| L'actualité du Mali (d'après l'Agence France Presse) |
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Mali: Selon un accord de principe trouvé avec la CEDEAO, le président intérimaire Dioncounda Traoré dirigera la transition jusqu'à l'organisation d'élections
BAMAKO, 20 mai 2012 - Les auteurs du coup d'Etat du 22 mars au Mali "adhèrent aux décisions" de l'organisation régionale Cédéao prévoyant que le président intérimaire Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, selon l'ex-junte militaire et la Cédéao samedi. "Un accord de principe a été trouvé" avec la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, a déclaré à la télévision publique malienne le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, après avoir rencontré des ministres ouest-africains dépêchés à Bamako pour la médiation. "On continuera (les discussions) dans les heures qui suivent", a ajouté le capitaine Sanogo, à la tête d'un comité militaire ayant renversé le 22 mars le régime d'Amadou Toumani Touré (ATT). Même s'ils ont officiellement remis le pouvoir aux civils - Dioncounda Traoré, investi le 12 avril comme président et qui a nommé comme Premier ministre Cheick Modibo Diarra - les putschistes restent omniprésents dans les sphères de décisions politiques, et jusqu'à samedi, ils bloquaient la transition en s'opposant au maintien au pouvoir de M. Traoré au-delà de 40 jours, soit le 22 mai. Une source militaire dans l'entourage du capitaine Sanogo a affirmé samedi soir à l'AFP que l'ex-junte "adhère aux décisions de la Cédéao" concernant la transition au Mali. De ce fait, "Dioncounda Traoré va rester au pouvoir pour diriger la transition" et "les discussions vont se poursuivre concernant les mesures d'accompagnement". Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, un des trois médiateurs de la Cédéao dépêchés samedi à Bamako avec deux ministres, l'un ivoirien et l'autre nigérian, a confirmé cette "adhésion" des putschistes à l'issue de leurs premiers pourparlers. "Le capitaine Sanogo et les membres du CNRDRE (putschistes) adhèrent aux dispositions que les chefs d'Etat de la Cédéao ont prises pour accompagner le processus de transition" au Mali, "les discussions se sont bien passées. Nous continuerons à nous consulter, mais d'ores et déjà, je peux vous dire que nous sommes parvenus à une convergence de vues", a affirmé M. Bassolé. "Nous avons un certains nombre (de mesures) d'accompagnement à mettre au point et nous resterons à Bamako le temps nécessaire", a-t-il poursuivi. Aucune des sources n'a fourni samedi de durée précise pour la transition. Djibrill Bassolé et le ministre ivoirien Adama Bictogo avait déjà eu plusieurs entretiens infructueux avec l'ex-junte militaire. Ils avaient fini par quitter Bamako le 12 mai, sans accord sur la transition. La Cédéao a menacé cette semaine l'ex-junte de sanctions ciblées et l' a accusée de chercher à "dévoyer le processus politique" pour la transition. Le 14 mai, le capitaine Sanogo avait demandé au Premier ministre d'organiser une "convention nationale" (concertation) pour choisir le président de transition, idée rejetée par Dioncounda Traoré et la Cédéao. Cet "accord de principe" sur la transition intervient au lendemain du vote par le Parlement malien, à l'unanimité, d'un projet de loi d'amnistie pour les putschistes et leurs associés pour des infractions commis entre la veille du coup d'Etat (21 mars), lorsque le pays a connu une mutinerie militaire, et l'investiture de Dioncounda Traoré (12 avril). Le putsch a favorisé la chute du nord du Mali aux mains de groupes armés, notamment islamistes, et le pays est coupé en deux depuis fin mars-début avril. Les autorités de transition doivent tenter de résoudre la crise dans le Nord, et organiser des élections générales.
Mali: L'ex-chef de la junte militaire qui avait pris le pouvoir le 22 mars au Mali avant d'accepter de le rendre a rejeté samedi les décisions prises jeudi à Abidjan par les chefs d'Etat ouest-africains, en particulier l'envoi de soldats dans son pays
BAMAKO, 28 avr 2012 - L'ex-chef de la junte militaire qui avait pris le pouvoir le 22 mars au Mali avant d'accepter de le rendre, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a rejeté samedi les décisions prises jeudi à Abidjan par les chefs d'Etat ouest-africains, en particulier l'envoi de soldats dans son pays. "Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous", a déclaré le capitaine Sanogo à la presse au camp militaire de Kati, près de Bamako, ajoutant: "Je ne suis pas d'accord avec l'arrivée des soldats de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao)". Il a affirmé qu'il prendrait ses "responsabilités" à l'issue du mandat constitutionnel du président malien par intérim Dioncounada Traoré, investi le 12 avril à Bamako. La Constitution malienne prévoit qu'en cas de vacance du pouvoir, le président par intérim doit organiser des élections dans un délai de 40 jours maximum après sa prise de fonction. Mais l'accord de sortie de crise conclu le 6 avril entre la junte et la Cédéao reconnaissait que ce délai n'était pas tenable. Jeudi, les chefs d'Etat de la Cédéao, réunis en sommet extraordinaire à Abidjan, avaient annoncé le déploiement "immédiat" d'une force régionale au Mali, où le putsch du 22 mars a favorisé la chute du Nord il y a un mois aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés, Ansar Dine et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Selon la Cédéao, il n'est pas question que la force régionale aille dans le Nord dans un premier temps, mais qu'elle aide à "sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire", formé mercredi par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Le sommet de la Cédéao avait également décidé de fixer la période de transition au Mali à 12 mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives.
Mali : Liste complète du nouveau gouvernement de transition du Mali dirigé par le premier ministre Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo DIARRA
Le Président de la République / Décret N2012 -194/P-RM du 24 avril 2012 Portant nomination des membres du gouvernement
Le Président de la République,
Vu la Constitution ;
Vu le Décret N° 2012-193/P-RM du 17 avril 2012 portant nomination du Premier ministre ;
Sur proposition du Premier ministre,
DECRETE
1- Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale Sadio Lamine SOW
2- Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget : Tiéna COULIBALY
3- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Colonel –Major Yamoussa CAMARA
4- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile : Général Tiéfing KONATE
5- Ministre de la Fonction Publique, de la Gouvernance et des Réformes Administratives et Politiques, Chargé des Relations avec les Institutions : Mamadou Namory TRAORE
6- Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire : Colonel Moussa Sinko COULIBALY
7- Ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie : Ahmadou TOURE
8- Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche : Moussa Léo SIDIBE
9- Ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Mamadou DIAKITE
10- Ministre de la Santé : Soumana MAKADJI
11- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales : Adama OUANE
12- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Malick COULIBALY
13- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine : Madame TRAORE Rokia GUIKINE
14- Ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées : Docteur Mamadou SIDIBE
15- Ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant : Madame ALWATA Ichata SAHI
16- Ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement : Alfa Bocar NAFO
17- Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme : Madame DIALLO Fadima TOURE
18- Ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies, Porte- Parole du Gouvernement : Hamadoun TOURE
19- Ministre de l’Equipement, des Transports, du Logement et de l’Urbanisme : Mamadou COULIBALY
20- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Harouna KANTE
21- Ministre des Sports : Hameye Founé MAHALMADANE
22- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Chargé du Budget Marimpa SAMOURA
23- Ministre Délégué auprès du Ministre de la Fonction Publique, Chargé des Réformes Politiques et des Relations avec les Institutions : Yacouba DIALLO
24- Ministre Délégué auprès du Ministre de la Jeunesse, du Travail et de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle: Bruno MAÏGA
Article 2 : Le présent décret sera enregistré et publié au journal Officiel
Bamako, le 24 avril 2012 Le Président de la République Pr Dioncounda TRAORE Le Premier ministre Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo DIARRA
Mali: L'astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra, 60 ans, a été nommé mardi Premier ministre de transition du Mali
BAMAKO, 17 avr 2012 - L'astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra, 60 ans, a été nommé mardi Premier ministre de transition du Mali, selon un décret du président par intérim Dioncounda Traoré lu sur les médias publics. "Le président par intérim Dioncounda Traoré nomme Cheick Modibo Diarra (...) Premier ministre", stipule ce texte, lu après un autre décret annulant la nomination de Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, qui a été chef du gouvernement d'avril 2011 jusqu'au coup d'Etat militaire du 22 mars. Sa nomination intervient peu après l'arrestation à Bamako par des hommes armés de plusieurs dirigeants politiques et chefs militaires proches de l'ancien président malien Amadou Toumani Touré (ATT) renversé ce jour-là. Selon l'entourage de M. Diarra, il s'est rendu mardi matin à Kati, près de Bamako, où il a rencontré des responsables de l'ex-junte militaire. Aucune indication n'était immédiatement disponible sur la teneur de leur rencontre. La tâche prioritaire de Cheick Modibo Diarra sera de tenter de résoudre la crise dans le Nord où, à la faveur du coup d'Etat de mars, des rebelles touareg, des mouvements islamistes et divers groupes criminels, ont mené une offensive foudroyante et occupent depuis fin mars cette immense région aride. Né en 1952 dans la région de Ségou (centre, au nord-est de Bamako), Cheick Modibo Diarra, a participé à un programme de la Nasa, l'agence spatiale américaine, et s'était lancé en politique en mars 2011 en créant le Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM), dans la perspective de l'élection présidentielle d'avril 2012, annulée de facto par le putsch. Président de Microsoft Afrique, il a également été le premier président de l'Université virtuelle africaine, basée au Kenya, qu'il a quittée en 2005 pour co-fonder l'université numérique francophone mondiale. Il est le gendre du deuxième président malien, Moussa Traoré, un militaire renversé par un coup d'Etat en mars 1991 après plus de 23 ans au pouvoir.
