de la moitié de la population. Cet argent servira à combattre la crise qui touche habitants et bétail à la suite de la grave sécheresse qui a affecté les récoltes, indique le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies (Ocha) à Niamey dans un communiqué. Les fonds permettront notamment aux agences onusiennes "d'accroître leurs actions au cours de la période de soudure pendant laquelle les populations sont les plus vulnérables". La "période de soudure" a débuté en juin avec la campagne agricole et la saison des pluies pour s'achever en septembre avec les récoltes. A ce jour, le Plan d'action humanitaire en faveur du Niger a été financé à hauteur de 57% et plus de 80 millions de dollars (65 M EUR) restent à mobiliser, souligne OCHA. Selon l'ONU, plus de 7 millions de Nigériens, soit près de la moitié de la population, sont frappés par la crise, sur un total de 10 millions de personnes affectées au Sahel.
Niger: Le Premier ministre nigérien de transition, Mahamadou Danda, a installé lundi la nouvelle commission électorale, chargée par la junte au pouvoir depuis février d'organiser des élections générales avant mars 2011


NIAMEY, 14 juin 2010 - Le Premier ministre nigérien de transition, Mahamadou Danda, a installé lundi la nouvelle commission électorale, chargée par la junte au pouvoir depuis février d'organiser des élections générales avant mars 2011, a constaté un journaliste de l'AFP. "Les prochaines compétitions électorales seront ouvertes, libres et équitables (...). En aucun cas nous ne tolérerons que ces scrutins soient entachés" de fraudes, a lancé M. Danda lors de la cérémonie d'installation à Niamey. Le Premier ministre a demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de "faire preuve d'impartialité, de neutralité et d'indépendance" et a insisté sur "la stricte neutralité" des institutions de transition dans le processus électoral. Forte d'une cinquantaine de membres, la Céni est présidée par un magistrat, Abdourahmane Ghousmane, et a comme vice-présidente l'avocate Aïssatou Zada. "Parmi nos priorités il y a la révision du fichier électoral, l'établissement du chronogramme (calendrier) des élections et le budget de la Céni", a expliqué M. Ghousmane aux journalistes. La commission doit s'atteler à l'organisation d'un référendum constitutionnel et d'élections municipales, législatives et présidentielle. Selon Mahamadou Danda, le nouveau président élu doit prêter serment le 1er mars 2011. Le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le renversement, après 10 ans de pouvoir, du président Mamadou Tandja le 18 février. Ce dernier avait plongé son pays dans une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal. Les putschistes ont promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition de douze mois. Un nouveau code électoral a été adopté par la junte, tandis qu'un avant-projet de Constitution doit être examiné début juillet par le Conseil consultatif.
Niger: Le Conseil des ministres présidé par le président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), le général Salou Djibo, a adopté l'avant-projet de texte sur la dépénalisation des délits de presse


NIAMEY, 4 juin 2010 - La junte militaire au pouvoir au Niger a adopté vendredi un texte qui dépénalise les délits de presse, a annoncé la radio publique. "Le Conseil des ministres présidé par le président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), le général Salou Djibo, a adopté l'avant-projet de texte sur la dépénalisation des délits de presse", a indiqué la Voix du Sahel. Le texte avait été proposé début avril par quelque 150 participants à des "Etats généraux" de la presse convoqués par la junte. "C'est une bonne chose, nous avions commencé à nous inquiéter de la sincérité du gouvernement à adopter le texte", a réagi auprès de l'AFP Boubacar Diallo, président de l'Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (Anepi). Le journaliste condamné pour délit de presse ne sera plus envoyé en prison mais écopera d'une amende, a précisé M. Diallo, soulignant que "la dépénalisation ne signifie cependant pas une carte blanche aux journalistes pour en faire à leur tête". Parmi les délits visés figurent la diffamation, l'injure ou la propagation de fausses nouvelles. Sous le régime de l'ex-président Mamadou Tandja (1999-2010), renversé en février par un coup d'Etat, les journalistes avaient dénoncé des tentatives de "musellement" par les autorités. Responsables de publications et journalistes avaient été souvent écroués à la suite de plaintes de personnalités proches du pouvoir.
Niger : La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février a promulgué un nouveau code électoral, qui réduit de cinq à quatre ans la durée du mandat présidentiel


NIAMEY, 27 mai 2010 - La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février a promulgué un nouveau code électoral, qui réduit de cinq à quatre ans la durée du mandat présidentiel, a annoncé jeudi soir la radio publique. Le chef de la junte, le général Salou Djibo, a promulgué le code électoral en apportant quelques modifications au projet qui lui avait été transmis par le Conseil consultatif. La durée du mandat présidentiel est portée de cinq à quatre ans, renouvelable une fois, afin de "susciter une culture de l'alternance". Le montant de la caution que doivent verser les candidats à la présidentielle est fixé à 20 millions de francs CFA (30.000 euros), contre 10 millions FCFA proposés. Le code interdit aussi aux "chefs traditionnels de participer sous quelque forme que ce soit à la campagne électorale", alors que ces responsables coutumiers sont très influents et courtisés. Les prétendants à la magistrature suprême devront avoir entre 40 et 70 ans, et un niveau d'instruction équivalent à bac+3. La junte supprime aussi l'obligation faite aux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de prêter serment sur le livre saint de leur confession. Ce serment avait poussé le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) à boycotter cette structure au moment des scrutins organisés depuis 1999. Il est remplacé par un "serment d'engagement non confessionnel". Par ailleurs, le général Djibo a nommé par décret à la présidence de la Ceni le magistrat Ghousmane Abdourahamane. Né en 1961 et originaire de la région de Maradi (centre-sud), il est peu connu du grand public. La commission, qui rassemblera des représentants des principales couches socio-professionnelles du pays, doit être installée début juin. La junte a annoncé l'organisation d'élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Ce dernier avait plongé son pays dans la crise en cherchant à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal.
Niger: Le Conseil consultatif au Niger a adopté samedi soir un nouveau projet de code électoral qu'il soumettra au gouvernement et à la junte militaire


