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L'actualité du Mali
(d'après l'Agence France Presse)

 

Mali: Le président malien de transition a assuré mardi à Bruxelles qu'il "ferait tout" pour que l'élection présidentielle débute le 28 juillet

BRUXELLES, 14 mai 2013 - Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a assuré mardi à Bruxelles qu'il "ferait tout" pour que l'élection présidentielle, réclamée par la communauté internationale, débute le 28 juillet. "Nous ferons tout pour que le 28 juillet, les élections commencent", a dit M. Traoré au cours d'un point de presse avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à Bruxelles. Il a précisé que ni lui ni aucun membre du gouvernement, ne serait candidat à l'élection dont le second tour devrait se tenir début août. "Je ne serai pas candidat, le Premier ministre ne sera pas candidat, les ministres ne seront pas candidats", a-t-il dit, à la veille d'une conférence des pays donateurs du Mali organisée par l'Union européenne et la France. "Nous voulons donner le maximum de chances au peuple malien d'avoir des élections transparentes", a-t-il ajouté. La France, qui intervient militairement au Mali depuis le 11 janvier contre les groupes islamistes qui ont occupé le nord du pays pendant dix mois, insiste pour qu'au moins la présidentielle ait lieu en juillet. Une nécessité selon Paris pour asseoir l'autorité de l'Etat malien, actuellement dirigé par des autorités de transition nommées à la suite d'un putsch militaire en mars 2012 ayant renversé le régime du président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du pays aux mains des jihadistes. La prise de contrôle du Nord par les islamistes armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique a provoqué la fuite massive de quelque 400.000 personnes, réfugiées à l'étranger ou déplacées dans d'autres parties du territoire malien et qui ne sont pas encore retournées chez elles. jri-aje/siu/lbx 

 


Mali: La procédure engagée au Mali contre un journaliste emprisonné pendant près d'un mois pour avoir publié une lettre de soldats en colère a été déclarée "nulle" mardi par un tribunal de Bamako et toutes les poursuites à son encontre sont donc levées

BAMAKO, 30 avr 2013 - La procédure engagée au Mali contre un journaliste emprisonné pendant près d'un mois pour avoir publié une lettre de soldats en colère a été déclarée "nulle" mardi par un tribunal de Bamako et toutes les poursuites à son encontre sont donc levées, a constaté un journaliste de l'AFP. Le tribunal de première instance saisi du dossier à Bamako "déclare nulle sur la forme la procédure engagée contre Boukary Daou", journaliste et directeur de publication du quotidien Le Républicain. Selon l'un des avocats du journaliste, Amidou Diabaté, le tribunal "a estimé que la procédure engagée contre (son) client est nulle. Donc, pas de procès, pas de condamnation, mon client est libre", a-t-il dit. "Je suis fier de la justice malienne, elle a résisté aux pressions, elle a dit le droit. Le dossier est clos et Daou est définitivement libre", a-t-il ajouté. Boukary Daou s'est déclaré, lui, "très ému". "Je remercie l'ensemble de la presse pour son soutien. Je remercie mes avocats. C'est une victoire pour la liberté de la presse au Mali", a-t-il dit. Lors du procès le 16 avril, les avocats de M. Daou avaient demandé l'annulation des poursuites à son encontre, arguant que la procédure sur les délits de presse n'avait pas été convenablement appliquée dans ce dossier. Boukary Daou avait été arrêté le 6 mars à Bamako par les services de renseignement, puis inculpé le 18 mars de "publication de fausses nouvelles" et "incitation à la désobéissance". Il avait été remis en liberté provisoire le 2 avril. Son arrestation faisait suite à la publication d'une lettre ouverte au président malien par intérim Dioncounda Traoré, dans laquelle des "soldats au front" dans le nord du Mali, "révoltés par les avantages accordés" au capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'Etat en mars 2012, aujourd'hui à la tête d'un comité chargé de réformer l'armée, menaçaient de déserter. Le putsch du 22 mars 2012 avait renversé le régime du président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains d'islamistes armés liés à Al-Qaïda, qu'une intervention franco-africaine lancée en janvier a en partie chassés des principales villes de la région. Après l'arrestation de Boukary Daou, les journalistes de la presse privée malienne avaient déclenché une opération "journées presse morte" de plusieurs jours, suivie d'un boycottage des activités du gouvernement. sd-stb/sd 


Mali: Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi la création d'une force de maintien de la paix de 12.600 Casques bleus chargée de stabiliser le nord du Mali

NEW YORK, 25 avr 2013 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi la création d'une force de maintien de la paix de 12.600 Casques bleus chargée de stabiliser le nord du Mali après l'intervention française contre les islamistes qui contrôlaient cette région. Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui prendra le relais de la Misma (force panafricaine), sera déployée au 1er juillet prochain, si les conditions de sécurité le permettent, et "pour une période initiale de 12 mois". Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante, indique la résolution, mise au point par la France et adoptée à l'unanimité. La Minusma comprendra au maximum 11.200 soldats et 1.440 policiers, dont des "bataillons de reserve capables de se déployer rapidement". Le texte autorise "les troupes françaises (...) à intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande" du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Un millier de soldats français doivent rester au Mali pour contrer une éventuelle guérilla des groupes islamistes armés. L'armée française dispose aussi de bases arrières au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Tchad. Le contingent français au Mali doit passer de 3.850 soldats aujourd'hui à 2.000 en juillet et un millier fin 2013. Au plus fort de l'opération Serval, lancée le 11 janvier, il comptait près de 4.500 hommes. La Minusma n'aura pas pour mission la lutte antiterroriste mais devra "stabiliser les centres urbains essentiels, particulièrement dans le Nord" et "empêcher un retour d'éléments armés dans ces zones". Les Casques bleus devront aussi protéger les civils et le patrimoine culturel et contrôler le respect des droits de l'Homme. Ils aideront aussi les autorités maliennes à instaurer "un dialogue politique national", organiser des élections "libres, équitables et transparentes", et promouvoir la réconciliation avec les Touaregs du Nord. Un représentant spécial de l'ONU pour le Mali sera nommé pour diriger la Minusma. avz/lor



Mali: Une conférence des donateurs sur le Mali sera organisée le 15 mai à Bruxelles, co-présidée par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président français François Hollande afin de trouver les fonds pour remédier aux dégâts qu'a pu connaître le Mali sur le plan économique

DAKAR, 08 avr 2013 (AFP) - Le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a confirmé lundi à Dakar la tenue d'une conférence des donateurs sur le Mali le 15 mai à Bruxelles, pour "remédier aux dégâts causés par la guerre" contre les islamistes dans ce pays. "Nous allons préparer une conférence importante à la mi-mai" co-présidée par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président français François Hollande "afin de trouver les fonds pour remédier aux dégâts qu'a pu connaître le Mali sur le plan économique", a déclaré M. Moscovici à la presse. Cette conférence, annoncée en février par M. Barroso sans date précise, aura lieu le 15 mai, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion des ministres des pays membres de la zone franc à laquelle a participé M. Moscovici. "La France est fière d'avoir mené cette intervention. Elle l'a fait parce qu'elle croit à l'intégrité du Mali et parce qu'il y a des valeurs auxquelles elle est attachée", a affirmé M. Moscovici. Une intervention internationale dirigée par la France depuis le 11 janvier a permis de chasser en grande partie du nord du Mali les islamistes qui l'ont occupé pendant plusieurs mois l'an dernier. "La crise a donné un coup d'arrêt à la croissance malienne avec une baisse du PIB de l'ordre de 1,2% en 2012. Les secteurs secondaire et tertiaire sont les plus touchés", mais aussi le secteur de la construction, "à cause du gel d'un grand nombre de projets d'investissements", a déclaré le gouverneur général de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao), Tiémoko Koné Meyliet. La BCEAO est la banque d'émission des huit Etats de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont le Mali est membre. La guerre au Mali a également "affecté le secteur bancaire" dont "les crédits se sont ralentis. Le pays le plus touché est le Sénégal qui a une forte liaison commerciale avec le Mali", a dit M. Meyliet. mrb/stb/lth


Mali: Consultations la Banque Mondiale et le Mali autour du Plan d’actions prioritaires d’urgence (PAPU) qui s'élèvera à 2 510 milliards de FCFA entre 2013 et 2015