Mali: Le chef des députés maliens Dioncounda Traoré a été investi jeudi président intérimaire au Mali, après le retrait des putschistes du 22 mars en vertu d'un accord avec l'Afrique de l'Ouest
BAMAKO, 12 avr 2012 - Le chef des députés maliens Dioncounda Traoré a été investi jeudi président intérimaire au Mali, après le retrait des putschistes du 22 mars en vertu d'un accord avec l'Afrique de l'Ouest, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Traoré a prêté serment lors d'une cérémonie au Centre international de conférence de Bamako, à laquelle assistaient plusieurs centaines de personnes, dont le chef de l'ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, des représentants des institutions, des partis politiques et de la société civile, ainsi que des membres de la médiation ouest-africaine. "Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver le régime républicain", de "respecter et faire respecter la Constitution" et "l'intégrité du territoire du Mali", a lancé le nouveau chef de l'Etat, sur une estrade aux couleurs vert-jaune-rouge du drapeau malien. La première urgence des autorités de transition est de résoudre la crise dans le nord du pays, occupé par des rebelles touareg et des groupes islamistes armés. M. Traoré doit désormais nommer un Premier ministre investi des "pleins pouvoirs" et former un gouvernement d'"union nationale". Les "modalités" de la transition doivent être définies lors d'une réunion ce week-end à Ouagadougou entre le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur nommé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), la classe politique et l'ex-junte maliennes.
Mali: La Cour constitutionnelle du Mali a constaté officiellement, mardi, la vacance de la présidence après la démission du chef de l'Etat déchu Amadou Toumani Touré, et a chargé le président de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré d'assurer l'intérim
BAMAKO, 10 avr 2012 - La Cour constitutionnelle du Mali a constaté officiellement la vacance de la présidence après la démission du chef de l'Etat déchu Amadou Toumani Touré, et a chargé le président de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré d'assurer l'intérim, selon un arrêt publié mardi. L'investiture de M. Traoré comme président de la transition "aura lieu après-demain (jeudi) à 09H00 (locales et GMT)", a déclaré à l'AFP une source proche de la Cour. La Cour "constate la vacance de la présidence de la République suite à la démission de M. Amadou Toumani Touré", indique une copie de l'arrêt transmise à la presse après une séance de la haute juridiction. "Le président de l'Assemblée nationale, M. Dioncounda Traoré, assure l'intérim du président de la République", ajoute la Cour. L'intronisation de M. Traoré est prévue par l'accord conclu entre la junte qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars et la médiation ouest-africaine. Cette investiture marquera le coup d'envoi de la transition après le retrait des putschistes, alors que le pays est en pleine tourmente après la prise du Nord par des rebelles touareg et des islamistes armés. Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle stipule que "le scrutin en vue de l'élection du nouveau président de la République doit être organisé 21 jours au moins et 40 jours au plus à compter de la notification du présent arrêt". Cependant, l'accord de sortie de crise précise que les "circonstances exceptionnelles" que connaît le Mali rendent "impossible" la tenue des élections dans ces délais, et qu'une transition sera mise en place jusqu'à ces scrutins dont la date n'est pas précisée.
Mali: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) réunie en sommet à Dakar a décidé lundi un "embargo total" contre la junte au pouvoir à Bamako et "la mise en place immédiate" de sa force militaire
DAKAR, 2 avr 2012 - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) réunie en sommet à Dakar a décidé lundi un "embargo total" contre la junte au pouvoir à Bamako et "la mise en place immédiate" de sa force militaire, a annoncé le chef d'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao. "Toutes les mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables dès aujourd'hui (lundi) et ne seront levées que quand l'ordre constitutionnel (sera) effectivement rétabli", a déclaré M. Ouattara, ajoutant: "L'embargo sera total par rapport à tous les Etats voisins du Mali". M. Ouattara a aussi annoncé que le sommet qui réunissait une dizine de chefs d'Etat avait "décidé de la mise en place immédiate de la force d'attente de la Cédéao, en demandant au comité des chefs d'état-major de se réunir dès cette semaine à Abidjan pour voir les modalités d'activation de cette force". "La situation au Mali est très grave, c'est un coup contre la démocratie et une atteinte à l'intégrité territoriale de ce pays", a affirmé M. Ouattara qui a ajouté: "Ce n'est pas acceptable. Le retour à l'ordre constitutionnel et à l'intégrité territoriale doivent se faire dans les plus brefs délais". Ce sommet de Dakar s'est tenu quatre jours après celui du 29 mars à Abidjan qui avait donné à la junte militaire ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré jusqu'à lundi pour un retour à l'ordre constitutionnel, sous peine d'un "embargo diplomatique et financier". La junte avait promis dimanche le retour à un pouvoir civil et une transition vers des élections à une date non précisée. "Les déclarations de la junte vont dans le bon sens, mais il faut que ce soit effectif, que la junte se mette à l'écart et transmette le pouvoir aux autorités constitutionnelles reconnues", a estimé M. Ouattara. La Cédéao a mis en état d'alerte une force militaire de quelque 2.000 hommes alors que la rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et les groupes islamistes qui la soutiennent ont pris coup sur coup depuis vendredi les trois capitales régionales du nord du Mali, Kidal, Gao et Tombouctou, sans rencontrer de résistance de l'armée malienne, sous-équipée. Avec ces trois régions administratives, la rébellion contrôle désormais tout le nord du pays, soit environ la moitié de son territoire. Le sommet de Dakar a demandé que "le gouvernement légitime qui sera mis en place (au Mali) dans les prochains jours ouvre le dialogue avec les mouvements armés", a dit Alassane Ouattara. "Nous allons transmettre ces décisions au président de la commission de l'Union africaine (UA)" Jean Ping afin "de lui demander de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour accompagner ces décisions", a-t-il conclu. Le Conseil de sécurité pourrait être saisi par Paris des éventuels "besoins" de la Cédéao pour régler la crise au Mali, avait auparavant annoncé le ministère français des Affaires étrangères. "La France soutient les efforts de la Cédéao, qui a mandaté le président (burkinabè Blaise) Compaoré comme médiateur, et elle relaiera auprès du Conseil de sécurité, avec ses partenaires africains au sein du Conseil, les besoins de la Cédéao pour appuyer ses actions", avait dit un porte-parole du ministère, Romain Nadal.
Mali: Le chef de la junte au pouvoir au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, a annoncé dimanche "rétablir" la Constitution et les institutions, tout en promettant des "consultations avec les forces vives du pays" dans le cadre d'une "transition" dont il n'a pas précisé la durée
BAMAKO, 1 avr 2012 - Le chef de la junte au pouvoir au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, a annoncé dimanche "rétablir" la Constitution et les institutions, tout en promettant des "consultations avec les forces vives du pays" dans le cadre d'une "transition" dont il n'a pas précisé la durée. "Nous prenons l'engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution de la république du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines", a déclaré à la presse le capitaine Sanogo, dans un texte lu à la presse à son quartier général de Kati, en banlieue nord de Bamako. "Toutefois, compte-tenu de la situation de crise multi-dimensionnelle que vit notre pays, et afin de permettre une transition dans de bonnes conditions et de préserver la cohésion nationale, (nous) décidons d'engager, sous l'égide du médiateur, des consultations avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d'une convention nationale (...)", a-t-il expliqué. Ces consultations devront permettre "la mise en place d'organes de transition en vue de l'organisation d'élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques auxquelles nous ne participerons pas", a ajouté le capitaine Sanogo, qui n'a pas précisé la durée ou les termes exacts de cette transition. Le chef de la junte s'exprimait avec à ses côtés le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, présent à Bamako depuis samedi pour négocier avec les mutins des modalités d'un retour de l'ordre constitutionnel, exigé par les pays d'Afrique de l'Ouest. Après avoir brandi la menace d'un "embargo diplomatique et financier" d'ici lundi, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a mis samedi une force d'intervention de 2.000 hommes en "alerte", alors que les rebelles touareg ont pris le contrôle en trois jours de la quasi-totalité du nord-est du Mali, et assiégeaient dimanche la ville de Tombouctou. Le capitaine Sanogo dit avoir "pris acte" de ces décisions de la Cédéao. Au nom de la junte du CNRDRE (Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat), il a "remercié" les Etats membres de l'organisation ouest-africaine et ses chefs d'Etat "pour l'ouverture dont ils ont fait preuve dans le souci d'apaiser le climat". Il a par ailleurs réaffirmé son attachement "à l'unité et à l'intégrité territoriale" du pays, se disant "très préoccupé par les attaques des mouvements armes dans le nord du Mali et déterminés à défendre à tout prix le territoire national".