NIAMEY, 22 mai 2010 - Le Conseil consultatif au Niger a adopté samedi soir un nouveau projet de code électoral qu'il soumettra au gouvernement et à la junte militaire, a annoncé son président Marou Amadou. "Je déclare l'avant-projet de code électoral examiné et adopté", a indiqué M. Amadou sur la radio du Parlement. L'examen du code était l'unique point à l'ordre du jour d'une session extraordinaire du Conseil consultatif convoquée mercredi par le chef de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février, le général Salou Djibo. Le texte adopté par le Conseil a été élaboré par un Comité des textes fondamentaux qui s'est basé sur le code de 2004 et auquel "25 innovations majeures" ont été apportées. Parmi les principaux nouveaux articles, figure pour la première fois l'obligation faite aux candidats à l'élection présidentielle d'avoir entre 35 et 70 ans, d'après la synthèse des travaux lue à la radio. Autre nouveauté: tout candidat à la présidentielle doit être titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures, et pouvoir s'acquitter d'une caution de 10 millions de FCFA (15.000 euros). Le mandat présidentiel est maintenu à cinq ans et renouvelable une seule fois. Contrairement aux autres législatures, le prochain Parlement devrait être composé de seulement "un quart d'analphabètes", le reste des élus devant être titulaires du Brevet d'étude du premier cycle (BEPC). Le nouveau code proposé fait obligation à tous les membres de la future Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de prêter serment sur le livre saint de leur confession, une question hautement sensible. Cette exigence avait poussé le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) à boycotter cette structure lors des scrutins organisés depuis 1999. Il estimait que ses membres étaient déjà assermentés. Le texte proposé mentionne clairement l'interdiction faite aux membres de la junte, à ceux du gouvernement et aux agents des Forces de défense et de sécurité de se présenter aux futurs scrutins. Cette mesure avait été prise par ordonnance par le général Djibo. Le Conseil consultatif installé par la junte est formé de 131 représentants des principales composantes socio-professionnelles du pays. Il devra aussi donner un avis sur le projet de Constitution en cours d'élaboration. La junte a annoncé l'organisation d'élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat du 18 février, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Ce dernier avait plongé son pays dans une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal.
Niger: La Banque mondiale a annoncé la reprise de ses décaissements en faveur du Niger, suspendus en 2009, et une aide budgétaire de 40 millions de dollars dans une lettre à la junte nigérienne lue jeudi à la télévision publique


NIAMEY, 20 mai 2010 - La Banque mondiale a annoncé la reprise de ses décaissements en faveur du Niger, suspendus en 2009, et une aide budgétaire de 40 millions de dollars dans une lettre à la junte nigérienne lue jeudi à la télévision publique. "La Banque mondiale a décidé de reprendre ses décaissements qui étaient jusque là suspendus, y compris un appui budgétaire de 40 millions de dollars sous forme de don, en faveur du Niger", indique Madani Tall, directeur des opérations de la BM pour le Niger. Dans sa lettre adressée le 17 mai au chef de la junte, le général Salou Djibo, M. Tall souligne que "l'avènement" des militaires au pouvoir dans ce pays "était survenu dans un contexte marqué à la fois par une situation socio-politique tendue et une crise alimentaire aiguë". Selon le ministère nigérien des Finances, la banque avait suspendu ses décaissements après l'organisation contestée d'élections législatives en octobre 2009 par le président Mamadou Tandja, qui cherchait à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal. Ces législatives, boycottées par l'opposition, ont également entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao, 15 pays). L'Union européenne a suspendu son aide au développement et les Etats-Unis ont également pris des sanctions. "La reprise des décaissements de la Banque mondiale est le résultat de signaux positifs émis par les autorités de la transition", a indiqué à l'AFP Ibrahim Garba, secrétaire général du ministère des Finances. La junte a annoncé récemment l'organisation d'élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat du 18 février, qui a mis fin à dix ans de pouvoir de Mamadou Tandja.
Niger: Le gouvernement de transition au Niger a annoncé samedi le lancement d'une opération de distribution gratuite de vivres à quelque 1,5 million de personnes très durement frappées par la crise alimentaire


NIAMEY, 16 mai 2010 - Le gouvernement de transition au Niger a lancé samedi une opération de distribution gratuite de vivres destinée à quelque 1,5 million de personnes très durement frappées par la crise alimentaire. "Cette distribution de vivres complète les autres opérations qui sont déjà en cours et consiste à venir en aide à une population estimée à un peu moins d'1,5 million de personnes", a affirmé le porte-parole du gouvernement Mahamadou Dan Dah à la radio publique. Au total, 21.000 tonnes de vivres vont être distribuées dans 211 zones "vulnérables" du pays, a précisé M. Dan Dah, également ministre des Enseignements. L'opération a été inaugurée samedi dans la zone d'Illéla dans la région de Tahoua (ouest), en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Niger est actuellement en proie à une grave crise alimentaire, en raison d'un important déficit vivrier à l'issue d'une campagne agricole 2009 marquée par la sécheresse. Selon la Cellule de crise alimentaire (CCA, gouvernementale), la distribution gratuite de vivres doit permettre aux plus exposés de franchir la cruciale période de soudure, qui débute en juin avec la campagne agricole pour se clore en septembre avec les récoltes. Niamey a déjà lancé des opérations de vente promotionnelle de céréales. Selon l'ONU, quelque 7,8 millions de Nigériens - plus de la moitié de la population - sont en "état d'insécurité alimentaire", sur quelque 10 millions de personnes "touchées" par la crise au Sahel.

