| L'actualité du Niger (d'après l'Agence France Presse) |
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Niger: L'Union européenne a
offert 9,5 millions d'euros au Fonds des Nations unies pour l'enfance pour
lutter contre la malnutrition au Niger
NIAMEY, 03 mai 2013 - L'Union européenne a offert
9,5 millions d'euros au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) pour
lutter contre la malnutrition au Niger, notamment chez les enfants, a-t-on
appris vendredi de source officielle. Cet appui vise à combattre la malnutrition
"chronique", forme la plus dévastatrice et qui touche "près d'un enfant nigérien
sur deux", indique la représentation de l'Unicef à Niamey dans un communiqué.
L'aide européenne est destinée à plus de 3,8 millions de personnes, dont 801.000
enfants et 844.000 femmes vivant dans les régions de Tahoua (ouest), Maradi
(sud-est) et Zinder (centre-sud). Les actions qui seront menées sur quatre ans
visent en priorité les secteurs de l'eau, de l'assainissement, de la nutrition
et de la santé, selon l'agence onusienne. Le Niger est régulièrement frappé par
des crises alimentaires, du fait de la sécheresse et d'une agriculture
essentiellement archaïque. En 2012, le pays était classé au dernier rang de
l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD). L'UE avait indiqué fin avril vouloir aider "plus
fortement" les pays du Sahel, dont le Niger, à faire face aux crises
alimentaires à répétition, alors que 10,3 millions de personnes sont encore
menacées cette année, selon ses données. De son côté, la Fédération
internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR)
estime que 20 millions de personnes vivant au Sahel connaissent une situation
alimentaire "grave". bh/tmo/hm
Niger: Le groupe nucléaire
français Areva a fait don mercredi au Niger de 11,4 milliards FCFA (17,4
millions d'euros) pour développer l'agriculture dans la zone désertique d'Agadez
(nord), où elle exploite depuis plus de 40 ans l'uranium
NIAMEY, 10 avr 2013 - Le groupe nucléaire
français Areva a fait don mercredi au Niger de 11,4 milliards FCFA (17,4
millions d'euros) pour développer l'agriculture dans la zone désertique d'Agadez
(nord), où elle exploite depuis plus de 40 ans l'uranium. L'accord d'aide a été
signé à Niamey entre le ministre nigérien du Plan, Amadou Boubacar Cissé et
Serge Martinez, représentant d'Areva au Niger. L'aide d'Areva doit servir à
financer un programme agricole dans la très fertile vallée de l'Irahzer et la
plaine du Tamesna, en plein désert, a expliqué M. Martinez, également directeur
général de la Compagnie minière d'Akokan (Cominak), une des deux sociétés d'Areva
basées à Arlit (nord). D'ores et déjà, quelque 2 milliards FCFA (3 millions
d'euros) seront injectés dans la première phase de ce programme d'agriculture
irriguée sur 5.000 hectares pour une durée de deux ans, a-t-il indiqué. Cette
offre d'Areva intervient quelques jours après une manifestation d'étudiants
nigériens protestant contre un partenariat "très déséquilibré" dans
l'exploitation de l'uranium "au détriment" du Niger. Le Niger, qui compte parmi
les grands producteurs mondiaux d'uranium mais reste l'un des pays les plus
pauvres du monde, a critiqué fin 2012 le partenariat historique "très
déséquilibré" avec la compagnie et réclamé des retombées plus importantes. Début
mars, Areva a dit avoir offert 35 millions d'euros au Niger pour l'aider à
sécuriser ses sites d'uranium, démentant que ce don soit destiné à compenser le
retard dans l'exploitation de la mine géante d'Imouraren, repoussée à 2015. Les
mines d'uranium d'Areva sont situées dans la région d'Agadez, dans le Nord
désertique du Niger, proche du Nord malien où les forces franco-africaines
combattent des groupes jihadistes. Areva, deuxième producteur mondial d'uranium
en 2011, exploite ce minerai au Niger depuis plus de 40 ans. bh/ck/gg
Niger: Des "états généraux" de la justice se sont ouverts lundi au Niger pour tenter, selon le président Mahamadou Issoufou, de "redresser" l'image du système judiciaire
NIAMEY, 26 nov 2012 - Des "états généraux" de la justice se sont ouverts lundi au Niger pour tenter, selon le président Mahamadou Issoufou, de "redresser" l'image d'un système judiciaire miné par la corruption, le manque de moyens et les ingérences politiques. "Notre justice suscite beaucoup de débat et de controverse, elle est l'objet de toutes sortes de supputations qui nuisent considérablement à son image et à son efficacité", a déclaré le président Issoufou à l'ouverture de cette première rencontre du genre, prévue jusqu'à vendredi à Niamey. Parmi les maux dont souffre la justice, il a cité "la corruption et les interventions du politique", "les sous-effectifs du personnel et l'insuffisance des moyens matériels et financiers". Citant les résultats d'un récent sondage réalisé dans la capitale par une structure publique, M. Issoufou a affirmé que "plus de 53%" des sondés ont dit "ne pas avoir confiance en la justice", "67%" pensent que "la corruption sévit dans le milieu judiciaire" et "50%" estiment que "le principe de la séparation des pouvoirs n'est pas une réalité". "Ces résultats renvoient une image inquiétante des rapports entre le système judiciaire et les citoyens" et "cette image doit être redressée", a estimé le chef de l'Etat, mettant en garde contre "les conséquences de l'affaiblissement de la justice sur les institutions et la société". Il a aussi dénoncé "la vétusté, l'exiguïté et l'inadaptation" des prisons du pays, dont les principales ont été construites durant la colonisation française, avant 1960. Selon M. Issoufou, 53% des détenus sont en attente de jugement. Les "états généraux", chargés de dresser un état des lieux de la justice, doivent réunir quelque 500 participants, magistrats et représentants des milieux socio-professionnels. Ils sont financés essentiellement par les partenaires extérieurs, pour près de 300 millions de francs CFA (450.000 euros). Pour combattre la corruption dans l'administration et en particulier dans la justice au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde, les autorités ont institué en 2011 un numéro vert que les citoyens peuvent appeler. Il a permis de révéler des cas présumés de corruption au sein de la magistrature.
