| L'actualité du Gabon (d'après l'Agence France Presse) |
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CEMAC: La Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale devrait connaitre en 2013 "une légère récession" due à la baisse de production de pétrole
LIBREVILLE, 04 déc 2012 - La Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) devrait connaitre en 2013 "une légère récession" due à la baisse de production de pétrole, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) présentées mardi à Libreville. "En 2013, il devrait y avoir une légère récession, c'est en fait essentiellement guidé par une baisse attendue de la production de pétrole dans certains pays de la zone", a déclaré le chef de division du département Afrique au FMI, Joël Toujas-Bernaté. "En revanche, quand vous regardez la croissance du PIB hors pétrole, on prévoit une croissance autour de 6,5% pour 2012 et 2013", a-t-il ajouté. Selon les prévisions du FMI, la croissance globale devrait progresser de 4,9 à 5,5% en 2012. Pour l'Afrique subsaharienne, les perspectives demeurent positives à court terme, avec une croissance "entre 5 et 5,5% pour 2012 et 2013, dans la ligne des tendances observées ces deux dernières années", selon M. Toujas-Bernaté. "L'Afrique subsaharienne n'a pas souffert autant que les autres (économies) de la crise financière de 2008-2009. Elle a donc pu rebondir très rapidement pour atteindre dès 2010 des niveaux de croissance relativement robustes autour de 5%." Conjugués, les politiques d'investissement, la demande intérieure et les prix élevés des matières premières ont dopé la croissance depuis 2010, affirme le représentant du FMI. La Cemac regroupe six pays d'Afrique centrale: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.
Gabon: Le seuil de la production journalière de 20.000 b/j au Gabon a été franchi le 24 octobre contre 15.300 b/j au 30 juin
LIBREVILLE, 26 oct 2012 - Le pétrolier français Maurel et Prom a dépassé le cap des 20.000 barils/jour de production au Gabon, restant toutefois loin des "majors" Total et Shell, a annoncé Maurel et Prom vendredi. "Au Gabon, le seuil de la production journalière de 20.000 b/j a été franchi le 24 octobre. Au 30 juin, ce niveau était de 15.300 b/j. Cette évolution a été permise notamment par le raccordement de deux des quatre plate-formes supplémentaires prévues sur le deuxième semestre 2012 et suite à la mise en production progressive de nouveaux puits", indique le communiqué. Maurel espère "maintenir le rythme de progression de la production des derniers mois tout au long de l'année 2013" grâce à des progrès techniques selon le texte. Maurel & Prom est devenu un des principaux opérateurs dans le pays mais il reste loin du Français Total et de l'Anglo-néerlandais Shell. Les deux poids lourds produisent environ 60% de la production gabonaise qui oscille entre 220.000 et 280.000 barils/jour.
Gabon: Le gouvernement gabonais va investir plus de 13 milliards de dollars dans les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports d'ici 2016
LIBREVILLE, 10 oct 2012 - Le Gabon va investir plus de 13 milliards de dollars dans les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports d'ici 2016, a annoncé mercredi le directeur de l'Agence nationale des Grands travaux (ANGT). Cet organisme, qui a pour mission de contrôler la bonne exécution des travaux publics a ainsi détaillé, lors d'une conférence de presse à Libreville, un plan de 20 milliards d'investissements, dont l'annonce avait été faite en février. Le financement de ces investissements sera à la fois public et privé, notamment grâce à des concessions, a précisé précisé Henri Ohayon, le directeur général de l'ANGT. Six milliards de dollars seront investis dans la construction de nouvelles routes à travers le pays, encore largement enclavé et peu accessible par la route en dehors des grandes métropoles. Selon l'ANGT, seuls 900 km de route existaient en 2009, un chiffre porté à 1380 km aujourd'hui. L'ambition est d'en construire 3367 km d'ici 2016, a expliqué M. Ohayon, et 2.500 supplémentaires de 2016 à 2022. Le président Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009, veut faire du Gabon un pays "émergent" d'ici 2025. Il a souvent mis l'accent sur l'enclavement du pays et la faiblesse du réseau routier, considérés comme des freins au développement du pays. Une somme de 5,5 milliards de dollars sera aussi consacrée à la rénovation du Transgabonais, une ligne ferroviaire de plus de 650 km entre Libreville et Franceville, construite en 1978. La majeure partie de ces fonds servira surtout à la construction de deux voies de chemin de fer de 300 km environ, une reliant le Transgabonais à la mine de fer de Belinga (nord-est) et l'autre les régions agricoles du sud au port de Mayumba (sud-ouest). Pour le moment, l'exploitation du site de Belinga, un des gisements ferreux les plus importants au monde mais à l'accès difficile, n'a pas commencé, l'Etat gabonais cherchant toujours un partenaire prêt à investir. M. Ohayon a ajouté que deux milliards de dollars seront aussi injectés dans les aéroports et ports du pays pour "s'ouvrir vers l'extérieur". Le Gabon s'est lancé depuis 2009 dans une politique de grands travaux avec notamment d'ambitieux programmes routiers, d'électrification et d'adduction d'eau. Le président Bongo tente aussi régulièrement d'attirer des investisseurs étrangers par des mesures économiques ou des voyages à l'étranger.
