| L'actualité du Mali (d'après l'Agence France Presse) |
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Mali : Le président malien Amadou Toumani Touré a procédé à un "réaménagement" de son gouvernement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité
BAMAKO, 2 fév 2012 - Le président malien Amadou Toumani Touré a procédé à un "réaménagement" de son gouvernement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité, d'après un "décret" rendu public jeudi soir. Le général Sadio Gassama, précédemment ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, est nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants, est-il écrit dans ce décret présidentiel "portant réaménagement du gouvernement" et lu à la télévision publique ORTM. Natié Pléa, qui détenait le portefeuille de la Défense, est nommé ministre de la Sécurité intérieure. Le texte ne fournit aucune explication sur les raisons de ce changement, qui intervient sur fond de vaste offensive depuis la mi-janvier de rebelles touareg contre l'armée dans le nord du pays, cependant que le gouvernement est confronté au mécontentement croissant des familles des militaires impliqués dans ces combats. Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga a entamé jeudi à Alger des discussions avec des délégués de l'Alliance du 23 mai, dont des membres combattent aux côtés du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) contre l'armée dans le nord du Mali. L'Alliance du 23 mai rassemble des ex-rebelles touareg qui, après avoir repris les armes en mais 2006, avaient signé avec le gouvernement malien, sous l'égide de l'Algérie, des accords de paix dits "accords d'Alger". Depuis le 17 janvier, le MNLA et d'autres rebelles touareg mènent dans le nord malien une offensive visant, selon un porte-parole du mouvement, à libérer "le peuple de l'Azawad" de l'"occupation" du Mali, l'Azawad étant une région naturelle de l'ouest au nord du Mali considérée comme le berceau des Touareg. Les rebelles ont attaqué plusieurs villes : Ménaka, Aguelhoc et Tessalit, puis Léré et Niafunké. Ces attaques ont fait plusieurs morts et blessés des deux côtés, chaque camp faisant état de lourdes pertes chez l'adversaire, mais leurs bilans sont difficiles à confirmer de sources indépendantes. Les assauts ont provoqué l'exode de milliers de personnes, qui ont trouvé refuge dans des campements au Mali, mais aussi au Niger et en Mauritanie. Des familles des militaires engagés dans le Nord, qui dénoncent le silence sur la situation de leurs proches et, selon elles, la "mollesse du pouvoir" face aux rebelles, expriment depuis mardi leur colère. Ces manifestations de rue se sont poursuivies jeudi à Bamako, Ségou (centre) et surtout à Kati, ville-garnison à 15 km de la capitale, où, selon des témoins, des propriétés de Touareg ont été saccagées.
Mali: L'Inde va prêter au Mali 100 millions de dollars pour un projet d'interconnexion de réseaux électriques entre Bamako et Sikasso en passant par la ville de Bougouni
BAMAKO, 12 jan 2012 - L'Inde va prêter au Mali 100 millions de dollars (plus de 78,5 millions d'euros) pour un projet d'interconnexion de réseaux électriques, indique un communiqué conjoint publié jeudi, à l'issue de la visite à New Delhi du président malien Amadou Toumani Touré. Durant la "visite d'Etat en Inde", mercredi et jeudi, du président Touré en compagnie d'une forte délégation, les autorités maliennes et indiennes ont signé "un accord pour une ligne de crédit du gouvernement indien de 100 millions de dollars américains pour un projet d'interconnexion électrique entre Bamako et Sikasso (sud)" en passant par la ville de Bougouni (sud), affirme ce communiqué, en anglais, obtenu par l'AFP. Les deux parties ont également signé un protocole d'accord relatif à "la coopération dans le domaine de la géologie et des ressources minérales", ajoute-t-il, sans plus de détails. Ces deux accords ont été évoqués jeudi par le quotidien gouvernemental malien L'Essor, selon lequel le prêt indien est "destiné au financement de la deuxième phase du projet dinterconnexion électrique entre le Mali et la Côte dIvoire", pays frontalier du sud du Mali. Selon le communiqué conjoint, le Mali et l'Inde ont par ailleurs "convenu d'approfondir leur partenariat, avec plus de programmes et projets concrets, et de l'étendre à de nouveaux domaines de coopération". D'après la même source, "l'Inde a noté avec gratitude l'invitation faite par le Mali à investir dans son industrie minière, l'agriculture, la transformation alimentaire, les produits laitiers, l'aviculture, la culture du coton, l'industrie pharmaceutique" ou encore le secteur de l'automobile et des deux-roues, et elle s'est dite prête à "collaborer avec le Mali dans ces domaines". Au plan politique, l'Inde a remercié le Mali pour son soutien à sa candidature à un siège de membre permanent au sein d'un Conseil de sécurité "élargi" à l'ONU, dans le cadre d'une réforme souhaitée par plusieurs pays. Les deux pays "ont fermement condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations". Amadou Toumani Touré, qui effectuait en Inde son premier séjour depuis son élection en 2002, s'est entretenu durant sa visite avec plusieurs opérateurs économiques et autorités de ce géant d'Asie, dont la présidente Pratibha Patil, le Premier ministre Manmohan Singh -chef de l'exécutif-, qu'il a invités à des visites d'Etat au Mali.