Niger: Les partenaires et bailleurs de fonds du Niger ont annoncé mercredi des financements à hauteur de 4,8 milliards de dollars lors une table ronde à Paris sur le financement du plan de développement économique et social nigérien 2012-2015
PARIS, 14 nov 2012 - Les partenaires et bailleurs de fonds du Niger, réunis pendant deux jours à Paris pour une table ronde sur le financement du plan de développement économique et social nigérien 2012-2015, ont annoncé mercredi des financements à hauteur de 4,8 milliards de dollars. La table ronde, présidée par le chef de l'Etat nigérien Mahamadou Issoufou, et qui a réuni plus d'une centaine de délégations de pays et organisations internationales, "a permis d'enregistrer des annonces à hauteur de 4,8 milliards de dollars", selon le communiqué final. "Ce niveau d'engagement témoigne de la qualité et de l'excellence des relations d'amitié et de coopération entre le Niger et ses partenaires", ajoute le texte. Le plan de développement économique et social du Niger, qui court sur la période 2012-2015, a été approuvé par le gouvernement en août dernier. Il fixe notamment comme priorités la consolidation des institutions publiques, la sécurité alimentaire et le développement agricole durable, la promotion du développement social. Evoquant la crise au Mali, voisin du Niger, et la crise humanitaire dans le Sahel, le président Issoufou avait lancé mardi dans son discours d'ouverture un appel au renforcement de l'aide publique. "Seul le développement économique et social permettra à terme à la zone sahélienne de vivre en paix. Il n'y a pas de sécurité sans développement et inversement", avait-il déclaré. "Notre ambition est de développer des institutions démocratiques stables et fortes, de renforcer l'Etat de droit, de lutter contre la corruption", a-t-il ajouté, soulignant qu'"au Niger, l'opposition est libre, la presse est libre, tous les citoyens sont libres". "En créant les conditions rapides du développement des pays du sud, on parviendra à relancer la croissance" mondiale, selon lui.
Niger: Le gouvernement nigerien veut injecter quelque 2,5 milliards de dollars sur cinq ans principalement dans sa vaste région nord désertique, afin d'éviter une contagion de la crise en cours au Mali
NIAMEY, 03 oct 2012 - Le Niger veut injecter quelque 2,5 milliards de dollars sur cinq ans principalement dans sa vaste région nord désertique, afin d'éviter une contagion de la crise en cours au Mali, dont le nord voisin est contrôlé par des islamistes armés. Ce plan, dénommé Stratégie de développement et de sécurité dans les zones sahélo-sahariennes du Niger (SDS-Sahel Niger), vise "à contribuer au développement économique et social dans les zones à vocation pastorale", selon un communiqué du gouvernement transmis mercredi à l'AFP. "Ce vaste programme doit coûter environ 2,5 milliards de dollars, est censé être une solution durable et doit marquer le retour de l'Etat dans l'espace saharien, notamment dans ses dimensions administratives, sociales et sécuritaires", a déclaré à l'AFP un conseiller du président Mahamadou Issoufou. Le Premier ministre Brigi Rafini a symboliquement lancé en début de semaine ce chantier. "La question de l'insécurité est d'une actualité brûlante, avec tous les foyers de tensions qui entourent notre pays et sont autant de signaux d'alarme", a-t-il indiqué lors de la cette cérémonie. Appuyé par l'Union européenne, le Niger cherche toutefois toujours à réunir les financements nécessaires et n'a pas annoncé de date d'exécution du plan. Le programme doit couvrir principalement la région d'Agadez (nord), très aride et déshéritée et déstabilisée dans le passé par deux rébellions touareg. Les jeunes touareg s'étaient révoltés en 1991-1995 puis 2007-2009 contre l'extrême pauvreté de leur région, qui abrite depuis 40 ans les mines d'uranium exploitées par la compagnie française Areva. Un accès prioritaire des jeunes locaux aux emplois sur les sites miniers était au coeur des revendications. Quelque 3.000 ex-rebelles touareg démobilisés attendent toujours d'être réinsérés dans l'armée ou l'administration notamment. Plusieurs d'entre eux sont signalés aux côtés des islamistes et rebelles touareg maliens. Le nord du Mali est contrôlé depuis six mois par des islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), suscitant une grande inquiétude chez ses voisins comme le Niger.
Niger: Les autorités nigériennes ont indiqué mardi avoir infligé des amendes pour un montant total supérieur à 3,6 milliards FCFA aux cinq sociétés de téléphonie opérant dans le pays, pour "divers manquements" dans leur prestation
NIAMEY, 4 sept 2012 - Les autorités nigériennes ont indiqué mardi avoir infligé des amendes pour un montant total supérieur à 3,6 milliards FCFA (environ 5,5 millions d'euros) aux cinq sociétés de téléphonie opérant dans le pays, pour "divers manquements" dans leur prestation. "Ces amendes ont été infligées à ces sociétés pour manquements à certaines obligations à leur cahier des charges", a affirmé à la presse le président de l'Autorité de régulation multisectorielle (ARM, gouvernementale), Almoustapha Boubacar. Ces "manquements" sont relatifs notamment "aux modalités d'établissement et de contrôle des tarifs" ou à l'absence d'information des clients par SMS des coûts de leur communication, a-t-il précisé. C'est la compagnie Celtel Niger qui écope de la plus lourde amende avec 2,1 milliard de FCFA (3,2 millions d'euros), suivie de l'opérateur Orange Niger (filiale du groupe français Orange) avec 800 millions FCFA (1,2 million d'euros) et d'Atlantique Telecom (filiale de la société des Emirats Etisalat) avec 254 millions FCFA (387.000 euros), a détaillé M. Boubacar. Deux sociétés publiques nigériennes, Sonitel et Sahel Com, écopent respectivement d'amendes de 392 millions FCFA (597.000 euros) et 74 millions FCFA (112.000 euros). Almoustapha Boubacar a indiqué que les montants des amendes correspondent à 3% du chiffre d'affaires de l'exercice 2011 de chacune des compagnies et qu'elles disposent d'un délai de 15 jours pour verser les sommes au Trésor nigérien.
Niger: La France a débloqué une aide d'urgence de 850.000 euros pour répondre aux besoins du Niger, affecté par des invasions de criquets qui mettent en péril les récoltes
PARIS, 10 juil 2012 - La France a débloqué une aide d'urgence de 850.000 euros pour répondre aux besoins du Niger, affecté par des invasions de criquets qui mettent en péril les récoltes, a indiqué mardi le ministre français chargé du Développement. "Depuis quelques semaines, des formations de groupes de criquets pèlerins ont été identifiées dans le nord de la bande sahélienne par le dispositif de surveillance mis en place par les pays de la région", a déclaré dans un communiqué Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement auprès du ministère des Affaires étrangères. Les nuages de criquets touchent le nord du Niger et du Mali, "où l'insécurité pourrait entraver les opérations de prospection et de lutte nécessaires". "La poursuite de cette invasion acridienne dans le sud de la région aurait des conséquences désastreuses, entraînant la destruction de récoltes et ouvrant la perspective d'une aggravation de la crise alimentaire", selon M. Canfin. Répondant à l'appel de l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), Paris a débloqué un financement d'urgence de 850.000 euros afin de "répondre aux besoins immédiats du Niger, pays actuellement le plus affecté, en appuyant le Centre national de lutte antiacridienne".