Niger: Le chef de la junte au pouvoir au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a été élevé mercredi au grade de "général de corps d'armée" pour avoir mené le coup d'Etat contre le président Mamadou Tandja en février


NIAMEY, 12 mai 2010 - Le chef de la junte au pouvoir au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a été élevé mercredi au grade de "général de corps d'armée" pour avoir mené le coup d'Etat contre le président Mamadou Tandja en février, a-t-on appris de source officielle. "Les Forces de défense et de sécurité, sous la conduite patriotique du chef d'escadron Salou Djibo, ont décidé par les événements du 18 février 2010 d'assumer leur responsabilité en mettant fin au risque imminent d'une dérive certaine, voire (de) la désagrégation de notre pays", selon un communiqué du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) lu à la radio publique. "Cet acte méritoire, qui témoigne de l'attachement sacré qu'il a pour sa patrie, vaut de grandes conquêtes. C'est pourquoi le CSRD (...) a décidé d'élever le chef d'escadron Salou Djibo au rang le plus élevé de la hiérarchie militaire actuelle, celui de général de corps d'armée", précise la junte. Le grade de chef d'escadron équivaut à celui de commandant. Originaire de l'ouest du Niger, Salou Djibo, 44 ans, dirigeait avant le coup d'Etat la compagnie d'appui, l'unité blindée qui a mené le 18 février l'assaut contre le palais présidentiel où Mamadou Tandja présidait un conseil des ministres. L'ex-chef de l'Etat, au pouvoir pendant dix ans, est détenu par la junte depuis le putsch. Sa volonté de rester au pouvoir après la fin de son mandat avait plongé le Niger dans une grave crise politique. La junte a promis d'organiser des élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat, et de rendre le pouvoir aux civils.
Niger: La junte militaire au pouvoir au Niger a décidé que la transition aurait une durée d'un an, à compter du coup d'Etat du 18 février 2010


NIAMEY, 5 mai 2010 - La junte militaire au pouvoir au Niger a décidé que la transition aurait une durée d'un an, à compter du coup d'Etat du 18 février 2010, a annoncé mercredi soir son porte-parole à la télévision publique. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) (...) décide d'accepter la proposition faite par le Conseil consultatif de fixer la durée de la transition à 12 mois à compter du 18 février 2010", a déclaré en fin de soirée le colonel Abdoul-Karim Goukoye sur les antennes de Télé Sahel. Le colonel Goukoye a précisé que le CSRD a pris cette décision après avoir "pris en en compte les enrichissements et les suggestions du gouvernement" et "après une profonde analyse de la situation actuelle du Niger". Le Conseil consultatif, une instance mise en place par la junte dirigée par le chef d'escadron Salou Djibo, avait proposé que la transition ait une durée d'un an, jusqu'au 1er mars 2011. Après le putsch du 18 février qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja, la junte a promis de céder le pouvoir aux civils à l'issue de la transition marquée par des élections, notamment présidentielle. La junte a décidé de "reformuler l'agencement" proposé par le Conseil pour les différentes consultations à venir, a précisé son porte-parole. Elles doivent être organisées pendant la transition selon l'ordre suivant: référendum constitutionnel, élections locales, législatives et enfin scrutin présidentiel. Les dates de ces échéances n'ont pas été indiquées. Formé de 131 représentants des principales composantes socio-professionnelles du pays, le Conseil consultatif avait proposé la date du 24 octobre pour l'organisation du référendum sur la nouvelle Constitution et le 26 décembre pour le premier tour de la présidentielle couplée aux législatives.
Niger: Le Conseil consultatif au Niger propose à la junte militaire la date du 26 décembre 2010 pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle couplée aux législatives


NIAMEY, 23 avr 2010 - Le Conseil consultatif au Niger propose à la junte militaire la date du 26 décembre 2010 pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle couplée aux législatives, selon un communiqué du Conseil lu vendredi à la radio publique. Pour ces scrutins, les résultats seraient proclamés le 12 janvier 2011, selon le texte. Un second tour de l'élection présidentielle serait fixé au 26 janvier 2011, en même temps que des municipales. Les résultats du second tour seraient publiés le 12 février et ceux des municipales le 27 février 2011. Ce calendrier propose le 24 octobre pour l'organisation du référendum sur la nouvelle Constitution, dont les résultats seraient validés le 8 novembre. La promulgation de la nouvelle Loi fondamentale pourrait intervenir le 11 novembre. Enfin, le calendrier prévoit que l'installation du nouveau Parlement ait lieu le 14 février et l'investiture du nouveau président élu le 1er mars 2011. Cette investiture concluerait la transition ouverte par le coup d'Etat du 18 février 2010, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Plus tôt vendredi, le président du Conseil consultatif Marou Amadou avait indiqué sur la radio publique que sa structure proposait à la junte que la transition ait une durée d'un an, du 18 février 2010 au 1er mars 2011. La junte dirigée par le chef d'escadron Salou Djibo a promis de rendre le pouvoir aux civils au terme de la transition. Le Conseil consultatif installé par la junte est formé de 131 représentants des principales composantes socio-professionnelles du pays. Il devra aussi donner un avis sur le futur projet de Constitution. Salou Djibo a mis en place mercredi un Comité des textes fondamentaux qui devra rédiger notamment un nouveau projet de Loi fondamentale, dans un délai de 45 jours.
Niger: Un comité chargé de rédiger un avant-projet de Constitution dans les 45 prochains jours a été installé mercredi par le dirigeant de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo


NIAMEY, 21 avr 2010 - Un comité chargé de rédiger un avant-projet de Constitution dans les 45 prochains jours a été installé mercredi par le dirigeant de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a indiqué la radio d'Etat. Placée sous l'autorité du chef de la junte, cette instance de 16 membres doit également proposer un nouveau code électoral et une charte des partis politiques. Ce "comité des textes fondamentaux" est présidé par Mamoudou Gazibo, juriste et enseignant au Canada. "Notre mission consiste à doter notre pays de textes qui vont assurer sa stabilité politique et institutionnelle", a déclaré la presse M. Gazibo, qui a assuré que sa structure allait "tout faire pour respecter le délai des 45 jours". Le Niger est dirigé par une junte depuis le coup d'Etat du 18 février, qui a renversé le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis dix ans. La junte a promis de céder le pouvoir aux civils après une période de transition. Un Conseil consultatif de 131 membres travaille depuis début avril afin de proposer la durée de cette transition et les dates des prochaines élections.
Niger: La junte nigérienne a nommé mardi Marou Amadou à la tête du Conseil consultatif et Fatoumata Bazèye, présidente du Conseil constitutionnel


NIAMEY, 6 avr 2010 - La junte nigérienne a nommé mardi une figure de la société civile, Marou Amadou, connu pour son hostilité au président renversé Mamadou Tandja, à la tête du Conseil consultatif chargé de donner son avis sur le futur projet de Constitution, a indiqué la radio publique. Agé de 38 ans et juriste de formation, Marou Amadou est le président du Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques (Fusad) et appartient notamment à la Coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR), qui regroupe des partis politiques, des syndicats et des ONG. Il s'était farouchement opposé au maintien au pouvoir de M. Tandja, qui avait voulu prolonger son mandat en faisant modifier la Constitution. M. Amadou a été plusieurs fois interpellé et avait été envoyé un mois dans une prison de haute sécurité pour "administration d'une organisation non déclarée", le Fusad. Par ailleurs Fatoumata Bazèye a été nommée présidente du Conseil constitutionnel. Elle présidait la Cour constitutionnelle dissoute par le président Tandja pour s'être opposée à son projet de changer la Loi fondamentale. Le Conseil consultatif (131 membres) doit tenir sa première session mercredi, a précisé la radio. Il a pour mission de donner des "avis" sur les nouveaux textes majeurs qui seront rédigés, tels que le projet de Constitution, et de faire des "suggestions", notamment sur les dates des prochaines élections. Le Conseil constitutionnel (11 membres) est quant à lui chargé du "contrôle de la régularité, de la transparence et de la sincérité" du référendum et des élections présidentielle et locale à venir. Il en proclamera les résultats définitifs. La junte aux commandes depuis le putsch du 18 février, qui a mis fin à 10 ans de pouvoir Tandja, a promis de céder la place aux civils après une période de transition, dont la durée n'a pas été fixée.
Niger: Le chef de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé des ordonnances créant plusieurs institutions de transition dont un Conseil consultatif et un Conseil constitutionnel


NIAMEY, 2 avr 2010 - Le chef de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé des ordonnances créant plusieurs institutions de transition dont un Conseil consultatif et un Conseil constitutionnel, a indiqué vendredi soir la radio nationale. Le Niger est dirigé par une junte depuis le coup d'Etat du 18 février, qui a renversé le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis dix ans. Les putschistes ont promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition dont la durée n'a pas été fixée. Le Conseil consultatif de 131 membres aura pour mission de donner des "avis" sur des textes fondamentaux, dont un avant-projet de nouvelle Constitution et de code électoral, précise la radio. Il fera également des "suggestions", notamment sur les dates des prochaines élections ou la mise sur pied d'une commission électorale. Les membres de ce Conseil seront issus des différentes couches socio-professionnelles du pays. Les partis politiques y auront droit à 20 sièges, et les centrales syndicales à 10. Les chefs traditionnels y seront également présents (8 sièges), de même que les Forces de défense et de sécurité (6), les ONG de défense des droits de l'Homme (5), les associations religieuses (4) et les journalistes (4). Une session du Conseil consultatif sera bientôt convoquée, selon une source ministérielle. Par une autre ordonnance, le chef de la junte a créé un Conseil constitutionnel de 11 membres, chargé du "contrôle de la régularité, de la transparence et de la sincérité" du référendum et des élections présidentielles et locales à venir. Il tranchera les contentieux électoraux et référendaires et proclamera les résultats définitifs de ces consultations. Un Comité des textes fondamentaux (19 membres) a aussi été instauré, chargé de rédiger notamment une Constitution et un code électoral. Il est placé sous l'autorité du chef de la junte.