Mali: Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat ouest-africains s'est ouvert mardi à Abidjan sur la situation au Mali où une junte militaire a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré
ABIDJAN, 27 mars 2012 - Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat ouest-africains s'est ouvert mardi à Abidjan sur la situation au Mali où une junte militaire a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré, a constaté un journaliste de l'AFP. Sur invitation du chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, patron en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 Etats), sept présidents ouest-africains ont fait le déplacement d'Abidjan. Deux représentants de la junte malienne sont aussi à Abidjan, à l'invitation du président Ouattara. "Ils seront entendus par les chefs d'Etat", a-t-on appris auprès de l'entourage de M. Ouattara. "Nous devrons prendre d'importantes décisions à l'occasion de ce sommet qui engage l'avenir de la démocratie", a déclaré le président ivoirien, dans son discours d'ouverture. "Il nous faudra aujourd'hui adopter une position commune sans équivoque sur la double crise politique et militaire qui secoue le Mali", a-t-il poursuivi. "Nous devons également mettre en oeuvre des stratégies pour lutter contre les fléaux et les menaces qui fragilisent notre sous-région", a ajouté M. Ouattara.
Mali: De nombreux partis et organisations de la société civile du Mali ont annoncé dimanche la création d'un "front" contre le putsch qui a renversé jeudi le président Amadou Toumani Touré, tandis qu'un parti a lancé un mouvement de soutien au nouveau pouvoir
BAMAKO, 25 mars 2012 - De nombreux partis et organisations de la société civile du Mali ont annoncé dimanche la création d'un "front" contre le putsch qui a renversé jeudi le président Amadou Toumani Touré, tandis qu'un parti a lancé un mouvement de soutien au nouveau pouvoir. Trente-huit partis politiques et une vingtaine d'associations ont formé un "Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République" (FUDR), lors d'une réunion publique à la bourse du travail de Bamako, à laquelle assistaient plusieurs centaines de personnes. "Notre objectif est clair, c'est d'obtenir le départ de la junte. Ce coup d'Etat est anticonstitutionnel et nous n'allons pas l'accepter", a déclaré à l'AFP Soumaïla Cissé, candidat de l'Union pour la République et la démocratie (URD) - l'un des principaux partis politiques maliens - à la présidentielle qui était prévue le 29 avril. "Capitaine Sanogo, dégage!", "Non au coup d'Etat!", scandaient des militants en ciblant le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo. L'Alliance pour la démocratie au Mali (l'Adéma) et le Rassemblement pour le Mali (RPM), qui comptent parmi les principales formations politiques du pays, font également partie du "front". Cette coalition a indiqué qu'elle allait envoyer "rapidement" une délégation pour rencontrer le chef de la junte afin d'organiser les conditions de son départ et proposer un schéma de sortie de crise. Dans un communiqué transmis dimanche à l'AFP, l'Assemblée nationale, officiellement dissoute, condamne également "sans réserve le coup d'Etat militaire", "exige le rétablissement de l'ordre constitutionnel normal" et "la tenue des élections dans les délais constitutionnels". Elle réclame "la libération de tous les détenus et l'arrêt immédiat des interpellations et des arrestations arbitraires", "la réouverture immédiate des frontières" et demande au peuple malien de "défendre la démocratie et la République", dans ce texte signé du premier vice-président de la chambre, Younoussi Touré. Les militaires détiennent une quinzaine de personnalités du régime déchu au camp militaire de Kati, près de Bamako, tandis que le sort de l'ex-président Touré reste inconnu. De son côté, Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), seul parti politique d'opposition présent dans l'Assemblée nationale qui vient d'être dissoute (trois députés sur 147) a créé le "MP22", le Mouvement populaire du 22 mars, favorable aux mutins. "Nous soutenons la junte. Elle est venue pour rétablir l'ordre. Il faut avoir un fichier (électoral) propre pour aller aux élections, donc ça prendra le temps que ça prendra", a déclaré Oumar Mariko, l'un des leaders de Sadi, au siège de son parti. Interrogé par l'AFP, M. Mariko, qui avait très vite salué le coup d'Etat, s'est dit prêt "sans état d'âme" à diriger un gouvernement de transition sous l'autorité de la junte.
Mali: Des militaires maliens ont annoncé jeudi matin avoir mis "fin au régime incompétent" en place à Bamako, avoir dissous "toutes les institutions", suspendu "la constitution" et décrété un couvre-feu
BAMAKO, 22 mars 2012 - Des militaires maliens ont annoncé jeudi matin avoir mis "fin au régime incompétent" en place à Bamako, avoir dissous "toutes les institutions", suspendu "la constitution" et décrété un couvre-feu, dans une allocution à la radio-télévision nationale qu'ils occupaient depuis mercredi. Le porte-parole de ces soldats, le lieutent Amadou Konaré, a affirmé qu'ils avaient agi pour faire face "à l'incapacité" du régime du président Amadou Toumani Touré "à gérer la crise au nord de notre pays", en proie à une rébellion touareg et aux activités de groupes islamistes armés depuis la mi-janvier. Le lieutenant Konaré, entouré d'une dizaine d'autres militaires, parlait au nom d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE). Peu après, le capitaine Amadou Sango, chef de la junte, a pris la parole pour annoncer qu'un couvre-feu avait été décrété à compter de jeudi. Le lieutenant Konaré a également justifié le coup d'Etat par le "manque de matériel adéquat pour la défense du territoire national" mis à la disposition de l'armée pour lutter contre la rébellion et les groupes armés dans le nord, et "l'incapacité du pouvoir à lutter contre le terrorisme". La junte a "pris l'engagement solennel de retaurer le pouvoir" aux civils et de mettre en place un gouvernement d'union nationale. Les putschistes étaient dans un premier temps apparus à l'Office de la radio-télévision malienne (ORTM), mais l'allocution du lieutenant Konaré n'avait pas pas pu être entendue en raison, apparemment, d'un problème technique. Il a du s'y reprendre à plusieurs reprises avant d'être clairement entendu. "Nous contrôlons le palais présidentiel", avait auparavant annoncé un soldat mutin sous couvert de l'anonymat, un autre affirmant que plusieurs personnalités du régime du président Touré, dont le ministre des Affaires étrangères Soumeylou Boubèye Maïga et celui de l'Administration du territoire, Kafougouna Koné, avaient été arrêtées. Une source indépendante a affirmé que le président Touré "et ses hommes ne sont plus au palais", sans préciser où ils se trouvaient. Des échanges de tirs nourris entre la garde présidentielle et les mutins ont été entendus pendant plusieurs heures dans la nuit de mercredi à jeudi, avant de diminuer d'intensité. L'ORTM, occupée par les mutins, avait annoncé mercredi vers 23H00 (locales et GMT) une déclaration de militaires "dans un instant", mais ce n'est que six heures plus tard qu'ils ont pris la parole. Le Mali est confronté depuis mi-janvier à des attaques du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles touareg, dont des hommes lourdement armés qui avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi, qui ont pris plusieurs villes du nord du pays.
Mali: Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a demandé vendredi 35,6 millions de dollars pour aider 85.000 personnes ayant fui les combats qui ont lieu depuis mi-janvier au Mali
GENEVE, 24 fév 2012 - Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a demandé vendredi 35,6 millions de dollars (26,5 millions d'euros) pour aider 85.000 personnes ayant fui les combats qui ont lieu depuis mi-janvier au Mali. "Cet appel vise à couvrir, jusqu'en juillet 2012, les besoins de 85.000 personnes déracinées" par les violences au Mali, indique le HCR dans un communiqué. "Les fonds seront utilisés par le HCR pour fournir une aide d'urgence aux déplacés au Mali et dans les pays voisins", précise l'organisation onusienne. Selon l'ONU, quelque 130.000 réfugiés et déplacés ont fui les combats qui ont lieu depuis mi-janvier entre l'armée malienne et la rébellion touareg dans le nord du Mali. La majorité d'entre elles sont des Touaregs issus des zones rurales mais il y a aussi des Songhais, des Moor et des Peuls, selon le HCR. La plupart sont hébergés dans des villages frontaliers "éloignés" et qui sont affectés par la crise alimentaire, la sécheresse et l'insécurité générale dans la région du Sahel. "Les réfugiés ont un besoin désespéré de logements convenables", souligne le HCR. Ils ont également besoin de nourriture, d'eau, d'articles ménagers de base, de moustiquaires, de couvertures, ainsi que de services de santé et d'éducation. Jusqu'à présent, le HCR a fourni des tentes et autres articles de secours essentiels à 22.000 personnes au Niger, Burkina Faso et Mauritanie. En Mauritanie, le HCR a en outre acheté de la nourriture pour 20.000 personnes et commencé à déménager des réfugiés vers le camp de Mbera, un ancien site, alors que la région connaît un afflux continu de population. Au Niger et au Burkina Faso, des sites ont été identifiés pour reloger, dès que possible, les réfugiés loin de la frontière. Le Mali est confronté depuis le 17 janvier à des attaques de rebelles touareg contre plusieurs localités et positions de l'armée dans sa partie nord. Ces assauts sont menés par des hommes du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi.