Niger: Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi avoir accordé au Niger une assistance financière de 92,2 millions d'euros sur trois ans
WASHINGTON, 16 mars 2012 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir accordé au Niger une assistance financière de 92,2 millions d'euros sur trois ans. Les autorités de Niamey peuvent tirer immédiatement 13,17 millions d'euros au guichet du FMI, indique le Fonds dans un communiqué, précisant que, comme de coutume avec ce genre de facilité de caisse, le reste de l'assistance sera mis à disposition par tranches successives. Dans la typologie du FMI, le prêt accordé au Niger est une facilité élargie de crédit (FEC), instrument destiné à accorder une aide à moyen terme aux pays à faible revenu ayant des problèmes prolongés de balance des paiements. Les financements accordés au titre de la FEC sont assortis d'un taux d'intérêt nul, d'un délai de remboursement de cinq ans et demi et d'une échéance finale de dix ans, précise le Fonds sur son site internet. Pour obtenir ce prêt, les autorités de Niamey sont convenues avec le Fonds d'un programme de réformes économiques à mettre en oeuvre en vue "de maintenir la stabilité macroéconomique tout en augmentant la résistance du pays aux chocs", indique le communiqué du FMI. Parmi les objectifs du programme, figurent également "le renforcement des finances publiques et de la gestion de la dette" et "la mise en place de limites légales et d'un cadre de surveillance pour le secteur minier et le secteur pétrolier".
Niger: L'Etat du Niger vient de créer la plus grande aire protégée d'Afrique de prés de 100.000 kilomètres carrés afin de sauvegarder des espèces animales et végétales menacées de disparition
NIAMEY, 9 mars 2012 - Le Niger, pays pauvre et désertique, vient de créer la plus grande aire protégée d'Afrique de prés de 100.000 kilomètres carrés afin de sauvegarder des espèces animales et végétales menacées de disparition, a-t-on appris vendredi. Le 6 mars, le conseil des ministres du Niger a adopté le Projet de décret portant classement de la réserve naturelle nationale de Termit et Tin-Toumma (plus de 1.300 km de Niamey), selon le ministère nigérien de l'Environnement. Située à l'est du Niger, cette réserve est aujourd'hui la plus grande aire protégée terrestre du continent africain avec une superficie de 97 000 km2. Cette nouvelle réserve occupe 14% du territoire nigérien contre 6,6% et découle d'un long processus initié en 2004, précise le PNUE. "Sous les effets conjugués des actions anthropiques des sécheresses et du changement climatique, la faune sauvage au Niger a fortement diminué au cours des dernières années", avait déploré le conseil des ministres qui avait évoqué l'addax, le mouflon à manchette, la gazelle dama (Mena) et l'autruche à cou rouge, comme faisant partie des espèces actuellement menacées d'extinction. C'est "un grand pas pour la sauvegarde des espèces emblématiques du Sahara, très menacées", se réjouit le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) dans un communiqué reçu vendredi à l'AFP. Le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) a notamment financé la mise en place des premières activités et études scientifiques dans la région de Termit, selon le communiqué.
Niger: L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays
NIAMEY, 1 jan 2012 - L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays, a annoncé la Société nigérienne des hydrocarbures (Sonidep), société publique qui détient le monopole de leur commercialisation. "L'essence et le gasoil produits et raffinés au Niger sont en vente dans toutes les stations service du pays à compter de ce 1er janvier 2012", a indiqué à l'AFP une source à la Sonidep. "Nous servons depuis ce dimanche matin l'essence produite et raffinée dans notre pays", a confirmé à l'AFP Kader Amadou, gérant d'une station à Niamey. Le litre d'essence est vendu désormais à 579 FCFA (0,88 euro), contre 679 FCFA (1,03 euro) auparavant, et celui de gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1 euro), a-t-il précisé. Mi-novembre l'annonce de ces prix jugés trop élevés avait soulevé un tollé dans cet Etat sahélien très pauvre, confronté cette année encore à de sévères difficultés alimentaires. Le Niger, un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement le 28 novembre producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie près de Zinder (deuxième ville du pays, centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise. Elle traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne. Estimées à 480 millions de barils, les réserves de pétrole du Niger sont localisées dans l'Agadem, dans la région de Diffa (est), près du Tchad. Mais la Sonidep reste préoccupée par l'ampleur de la contrebande de carburant en provenance du Nigeria voisin, premier producteur de brut du continent. Au mois cinq des huit régions du Niger, toutes proches du Nigeria, consomment le plus souvent un carburant frauduleusement importé de ce pays, d'après la Sonidep. En novembre, la douane nigérienne a mené une opération "coup de poing" afin de détruire des dizaines de points de vente clandestins d'essence dans la capitale.
Niger: Le Fonds monétaire international va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014
NIAMEY, 22 déc 2011 - Le Fonds monétaire international (FMI) va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA (quelque 90 millions EUR), a annoncé jeudi sa directrice générale Christine Lagarde au terme d'une visite de deux jours dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. "C'est avec beaucoup de satisfaction que nous avons pu négocier à son terme une Facilité élargie de crédit qui pourra être mise à la disposition du Niger avec un financement de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014", "sous réserve de l'approbation par le conseil d'administration du FMI", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Niamey. Ce prêt permettra d'"accompagner le Niger dans son développement économique" et "s'inscrit dans le partenariat riche et fécond que le FMI veut développer avec l'Afrique", a-t-elle fait valoir. "Les fonds alloués par le FMI doivent servir le programme du gouvernement notamment en matière d'éducation, de santé, dans le secteur de l'énergie, des infrastructures routières et la création des emplois", a expliqué le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou. Il a salué "l'engagement" du FMI "à appeler les autres bailleurs de fonds à aider" son pays. "La communauté internationale doit être prête à faire plus", indique le FMI dans un communiqué. Mme Lagarde achevait jeudi soir une visite de deux jours au Niger après un séjour au Nigeria voisin, son premier déplacement en Afrique depuis sa nomination. Jeudi, lors d'une rencontre avec le gouvernement, elle a appelé le Niger à bien gérer les revenus tirés des ressources naturelles, en les affectant aux investissements prioritaires mais aussi à un fonds destiné aux "générations futures". Ce pays sahélien, l'un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement en novembre un petit producteur de pétrole. Selon le FMI, le Niger, qui a renoué en 2011 avec un régime civil après un an de junte militaire, pourrait connaître en 2012 l'une des plus fortes croissances économiques du monde, dopée par la production d'or noir.