Niger: La junte au pouvoir au Niger va organiser du 29 au 31 mars des "Etats généraux" de la presse et prévoit de remplacer les peines de prison pour les journalistes accusés de délits de presse par des amendes
NIAMEY, 27 mars 2010 - La junte au pouvoir au Niger va organiser du 29 au 31 mars des "Etats généraux" de la presse et prévoit de remplacer les peines de prison pour les journalistes accusés de délits de presse par des amendes, a a rapporté samedi la radio publique. Les participants à la rencontre, journalistes, juristes, représentants du gouvernement et défenseurs des droit de l'Homme, se pencheront également sur la réglementation de la publicité et sur une l'élaboration d'une convention collective pour les journalistes, précise la Voix du Sahel. Lors d'une récente rencontre avec le chef de la junte militaire qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février, les journalistes ont souhaité que les peines de prison soient remplacées par des sanctions pécuniaires en cas de délits tels que la diffamation, l'injure ou la propagation de fausses nouvelles. Depuis une décennie, les journalistes nigériens dénoncent les tentatives de "muselage" par les autorités du pays alors que responsables de parutions et journalistes sont régulièrement écroués à la suite de plaintes de personnalités proches du pouvoir. Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSRD) a mené un coup d'Etat le 18 février, mettant fin au régime de M. Tandja, au pouvoir depuis dix ans. Les putschistes ont promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition dont la durée n'a pas été fixée.

Niger: Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections
NIAMEY, 12 mars 2010 - Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections, indique la radio d'Etat. "L'inéligibilité s'applique particulièrement au président du Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD-junte) et ses membres", précise l'ordonnance lue sur les ondes de la Voix du Sahel. La radio précise que la mesure s'applique également "au Premier ministre et aux ministres du gouvernement de transition". Les gendarmes, les policiers, les agents des Forces nationales d'intervention et de sécurité (FNIS, ex-garde républicaine), ceux des Eaux et Forêts et les douaniers ne seront pas non plus candidats aux futures élections. "Aucune dérogation" ne saurait être accordée aux personnes visées, a insisté la radio. La junte nigérienne n'a pas encore fixé la durée de la transition ouverte depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février. Les dates des élections à l'issue desquelles elle a promis de rendre le pouvoir aux civils ne sont pas non plus connues. Par une autre ordonnance, le chef d'escadron Salou Djibo a interdit aux responsables des gouvernorats, des préfectures ainsi qu'aux chefs traditionnels de mener "des activités politiques partisanes" durant la transition. Très influents auprès des populations, les chefs traditionnels avaient joué un rôle important dans le référendum constitutionnel très controversé d'août qui avait permis à Mamadou Tandja de prolonger de trois ans son dernier quinquennat qui expirait le 22 décembre 2009. Mercredi, la junte a nommé des militaires à la tête de sept des huit gouvernorats du pays dirigés par des civils avant le coup d'Etat. Dans un autre pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, où un coup d'Etat militaire avait eu lieu en décembre 2008, le chef de la junte d'alors, le capitaine Moussa Dadis Camara, avait provoqué une levée de boucliers dans la population et l'opposition en laissant entendre qu'il pourrait être candidat à la présidentielle contrairement à ses promesses. La crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.

Niger: La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février au Niger a annoncé mercredi à Dakar la création prochaine d'un "conseil consultatif", notamment chargé de fixer la date de la prochaine présidentielle
DAKAR, 3 mars 2010 - La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février au Niger a annoncé mercredi à Dakar la création prochaine d'un "conseil consultatif", notamment chargé de fixer la date de la prochaine présidentielle. "Il y aura très bientôt un conseil consultatif, où il y aura tous les partis politiques, la société civile, les associations de tout le pays", a déclaré un membre de la junte, le chef d'état-major de l'armée de l'air, le colonel Hassan Mossi, lors d'une conférence de presse à Dakar. "Je sais que tous les journalistes veulent une date (pour l'élection présidentielle, ndlr). Pourquoi, au Niger, faut-il toujours revenir en arrière? Que faut-il pour que l'armée ne revienne plus? Combien de temps cela va-t-il nous prendre pour régler tout ce problème? Le conseil consultatif va statuer sur tout cela", a expliqué le colonel Mossi. Ce responsable dirigeait mercredi une "mission d'explication" au Sénégal sur "les raisons pour lesquelles les militaires ont pris le pouvoir". La junte nigérienne a eu le soutien du Sénégal. "Nous avons compris le sens de leur action. Nous allons expliquer à tous le sens de leur action", a indiqué le ministre sénégalais des Affaires et étrangères, Madické Niang. Selon M. Niang, le président Abdoulaye Wade "s'entretiendra avec ses pairs" et la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), afin de suspendre les sanctions qui pèsent sur le Niger. "Il ne sert à rien de maintenir les sanctions" sur ce pays, a-t-il souligné.


Niger : La junte nigérienne a formé lundi un gouvernement de transition de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires et cinq femmes
NIAMEY, 1 mars 2010 - La junte nigérienne a formé lundi un gouvernement de transition de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires et cinq femmes, selon un communiqué du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) lu à la radio d'Etat. Les ministères de la Défense, celui des Sports et celui de l'Environnement sont confiés respectivement à trois généraux de l'armée : Mamadou Ouseïni, Maï Manga Oumara et Abdou Kaza. Si la plupart des ministres civils sont peu connus du public, les trois généraux ont été tous des proches de l'ancien président déchu Mamadou Tandja. Les deux autres militaires qui entrent au gouvernement sont : le colonel Ahmed Mohamed aux Transports et le colonel Diallo Amadou à l'Equipement. Le poste des Affaires étrangères est confié à Mme Touré Aminatou Maïga. L'intérieur à Cissé Ousmane, les Finances à Badamassi Anou et la Justice revient à Abdoulaye Djibo. La Communication et l'Information est occupée par une femme, Mme Takoubakoye Aminata Boureima.