Gabon: Le président gabonais Ali Bongo veut favoriser l'usage de l'anglais dans son pays
LIBREVILLE, 01 oct 2012 - Le président gabonais Ali Bongo veut favoriser l'usage de l'anglais dans son pays, et se rendra à Kigali les 5 et 6 octobre notamment pour "regarder de près" l'expérience de bilinguisme français-anglais au Rwanda, a annoncé lundi le porte-parole de la présidence Alain-Claude Bilie-By-Nze. "Le Gabon souhaite regarder de près l'expérience rwandaise dans l'introduction du bilinguisme. Le Rwanda avant était un pays francophone faisant partie de la Francophonie (...) il fait partie aujourd'hui partie des deux communautés: Francophonie et Commonwealth", a affirmé le porte-parole. "Le chef de l'Etat gabonais entend introduire l'anglais dans notre pays (...) Si l'expérience rwandaise est concluante pourquoi ne nous inspirerions pas d'une telle expérience pour voir comment le Gabon, pays francophone, peut dans les prochaines années décider d'introduire l'anglais dans un premier temps comme langue de travail nécessaire (...) puis plus tard voir comment l'anglais peut devenir une seconde langue", a-t-il poursuivi. Le Gabon est l'un des plus proches alliés de la France en Afrique, et l'un des relais privilégiés de l'influence de Paris sur le continent. La visite d'Ali Bongo au Gabon interviendra une semaine avant le sommet de la Francophonie, le 12 octobre à Kinshasa, en présence du président français François Hollande. "Ne liez pas la coopération entre le Gabon et la France à la question de la francophonie. Le Gabon veut se développer et s'offrir les meilleures opportunités. Quand vous sortez de l'espace francophone, si vous ne savez pas l'anglais vous êtes quasiment handicapé. Il s'agit de diversifier nos partenariats, de faire en sorte que les Gabonais soient armés et mieux armés", a-t-il souligné. "Les scientifiques français font des publications en anglais et dans la plupart des conférences internationales les diplômés français interviennent en anglais alors que les Africains sont devenus pratiquement les seuls à intervenir en français. Si les Français eux-mêmes vont vers l'anglais, pourquoi voudriez-vous que le Gabon se l'interdise?", a-t-il conclu. L'immense majorité des 1,5 million de Gabonais parlent le français qui n'est pas simplement la langue de l'administration. Ancienne colonie belge membre de la Francophonie, le Rwanda a adhéré en 2009 au Commonwealth, qui réunit les Etats issus de l'ancien empire colonial britannique. Après le génocide rwandais de 1994 et l'arrivée au pouvoir d'une diaspora tutsi ayant vécu pendant des années en Ouganda, voisin anglophone, Kigali a favorisé l'anglais dans les écoles et l'administration.
Gabon: La Setrag, société d'exploitation du Transgabonais va investir 45 à 60 millions d'euros par an pendant 3 ans pour rénover la ligne de chemin de fer de 650 km utilisée pour essentiellement exporter minerais et bois vers la mer
LIBREVILLE, 22 juin 2012 - La Setrag, société d'exploitation du Transgabonais, filiale du groupe minier français Eramet, va investir 45 à 60 millions d'euros par an pendant 3 ans pour rénover la ligne de chemin de fer de 650 km utilisée pour essentiellement exporter minerais et bois vers la mer. "L'investissement est de l'ordre de 30 à 40 milliards de F CFA (45 à 60 millions d'euros) par an pendant trois ans. C'est l'équivalent de notre chiffre d'affaires" de 43 milliards en 2011, a affirmé vendredi soir lors d'une conférence de presse à Libreville Henri Jobin, le directeur général de Setrag, filiale à 83,9% de la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog), filiale d'Eramet. M. Jobin n'a pas voulu dévoiler les sources de financement de cet investissment. Setrag a signé en 2005 une convention de 30 ans pour l'exploitation du chemin de fer gabonais terminé en 1978 et utilisé en grande partie pour l'acheminement du manganèse extrait par la Comilog à Moanda (sud-est) vers Libreville et son port d'Owendo. "Ces derniers temps, on a eu beaucoup de déraillements (...) Nous allons traiter quelques zones instables (...) On ne va pas refaire les 600 km de ligne mais la refaire complètement sur certaines zones", a affirmé M. Jobin, soulignant que le matériel roulant serait aussi rénové. "Nous disposons d'une fenêtre de 3 ans avant que le trafic n'augmente de manière significative (...) d'environ 4 à 5 millions de tonnes par an à 10 millions de tonnes", a-t-il expliqué. L'augmentation proviendra de l'utilisation de la voie par notamment le groupe australien BHP Billiton et des miniers chinois. Le trafic passagers, une obligation de la concession, ne représente que 12% du chiffre d'affaires et est appelé à baisser en valeur relative même s'il devrait augmenter en valeur absolue. M. Jobin a en revanche complètement réfuté l'idée, souvent évoquée, de l'utilisation de la voie dans le cadre de l'exploitation éventuelle du gisement de fer de Belinga, un des plus grands inexploités au monde, mais difficilement accessible au nord-est du Gabon. "Notre capacité maximum est de 10 millions de tonnes an, alors que pour Belinga les projections sont de 100 millions de tonnes an", a souligné M. Jobin.