Niger: Avec une estimation de production de 20000 barils par jour, le Niger est devenu officiellement lundi producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie à Oléléwa, exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise
OLELEWA, 28 nov 2011 - Le Niger est devenu officiellement lundi producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie à Oléléwa (centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise et qui traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne. Le président nigérien Mahamadou Issoufou et le patron de la China National Petroleum Corp (CNPC, publique), Jiang Jiemin, ont coupé dans la matinée le ruban inaugural de la raffinerie, décorée aux couleurs des deux pays et située près de Zinder, deuxième ville du pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Saluant "un grand jour", le chef de l'Etat s'est réjoui que "le Niger soit entré dans cette ère de production pétrolière". "Le Niger, qui importe jusqu'ici du pétrole, va désormais s'autosuffire en matière de consommation intérieure, jusqu'à en exporter". Longtemps jugée non rentable, la production du brut nigérien a démarré fin septembre à Agadem (est), zone désertique aux confins du Tchad et reliée à Oléléwa par un oléoduc de 460 km. Le Niger table sur une production de 20.000 barils par jour, qui sera dédiée dans un premier temps à la consommation intérieure, le reste devant ensuite être exporté par le Cameroun, grâce à un oléoduc qui doit être construit dans les deux ans et passant par le Tchad. Les réserves d'or noir du Niger, pays sahélien très pauvre mais parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, sont estimées à 480 millions de barils. Le contrat attribue 40% de la production au Niger et 60% à la compagnie chinoise. Il a été signé en 2008 par le régime du président Mamadou Tandja, renversé en 2010 par un putsch. Des ONG locales dénoncent depuis plusieurs années le "flou" qui a entouré sa signature. Mi-novembre, un collectif d'ONG a appelé les nouvelles autorités élues en mars dernier à procéder à sa "révision", dénonçant des "manipulations". Selon le ministre de l'Energie et du pétrole, Foumakoye Gado, les Nigériens commenceront jeudi à consommer leur propre pétrole. Le litre d'essence sera vendu à 570 FCFA (0,86 euro) contre 679 FCFA (1,02 euro) actuellement, et celui du gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1,03 euro). L'annonce de ces prix jugés trop élevés a suscité un tollé dans le pays, confronté cette année à une nouvelle crise alimentaire causée par la sécheresse. Le ministre s'est dit, lors de la cérémonie, "prêt à examiner toutes les propositions réalistes". "Le plus important, c'est que les ressources pétrolières profitent au peuple nigérien, surtout l'immense majorité qui vit dans le milieu rural et qui a besoin d'éducation, de soins de santé, de routes", a déclaré le président Issoufou. Depuis 2006, la Chine a renforcé ses liens économiques avec le Niger, où une autre de ses sociétés exploite depuis 2010 de l'uranium dans la région d'Agadez (nord). Si cette région est directement menacée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient toujours quatre otages enlevés sur un site du groupe nucléaire français Areva en septembre 2010, la zone pétrolière connaît une accalmie après avoir été le théâtre de la rébellion toubou (une ethnie minoritaire) qui réclamait le développement de cette région déshéritée.
Niger: L'Union européenne a accordé vendredi soir 32 millions d'euros au Niger pour des projets de coopération, notamment dans la lutte contre la pauvreté
NIAMEY, 26 nov 2011 - L'Union européenne a accordé vendredi soir 32 millions d'euros au Niger pour des projets de coopération, notamment dans la lutte contre la pauvreté qui touche l'écrasante majorité des 15 millions d'habitants. Trois conventions relatives à cette aide ont été signées par le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou, et le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, qui a effectué une brève visite à Niamey. Sur les 32 millions d'euros, 19 millions d'euros (plus de 12,4 milliards FCFA) sont destinés à un Programme d'appui au développement du système statistique national et à financer un recensement général de la population en 2012 pour évaluer la pauvreté, a indiqué M. Mahamadou. Quinze millions d'euros (9,8 milliards FCFA) seront consacrés à la réforme judiciaire et à l'Etat de droit et 8 millions d'euros (5,2 milliards FCFA) iront à l'appui à la société civile, a-t-il souligné. Ces aides "témoignent de la pleine reprise de la coopération avec le Niger", a expliqué Andris Piebalgs. M. Mahamadou s'est félicité du "retour à la normalité de la coopération avec l'Union européenne". Bruxelles avait suspendu sa coopération au développement avec le Niger en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir au terme de son mandat. La suspension était restée en vigueur sous la junte qui l'avait renversé en février 2010. Mais l'élection en mars dernier de l'opposant historique Mahamadou Issoufou lors d'une présidentielle jugée transparente a permis de rétablir un régime civil après un an de transition militaire. A l'issue d'un entretien vendredi soir avec le président Issoufou, Andris Piebalgs a déclaré avoir évoqué la crise alimentaire qui affecte encore cette année le Niger et "la situation sécuritaire" dans la région du Sahel. Etat sahélien pauvre mais riche en uranium, le Niger doit faire face à la menace croissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts d'Occidentaux dans la région. Après de nouveaux enlèvements cette semaine, désormais neuf ressortissants étrangers sont aux mains de bandes armées dans cette zone.
Niger: Le budget du Niger, Etat très pauvre du Sahel, est en hausse pour 2012 de plus de 50% grâce aux recettes attendues de l'uranium et du pétrole, dont la commercialisation doit débuter l'an prochain
NIAMEY, 6 oct 2011 - Le budget du Niger, Etat très pauvre du Sahel, est en hausse pour 2012 de plus de 50% grâce aux recettes attendues de l'uranium et du pétrole, dont la commercialisation doit débuter l'an prochain, a annoncé jeudi le gouvernement. Examiné depuis jeudi par les députés, le projet de loi de Finances 2012 est "équilibré en recettes et en dépenses" à environ 1.425 milliards FCFA (2,1 milliards EUR), contre quelque 940 milliards FCFA en 2011 (1,4 md EUR), "soit une augmentation de 52,74 % par rapport à 2011", a indiqué sur la télévision nationale le ministre des Finances, Mahamadou Ouhoumoudou. "Des ressources additionnelles importantes sont attendues après le démarrage des activités de production d'uranium et du pétrole", a-t-il relevé, sans plus de précision. Le Niger s'apprête à commercialiser en 2012 son pétrole, qui sera extrait dans une zone désertique de la région de Diffa (est) par des compagnies chinoises. Parmi les plus importants producteurs mondiaux d'uranium, le pays doit faire exploiter l'an prochain une nouvelle mine près d'Ingall (nord), également par la Chine. Le gouvernement mise également sur "l'élargissement de l'assiette fiscale et la lutte contre la fraude fiscale", a ajouté le ministre. Il espère boucler le budget grâce aux dons et emprunts extérieurs estimés à 552,3 milliards FCFA (828 M EUR). Parmi les "urgences", M. Ouhoumoudou a cité "le renforcement des capacités" de l'armée par l'achat "d'équipements et matériels de combat" et la lutte contre l'insécurité alimentaire par "des projets d'irrigation". Exposé à une nouvelle crise alimentaire cette année en raison de la sécheresse, le Niger vit sous la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), renforcée par le conflit en Libye voisine qui a entraîné une dissémination d'armes dans le Sahel.
