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L'actualité du Gabon
(d'après l'Agence France Presse)


CEMAC: La Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale devrait connaitre en 2013 "une légère récession" due à la baisse de production de pétrole

LIBREVILLE, 04 déc 2012 - La Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) devrait connaitre en 2013 "une légère récession" due à la baisse de production de pétrole, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) présentées mardi à Libreville. "En 2013, il devrait y avoir une légère récession, c'est en fait essentiellement guidé par une baisse attendue de la production de pétrole dans certains pays de la zone", a déclaré le chef de division du département Afrique au FMI, Joël Toujas-Bernaté. "En revanche, quand vous regardez la croissance du PIB hors pétrole, on prévoit une croissance autour de 6,5% pour 2012 et 2013", a-t-il ajouté. Selon les prévisions du FMI, la croissance globale devrait progresser de 4,9 à 5,5% en 2012. Pour l'Afrique subsaharienne, les perspectives demeurent positives à court terme, avec une croissance "entre 5 et 5,5% pour 2012 et 2013, dans la ligne des tendances observées ces deux dernières années", selon M. Toujas-Bernaté. "L'Afrique subsaharienne n'a pas souffert autant que les autres (économies) de la crise financière de 2008-2009. Elle a donc pu rebondir très rapidement pour atteindre dès 2010 des niveaux de croissance relativement robustes autour de 5%." Conjugués, les politiques d'investissement, la demande intérieure et les prix élevés des matières premières ont dopé la croissance depuis 2010, affirme le représentant du FMI. La Cemac regroupe six pays d'Afrique centrale: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.



Gabon: Le seuil de la production journalière de 20.000 b/j au Gabon a été franchi le 24 octobre contre 15.300 b/j au 30 juin

LIBREVILLE, 26 oct 2012 - Le pétrolier français Maurel et Prom a dépassé le cap des 20.000 barils/jour de production au Gabon, restant toutefois loin des "majors" Total et Shell, a annoncé Maurel et Prom vendredi. "Au Gabon, le seuil de la production journalière de 20.000 b/j a été franchi le 24 octobre. Au 30 juin, ce niveau était de 15.300 b/j. Cette évolution a été permise notamment par le raccordement de deux des quatre plate-formes supplémentaires prévues sur le deuxième semestre 2012 et suite à la mise en production progressive de nouveaux puits", indique le communiqué. Maurel espère "maintenir le rythme de progression de la production des derniers mois tout au long de l'année 2013" grâce à des progrès techniques selon le texte. Maurel & Prom est devenu un des principaux opérateurs dans le pays mais il reste loin du Français Total et de l'Anglo-néerlandais Shell. Les deux poids lourds produisent environ 60% de la production gabonaise qui oscille entre 220.000 et 280.000 barils/jour.


Gabon: Le gouvernement gabonais va investir plus de 13 milliards de dollars dans les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports d'ici 2016

LIBREVILLE, 10 oct 2012 - Le Gabon va investir plus de 13 milliards de dollars dans les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports d'ici 2016, a annoncé mercredi le directeur de l'Agence nationale des Grands travaux (ANGT). Cet organisme, qui a pour mission de contrôler la bonne exécution des travaux publics a ainsi détaillé, lors d'une conférence de presse à Libreville, un plan de 20 milliards d'investissements, dont l'annonce avait été faite en février. Le financement de ces investissements sera à la fois public et privé, notamment grâce à des concessions, a précisé précisé Henri Ohayon, le directeur général de l'ANGT. Six milliards de dollars seront investis dans la construction de nouvelles routes à travers le pays, encore largement enclavé et peu accessible par la route en dehors des grandes métropoles. Selon l'ANGT, seuls 900 km de route existaient en 2009, un chiffre porté à 1380 km aujourd'hui. L'ambition est d'en construire 3367 km d'ici 2016, a expliqué M. Ohayon, et 2.500 supplémentaires de 2016 à 2022. Le président Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009, veut faire du Gabon un pays "émergent" d'ici 2025. Il a souvent mis l'accent sur l'enclavement du pays et la faiblesse du réseau routier, considérés comme des freins au développement du pays. Une somme de 5,5 milliards de dollars sera aussi consacrée à la rénovation du Transgabonais, une ligne ferroviaire de plus de 650 km entre Libreville et Franceville, construite en 1978. La majeure partie de ces fonds servira surtout à la construction de deux voies de chemin de fer de 300 km environ, une reliant le Transgabonais à la mine de fer de Belinga (nord-est) et l'autre les régions agricoles du sud au port de Mayumba (sud-ouest). Pour le moment, l'exploitation du site de Belinga, un des gisements ferreux les plus importants au monde mais à l'accès difficile, n'a pas commencé, l'Etat gabonais cherchant toujours un partenaire prêt à investir. M. Ohayon a ajouté que deux milliards de dollars seront aussi injectés dans les aéroports et ports du pays pour "s'ouvrir vers l'extérieur". Le Gabon s'est lancé depuis 2009 dans une politique de grands travaux avec notamment d'ambitieux programmes routiers, d'électrification et d'adduction d'eau. Le président Bongo tente aussi régulièrement d'attirer des investisseurs étrangers par des mesures économiques ou des voyages à l'étranger.


Gabon: Le président gabonais Ali Bongo veut favoriser l'usage de l'anglais dans son pays

LIBREVILLE, 01 oct 2012 - Le président gabonais Ali Bongo veut favoriser l'usage de l'anglais dans son pays, et se rendra à Kigali les 5 et 6 octobre notamment pour "regarder de près" l'expérience de bilinguisme français-anglais au Rwanda, a annoncé lundi le porte-parole de la présidence Alain-Claude Bilie-By-Nze. "Le Gabon souhaite regarder de près l'expérience rwandaise dans l'introduction du bilinguisme. Le Rwanda avant était un pays francophone faisant partie de la Francophonie (...) il fait partie aujourd'hui partie des deux communautés: Francophonie et Commonwealth", a affirmé le porte-parole. "Le chef de l'Etat gabonais entend introduire l'anglais dans notre pays (...) Si l'expérience rwandaise est concluante pourquoi ne nous inspirerions pas d'une telle expérience pour voir comment le Gabon, pays francophone, peut dans les prochaines années décider d'introduire l'anglais dans un premier temps comme langue de travail nécessaire (...) puis plus tard voir comment l'anglais peut devenir une seconde langue", a-t-il poursuivi. Le Gabon est l'un des plus proches alliés de la France en Afrique, et l'un des relais privilégiés de l'influence de Paris sur le continent. La visite d'Ali Bongo au Gabon interviendra une semaine avant le sommet de la Francophonie, le 12 octobre à Kinshasa, en présence du président français François Hollande. "Ne liez pas la coopération entre le Gabon et la France à la question de la francophonie. Le Gabon veut se développer et s'offrir les meilleures opportunités. Quand vous sortez de l'espace francophone, si vous ne savez pas l'anglais vous êtes quasiment handicapé. Il s'agit de diversifier nos partenariats, de faire en sorte que les Gabonais soient armés et mieux armés", a-t-il souligné. "Les scientifiques français font des publications en anglais et dans la plupart des conférences internationales les diplômés français interviennent en anglais alors que les Africains sont devenus pratiquement les seuls à intervenir en français. Si les Français eux-mêmes vont vers l'anglais, pourquoi voudriez-vous que le Gabon se l'interdise?", a-t-il conclu. L'immense majorité des 1,5 million de Gabonais parlent le français qui n'est pas simplement la langue de l'administration. Ancienne colonie belge membre de la Francophonie, le Rwanda a adhéré en 2009 au Commonwealth, qui réunit les Etats issus de l'ancien empire colonial britannique. Après le génocide rwandais de 1994 et l'arrivée au pouvoir d'une diaspora tutsi ayant vécu pendant des années en Ouganda, voisin anglophone, Kigali a favorisé l'anglais dans les écoles et l'administration.