Mali : Le président malien Amadou Toumani Touré a procédé à un "réaménagement" de son gouvernement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité
BAMAKO, 2 fév 2012 - Le président malien Amadou Toumani Touré a procédé à un "réaménagement" de son gouvernement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité, d'après un "décret" rendu public jeudi soir. Le général Sadio Gassama, précédemment ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, est nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants, est-il écrit dans ce décret présidentiel "portant réaménagement du gouvernement" et lu à la télévision publique ORTM. Natié Pléa, qui détenait le portefeuille de la Défense, est nommé ministre de la Sécurité intérieure. Le texte ne fournit aucune explication sur les raisons de ce changement, qui intervient sur fond de vaste offensive depuis la mi-janvier de rebelles touareg contre l'armée dans le nord du pays, cependant que le gouvernement est confronté au mécontentement croissant des familles des militaires impliqués dans ces combats. Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga a entamé jeudi à Alger des discussions avec des délégués de l'Alliance du 23 mai, dont des membres combattent aux côtés du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) contre l'armée dans le nord du Mali. L'Alliance du 23 mai rassemble des ex-rebelles touareg qui, après avoir repris les armes en mais 2006, avaient signé avec le gouvernement malien, sous l'égide de l'Algérie, des accords de paix dits "accords d'Alger". Depuis le 17 janvier, le MNLA et d'autres rebelles touareg mènent dans le nord malien une offensive visant, selon un porte-parole du mouvement, à libérer "le peuple de l'Azawad" de l'"occupation" du Mali, l'Azawad étant une région naturelle de l'ouest au nord du Mali considérée comme le berceau des Touareg. Les rebelles ont attaqué plusieurs villes : Ménaka, Aguelhoc et Tessalit, puis Léré et Niafunké. Ces attaques ont fait plusieurs morts et blessés des deux côtés, chaque camp faisant état de lourdes pertes chez l'adversaire, mais leurs bilans sont difficiles à confirmer de sources indépendantes. Les assauts ont provoqué l'exode de milliers de personnes, qui ont trouvé refuge dans des campements au Mali, mais aussi au Niger et en Mauritanie. Des familles des militaires engagés dans le Nord, qui dénoncent le silence sur la situation de leurs proches et, selon elles, la "mollesse du pouvoir" face aux rebelles, expriment depuis mardi leur colère. Ces manifestations de rue se sont poursuivies jeudi à Bamako, Ségou (centre) et surtout à Kati, ville-garnison à 15 km de la capitale, où, selon des témoins, des propriétés de Touareg ont été saccagées.
Mali: L'Inde va prêter au Mali 100 millions de dollars pour un projet d'interconnexion de réseaux électriques entre Bamako et Sikasso en passant par la ville de Bougouni
BAMAKO, 12 jan 2012 - L'Inde va prêter au Mali 100 millions de dollars (plus de 78,5 millions d'euros) pour un projet d'interconnexion de réseaux électriques, indique un communiqué conjoint publié jeudi, à l'issue de la visite à New Delhi du président malien Amadou Toumani Touré. Durant la "visite d'Etat en Inde", mercredi et jeudi, du président Touré en compagnie d'une forte délégation, les autorités maliennes et indiennes ont signé "un accord pour une ligne de crédit du gouvernement indien de 100 millions de dollars américains pour un projet d'interconnexion électrique entre Bamako et Sikasso (sud)" en passant par la ville de Bougouni (sud), affirme ce communiqué, en anglais, obtenu par l'AFP. Les deux parties ont également signé un protocole d'accord relatif à "la coopération dans le domaine de la géologie et des ressources minérales", ajoute-t-il, sans plus de détails. Ces deux accords ont été évoqués jeudi par le quotidien gouvernemental malien L'Essor, selon lequel le prêt indien est "destiné au financement de la deuxième phase du projet dinterconnexion électrique entre le Mali et la Côte dIvoire", pays frontalier du sud du Mali. Selon le communiqué conjoint, le Mali et l'Inde ont par ailleurs "convenu d'approfondir leur partenariat, avec plus de programmes et projets concrets, et de l'étendre à de nouveaux domaines de coopération". D'après la même source, "l'Inde a noté avec gratitude l'invitation faite par le Mali à investir dans son industrie minière, l'agriculture, la transformation alimentaire, les produits laitiers, l'aviculture, la culture du coton, l'industrie pharmaceutique" ou encore le secteur de l'automobile et des deux-roues, et elle s'est dite prête à "collaborer avec le Mali dans ces domaines". Au plan politique, l'Inde a remercié le Mali pour son soutien à sa candidature à un siège de membre permanent au sein d'un Conseil de sécurité "élargi" à l'ONU, dans le cadre d'une réforme souhaitée par plusieurs pays. Les deux pays "ont fermement condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations". Amadou Toumani Touré, qui effectuait en Inde son premier séjour depuis son élection en 2002, s'est entretenu durant sa visite avec plusieurs opérateurs économiques et autorités de ce géant d'Asie, dont la présidente Pratibha Patil, le Premier ministre Manmohan Singh -chef de l'exécutif-, qu'il a invités à des visites d'Etat au Mali.
Mali: Le Fonds monétaire international a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé un nouvel accord triennal en faveur du Mali portant sur un prêt de 46,3 millions de dollars, dont une première tranche de 9,3 millions de dollars sera immédiatement débloquée
WASHINGTON, 27 déc 2011 - Le Fonds monétaire international a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé un nouvel accord triennal en faveur du Mali portant sur un prêt de 46,3 millions de dollars, dont une première tranche de 9,3 millions de dollars sera immédiatement débloquée. Cet accord au titre de la "facilité de crédit élargie" était attendu. "Les autorités maliennes ont demandé un nouvel accord auquel le conseil d'administration a exprimé son soutien", avait indiqué un porte-parole de l'institution il y deux semaines. Le FMI estime que les perspectives économiques à moyen terme pour le Mali sont "favorables, mais présentent toutefois des risques baissiers". Il estime que la croissance économique du pays, tirée par l'agriculture et l'exploitation de mines d'or, restera supérieure à 5%. Le nouveau prêt en faveur du Mali vient "à l'appui de sa stratégie de promotion de la croissance et de lutte contre la pauvreté", a souligné le FMI. Ce prêt prend le relais d'un précédent accord conclu en 2008, qui a expiré le 22 décembre. Le 12 décembre le conseil d'administration du FMI avait donné son feu vert à un versement final dans le cadre de cet accord précédent, permettant le déboursement de 9,3 millions de dollars et portant à 82,1 millions de dollars le total des montants déboursés dans ce cadre.
Mali: Le Fonds monétaire international a indiqué mardi que le Mali lui avait demandé un nouveau prêt, après l'expiration d'un autre accordé en 2008
WASHINGTON, 13 déc 2011 - Le Fonds monétaire international a indiqué mardi que le Mali lui avait demandé un nouveau prêt, après l'expiration d'un autre accordé en 2008. "Les autorités maliennes ont demandé un nouvel accord auquel de conseil d'administration a exprimé son soutien", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'institution dans un communiqué. Ce porte-parole a ajouté que le prêt serait examiné "dans les jours à venir", sans préciser son montant ni la durée sur laquelle il serait versé. Le conseil d'administration du FMI a donné lundi son feu vert à un versement final de 9,3 millions de dollars, portant à 82,1 millions de dollars le total des montants déboursés dans le cadre d'un prêt accordé en mai 2008. Il avait souligné que les perspectives économiques pour le Mali étaient "positives, quoique soumises à des risques". Sa dernière prévision économique, datant de septembre, est de 5,5% de croissance en 2012, après 5,3% en 2011.