Bamako, 27 mars 2013: Le gouvernement du Mali et le bureau de la Banque mondiale ont tenu, le lundi 25 mars, à l’hôtel Laïco Amitié les consultations autour de la préparation de la nouvelle stratégie pays. Les travaux étaient dirigés par le ministre de l’Economie, des finances et du budget, Tiéna Coulibaly et le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Alassane Diagana. Les échanges ont permis de finaliser la nouvelle stratégie pays de la Banque mondiale sur la période 2013-2015. Période pour laquelle le Mali s’est doté d’un plan d’actions prioritaires d’urgence (PAPU) dont le coût global est de 2 510 milliards de FCFA afin de permettre au pays le retour à la normalité sécuritaire, économique et sociale. L’objectif de cette rencontre, qui a regroupé plus d’une centaine d’acteurs étatiques et non étatiques, nationaux et internationaux, est t de conduire une discussion stratégique sur le cadrage des interventions du Groupe de la Banque mondiale au Mali, au cours des deux prochaines années. Elle a été également l’occasion de poursuivre les échanges relatifs aux défis posés par la crise, les enjeux du développement, les éléments de vulnérabilité de l’économie malienne et l’exploration des voies possibles pour construire la résilience. Au cours de cette rencontre capitale, les discussions ont principalement porté sur le projet de Stratégie intérimaire 2014-2015, qui est une contribution à l’opérationnalisation du Plan d’Actions Prioritaires d’Urgence (extrait du CSCRP 2012-2017) et de la feuille de route du gouvernement de transition. En effet, pour mener à bien ces deux principales missions (rétablissement de l’intégrité du territoire national et l’organisation des élections libres et transparentes) le gouvernement a décidé de préparer un plan d’actions prioritaires d’urgence (PAPU). Celui-ci vise le retour à la normalité de la situation sécuritaire, économique et sociale, notamment le maintien des acquis en matière d’accès aux services sociaux de base, la réhabilitation des infrastructures et la sécurité alimentaire des populations à travers la subvention des intrants agricoles. Selon le ministre Tiéna Coulibaly, le coût global du plan de relance 2013-2015 est estimé à 2 510 milliards de FCFA soit 3, 827 milliards d’euros. Le ministre de l’Economie, des finances et du budget de préciser que » le budget d’Etat pour 2013 est orienté vers l’atteinte de ces objectifs. Ainsi, la loi des finances rectificative 2013 intègre pleinement les orientations de la feuille de route et du plan de relance 2013-2014. Elle permet également d’assurer le remboursement de la dette interne et externe « . Toutefois, le ministre Tiéna Coulibaly d’ajouter que « face à l’ampleur et à l’urgence des actions à mener pour couvrir les besoins les plus pressants et pour relancer l’économie malienne, les dotations budgétaires nationales sont insuffisantes « . C’est pourquoi, le gouvernement sollicitera ses partenaires à travers l’organisation au mois de mai prochain à Bruxelles de la conférence internationale sur le Mali. Leur soutien contribuera en particulier à sauvegarder et consolider l’accès aux services sociaux de base, à lutter contre l’insécurité alimentaire, à relancer l’économie et à améliorer les conditions de vie des populations. L’écart de financement à rechercher pour couvrir l’ensemble des dépenses prévues dans le cadrage budgétaire s’élève à 30 milliards de FCFA en 2013 et à 50 milliards de FCFA en 2014. Le gouvernement malien, poursuit le ministre, accorde la plus haute importance à la préparation de cette nouvelle stratégie pays de la Banque mondiale car devant permettre » une approche largement participative, d’échanger à fond sur les rapports entre le gouvernement et les PTF dans la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques et stratégies dans cette période de transition et de la reconstruction post-conflit en vue d’un retour à la normalité« . Il faut souligner qu’en terme de prévisions pour l’année 2013, la croissance économique devrait ressortir à environ 4,8%, soit un gain de 6 points de pourcentage grâce à la reprise des financements extérieurs et une bonne tenue de la production dans le BTP et l’agro-industrie. L’inflation est projetée intérieure à 3% suite à la bonne campagne agricole 2012-2013. Pour le Directeur des opérations de la Banque mondiale au Mali, Ousmane Diagana, » la situation de crise sans précédent que le Mali traverse doit nous pousser à un effort d’introspection et à une évaluation sans complaisance des causes de cette crise, des responsabilités des différents acteurs et de réfléchir à un nouveau type de contrat entre le citoyen, l’Etat et ses partenaires « . Dans cette optique, il a souligné que la Banque mondiale est disposée à jouer toute sa partition dans cet exercice. L’institution, qui a maintenu sa coopération avec le Mali tout au long de la crise, entend l’intensifier par un nouveau programme ciblé avec des projets structurants dans le cadre de la nouvelle stratégie intérimaire de la Banque en cours de préparation pour être approuvée en juin 2013. Youssouf CAMARA




Mali: Le FMI, qui avait versé 18,4 millions de dollars au Mali fin janvier, s'est dit prêt mercredi à debloquer un "deuxième décaissement" de 15 millions de dollars en juin pour venir en aide au pays

WASHINGTON, 13 mars 2013 - Le Mali fait encore face à d'importants problèmes de financement en dépit de la reprise partielle de l'aide internationale, a estimé mercredi le Fonds monétaire international (FMI), qui s'est dit prêt à débloquer 15 millions de dollars pour le pays. "A la suite de l'évolution récente favorable de la situation politique et sécuritaire, les perspectives économiques pour 2013 sont encourageantes (...). Il n'en demeure pas moins que des besoins essentiels ne sont toujours pas financés", a indiqué le FMI à l'issue d'une mission dans le pays. Le FMI, qui avait versé 18,4 millions de dollars au Mali fin janvier, s'est dit prêt mercredi à débloquer un "deuxième décaissement" de 15 millions de dollars en juin pour venir en aide au pays. La France a lancé le 11 janvier une offensive militaire au Mali ayant permis de reprendre les grandes villes du Nord, qui étaient sous le contrôle d'insurgés islamistes. Dans le sillage de cette intervention, plusieurs pays et organisations ont annoncé leur intention de débloquer leur aide au développement mais ce soutien ne suffira pas à combler le trou de 110 millions de dollars que le FMI avait identifié dans le budget 2013. "Le gouvernement (malien) présentera ces besoins aux bailleurs de fonds lors de la table ronde qui doit se tenir en mai à Bruxelles dans l'espoir de combler l'écart de financement qui subsiste pour 2013 et les années à venir", a indiqué l'institution dans son communiqué. Après s'être contracté de 1,2% en 2012, le produit intérieur brut du Mali devrait progresser de 4,8% cette année et l'inflation devrait être ramenée de 5,3% à moins de 3%, grâce aux "bonnes récoltes", a estimé le Fonds. jt/sl/are

 

 
Mali: L'UNICEF a lancé mardi un appel de fonds d'urgence à la communauté internationale de 45 millions de dollars pour venir en aide aux femmes et aux enfants maliens, gravement fragilisés par les troubles dans leur pays

GENEVE, 26 fév 2013 - L'UNICEF a lancé mardi un appel de fonds d'urgence à la communauté internationale de 45 millions de dollars pour venir en aide aux femmes et aux enfants maliens, gravement fragilisés par les troubles dans leur pays, a annoncé une porte-parole de l'agence de l'ONU. Sans ces fonds, "l'UNICEF sera incapable de poursuivre son action visant à sauver des vies parmi les populations déplacées, de même que parmi les réfugiés", a averti la porte-parole. Pour répondre aux besoins de base de ces populations durant les 3 prochains mois, l'UNICEF réclame 45 millions USD. Au Mali, quelque 250.000 personnes ont quitté leurs foyers, et 170.000 autres ont fui à l'étranger, notamment au Niger, au Burkina Faso, et en Mauritanie. Les populations qui sont restées au Nord ont du mal à avoir accès à l'aide humanitaire. Quelque 450.000 enfants au Mali souffrent de malnutrition simple, selon des estimations de l'UNICEF, et 210.000 de malnutrition sévère. Le conflit au Mali a affecté 2,8 millions de personnes, dont 250.000 ont été déplacées et plus de 710.000 sont réfugiées. Le conflit a aussi affecté 700.000 enfants en âge scolaire. mnb/pjt/aub



Mali: L'Union européenne a annoncé vendredi le déblocage de 20 millions d'euros pour aider à la stabilisation du Mali, destinés notamment à la restauration de l'Etat de droit et des services publics comme l'éducation

BRUXELLES, 15 fév 2013 - L'Union européenne a annoncé vendredi le déblocage de 20 millions d'euros pour aider à la stabilisation du Mali, destinés notamment à la restauration de l'Etat de droit et des services publics comme l'éducation. Cette enveloppe s'ajoute aux 250 millions d'euros d'aide publique dont la reprise a été annoncée mardi. La nouvelle enveloppe de 20 millions sera destinée à rétablir l'Etat de droit. Dans le nord du pays, repris aux groupes islamistes armés par l'armée française, les services de sécurité seront dotés de véhicules et d'équipements de communication. L'UE entend aussi aider les autorités maliennes à protéger les centres urbains et les infrastructures sensibles des menaces terroristes, notamment à Bamako. L'aide, qui provient d'un fonds spécial pour la prévention des conflits (Instrument for stability, IfS), permettra aussi de rétablir des services publics de base comme des écoles et des centres médicaux. Une partie servira à promouvoir les initiatives en faveur du dialogue et de la réconciliation au niveau local, notamment grâce à des programmes de radio, et à contribuer au processus électoral. Cette nouvelle aide fait partie de la "réponse globale de l'UE à la crise malienne, et complète les efforts en cours de la part de l'Union", a souligné la Commission dans un communiqué. Elle rappelle le soutien logistique et financier de l'UE à la mission africaine (Misma), d'un montant de 50 millions d'euros, ainsi que la mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM), dont le déploiement effectif doit être approuvé lundi par les ministres des Affaires étrangères de l'UE. Mardi, la Commission avait annoncé la reprise progressive de son aide publique au Mali, qui avait été gelée après le coup d'Etat de mars 2012, pour tirer les conséquences de l'adoption par les autorités maliennes de la feuille de route pour restaurer la démocratie. L'UE avait rappelé que cette aide publique portait sur 250 millions d'euros. La France est intervenue militairement au Mali le 11 janvier face à l'avancée vers Bamako des insurgés islamistes qui occupaient le nord depuis la mi-2012. L'opération de l'armée française a permis en deux semaines de reprendre les grandes villes du Nord occupées pendant près de dix mois par les groupes liés à Al-Qaïda. jlb/cel/ggy