Mali: Le Fonds monétaire international a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé un nouvel accord triennal en faveur du Mali portant sur un prêt de 46,3 millions de dollars, dont une première tranche de 9,3 millions de dollars sera immédiatement débloquée
WASHINGTON, 27 déc 2011 - Le Fonds monétaire international a annoncé mardi que son conseil d'administration avait approuvé un nouvel accord triennal en faveur du Mali portant sur un prêt de 46,3 millions de dollars, dont une première tranche de 9,3 millions de dollars sera immédiatement débloquée. Cet accord au titre de la "facilité de crédit élargie" était attendu. "Les autorités maliennes ont demandé un nouvel accord auquel le conseil d'administration a exprimé son soutien", avait indiqué un porte-parole de l'institution il y deux semaines. Le FMI estime que les perspectives économiques à moyen terme pour le Mali sont "favorables, mais présentent toutefois des risques baissiers". Il estime que la croissance économique du pays, tirée par l'agriculture et l'exploitation de mines d'or, restera supérieure à 5%. Le nouveau prêt en faveur du Mali vient "à l'appui de sa stratégie de promotion de la croissance et de lutte contre la pauvreté", a souligné le FMI. Ce prêt prend le relais d'un précédent accord conclu en 2008, qui a expiré le 22 décembre. Le 12 décembre le conseil d'administration du FMI avait donné son feu vert à un versement final dans le cadre de cet accord précédent, permettant le déboursement de 9,3 millions de dollars et portant à 82,1 millions de dollars le total des montants déboursés dans ce cadre.
Mali: Le Fonds monétaire international a indiqué mardi que le Mali lui avait demandé un nouveau prêt, après l'expiration d'un autre accordé en 2008
WASHINGTON, 13 déc 2011 - Le Fonds monétaire international a indiqué mardi que le Mali lui avait demandé un nouveau prêt, après l'expiration d'un autre accordé en 2008. "Les autorités maliennes ont demandé un nouvel accord auquel de conseil d'administration a exprimé son soutien", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'institution dans un communiqué. Ce porte-parole a ajouté que le prêt serait examiné "dans les jours à venir", sans préciser son montant ni la durée sur laquelle il serait versé. Le conseil d'administration du FMI a donné lundi son feu vert à un versement final de 9,3 millions de dollars, portant à 82,1 millions de dollars le total des montants déboursés dans le cadre d'un prêt accordé en mai 2008. Il avait souligné que les perspectives économiques pour le Mali étaient "positives, quoique soumises à des risques". Sa dernière prévision économique, datant de septembre, est de 5,5% de croissance en 2012, après 5,3% en 2011.
Mali: Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir approuvé la dernière tranche d'un prêt au Mali, estimé à 9,3 millions de dollars, portant le total des montants déboursés dans le cadre de ce prêt accordé en mai 2008 à 82,1 millions de dollars
WASHINGTON, 12 déc 2011 - Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir approuvé la dernière tranche d'un prêt au Mali, qui prévoit de se passer désormais de son financement. L'institution de Washington a indiqué que son conseil d'administration avait donné son feu vert à un versement final de 9,3 millions de dollars, portant le total des montants déboursés dans le cadre de ce prêt accordé en mai 2008 à 82,1 millions de dollars. En 2012, le Mali compte faire sans le FMI. "Les besoins de financement extérieurs seront principalement satisfaits par des dons et des prêts concessionnels [à des taux d'intérêt inférieurs au marché, ndlr], bien qu'un montant limité d'emprunts non concessionnels soit permis pour financer des projets d'infrastructures à rendement élevé", a expliqué le Fonds. "Les perspectives économiques sont positives, quoique soumises à des risques", a estimé l'institution. Sa dernière prévision économique, datant de septembre, est de 5,5% de croissance en 2012, après 5,3% en 2011. Le Fonds a appelé le gouvernement à maintenir des politiques "prudentes" et à mener les réformes nécessaires "pour réduire la vulnérabilité, diversifier l'économie, augmenter encore la croissance, et réduire la pauvreté". Le FMI y inclut un renforcement de la régulation financière, une privatisation de la Banque de l'habitat du Mali et de la Compagnie malienne pour le développement des textiles, une amélioration de la productivité et des finances d'Electricité du Mali, et "une protection sociale bien ciblée".
Mali: Le gouvernement malien a proposé à la classe politique un calendrier pour les élections de 2012 au Mali, prévoyant le 1er tour de la présidentielle le 29 avril en même temps qu'un référendum constitutionnel
BAMAKO, 18 oct 2011 - Le gouvernement malien a proposé à la classe politique un calendrier pour les élections de 2012 au Mali, prévoyant le 1er tour de la présidentielle le 29 avril en même temps qu'un référendum constitutionnel, a-t-on appris mardi à Bamako de source officielle. Ce calendrier, élaboré par le ministère de l'Administration territoriale (Intérieur), a été soumis aux différents acteurs du processus électoral, a affirmé à l'AFP un responsable de ce ministère qui organise les scrutins sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) au Mali. Outre le premier tour de la présidentielle et le référendum constitutionnel du 29 avril avec un éventuel second tour deux semaines plus tard, le 13 mai, il propose que les deux tours des législatives aient lieu les 1er et 22 juillet. Le projet de révision de la Constitution, adopté en août dernier par l'Assemblée nationale, prévoit la création d'un Sénat mais il ne touche pas à la durée du mandat présidentiel (un quinquennat renouvelable une fois). Les acteurs du processus électoral doivent réfléchir au calendrier proposé et donner leur avis, la décision finale appartenant au gouvernement, a indiqué le responsable au ministère, précisant que "la date de passation du pouvoir au nouveau président de la République est maintenue au 8 juin" 2012. L'actuel président Amadou Toumani Touré, élu en 2002 et réélu en 2007, doit céder le pouvoir à l'issue de ses deux mandats successifs maximum, conformément à la Constitution. Selon des chiffres officiels, quelque 7 millions de Maliens seront appelés aux urnes dans environ 25.000 bureaux de vote sur le territoire national et à l'étranger. Le Mali compte un peu plus de 14 millions d'habitants, selon de récentes estimations (juillet 2011) du World Factbook, publication annuelle de la Centrale américaine de renseignement CIA.