Liste complète du nouveau gouvernement du Niger du 1er mars 2010:

- PCSRD, Chef de l'Etat, Président du Conseil des ministres: Chef d'escadron SALOU DJIBO- Premier ministre: Mahamadou Danda- Ministre de la Défense Nationale: Général de Brigade Mamadou Ousseini- Ministre de la Jeunesse et des Sports: Général de Brigade Mai Manga Oumara- Ministre de l'Eau, de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification: Général de Brigade Abdou Kaza- Ministre des Transports, du Tourisme et de l'Artisanat: Colonel Ahmed Mohamed- Ministre de l'Equipement: Colonel Diallo Amadou- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses: Monsieur Cissé Ousmane- Ministre de l'Economie et des Finances: Monsieur Badamassi Annou- Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique: Monsieur Mahaman Laouali Dan Dah- Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Etranger: Madame Touré Aminatou Maiga- Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux: Monsieur Abdoulaye Djibo- Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des Jeunes Entrepreneurs: Monsieur Hamid Hamed- Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant: Madame Tchimadem Hadattan Sanady- Ministre des Mines et de l'Energie: Maître Souleymane Mamadou Abba- Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage: Monsieur Malick Sadelher- Ministre de la Santé Publique: Professeur Nounou Hassan- Ministre de l'Education Nationale: Madame Sidibé Maman Dioula Fadjimata- Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi: Monsieur Yahaya Chaibou- Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Culture: Madame Takoubakoye Aminata Boureima- Ministre de la Formation Professionnelle et de l'Alphabétisation: Monsieur Tidjani Harouna Dembo- Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire: Madame Djibo Salamatou Gourouza Magagi

























Niger : la junte nomme de nouveaux responsables de l'armée
NIAMEY, 1 mars 2010 - Le chef de la junte nigérienne, le chef d'escadron Salou Djibo, a nommé lundi le général Salou Souleymane au poste de chef d'état-major des armées pour remplacer le général Moumouni Boureima, selon un communiqué lu à la radio d'Etat. Avant le coup d'Etat du 18 février, le général Boureima, qui occupait ce poste depuis une dizaine d'années, était présenté comme un fidèle du président déchu Mamadou Tandja. Il était membre de la junte auteur du coup d'Etat qui avait coûté la vie au général-président Ibrahim Baré Maïnassara en avril 1999. Le général Salou Souleymane a comme adjoint le colonel Didili Amadou, indique la radio. Par ailleurs, le chef d'escadron Salou Djibo a désigné le colonel Salifou Modi comme nouveau chef d'état-major de l'armée de Terre. Le colonel Hassane Mossi, qui a récemment mené une tournée d'explication du coup d'état dans plusieurs pays ouest-africains, est nommé chef d'état-major de l'armée de l'air, selon la radio.


Niger: La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du coup d'Etat du 18 février s'engage à ne pas participer à la prochaine présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée
NIAMEY, 28 fév 2010 - Aucun membre de la junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du coup d'Etat du 18 février ne se présentera à la prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée, a annoncé dimanche soir son chef, Salou Djibo. "Pour assurer une conduite sereine et impartiale de la transition, nous prenons l'engagement qu'aucun membre du Conseil suprême (junte) ou du gouvernement de transition ne sera candidat aux prochaines élections présidentielles", a annoncé le chef d'escadron à la radio d'Etat. "Notre seule ambition est d'accompagner le retour à la démocratie dans notre chère patrie", a poursuivi sur les ondes de la Voix du Sahel Salou Djibo, qui a renversé avec des militaires putschistes le président Mamadou Tandja, qui était au pouvoir depuis dix ans. Aucune date pour une élection présidentielle n'a encore été annoncée.


Niger : La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre
NIAMEY, 23 fév 2010 - La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre, selon un communiqué officiel lu à la radio d'Etat mardi soir. "Le président du CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte), chef de l'Etat, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé ce jour un décret portant nomination du Premier ministre", selon un communiqué du secrétariat général du gouvernement. "Ainsi, Mahamadou Danda est nommé Premier ministre", poursuit ce texte lu à l'antenne de la Voix du Sahel. Des militaires pustchistes se sont emparés du pouvoir jeudi à l'issue de combats autour du palais présidentiel. Ils ont suspendu la Constitution très controversée d'août 2009, dissous le gouvernement et promis la tenue d'élections à l'issue d'une période de transition. Selon le président du réseau des journalistes pour les droits de l'Homme, Abdoulrahamane Ousmane, M. Danda a été ministre de la Communication en 1999 et est actuellement conseiller à l'ambassade du Canada au Niger.