Mali: L'Union européenne a annoncé mardi la reprise de son aide publique au Mali, gelée après le coup d'Etat, et qui pourrait atteindre 250 millions d'euros

BRUXELLES, 12 fév 2013 - L'Union européenne a annoncé mardi la reprise de son aide publique au Mali, gelée après le coup d'Etat, et qui pourrait atteindre 250 millions d'euros. "L'adoption rapide par les autorités maliennes de la feuille de route pour restaurer la démocratie et la stabilité a ouvert la voie à la levée des mesures prises après le coup d'Etat de mars 2012 et à la reprise progressive de l'aide au développement afin de répondre aux besoins urgents du peuple malien", a estimé dans un communiqué le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs. Les pays européens avaient lié la reprise progressive de leur aide publique au Mali à la concrétisation de la "feuille de route" pour le retour à la stabilité politique récemment adoptée par le Parlement malien. L'UE a rappelé qu'elle envisageait de débloquer jusqu'à 250 millions d'euros. La décision a été annoncée par M. Piebalgs au cours d'une réunion dite informelle des ministres européens chargés du Développement à Dublin, la capitale de l'Irlande, qui assure la présidence semestrielle de l'UE. Le Parlement malien a adopté fin janvier une "feuille de route" politique pour l'après-guerre dans le nord du Mali, qui prévoit une discussion avec certains groupes armés et la mise en place d'une "commission de réconciliation nationale". Elle prévoit également la tenue d'élections que le président Dioncounda Traoré a souhaité avant le 31 juillet. Le commissaire européen a assuré que l'UE ferait porter ses efforts également sur la sécurité alimentaire, l'eau et les conditions sanitaires, de même que sur la relance de l'économie. "L'Union européenne démontre son engagement de longue date pour soutenir le Mali en contribuant à répondre aux causes profondes de la crise", a-t-il déclaré, selon le communiqué. Selon le ministre français du Développement, Pascal Canfin, les ministres à Dublin se sont mis d'accord avec la Commission européenne pour définir "un plan d'action à très court terme" pour régler une vingtaine de priorités, en accord avec les autorités maliennes, telles que le rétablissement de l'eau et de l'électricité à Tombouctou ou le déminage de routes. Les 27 ministres ont décidé également que la conférence internationale des donateurs pour le développement du Mali aurait lieu en avril à Bruxelles, ou "au plus tard en mai", sous la coprésidence de l'UE et de la France, a déclaré à l'AFP M. Canfin. "Nous continuons à mobiliser la communauté internationale pour avoir le maximum d'engagements financiers", a-t-il dit. La France est intervenue militairement au Mali le 11 janvier face à l'avancée vers Bamako des insurgés islamistes qui occupaient le Nord depuis la mi-2012. Paris avait annoncé le 4 février qu'elle allait reprendre progressivement son aide publique au Mali. En 2012, la Commission européenne avait alloué au Mali 73 millions d'euros d'aide humanitaire qui n'avait pas été gelée comme l'aide publique au développement. En outre, les Etats membres avaient octroyé 38 millions d'euros. Le 22 janvier, l'UE avait annoncé le déblocage de 20 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire, destinée aux personnes victimes de malnutrition dans le pays et aux réfugiés dans des pays voisins.


 

Mali: Le Royaume-Uni a annoncé mardi qu'il allait débloquer une aide humanitaire d'urgence de 5,8 millions d'euros pour les civils pris dans le conflit au Mali

LONDRES, 12 fév 2013 - Le Royaume-Uni a annoncé mardi qu'il allait débloquer une aide humanitaire d'urgence de 5 millions de livres (5,8 millions d'euros) pour les civils pris dans le conflit au Mali. Cette enveloppe servira notamment à financer du matériel médical, de l'eau potable et de la nourriture. Elle permettra de venir en aide à quelque 240.000 victimes du conflit, en plus des 200.000 que la Grande-Bretagne soutient déjà depuis janvier, a précisé dans un communiqué le Département chargé du développement international. Elle porte à 13 millions de livres au total (15 millions d'euros) l'aide britannique fournie au Mali depuis le début de l'année pour qu'il puisse faire face aux conséquences de l'insurrection islamiste dans le nord du pays, selon la même source. "Comme c'est souvent le cas, des civils innocents paient un lourd tribut au violent conflit au Mali", a souligné la ministre chargée du Développement, Justine Greening. "Ce dispositif d'urgence va aider à fournir des soins essentiels aux populations exposées au conflit", a-t-elle ajouté. Londres avait également offert en janvier 5 millions de livres (5,8 millions d'euros) lors de la conférence des donateurs pour le Mali, destinée à financer le déploiement d'une force africaine dans le pays et la restructuration de l'armée malienne. La France est intervenue militairement au Mali mi-janvier, à la demande des autorités de ce pays, face à l'avancée vers Bamako des insurgés islamistes qui occupent le nord depuis mi-2012. Le Royaume-Uni lui a fourni une aide logistique et a prévu d'envoyer jusqu'à 240 formateurs militaires dans la région, dont 40 directement au Mali, mais il a exclu de déployer des troupes de combat.




Mali: Les députés maliens ont voté mardi à l'unanimité la mise en place d'une "feuille de route" politique pour l'après-guerre dans le nord du Mali

BAMAKO, 29 jan 2013 - Les députés maliens ont voté mardi à l'unanimité la mise en place d'une "feuille de route" politique pour l'après-guerre dans le nord du Mali, qui prévoit une discussion avec certains groupes armés dans le cadre de la "réconciliation nationale", a constaté un journaliste de l'AFP. Le texte, qui avait été adopté la semaine dernière en Conseil des ministres, a été voté par les 139 députés présents. La communauté internationale a régulièrement insisté auprès du régime de transition à Bamako sur la nécessité d'une "double approche", à la fois politique et militaire, pour résoudre la crise malienne. La feuille de route souligne que l'intervention militaire en cours menée dans le nord du pays par l'armée malienne, appuyée par l'armée française et plusieurs armées ouest-africaines, "permet d'envisager, à moyen terme, la libération totale du territoire national". Dans cette perspective, le texte souligne la nécessité "d'entamer les discussions avec les groupes armés qui ne mettent en cause ni l'intégrité territoriale du pays, ni la laïcité de l'Etat malien" et "de mettre en place une commission de réconciliation nationale". La feuille de route rappelle qu'un accord conclu en 2012 entre le Mali et ses voisins d'Afrique de l'Ouest après un coup d'Etat militaire ayant renversé le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré, prévoyait que le régime de transition en place à Bamako rétablisse l'intégrité territoriale par la reconquête du Nord et organise "des élections générales, transparentes et crédibles". Si le texte axdopté au parlement ne fixe aucune date pour la tenue de ces élections, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a déclaré mardi à Addis Abeba qu'il espérait pouvoir appeler les Maliens aux urnes avant le 31 juillet. Le coup d'Etat du 22 mars avait précipité la chute du nord du Mali aux mains des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui y ont commis pendant dix mois de nombreuses exactions au nom de leur interprétation rigoriste de la charia (loi islamique). Ces groupes, chassés de deux des plus grandes villes du Nord par l'opération militaire en cours - Gao et Tombouctou - avaient éliminé du terrain les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) auxquels ils étaient alliés quand le MNLA avait lancé son offensive en janvier 2012.