Mali: L'ancien président de la Commission de l'UEMOA Soumaïla Cissé, a été investi dimanche candidat à la présidentielle malienne de 2012 par son parti
BAMAKO, 18 sept 2011 - L'ancien président de la Commission de l'Union économique et monétaire d''Afrique de l'ouest (Uémoa), Soumaïla Cissé, a été investi dimanche candidat à la présidentielle malienne de 2012 par son parti, a constaté un journaliste de l'AFP. "A l'issue de nos travaux, Soumaïla Cissé a été unanimement désigné et investi candidat de l'Union pour la République et la démocratie (URD) à la présidentielle de 2012", a déclaré à la presse Amadou Diallo, membre de l'instance dirigeante du parti. Juste après l'annonce de cette investiture, les militants du parti réunis depuis samedi à Bamako pour désigner leur candidat, ont scandé: " Soumi (diminutif de Soumaïla) candidat! Soumi président!". "J'accepte de porter les couleurs de mon parti. C'est un redoutable honneur. La campagne se fera avec tous les militants du parti à travers le pays ", a déclaré à l'AFP M. Cissé après sa désignation. "Nos priorités? Nos thèmes de campagne? Il y a notamment l'éducation, la sécurité, la bonne gouvernance et le problème de l'emploi qui est une bombe à retardement " a-t-il ajouté. Ancien ministre des Finances, Soumaïla Cissé à 62 ans. Il est ingénieur en informatique, mais a également une formation de gestionnaire d'entreprise. Avec 27 députés à l'Assemblée nationale du Mali, l'URD (majorité présidentielle) est le second parti sur l'échiquier politique par son poids. Elu en 2002, réélu en 2007, l'actuel président Amadou Toumani Touré a annoncé qu'il quitterait le pouvoir en 2012 conformément à la Constitution qui stipule que le président est élu pour cinq ans et "n'est rééligible qu'une seule fois". La date de la présidentielle, couplée à des élections législatives et locales, n'a pas encore été fixée, mais le premier tour devrait avoir lieu en avril.
Mali: L'Assemblée nationale du Mali a adopté mardi un projet de révision de la Constitution, prévoyant la création d'un Sénat, qui doit être soumis à un référendum à une date non fixée
BAMAKO, 2 août 2011 - L'Assemblée nationale du Mali a adopté mardi un projet de révision de la Constitution, prévoyant la création d'un Sénat, qui doit être soumis à un référendum à une date non fixée, a constaté un journaliste de l'AFP à Bamako. Ce projet de révision, qui ne touche pas à la durée du mandat présidentiel (cinq ans renouvelable une fois), a été adopté à l'issue d'un vote auquel ont pris part 145 des 147 députés de l'Assemblée nationale: il y a eu 141 voix pour, trois contre et une abstention. Le texte, qui doit être soumis à un référendum, prévoit notamment la création du Sénat qui remplacerait le Haut conseil des collectivités territoriale. Le parlement malien est actuellement monocaméral. Autre modification contenue dans le projet: "c'est le président de la République qui définit la politique de la Nation" et non le Premier ministre aux termes de l'actuelle Constitution, datant de 1992. La révision constitutionnelle, si elle est adoptée par référendum, autoriserait par ailleurs le chef de l'Etat à nommer le président de la Cour constitutionnelle, qui est actuellement élu par les membres de cette institution. Cette cour resterait chargée du règlement des contentieux électoraux mais ne promulguerait plus les résultats des élections présidentielle et législatives, mission qui devrait être confiée à une Agence générale aux élections, qui sera créée et chargée d'organiser les scrutins. En outre, selon le texte de révision, le président de la République pourrait démettre le Premier ministre sans que ce dernier ne donne sa démission. D'après la Constitution en vigueur, c'est le Premier ministre qui doit donner sa démission. Oumar Mariko, député du seul parti de l'opposition parlementaire qui a voté contre le projet de révision constitutionnelle, a estimé que le texte représentait "un recul démocratique". "Il y a un renforcement excessif des pouvoirs du président de la République", qui deviendrait "un hyper président, un véritable monarque", a dit M. Mariko, candidat déclaré à la présidentielle prévue en 2012. "Souvent en Afrique, quand on révise une Constitution, c'est pour changer le durée du mandat présidentiel. Pour une fois, ce n'est pas le cas", a relevé Kassoum Tapo, membre d'un parti de la majorité présidentielle, qui se réjouit notamment que la modification renforcerait "la possibilité de voir juger le président de la République". L'actuel président malien, Amadou Toumani Touré, doit quitter le pouvoir en 2012 conformément à la Constitution selon laquelle le chef de l'Etat "n'est rééligible qu'une seule fois". Elu en 2002, M. Touré avait été réélu en 2007.