Niger: Remaniement ministériel au Niger avec la création d'un nouveau du Pétrole, dont l'exploitation du brut est prévue en 2012 grâce aux ChinoisNIAMEY, 12 sept 2011 - Le Niger, pays très pauvre et enclavé, s'est doté lundi d'un ministère du Pétrole, comptant entamer l'exploitation du brut en 2012 grâce aux Chinois, a-t-on appris de source officielle. Le portefeuille du Pétrole est confié à Foumakoye Gado, un proche du chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, jusqu'ici chargé des Mines et de lEnergie, indique un communiqué du gouvernement lu à la radio à l'issue d'un mini-remaniement. Figurant parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, le Niger prévoit de commencer l'exploitation du pétrole en 2012, grâce à ses champs pétrolifères situés à Agadem (est, près du Tchad). Le contrat a été décroché en 2008 par la China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC), filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC. Les réserves d'"or noir" nigérien sont évaluées à plus de 300 millions de barils. Un oléoduc de 462 km est en chantier pour transporter le brut jusqu'à la raffinerie de Zinder, d'une capacité de 100.000 tonnes et située plus au sud. Deux nouvelles personnalités entrent au gouvernement. Omar Hamidou Tchiana, jusqu'ici député, est nommé ministre d'Etat, chargé des Mines et du Développement industriel. C'est un proche du président de l'Assemblée nationale, Hama Amadou, principal allié de M. Issoufou. Laouali Chaïbou devient ministre chargé des Relations avec les Institutions.
Niger: Le gouvernement nigerien a décrété le 29 juillet "journée de la démocratie", en souvenir de la Conférence nationale du 29 juillet 1991, qui avait institué le multipartisme après quinze ans de régime militaire
NIAMEY, 29 juil 2011 - Le Niger a décrété vendredi le 29 juillet "journée de la démocratie", en souvenir de la Conférence nationale du 29 juillet 1991, qui avait institué le multipartisme après quinze ans de régime militaire. "Afin que les Nigériens se souviennent du rôle joué par cette Conférence dans lenracinement de la démocratie, mon gouvernement a décidé de proclamer la journée du 29 juillet de chaque année +journée de la démocratie+", a annoncé le Premier ministre Brigi Rafini dans un message radio-télévisé, à l'occasion du 20e anniversaire de la Conférence. Du 29 juillet au 3 novembre 1991, quelque 1.200 représentants des couches socio-professionnelles du pays s'étaient réunis au Palais des congrès de Niamey pour rompre avec le parti unique et 15 ans de régime militaire. M. Rafini a rendu hommage à l'ancien général-président Ali Saïbou (1987-1993), qui avait permis la tenue la Conférence ayant débouché sur la tenue en 1993 des premières élections pluralistes dans cette ex-colonie française indépendante depuis 1960. Des débats et soirées culturelles, baptêmes de rues et d'édifices sont au menu de cet anniversaire célébré pour la première fois en grande pompe. Le Palais des congrès devient "Palais du 29 juillet" et le rond-point Kennedy (centre-ville) "rond-point des Martyrs", en hommage à trois étudiants tués en 1990 par la police lors d'une manifestation pour réclamer le multipartisme. Elu en mars président après un an de junte militaire, Mahamadou Issoufou, alors opposant, avait été l'un des principaux acteurs de la Conférence qui avait permis la création en 1991 de son Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). Avec trois autres chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest francophone -- le Béninois Boni Yayi, le Guinéen Alpha Condé et l'Ivoirien Alassane Ouattara -- , M. Issoufou doit être reçu ce vendredi à la Maison Blanche à Washington par le président américain Barack Obama, en soutien à ces "démocraties en développement".
Niger: La Commission européenne a débloqué mardi 25 millions d'euros d'aide pour le Niger, premier acte de la reprise de la coopération avec ce pays dont l'UE salue les progrès démocratiques réalisés depuis le coup d'Etat de février 2010
BRUXELLES, 19 juil 2011 - La Commission européenne a débloqué mardi 25 millions d'euros d'aide pour le Niger, premier acte de la reprise de la coopération avec ce pays dont l'UE salue les progrès démocratiques réalisés depuis le coup d'Etat de février 2010. Ces fonds "permettront au gouvernement de renforcer la lutte contre la pauvreté, notamment en mettant l'accent sur les secteurs sociaux que sont l'éducation et la santé, indique l'exécutif européen dans un communiqué. Ce paiement "témoigne de notre confiance dans le nouveau gouvernement et de notre engagement à ses côtés pour la lutte contre la pauvreté, le soutien aux populations les plus vulnérables et l'atteinte des +Objectifs du Millénaire+ pour le développement", a déclaré le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs. Il fait suite à une "analyse approfondie" de la situation du pays: stabilité macroéconomique, politique cohérente et durable de lutte contre la pauvreté et amélioration de la gestion des finances publiques", explique Bruxelles. "Les progrès très encourageants observés dans ces trois domaines ont permis de répondre à la demande des autorités nigériennes de procéder au paiement au plus vite", ajoute la Commission. Une partie des fonds, 10 millions d'euros, est liée à des conditions spécifiques dans le domaine de l'éducation, où selon la Commission un "travail important" est accompli. La coopération au développement de l'UE avec le Niger avait été suspendue en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir après le terme de son mandat. La mesure était restée en place après le coup d'Etat de février 2010, qui avait porté au pouvoir une junte militaire. Mais l'élection en mars de l'opposant historique Mahamadou Issoufou à l'élection présidentielle a permis de rétablir un régime civil après un an de transition conduite par le général Salou Djibo, le chef de la junte. L'UE avait donc décidé le 20 juin la reprise totale de la coopération avec ce pays d'Afrique occidentale enclavé entre l'Algérie, la Libye, le Tchad, le Nigeria, le Bénin, le Burkina et le Mali.