Niger : La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d'un coup d'Etat la semaine dernière a annoncé lundi que son dirigeant, le chef d'escadron Salou Djibo, devenait chef de l'Etat le temps d'une "période de transition" et de la création de nouvelles institutions
NIAMEY, 22 fév 2010 - La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d'un coup d'Etat la semaine dernière a annoncé lundi que son dirigeant devenait chef de l'Etat le temps d'une "période de transition" et de la création de nouvelles institutions. "Le CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte) est l'instance suprême de conception et d'orientation de la politique de la nation, il est dirigé par un président qui exerce les fonctions de chef de l'Etat, chef du gouvernement", selon une ordonnance lue sur la radio publique. Le président du CSDR est le chef d'escadron Salou Djibo. La radio précise que cette ordonnance est relative à "l'organisation des pouvoirs pendant la période de transition". La durée de la transition n'est toutefois pas indiquée. Des militaires putschistes ont déposé le président Mamadou Tandja jeudi à l'issue de combats autour du palais présidentiel qui ont fait au moins trois morts. La junte a suspendu la constitution très controversée d'août 2009, dissous le gouvernement et annoncé des élections sans en annoncer la date. L'ordonnance précise que le nouveau chef d'Etat "nomme par décret un Premier ministre et les membres du gouvernement et met fin à leur fonction", mais n'indique pas qui occupera ces fonctions. Un "organe" sera crée sous l'autorité du président du CSRD et sera chargé de rédiger un code pénal et une nouvelle constitution, qui sera soumise au référendum en vue de son adoption, selon l'ordonnance. Un Comité constitutionnel et une Cour d'Etat seront crées pour remplacer la Cour constitutionnelle et la Cour suprême, dissoutes après le coup d'Etat. Et un "Observatoire national de la Communication (ONC)" sera aussi créé en lieu et place du Conseil supérieur de la Communication (CSC), également dissout.


Niger : La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée
NIAMEY, 21 fév 2010 - La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée, a déclaré dimanche à l'AFP Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la Cédéao. "Avec les membres de la junte nous avons discuté de comment faire pour que le pays retrouve dans les plus brefs délais une vie constitutionnelle normalisée", a indiqué le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). "Ils nous ont donné les garanties nécessaires et tout ceci va se faire avec la participation de la société civile et des partis politiques (...) Il y a un dialogue qui va s'installer avec toutes les forces vives de la nation qui va aboutir à l'élaboration d'une nouvelle constitution et une période de transition", a poursuivi M. Chambas. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre à Niamey avec les pustchistes qui ont pris le pouvoir jeudi. M. Chambas est arrivé dans la capitale nigérienne dans la matinée avec Saïd Djinnit, représentant du secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest, basé à Dakar, et Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine. Durant l'entretien avec les militaires putschistes, cette délégation internationale a aussi "reçu des garanties sur le fait que les membres de l'ancien régime ainsi que l'ancien président sont bien traités et dans de bonnes conditions de vie", a indiqué M. Chambas. MM. Chambas, Djinnit et Lamamra, qui avaient rencontré dans l'après-midi des représentants de la société civile, de partis politiques et des diplomates, devaient quitter le Niger en fin de journée.


Niger : Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey contre le Président Mamadou TANDJA

NIAMEY, 18 fév 2010 - Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim (bien Abdoulkarim). Il lisait un communiqué à la radio Voix du Sahel. Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, ont annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés. Le Conseil demande à "la population de garder son calme et de rester unie autour des idéaux qui animent le CSRD et qui pourront faire du Niger un exemple de démocratie et de bonne gouvernance à l'instar des autres Etats épris de paix et de stabilité", a poursuivi le porte-parole à la radio. La Constitution que le CSDR affirme suspendre est celle adoptée en août dernier à l'issue d'un référendum très contesté qui a accordé une prolongation d'au moins trois ans du mandat du président Tandja, après deux quinquennats à la tête du pays sahélien. La précédente Constitution, qui limitait à deux le nombre des mandats présidentiels consécutifs, prévoyait qu'il quitte le pouvoir le 22 décembre dernier. Pour arriver à ses fins, M. Tandja avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle qui s'étaient opposés à son projet de référendum sur une nouvelle Constitution. "C'est une situation difficile. Le président Tandja a essayé de rallonger son mandat", a réagi jeudi le porte-parole du département d'Etat américain Philip Crowley, en affirmant que les Etats-Unis avaient exprimé des "inquiétudes" à ce propos. "Et il est évident que cela a très bien pu précipiter ce qui s'est passé aujourd'hui", a estimé le porte-parole. M. Crowley a toutefois précisé que les Etats-Unis ne défendaient "en aucune façon" la violence qui s'est exercée contre le pouvoir. "Mais cela souligne le fait que le Niger doit organiser des élections et former un nouveau gouvernement", a indiqué le porte-parole qui a précisé que Washington disposait encore de peu d'informations sur la situation sur place.


Niger: Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), qui a mené jeudi un coup d'Etat au Niger, s'est doté d'un président

NIAMEY, 19 fév 2010 - Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), qui a mené jeudi un coup d'Etat au Niger, s'est doté d'un président et a annoncé dans la nuit à vendredi que le gouvernement avait été "dissous", dans une déclaration sur les médias d'Etat. "Le gouvernement étant dissous, le CSRD informe la population que les affaires publiques courantes seront expédiées par les secrétaires généraux des ministères et des gouvernorats", selon un communiqué de la junte. Ce texte, lu sur la chaîne de télévion d'Etat Télé Sahel par un soldat qui n'a pas été identifié par l'AFP, était signé "chef d'escadron Salou Djibo, président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie". Peu connu du grand public, Salou Djibo est le commandant de la compagnie d'appui de Niamey, qui dispose d'armements lourds, tels les blindés. Les observateurs estiment que les éléments de cette compagnie ont joué un rôle capital dans les opérations jeudi. Des témoins ont fait été de tirs nourris, notamment autour du palais présidentiel, dans la journée de jeudi. Des ministres, joints au téléphone, ont affirmé à l'AFP avoir été séquestrés lors d'une réunion du cabinet, tandis quele président Mamadou Tandja a été "emmené" vers un lieu non spécifié. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé dans la soirée le colonel Goukoye Abdoulkarim sur les ondes de la Voix du Sahel, radio d'Etat.