Mali: Ces deux dernières années le Mali a perdu plus de 50 milliards de FCFA de recettes et 8.000 emplois dans le secteur touristique à cause notamment des menaces terroristes au Sahel et au Sahara
BAMAKO, 31 juil 2011 - Le Mali a perdu ces deux dernières années plus de 50 milliards de FCFA (plus de 76 millions d'euros) de recettes et 8.000 emplois dans le secteur touristique à cause notamment des menaces terroristes au Sahel et au Sahara, selon un document officiel reçu dimanche par l'AFP. Le constat a été fait lors d'une rencontre du Comité de défense, qui a réuni autour du chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré des responsables militaires et civils, d'après le communiqué de cette réunion. Les participants à la réunion "se sont fortement préoccupés des menaces terroristes dans la bande sahélo-saharienne et ont dénoncé le lynchage médiatique dont le Mali est victime". "Ils ont aussi déploré la baisse notoire des recettes touristiques durant ces deux dernières années. Cette situation a provoqué la perte de plus de 50 milliards de FCFA et de 8.000 emplois", indique le communiqué. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont recommandé à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans des zones désertiques et semi-désertiques de plusieurs pays du Sahel dont le Mali, la Mauritanie et le Niger en raison de menaces pour leur sécurité. Plusieurs sites touristiques maliens sont situés dans le nord désertique, bande saharienne où sont actives depuis plusieurs mois des unités d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), à l'origine d'attaques, enlèvements et divers trafics. D'après le communiqué, la réunion du Comité de défense a aussi abordé la question de la sécurisation des axes routiers et des sites touristiques au Mali. Le président Touré a "insisté sur l'harmonisation des démarches et des stratégies ainsi que les approches en matière de sécurité et de développement du secteur touristique" au Mali, indique-t-il. En juin, un responsable gouvernemental malien avait annoncé à l'AFP qu'un plan de sécurisation des sites touristiques était en cours d'élaboration, sur le modèle du "plan Vigipirate", dispositif antiterroriste existant en France.
Mali: Le président du principal parti politique malien, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dioncounda Traoré, également président de l'Assemblée nationale, a été désigné candidat à la présidentielle de 2012
BAMAKO, 23 juil 2011 - Le président du principal parti politique malien, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dioncounda Traoré, également président de l'Assemblée nationale, a été désigné candidat à la présidentielle de 2012, a appris samedi l'AFP de source officielle. Sept autres personnes étaient candidats pour représenter l'Adéma, membre de la majorité présidentielle, au scrutin prévu en avril 2012. Elles ont suivi les recommandations d'une "commission des bons offices" mise en place pour faciliter le choix du représentant de l'Adéma, et "ont toutes accepté le verdict final", a affirmé Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, président de cette commission. Dioncounda Traoré, 69 ans, a occupé plusieurs postes ministériels (Affaires étrangères, Fonction publique, Défense) avant de devenir président de l'Assemblée nationale. L'Adéma compte 54 députés sur les 147 siégeant à l'Assemblée nationale et a été au pouvoir sous la présidence d'Alpha Oumar Konaré (1992-2002). Elu en 2002, réélu en 2007, le président Amadou Toumani Touré doit quitter le pouvoir en 2012 conformément à la Constitution qui stipule que le président est élu pour cinq ans et "n'est rééligible qu'une seule fois".
Mali: Le groupe bancaire français BPCE a acquis 19,4% du capital de la Banque nationale de développement agricole du Mali auprès de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest PARIS, 11 juil 2011 - Le groupe bancaire français BPCE a acquis 19,4% du capital de la Banque nationale de développement agricole du Mali (BNDA) auprès de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), selon un communiqué publié lundi. Dans le détail, la filiale BPCE International et Outre-Mer (IOM) prendra 9,7% du capital et le Crédit Coopératif, membre du groupe BPCE, 9,7%. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. Cette prise de participation s'inscrit dans le cadre du développement international de BPCE en banque de détail en Afrique sub-saharienne, considérée comme un "axe stratégique prioritaire". Créée en 1982, la BNDA possède une clientèle de particuliers, d'entreprises et de coopératives. En 2010, elle a affiché un produit net bancaire de 27,1 millions d'euros et dégagé un bénéfice net de 5,4 millions. Elle compte 270 collaborateurs et 29 agences. Le directeur de BPCE-IOM, Philippe Garsuault, a été nommé administrateur de la BNDA. BPCE avait annoncé, le 4 juillet, l'acquisition de 75% du capital de la Banque malgache de l'Océan indien (BMOI) auprès de BNP Paribas, via sa filiale BPCE IOM.