Gabon: La Setrag, société d'exploitation du Transgabonais va investir 45 à 60 millions d'euros par an pendant 3 ans pour rénover la ligne de chemin de fer de 650 km utilisée pour essentiellement exporter minerais et bois vers la mer

LIBREVILLE, 22 juin 2012 - La Setrag, société d'exploitation du Transgabonais, filiale du groupe minier français Eramet, va investir 45 à 60 millions d'euros par an pendant 3 ans pour rénover la ligne de chemin de fer de 650 km utilisée pour essentiellement exporter minerais et bois vers la mer. "L'investissement est de l'ordre de 30 à 40 milliards de F CFA (45 à 60 millions d'euros) par an pendant trois ans. C'est l'équivalent de notre chiffre d'affaires" de 43 milliards en 2011, a affirmé vendredi soir lors d'une conférence de presse à Libreville Henri Jobin, le directeur général de Setrag, filiale à 83,9% de la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog), filiale d'Eramet. M. Jobin n'a pas voulu dévoiler les sources de financement de cet investissment. Setrag a signé en 2005 une convention de 30 ans pour l'exploitation du chemin de fer gabonais terminé en 1978 et utilisé en grande partie pour l'acheminement du manganèse extrait par la Comilog à Moanda (sud-est) vers Libreville et son port d'Owendo. "Ces derniers temps, on a eu beaucoup de déraillements (...) Nous allons traiter quelques zones instables (...) On ne va pas refaire les 600 km de ligne mais la refaire complètement sur certaines zones", a affirmé M. Jobin, soulignant que le matériel roulant serait aussi rénové. "Nous disposons d'une fenêtre de 3 ans avant que le trafic n'augmente de manière significative (...) d'environ 4 à 5 millions de tonnes par an à 10 millions de tonnes", a-t-il expliqué. L'augmentation proviendra de l'utilisation de la voie par notamment le groupe australien BHP Billiton et des miniers chinois. Le trafic passagers, une obligation de la concession, ne représente que 12% du chiffre d'affaires et est appelé à baisser en valeur relative même s'il devrait augmenter en valeur absolue. M. Jobin a en revanche complètement réfuté l'idée, souvent évoquée, de l'utilisation de la voie dans le cadre de l'exploitation éventuelle du gisement de fer de Belinga, un des plus grands inexploités au monde, mais difficilement accessible au nord-est du Gabon. "Notre capacité maximum est de 10 millions de tonnes an, alors que pour Belinga les projections sont de 100 millions de tonnes an", a souligné M. Jobin.


Gabon: La société française Gemalto a été choisie pour mettre en place la biométrie dans le processus électoral au Gabon ainsi que dans l'ensemble de l'état civil gabonais, sur trois ans pour un coût avoisinant les 21 millions d'euros

Libreville, 1 juin 2012 - La société française Gemalto a été choisie pour mettre en place la biométrie dans le processus électoral au Gabon ainsi que dans l'ensemble de l'état civil gabonais, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur lors du lancement officiel de l'opération. Baptisée Iboga (Identité biométrique officielle du Gabon), du nom d'une racine aux propriétés hallucinogènes exclusive au Gabon, la biométrie devra "créer un identifiant unique dans le registre d'état civil", a expliqué un responsable de Gemalto, Youzec Kurp. Sur la base d'une identification des empreintes digitales et faciale informatisée, elle doit permettre la confection d'une nouvelle liste électorale en vue des élections locales 2013 mais aussi d'un état civil complètement renouvelé, a-t-il souligné. En Afrique, "le Gabon est aujourd'hui le seul pays à mettre en place une biométrie multi-modale, qui prend en compte les empreintes digitales et faciale", a affirmé Eric Goerres, le directeur de Gemalto Gabon, ce qui permet selon lui de rendre "infinitésimale" la marge d'erreur. Le contrat qui court sur trois ans avoisine les 21 millions d'euros, a indiqué à cette occasion le ministre de l'Intérieur, Jean François Ndongou. La confection de la nouvelle liste électorale, avec l'utilisation de 500 postes fixes et mobiles de recensement et d'enregistrement à travers le pays, doit avoir lieu avant fin février 2013, selon le ministre et le calendrier présenté par Gemalto. "Le recours à la biométrie participe à la quête permanente d'élections justes et transparentes (...) et vise à la consolidation de l'Etat de droit", a assuré le ministre de l'Intérieur, alors que depuis 1990 les résultats des élections sont systématiquement contestés par l'opposition. L'opposition, dont de nombreux représentants étaient présents à la cérémonie et qui doit être associée à l'élaboration de la biométrie, a regretté de ne pas avoir pas pu participer à la confection du cahier des charges et souhaité la prise en compte de "l'authentification électronique au moment du vote". "L'Iboga est une substance hallucinogène (...) pour initiés. Nous ne voulons pas que cela reste du domaine des initiés", a ironisé l'opposant et ancien ministre Pierre Claver Maganga Moussavou, assurant que le Gabon était "baigné par la pratique de la fraude". "Nous aurons du mal à participer à ce processus", a-t-il ajouté, émettant des rserves sur la participation de l'opposition aux commissions chargés de surveiller et préparer les travaux. "Nous doutes ne sont pas levés (...)", a estimé un autre opposant et ancien ministre de l'Intérieur, Gastion Mayila.


Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba a porté à 114 sur 120 députés le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale après les législatives partielles de samedi

LIBREVILLE, 08 mai 2012 - Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba a porté à 114 sur 120 députés le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale après les législatives partielles de samedi dont les résultats ont été annoncés mardi soir par le ministère de l'Intérieur. Les six élections partielles dont les résultats avaient été invalidés par la Cour constitutionnelle à l'issue des des législatives du 17 décembre 2011 ont été remportées par le PDG. L'opposition ne comptera finalement que deux élus. En décembre, une partie de l'opposition dont les membres de l'Union Nationale (UN, dissoute en janvier 2011, une des principales formation d'opposition) avait boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour empêcher la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), l'autre principal parti d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. A l'issue du scrutin, l'UPG avait parlé de "fraude massive" alors que les opposants dans le sillage de l'UN ayant boycotté le scrutin avaient affirmé ne pas reconnaître les résultats. Le président Bongo avait, lors des voeux du Nouvel An, remercié les électeurs pour son écrasante victoire: "J'ai pris la pleine mesure de votre adhésion à notre projet de société. (...) vous m'avez donné la majorité souhaitée pour accélérer les réformes et mettre en oeuvre les actions nécessaires au Gabon émergent". S'appuyant sur cette victoire aux législatives, le président gabonais a en février nommé un nouveau Premier ministre Raymond Ndong Sima soulignant vouloir "passer à une vitesse supérieure dans le rythme dexécution des programmes gouvernementaux".


Gabon: Nomination de Raymond Ndong Sima comme nouveau premier ministre du Gabon et formation d'un nouveau gouvernement
LIBREVILLE, 28 fév 2012 - Le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima, nommé lundi en remplacement de Paul Biyoghe Mba par le président Ali Bongo Ondimba, a formé mardi son nouveau gouvernement, a annoncé la secrétaire générale de la présidence Laure-Olga Gondjout. Le nouveau gouvernement, composé de 29 membres incluant le Premier ministre, conserve certaines figures du précédent avec 14 entrants pour 16 sortants et voit le départ de certaines personnalités importantes telles que l'ancien ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, gendre de l'ancien président Omar Bongo qui a occupé divers postes ministériels depuis 1990. Figure du précédent gouvernement, l'ancien ministre des Mines, du pétrole et des hydrocarbures Alexandre Barro Chambrier n'a pas non plus été reconduit. A la Justice, Ida Reteno Asonouet reste inchangée, de même que Jean Francois Ndongou à l'Intérieur, Rufin Pacôme Ondzounga à la Défense. Séraphin Moundounga passe quant à lui à l'Education nationale tout en conservant les attributions de son précédent ministère de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle. Ancien ministre du Budget, Emmanuel Issozet Ngondet prend la tête du ministère des Affaires étrangères en remplacement de Paul Toungui, alors que Léon Nzouba passe de l'Equipement, infrastructure et aménagement du territoire à la Santé et Blaise Louembé de l'Habitat à l'Economie numérique, la communication et la poste. Quelques nouvelles figures font cependant leur apparition, telles que Luc Oyoubi au ministère de l'Economie, Christiane Rose Ossoucah Raponda au Budget ou encore Etienne Ngoubou, nommé ministre du Pétrole, de l'énergie et des ressources hydrauliques. Au total, le nouveau gouvernement se compose de 16 ministres et 12 ministres délégués, dont 8 femmes. Nommé comme le veut la constitution après la proclamation le 13 février des résultats des législatives du 17 décembre et la démission de son prédécesseur, Raymond Ndong Sima, natif de Oyem (nord du Gabon) est le premier chef de gouvernement de l'histoire du Gabon à ne pas être originaire de la région de l'Estuaire (région de Libreville). Agé de 56 ans, M. Ndong Sima était jusqu'à présent ministre de l'Agriculture. Il remplace Paul Biyoghe Mba, qui avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombe, présidente du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, après 41 ans au pouvoir, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection. En janvier 2011, le gouvernement avait déjà été profondément remanié sur l'impulsion du chef de l'Etat qui voulait alors donner un "nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action", avait alors déclaré Mme Gondjout.