Niger: Le gouvernement nigérien a annoncé jeudi le limogeage de trois hauts fonctionnaires des Finances après la découverte d'un détournement d'environ 1,5 milliard de francs CFA des caisses du Trésor public
NIAMEY, 23 juin 2011 - Le gouvernement nigérien a annoncé jeudi le limogeage de trois hauts fonctionnaires des Finances après la découverte d'un détournement d'environ 1,5 milliard de francs CFA (plus de 2,3 millions d'euros) des caisses du Trésor public. Le limogeage des trois fonctionnaires est "une première mesure conservatoire" après "des paiements de fausses factures" par des agents du ministère des Finances, a indiqué Marou Amadou, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement, lisant un communiqué à la télévision publique. M. Amadou n'a pas donné plus de détails mais a assuré que l'enquête continue et a promis des poursuites judiciaires contre "tous les agents impliqués dans ce scandale". Les trois fonctionnaires limogés sont le directeur général du Budget, Amadou Ganda Hamidou, le payeur général du Trésor, Moumouni Mounkaïla, et le contrôleur financier du ministère des Finances, Bassirou Adamou. Tous les trois avaient été nommés à ces postes en mai 2010 par la junte qui a dirigé pendant 14 mois le Niger, après le putsch contre le président Mamadou Tandja en février 2010. Ce sont les premiers cas de malversations financières mis au jour depuis le retour à un régime civil début avril avec l'installation du nouveau président Mahamadou Issoufou.
Niger: L'Union européenne a décidé lundi la reprise de la coopération au développement avec le Niger, reconnaissant ainsi les progrès démocratiques faits par le pays depuis le dernier coup d'Etat en date de février 2010
LUXEMBOURG, 20 juin 2011 - L'Union européenne a décidé lundi la reprise de la coopération au développement avec le Niger, reconnaissant ainsi les progrès démocratiques faits par le pays depuis le dernier coup d'Etat en date de février 2010. Les ministres européens des Affaires étrangères ont entériné cette décision lors d'une réunion à Luxembourg. La coopération au développement avait été suspendue en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir après le terme de son mandat. La mesure était restée en place après le coup d'Etat de février 2010, qui avait porté au pouvoir une junte militaire. Mais l'élection en mars de l'opposant historique Mahamadou Issoufou à l'élection présidentielle au Niger a permis rétablir un régime civil après un an de transition conduite par le général Salou Djibo, le chef de la junte. "Après une transition démocratique exemplaire, le Niger fait face à de nombreux défis pour assurer sa sécurité et son développement", souligne l'UE dans une lettre adressée à Mahamadou Issoufou. Elle propose notamment "d'approfondir le dialogue politique déjà excellent" entre l'UE et le Niger dont les principaux objectifs seraient de "renforcer la démocratie, prévenir des changements inconstitutionnels de gouvernement, assurer une bonne gouvernance politique et économique et renforcer l'Etat de droit et les droits de l'Homme (en particulier des femmes)".
Niger: Les opérateurs économiques du Niger ont levé leur mot d'ordre de boycott du port de Cotonou au Bénin, en vigueur depuis novembre 2010, par où transite l'essentiel de leur fret
NIAMEY, 3 mai 2011 - Les opérateurs économiques du Niger ont levé leur mot d'ordre de boycott du port de Cotonou au Bénin, en vigueur depuis novembre 2010, par où transite l'essentiel de leur fret, a-t-on appris mardi auprès de la chambre de commerce. "Nous informons les opérateurs économiques nigériens de la levée du boycott du corridor béninois", a annoncé Ibrahim Idi Ango, président de la Chambre de commerce du Niger à la télévision publique. M. Idi Ango a expliqué que les autorités béninoises avaient retiré la semaine dernière la mesure qu'ils décriaient et qui les obligeait à dédouaner à Cotonou leur fret en transit, alors qu'il n'était auparavant dédouané qu'à l'entrée au Niger. Accusant le Bénin de "violation" des conventions internationales "privilégiant" les pays enclavés comme le Niger, les opérateurs nigériens avaient alors orienté toutes leurs activités vers les ports de Lomé et Accra. Les longs détours qu'imposent ces deux corridors, ont entraîné à Niamey la flambée des plusieurs denrées dont les huiles végétales, le riz ou le sucre. Le Niger bénéficie auprès des pays à façade maritime d'Afrique de l'Ouest d'un régime de taxes préférentiel, ce qui lui permet d'importer à moindre coût une très grande partie des produits destinés à sa consommation locale. Ces facilités ne lui donnent toutefois pas la possibilité de réexporter vers d'autre Etats le fret destiné à sa consommation interne. Les autorités portuaires de Cotonou soupçonnent cependant les Nigériens de faire passer une partie de leur marchandise en transit vers le Nigeria voisin.
Niger: Le président nigérien Mahamadou Issoufou et son Premier ministre Brigi Rafini ont formé jeudi leur nouveau gouvernement composé de 23 membres dont six femmes
NIAMEY, 21 avr 2011 - Le président nigérien Mahamadou Issoufou et son Premier ministre Brigi Rafini ont formé jeudi leur nouveau gouvernement composé de 23 membres dont six (bien six) femmes, essentiellement issus du parti au pouvoir et des alliés du second tour de la présidentielle du 12 mars. Selon un décret présidentiel lu à la radio publique, le ministère des Affaires étrangères est confié à Bazoum Mohamed, un des vice-présidents du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). Enseignant de formation, M. Mohamed, a déjà été deux fois chef de la diplomatie nigérienne dans les années 90. La Défense et les Finances sont confiés à deux autres dirigeants du PNDS, Karidjo Mahamadou et Ouhoumoudou Mahamadou. Amadou Boubacar Cissé, un ex-Premier ministre, candidat malheureux du 1er tour de la présidentielle ayant soutenu M. Issoufou, devient ministre du Plan. L'Intérieur est confié à Abdou Labo, un proche de l'ex-président Mahamane Ousmane qui, arrivé quatrième au 1er tour, s'était lui allié à Seïni Oumarou, candidat malheureux face à M. Issoufou. Les Mines et l'énergie, secteurs clés dans un pays riche en uranium, sont attribués à Foumakoye Gado, membre influent du PNDS qui avait déjà dirigé ce ministère au début des années 90. Marou Amadou, membre de la société civile, est nommé ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement. Mardi, Hama Amadou, ex-Premier ministre de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, et allié de M.Issoufou, avait été élu président de la nouvelle Assemblée nationale, dominée par la coalition présidentielle. L'investiture le 7 avril de M. Issoufou, un ingénieur de mines de 59 ans, a mis fin à la transition militaire débutée le 18 février 2010 par un putsch contre l'ex-président Mamadou Tandja qui dirigeait le pays depuis dix ans et avait tenté de s'imposer pour se maintenir au moins cinq ans de plus. Le nouveau président a nommé Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord) au poste de Premier ministre. Seïni Oumarou, qui avait reconnu la victoire de son adversaire, a en revanche décliné son invitation à participer au gouvernement.