Mali: Le Plan opérationnel du Programme de développement de la justice est estimé à plus de 48 milliards de FCFA
Bamako, 13 juin 2011 - Le Comité de pilotage du Plan opérationnel du Programme décennal de développement de la justice (PRODEJ) a tenu sa toute première réunion le jeudi 9 juin, à l’hôtel El Farouk Kempinsky. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maharafa Traoré. C’était en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré, et du Directeur de la Coopération Canadienne, Louis Vérin. Inscrit dans le cadre des objectifs définis par le Programme décennal de développement de la justice (PRODEJ), le Comité de pilotage du Plan opérationnel du programme a tenu sa première réunion le jeudi 9 juin. Aussi, le Directeur de la Coopération Canadienne s’en est-il réjoui. Avant d’ajouter, qu’au regard de toutes les évaluations faites, il s’est avéré que si le PRODEJ avait atteint ses objectifs dans plusieurs domaines de la réforme judiciaire, il restait encore beaucoup à faire pour obtenir un véritable renouveau de la justice malienne. En outre, les acquis du PRODEJ demeurent fragiles et nécessitent un suivi, voire un renforcement, constant. S’adressant aux membres du Comité de pilotage, Louis Vérin a déclaré: «le présent Plan opérationnel, dont vous avez la lourde charge de superviser la mise en œuvre, est issu des travaux de l’atelier tenu du 10 au 14 août à Sélingué. Son élaboration a bénéficié de l’assistance technique et financière du Canada, du Danemark et du Programme des Nations Unies pour le Développement». Le ministre Maharafa Traoré a lui aussi, exprimé son réel plaisir de présider la première réunion du Comité de pilotage du Plan opérationnel. Un plan qui, selon lui, s’inscrit dans la dynamique enclenchée par les acteurs de la justice depuis l’adoption d’un Pacte pour le renouveau du service public de la justice. «Il constitue, assurément, une réponse du gouvernement aux multiples dysfonctionnements auxquels notre système judiciaire est confronté». Et le ministre de la Justice d’ajouter que des efforts remarquables avaient été, certes, faits dans le cadre de la recherche de solutions à ces problèmes, mais que beaucoup reste à faire. D'où la nécessaire mobilisation de tous pour atteindre l’objectif, à savoir renforcer l'ancrage de l'Etat de droit, garantir la paix sociale et promouvoir le développement. Pour conclure, Maharafa Traoré dira: «plus que jamais, toutes les parties prenantes, à savoir gouvernement, société civile et partenaires techniques et financiers, doivent conjuguer leurs efforts, en vue de l’atteinte des objectifs assignés au PRODEJ». Pierre Fo’o Medjo
Mali: Plusieurs organisations religieuses et de la société civile du Mali, ainsi que les syndicats, ont appelé à la tenue d'élections "transparentes" en avril 2012 et vont mettre en place "une structure de veille"
BAMAKO, 25 avr 2011 - Plusieurs organisations religieuses et de la société civile du Mali, ainsi que les syndicats, ont appelé à la tenue d'élections "transparentes" en avril 2012 et vont mettre en place "une structure de veille", selon un communiqué transmis lundi à l'AFP à Bamako. Ces organisations estiment que la première étape pour que les élections générales (présidentielle, législatives et locales) se déroulent dans la régularité et la transparence, est de doter le Mali "d'un fichier électoral fiable". C'est "urgent", souligne le texte signé par Le Forum des organisations de la société civile, le groupement des commerçants, le Haut conseil islamique du Mali, l'archevêché de Bamako et les syndicats. Elles ont décidé de créer une Alliance pour des élections régulières et transparentes (APERT) qui va mettre en place une "structure de veille" chargée de surveiller les préparatifs des scrutins. Selon plusieurs experts, l'actuel fichier électoral "ne tient pas du tout la route" pour servir de base à l'organisation d'élections réguilères et transparentes en 2012. Le gouvernement malien du président Amadou Toumani Touré, au pouvoir depuis 2002 et qui a annoncé qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat, envisage de mettre en place un fichier biométrique, avec des cartes d'électeurs informatisées.
Mali: La présidence malienne a rendu publique mercredi la liste du gouvernement du nouveau Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, comportant 32 membres incluant des responsables de l'opposition
BAMAKO, 7 avr 2011 - La présidence malienne a rendu publique mercredi la liste du gouvernement du nouveau Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, comportant 32 membres incluant des responsables de l'opposition. Parmi ces opposants, figure le docteur Bokary Treta, du Rassemblement pour le Mali (RPM, de l'ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Kéita), nommé ministre de l'Elevage et de la Pêche. Djiguiba Kéita, membre du Parti pour la renaissance nationale (Parena, de l'ex-ministre Tiébilé Dramé), est le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports dans cette équipe comptant trois membres de plus que l'équipe du Premier ministre Modibo Sidibé qui a démissionné sans explication le 30 mars. Certains postes clés ne changent pas de titulaires par rapport au précédent gouvernement: Natié Pléa reste à la Défense, le général Sadio Gassama à la Sécurité Intérieure, Aghatam Ag Alhassane à l'Agriculture et Maharafa Traoré à la Justice. En revanche, d'autres maroquins importants changent de main, comme celui des Affaires étrangères, confié à Soumeylou Boubèye Maïga, journaliste de formation et membre influent de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma, mouvance présidentielle). M. Maïga, qui remplace Moctar Ouane, est aussi spécialiste des questions de sécurité et ex-ministre de la Défense de l'ancien président (1992-2002) Alpha Oumar Konaré. M. Maïga devrait, selon les observateurs, contribuer à réchauffer les relations du Mali avec des pays du Sahel comme l'Algérie. Le ministère de la Communication est désormais dirigé par le journaliste Sidiki Konaté, qui était jusqu'à sa nomination directeur général de l'Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM). M. Konaté, qui remplace Mme Diarra Mariam Diallo, est par ailleurs porte-parole du gouvernement. Les candidats quasiment déclarés à l'élection présidentielle prévue en 2012 quittent le gouvernement. Parmi eux, l'ancien ministre de l'Emploi, Ibrahima Ndiaye. Autres personnalités non reconduites à leurs postes: Mamadou Diarra (ex-Energie), Abou-Bakar Traoré (ex-Mines), Ahmadou Abdoulaye Diallo (ex-Industrie), Sanoussi Touré (ex-Economie et Finances). L'ex-ministre délégué au Budget, Lassine Bouaré, est promu ministre de l'Economie et des Finances. Selon la présidence malienne, ce gouvernement devra notamment organiser des élections générales - dont la présidentielle - en 2012. Le chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré, qui terminera l'année prochaine son second et dernier quinquennat, a déjà déclaré qu'il n'a pas de dauphin. La nouvelle équipe devra aussi poursuivre les réformes de l'Etat. Un ministère de la réforme de l'Etat a été spécialement créé, il est dirigé par Daba Diawara, un ex-ministre du Travail. Née il y a 63 ans à Tombouctou (nord), Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est la première femme nommée Premier ministre au Mali. Ancienne ministre, ancienne fonctionnaire internationale, elle n'est pas connue comme membre active d'un parti politique malien.