Gabon: Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a donné lundi sa démission au président Ali Bongo Ondimba, comme le veut la Constitution, après la proclamation samedi des résultats des législatives qui ont vu une victoire écrasante de leur parti

LIBREVILLE, 13 fév 2012 - Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a donné lundi sa démission au président Ali Bongo Ondimba, comme le veut la Constitution, après la proclamation samedi des résultats des législatives qui ont vu une victoire écrasante de leur parti, a-t-il annoncé à la télévision. "Je suis allé remettre la démission du gouvernement au chef de l'Etat. La Cour (constitutionnelle) a proclamé les (résultats des) législatives du 17 décembre et conformément aux dispositions de la Constitution les fonctions du gouvernement cessent à partir de la proclamation de ces résultats", a-t-il déclaré à la sortie de son audience avec le président de la République, qui peut choisir de le reconduire ou non. "On ne peut pas tout faire en un jour, On ne peut faire en un jour ce qui a été conçu pour être réalisé en 7 ans (durée du mandat présidentiel d'Ali Bongo)", a-t-il souligné en plaidant sa cause. "Je pense en toute honnêteté que ce programme de l'émergence est en train d'être mis en oeuvre de manière profonde de manière positive, comme le souhaite le chef de l'Etat (pour que) à l'horizon 2025 notre pays soit un pays émergent. Nous en avons les moyens, nous en avons les capacités. Nous en avons la volonté, la conviction", a-t-il conclu. Depuis des semaines dans l'attente des résultats officiels et de la démission du Premier ministre prévue par la Constitution, observateurs et journalistes s'interrogent pour savoir si le président reconduira le Premier ministre en poste depuis juillet 2009. Samedi, la Cour a validé la victoire écrasante de la majorité qui obtient plus de 100 sièges sur 120 dans l'attente des résultats de six circonscriptions dont le résultat a été invalidé. M. Biyoghe Mba peut s'appuyer sur cette victoire éclatante victoire aux législatives ainsi que sur l'organisation de la Coupe d'Afique des nations, dont la finale devait se jouer dimanche, qui a été un succès. De nombreux observateurs estiment qu'il sera reconduit à son poste. Toutefois, de nombreux noms circulent dans les couloirs du Palais présidentiel et des ministères pour lui succéder. Les plus cités sont ceux de Leon Nzouba, actuel ministre de l'Equipement, de Julien Nkoghe Bekalé, ministre des Transports ou de Magloire Ngambia, ministre de l'Economie. D'autres observateurs estiment que le président peut aussi nommer "un homme neuf". M. Biyoghe Mba avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine, président du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, après 41 ans au pouvoir, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection. En janvier 2011, le gouvernement avait été profondément remanié sur l'impulsion du chef de l'Etat qui voulait alors donner un "nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action", selon la secrétaire générale de la présidence Laure Olga Gondjout. Une partie de l'opposition a boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour prévenir la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), un des principaux partis d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. Le taux d'abstention s'est élevé à 65,72% selon les chiffres officiels. L'UPG a parlé de "fraude massive" alors que les partis d'opposition n'ayant pas participé au scrutin ont affirmé ne pas reconnaître les résultats.


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'écrasante majorité obtenue par le Parti démocratique gabonais lors des élections législatives du 17 décembre

Libreville, 12 fév 2012 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'écrasante majorité obtenue par le Parti démocratique gabonais lors des élections législatives du 17 décembre, a constaté un journaliste de l'AFP. La Cour n'a pas donné un récapitulatif des résultats, annonçant les résultats circonscription par circonscription. Selon le décompte de l'AFP, le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient plus de 100 députés sur 120, six circonscriptions devant revoter et au moins cinq non-pédégistes étant élus. Le Premier ministre Paul Biyoghe Mba doit démissionner dans les prochaines heures, le président Bongo pouvant choisir de le reconduire ou non. "Après avoir vidé le contentieux" et notamment quelque 45 recours en annulation, le scrutin législatif "a donné les résultats suivant", a annoncé la présidente de la Cour Constitutionnelle Marie-Madeleine Mborantsuo, donnant ensuite lecture des 120 circonscriptions avec les scores de chaque candidat. La proclamation de ces résultats a duré environ deux heures. Une partie de l'opposition a boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour prévenir la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), un des principaux partis d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. Le taux d'abstention s'est élevé à 65,72% selon les chiffres officiels. L'UPG a parlé de "fraude massive" alors que les paris d'opposition n'ayant pas participé au scrutin ont affirmé ne pas reconnaître les résultats. Le président Bongo avait, lors des voeux du Nouvel An, remercié les électeurs pour son écrasante victoire: "J'ai pris la pleine mesure de votre adhésion à notre projet de société. (...) vous m'avez donné la majorité souhaitée pour accélérer les réformes et mettre en oeuvre les actions nécessaires au Gabon émergent".


Gabon: Le gouvernement gabonais va investir 18 milliards d'euros dans des projets d'infrastructures entre 2012 et 2016

Libreville, 6 fév 2012 - Le Gabon va investir 12 mille milliards de Francs CFA (18 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures, a annoncé le président gabonais Ali Bongo Ondimba à la presse lundi après le Conseil d'orientation de l'Agence nationale des Grands travaux (ANGT). "Au total et tous secteurs confondus, ce sont environ 12 mille milliards d'investissement à mobiliser et à injecter dans les cinq prochaines années si nous voulons que le Gabon s'engage sur la rampe de l'émergence", a affirmé le président gabonais. Le président gabonais a assuré que "287 contrats ont été conclus en 2011 pour un montant de 368 milliards (560 millions d'euros) dont 230 milliards 350 millions d'euros) imputables directement à la CAN (Coupe d'Afrique des nations de football)", qui est actuellement organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale (finale le 12 février). "Il faut désormais poursuivre dans cette dynamique, accélérer la cadence dans des domaines et secteurs clés où les attentes des citoyens sont multiples, quelques fois urgentes et légitimes dans leur ensemble", a ajouté Ali Bongo, qui a notamment mis l'accent sur le logement. Le président n'a pas précisé d'ou proviendraient les financements. Le Gabon s'est lancé dans une politique de grands travaux depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2009 d'Ali Bongo, avec notamment d'ambitieux programmes routiers, d'électrification et d'adduction d'eau. En octobre le président avait réfuté l'estimation de croissance de 3,3% du Fonds monétaire international (FMI) pour son pays en 2012, tablant sur une croissance autour de 5%. Le président Bongo a aussi pris plusieurs mesures pour attirer des investisseurs étrangers et diversifier l'économie orientée presque uniquement jusque là vers l'exploitations de ses richesses (pétrole, manganèse, bois).



Gabon: Le gouvernement gabonais a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA, initialement appelé Fonds pour les générations futures

LIBREVILLE, 4 fév 2012 - Le Gabon a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA (760 millions euros), initialement appelé Fonds pour les générations futures, selon le communiqué du conseil des ministres publié samedi dans la presse. Le FSRG, qui doit servir à financer des grands projets, "est alimenté par un prélèvement de 10% sur les recettes pétrolières annuelles prévues dans la loi de finances, 50% de toutes les recettes budgétaires additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances annuelle" ainsi que par les dividendes du portefeuille des participations de l'Etat". "Une fois le capital atteint, le Fonds est alimenté par 25% des revenus générés par ses placements et toutes les recettes pétrolières additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances". La création du Fonds pour les générations futures avait été annoncée en 2011 par le président Ali Bongo Ondimba. Le Gabon est le 4e producteur subsaharien de pétrole produisant entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l'Etat 60% de son budget.