Niger : Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel
NIAMEY, 18 fév 2010 - Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel. Le "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSDR) "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place d'"un couvre-feu de 18H00 à 06H00", selon ce communiqué. Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil avait annoncé la suspension de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d'Etat Voix du Sahel. Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, avaient annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.


Niger : Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution
NIAMEY, 19 jan 2010 - Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution très controversée, qui a permis le maintien en fonction du président Mamadou Tandja. "Rien ne se fera en dehors du cadre de la sixième république (...) aucun dialogue ne remettra en cause la volonté du peuple du Niger" exprimée le 4 août dernier par référendum, a déclaré lundi soir Kassoum Moctar, ministre de la Communication. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) propose le maintien en fonction du président Tandja et une période transition dirigée par "un gouvernement réconciliation nationale". L'opposition nigérienne a demandé pour sa part la semaine dernière que le dialogue entamé en décembre avec le pouvoir sous l'égide de la Cédéao débouche sur une période de transition et l'élection de nouvelles institutions démocratiques. Pendant cette transition "une nouvelle Constitution sera élaborée", avait déclaré Amadou Boubacar Cissé, chef de la délégation de l'opposition au dialogue inter-nigérien. Pour M. Moctar, "ramener le peuple du Niger à faire une marche en arrière sur sa volonté exprimée, c'est injuste". Toutefois, a assuré le ministre, le gouvernement va "analyser" les propositions du médiateur et "y répondra de manière responsable". Dans une déclaration, la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR, opposition) a dénoncé "l'autisme" du président Tandja et le rend "unique responsable" en cas "d'échec du dialogue". La CFDR a "demandé à ses militants et tous les démocrates de se préparer pour une lutte résolue afin de faire échec au projet de M. Tandja d'exposer les Nigériens à la détresse et aux souffrances". La Coordination est constituée de partis politiques, des centrales syndicales et d'organisations on gouvernementales. Le Niger est plongé dans une grave crise depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous le parlement et obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel. Son deuxième quinquennat, qui expirait initialement le 22 décembre, a été prolongé d'au moins trois ans.


Niger: Selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques, le Niger compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001,
NIAMEY, 8 jan 2010 - Le Niger, pays sahélien très pauvre, compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001, selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques (INS, officiel). En 2010, la population du Niger est estimée à 15.203.822 habitants dont près de 80% vivent en milieu rural, a affirmé vendredi à la télévision, Abdoulaye Beidou, directeur de l'INS en présentant le rapport publié la semaine dernière par son institut. Ce rapport relève un taux de croissance démographique de 3,3% par an, avec un fort taux de fécondité de 7,1 à 8 enfants par femme, a-t-il indiqué. Selon la même source, les personnes âgées de moins de 15 ans représentent 52% de la population et les plus de 60 ans 2,5%. Le rapport établit que 94% des Nigériens sont concentrés sur le tiers du territoire notamment dans le sud et l'ouest. Ainsi, la région de Maradi (centre-sud), frontalière du Nigeria accueille 20% de la population sur environ 3,3% du territoire. Les très désertiques régions d'Agadez (nord) et Diffa (est) qui couvrent 65% du territoire n'abritent que 6,3% de la population. D'après les projections officielles, la population du Niger atteindrait 21 millions d'habitants en 2025 et 56 millions en 2050. Cette poussée est d'autant plus préoccupante que le taux de croissance annuel du PIB n'est que 3,1% en moyenne, selon le ministère de la Population. Pour inverser la tendance et ramener sa courbe démographique à 2,5% d'ici 2015, le Niger a adopté en février 2008 une politique volontariste visant à faire grimper le taux de contraception de 5% à 11% et obtenir une réduction de l'indice de fécondité à 5 enfants par femme. Une des "urgences" est également de lutter contre les mariages et les grossesses précoces très en vogue dans les zones rurales où l'écrasance majorité est analphabète.

Vous souhaitez investir en zone franc au Niger ? Découvrez les opportunités d'affaires dans le commerce international en Afrique.

CONDITIONS GENERALES: Vous Visitez notre site, vous acceptez les conditions ci-dessous

Copyright © IZF:

Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de l'Association IZF. Toutes les informations reproduites sur notre site  sont protégées par les droits de propriété intellectuelle détenus par leur (s) auteur(s).

Clause de non-responsabilité:

L'Association IZF s'efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenue responsable de l'utilisation et de l'interprétation de l'information publiée sur notre site. Les auteurs ou les sources sont responsables de chaque information publiée. L'Association mentionnera, dans la mesure du possible, les auteurs ou les sources de chaque information.

Publicités:

L'Association IZF utilise des sociétés publicitaires ou tiers pour fournir des publicités sur son site web. Ces sociétés peuvent utiliser des renseignements (sont exclus: identité, nom, adresse, é-mail, téléphone) durant votre navigation sur notre site pour qu'ils puissent fournir des publicités en meilleure adéquation avec vos centres d'intérêt.