 

Mali: Le président malien favorable à des élections d'ici le 31 juillet

ADDIS ABEBA, 29 jan 2013 - Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a déclaré mardi à Addis Abeba qu'il espérait pouvoir convoquer des élections au Mali avant le 31 juillet prochain. Le chef d'Etat par interim a exprimé sa "détermination à organiser le plus rapidement possible, en tout cas, (c'est) notre souhait, avant le 31 juillet 2013, des élections propres c'est-à-dire transparentes et crédibles", devant les participants à une conférence de donateurs au Mali. "Je voudrais réitérer notre engagement à conduire la transition en cours au Mali avec un seul agenda: le recouvrement des terrritoires occupés (par les insurgés islamistes) du Nord mais aussi et surtout le retour du Mali à une situation constitutionnelle normale", a assuré Dioncounda Traoré. L'organisation des élections et la libération des régions occupées font partie des missions fixées aux autorités de transition mises en place après le coup d'Etat militaire du 22 mars au Mali. Ce coup d'Etat contre le président de l'époque Amadou Toumani Touré avait précipité la perte du nord du pays au profit de groupes touaregs et islamistes. Les intervenants à la conférence des donateurs d'Addis Abeba ont pour la plupart souligné mardi que l'aide internationale demandée pour la reconquête militaire du nord du Mali devait être accompagnée d'un retour progressif à une démocratie normale à Bamako. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a ainsi déclaré que "les autorités maliennes devaient poursuivre dans la voie du rétablissement démocratique" et "qu'elles sont aussi responsables de la façon dont s'engage la réconciliation nationale". Au premier jour d'un sommet de l'Union africaine à Addis Abeba dimanche, le secrétaire général des Nations unies, Ban ki-Moon s'était félicité que "s'accélèrent les préparatifs en vue du déploiement de la (force africaine au Mali) Misma", et il avait appelé Bamako, de son côté, à "adopter un processus politique sans exclusive, notamment à dresser une feuille de route devant mener au rétablissement complet de l'ordre constitutionnel". ayv-bb/aud/aub




Mali: L'intervention africaine en préparation contre les groupes islamistes armés occupant le nord du Mali nécessite un financement estimé à environ 500 millions de dollars

ABIDJAN, 20 jan 2013 - L'intervention africaine en préparation contre les groupes islamistes armés occupant le nord du Mali nécessite un financement estimé à environ 500 millions de dollars, a indiqué dimanche un responsable ouest-africain. Une "première évaluation" situe les besoins à "environ 500 millions de dollars" (quelque 375 millions d'euros), a déclaré le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Désiré Kadré Ouédraogo. "Mais ce chiffre peut varier en fonction des nécessités" sur le terrain, a-t-il précisé à la télévision publique ivoirienne RTI. Les besoins pour les opérations de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) étaient évalués jusque-là entre 150 et 200 millions d'euros. L'Union européenne a décidé de participer au financement à hauteur de 50 millions d'euros. "La communauté internationale doit se mobiliser", a insisté M. Ouédraogo. Une conférence des donateurs est prévue le 29 janvier à Addis Abeba, sous l'égide de l'Union africaine, pour accélérer la mobilisation des financements. La Misma est attendue pour prendre le relais des militaires français qui combattent depuis le 11 janvier, avec des soldats maliens, les groupes islamistes armés du Nord. Par ailleurs, M. Ouédraogo a annoncé que la Côte d'Ivoire --qui avait fait savoir qu'elle ne fournirait pas de troupes à la Misma-- "a fait part de son intention de contribuer avec un bataillon logistique", lors du sommet extraordinaire de la Cédéao sur le Mali, qui s'est tenu samedi à Abidjan. C'est "une contribution très appréciable" du pays qui préside actuellement la Cédéao, a-t-il souligné sans en dire davantage sur ce bataillon ivoirien. Quelque 2.000 membres de la Misma doivent être déployés d'ici au 26 janvier au Mali. Plus de 150 soldats sont déjà arrivés à Bamako, dont une cinquantaine de Sénégalais sur les 500 promis par Dakar.



Mali: Le Conseil de sécurité a adopté jeudi à l'unanimité une résolution autorisant "pour une période initiale d'un an", le déploiement d'une force internationale au Mali

NEW YORK (Nations unies), 20 déc 2012 - Le Conseil de sécurité a adopté jeudi à l'unanimité une résolution autorisant "pour une période initiale d'un an", le déploiement d'une force internationale au Mali. La résolution ne fixe pas de calendrier précis pour le déclenchement d'une offensive au Nord-Mali afin d'en chasser les groupes islamistes extrémistes qui contrôle cette région depuis six mois. Le texte a été mis au point par la France et était soutenu par les Etats-Unis, le Royaume uni, le Maroc et le Togo. Cette résolution 2085 comporte un volet politique appelant Bamako à lancer un "dialogue politique pour rétablir pleinement l'ordre constitutionnel", notamment en organisant des élections présidentielles et législatives avant avril 2013. Elle invite aussi les autorités maliennes de transition à engager des négociations "crédibles" avec les groupes présents dans le nord du pays, essentiellement les Touareg, qui se dissocieront des "organisations terroristes" contrôlant cette région dont Al-Qaida au Maghreb islamique et Mujao. Sur le plan militaire, il s'agira d'abord, parallèlement aux efforts de réconciliation politique, de reconstruire l'armée malienne et d'entraîner les troupes panafricaines qui feront partie de la force -- appelée Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) -- afin de les rendre prêtes à reconquérir le Nord. Mais il faudra que le Conseil de sécurité s'estime "satisfait" de l'état de préparation de cette force, à partir de certains critères précis (entraînement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain) avant qu'elle puisse se déployer au Nord. Des responsables de l'ONU et des diplomates estiment que la reconquête de cette partie du pays ne pourra en tout état de cause pas commencer avant l'automne 2013, pour des raisons climatiques et de préparation.




Liste du nouveau gouvernement du Mali formé le 15 décembre 2012


Président de la République par intérim: Professeur. Dioncounda TRAORE 

Premier ministre: Diango CISSOKO


1- Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget : Monsieur Tiéna COULIBALY 

2- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Général Yamoussa CAMARA  

3- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale : Monsieur Tiéman Hubert COULIBALY 

4- Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire : Colonel Moussa Sinko COULIBALY 

5- Ministre des Mines : Docteur Amadou Baba SY 

6- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales : Monsieur Bocar Moussa DIARRA  

7- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Professeur Messaoud Ould Mohamed LAHBIB 

8- Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions : Monsieur Mamadou Namory TRAORE 

9- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine : Maître Demba TRAORE 

10- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile : Général Tiefing KONATE 

11- Ministre de l’agriculture : Monsieur Baba BERTHE 

12- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Monsieur Malick COULIBALY 

13- Ministre de l’Equipement et des Transports : Colonel Abdoulaye KOUMARE 

14- Ministre de la Santé : Monsieur Soumana MAKADJI 

15- Ministre du Commerce et de l’Industrie : Monsieur Abdel Karim KONATE 

16- Ministre de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur Yéhia AG MOHAMED ALI 

17- Ministre du Logement, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme : Monsieur David SAGARA 

18- Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Docteur DIALLO Dédia Mahamane KATTRA 

19- Ministre de la Poste et des Nouvelles Technologies : Monsieur Bréhima TOLO 

20- Ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant: Madame ALWATA Ichata SAHI 

21- Ministre de l’Energie et de l’Eau : Monsieur Makan TOUNKARA 

22- Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Ousmane AG RHISSA 

23- Ministre de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Hameye Founè MAHALMADANE 

24- Ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées : Docteur Mamadou SIDIBE 

25- Ministre de l’Elevage et de la Pêche : Madame DIANE Mariame KONE 

26- Ministre des Affaires Religieuses et du Culte : Docteur Yacouba TRAORE 

27- Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : Monsieur Manga DEMBELE 

28- Ministre de la Culture : Monsieur Bruno MAIGA 

29- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget chargé du Budget : Monsieur Marimpa SAMOURA 

30- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Abdourahamane Oumar TOURE



Mali: Le président malien par intérim a nommé mardi le médiateur de la République Diango Sissoko Premier ministre, le jour même de la démission forcée de ce poste de Cheick Modibo Diarra

BAMAKO, 11 déc 2012 - Le président malien par intérim a nommé mardi le médiateur de la République Diango (bien Diango) Sissoko Premier ministre, le jour même de la démission forcée de ce poste de Cheick Modibo Diarra, selon un décret lu par la télévision publique malienne ORTM. M. Sissoko, âgé de 62 ans, était médiateur de la République depuis mai 2011. Docteur d'Etat en droit, il a notamment été secrétaire général à la présidence de la République sous le régime de Moussa Traoré, un militaire qui a été renversé en 1991 après plus de 22 ans de pouvoir. M. Sissoko a aussi occupé les mêmes fonctions de 2008 à 2011 sous la présidence d'Amadou Toumani Touré, qui a été déposé par des putschistes en mars dernier. Peu avant la publication du décret nommant M. Sissoko, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré avait annoncé qu'il avait accepté la démission de M. Diarra et nommerait son remplaçant "dans les 24 heures", indiquant que le nouveau gouvernement serait connu "d'ici à la fin de la semaine".