Gabon: La société française Gemalto a été choisie pour mettre en place la biométrie dans le processus électoral au Gabon ainsi que dans l'ensemble de l'état civil gabonais, sur trois ans pour un coût avoisinant les 21 millions d'euros
Libreville, 1 juin 2012 - La société française Gemalto a été choisie pour mettre en place la biométrie dans le processus électoral au Gabon ainsi que dans l'ensemble de l'état civil gabonais, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur lors du lancement officiel de l'opération. Baptisée Iboga (Identité biométrique officielle du Gabon), du nom d'une racine aux propriétés hallucinogènes exclusive au Gabon, la biométrie devra "créer un identifiant unique dans le registre d'état civil", a expliqué un responsable de Gemalto, Youzec Kurp. Sur la base d'une identification des empreintes digitales et faciale informatisée, elle doit permettre la confection d'une nouvelle liste électorale en vue des élections locales 2013 mais aussi d'un état civil complètement renouvelé, a-t-il souligné. En Afrique, "le Gabon est aujourd'hui le seul pays à mettre en place une biométrie multi-modale, qui prend en compte les empreintes digitales et faciale", a affirmé Eric Goerres, le directeur de Gemalto Gabon, ce qui permet selon lui de rendre "infinitésimale" la marge d'erreur. Le contrat qui court sur trois ans avoisine les 21 millions d'euros, a indiqué à cette occasion le ministre de l'Intérieur, Jean François Ndongou. La confection de la nouvelle liste électorale, avec l'utilisation de 500 postes fixes et mobiles de recensement et d'enregistrement à travers le pays, doit avoir lieu avant fin février 2013, selon le ministre et le calendrier présenté par Gemalto. "Le recours à la biométrie participe à la quête permanente d'élections justes et transparentes (...) et vise à la consolidation de l'Etat de droit", a assuré le ministre de l'Intérieur, alors que depuis 1990 les résultats des élections sont systématiquement contestés par l'opposition. L'opposition, dont de nombreux représentants étaient présents à la cérémonie et qui doit être associée à l'élaboration de la biométrie, a regretté de ne pas avoir pas pu participer à la confection du cahier des charges et souhaité la prise en compte de "l'authentification électronique au moment du vote". "L'Iboga est une substance hallucinogène (...) pour initiés. Nous ne voulons pas que cela reste du domaine des initiés", a ironisé l'opposant et ancien ministre Pierre Claver Maganga Moussavou, assurant que le Gabon était "baigné par la pratique de la fraude". "Nous aurons du mal à participer à ce processus", a-t-il ajouté, émettant des rserves sur la participation de l'opposition aux commissions chargés de surveiller et préparer les travaux. "Nous doutes ne sont pas levés (...)", a estimé un autre opposant et ancien ministre de l'Intérieur, Gastion Mayila.
Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba a porté à 114 sur 120 députés le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale après les législatives partielles de samedi
LIBREVILLE, 08 mai 2012 - Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba a porté à 114 sur 120 députés le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale après les législatives partielles de samedi dont les résultats ont été annoncés mardi soir par le ministère de l'Intérieur. Les six élections partielles dont les résultats avaient été invalidés par la Cour constitutionnelle à l'issue des des législatives du 17 décembre 2011 ont été remportées par le PDG. L'opposition ne comptera finalement que deux élus. En décembre, une partie de l'opposition dont les membres de l'Union Nationale (UN, dissoute en janvier 2011, une des principales formation d'opposition) avait boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour empêcher la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), l'autre principal parti d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. A l'issue du scrutin, l'UPG avait parlé de "fraude massive" alors que les opposants dans le sillage de l'UN ayant boycotté le scrutin avaient affirmé ne pas reconnaître les résultats. Le président Bongo avait, lors des voeux du Nouvel An, remercié les électeurs pour son écrasante victoire: "J'ai pris la pleine mesure de votre adhésion à notre projet de société. (...) vous m'avez donné la majorité souhaitée pour accélérer les réformes et mettre en oeuvre les actions nécessaires au Gabon émergent". S'appuyant sur cette victoire aux législatives, le président gabonais a en février nommé un nouveau Premier ministre Raymond Ndong Sima soulignant vouloir "passer à une vitesse supérieure dans le rythme dexécution des programmes gouvernementaux".