La liste complète du gouvernement du 21 avril 2011:
Premier Ministre, Chef du Gouvernement: M. Brigi Raffini
Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur: M. Bazoum Mohamed
Ministre d’Etat Ministre du Plan de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire: M. Cissé Boubacar
Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation de la Sécurité Publique et des Affaires Religieuses: M. Abdou Labo
Ministre de la Santé: M. Soumana Sanda
Ministre des Mines et de l’Energie: M. Foumakoye Gado
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, porte-parole du Gouvernement: M. Marou Amadou
Ministre de l’Equipement: M. Kalla Hankouraou
Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Assainissement: M. Moussa Bako Abdoulkarim
Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé: M. Saley Seybou
Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l’Information , chargé des relations avec les Institutions: M. Salifou Labo Bouché
Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant: Mme Maikibi Kadidia Dandobi
Ministre de la Défense Nationale: M. Karidjo Mahamadou
Ministre des Finances: M. Ouhoumoudou Mahamadou
Ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi: Mme N’Gadé Nana Hadiza Noma Kaka
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique: M. Mahamadou Youba Diallo
Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales: Mme Ali Mariama Elhadj Ibrahim
Ministre de l’Agriculture: M. Houa Seydou
Ministre de l’Hydraulique: M. Issoufou Issaka
Ministre de l’Elevage: M. Mahamane Elhadj Ousmane
Ministre des Transports: Mme Salami Maimouna Almou
Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture: M. Kounou Hassane
Ministre du Développement Industriel, de l’Artisanat et du Tourisme: Mme Yahaya Baré Haoua Abdou
Ministre de la Fonction Publique et du Travail: Mme Sabo Fatouma Zara
Niger: Hama Amadou, ex-Premier ministre du Niger de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, a été élu mardi soir président de la nouvelle Assemblée nationale, avec 103 voix pour et une contre
NIAMEY, 19 avr 2011 - Hama Amadou, ex-Premier ministre du Niger de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, a été élu mardi soir président de la nouvelle Assemblée nationale, a-t-on appris de source parlementaire. M. Amadou, 60 ans, seul candidat au perchoir, a été élu avec 103 voix pour et une contre, à l'issue d'un vote retransmis sur la radio du Parlement. Le Mouvement démocratique nigérien (Moden) qu'il dirige, compte 23 sièges au Parlement élu le 31 janvier, largement dominé par la coalition présidentielle. Arrivé troisième au premier tour du scrutin présidentiel, Hama Amadou avait soutenu Mahamadou Issoufou, favorisant son élection avec 58% des suffrages au second tour du 12 mars. L'investiture le 7 avril de M. Issoufou, un ingénieur de mines de 59 ans, a mis fin à la transition militaire débutée le 18 février 2010 par un putsch contre l'ex-président Mamadou Tandja qui dirigeait le pays depuis dix ans et avait tenté de s'imposer pour se maintenir au moins cinq ans de plus. Le nouveau président a nommé lors de son investiture Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord) au poste de Premier ministre, qui n'a toujours pas formé son gouvernement.
Niger: Le nouveau président du Niger, Mahamadou Issoufou, a nommé jeudi M. Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez, au poste de Premier ministre, chef du gouvernement
NIAMEY, 7 avr 2011 - Le nouveau président du Niger, Mahamadou Issoufou, a nommé jeudi M. Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord), au poste de Premier ministre, chef du gouvernement, a annoncé la radio publique. M. Rafini, sexagénaire, est un ex-député de la région d'Agadez pour le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), parti du président Ibrahim Baré Maïnassara qui a été assassiné en 1999 par des éléments de sa propre garde. Le RDP avait soutenu la candidature de M. Issoufou au second tour de l'élection présidentielle du 12 mars pour laquelle était aussi en lice l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou. Administrateur de formation, M. Rafini a occupé des postes ministériels sous le régime du général Maïnassara (1996-1999) et a été plusieurs fois maire de la localité d'Iférouane où d'importants combats se sont produits entre l'armée et les rebelles touareg de 2007 à 2009. Le président Issoufou a par ailleurs nommé un de ses proches, Hassoumi Massaoudou, comme directeur de cabinet. M. Massaoudou est secrétaire général du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), formation de M. Issoufou, dont il a par ailleurs été le directeur de campagne pour la présidentielle. Mahamadou Issoufou, 59 ans, a prêté serment jeudi matin. Son investiture a mis fin a une transition militaire qui avait débuté après le putsch de février 2010 ayant renversé le régime du président Mamadou Tandja. La cérémonie s'est déroulée en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains.
Niger: La transition entamée au Niger après le putsch de février 2010 prendra fin ce jeudi avec l'investiture du président civil élu en mars, l'opposant Mahamadou Issoufou
NIAMEY, 6 avr 2011 - La transition entamée au Niger après le putsch de février 2010 prendra fin jeudi avec l'investiture du président civil élu en mars, l'opposant Mahamadou Issoufou, a affirmé mercredi le général Salou Djibo, chef de la junte au pouvoir. "Par cette investiture, notre pays va clore le processus de restauration de la démocratie (...). C'est avec fierté et émotion que je m'apprête à passer le témoin à Mahamadou Issoufou", a déclaré le général Djibo dans un message radio-télévisé. L'opposant Mahamadou Issoufou, un ingénieur des mines de 59 ans, a été élu avec avec 58% des voix au second tour du scrutin présidentiel du 12 mars. Crédité de 42%, son rival, Seïni Oumarou, un ex-Premier ministre du président déchu Mamadou Tandja, a reconnu sa défaite affirmant ne pas vouloir entraîner le Niger dans des "difficultés interminables". Le général Djibo a présenté ses "chaleureuses félicitations" à M. Issoufou et "salué le +fair-play+ exemplaire" de Seïni Oumarou, "un acte rare sur le continent". Il s'est par ailleurs réjoui du retour du Niger au sein des instances internationales, dont l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ainsi que de la levée des sanctions prises contre le Niger après le putsch, notamment par l'Union européenne (UE), son principal bailleur de fonds. Salou Djibo a aussi estimé avoir "tenu (sa) promesse" de remettre le Niger sur la voie de la démocratie après avoir mis un terme, le 18 février 2010, à la dérive autocratique du président Mamadou Tandja. Arrivé au pouvoir avec le grade de commandant, cet homme discret âgé de 45 ans, a été promu pendant la transition général de corps d'armée, devenant ainsi le plus haut gradé de l'armée nigérienne. Le général-putschiste, qui n'a pas dit ce qu'il ferait après la transition, a confié à mi-mars à l'AFP qu'il n'avoir jamais été "intéressé" par le pouvoir. Outre les crises alimentaires récurrentes, le Niger, Etat sahélien pauvre mais riche en uranium, doit faire face à la menace croissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts d'Occidentaux et retient toujours en otage quatre Français enlevés le 16 septembre dans le nord du pays.