La liste complète du gouvernement du 07 avril 2011:
Premier ministre:
Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé
1- Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement ; Monsieur Tiémoko SANGARE ;
2- Ministre du Travail et de la Fonction Publique ; Monsieur Abdoul Wahab BERTHE ;
3- Ministre de l’Equipement et des Transports ; Monsieur Hamed Diané SEMEGA ;
4- Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales ; Général Kafougouna KONE ;
5- Ministre de l’Elevage et de la Pêche ; Docteur Bokary TRETA
6- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ; Monsieur Soumeylou Boubeye MAIGA ;
7- Ministre de la Santé ; Madame DIALLO Madeleine BA ;
8- Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ; Monsieur Modibo KADJOKE ;
9- Ministre de l’Artisanat et du Tourisme ; Monsieur Mohamed EL MOCTAR ;
10- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants ; Monsieur Natié PLEA ;
11- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile ; Général Sadio GASSAMA ;
12- Ministre de l’Agriculture ; Monsieur Aghatam AG ALHASSANE ;
13- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales ; Monsieur Salikou SANOGO ;
14- Ministre de la Justice, Garde des sceaux ; Monsieur Maharafa TRAORE ;
15- Ministre de l’Economie et des Finances ; Monsieur Lassine BOUARE ;
16- Ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce ; Madame SANGARE Niamoto BA
17- Ministre de la Jeunesse et des Sports ; Monsieur Djiguiba KEITA ;
18- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Madame SIBY Ginette BELLEGARDE ;
19- Ministre du Logement des Affaires Foncières et de l’Urbanisme ; Monsieur Yacouba DIALLO ;
20- Ministre de la Culture ; Monsieur Hamane NIANG ;
21- Ministre de la Réforme de l’Etat ; Monsieur Daba DIAWARA ;
22- Ministre des Mines ; Monsieur Amadou CISSE ;
23- Ministre de l’Energie et de l’Eau ; Monsieur Habib OUANE ;
24- Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies ; Monsieur Modibo Ibrahim TOURE ;
25- Ministre des Relations avec les Institutions ; Monsieur Abdoulaye SALL ;
26- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine ; Monsieur Badara Aliou MACALOU ;
27- Ministre de la Communication, Porte parole du Gouvernement ; Monsieur Sidiki N’Fa KONATE ;
28- Ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées ; Monsieur Harouna CISSE ;
29- Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; Docteur KONARE Mariam KALAPO ;
30- Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé du Développement Intégré de la Zone Office du Niger ; Monsieur Abou SOW ;
31- Ministère délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget ; Monsieur Sambou WAGUE ;
32- Ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, chargé de la Décentralisation ; Monsieur David SAGARA
Mali: Le président malien, Amadou Toumani Touré, a nommé une femme, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, au poste de Premier ministre, une première dans l'histoire du Mali
BAMAKO, 3 avr 2011 - Le président malien, Amadou Toumani Touré, a nommé une femme, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, au poste de Premier ministre, une première dans l'histoire du Mali, selon un décret présidentiel lu dimanche soir à la télévision Ancienne ministre, ancienne fonctionnaire internationale, Mme Cissé, âgée d'une soixantaine d'années, n'est pas connue comme membre active d'un parti politique malien. De source proche de la présidence de la République, on précise que le gouvernement qu'elle va diriger sera en particulier chargé d'engager des réformes politiques et d'organiser des élections générales - dont une présidentielle - transparentes en 2012. Le président malien qui achève son deuxième et dernier quinquennat à la tête du Mali, n'est pas candidat à la présidentielle. Le prédécesseur de Mme Cissé, Modibo Sidibé, 58 ans, en poste depuis 2007, avait présenté sa démission le 30 mars, sans qu'aucune explication n'ait été fournie officiellement. Plusieurs journaux ont évoqué la probabilité d'une candidature de Modibo Sidibé à la présidentielle pour le compte de l'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ, majorité) de l'ex-président (1992-2002) malien Alpha Oumar Konaré. M. Sidibé n'a lui-même jamais publiquement commenté cette éventualité.