Mali: Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir approuvé la dernière tranche d'un prêt au Mali, estimé à 9,3 millions de dollars, portant le total des montants déboursés dans le cadre de ce prêt accordé en mai 2008 à 82,1 millions de dollars
WASHINGTON, 12 déc 2011 - Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir approuvé la dernière tranche d'un prêt au Mali, qui prévoit de se passer désormais de son financement. L'institution de Washington a indiqué que son conseil d'administration avait donné son feu vert à un versement final de 9,3 millions de dollars, portant le total des montants déboursés dans le cadre de ce prêt accordé en mai 2008 à 82,1 millions de dollars. En 2012, le Mali compte faire sans le FMI. "Les besoins de financement extérieurs seront principalement satisfaits par des dons et des prêts concessionnels [à des taux d'intérêt inférieurs au marché, ndlr], bien qu'un montant limité d'emprunts non concessionnels soit permis pour financer des projets d'infrastructures à rendement élevé", a expliqué le Fonds. "Les perspectives économiques sont positives, quoique soumises à des risques", a estimé l'institution. Sa dernière prévision économique, datant de septembre, est de 5,5% de croissance en 2012, après 5,3% en 2011. Le Fonds a appelé le gouvernement à maintenir des politiques "prudentes" et à mener les réformes nécessaires "pour réduire la vulnérabilité, diversifier l'économie, augmenter encore la croissance, et réduire la pauvreté". Le FMI y inclut un renforcement de la régulation financière, une privatisation de la Banque de l'habitat du Mali et de la Compagnie malienne pour le développement des textiles, une amélioration de la productivité et des finances d'Electricité du Mali, et "une protection sociale bien ciblée".
Mali: Le gouvernement malien a proposé à la classe politique un calendrier pour les élections de 2012 au Mali, prévoyant le 1er tour de la présidentielle le 29 avril en même temps qu'un référendum constitutionnel
BAMAKO, 18 oct 2011 - Le gouvernement malien a proposé à la classe politique un calendrier pour les élections de 2012 au Mali, prévoyant le 1er tour de la présidentielle le 29 avril en même temps qu'un référendum constitutionnel, a-t-on appris mardi à Bamako de source officielle. Ce calendrier, élaboré par le ministère de l'Administration territoriale (Intérieur), a été soumis aux différents acteurs du processus électoral, a affirmé à l'AFP un responsable de ce ministère qui organise les scrutins sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) au Mali. Outre le premier tour de la présidentielle et le référendum constitutionnel du 29 avril avec un éventuel second tour deux semaines plus tard, le 13 mai, il propose que les deux tours des législatives aient lieu les 1er et 22 juillet. Le projet de révision de la Constitution, adopté en août dernier par l'Assemblée nationale, prévoit la création d'un Sénat mais il ne touche pas à la durée du mandat présidentiel (un quinquennat renouvelable une fois). Les acteurs du processus électoral doivent réfléchir au calendrier proposé et donner leur avis, la décision finale appartenant au gouvernement, a indiqué le responsable au ministère, précisant que "la date de passation du pouvoir au nouveau président de la République est maintenue au 8 juin" 2012. L'actuel président Amadou Toumani Touré, élu en 2002 et réélu en 2007, doit céder le pouvoir à l'issue de ses deux mandats successifs maximum, conformément à la Constitution. Selon des chiffres officiels, quelque 7 millions de Maliens seront appelés aux urnes dans environ 25.000 bureaux de vote sur le territoire national et à l'étranger. Le Mali compte un peu plus de 14 millions d'habitants, selon de récentes estimations (juillet 2011) du World Factbook, publication annuelle de la Centrale américaine de renseignement CIA.
Mali: L'ancien président de la Commission de l'UEMOA Soumaïla Cissé, a été investi dimanche candidat à la présidentielle malienne de 2012 par son parti
BAMAKO, 18 sept 2011 - L'ancien président de la Commission de l'Union économique et monétaire d''Afrique de l'ouest (Uémoa), Soumaïla Cissé, a été investi dimanche candidat à la présidentielle malienne de 2012 par son parti, a constaté un journaliste de l'AFP. "A l'issue de nos travaux, Soumaïla Cissé a été unanimement désigné et investi candidat de l'Union pour la République et la démocratie (URD) à la présidentielle de 2012", a déclaré à la presse Amadou Diallo, membre de l'instance dirigeante du parti. Juste après l'annonce de cette investiture, les militants du parti réunis depuis samedi à Bamako pour désigner leur candidat, ont scandé: " Soumi (diminutif de Soumaïla) candidat! Soumi président!". "J'accepte de porter les couleurs de mon parti. C'est un redoutable honneur. La campagne se fera avec tous les militants du parti à travers le pays ", a déclaré à l'AFP M. Cissé après sa désignation. "Nos priorités? Nos thèmes de campagne? Il y a notamment l'éducation, la sécurité, la bonne gouvernance et le problème de l'emploi qui est une bombe à retardement " a-t-il ajouté. Ancien ministre des Finances, Soumaïla Cissé à 62 ans. Il est ingénieur en informatique, mais a également une formation de gestionnaire d'entreprise. Avec 27 députés à l'Assemblée nationale du Mali, l'URD (majorité présidentielle) est le second parti sur l'échiquier politique par son poids. Elu en 2002, réélu en 2007, l'actuel président Amadou Toumani Touré a annoncé qu'il quitterait le pouvoir en 2012 conformément à la Constitution qui stipule que le président est élu pour cinq ans et "n'est rééligible qu'une seule fois". La date de la présidentielle, couplée à des élections législatives et locales, n'a pas encore été fixée, mais le premier tour devrait avoir lieu en avril.
Mali: L'Assemblée nationale du Mali a adopté mardi un projet de révision de la Constitution, prévoyant la création d'un Sénat, qui doit être soumis à un référendum à une date non fixée
BAMAKO, 2 août 2011 - L'Assemblée nationale du Mali a adopté mardi un projet de révision de la Constitution, prévoyant la création d'un Sénat, qui doit être soumis à un référendum à une date non fixée, a constaté un journaliste de l'AFP à Bamako. Ce projet de révision, qui ne touche pas à la durée du mandat présidentiel (cinq ans renouvelable une fois), a été adopté à l'issue d'un vote auquel ont pris part 145 des 147 députés de l'Assemblée nationale: il y a eu 141 voix pour, trois contre et une abstention. Le texte, qui doit être soumis à un référendum, prévoit notamment la création du Sénat qui remplacerait le Haut conseil des collectivités territoriale. Le parlement malien est actuellement monocaméral. Autre modification contenue dans le projet: "c'est le président de la République qui définit la politique de la Nation" et non le Premier ministre aux termes de l'actuelle Constitution, datant de 1992. La révision constitutionnelle, si elle est adoptée par référendum, autoriserait par ailleurs le chef de l'Etat à nommer le président de la Cour constitutionnelle, qui est actuellement élu par les membres de cette institution. Cette cour resterait chargée du règlement des contentieux électoraux mais ne promulguerait plus les résultats des élections présidentielle et législatives, mission qui devrait être confiée à une Agence générale aux élections, qui sera créée et chargée d'organiser les scrutins. En outre, selon le texte de révision, le président de la République pourrait démettre le Premier ministre sans que ce dernier ne donne sa démission. D'après la Constitution en vigueur, c'est le Premier ministre qui doit donner sa démission. Oumar Mariko, député du seul parti de l'opposition parlementaire qui a voté contre le projet de révision constitutionnelle, a estimé que le texte représentait "un recul démocratique". "Il y a un renforcement excessif des pouvoirs du président de la République", qui deviendrait "un hyper président, un véritable monarque", a dit M. Mariko, candidat déclaré à la présidentielle prévue en 2012. "Souvent en Afrique, quand on révise une Constitution, c'est pour changer le durée du mandat présidentiel. Pour une fois, ce n'est pas le cas", a relevé Kassoum Tapo, membre d'un parti de la majorité présidentielle, qui se réjouit notamment que la modification renforcerait "la possibilité de voir juger le président de la République". L'actuel président malien, Amadou Toumani Touré, doit quitter le pouvoir en 2012 conformément à la Constitution selon laquelle le chef de l'Etat "n'est rééligible qu'une seule fois". Elu en 2002, M. Touré avait été réélu en 2007.