Gabon: La Société Nationale des Bois du Gabon a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville

LIBREVILLE, 27 jan 2012 - La Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDEAC) pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville, a-t-on appris vendredi. La BDEAC finance 8 milliards (12,2 millions d'euros) et la banque privée Ecobank, présente en Afrique centrale et de l'ouest, 1 milliard (1,5 millions). Ce prêt représente une partie des 34,9 milliards de FCFA (54 millions d'euros) du projet de construction du Complexe usinier d'Owendo, financé à 80% par la SNBG sur fonds propres, selon les documents donnés à la presse. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a interdit en novembre 2010 les exportations de bois brut ou grumes afin de favoriser l'industrie locale de transformation du bois. L'exploitation de la forêt représentait alors 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole et surtout était le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. Une Zone économique spéciale (ZES) a été inaugurée en septembre à Nkok (30 km de Libreville) qui devrait accueillir trois usines (tranchage, sciage, déroulage), employant prés de 450 personnes et susceptibles de transformer chaque année 500.000 m3 de bois.


Gabon: Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium

LIBREVILLE, 13 jan 2012 - Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié (centre ouest Gabon) d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium, a-t-il annoncé vendredi. Des représentants d'Eramet et Maboumine ont été reçus vendredi par le ministre des Mines et du pétrole Alexandre Barro Chambrier pour faire le point sur le projet alors que le site est connu depuis des années. "Une usine pilote sera construite sur le site en 2014", a expliqué Philippe Vectren, directeur général délégué d'Eramet, dont la filiale Comilog exploite le manganèse à Moanda (est) depuis les années 1960 et dont l'Etat gabonais est un des principaux actionnaires. "Les ressources sont confirmées, le potentiel est confirmé. Le gisement est très important, mais compliqué avec notamment de l'uranium. Il y a de la radioactivité, ce qui est aussi facteur de complexité. La valorisation de ce minerai demande un procédé totalement innovant qui n'existe pas et que nous sommes en train de mettre au point. (L'usine pilote) C'est essentiel pour la validation du procédé. Elle emploiera 150 personnes très qualifiées", a-t-il ajouté. Le procédé "hydrométallurgique" consiste à "mettre en solution tous les métaux et les extraire propres (...) tout en obtenant un résidu stable", a précisé M. Vectren, soulignant que les anciens procédés ne permettaient pas l'exploitation du site. Le gisement intéresse surtout Eramet pour le niobium, utilisé notamment dans la sidérurgie et l'aéronautique, et les terres rares, ainsi que dans une moindre mesure le tantale et l'uranium, selon M. Vectren "Aujourd'hui, on peut dire que l'exploitation sera d'au moins 20-25 ans sur une partie des quatre métaux mais avec le reste du gisement nous osons espérer pouvoir aller jusqu'à 50 ans", a commenté Arthur Nganie, directeur général de Maboumine. "Il est encore trop tôt pour parler de budget", a estimé M. Vectren.


Gabon: La taux de participation des législatives du 17 décembre est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120

LIBREVILLE, 22 déc 2011 - La taux de participation des législatives du 17 décembre boycottées par une partie de l'opposition est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120, selon les chiffres officiels publiés mercredi. Selon les chiffres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) lus pendant près de 4 heures par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou, il y a eu 255.570 votants pour 745.645 inscrits soit un taux de participation de 34,28% (65,72% d'abstention). Le PDG obtient 114 (113 en nom propre et un député PDG-Parti Gabonais du Centre Indépendant). "Le taux de participation est relativement le même depuis 1996. On ne dépasse pas les 40% lors des élections législatives et locales (...) La seule élection où l'on atteint plus de 50% sont les présidentielles (...) mais en 2009 (lors de l'élection d'Ali Bongo) le taux était de 44%. Cette élection est tout à fait normale, avec plus de 23 partis politiques qui ont participé", a estimé M. Ndongou. Le ministre a écarté l'hypothèse que le fort taux d'absention soit dû au boycott d'une partie de l'opposition qui avait remercié mercredi "le peuple gabonais" pour son soutien: "Combien de partis n'ont pas participé? A peine 5 ou 6. Ils étaient combien (de députés) lors de la précédente législature? Ceux qui n'ont pas voulu participer savaient à quoi s'en tenir". Il a aussi balayé les accusations de fraude de l'opposant Jules Aristide Bourdes Ogouliguende, ancien président de l'Assemblée nationale: "Est-ce que quand il a été élu en 2006, il y a eu fraude? En 2006, la population de sa circonscription a voté pour qu'il aille à l'Assemblée. Là, il n'était pas candidat et celui qui s'est présenté sur son siège a été élu comme lui l'avait été en 2006". Quant au déséquilibre de représentation à l'Assemblée, le ministre a estimé: "C'est la dictature de la démocratie. Les urnes ont choisi les représentants du peuple. C'est la démocratie: ce sont des députés élus par le peuple. Le président n'a pas pris un décret pour nommer les députés, Les députés ont été élus", a-t-il conclu. Mardi, les partis de l'opposition qui ont boycotté les législatives gabonaises avaient affirmé dans une déclaration commune ne pas "reconnaît(re) la validité du scrutin du 17 décembre 2011" car "l'Assemblée nationale qui en est issue représente moins de 10% de la population". Le PDG et ses alliés disposaient de 98 des 120 sièges de député pendant la précédente législature (5 ans). Le président Bongo pourra donc s'appuyer jusqu'à la fin de son mandat (7 ans) en 2016 sur une chambre qui lui sera complètement acquise. L'opposition avait déjà critiqué le scrutin avant l'annonce des résultats. "On ne cautionne pas la mascarade électorale. Les gens du PDG vont bourrer les urnes. La participation sera très faible. Ils vont gagner mais quel intérêt? Quelle honte!", avait déclaré vendredi l'opposant André Mba Obame, dont la formation l'Union nationale a été dissoute en janvier 2011 et qui ne participait donc pas. Après une concertation entre le président Ali Bongo et l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report, amenant une partie de l'opposition à suspendre sa participation à la commission électorale. L'opposition s'est ensuite divisée sur la participation, certains partis comme l'Union du Peuple Gabonais (UPG), dont le leader historique Pierre Mamboundou est décédé en octobre, décidant finalement d'aller au scrutin après l'avoir décrié. Le parti n'obtient aucun siège (contre 7 lors de la précédente législature).


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition

LIBREVILLE, 31 oct 2011 - La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition, a annoncé un membre de cette juridiction à la télévision publique RTG1. "La décision de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) portant fixation du calendrier est régulière", a annoncé maître Jean Laurent Tsinga, greffier en chef adjoint de la Cour constitutionnelle en lisant le compte-rendu de la Cour. L'Union du Peuple gabonais, un des deux principaux partis d'opposition de l'opposant historique Pierre Mamboundou (décédé le 16 octobre) et le Congrès pour la démocratie et la justice (opposition) de Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé réclamaient l'annulation des élections au motif que la loi électorale n'avait pas été publiée avant l'annonce de la date des élections. L'opposition demandait également depuis des mois le report des législatives pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral. L'UPG a annoncé la semaine dernière qu'elle ne participerait pas aux élections alors que l'Union nationale (dissoute, l'autre principal parti d'opposition) ne devrait pas présenter de candidats non plus. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition a suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. La Cour constitutionnelle a estimé qu'une ordonnance d'août permettait de fixer la date des élections. Cette juridiction a d'autre part annulé la nomination des membres des commissions électorales locales, après des recours de l'opposition, selon M. Tsinga.


Gabon: Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville

Libreville, 13 oct 2011 - Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA (105 millions d'euros) au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville, rapporte la presse gabonaise au lendemain d'une entrevue de Vincent Bolloré avec le président gabonais Ali Bongo Ondimba. "Vincent Bolloré est venu soumettre au chef de l'Etat un plan de 70 milliards de F CFA en vue de désengorger le port d'Owendo", selon Gabon Matin. M. Bolloré a, lui, indiqué au quotidien L'Union: "nous sommes en train de parler d'un plan de 70 milliards de francs qui concerne différents investissement logistiques. Le plus marquant d'entre eux, c'est le port. Le port d'Owendo est aujourd'hui complètement engorgé". En février, la présidence avait annoncé que le groupe Bolloré avait fait une proposition alors tenue secrète pour moderniser le port et surtout allonger son quai de 455m d'au moins 300m. Le groupe Bolloré est très actif en Afrique via "Bolloré Africa Logistics", un opérateur privé de concessions présent dans 43 pays et qui emploie 22 000 salariés sur le continent. Au Gabon, le groupe emploie 1500 personnes, selon M. Bolloré. Le groupe, qui fait construire un siège à Libreville, s'intéresse aussi au secteur minier gabonais. "Nous avons un autre projet qui est évidemment celui de la CAN (Coupe d'Afrique de football 2012) (...) notre groupe qui est aussi l'actionnaire de référence de Havas a été choisi pour accompagner le Gabon dans cette présentation. Ce sera l'occasion de montrer que c'est un pays qui avance", a ajouté M. Bolloré à L'Union. Le Gabon coorganise avec son voisin la Guinée équatoriale la CAN-2012 du 21 janvier au 12 février 2012. Pays pétrolier et minier, le Gabon importe la plus grande partie de ses biens de consommation et sa nourriture qui transitent majoritairement par le port d'Owendo.


