| L'actualité du Gabon (d'après l'Agence France Presse) |
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Gabon: La Société Nationale des Bois du Gabon a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville
LIBREVILLE, 27 jan 2012 - La Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDEAC) pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville, a-t-on appris vendredi. La BDEAC finance 8 milliards (12,2 millions d'euros) et la banque privée Ecobank, présente en Afrique centrale et de l'ouest, 1 milliard (1,5 millions). Ce prêt représente une partie des 34,9 milliards de FCFA (54 millions d'euros) du projet de construction du Complexe usinier d'Owendo, financé à 80% par la SNBG sur fonds propres, selon les documents donnés à la presse. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a interdit en novembre 2010 les exportations de bois brut ou grumes afin de favoriser l'industrie locale de transformation du bois. L'exploitation de la forêt représentait alors 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole et surtout était le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. Une Zone économique spéciale (ZES) a été inaugurée en septembre à Nkok (30 km de Libreville) qui devrait accueillir trois usines (tranchage, sciage, déroulage), employant prés de 450 personnes et susceptibles de transformer chaque année 500.000 m3 de bois.
Gabon: Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium
LIBREVILLE, 13 jan 2012 - Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié (centre ouest Gabon) d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium, a-t-il annoncé vendredi. Des représentants d'Eramet et Maboumine ont été reçus vendredi par le ministre des Mines et du pétrole Alexandre Barro Chambrier pour faire le point sur le projet alors que le site est connu depuis des années. "Une usine pilote sera construite sur le site en 2014", a expliqué Philippe Vectren, directeur général délégué d'Eramet, dont la filiale Comilog exploite le manganèse à Moanda (est) depuis les années 1960 et dont l'Etat gabonais est un des principaux actionnaires. "Les ressources sont confirmées, le potentiel est confirmé. Le gisement est très important, mais compliqué avec notamment de l'uranium. Il y a de la radioactivité, ce qui est aussi facteur de complexité. La valorisation de ce minerai demande un procédé totalement innovant qui n'existe pas et que nous sommes en train de mettre au point. (L'usine pilote) C'est essentiel pour la validation du procédé. Elle emploiera 150 personnes très qualifiées", a-t-il ajouté. Le procédé "hydrométallurgique" consiste à "mettre en solution tous les métaux et les extraire propres (...) tout en obtenant un résidu stable", a précisé M. Vectren, soulignant que les anciens procédés ne permettaient pas l'exploitation du site. Le gisement intéresse surtout Eramet pour le niobium, utilisé notamment dans la sidérurgie et l'aéronautique, et les terres rares, ainsi que dans une moindre mesure le tantale et l'uranium, selon M. Vectren "Aujourd'hui, on peut dire que l'exploitation sera d'au moins 20-25 ans sur une partie des quatre métaux mais avec le reste du gisement nous osons espérer pouvoir aller jusqu'à 50 ans", a commenté Arthur Nganie, directeur général de Maboumine. "Il est encore trop tôt pour parler de budget", a estimé M. Vectren.
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