Mali: Ces deux dernières années le Mali a perdu plus de 50 milliards de FCFA de recettes et 8.000 emplois dans le secteur touristique à cause notamment des menaces terroristes au Sahel et au Sahara
BAMAKO, 31 juil 2011 - Le Mali a perdu ces deux dernières années plus de 50 milliards de FCFA (plus de 76 millions d'euros) de recettes et 8.000 emplois dans le secteur touristique à cause notamment des menaces terroristes au Sahel et au Sahara, selon un document officiel reçu dimanche par l'AFP. Le constat a été fait lors d'une rencontre du Comité de défense, qui a réuni autour du chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré des responsables militaires et civils, d'après le communiqué de cette réunion. Les participants à la réunion "se sont fortement préoccupés des menaces terroristes dans la bande sahélo-saharienne et ont dénoncé le lynchage médiatique dont le Mali est victime". "Ils ont aussi déploré la baisse notoire des recettes touristiques durant ces deux dernières années. Cette situation a provoqué la perte de plus de 50 milliards de FCFA et de 8.000 emplois", indique le communiqué. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont recommandé à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans des zones désertiques et semi-désertiques de plusieurs pays du Sahel dont le Mali, la Mauritanie et le Niger en raison de menaces pour leur sécurité. Plusieurs sites touristiques maliens sont situés dans le nord désertique, bande saharienne où sont actives depuis plusieurs mois des unités d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), à l'origine d'attaques, enlèvements et divers trafics. D'après le communiqué, la réunion du Comité de défense a aussi abordé la question de la sécurisation des axes routiers et des sites touristiques au Mali. Le président Touré a "insisté sur l'harmonisation des démarches et des stratégies ainsi que les approches en matière de sécurité et de développement du secteur touristique" au Mali, indique-t-il. En juin, un responsable gouvernemental malien avait annoncé à l'AFP qu'un plan de sécurisation des sites touristiques était en cours d'élaboration, sur le modèle du "plan Vigipirate", dispositif antiterroriste existant en France.
Mali: Le président du principal parti politique malien, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dioncounda Traoré, également président de l'Assemblée nationale, a été désigné candidat à la présidentielle de 2012
BAMAKO, 23 juil 2011 - Le président du principal parti politique malien, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dioncounda Traoré, également président de l'Assemblée nationale, a été désigné candidat à la présidentielle de 2012, a appris samedi l'AFP de source officielle. Sept autres personnes étaient candidats pour représenter l'Adéma, membre de la majorité présidentielle, au scrutin prévu en avril 2012. Elles ont suivi les recommandations d'une "commission des bons offices" mise en place pour faciliter le choix du représentant de l'Adéma, et "ont toutes accepté le verdict final", a affirmé Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, président de cette commission. Dioncounda Traoré, 69 ans, a occupé plusieurs postes ministériels (Affaires étrangères, Fonction publique, Défense) avant de devenir président de l'Assemblée nationale. L'Adéma compte 54 députés sur les 147 siégeant à l'Assemblée nationale et a été au pouvoir sous la présidence d'Alpha Oumar Konaré (1992-2002). Elu en 2002, réélu en 2007, le président Amadou Toumani Touré doit quitter le pouvoir en 2012 conformément à la Constitution qui stipule que le président est élu pour cinq ans et "n'est rééligible qu'une seule fois".
Mali: Le groupe bancaire français BPCE a acquis 19,4% du capital de la Banque nationale de développement agricole du Mali auprès de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest PARIS, 11 juil 2011 - Le groupe bancaire français BPCE a acquis 19,4% du capital de la Banque nationale de développement agricole du Mali (BNDA) auprès de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), selon un communiqué publié lundi. Dans le détail, la filiale BPCE International et Outre-Mer (IOM) prendra 9,7% du capital et le Crédit Coopératif, membre du groupe BPCE, 9,7%. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. Cette prise de participation s'inscrit dans le cadre du développement international de BPCE en banque de détail en Afrique sub-saharienne, considérée comme un "axe stratégique prioritaire". Créée en 1982, la BNDA possède une clientèle de particuliers, d'entreprises et de coopératives. En 2010, elle a affiché un produit net bancaire de 27,1 millions d'euros et dégagé un bénéfice net de 5,4 millions. Elle compte 270 collaborateurs et 29 agences. Le directeur de BPCE-IOM, Philippe Garsuault, a été nommé administrateur de la BNDA. BPCE avait annoncé, le 4 juillet, l'acquisition de 75% du capital de la Banque malgache de l'Océan indien (BMOI) auprès de BNP Paribas, via sa filiale BPCE IOM.
Mali: Le Plan opérationnel du Programme de développement de la justice est estimé à plus de 48 milliards de FCFA
Bamako, 13 juin 2011 - Le Comité de pilotage du Plan opérationnel du Programme décennal de développement de la justice (PRODEJ) a tenu sa toute première réunion le jeudi 9 juin, à l’hôtel El Farouk Kempinsky. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maharafa Traoré. C’était en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré, et du Directeur de la Coopération Canadienne, Louis Vérin. Inscrit dans le cadre des objectifs définis par le Programme décennal de développement de la justice (PRODEJ), le Comité de pilotage du Plan opérationnel du programme a tenu sa première réunion le jeudi 9 juin. Aussi, le Directeur de la Coopération Canadienne s’en est-il réjoui. Avant d’ajouter, qu’au regard de toutes les évaluations faites, il s’est avéré que si le PRODEJ avait atteint ses objectifs dans plusieurs domaines de la réforme judiciaire, il restait encore beaucoup à faire pour obtenir un véritable renouveau de la justice malienne. En outre, les acquis du PRODEJ demeurent fragiles et nécessitent un suivi, voire un renforcement, constant. S’adressant aux membres du Comité de pilotage, Louis Vérin a déclaré: «le présent Plan opérationnel, dont vous avez la lourde charge de superviser la mise en œuvre, est issu des travaux de l’atelier tenu du 10 au 14 août à Sélingué. Son élaboration a bénéficié de l’assistance technique et financière du Canada, du Danemark et du Programme des Nations Unies pour le Développement». Le ministre Maharafa Traoré a lui aussi, exprimé son réel plaisir de présider la première réunion du Comité de pilotage du Plan opérationnel. Un plan qui, selon lui, s’inscrit dans la dynamique enclenchée par les acteurs de la justice depuis l’adoption d’un Pacte pour le renouveau du service public de la justice. «Il constitue, assurément, une réponse du gouvernement aux multiples dysfonctionnements auxquels notre système judiciaire est confronté». Et le ministre de la Justice d’ajouter que des efforts remarquables avaient été, certes, faits dans le cadre de la recherche de solutions à ces problèmes, mais que beaucoup reste à faire. D'où la nécessaire mobilisation de tous pour atteindre l’objectif, à savoir renforcer l'ancrage de l'Etat de droit, garantir la paix sociale et promouvoir le développement. Pour conclure, Maharafa Traoré dira: «plus que jamais, toutes les parties prenantes, à savoir gouvernement, société civile et partenaires techniques et financiers, doivent conjuguer leurs efforts, en vue de l’atteinte des objectifs assignés au PRODEJ». Pierre Fo’o Medjo
Mali: Plusieurs organisations religieuses et de la société civile du Mali, ainsi que les syndicats, ont appelé à la tenue d'élections "transparentes" en avril 2012 et vont mettre en place "une structure de veille"
BAMAKO, 25 avr 2011 - Plusieurs organisations religieuses et de la société civile du Mali, ainsi que les syndicats, ont appelé à la tenue d'élections "transparentes" en avril 2012 et vont mettre en place "une structure de veille", selon un communiqué transmis lundi à l'AFP à Bamako. Ces organisations estiment que la première étape pour que les élections générales (présidentielle, législatives et locales) se déroulent dans la régularité et la transparence, est de doter le Mali "d'un fichier électoral fiable". C'est "urgent", souligne le texte signé par Le Forum des organisations de la société civile, le groupement des commerçants, le Haut conseil islamique du Mali, l'archevêché de Bamako et les syndicats. Elles ont décidé de créer une Alliance pour des élections régulières et transparentes (APERT) qui va mettre en place une "structure de veille" chargée de surveiller les préparatifs des scrutins. Selon plusieurs experts, l'actuel fichier électoral "ne tient pas du tout la route" pour servir de base à l'organisation d'élections réguilères et transparentes en 2012. Le gouvernement malien du président Amadou Toumani Touré, au pouvoir depuis 2002 et qui a annoncé qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat, envisage de mettre en place un fichier biométrique, avec des cartes d'électeurs informatisées.