Mali: L'Union européenne a annoncé dimanche à Bruxelles qu'elle allait accorder 20 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire au Mali

BRUXELLES, 09 déc 2012 - L'Union européenne a annoncé dimanche à Bruxelles qu'elle allait accorder 20 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire au Mali, ce qui portera à 101 millions d'euros la somme totale accordée à ce pays pour faire face aux conséquences de la perte du contrôle du nord, aux mains des rebelles islamistes. Dans un communiqué, la Commission européenne indique que cette aide supplémentaire "stimulera les secours aux populations de tout le Mali, particulièrement dans le nord du Mali, mais aussi dans les pays voisins où les réfugiés maliens ont pris la fuite". Les fonds seront dépensés pour apporter de la nourriture, de l'eau, des sanitaires, des abris, des soins et une protection aux populations maliennes les plus vulnérables, spécialement les enfants, les femmes et les personnes âgées, selon le communiqué. "Des millions de Maliens ont un besoin urgent et extrême d'aide et notre priorité numéro un est de soulager leurs souffrances", a déclaré Kristalina Georgieva, la Commissaire européenne pour la Coopération internationale et l'aide humanitaire, dans un communiqué. Un plan européen, qui doit être approuvé formellement lundi par les ministres des Affaires étrangères de l'UE, prévoit d'envoyer au Mali une mission pour soutenir l'intervention africaine destinée à aider le pays à reprendre le contrôle du nord occupé par des islamistes armés. Selon ce projet, quelque 250 formateurs européens seraient déployés, probablement à partir de janvier 2013, à proximité de Bamako pour y entraîner quatre bataillons de 650 soldats maliens. L'objectif serait de les former en six mois.



Mali: Le gouvernement malien et les groupes armés Ansar Dine et MNLA se sont engagés mardi à Ouagadougou à cesser les hostilités et à participer à "un cadre de dialogue inter-malien" pour régler la crise dans le pays

OUAGADOUGOU, 04 déc 2012 - Le gouvernement malien et les groupes armés Ansar Dine et MNLA se sont engagés mardi à Ouagadougou à cesser les hostilités et à participer à "un cadre de dialogue intermalien" pour régler la crise dans le pays, selon une déclaration lue après leur première rencontre. La délégation du gouvernement malien et les émissaires d'Ansar Dine, l'un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali, et de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont convenu "d'observer une cessation des hostilités" et "ont reconnu la nécessité de créer un cadre de dialogue intermalien inclusif", indique le texte lu par le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, dont le pays assure la médiation ouest-africaine dans ce dossier. Cette structure devra impliquer "les représentants des différentes communautés vivant au nord du Mali" et sera "formalisée" lors d'un prochain rendez-vous, précise le texte. Parmi les "principes" de dialogue sur lesquels les participants, réunis autour du président burkinabè Blaise Compaoré, se sont entendus, figurent "le respect de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale du Mali", "le rejet de toute forme d'extrémisme et de terrorisme" ainsi que "le respect des droits de l'Homme, de la dignité humaine, des libertés fondamentales et religieuses". Le nord du Mali est contrôlé depuis juin par trois groupes islamistes armés, dont Ansar Dine, qui ont évincé les rebelles du MNLA, mouvement aux visées initialement indépendantistes, avec qui ils avaient mis en déroute l'armée malienne début 2012. Ils y appliquent de façon très stricte la charia (loi islamique), un sujet très sensible que n'évoque pas explicitement la déclaration finale. Le document indique seulement que les envoyés de Bamako ont réitéré que "la laïcité est un préalable à l'ouverture du dialogue".



Mali: Des dirigeants africains réunis dimanche à Abuja se sont prononcés en faveur de l'envoi au Mali d'une force de "3.300 soldats", "pour une durée d'un an", afin de reconquérir le Nord du pays occupé par des groupes islamistes armés

ABUJA, 11 nov 2012 - Des dirigeants africains réunis dimanche à Abuja se sont prononcés en faveur de l'envoi au Mali d'une force de "3.300 soldats", "pour une durée d'un an", afin de reconquérir le Nord du pays occupé par des groupes islamistes armés, a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara. "Nous prévoyons 3.300 soldats pour une durée d'un an", a dit M. Ouattara aux journalistes, à l'issue du sommet ayant réuni des dirigeants des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de quelques autres pays africains, dans la capitale nigériane. Ces soldats proviendraient prioritairement des pays membres de la Cédéao mais pourraient également être fournis par d'autres Etats non membres, a-t-il dit. "Nous avons des pays qui offrent des bataillons, d'autres des compagnies (...). Il y a, bien sûr, le Nigeria, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, nous avons également des pays comme le Ghana (...), le Togo", a-t-il dit, citant des pays membres de la Cédéao. M. Ouattara a également mentionné d'autres pays non membres : "le Tchad, également, pourrait participer" et "nous avons eu des contacts avec d'autres pays : la Mauritanie, l'Afrique du Sud", a-t-il dit. Le Mali s'était résolu, le 24 septembre, devant l'ONU, à demander une intervention militaire de la Cédéao pour l'aider à reconquérir le Nord, passé sous le contrôle des islamistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et d'autres groupes armés. Le chef de l'Etat ivoirien, président en exercice de la Cédéao, a dit espérer que le Conseil de sécurité des Nations unies donnerait son feu vert à une intervention internationale fin novembre ou début décembre. Dans son discours de clôture du sommet, M. Ouattara avait auparavant déclaré : "Nous nous sommes entendus notamment sur la composition de la force, les termes de référence de ses missions, le volume de son effectif, la durée de son mandat et les modalités du déploiement des troupes. Il n'y a désormais plus d'équivoque sur la question". Interrogé ensuite par la presse sur le financement de cette force, M. Ouattara a notamment répondu : "une fois que le Conseil de sécurité aura validé tous ces dispositifs, la question du financement relèvera plutôt des Nations unies et donc les tours de table vont se faire comme d'habitude". "Ce sont les Nations unies qui organiseront à ce moment-là le soutien financier et prendront en charge toute la logistique () bien sûr avec le soutien de la Cédéao et de l'Union Africaine", a-t-il affirmé. M. Ouattara a évoqué "une volonté commune de donner une chance à la paix par le dialogue", cinq jours après que le groupe Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) eut solennellement affirmé à Ouagadougou qu'il rejetait "toute forme d'extrémisme et de terrorisme" et appelait à la négociation avec Bamako. "Notre commune volonté de donner une chance à la paix par le dialogue avec les groupes rebelles dans le respect de la souveraineté, de l'unité, de la laïcité, de l'intégrité territoriale du pays, nous offrira des scénarios différenciés dans le traitement de la riposte à prévoir dans le cadre de la pacification du Nord du Mali", a dit M. Ouattara dans son discours. Au cours d'une brève conférence de presse, M. Ouattara a déclaré que les dirigeants africains avaient "parlé de la formation de 5.000 personnes au Mali". Concernant le soutien à l'armée malienne, des ministres de cinq pays européens - France, Allemagne, Italie, Pologne et Espagne - doivent se réunir jeudi à Paris pour discuter de la mise sur pied d'une mission européenne d'entraînement qui compterait au moins 200 soldats. Par ailleurs, M. Ouattara a évoqué l'hypothèse d'élections "au 2e semestre 2013" au Mali, actuellement dirigé par des autorités de transition. Le coup d'Etat militaire du 22 mars avait renversé le président Amadou Toumani Touré, et l'ancien président de lAssemblée nationale, Dioncounda Traoré, avait été investi en avril "président par intérim".



Mali: La Chine a fait un don de trois mille tonnes de riz au Mali pour l'aider à faire face à ses difficultés alimentaires aggravées par l'occupation de sa partie Nord par des groupes armés islamistes

BAMAKO, 01 nov 2012 - La Chine a fait un don de trois mille tonnes de riz au Mali pour l'aider à faire face à ses difficultés alimentaires aggravées par l'occupation de sa partie Nord par des groupes armés islamistes, a constaté un journaliste de l'AFP. Un premier lot de ce don a été remis jeudi à Bamako au président de transition malien Dioncounda Traoré par l'ambassadeur de Chine au Mali, Cao Zhongming. "La situation alimentaire du Mali est catastrophique à cause de l'occupation du Nord du pays par des groupes islamistes armés", a déclaré le commissaire à la Sécurité alimentaire, Yaya Nouhoum Tamboura. "Tous les stocks de sécurité alimentaire ont été détruits au détriment des populations qui n'ont d'autre choix que l'exode" vers les pays voisins, a-t-il ajouté. "La moitié du million (de personnes) qui habite dans le nord du Mali a besoin d'aide avant la fin de l'année", avait déclaré le 24 octobre à Bamako le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer. "La situation humanitaire est préoccupante parce qu'une crise politique est venue se greffer sur une crise alimentaire avec des conséquences sur les populations qui se sont déplacées, qui n'ont plus de ressources", avait ajouté M. Maurer. Depuis avril, des militants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), leurs alliés touareg d'Ansar Dine et les jihadistes du Mouvement pour l'unicité et la jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) imposent la charia dans le nord du Mali et une partition de ce pays. Le Mali fait partie du Sahel, une région habituellement frappée par des crises alimentaires du fait notamment de la sécheresse.