Gabon: Nomination de Raymond Ndong Sima comme nouveau premier ministre du Gabon et formation d'un nouveau gouvernement LIBREVILLE, 28 fév 2012 - Le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima, nommé lundi en remplacement de Paul Biyoghe Mba par le président Ali Bongo Ondimba, a formé mardi son nouveau gouvernement, a annoncé la secrétaire générale de la présidence Laure-Olga Gondjout. Le nouveau gouvernement, composé de 29 membres incluant le Premier ministre, conserve certaines figures du précédent avec 14 entrants pour 16 sortants et voit le départ de certaines personnalités importantes telles que l'ancien ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, gendre de l'ancien président Omar Bongo qui a occupé divers postes ministériels depuis 1990. Figure du précédent gouvernement, l'ancien ministre des Mines, du pétrole et des hydrocarbures Alexandre Barro Chambrier n'a pas non plus été reconduit. A la Justice, Ida Reteno Asonouet reste inchangée, de même que Jean Francois Ndongou à l'Intérieur, Rufin Pacôme Ondzounga à la Défense. Séraphin Moundounga passe quant à lui à l'Education nationale tout en conservant les attributions de son précédent ministère de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle. Ancien ministre du Budget, Emmanuel Issozet Ngondet prend la tête du ministère des Affaires étrangères en remplacement de Paul Toungui, alors que Léon Nzouba passe de l'Equipement, infrastructure et aménagement du territoire à la Santé et Blaise Louembé de l'Habitat à l'Economie numérique, la communication et la poste. Quelques nouvelles figures font cependant leur apparition, telles que Luc Oyoubi au ministère de l'Economie, Christiane Rose Ossoucah Raponda au Budget ou encore Etienne Ngoubou, nommé ministre du Pétrole, de l'énergie et des ressources hydrauliques. Au total, le nouveau gouvernement se compose de 16 ministres et 12 ministres délégués, dont 8 femmes. Nommé comme le veut la constitution après la proclamation le 13 février des résultats des législatives du 17 décembre et la démission de son prédécesseur, Raymond Ndong Sima, natif de Oyem (nord du Gabon) est le premier chef de gouvernement de l'histoire du Gabon à ne pas être originaire de la région de l'Estuaire (région de Libreville). Agé de 56 ans, M. Ndong Sima était jusqu'à présent ministre de l'Agriculture. Il remplace Paul Biyoghe Mba, qui avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombe, présidente du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, après 41 ans au pouvoir, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection. En janvier 2011, le gouvernement avait déjà été profondément remanié sur l'impulsion du chef de l'Etat qui voulait alors donner un "nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action", avait alors déclaré Mme Gondjout.