Gabon: Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre

LIBREVILLE, 6 oct 2011 - Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre, a annoncé jeudi le rapporteur de la Commission électorale sur la chaîne publique RTG1. "Date limite de dépôt des candidatures auprès des commissions électorales locales lundi 31 octobre à 18h00, ouverture de la campagne le mercredi 7 décembre à 00h. Scrutin le samedi 17 décembre", a annoncé Benjamin Nzigou, rapporteur de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), en lisant un communiqué, sans autre précision. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition - dont les deux principaux partis, l'Union nationale (UN, dissoute) et l'Union du peuple gabonais (UPG) - a ainsi suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. L'opposition et la plateforme de la société civile "Ça suffit comme ça" continuent à réclamer un report du scrutin affirmant "Pas de biométrie, pas de transparence, pas d'élections". Un meeting de l'opposition sur ce thème a réuni un peu moins de 2000 personnes ce week-end à Libreville. "Nous voulons que l'élection soit transparente. Nous voulons que le principe d'un homme-une voix soit respecté", avait lancé Zacharie Myboto, président de l'UN, accusant le pouvoir de "s'appuyer sur la fraude" électorale. L'opposition a contesté la plupart des élections depuis l'avènement du multipartisme en 1990. Interrogé sur l'éventuel boycott de l'opposition lors d'une conférence de presse avant que la date du scrutin ne soit annoncée, le président Bongo a répondu: "Je ne peux pas répondre et spéculer pour les autres (l'opposition). En ce qui me concerne je suis respectueux des lois en vigueur dans mon pays. Je suis comme tous les citoyens, ces lois je les observe, je les respecte et je les applique". Le chef de l'Etat a évoqué la concertation d'avril: "Nous ne pouvons passer notre temps à dire que nous voulons un Etat de droit, respectueux des lois en vigueur et décider qu'il suffit qu'on se retrouve entre nous et que nous prenions une décision de mettre la loi de côté. Je suis garant des lois en vigueur dans ce pays, c'est le rôle du président de la République".


Gabon: Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville

LIBREVILLE, 18 sept 2011 - Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars (870 millions d'euros) pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville. "Le début des travaux est prévu avant la fin de l'année et devrait s'achever dans deux ans", a indiqué le ministre de l'habitat Blaise Louembé samedi soir. Le président de IDC, Ekram Javad Miller, a vanté l'attractivité du climat des affaires au Gabon, mais surtout la stabilité politique du pays, en soulignant: "le gouvernement américain, voudrait faire du Gabon un exemple de démocratie, pour qu'il se développe". "Ce fonds permettra aussi aux familles de financer l'acquision de leurs logements sous forme de prêts à des taux réduits qui pourraient s'échelonner sur 30 ans", a-t-il ajouté. Cet accord fait suite à la visite en juillet dernier aux États-Unis du président Ali Bongo Ondimba, qui s'était entretenu avec les responsables de IDC. Avec l'urbanisation rapide accompagnée d'une flambée du prix de l'immobilier au Gabon, il est devenu difficile de se loger à coût modéré surtout à Libreville, avec notamment des crédits immobiliers peu accessibles.


Gabon: La multinationale de Singapour Olam a signé mercredi à Libreville un accord de prêt de 45 millions d'euros avec la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale et Ecobank pour développer la zone économique au Gabon

LIBREVILLE, 14 sept 2011 - La multinationale de Singapour Olam a signé mercredi à Libreville un accord de prêt de 45 millions d'euros avec la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC) et Ecobank pour développer la zone économique au Gbaon, a constaté un journaliste de l'AFP. "La convention que nous signons aujourd'hui (mercredi) qui est de l'ordre de 29,5 milliards de FCFA (environ 45 millions d'euros) permet au groupe Olam de développer ses activités au niveau de la Zone économique spéciale (ZES)" dédiée à la transformation du bois et inaugurée le 9 septembre à Nkok, à une trentaine de kilomètres de Libreville, a déclaré le président de la BDEAC, Michaël Adandé après avoir paraphé l'accord. "La joint-venture initiée par les actionnaires de la Zone économique spéciale (Olam et le Gabon) est à louer d'une part parce qu'elle crée un partenariat public-privé, nécessaire à la conduite de projets de grande dimension, et d'autre part parce qu'elle s'inscrit dans une vision globale de création d'infrastructures indispensables à la valorisation locale des ressources", a-t-il ajouté. "Nous continuerons de soutenir la politique économique du Gabon", a indiqué le directeur général d'Ecobank Gabon, Jean-Baptiste Siate, qui a expliqué que ce prêt va permettre à Olam de démarrer la deuxième phase du projet de cette immense ZES, qui doit s'étendre de 500 ha à 1026 ha. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a décidé en novembre 2010 d'interdire les exportations des grumes afin de favoriser l'émergence d'une industrie locale de transformation du bois. "Il ne s'agit plus pour nous d'exporter nos ressources à l'état brut, il s'agit pour nous de les transformer et de gagner de la valeur ajoutée. C'est l'objet de cette zone qui permet d'attirer les industriels du monde entier dans la transformation du bois", avait expliqué lors de l'inauguration le ministre des Mines. La ZES, qui doit permettre d'attirer 45 sociétés qui investissent 200 millions de dollars et créer 4.000 emplois directs et 6.000 indirects, offre l'exonération de TVA pendant 25 ans, d'impôt sur le revenu pendant 10 ans, la possibilité de faire venir de la main d'oeuvre étrangère, un guichet unique pour les démarches administratives.


Gabon: L'opposition et la société civile gabonaises se sont entendus samedi pour élaborer un "programme commun d'action" à l'approche d'élections législatives pour lesquelles elles réclament l'utilisation de la biométrie

LIBREVILLE, 10 sept 2011 - L'opposition et la société civile gabonaises se sont entendus samedi pour élaborer un "programme commun d'action" à l'approche d'élections législatives pour lesquelles elles réclament l'utilisation de la biométrie, selon un communiqué. "Les participants ont décidé de mettre en place une commission mixte d'experts chargés très rapidement d'élaborer un programme commun d'action", indique un bref communiqué sanctionnant une concertation ayant réuni la plate-forme de la société civile +Ca suffit comme ça+ et douze partis d'opposition, dont les deux plus importants, l'Union du peuple gabonais (UPG) et l'Union nationale (UN, dissoute). "Les parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de voir les prochaines élections législatives ne s'organiser qu'avec l'utilisation de la biométrie", selon le communiqué. La plate-forme +Ca suffit comme ça+ avait appelé à l'"union sacrée" contre le "système PDG" à l'approche des législatives qui doivent se dérouler avant la fin de l'année sans biométrie. Dans un communiqué, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a rappelé vendredi que "le débat sur la biométrie a été réglé par le non report des élections décidé par la Cour constitutionnelle et que le chef de l'Etat a instruit le gouvernement de la république de tout mettre en oeuvre pour que les élections à venir se déroulent en toute transparence". "Tout cela doit être entendu et partagé par tous les concitoyens respectueux des valeurs républicaines et épris de paix et de justice, y compris par ceux qui pensent qu'il est toujours possible de dauber sur le pouvoir en place, de continuer à se jouer du peuple, d'user des subterfuges, du chantage, de la menace, du repli identitaire, de la violence pour gérer la République", écrit le PDG. La Cour constitutionnelle avait refusé de reporter les élections de 2011 à 2012 pour permettre l'introduction de la biométrie, cheval de bataille de l'opposition et de la société civile. "La Cour a procédé à son arbitrage", avait déclaré le président Ali Bongo, ajoutant: "Conformément à la légalité républicaine, et en tant que garant de la Constitution, je m'y soumets, comme tout acteur politique doit se soumettre aux lois qui gouvernent son pays".