Mali: L'Union africaine a décidé mercredi de réintégrer le Mali en son sein, après avoir suspendu ce pays en raison d'un coup d'Etat du 22 mars dernier

ADDIS ABEBA, 24 oct 2012 - L'Union africaine a décidé mercredi de réintégrer le Mali en son sein, après avoir suspendu ce pays en raison d'un coup d'Etat qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars dernier, a-t-on appris de source officielle. "Le Conseil (de paix et de sécurité de l'Union africaine) décide de lever la suspension de la participation du Mali aux activités de l'UA", a déclaré à la presse le commissaire de l'UA à la paix et à la sécurité, Ramtane Lamamra, à l'issue d'une réunion à Addis Abeba, siège de l'organisation continentale. Le putsch du 22 mars avait également précipité la chute du Nord du Mali aux mains de groupes armés islamistes emmenés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les militaires auteurs du putsch, dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, ont rendu le pouvoir à des autorités de transition dont le président par intérim est Dioncounda Traoré. Le capitaine Sanogo reste influent à Bamako et a lui-même été nommé à la tête d'une structure chargée de la réforme de l'armée par M. Traoré. L'UA a également approuvé un plan en vue de "la restauration de l'autorité de l'Etat dans le nord du pays", et a appelé à la convocation d'élections au Mali au premier trimestre 2013. Ce plan d'action, qui va être soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, demande "l'organisation d'élections libres, équitables et transparentes au cours du premier trimestre de l'an prochain", a précisé M. Lamamra. L'UA appelle également les autorités maliennes "à mettre en place aussi vite que possible la structure nationale envisagée afin de négocier avec ceux des groupes armés maliens du nord qui sont prêts au dialogue pour trouver une solution politique à la crise, sur la base d'un strict respect de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale du Mali", a poursuivi M. Lamamra. L'organisation continentale africaine appelle également à "une finalisation rapide de la préparation conjointe d'une force internationale, menée par l'Afrique, pour répondre à la demande du Mali en vue de reprendre le contrôle des territoires occupés du nord". Une force armée de quelque 3.000 hommes venant de pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est en préparation, avec l'aval de l'ONU, pour reconquérir le nord du Mali aux mains des milices islamistes. Les participants à une rencontre internationale de haut niveau vendredi dernier à Bamako avaient déjà estimé dans une déclaration finale que leur réunion avait "symboliquement marqué la réintégration du Mali dans la diplomatie multilatérale" au sein de la communauté internationale. Ces représentants, dont ceux de l'UA, avaient également appelé à des élections au Mali début 2013. Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, compétent pour les décisions de suspension d'Etat membre, avait pris une décision en ce sens à l'encontre du Mali, dès le lendemain du coup d'Etat du 22 mars, en précisant alors qu'elle resterait valable "jusqu'au rétablissement effectif de l'ordre constitutionnel" dans ce pays.



Mali: Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi à l'unanimité une résolution qui donne 45 jours aux pays ouest-africains pour préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire destinée à reconquérir le Nord-Mali

NEW YORK, 12 oct 2012 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi à l'unanimité une résolution proposée notamment par la France qui donne 45 jours aux pays ouest-africains pour préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire destinée à reconquérir le Nord-Mali, contrôlé par des islamistes extrémistes. Le texte invite en parallèle le gouvernement malien et les rebelles touareg à "s'impliquer dés que possible dans un processus de négociations crédible afin de rechercher une solution politique viable respectant la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Mali". Le secrétariat général de l'ONU devra travailler avec la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et l'Union africaine pour présenter dans un délai de 45 jours au Conseil des "recommandations détaillées et praticables" en vue d'une intervention armée, notamment "un concept opérationnel", une liste de troupes et une évaluation des coûts. Une première mouture du texte parlait de 30 jours mais un délai de 45 jours a été jugé plus réaliste. En attendant, la résolution invite les pays membres de l'ONU et des organisations comme l'Union européenne à commencer à entraîner et à équiper l'armée malienne, qui devra mener la reconquête du Nord, et à "soutenir les efforts pour combattre les groupes terroristes". Ce n'est que dans un deuxième temps, au mieux à la fin de l'année, et par une deuxième résolution, que le Conseil pourra donner son feu vert formel au déploiement d'une force. Bamako a requis officiellement un mandat de l'ONU pour une "force militaire internationale" avec un déploiement au Mali de troupes ouest-africaines qui l'aideraient à reconquérir le nord du pays, contrôlé par des extrémistes dont certains sont liés à Al-Qaïda. Mais le Conseil de sécurité réclame en vain depuis six mois des détails sur les modalités de cette intervention (objectifs, troupes, commandement, besoins logistiques, etc..) avant de statuer sur un mandat.



Mali: La Banque Islamique de Développement accorde un prêt de 3,266 milliards FCFA pour la construction de 500 logements

BAMAKO - Le projet de loi autorisant la ratification d’ un accord de prêt d’ un montant de « 4,18 millions de dinars islamiques soit, 3,266 milliards de francs CFA environ », signé le 20 juin dernierentrele gouvernement malien et la Banque Islamique de Développement (BID) a été adopté, indique le communiqué du conseil des ministres. Dans le cadre de sa politique nationale d’aide aux couches défavorisées, le gouvernement du Mali a entrepris la construction de logements sociaux à travers les pays afin de favoriser l’ accès du plus grand nombre de maliens à un logement décent et à moindre coût, rappelle le communiqué du conseil des ministres, qui a été présidé par le président de la République du Mali par intérim, Pr Dioncounda Traoré. A cet effet, précise le texte « le Gouvernement a signé le 20 juin 2012à Djéddah avec la Banque Islamique de Développement, un Accord de prêt d’un montant de 4 millions 180 mille Dinars Islamiques soit, 3 milliards 266 millions de francs CFA environ » et « un Accord d’Istisna’ a d’un montant de 4 millions 112 mille 440 Dinars Islamiques soit 4 milliards 550 millions de francs CFA environ pour le financement du Projet d’appui au Programme de logement social à Bamako ». Selon le gouvernement malien, ce projet vise la construction de 1000 logements sociaux à Bamako. Le financement de la Banque Islamique de Développement « ‘porte sur la construction de 500 logements. L’Etat du Mali fournit les terrains et finance à, travers le budget de l’Office malien de l’Habitat, la construction des 500 autres ». Le communiqué indique que « la réalisation du projet participera à l’amélioration du cadre de vie et à la lutte contre la pauvreté dans le District de Bamako.


Mali:  La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest et le gouvernement malien ont trouvé un "accord" sur les conditions de déploiement d'une force africaine au Mali, avec un QG à Bamako

BAMAKO, 23 sept 2012 - Le Mali et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont trouvé un "accord" sur les conditions de déploiement d'une force africaine au Mali, avec un QG à Bamako, ont déclaré les ministres malien et ivoirien de la Défense à l'AFP et RFI dans la capitale malienne dimanche. "Il faut saluer l'accord que nous venons d'obtenir avec nos frères maliens. Aujourd'hui, on peut dire que le Mali et la Cédéao sont en phase pour des opérations de troupes sur le territoire malien", a déclaré le ministre ivoirien de la Défense, Paul Koffi Koffi au côté de son homologue malien, Yamoussa Camara, qui l'a confirmé. Paul Koffi Koffi venait d'être reçu par le président malien Dioncounda Traoré, en compagnie du ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly. "Quand on parle de troupes, ce sont des troupes de la Cédéao, et non étrangères. Et là, le Mali est d'accord", a ajouté le ministre ivoirien de la Défense. A la question de savoir si cet accord autorisait le déploiement de troupes sur tout le territoire "y compris Bamako", il a répondu: "tout force qui se déploie a besoin d'avoir une base. Et tout le monde est d'accord". Le ministre malien de la Défense, Yamoussa Camara, a ensuite confirmé que "le Mali est actuellement en phase avec la Cédéao, après quelques clarifications". Il a ensuite précisé que "bien entendu, le quartier général (des forces de la Cédéao) sera à Bamako". Début septembre, Dioncounda Traoré avait officiellement demandé son aide à la Cédéao, alors que le Nord du pays est contrôlé depuis près de six mois par des groupes islamistes armes proches d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui y ont imposé la charia (loi islamique). Mais le président malien s'était notamment montré opposé au déploiement de "forces militaires combattantes" à Bamako même, et la Cédéao avait demandé au Mali de revoir sa position. "Il fallait harmoniser les positions. Cette visite rapide a été utile", a déclaré de son côté à l'AFP une source proche de la présidence malienne, selon laquelle une mission de la Cédeao est très rapidement attendue à Bamako, "pour mettre au propre" ce qui a été accepté par toutes les parties. La Cédéao, qui prépare depuis plusieurs mois le déploiement de 3.300 soldats au Mali, attend de se mettre d'accord avec le Mali pour transmettre à l'Union africaine (UA) un projet de résolution qui devrait, ensuite, être examiné par le Conseil de sécurité des Nations unies. Samedi soir, Yamoussa Camara avait rencontré à Abidjan le président Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, à qui il avait remis un message du président malien. M. Camara avait alors assuré que le déploiement de forces ouest-africaines à Bamako était possible à condition qu'il se déroule avec "discrétion" pour ne pas choquer la population. Dans un message à la Nation, vendredi soir, le président malien avait souhaité une libération du Nord par "la négociation ou par la force". Il avait appelé les groupes armés à entamer des "négociations sincères", tout en disant: "Puisque nous la préparons, nous ferons la guerre s'il ne nous reste plus d'autre choix". Dans la foulée du coup d'Etat militaire du 22 mars qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, tout le Nord du Mali était passé, en avril, sous le contrôle des islamistes armés de la branche maghrébine d'Al-Qaïda et des groupes Ansar Dine et Mujao.