Gabon: Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a donné lundi sa démission au président Ali Bongo Ondimba, comme le veut la Constitution, après la proclamation samedi des résultats des législatives qui ont vu une victoire écrasante de leur parti
LIBREVILLE, 13 fév 2012 - Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a donné lundi sa démission au président Ali Bongo Ondimba, comme le veut la Constitution, après la proclamation samedi des résultats des législatives qui ont vu une victoire écrasante de leur parti, a-t-il annoncé à la télévision. "Je suis allé remettre la démission du gouvernement au chef de l'Etat. La Cour (constitutionnelle) a proclamé les (résultats des) législatives du 17 décembre et conformément aux dispositions de la Constitution les fonctions du gouvernement cessent à partir de la proclamation de ces résultats", a-t-il déclaré à la sortie de son audience avec le président de la République, qui peut choisir de le reconduire ou non. "On ne peut pas tout faire en un jour, On ne peut faire en un jour ce qui a été conçu pour être réalisé en 7 ans (durée du mandat présidentiel d'Ali Bongo)", a-t-il souligné en plaidant sa cause. "Je pense en toute honnêteté que ce programme de l'émergence est en train d'être mis en oeuvre de manière profonde de manière positive, comme le souhaite le chef de l'Etat (pour que) à l'horizon 2025 notre pays soit un pays émergent. Nous en avons les moyens, nous en avons les capacités. Nous en avons la volonté, la conviction", a-t-il conclu. Depuis des semaines dans l'attente des résultats officiels et de la démission du Premier ministre prévue par la Constitution, observateurs et journalistes s'interrogent pour savoir si le président reconduira le Premier ministre en poste depuis juillet 2009. Samedi, la Cour a validé la victoire écrasante de la majorité qui obtient plus de 100 sièges sur 120 dans l'attente des résultats de six circonscriptions dont le résultat a été invalidé. M. Biyoghe Mba peut s'appuyer sur cette victoire éclatante victoire aux législatives ainsi que sur l'organisation de la Coupe d'Afique des nations, dont la finale devait se jouer dimanche, qui a été un succès. De nombreux observateurs estiment qu'il sera reconduit à son poste. Toutefois, de nombreux noms circulent dans les couloirs du Palais présidentiel et des ministères pour lui succéder. Les plus cités sont ceux de Leon Nzouba, actuel ministre de l'Equipement, de Julien Nkoghe Bekalé, ministre des Transports ou de Magloire Ngambia, ministre de l'Economie. D'autres observateurs estiment que le président peut aussi nommer "un homme neuf". M. Biyoghe Mba avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine, président du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, après 41 ans au pouvoir, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection. En janvier 2011, le gouvernement avait été profondément remanié sur l'impulsion du chef de l'Etat qui voulait alors donner un "nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action", selon la secrétaire générale de la présidence Laure Olga Gondjout. Une partie de l'opposition a boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour prévenir la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), un des principaux partis d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. Le taux d'abstention s'est élevé à 65,72% selon les chiffres officiels. L'UPG a parlé de "fraude massive" alors que les partis d'opposition n'ayant pas participé au scrutin ont affirmé ne pas reconnaître les résultats.
Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'écrasante majorité obtenue par le Parti démocratique gabonais lors des élections législatives du 17 décembre
Libreville, 12 fév 2012 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'écrasante majorité obtenue par le Parti démocratique gabonais lors des élections législatives du 17 décembre, a constaté un journaliste de l'AFP. La Cour n'a pas donné un récapitulatif des résultats, annonçant les résultats circonscription par circonscription. Selon le décompte de l'AFP, le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient plus de 100 députés sur 120, six circonscriptions devant revoter et au moins cinq non-pédégistes étant élus. Le Premier ministre Paul Biyoghe Mba doit démissionner dans les prochaines heures, le président Bongo pouvant choisir de le reconduire ou non. "Après avoir vidé le contentieux" et notamment quelque 45 recours en annulation, le scrutin législatif "a donné les résultats suivant", a annoncé la présidente de la Cour Constitutionnelle Marie-Madeleine Mborantsuo, donnant ensuite lecture des 120 circonscriptions avec les scores de chaque candidat. La proclamation de ces résultats a duré environ deux heures. Une partie de l'opposition a boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour prévenir la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), un des principaux partis d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. Le taux d'abstention s'est élevé à 65,72% selon les chiffres officiels. L'UPG a parlé de "fraude massive" alors que les paris d'opposition n'ayant pas participé au scrutin ont affirmé ne pas reconnaître les résultats. Le président Bongo avait, lors des voeux du Nouvel An, remercié les électeurs pour son écrasante victoire: "J'ai pris la pleine mesure de votre adhésion à notre projet de société. (...) vous m'avez donné la majorité souhaitée pour accélérer les réformes et mettre en oeuvre les actions nécessaires au Gabon émergent".
Gabon: Le gouvernement gabonais va investir 18 milliards d'euros dans des projets d'infrastructures entre 2012 et 2016
Libreville, 6 fév 2012 - Le Gabon va investir 12 mille milliards de Francs CFA (18 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures, a annoncé le président gabonais Ali Bongo Ondimba à la presse lundi après le Conseil d'orientation de l'Agence nationale des Grands travaux (ANGT). "Au total et tous secteurs confondus, ce sont environ 12 mille milliards d'investissement à mobiliser et à injecter dans les cinq prochaines années si nous voulons que le Gabon s'engage sur la rampe de l'émergence", a affirmé le président gabonais. Le président gabonais a assuré que "287 contrats ont été conclus en 2011 pour un montant de 368 milliards (560 millions d'euros) dont 230 milliards 350 millions d'euros) imputables directement à la CAN (Coupe d'Afrique des nations de football)", qui est actuellement organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale (finale le 12 février). "Il faut désormais poursuivre dans cette dynamique, accélérer la cadence dans des domaines et secteurs clés où les attentes des citoyens sont multiples, quelques fois urgentes et légitimes dans leur ensemble", a ajouté Ali Bongo, qui a notamment mis l'accent sur le logement. Le président n'a pas précisé d'ou proviendraient les financements. Le Gabon s'est lancé dans une politique de grands travaux depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2009 d'Ali Bongo, avec notamment d'ambitieux programmes routiers, d'électrification et d'adduction d'eau. En octobre le président avait réfuté l'estimation de croissance de 3,3% du Fonds monétaire international (FMI) pour son pays en 2012, tablant sur une croissance autour de 5%. Le président Bongo a aussi pris plusieurs mesures pour attirer des investisseurs étrangers et diversifier l'économie orientée presque uniquement jusque là vers l'exploitations de ses richesses (pétrole, manganèse, bois).