Mali: Le Premier ministre malien Modibo Sidibé, en poste depuis septembre 2007, a présenté sa démission au président Amadou Toumani Touré, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle
BAMAKO, 30 mars 2011 - Le Premier ministre malien Modibo Sidibé, en poste depuis septembre 2007, a présenté sa démission au président Amadou Toumani Touré, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, ont affirmé à l'AFP des sources officielles. La démission de M. Sidibé a été acceptée par le président Touré, ont précisé ces sources jointes à la présidence et au cabinet du Premier ministre. La démission du Premier ministre entraîne celle de son gouvernement. Aucune des sources officielles interrogées par l'AFP n'était en mesure de se prononcer sur une éventuelle reconduction à son poste de M. Sidibé, 58 ans, ou son remplacement par une autre personnalité, et aucune explication n'était disponible sur cette démission. "Le président Touré veut redonner un nouveau souffle à l'action gouvernementale", a commenté un membre de l'entourage présidentiel, refusant de s'exprimer davantage. Modibo Sidibé avait été nommé Premier ministre en septembre 2007 en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga, qui dirigeait le gouvernement depuis 2004. Né le 7 novembre 1952 à Bamako, ce juriste, policier également détenteur d'un doctorat en criminologie selon sa biographie officielle, est considéré comme un proche du président Amadou Toumani Touré. Avant sa nomination comme chef de gouvernement, Modibo Sidibé était secrétaire général de la présidence. Il a été ministre pendant dix ans sous la présidence (1992-2002) d'Alpha Oumar Konaré: d'abord chargé de la Santé de 1992 à 1997, puis des Affaires étrangères et des Maliens de l'extérieur (1997-2002). Il est le frère cadet de Mandé Sidibé, qui fut lui-même Premier ministre sous la présidence de M. Konaré. Alpha Oumar Konaré a quitté le pouvoir après deux quinquennats, à l'issue d'une présidentielle remportée par Amadou Toumani Touré en 2002. M. Touré achève en 2012 son second et dernier mandat conformément à la Constitution. Il a déjà affirmé qu'il ne modifierait pas la Constitution pour pouvoir se représenter. Selon la loi fondamentale malienne, "le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n'est rééligible qu'une seule fois". Ces dernières semaines, plusieurs journaux ont évoqué la probabilité d'une candidature de Modibo Sidibé à la présidentielle pour le compte du parti de M. Konaré, l'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ, majorité). Le 7 mars, l'astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra avait présenté son parti, le Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM), dans la perspective de la présidentielle de 2012. Son entourage ne cache pas qu'il sera candidat au scrutin et le présente comme "une chance pour le Mali".
Mali: Le président malien Amadou Toumani Touré a annoncé l'ouverture de plusieurs chantiers dans les domaines de l'éducation, de la santé et des mines pour "développer" le Mali en 2011
BAMAKO, 31 déc 2010 - Le président malien Amadou Toumani Touré, dans un discours prononcé à l'occasion du nouvel an, a annoncé l'ouverture de plusieurs chantiers dans les domaines de l'éducation, de la santé et des mines pour "développer" le Mali en 2011. Affirmant que l'éducation nationale reste une priorité, il a annoncé le démarrage de la construction d'une cité universitaire "pour un côut d'un peu plus de 25 milliards de Fcfa". Sur plan sanitaire, rappelant que les investissements en matière "d'infrastrucures sanitaires au cours de l'an 2010 se sont élevés à plus de 30 milliards de Fcfa", le chef de l'Etat a annoncé pour 2011 la poursuite des efforts en matière de santé à travers notamment la constrution d'un centre de radiothérapie, pour trois milliards de Fcfa, et d'un centre de chirurgie cardio-vasculaire. Il a par ailleurs annoncé que la poursuite de activités de recherches minières et pétrolière. L'or est depuis quelques années la première source de devises du Mali, bien avant le coton. En 2010, la production d'or, a été de 46 tonnes pour des recettes de 150 milliards de Fcfa. "Il est prévu une production industrielle d'or de 56 tonnes pour 2011, et 58 tonnes en 2012 et une productin artisanale de 4 tonnes par an", a dit le président. Afin d'accélérer le processus de décentralisation, il a ajouté qu'en 2011 il proposerait un nouveau découpage administratif qui devrait à terme porter à dix-neuf les régions administratives actuellement au nombre de huit. Le président a également affirmé que l'effort sera soutenu en 2011 dans le domaine des infrastructures rouières. Jeudi, le Mali et la Chine ont signé des accords de prêts et des dons d'un montant total de 103 millirads de Fcfa, devant notamment permettre le bitumage de plusieurs axes routiers.
Mali: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mardi l'octroi d'un prêt de 65 millions d'euros au Mali pour financier un projet sucrier
TUNIS, 7 déc 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mardi l'octroi d'un prêt de 65 millions d'euros au Mali pour financier un projet sucrier. Comportant deux volets, agricole et industriel, ce projet dit "Projet Sucrier de Markala", vise à augmenter les revenus des acteurs de la filière sur une base durable, précise la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire. Implanté dans la zone de l'Office du Niger, instrument de développement du delta intérieur du fleuve Niger, ce projet agro-industriel devrait créer 8.000 emplois et diversifier la production agricole en introduisant la culture de la canne à sucre, la riziculture et les cultures maraîchères. Il comporte l'aménagement d'une zone irriguée par aspersion de 14.132 hectares de plantations permettant une production annuelle de 1,48 million de tonnes de canne à sucre, ainsi que la mise en oeuvre des plans de gestion environnementale et sociale, ajoute la BAD. PSM comporte également la création d'une usine de transformation en vue d'une production annuelle de 190.000 tonnes de sucre et de 15 millions de litres d'éthanol outre la cogénération de 30 MW d'électricité. Il représente une première opération de partenariat public-privé dans le secteur agro-industriel pour le Mali et la BAD qui opère depuis 1970 dans ce pays et dont les engagements s'y élèvent à 1,09 milliard de dollars pour 93 opérations réalisées.