Mali: Le Comité international de la Croix-Rouge a lancé jeudi un nouvel appel de fonds de plus de 20,6 millions d'euros pour venir en aide aux Maliens du nord

GENEVE, 13 sept 2012 - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé jeudi un nouvel appel de fonds de plus de 20,6 millions d'euros --le troisième depuis le début de l'année-- pour venir en aide aux Maliens du nord. "Depuis le début du conflit qui a commencé en début d'année, il y a beaucoup de conséquences humanitaires qui s'additionnent à la situation déjà très difficile des populations sur place qui souffrent de la crise alimentaire qui prévaut dans la région", a déclaré la responsable des opérations du CICR pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest, Yasmine Praz Dessimoz, lors d'une conférence de presse. La "situation est de plus en plus alarmante pour la population", a-t-elle ajouté. Selon le CICR, des milliers de personnes touchées d'une façon ou d'une autre par le conflit armé sont totalement dépendantes de l'aide humanitaire et ont un besoin urgent de nourriture, de soins médicaux ou d'autres services humanitaire. Pour faire face aux besoins les plus urgents, le CICR demande 25 millions de francs suisses (20,6 millions d'euros). C'est la deuxième fois depuis le début de l'année que l'organisation demande des fonds supplémentaires pour ses activités dans cette zone sahélienne. Le budget initial, fixé en début d'année, pour le Mali avait été établi à 22 millions de francs, et la première rallonge budgétaire demandée atteignait 12 millions de francs. Jusqu'à présent, le CICR a pu venir en aide à 160.000 Maliens dans le nord du pays. Avec les fonds supplémentaires, le CICR entend fournir une assistance alimentaire à quelque 360.000 personnes supplémentaires dans le nord du Mali, ainsi qu'à 60.000 déplacés Maliens du nord à Mopti, dans le centre du pays. Au total, le CICR sera ainsi venu en aide à près de 580.000 habitants du nord du pays depuis le début d'année, soit "un quart de la population" de cette région, selon Mme Praz Dessimoz. Pour acheminer les vivres --des rations pour deux mois--, le CICR dispose de quelques expatriés, mais l'organisation compte surtout sur l'aide de ses employés nationaux et de ceux du Croissant-Rouge malien. Contrairement aux agences humanitaires de l'ONU, le CICR a pu rester dans le nord du Mali, occupé depuis plus de cinq mois par des islamistes armés liés à Al-Qaïda qui imposent dans les zones sous leur contrôle une stricte application de la charia, la loi islamique, commettant en son nom des exactions, souvent en public. A ce sujet, Mme Praz Dessimoz a expliqué que le CICR était en discussion avec les différents groupes pour leur expliquer que les amputations sont "une atteinte à l'intégrité physique des personnes". "Pour nous l'important est d'avoir un dialogue. Le message est transmis et nous discutons avec eux", a relevé la responsable humanitaire. Le Mali était considéré comme l'une des dé%;Bmocsaties les plus stables de la région jusqu'à ce que le coup d'Etat ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré le plonge dans le chaos et favorise une progression éclair des groupes armés qui menaient depuis mi-janvier des attaques contre l'armée malienne. De façon général, le CICR entretient des relations avec les leaders régionaux et les différents groupes islamiques afin de pouvoir acheminer l'aide aux populations. Mais, explique Mme Praz Dessimoz, "ce n'est pas quelque chose qu'on a commencé il y a quelques mois. ce n'est pas facile tous les jours mais il est important de pouvoir dialoguer".



Mali: Une conférence internationale sur le Sahel, présidée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, est prévue le 26 septembre à New York en marge des travaux de l'Assemblée générale de l'ONU
PARIS, 6 sept 2012 - Une conférence internationale sur le Sahel, présidée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, est prévue le 26 septembre à New York en marge des travaux de l'Assemblée générale de l'ONU, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. "Le 26 septembre prochain, une conférence de haut niveau consacrée au Sahel, présidée par le secrétaire général des Nations unies et destinée à accroître la mobilisation internationale, se tiendra en marge de l'Assemblée générale des Nations unies", a indiqué Philippe Lalliot, porte-parole du Quai, lors d'un point-presse. L'objectif de la réunion est de "définir une solution globale à la crise qui frappe le Mali et plus largement l'ensemble du Sahel, sur le plan de la sécurité, de l'aide humanitaire comme du développement", a ajouté le ministère. Soixante chefs d'Etat et de gouvernement y sont invités ainsi que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'Union africaine, l'Union européenne, les pays membres du Conseil de sécurité, les agences humanitaires et les bailleurs de fonds internationaux. Le président François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius y participeront, a ajouté M. Lalliot. François Hollande, devant la conférence des ambassadeurs fin août à Paris, avait exprime sa "haute" préoccupation concernant le Sahel et la volonté de la France d'"appuyer" l'action de ses partenaires africains, dans le cadre des Nations unies. Le porte-parole répondait à une question sur la requête adressée par le Mali à la (Cédéao) pour aider l'armée malienne à reconquérir le nord de son territoire, aux mains de groupes jihadistes. "Cette demande, a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, constitue une étape indispensable pour que le Conseil de sécurité des Nations unies autorise une opération de stabilisation au Mali". "Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2056 sur le Mali, s'est déclaré prêt à examiner plus avant un appui de la Cédéao à la stabilisation du Mali une fois les objectifs, moyens et modalités de déploiement précisés", souligne le Quai d'Orsay.



Mali: Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a "formellement" requis mardi une intervention des forces militaires de l'Afrique de l'Ouest pour reconquérir le Nord du pays aux mains des islamistes

OUAGADOUGOU, 04 sept 2012 - Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a "formellement" requis mardi une intervention des forces militaires de l'Afrique de l'Ouest pour reconquérir le Nord du pays aux mains des islamistes, a déclaré mardi à Ouagadougou un haut responsable français. "Cette journée a été marquée par un développement significatif puisque nous venons d'Abidjan où le président Alassane Ouattara (président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) nous a informé que le président Traoré a formellement adressé une requête à la Cédéao pour apporter une contribution de nature militaire pour la stabilisation du pays et surtout à la reconquête du Nord", a déclaré le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon. "Il s'agit là d'un développement important dont nous avons examiné avec le président (du Burkina Faso Blaise) Compaoré les développements possibles", a ajouté devant la presse Jean Felix-Paganon. La Cédéao s'est déclarée prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats, dont les contours restent flous, mais souhaite obtenir un mandat de l'ONU pour ce déploiement, qui dépendait en outre d'une demande officielle des autorités de transition maliennes. Celles-ci avaient jusqu'à présent refusé l'envoi de troupes étrangères sur le territoire malien. Mais la situation a changé sur le terrain avec la prise sans combats le 1er septembre de la ville stratégique de Douentza (centre) par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes islamistes extrémistes armés contrôlant depuis cinq mois le vaste Nord. Kidal, Gao et Tombouctou, les trois régions administratives composant le nord du Mali, sont tombées il y a cinq mois aux mains du Mujao et d'autres groupes armés, dont des rebelles touareg et jihadistes liés à Al-Qaïda. Les islamistes ont ensuite évincé leurs ex-alliés touareg et contrôlent désormais totalement le Nord.