Gabon: Le gouvernement gabonais a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA, initialement appelé Fonds pour les générations futures
LIBREVILLE, 4 fév 2012 - Le Gabon a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA (760 millions euros), initialement appelé Fonds pour les générations futures, selon le communiqué du conseil des ministres publié samedi dans la presse. Le FSRG, qui doit servir à financer des grands projets, "est alimenté par un prélèvement de 10% sur les recettes pétrolières annuelles prévues dans la loi de finances, 50% de toutes les recettes budgétaires additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances annuelle" ainsi que par les dividendes du portefeuille des participations de l'Etat". "Une fois le capital atteint, le Fonds est alimenté par 25% des revenus générés par ses placements et toutes les recettes pétrolières additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances". La création du Fonds pour les générations futures avait été annoncée en 2011 par le président Ali Bongo Ondimba. Le Gabon est le 4e producteur subsaharien de pétrole produisant entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l'Etat 60% de son budget.
Gabon: La Société Nationale des Bois du Gabon a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville
LIBREVILLE, 27 jan 2012 - La Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDEAC) pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville, a-t-on appris vendredi. La BDEAC finance 8 milliards (12,2 millions d'euros) et la banque privée Ecobank, présente en Afrique centrale et de l'ouest, 1 milliard (1,5 millions). Ce prêt représente une partie des 34,9 milliards de FCFA (54 millions d'euros) du projet de construction du Complexe usinier d'Owendo, financé à 80% par la SNBG sur fonds propres, selon les documents donnés à la presse. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a interdit en novembre 2010 les exportations de bois brut ou grumes afin de favoriser l'industrie locale de transformation du bois. L'exploitation de la forêt représentait alors 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole et surtout était le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. Une Zone économique spéciale (ZES) a été inaugurée en septembre à Nkok (30 km de Libreville) qui devrait accueillir trois usines (tranchage, sciage, déroulage), employant prés de 450 personnes et susceptibles de transformer chaque année 500.000 m3 de bois.
Gabon: Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium
LIBREVILLE, 13 jan 2012 - Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié (centre ouest Gabon) d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium, a-t-il annoncé vendredi. Des représentants d'Eramet et Maboumine ont été reçus vendredi par le ministre des Mines et du pétrole Alexandre Barro Chambrier pour faire le point sur le projet alors que le site est connu depuis des années. "Une usine pilote sera construite sur le site en 2014", a expliqué Philippe Vectren, directeur général délégué d'Eramet, dont la filiale Comilog exploite le manganèse à Moanda (est) depuis les années 1960 et dont l'Etat gabonais est un des principaux actionnaires. "Les ressources sont confirmées, le potentiel est confirmé. Le gisement est très important, mais compliqué avec notamment de l'uranium. Il y a de la radioactivité, ce qui est aussi facteur de complexité. La valorisation de ce minerai demande un procédé totalement innovant qui n'existe pas et que nous sommes en train de mettre au point. (L'usine pilote) C'est essentiel pour la validation du procédé. Elle emploiera 150 personnes très qualifiées", a-t-il ajouté. Le procédé "hydrométallurgique" consiste à "mettre en solution tous les métaux et les extraire propres (...) tout en obtenant un résidu stable", a précisé M. Vectren, soulignant que les anciens procédés ne permettaient pas l'exploitation du site. Le gisement intéresse surtout Eramet pour le niobium, utilisé notamment dans la sidérurgie et l'aéronautique, et les terres rares, ainsi que dans une moindre mesure le tantale et l'uranium, selon M. Vectren "Aujourd'hui, on peut dire que l'exploitation sera d'au moins 20-25 ans sur une partie des quatre métaux mais avec le reste du gisement nous osons espérer pouvoir aller jusqu'à 50 ans", a commenté Arthur Nganie, directeur général de Maboumine. "Il est encore trop tôt pour parler de budget", a estimé M. Vectren.