Mali: La présidence malienne a rendu publique mercredi la liste du gouvernement du nouveau Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, comportant 32 membres incluant des responsables de l'opposition
BAMAKO, 7 avr 2011 - La présidence malienne a rendu publique mercredi la liste du gouvernement du nouveau Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, comportant 32 membres incluant des responsables de l'opposition. Parmi ces opposants, figure le docteur Bokary Treta, du Rassemblement pour le Mali (RPM, de l'ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Kéita), nommé ministre de l'Elevage et de la Pêche. Djiguiba Kéita, membre du Parti pour la renaissance nationale (Parena, de l'ex-ministre Tiébilé Dramé), est le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports dans cette équipe comptant trois membres de plus que l'équipe du Premier ministre Modibo Sidibé qui a démissionné sans explication le 30 mars. Certains postes clés ne changent pas de titulaires par rapport au précédent gouvernement: Natié Pléa reste à la Défense, le général Sadio Gassama à la Sécurité Intérieure, Aghatam Ag Alhassane à l'Agriculture et Maharafa Traoré à la Justice. En revanche, d'autres maroquins importants changent de main, comme celui des Affaires étrangères, confié à Soumeylou Boubèye Maïga, journaliste de formation et membre influent de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma, mouvance présidentielle). M. Maïga, qui remplace Moctar Ouane, est aussi spécialiste des questions de sécurité et ex-ministre de la Défense de l'ancien président (1992-2002) Alpha Oumar Konaré. M. Maïga devrait, selon les observateurs, contribuer à réchauffer les relations du Mali avec des pays du Sahel comme l'Algérie. Le ministère de la Communication est désormais dirigé par le journaliste Sidiki Konaté, qui était jusqu'à sa nomination directeur général de l'Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM). M. Konaté, qui remplace Mme Diarra Mariam Diallo, est par ailleurs porte-parole du gouvernement. Les candidats quasiment déclarés à l'élection présidentielle prévue en 2012 quittent le gouvernement. Parmi eux, l'ancien ministre de l'Emploi, Ibrahima Ndiaye. Autres personnalités non reconduites à leurs postes: Mamadou Diarra (ex-Energie), Abou-Bakar Traoré (ex-Mines), Ahmadou Abdoulaye Diallo (ex-Industrie), Sanoussi Touré (ex-Economie et Finances). L'ex-ministre délégué au Budget, Lassine Bouaré, est promu ministre de l'Economie et des Finances. Selon la présidence malienne, ce gouvernement devra notamment organiser des élections générales - dont la présidentielle - en 2012. Le chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré, qui terminera l'année prochaine son second et dernier quinquennat, a déjà déclaré qu'il n'a pas de dauphin. La nouvelle équipe devra aussi poursuivre les réformes de l'Etat. Un ministère de la réforme de l'Etat a été spécialement créé, il est dirigé par Daba Diawara, un ex-ministre du Travail. Née il y a 63 ans à Tombouctou (nord), Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est la première femme nommée Premier ministre au Mali. Ancienne ministre, ancienne fonctionnaire internationale, elle n'est pas connue comme membre active d'un parti politique malien.
La liste complète du gouvernement du 07 avril 2011:
Premier ministre:
Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé
1- Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement ; Monsieur Tiémoko SANGARE ;
2- Ministre du Travail et de la Fonction Publique ; Monsieur Abdoul Wahab BERTHE ;
3- Ministre de l’Equipement et des Transports ; Monsieur Hamed Diané SEMEGA ;
4- Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales ; Général Kafougouna KONE ;
5- Ministre de l’Elevage et de la Pêche ; Docteur Bokary TRETA
6- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ; Monsieur Soumeylou Boubeye MAIGA ;
7- Ministre de la Santé ; Madame DIALLO Madeleine BA ;
8- Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ; Monsieur Modibo KADJOKE ;
9- Ministre de l’Artisanat et du Tourisme ; Monsieur Mohamed EL MOCTAR ;
10- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants ; Monsieur Natié PLEA ;
11- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile ; Général Sadio GASSAMA ;
12- Ministre de l’Agriculture ; Monsieur Aghatam AG ALHASSANE ;
13- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales ; Monsieur Salikou SANOGO ;
14- Ministre de la Justice, Garde des sceaux ; Monsieur Maharafa TRAORE ;
15- Ministre de l’Economie et des Finances ; Monsieur Lassine BOUARE ;
16- Ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce ; Madame SANGARE Niamoto BA
17- Ministre de la Jeunesse et des Sports ; Monsieur Djiguiba KEITA ;
18- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Madame SIBY Ginette BELLEGARDE ;
19- Ministre du Logement des Affaires Foncières et de l’Urbanisme ; Monsieur Yacouba DIALLO ;
20- Ministre de la Culture ; Monsieur Hamane NIANG ;
21- Ministre de la Réforme de l’Etat ; Monsieur Daba DIAWARA ;
22- Ministre des Mines ; Monsieur Amadou CISSE ;
23- Ministre de l’Energie et de l’Eau ; Monsieur Habib OUANE ;
24- Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies ; Monsieur Modibo Ibrahim TOURE ;
25- Ministre des Relations avec les Institutions ; Monsieur Abdoulaye SALL ;
26- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine ; Monsieur Badara Aliou MACALOU ;
27- Ministre de la Communication, Porte parole du Gouvernement ; Monsieur Sidiki N’Fa KONATE ;
28- Ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées ; Monsieur Harouna CISSE ;
29- Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; Docteur KONARE Mariam KALAPO ;
30- Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé du Développement Intégré de la Zone Office du Niger ; Monsieur Abou SOW ;
31- Ministère délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget ; Monsieur Sambou WAGUE ;
32- Ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, chargé de la Décentralisation ; Monsieur David SAGARA
Mali: Le président malien, Amadou Toumani Touré, a nommé une femme, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, au poste de Premier ministre, une première dans l'histoire du Mali
BAMAKO, 3 avr 2011 - Le président malien, Amadou Toumani Touré, a nommé une femme, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, au poste de Premier ministre, une première dans l'histoire du Mali, selon un décret présidentiel lu dimanche soir à la télévision Ancienne ministre, ancienne fonctionnaire internationale, Mme Cissé, âgée d'une soixantaine d'années, n'est pas connue comme membre active d'un parti politique malien. De source proche de la présidence de la République, on précise que le gouvernement qu'elle va diriger sera en particulier chargé d'engager des réformes politiques et d'organiser des élections générales - dont une présidentielle - transparentes en 2012. Le président malien qui achève son deuxième et dernier quinquennat à la tête du Mali, n'est pas candidat à la présidentielle. Le prédécesseur de Mme Cissé, Modibo Sidibé, 58 ans, en poste depuis 2007, avait présenté sa démission le 30 mars, sans qu'aucune explication n'ait été fournie officiellement. Plusieurs journaux ont évoqué la probabilité d'une candidature de Modibo Sidibé à la présidentielle pour le compte de l'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ, majorité) de l'ex-président (1992-2002) malien Alpha Oumar Konaré. M. Sidibé n'a lui-même jamais publiquement commenté cette éventualité.
Mali: Le Premier ministre malien Modibo Sidibé, en poste depuis septembre 2007, a présenté sa démission au président Amadou Toumani Touré, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle
BAMAKO, 30 mars 2011 - Le Premier ministre malien Modibo Sidibé, en poste depuis septembre 2007, a présenté sa démission au président Amadou Toumani Touré, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, ont affirmé à l'AFP des sources officielles. La démission de M. Sidibé a été acceptée par le président Touré, ont précisé ces sources jointes à la présidence et au cabinet du Premier ministre. La démission du Premier ministre entraîne celle de son gouvernement. Aucune des sources officielles interrogées par l'AFP n'était en mesure de se prononcer sur une éventuelle reconduction à son poste de M. Sidibé, 58 ans, ou son remplacement par une autre personnalité, et aucune explication n'était disponible sur cette démission. "Le président Touré veut redonner un nouveau souffle à l'action gouvernementale", a commenté un membre de l'entourage présidentiel, refusant de s'exprimer davantage. Modibo Sidibé avait été nommé Premier ministre en septembre 2007 en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga, qui dirigeait le gouvernement depuis 2004. Né le 7 novembre 1952 à Bamako, ce juriste, policier également détenteur d'un doctorat en criminologie selon sa biographie officielle, est considéré comme un proche du président Amadou Toumani Touré. Avant sa nomination comme chef de gouvernement, Modibo Sidibé était secrétaire général de la présidence. Il a été ministre pendant dix ans sous la présidence (1992-2002) d'Alpha Oumar Konaré: d'abord chargé de la Santé de 1992 à 1997, puis des Affaires étrangères et des Maliens de l'extérieur (1997-2002). Il est le frère cadet de Mandé Sidibé, qui fut lui-même Premier ministre sous la présidence de M. Konaré. Alpha Oumar Konaré a quitté le pouvoir après deux quinquennats, à l'issue d'une présidentielle remportée par Amadou Toumani Touré en 2002. M. Touré achève en 2012 son second et dernier mandat conformément à la Constitution. Il a déjà affirmé qu'il ne modifierait pas la Constitution pour pouvoir se représenter. Selon la loi fondamentale malienne, "le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n'est rééligible qu'une seule fois". Ces dernières semaines, plusieurs journaux ont évoqué la probabilité d'une candidature de Modibo Sidibé à la présidentielle pour le compte du parti de M. Konaré, l'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ, majorité). Le 7 mars, l'astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra avait présenté son parti, le Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM), dans la perspective de la présidentielle de 2012. Son entourage ne cache pas qu'il sera candidat au scrutin et le présente comme "une chance pour le Mali".