Gabon: Avec 200.000 hectares en 2017, le Gabon ambitionne de devenir le premier producteur africain d'huile de palme

LIBREVILLE, 15 août 2011 - Le Gabon ambitionne de devenir le premier producteur africain d'huile de palme d'ici 2017, a appris l'AFP lundi lors d'une visite du président gabonais Ali Bongo dans les pépinières de palmeraies dans la région de Kango à 60 mm au sud-est de Libreville. "Avec 200.000 hectares" en 2017, "le Gabon sera le premier producteur (d'huile de palme) d'Afrique", a déclaré Shyan Ponnapa, directeur général du projet, ajoutant qu'une usine de fabrication d'huile de palme d'une capacité de production d'un million de tonnes par an devrait voir le jour en 2012. Le président Bongo a visité lundi les 5.000 hectares de pépinières de palmeraie de la région de Kango, gérées par le groupe multinational singapourien Olam. Ces 5.000 hectares constituent la première phase d'un projet de palmeraie de 50.000 hectares d'ici à 2013, et de 200.000 hectares à l'horizon 2017. Le projet, estimé à 800 millions de dollars US (575 millions d'euros), qui avait été signé en août 2010, devrait offrir à terme une "perspective de 40.000 emplois", annonce un communiqué de la présidence, qui ajoute que la "production d'huile de palme devrait s'élever à 1 million de tonnes". Les régions de Mouila et Tchibanga (sud) et de Lambaréné (centre) seront elles aussi à termes bénéficiaires de ce projet, le sud et le centre étant des régions productrices de pétrole, mais très peu agricoles Olam est aussi le principal partenaire du Gabon pour le développement d'un projet de Zone économique spéciale (ZES) à Nkok, à 30 kilomètres de Libreville ainsi que pour la construction d'une usine de production d'engrais dans la région de Port-Gentil (capitale pétrolière, ouest). Les accords relatifs à ces chantiers avaient été signés en novembre 2010 à Singapour, où Ali Bongo poursuivait, selon un communiqué remis à l'époque, "la politique de diversification des partenaires du Gabon" lancée depuis sa prise de fonction en octobre 2009.


Gabon: L'Agence nationale de l'aviation civile gabonaise (Anac) a autorisé la reprise d'exploitation de trois des six compagnies aériennes suspendues après un audit surprise le mois dernier

LIBREVILLE, 29 juil 2011 - L'Agence nationale de l'aviation civile gabonaise (Anac) a autorisé la reprise d'exploitation de trois des six compagnies aériennes suspendues après un audit surprise le mois dernier, selon un communiqué officiel diffusé vendredi. L'Anac a de nouveau autorisé les vols de Afric Aviation (à partir du 12 juillet) et La Nationale (à partir de ce vendredi), précise le communiqué. Le 6 juillet, le ministère des Transports avait annoncé avoir suspendu six des huit compagnies aériennes opérant au Gabon et qui avaient été auditées entre le 15 et le 23 juin après le crash sans victime mortelle d'un avion début juin à Libreville. Selon un arrêté du ministre des Transports, les compagnies gabonaises ont "jusqu'au 7 septembre 2011" pour immatriculer leurs appareils sur le registre d'immatriculation gabonais. Les compagnies seront contrôlées dès le lendemain et les appareils non immatriculés seront interdits de vols, précise le ministère. La suspension de nombreuses compagnies avait provoqué des perturbations et la colère des compagnies. Trouver des places, notamment pour Port-Gentil, la capitale pétrolière difficilement accessible par la route, était devenu problématique. Du coup les liaisons maritimes ont été prises d'assaut.


Gabon: Le Conseil d'Etat gabonais a rejeté jeudi le recours contre la dissolution d'un des deux principaux partis d'opposition, l'Union nationale

LIBREVILLE, 28 juil 2011 - Le Conseil d'Etat gabonais a rejeté jeudi le recours contre la dissolution d'un des deux principaux partis d'opposition, l'Union nationale (UN), a constaté un journaliste de l'AFP. Statuant sur le recours déposé par le président de l'UN Zacharie Myboto, le Conseil d'Etat a notamment estimé que le parti "s'est rendu co-auteur" ou a été "du moins complice" de son secrétaire exécutif, André Mba Obame qui, le 25 janvier dernier, s'était autoproclamé président du pays, avait prêté serment au siège de son parti et avait formé son "gouvernement". "Le pouvoir (...) a atteint son objectif, celui de tuer l'Union nationale", a déclaré à l'AFP M. Myboto, ajoutant: "c'est la négation même de la démocratie". "Nous avons tenu à aller jusqu'au bout de notre logique", mais "ce n'est pas la peine de perdre notre temps encore" dans d'éventuels nouveaux recours, a-t-il poursuivi, indiquant ne pas avoir été "du tout surpris" de la décision du Conseil dont l'UN avait mis en doute l'indépendance mercredi. L'UN avait été dissoute le 27 janvier par le ministère de l'Intérieur pour "non respect des principes démocratiques, atteinte à la forme républicaine de l'Etat, atteinte à la souveraineté nationale et trouble à l'ordre public". Candidat malheureux à la présidentielle de 2009 dont il conteste la validité et réclame la victoire, M. Mba Obame s'était réfugié pendant plus d'un mois au siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Libreville avec une trentaine de personnes. Le vice-président de l'UN Jean Ntoutoume Ngoua avait mis en garde mercredi sur "les éventuelles conséquences que pourraient entraîner la négation de la réalité des faits et la non lecture du droit dans cette affaire". L'UN "rendra responsable le Conseil d'Etat des conséquences des éventuelles frustrations de milliers de Gabonais qui attendent que justice leur soit rendue et appelle l'ensemble des Gabonais à la mobilisation et à la vigilance", avait indiqué M. Ntoutoume Ngoua. Mardi, les défenseurs de l'Etat gabonais avaient fait valoir qu'"il ne saurait exister deux républiques". "En s'autoproclamant président, M. Mba Obame a délibérément mis en cause la forme républicaine de l'Etat", ce qui constitue "un grave trouble à l'ordre public" et "une violation manifeste de la Constitution", avaient-ils estimé.



Gabon: Deux contrats entre l'Etat gabonais et des entreprises françaises pour un montant de 71 millions d'euros ont été signés lors de la visite du Premier ministre français François Fillon à Libreville

Libreville, 17 juil 2011 - Deux contrats entre l'Etat gabonais et des entreprises françaises pour un montant de 71 millions d'euros ont été signés lors de la visite du Premier ministre français François Fillon à Libreville, a-t-on appris de sources concordantes. "Un contrat de marché public a été passé entre l'Etat gabonais (ministère de l'Energie) et ETDE, filiale de Bouygues Construction, pour un montant de 48 millions euros pour le développement du réseau interconnecté (électrique) du Woleu Ntem (nord)", selon un communiqué de la présidence gabonaise. "ETDE sera en charge d'installer un réseau de lignes à haute tension en zone rurale et de déployer des liaisons de fibres optiques. Ce projet concerne 110 villages (6 700 foyers)", selon le texte. Le deuxième contrat de 23 millions d'euros "a été signé entre l'Etat gabonais (Eaux et Forêts) et Lignafrica, joint-venture entre les industriels forestiers français Rougier et Cassagne, et Forêt Ressources Management, un cabinet français d'ingénierie forestière", selon le communiqué. "Il attribue à Lignafrica l'exploitation durable d'un périmètre forestier de 39 000 hectares, dont 14 000 d'okoumés (essence du Gabon). Le projet est multi-facette: plantation et recherche et développement (clonage d'okoumés), protection de l'environnement (reboisement, valorisation des déchets); industrialisation. Il contribuera à créer 400 emplois permanents", selon la présidence. "Ce contrat répond à la politique mise en place depuis début 2010 par le président Ali Bongo Ondimba pour doter le Gabon d'une véritable industrie forestière afin d'apporter plus de valeur ajoutée localement avant exportation et favoriser la création de richesses", souligne le communiqué alors que le Gabon avait interdit l'exportation de grumes brutes le 1er janvier 2010. La mesure avait été très critiquée par de nombreux forestiers. Venu avec le Premier ministre, Francis Rougier, le directeur de Rougier a précisé que son groupe envisageait la création "d'une cinquième usine dans le cadre de l'action du gouvernement, qui a supprimé il y a deux ans l'exportation de bois en grumes du pays et donc accélérer le processus de transformation tel qu'il était prévu par les sociétés, mais qui a nécessité un engagement plus fort et beaucoup plus rapide".