Gabon: La taux de participation des législatives du 17 décembre est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120 LIBREVILLE, 22 déc 2011 - La taux de participation des législatives du 17 décembre boycottées par une partie de l'opposition est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120, selon les chiffres officiels publiés mercredi. Selon les chiffres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) lus pendant près de 4 heures par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou, il y a eu 255.570 votants pour 745.645 inscrits soit un taux de participation de 34,28% (65,72% d'abstention). Le PDG obtient 114 (113 en nom propre et un député PDG-Parti Gabonais du Centre Indépendant). "Le taux de participation est relativement le même depuis 1996. On ne dépasse pas les 40% lors des élections législatives et locales (...) La seule élection où l'on atteint plus de 50% sont les présidentielles (...) mais en 2009 (lors de l'élection d'Ali Bongo) le taux était de 44%. Cette élection est tout à fait normale, avec plus de 23 partis politiques qui ont participé", a estimé M. Ndongou. Le ministre a écarté l'hypothèse que le fort taux d'absention soit dû au boycott d'une partie de l'opposition qui avait remercié mercredi "le peuple gabonais" pour son soutien: "Combien de partis n'ont pas participé? A peine 5 ou 6. Ils étaient combien (de députés) lors de la précédente législature? Ceux qui n'ont pas voulu participer savaient à quoi s'en tenir". Il a aussi balayé les accusations de fraude de l'opposant Jules Aristide Bourdes Ogouliguende, ancien président de l'Assemblée nationale: "Est-ce que quand il a été élu en 2006, il y a eu fraude? En 2006, la population de sa circonscription a voté pour qu'il aille à l'Assemblée. Là, il n'était pas candidat et celui qui s'est présenté sur son siège a été élu comme lui l'avait été en 2006". Quant au déséquilibre de représentation à l'Assemblée, le ministre a estimé: "C'est la dictature de la démocratie. Les urnes ont choisi les représentants du peuple. C'est la démocratie: ce sont des députés élus par le peuple. Le président n'a pas pris un décret pour nommer les députés, Les députés ont été élus", a-t-il conclu. Mardi, les partis de l'opposition qui ont boycotté les législatives gabonaises avaient affirmé dans une déclaration commune ne pas "reconnaît(re) la validité du scrutin du 17 décembre 2011" car "l'Assemblée nationale qui en est issue représente moins de 10% de la population". Le PDG et ses alliés disposaient de 98 des 120 sièges de député pendant la précédente législature (5 ans). Le président Bongo pourra donc s'appuyer jusqu'à la fin de son mandat (7 ans) en 2016 sur une chambre qui lui sera complètement acquise. L'opposition avait déjà critiqué le scrutin avant l'annonce des résultats. "On ne cautionne pas la mascarade électorale. Les gens du PDG vont bourrer les urnes. La participation sera très faible. Ils vont gagner mais quel intérêt? Quelle honte!", avait déclaré vendredi l'opposant André Mba Obame, dont la formation l'Union nationale a été dissoute en janvier 2011 et qui ne participait donc pas. Après une concertation entre le président Ali Bongo et l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report, amenant une partie de l'opposition à suspendre sa participation à la commission électorale. L'opposition s'est ensuite divisée sur la participation, certains partis comme l'Union du Peuple Gabonais (UPG), dont le leader historique Pierre Mamboundou est décédé en octobre, décidant finalement d'aller au scrutin après l'avoir décrié. Le parti n'obtient aucun siège (contre 7 lors de la précédente législature).
Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition LIBREVILLE, 31 oct 2011 - La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition, a annoncé un membre de cette juridiction à la télévision publique RTG1. "La décision de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) portant fixation du calendrier est régulière", a annoncé maître Jean Laurent Tsinga, greffier en chef adjoint de la Cour constitutionnelle en lisant le compte-rendu de la Cour. L'Union du Peuple gabonais, un des deux principaux partis d'opposition de l'opposant historique Pierre Mamboundou (décédé le 16 octobre) et le Congrès pour la démocratie et la justice (opposition) de Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé réclamaient l'annulation des élections au motif que la loi électorale n'avait pas été publiée avant l'annonce de la date des élections. L'opposition demandait également depuis des mois le report des législatives pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral. L'UPG a annoncé la semaine dernière qu'elle ne participerait pas aux élections alors que l'Union nationale (dissoute, l'autre principal parti d'opposition) ne devrait pas présenter de candidats non plus. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition a suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. La Cour constitutionnelle a estimé qu'une ordonnance d'août permettait de fixer la date des élections. Cette juridiction a d'autre part annulé la nomination des membres des commissions électorales locales, après des recours de l'opposition, selon M. Tsinga.