Mali: Le président de transition du Mali Dioncounda Traoré a remanié son gouvernement et formé lundi le cabinet "d'union nationale"


BAMAKO (Mali), 20 août 2012 - Le président de transition du Mali Dioncounda Traoré a remanié son gouvernement et formé lundi le cabinet "d'union nationale" exigé par l'Afrique de l'Ouest, marqué par le départs de plusieurs ministres de la précédente équipe dont ceux des Affaires étrangères et de la Communication. Selon le décret présidentiel diffusé par les médias publics, le nouveau ministre des Affaires étrangères est Tiéman Coulibaly, qui fait son entrée dans le gouvernement et dont le parti politique est membre du Front pour la démocratie et la République (FDR, front anti-putsch). Celui de la Communication est Bruno Maïga, qui était ministre délégué dans le gouvernement précédent formé le 24 avril. Tiéman Coulibaly remplace Sadio Lamine Sow, réputé proche du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de l'Afrique de l'Ouest pour la crise malienne. Bruno Maïga succède à Hamadoun Touré. Il est créé un ministère des Affaires religieuses et du Culte, confié au Docteur Yacouba Traoré. Le remaniement a aussi été marqué par le départ des ministres de l'Agriculture et du Commerce. La nouvelle équipe compte 31 membres dont quatre femmes (contre 24 ministres dans la précédente), presque tous les regroupements politiques maliens y sont représentés et elle est toujours dirigée par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, que le président a décidé de maintenir à son poste en dépit des appels à sa démissions. Parmi les ministres reconduits à leurs postes, figurent ceux de la Défense (colonel-major Yamoussa Camara), de la Sécurité (général Tiéfing Konaté), de l'Administration territoriale (colonel Moussa Sinko Coulibaly), de la Justice (Malick Coulibaly) et de la Santé (Soumana Makadji). Le 7 juillet dernier, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etat d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays dont le Mali) avaient fixé à Bamako un ultimatum jusqu'au 31 juillet pour la formation d'un gouvernement d'union nationale, ayant l'assise suffisante pour reconquérir le Nord, occupé par les islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) où ils appliquent la charia (loi islamique). Cet ultimatum avait ensuite été prorogé. Excédés par l'impuissance du Premier ministre Cheick Modibo Diarra à agir face aux exactions commises dans le Nord, mais aussi à Bamako par des hommes de l'ex-junte militaire, l'Afrique de l'Ouest avait menacé de ne plus le reconnaître et d'exclure le Mali de la Cédéao. L'organisation régionale prépare l'éventuel déploiement au Mali de quelque 3.300 soldats mais les contours de cette force, logistiquement soutenue par plusieurs pays occidentaux, restent encore flous. Elle attend la demande formelle du pouvoir de transition à Bamako, ainsi qu'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Les trois grandes villes et régions administratives du nord du Mali - Tombouctou, Kidal et Gao - sont tombées aux mains des islamistes à la faveur d'un coup d'Etat commis le 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré (ATT).


Liste complète du gouvernement du Mali du 20 août 2012:


Président de la république par intérim : Pr Dioncounda Traoré

Premier ministre : Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibio Diarra


1/ Ministre de l’économie , des finances et du budget: Tienan Coulibaly

2/ Ministre de la défense et des anciens combattants: Colonel major Yamoussa Camara

3/ Ministre des affaires étrangères te de la coopération internationale: Tiemam Coulibaly

4/ Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation: Col Moussa Sinko Coulibaly

5/ Ministre de la fonction publique de la reforme administrative, chargé des relations avec les institutions: Mamadou Namory Traoré

6/ Ministre des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine: Madame Traoré Rokia Guikiné

7/ Ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile: General Tiefing Konaté

8/ Ministre de l’Agriculture: Dr Yaranga Coulibaly

9/ Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Pr Harouna Kanté

10/ Ministre de l’éducation de l’alphabétisation de la promotion des langues nationales et de l’instruction civique: Adama Ouane

11/ Ministre de la santé: Soumana Makadji

12/ Ministre du logement, de l’urbanisme, et des affaires foncières: Mme Diallo Fadima Touré

13/ Ministre de l’équipement et de l’aménagement du territoire: Mamadou Coulibaly

14/ Ministre des transports et des infrastructures routières: Lt Col Abdoulaye Koumaré

15/ Ministre des mines: Dr Amadou Baba Sy

16/ Ministre de la justice garde des sceaux: Malick Coulibaly

17/ Ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle: Dr Diallo Dédia Mahamane Kattra

18/ Ministre du commerce et de l’industries: Abdel Karim Konaté

19/ Ministre de l’élevage et de la pêche: Makan Tounkara

20/ Ministre de l’action humanitaire, de la solidarité et des personnes âgées: Dr Mamadou Sidibé

21/ Ministre de la communication: Bruno Maïga

22/ Ministre de la poste et des nouvelles technologies: Brehima Tolo

23/ Ministre de l’énergie et de l’eau: Alfa Bocar Nafo

24/ Ministre de la culture: Boubacar Hamadoun Kebé

25/ Ministre de l’environnement et de l’assainissement: David Sagara

26/ Ministre de la jeunesse et des sports: Hamèye Founè Mahalmadane

27/ Ministre de la famille, de la promotion de la femme et de l’enfant: Mme Alwata Ichata Sahi

28/ Ministre de l’artisanat et du tourisme: Ousmane Ag Rhissa

29/ Ministre des affaires religieuses et du cultes: Dr Yacouba Traoré

30/ Ministre délégué auprès du ministre de l’économie , des finances et du budget, chargé du budget: Marimpa Samoura

31/ Ministre délégué auprès du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, chargé de la décentralisation: Demba Traoré




Mali: Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, "renouvelle sa confiance" à son Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra

BAMAKO (Mali), 12 août 2012 - Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, "renouvelle sa confiance" à son Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra dont le départ était réclamé par de nombreux partis politiques, dont celui de M. Traoré, a annoncé dimanche la présidence de la République. "Le président de la République renouvelle sa confiance" au Premier ministre et lui a demandé de "lui faire des propositions en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale", indique un communiqué de la présidence lu à la radio-télévision nationale malienne ORTM. Cette décision a été prise à l'issue de consultations tenues samedi poar M. Traoré avec "les forces vives" du pays, comprenant notamment les partis politiques et la junte militaire qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars, avant de le rendre à un régime civil de transition deux semaines plus tard. Les curriculem vitae des futurs membres du gouvernement d'uninn nationale, exigé par les voisins ouest-africains du Mali, doivent parvenir au Premier ministre mardi au plus tard, précise le communiqué. Astrophysicien de renommée internationale, Cheick Modibo Diarra, entré en fonction le 24 avril, a été contesté par une partie de la classe politique malienne, en particulier le parti de Dioncounda Traoré, qui a exigé sa démission, dénonçant son "incompétence", son "amateurisme" et son manque de "stratégie" pour tenter de régler la crise dans le nord du Mali. Le nord du pays est occupé depuis fin mars par des groupes armés islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) où ils imposent la charia (loi islamiques) avec brutalité.



Mali: le président intérimaire Dioncounda Traoré a annoncé la mise en place d'un Haut conseil d'Etat (HCE), la formation d'un gouvernement d'union nationale et d'une "commission aux négociations" avec les islamistes qui contrôlent depuis quatre mois le nord

BAMAKO (Mali), 29 juil 2012 - Le président intérimaire du Mali Dioncounda Traoré a de fait écarté le Premier ministre Cheick Modibo Diarra dans la gestion de la transition en réduisant ses attributions et en créant de nouveaux organes pour gérer la crise dans le nord du pays occupé par les islamistes, dans un discours dimanche. Dioncounda Traoré a annoncé la mise en place d'un Haut conseil d'Etat (HCE) dirigé par le président intérimaire, la formation d'un gouvernement d'union nationale avec des consultations qu'il va lui-même mener et d'une "commission aux négociations" avec les islamistes qui contrôlent depuis quatre mois le nord, dans ce discours retransmis sur la télévision publique malienne. Le HCE est destiné à "compléter l'architecture institutionnelle du pays". Il sera composé du président intérimaire qui sera assisté de deux vice-présidents dont l'un sera chargé des questions de défense et de sécurité et de la gestion de la crise dans le nord. L'autre vice-président va représenter les composantes des forces vives du Mali. Il a également annoncé un gouvernement d'union pour la formation duquel "les consultations seront menées par le président de la République lui-même" et non par le Premier ministre Diarra, en poste depuis le 17 avril et de plus en plus contesté par notamment un large front de partis politiques et syndicats qui lui reprochent de n'avoir "aucune stratégie" pour libérer le nord. Un gouvernement d'union nationale est une exigence des voisins ouest-africains qui avaient donné le 31 juillet comme délai pour le former. Il est reproché à M. Diarra, astrophyscien de renommée mondiale, qui a affirmé samedi soir qu'il ne démissionnerait pas, de n'avoir rien fait pour le mettre sur pied. Ce gouvernement d'union doit avoir la légitimité suffisante pour pouvoir lancer, avec le soutien de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), une contre-offensive dans le nord du pays occupé par les islamistes liés à Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi). La Cédéao se tient prête à envoyer une force régionale pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord mais attend un mandat de l'ONU et une aide extérieure. Jusque là, le Conseil de sécurité s'est abstenu de donner un mandat à une telle force attendant plus de précisions sur ses contours et sa mission. M. Traoré a aussi évoqué la mise en place d'une "commission nationale aux négociations" chargée d'"engager des pourparlers de paix afin de rechercher par le dialogue des solutions négociées à la crise" dans le nord. Un conseil national de transition (CNT) "ayant une compétence consultative" et "regroupant les représentants des partis politiques présents ou non à l'Assemblée nationale" fait partie des organes annoncés par M. Traoré. Le président intérimaire malien est rentré vendredi soir à Bamako après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d'une agression le 21 mai dans le capitale malienne par une foule hostile. Il a réaffirmé son "entière confiance aux services de sécurité et à l'armée malienne pour assurer la sécurité" malgré l'agression dont il a été victime et le coup d'Etat militaire du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré qui a précipité la chute du Nord aux mains des islamistes. Les militaires ont remis le pouvoir aux civils mais des hommes armés présumés proches de l'ex-junte militaire continuent de semer la terreur à Bamako. M. Traoré a outre indiqu

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