Gabon: Le ministère des Transports a suspendu six des huit compagnies aériennes auquel il a fait subir un audit inopiné après le crash sans victimes mortelles d'un avion début juin

Libreville, 6 juil 2011 - Le ministère des Transports a suspendu six des huit compagnies aériennes auquel il a fait subir un audit inopiné après le crash sans victimes mortelles d'un avion début juin, selon un communiqué lu à la télévision nationale mercredi soir. "Les six autres compagnies sont suspendues", selon le communiqué qui ne précise pas leur nom. Le ministère des Transports informe "les exploitants des compagnies aériennes sur la nécessité absolue de se conformer aux normes et recommandations de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale). Le ministre des Transports invite les acteurs du secteur à plus de rigueur et de professionnalisme pour plus de sécurité dans le secteur aérien gabonais". Mercredi, le quotidien national l'Union citant des informations confidentielles obtenues auprès de l'Agence nationale de l'aviation civile faisait état de deux compagnies sur 7 autorisées à voler. Selon le journal, seules les compagnies Allegiance et Afrijet étaient autorisées à voler alors que Gabon Airlines --qui effectuait jusqu'a récemment des vols sur la France--, 2AG, Sky services, Afric Aviation et La Nationale avaient été suspendues. L'AFP n'avait pu confirmer ces informations de source officielle. Le jour même de l'amerrissage de l'Antonov-26 avec quatre personnes à bord et exploité par la société Solenta Aviation, le ministre des Transports Julien Nkoghe Bekale avait interdit le survol de son l'espace aérien gabonais à tous les avions Antonov de type 12, 24 et 26.


Gabon: L'opposition gabonaise veut que la Cour constitutionnelle puisse être à nouveau saisie pour permettre un report des élections législatives prévues pour la fin de l'année afin que la biométrie soit introduite

LIBREVILLE, 1 juil 2011 - L'opposition gabonaise veut que la Cour constitutionnelle puisse être à nouveau saisie pour permettre un report des élections législatives prévues pour la fin de l'année afin que la biométrie soit introduite, a appris l'AFP lors d'une conférence de presse vendredi. Après l'adoption d'une loi sur le traitement des données à caractère personnel en juin, "le gouvernement doit prendre une ordonnance (permettant d'introduire la biométrie dans la loi électorale pendant les vacances parlementaires) pour qu'on rentre dans le cadre des préalables pour que la Cour constitutionnelle puisse apprécier le +cas de force majeure+" permettant un report, a estimé Pierre Mamboundou, président de l'Union du peuple gabonais (UPG). Figure historique de l'opposition gabonaise, M. Mamboundou qui s'est dernièrement rapproché du pouvoir s'est exprimé aux côtés d'autres députés de l'opposition, dont Zacharie Myboto, président de l'Union nationale, principale formation de l'opposition (dissoute). Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec opposition société civile, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. Toutefois, la Cour avait estimé qu'il n'y avait "lieu à évocation ni d'un cas de force majeure, ni de report de l'élection législative". Prenant "acte de cette décision", le gouvernement a annoncé qu'il allait "organiser les prochaines élections législatives conformément aux dispositions légales et réglementaires", prévoyant qu'elles se déroulent avant fin 2011. Mais pour l'opposition la Cour n'a pas pu se prononcer car elle demandait un certain nombre de préalables qu'il est encore possible de remplir. "Une fois à nouveau saisie, nous aurons la vraie réponse de la Cour constitutionnelle et nous pensons qu'il y aura report", a indiqué M. Myboto. "Nous voulons que les élections législatives (...) soient organisées dans la transparence", a-t-il dit. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude.

Gabon: Le gouvernement gabonais a officiellement renoncé à l'introduction de la biométrie dans le processus électoral en vue des législatives qui se dérouleront donc d'ici la fin de l'année 2011 et ne seront pas reportées à 2012

LIBREVILLE, 7 juin 2011 - Le Gabon a officiellement renoncé à l'introduction de la biométrie dans le processus électoral en vue des législatives qui se dérouleront donc d'ici la fin de l'année 2011 et ne seront pas reportées à 2012, a annoncé le ministre de la Communication mardi. "La Cour constitutionnelle a décidé qu'il n'y avait lieu ni à évocation de cas de force majeure ni de report des élection législatives (...) Le gouvernement prend acte de cette décision (...) et va organiser les prochaines élections législatives conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur", a annoncé le ministre Paul Ndong Nguema en lisant un communiqué diffusé par la télévision publique nationale RTG1. "Des instructions ont été données au ministre de l'Intérieur de prendre contact avec toutes les parties prenantes aux élection pour mettre en oeuvre le processus électoral", a ajouté M. Ndong Nguema. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude. "Le gouvernement s'engage à assurer un scrutin, serein, libre, crédible, juste et transparent", a assuré le ministre. "Le gouvernement tient à réaffirmer aux acteurs politiques et à l'ensemble des citoyens sa ferme volonté de promouvoir et de renforcer la transparence électorale à chacune des étapes du processus électoral. Le gouvernement tient à rassurer l'opinion nationale et internationale de ce que la quête permanente pour la paix et le développement durable constitue un objectif majeur qui l'oblige en particileur à organiser des élections en totale transparence", a-t-il ajouté. Le ministre a toutefois affirmé que le gouvernement était déterminé" à introduire la biométrie pour de prochains scrutins dans un "avenir proche (...) en s'assurant préalablement des capacités financières et humaines qu'exigent l'appropriation de cette technologie". Après une concertation avec des partis de l'opposition et la société civile, le président gabonais Ali Bongo Ondimba avait fait saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie. Le 3 juin, la Cour avait estimé ne pas pouvoir "se prononcer sur la demande de report de l'élection prévue cette année, du fait que les pouvoir compétents, à savoir le gouvernement et le parlement n'ont pas exécuté les opérations préalables à la mis en oeuvre de la biométrie". Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l'opposition et la société civile : l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros.


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise n'a pas pu se prononcer sur la demande de report des élections législatives de 2011 à 2012 pour permettre d'y introduire la biométrie, lors d'une audience publique vendredi

LIBREVILLE, 3 juin 2011 - La Cour constitutionnelle gabonaise n'a pas pu se prononcer sur la demande de report des élections législatives de 2011 à 2012 pour permettre d'y introduire la biométrie, lors d'une audience publique vendredi. "La Cour constitutionnelle n'a pas pu se prononcer sur la demande de report de l'élection prévue cette année, du fait que les pouvoir compétents, à savoir le gouvernement et le parlement n'ont pas exécuté les opérations préalables à la mis en oeuvre de la biométrie", a indiqué la présidente de la Cour constitutionnelle Marie-Madeleine Mbourantso. Après une concertation avec des partis de l'opposition et la société civile, le président gabonais Ali Bongo Ondimba avait annoncé le 9 mai que le gouvernement saisirait la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie. Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l'opposition et la société civile: l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros. Toutefois, la Constitution gabonaise prévoit que des élections ne peuvent être reportées qu'en cas de "force majeure". Déjà, la Cour qui a entendu des représentants des institutions et des partis politiques s'était interrogée sur la pertinence de sa saisine. "On attend la décision de la Cour pour appliquer la biométrie? La décision de la Cour conditionne-t-elle l'application de la biométrie?", avait demandé Mme Mborantsuo, président de la Cour lors de débats le 19 mai. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude.
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Gabon: La société civile gabonaise est favorable à un référendum "dans les plus brefs délais" sur l'instauration de la biométrie pour les prochaines élections législatives

LIBREVILLE, 26 mai 2011 - La société civile gabonaise est favorable à un référendum "dans les plus brefs délais" sur l'instauration de la biométrie pour les prochaines élections législatives prévues en 2011 mais qui pourraient être reportées à 2012, a appris l'AFP auprès de ses représentants. "Nous voulons un referendum sur la biométrie dans les plus brefs délais", a affirmé à l'AFP Georges Mpaga, président du conseil d'administration du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG, qui regroupe une vingtaine d'ONG) à l'issue d'une journée de rencontres réunissant une centaine d'associations, syndicats et partis. "La Médiature de la République Gabonaise semble dépasser par les évènements, de même que le Président du Conseil National de la Démocratie. Alors à quoi servent ces institutions? Aussi, nous demandons l'organisation d'un referendum pour que le peuple se prononce sur la biométrie", a ajouté Alain Moupopa, président de l'ONG Afrique Horizon. Après une concertation avec des partis de l'opposition et la société civile, le président Ali Bongo Ondimba avait annoncé le 9 mai que le gouvernement saisirait la Cour constitutionnelle pour demander un report des législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie. Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l'opposition et la société civile: l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros. Toutefois, la Constitution gabonaise prévoit que des élections ne peuvent être reportées qu'en cas de "force majeure". L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude. "Nous rejetons catégoriquement toute tentative d'organiser les élections prochaines dans les conditions actuelles qui favorisent la fraude électorale à grande échelle et l'élection de personnes illégitimes", a affirmé jeudi M. Mpaga.