Gabon: Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville
Libreville, 13 oct 2011 - Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA (105 millions d'euros) au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville, rapporte la presse gabonaise au lendemain d'une entrevue de Vincent Bolloré avec le président gabonais Ali Bongo Ondimba. "Vincent Bolloré est venu soumettre au chef de l'Etat un plan de 70 milliards de F CFA en vue de désengorger le port d'Owendo", selon Gabon Matin. M. Bolloré a, lui, indiqué au quotidien L'Union: "nous sommes en train de parler d'un plan de 70 milliards de francs qui concerne différents investissement logistiques. Le plus marquant d'entre eux, c'est le port. Le port d'Owendo est aujourd'hui complètement engorgé". En février, la présidence avait annoncé que le groupe Bolloré avait fait une proposition alors tenue secrète pour moderniser le port et surtout allonger son quai de 455m d'au moins 300m. Le groupe Bolloré est très actif en Afrique via "Bolloré Africa Logistics", un opérateur privé de concessions présent dans 43 pays et qui emploie 22 000 salariés sur le continent. Au Gabon, le groupe emploie 1500 personnes, selon M. Bolloré. Le groupe, qui fait construire un siège à Libreville, s'intéresse aussi au secteur minier gabonais. "Nous avons un autre projet qui est évidemment celui de la CAN (Coupe d'Afrique de football 2012) (...) notre groupe qui est aussi l'actionnaire de référence de Havas a été choisi pour accompagner le Gabon dans cette présentation. Ce sera l'occasion de montrer que c'est un pays qui avance", a ajouté M. Bolloré à L'Union. Le Gabon coorganise avec son voisin la Guinée équatoriale la CAN-2012 du 21 janvier au 12 février 2012. Pays pétrolier et minier, le Gabon importe la plus grande partie de ses biens de consommation et sa nourriture qui transitent majoritairement par le port d'Owendo.
Gabon: Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre
LIBREVILLE, 6 oct 2011 - Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre, a annoncé jeudi le rapporteur de la Commission électorale sur la chaîne publique RTG1. "Date limite de dépôt des candidatures auprès des commissions électorales locales lundi 31 octobre à 18h00, ouverture de la campagne le mercredi 7 décembre à 00h. Scrutin le samedi 17 décembre", a annoncé Benjamin Nzigou, rapporteur de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), en lisant un communiqué, sans autre précision. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition - dont les deux principaux partis, l'Union nationale (UN, dissoute) et l'Union du peuple gabonais (UPG) - a ainsi suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. L'opposition et la plateforme de la société civile "Ça suffit comme ça" continuent à réclamer un report du scrutin affirmant "Pas de biométrie, pas de transparence, pas d'élections". Un meeting de l'opposition sur ce thème a réuni un peu moins de 2000 personnes ce week-end à Libreville. "Nous voulons que l'élection soit transparente. Nous voulons que le principe d'un homme-une voix soit respecté", avait lancé Zacharie Myboto, président de l'UN, accusant le pouvoir de "s'appuyer sur la fraude" électorale. L'opposition a contesté la plupart des élections depuis l'avènement du multipartisme en 1990. Interrogé sur l'éventuel boycott de l'opposition lors d'une conférence de presse avant que la date du scrutin ne soit annoncée, le président Bongo a répondu: "Je ne peux pas répondre et spéculer pour les autres (l'opposition). En ce qui me concerne je suis respectueux des lois en vigueur dans mon pays. Je suis comme tous les citoyens, ces lois je les observe, je les respecte et je les applique". Le chef de l'Etat a évoqué la concertation d'avril: "Nous ne pouvons passer notre temps à dire que nous voulons un Etat de droit, respectueux des lois en vigueur et décider qu'il suffit qu'on se retrouve entre nous et que nous prenions une décision de mettre la loi de côté. Je suis garant des lois en vigueur dans ce pays, c'est le rôle du président de la République".
Gabon: Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville
LIBREVILLE, 18 sept 2011 - Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars (870 millions d'euros) pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville. "Le début des travaux est prévu avant la fin de l'année et devrait s'achever dans deux ans", a indiqué le ministre de l'habitat Blaise Louembé samedi soir. Le président de IDC, Ekram Javad Miller, a vanté l'attractivité du climat des affaires au Gabon, mais surtout la stabilité politique du pays, en soulignant: "le gouvernement américain, voudrait faire du Gabon un exemple de démocratie, pour qu'il se développe". "Ce fonds permettra aussi aux familles de financer l'acquision de leurs logements sous forme de prêts à des taux réduits qui pourraient s'échelonner sur 30 ans", a-t-il ajouté. Cet accord fait suite à la visite en juillet dernier aux États-Unis du président Ali Bongo Ondimba, qui s'était entretenu avec les responsables de IDC. Avec l'urbanisation rapide accompagnée d'une flambée du prix de l'immobilier au Gabon, il est devenu difficile de se loger à coût modéré surtout à Libreville, avec notamment des crédits immobiliers peu accessibles.
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