Niger: L'opposant historique Mahamadou Issoufou a remporté avec près de 58% des suffrages l'élection présidentielle au Niger
NIAMEY, 14 mars 2011 - L'opposant historique Mahamadou Issoufou a remporté avec près de 58% des suffrages l'élection présidentielle au Niger, a annoncé lundi la commission électorale. M. Issoufou a obtenu samedi quelque 1,8 million de voix, soit 57,95%, devançant l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou avec 1,3 million de voix (42,05%), a annoncé Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), lors d'une cérémonie à Niamey. Le taux de participation a atteint 48,17%, en-deçà des 51,56% du premier tour du 31 janvier. Le second tour, dont le bon déroulement a été salué par les observateurs internationaux, était destiné à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, à la suite du coup d'Etat de février 2010 contre Mamadou Tandja. L'investiture du nouveau président est prévue le 6 avril.
Niger: Civils et militaires ont signé lundi au Niger, à moins d'une semaine du second tour de la présidentielle, un "pacte républicain" par lequel ils s'engagent à "respecter la Constitution" pour garantir la stabilité après des décennies de coups d'Etat
NIAMEY, 7 mars 2011 - Civils et militaires ont signé lundi au Niger, à moins d'une semaine du second tour de la présidentielle, un "pacte républicain" par lequel ils s'engagent à "respecter la Constitution" pour garantir la stabilité après des décennies de coups d'Etat. Le général Salou Djibo, chef de la junte au pouvoir depuis le putsch de février 2010 contre le président Mamadou Tandja, a présidé la cérémonie de signature du pacte, élaboré en janvier par le Conseil consultatif, une instance en charge de la transition démocratique. Représentants de l'armée, des partis, des centrales syndicales, des ONG, des organisations religieuses, des chefs traditionnels, de l'armée et de la presse ont apposé leur signature sur le document lors de la cérémonie retransmise sur la télévision et la radio publiques. "Notre est pays est malade. (...) Le pacte républicain affirme la volonté d'éveiller la conscience afin de bâtir une République démocratique, sociale et bien gouvernée", selon le texte. Pour assurer "la stabilité" du pays, les partis politiques et la société civile promettent de "s'attacher au respect scrupuleux de la Constitution" et de "promouvoir le dialogue et le consensus". Les Forces de défense et de sécurité "s'engagent à ne jamais remettre en cause la légalité républicaine". Les Nigériens sont appelés aux urnes samedi pour le second tour de la présidentielle, disputé par l'opposant historique Mahamadou Issoufou et l'ex-Premier ministre de M. Tandja, Seïni Oumarou, en vue de rétablir un régime civil. Mamadou Tandja avait plongé en 2009 le pays dans une grave crise en voulant modifier la Constitution pour rester au pouvoir après son second et dernier quinquennat. Le Niger, pays très pauvre mais riche en uranium, en proie depuis 1974 à des coups d'Etat militaires, est depuis quelques années sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, qui y multiplie les rapts d'Occidentaux.
Niger: Dans un arrêt, le Conseil constitutionnel a "validé et proclamé définitifs" les résultats du premier tour du 31 janvier, qui créditent Mahamadou Issoufou de 36,16% et Séïnou Oumarou de 23,22%
NIAMEY, 22 fév 2011 - L'opposant historique Mahamadou Issoufou et l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou s'affronteront le 12 mars au second tour de la présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, selon les résultats définitifs proclamés mardi. Dans un arrêt, le Conseil constitutionnel a "validé et proclamé définitifs" les résultats du premier tour du 31 janvier, qui créditent M. Issoufou de quelque 1,1 million de voix, soit 36,16%. Premier ministre de 2007 à 2009 de Mamadou Tandja, renversé par un putsch militaire en février 2010 après dix ans de pouvoir, M. Oumarou a recueilli 766.215 voix, soit 23,22%, a indiqué le Conseil. L'ex-Premier ministre Hama Amadou, classé 3ème et qui a décidé de soutenir M. Issoufou au second tour, a recueilli 19,81% et l'ex-président Mahamane Ousmane, qui s'est rallié à M. Oumarou, 8,32%. Le Conseil a dit avoir "annulé" les résultats de 536 des 20.000 bureaux de vote, sans en donner les motifs, et établi le taux de participation à 51,56%. Dans ce pays enclavé du Sahel, l'un des plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, la présidentielle est destinée à porter au pouvoir un civil, plus d'un an après le putsch contre Mamadou Tandja. L'investiture du nouveau président est fixée au 6 avril.
Niger: L'ex-Premier ministre Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier au Niger, a décidé de soutenir l'opposant historique Mahamadou Issoufou au second tour le 12 mars
NIAMEY, 9 fév 2011 - L'ex-Premier ministre Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier au Niger, a décidé de soutenir l'opposant historique Mahamadou Issoufou au second tour le 12 mars, a annoncé mercredi son parti. "Après une large consultation des militants de base, le Mouvement démocratique nigérien (Moden) choisit de soutenir M. Mahamadou Issoufou au deuxième tour de l'élection présidentielle du 12 mars", indique un communiqué du Moden. Avec 19,8% des suffrages au premier tour, Hama Amadou fait figure d'arbitre du second tour. Mahamadou Issoufou, candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) et opposant historique au président Mamadou Tandja renversé par un putsch en février 2010, est arrivé en tête avec 36,06% des voix. Il affrontera au second tour Seïni Oumarou, ex-Premier ministre de M. Tandja comme Hama Amadou. Candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président déchu, M. Oumarou avait recueilli au premier tour 23,2% des suffrages. La présidentielle est destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire dans ce pays parmi les plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, qui y multiplie les rapts d'Occidentaux. "Le PNDS fait partie de nos partenaires dans le combat pour la restauration de la démocratie", a expliqué devant la presse Hama Amadou, ex-dauphin de M. Tandja ensuite tombé en disgrâce. Les partis de Mahamadou Issoufou et Hama Amadou avaient avec d'autres fait front commun en 2009 quand le président Tandja avait causé une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir au terme de ses deux quinquennats légaux. "Nous voulons pour ce pays un responsable capable de respecter la Constitution et les règles de la démocratie", a ajouté M. Amadou. Il a dit "ne plus faire partie" de l'Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), conclue avec cinq autre candidats, dont Seïni Oumarou, quelques jours avant le premier tour pour barrer la route à Mahamadou Issoufou. Il y a eu "trahison" de "certains partis" au sein de l'alliance, a-t-il accusé, sans plus de précision. MM. Amadou et Issoufou ont effectué ces derniers jours une tournée dans des capitales africaines et ont notamment été reçus ensemble par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon la télévision libyenne. L'ex-colonel à la retraite Moussa Moumouni Djermakoye (3,95% au premier tour) avait assisté à l'entretien.
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