Mali: A la suite de la visite d'une mission, le FMI a déclaré que le Mali a assaini ses finances publiques et respecte ses engagements, en les maintenant dans les normes plus qu'acceptables
BAMAKO, 1 août 2010 - Le Mali a assaini ses finances publiques, et respecte ses engagements, a déclaré dimanche à l'AFP un responsable du Fonds monétaire international (FMI) à la suite de la visite d'une mission au Mali. "La mission a conclu de manière favorable à la performance dans le cadre des engagements qui avaient été pris par le Mali. Le Mali maintient ses finances dans des normes plus qu'acceptables", a déclaré à l'AFP, M. Alain Féler, représentant du FMI au Mali. "La dette du Mali est désormais 24% du PIB, contre 28%, il y a encore quelques années. Son déficit budgétaire de base représente 1,4% du PIB, et en 2010, la croissance économique sera soutenue", a précisé M. Féler. D'un point de vue global, le Mali a respecté ses engagements financiers avec le FMI. Il a également maintenu le rythme des réformes, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, et l'Etat a réduit de manière satisfaisante son train de vie, selon le représentant du FMI. "Je voudrais souligner que l'an dernier, la croissance du PIB a dû être proche de 4,5% contre 2,8% dans l'espace de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest et 2,1% pour l'Afrique subsaharienne", a-t-il ajouté. "Dans le cadre macro-économique, nous pouvons certifier que le FMI poursuivra ses décaissements pour soutenir le Mali, ce qui est un gage de confiance, qui incitera les bailleurs de fonds à investir pour la croissance et la lutte contre la pauvreté au Mali, a ajouté le représentant du FMI au Mali.
Mali: Le premier cercle des partisans du président malien Amadou Toumani Touré a officialisé, samedi à Bamako, la création d'une formation politique, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), à deux ans de la prochaine élection présidentielle
BAMAKO, 17 juil 2010 - Le premier cercle des partisans du président malien Amadou Toumani Touré a officialisé, samedi à Bamako, la création d'une formation politique, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), à deux ans de la prochaine élection présidentielle. Le ministre de l'Equipement et des transports, Hamed Diane Semega, a été désigné président de ce nouveau parti. "Notre ambition est de soutenir les actions du président de la République", a déclaré à l'AFP M. Semega, selon lequel "une quinzaine de députés venant d'autres partis" se sont déjà engagés à rallier le PDES. Au sein des instances dirigeantes provisoires de ce nouveau parti figurent de nombreux autres ministres en fonction. Le président Amadou Toumani Touré, dit "ATT", achève en 2012 son second et dernier quinquennat. Il a déjà affirmé qu'il ne serait pas candidat à un troisième mandat et qu'il ne modifierait pas la Constitution pour pouvoir l'être. En revanche, il avait publiquement affirmé le 8 juin qu'il soutenait ses partisans du premier cercle dans leur ambition de créer un parti. Interrogé sur les ambitions du nouveau parti, pour la présidentielle de 2012, M. Semega a affirmé: "Pour le moment, le parti ne pense qu'à soutenir le président malien. C'est sur son bilan que les Maliens vont le juger". Cependant, de sources proches du nouveau parti, on n'hésite pas à suggérer que M. Semega est l'un des candidats potentiels pour 2012. "Il n'y a aucun doute, le PDES prépare l'après-ATT. Les cadres de ce parti veulent conserver le pouvoir après sa présidence", analyse le politologue malien Moustapha Coulibaly. Le fait que le nouveau parti compte une vingtaine de vice-présidents fait aussi dire à M. Coulibaly qu'il s'agit "d'une +armée mexicaine+ où tout le monde surveille tout le monde".
Mali: Un projet pilote de production d'électricité hybride, associant diésel et énergie solaire, afin de réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole et de protéger l'environnement, a été lancé dans une commune rurale du MaliOUELESSEBOUGOU, 13 juin 2010 - Le Mali a lancé dans une commune rurale un projet pilote de production d'électricité hybride, associant diésel et énergie solaire, afin de réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole et de protéger l'environnement. Les travaux de construction de cette petite centrale ont démarré dimanche dans la commune rurale de Ouéléssébougou (80 km au sud de Bamako). "Nous plaçons beaucoup d'espoir dans ce projet pilote qui consistera à produire de l'électricité avec un groupe électrogène fonctionnant au diesel, couplé à un système solaire", a affirmé à l'AFP le ministre malien de l'Energie, Mamadou Igor Diarra. "L'électricité qui sera produite avec ce procédé coûtera moins cher que l'énergie produit avec le carburant. Je veux ajouter que ce système va considérablement réduire la dépendance de notre pays vis-à-vis du pétrole", a-t-il ajouté. Le Mali dispose de quelques barrages hydroélectriques. Il produit également de l'électricité grâce au diesel et au fuel lourd. Chaque année, la société d'Etat Energie du Mali (EDM) débourse 40 à 50 milliards de francs CFA (60 à 76 millions d'euros) pour l'achat du carburant qui fait tourner les turbines. "Ce projet de production d'électricité hybride qui combine énergie conventionnelle et énergie renouvelable,est également une bonne chose d'un point de vue écologique", a commenté, de son côté, Aïssatou Ballo, responsable d'une ONG malienne qui s'intéresse à la préservation de l'environnement. Le coût du projet pilote de Ouéléssébougou, qui devrait être étendu à plusieurs autres localités du Mali, est d'environ 1,1 milliard de francs CFA (1,6 million d'euros), mobilisés par la société Energie du Mali avec l'appui de la Banque pour le commerce et l'industrie (BCI).
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