Mali: Le président malien Amadou Toumani Touré a annoncé l'ouverture de plusieurs chantiers dans les domaines de l'éducation, de la santé et des mines pour "développer" le Mali en 2011
BAMAKO, 31 déc 2010 - Le président malien Amadou Toumani Touré, dans un discours prononcé à l'occasion du nouvel an, a annoncé l'ouverture de plusieurs chantiers dans les domaines de l'éducation, de la santé et des mines pour "développer" le Mali en 2011. Affirmant que l'éducation nationale reste une priorité, il a annoncé le démarrage de la construction d'une cité universitaire "pour un côut d'un peu plus de 25 milliards de Fcfa". Sur plan sanitaire, rappelant que les investissements en matière "d'infrastrucures sanitaires au cours de l'an 2010 se sont élevés à plus de 30 milliards de Fcfa", le chef de l'Etat a annoncé pour 2011 la poursuite des efforts en matière de santé à travers notamment la constrution d'un centre de radiothérapie, pour trois milliards de Fcfa, et d'un centre de chirurgie cardio-vasculaire. Il a par ailleurs annoncé que la poursuite de activités de recherches minières et pétrolière. L'or est depuis quelques années la première source de devises du Mali, bien avant le coton. En 2010, la production d'or, a été de 46 tonnes pour des recettes de 150 milliards de Fcfa. "Il est prévu une production industrielle d'or de 56 tonnes pour 2011, et 58 tonnes en 2012 et une productin artisanale de 4 tonnes par an", a dit le président. Afin d'accélérer le processus de décentralisation, il a ajouté qu'en 2011 il proposerait un nouveau découpage administratif qui devrait à terme porter à dix-neuf les régions administratives actuellement au nombre de huit. Le président a également affirmé que l'effort sera soutenu en 2011 dans le domaine des infrastructures rouières. Jeudi, le Mali et la Chine ont signé des accords de prêts et des dons d'un montant total de 103 millirads de Fcfa, devant notamment permettre le bitumage de plusieurs axes routiers.
Mali: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mardi l'octroi d'un prêt de 65 millions d'euros au Mali pour financier un projet sucrier
TUNIS, 7 déc 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mardi l'octroi d'un prêt de 65 millions d'euros au Mali pour financier un projet sucrier. Comportant deux volets, agricole et industriel, ce projet dit "Projet Sucrier de Markala", vise à augmenter les revenus des acteurs de la filière sur une base durable, précise la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire. Implanté dans la zone de l'Office du Niger, instrument de développement du delta intérieur du fleuve Niger, ce projet agro-industriel devrait créer 8.000 emplois et diversifier la production agricole en introduisant la culture de la canne à sucre, la riziculture et les cultures maraîchères. Il comporte l'aménagement d'une zone irriguée par aspersion de 14.132 hectares de plantations permettant une production annuelle de 1,48 million de tonnes de canne à sucre, ainsi que la mise en oeuvre des plans de gestion environnementale et sociale, ajoute la BAD. PSM comporte également la création d'une usine de transformation en vue d'une production annuelle de 190.000 tonnes de sucre et de 15 millions de litres d'éthanol outre la cogénération de 30 MW d'électricité. Il représente une première opération de partenariat public-privé dans le secteur agro-industriel pour le Mali et la BAD qui opère depuis 1970 dans ce pays et dont les engagements s'y élèvent à 1,09 milliard de dollars pour 93 opérations réalisées.
Mali: A la suite de la visite d'une mission, le FMI a déclaré que le Mali a assaini ses finances publiques et respecte ses engagements, en les maintenant dans les normes plus qu'acceptables
BAMAKO, 1 août 2010 - Le Mali a assaini ses finances publiques, et respecte ses engagements, a déclaré dimanche à l'AFP un responsable du Fonds monétaire international (FMI) à la suite de la visite d'une mission au Mali. "La mission a conclu de manière favorable à la performance dans le cadre des engagements qui avaient été pris par le Mali. Le Mali maintient ses finances dans des normes plus qu'acceptables", a déclaré à l'AFP, M. Alain Féler, représentant du FMI au Mali. "La dette du Mali est désormais 24% du PIB, contre 28%, il y a encore quelques années. Son déficit budgétaire de base représente 1,4% du PIB, et en 2010, la croissance économique sera soutenue", a précisé M. Féler. D'un point de vue global, le Mali a respecté ses engagements financiers avec le FMI. Il a également maintenu le rythme des réformes, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, et l'Etat a réduit de manière satisfaisante son train de vie, selon le représentant du FMI. "Je voudrais souligner que l'an dernier, la croissance du PIB a dû être proche de 4,5% contre 2,8% dans l'espace de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest et 2,1% pour l'Afrique subsaharienne", a-t-il ajouté. "Dans le cadre macro-économique, nous pouvons certifier que le FMI poursuivra ses décaissements pour soutenir le Mali, ce qui est un gage de confiance, qui incitera les bailleurs de fonds à investir pour la croissance et la lutte contre la pauvreté au Mali, a ajouté le représentant du FMI au Mali.
Mali: Le premier cercle des partisans du président malien Amadou Toumani Touré a officialisé, samedi à Bamako, la création d'une formation politique, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), à deux ans de la prochaine élection présidentielle
BAMAKO, 17 juil 2010 - Le premier cercle des partisans du président malien Amadou Toumani Touré a officialisé, samedi à Bamako, la création d'une formation politique, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), à deux ans de la prochaine élection présidentielle. Le ministre de l'Equipement et des transports, Hamed Diane Semega, a été désigné président de ce nouveau parti. "Notre ambition est de soutenir les actions du président de la République", a déclaré à l'AFP M. Semega, selon lequel "une quinzaine de députés venant d'autres partis" se sont déjà engagés à rallier le PDES. Au sein des instances dirigeantes provisoires de ce nouveau parti figurent de nombreux autres ministres en fonction. Le président Amadou Toumani Touré, dit "ATT", achève en 2012 son second et dernier quinquennat. Il a déjà affirmé qu'il ne serait pas candidat à un troisième mandat et qu'il ne modifierait pas la Constitution pour pouvoir l'être. En revanche, il avait publiquement affirmé le 8 juin qu'il soutenait ses partisans du premier cercle dans leur ambition de créer un parti. Interrogé sur les ambitions du nouveau parti, pour la présidentielle de 2012, M. Semega a affirmé: "Pour le moment, le parti ne pense qu'à soutenir le président malien. C'est sur son bilan que les Maliens vont le juger". Cependant, de sources proches du nouveau parti, on n'hésite pas à suggérer que M. Semega est l'un des candidats potentiels pour 2012. "Il n'y a aucun doute, le PDES prépare l'après-ATT. Les cadres de ce parti veulent conserver le pouvoir après sa présidence", analyse le politologue malien Moustapha Coulibaly. Le fait que le nouveau parti compte une vingtaine de vice-présidents fait aussi dire à M. Coulibaly qu'il s'agit "d'une +armée mexicaine+ où tout le monde surveille tout le monde".
Mali: Un projet pilote de production d'électricité hybride, associant diésel et énergie solaire, afin de réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole et de protéger l'environnement, a été lancé dans une commune rurale du Mali
OUELESSEBOUGOU, 13 juin 2010 - Le Mali a lancé dans une commune rurale un projet pilote de production d'électricité hybride, associant diésel et énergie solaire, afin de réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole et de protéger l'environnement. Les travaux de construction de cette petite centrale ont démarré dimanche dans la commune rurale de Ouéléssébougou (80 km au sud de Bamako). "Nous plaçons beaucoup d'espoir dans ce projet pilote qui consistera à produire de l'électricité avec un groupe électrogène fonctionnant au diesel, couplé à un système solaire", a affirmé à l'AFP le ministre malien de l'Energie, Mamadou Igor Diarra. "L'électricité qui sera produite avec ce procédé coûtera moins cher que l'énergie produit avec le carburant. Je veux ajouter que ce système va considérablement réduire la dépendance de notre pays vis-à-vis du pétrole", a-t-il ajouté. Le Mali dispose de quelques barrages hydroélectriques. Il produit également de l'électricité grâce au diesel et au fuel lourd. Chaque année, la société d'Etat Energie du Mali (EDM) débourse 40 à 50 milliards de francs CFA (60 à 76 millions d'euros) pour l'achat du carburant qui fait tourner les turbines. "Ce projet de production d'électricité hybride qui combine énergie conventionnelle et énergie renouvelable,est également une bonne chose d'un point de vue écologique", a commenté, de son côté, Aïssatou Ballo, responsable d'une ONG malienne qui s'intéresse à la préservation de l'environnement. Le coût du projet pilote de Ouéléssébougou, qui devrait être étendu à plusieurs autres localités du Mali, est d'environ 1,1 milliard de francs CFA (1,6 million d'euros), mobilisés par la société Energie du Mali avec l'appui de la Banque pour le commerce et l'industrie (BCI).
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