Gabon: Le président gabonais Ali Bongo Ondimba va saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie sur les cartes électorales

LIBREVILLE, 9 mai 2011 - Le président gabonais Ali Bongo Ondimba va saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie sur les cartes électorales, selon un communiqué publié lundi. "J'ai écouté les différentes déclarations des représentants des partis; je vais saisir la Cour constitutionnelle dans les meilleurs délais afin qu'elle statue sur la position consensuelle qui plaide en faveur du report des élections législatives", a déclaré M. Bongo après une concertation avec l'opposition et la société civile. "Il y a un inconvénient important au regard de la légalité que je ne peux mettre de côté. (...) Je vais saisir la Cour constitutionnelle. (...) J'espère qu'elle pourra nous éclairer rapidement sur la marche à suivre, sans préjuger de sa réponse car la légalité est importante et ne peut être prise à la légère", a poursuivi le chef de l'Etat. La Constitution gabonaise prévoit que des élections ne peuvent être reportées qu'en cas de "force majeure". Fin avril, le président gabonais avait réuni société civile et opposition sur ce thème, présentant deux scénarios: l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude. Fidèle Waura, secrétaire général de l'Union du peuple gabonais (UPG, une des deux principales formations d'opposition) s'est déclaré favorable au report, critiquant notamment André Mba Obame, ancien ministre de l'Intérieur passé dans l'opposition à la mort du président Omar Bongo en 2009: "Nous avons toujours demandé la biométrie depuis 5 ans. Le président Omar Bongo y était favorable mais le ministre de l'Intérieur de l'époque, aujourd'hui opposant (...), s'y était opposé". "Nous sommes favorables au report. Si on veut faire la biométrie, il faut la faire correctement", a ajouté à l'AFP M. Waura précisant que le report permettrait de faire des économies et de traiter les données au Gabon. Il a ajouté qu'organiser des législatives en fin d'année 2011 auraient posé un problème par rapport à la Coupe d'Afrique des nations que le Gabon organise en janvier-février 2010: "On risquait de se retrouver à la CAN avec des discussions et réclamations post-électorales". L'Union nationale (UN) dissoute par le pouvoir en janvier dernier après son autoproclamation comme président d'André Mba Obame n'était pas invitée à la réunion. Samedi, un collectif d'une vingtaine d'ONG et associations de la société civile gabonaise réunies au sein du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) s'était prononcé en faveur du report "afin de permettre au pays de se doter d'un système biométrique et de mettre en place toutes les réformes électorales et institutionnelles destinées à rendre transparentes et fiables nos élections".


Gabon: Le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo Ondimba veut que la biométrie soit appliquée dès les prochaines élections législatives

LIBREVILLE, 12 mars 2011 - Le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo Ondimba veut que la biométrie soit appliquée dès les prochaines élections législatives, cette année, a déclaré son secrétaire général samedi à Libreville à l'occasion des 43 ans du parti. L'utilisation de la biométrie sur les cartes d'électeurs lors des législatives prévues à une date non encore fixée est l'une des principales revendications de l'opposition afin que les élections soient "transparentes et crédibles". "Pour le parti démocratique gabonais, les prochaines élections législatives ne doivent se tenir qu'à la condition que la biométrie soit appliquée", a déclaré Faustin Boukoubi devant le président Bongo lors du discours d'ouverture des manifestations. "Des élections libres et transparentes deviennent de plus en plus nécessaires, même si dans ce domaine, nous avons, il faut le reconnaître, réalisé des avancées considérables et exemplaires depuis 1990" année où le multipartisme a été instauré au Gabon, a estimé M. Boukoubi. "A cet effet, nous exigeons du gouvernement à l'issue d'une identification des populations, notamment celles en âge de voter, l'introduction de la biométrie dans le système électoral", a-t-il ajouté. En novembre, neuf partis de l'opposition avaient organisé un meeting et une marche pour réclamer la "transparence électorale" et l'utilisation de la biométrie, avec empreintes digitales et photos. Les autorités soutenaient alors qu'il fallait éviter la précipitation, qu'un certain nombre de préalables devaient être examinés et qu'il était "hasardeux" de soutenir que la biométrie pourrait être utilisée pour les élections législatives.



Gabon: La Banque africaine de développement va financer 130 millions d'euros de prêts aux PME-PMI au Gabon

LIBREVILLE, 15 fév 2011 - La Banque africaine de développement (BAD) va financer 175 millions USD (130 millions d'euros) de prêts aux PME-PMI au Gabon, a-t-elle lors d'un séminaire à Libreville organise cette semaine à Libreville. "Nous allons soutenir à hauteur de 175 millions de dollars les PME-PMI gabonaises, notamment dans l'assainissement des routes avec une somme de 100 millions et 75 millions serviront au développement des infrastructures et pistes agricoles" a annoncé lundi Boubacar Traoré, représentant résident de la Banque à Libreville. Cette aide se matérialisera sous forme de prêts directs aux grandes entreprises ou sous forme de prêts à travers des banques pour les PME, a précisé M. Traoré. Les prêts doivent être remboursés sur une période 15 ans. La BAD se donne pour vocation de contribuer au recul de la pauvreté en Afrique et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.



Gabon: La Chine et le Gabon ont signé ce week-end à Libreville, un accord de prêt de 95 millions d'euros pour la modernisation du réseau électrique à Libreville

LIBREVILLE, 14 fév 2011 - Le Gabon et la Chine ont signé lors d'une visite du ministre des Affaires étrangères chinois Yang Jiechi ce week-end à Libreville, un accord de prêt de 850 millions de yuans (95 millions d'euros) pour la modernisation du réseau électrique à Libreville, a appris l'AFP lundi. Le "prêt préférentiel" au gouvernement gabonais doit servir à financer "le projet de Sécurisation du réseau de transport et d'énergie électrique de la région de Libreville", selon le texte, lu à l'AFP par un responsable des Affaires étrangères gabonais. Le prêt s'étale sur 20 ans et le taux annuel s'élève à 2,5%, de même source. Pendant son séjour, M. Jang Jiechi a visité au nord de Libreville à Agondjé le stade de l'Amitié sino-gabonaise, en construction. "Les ouvriers ont fait part à Yang Jiechi qu'ils sont à pied d'oeuvre jour et nuit pour livrer le chantier dans les délais requis en vue de la Coupe d'Afrique 2012" coorganisée par le Gabon et la Guinée équatoriale, selon le quotidien L'Union. Le ministre des Affaires étrangères Paul Toungui a "décliné les voeux de Gabon de voir le soutien chinois s'accentuer avec la réalisation des projets importants. Parmi ceux-ci, l'implantation de 7 nouvelles structures hospitalières (...) des échanges scientifiques et universitaires directs entre la ville de Tianjin et celle de Libreville", selon le quotidien Gabon-Matin.


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Gabon: Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a impulsé un remaniement gouvernemental reconduisant le Premier ministre Paul Biyoghe Mba avec six nouveaux ministres, huit départs, des changements de portefeuille et modifiant l'organigramme de la présidence

LIBREVILLE, 14 jan 2011 - Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a impulsé un remaniement gouvernemental reconduisant le Premier ministre Paul Biyoghe Mba avec six nouveaux ministres, huit départs, des changements de portefeuille et modifiant l'organigramme de la présidence. "A l'aube de cette nouvelle année, le président de la République Ali Bongo Ondimba, comme il l'avait déjà annoncé lors de son allocution du 16 octobre a souhaité donné un nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action pour conduire avec confiance notre pays le Gabon sur la voie de la prospérité et du bien-être collectif", a affirmé lors de l'annonce Laure Olga Gondjout, qui quitte son poste de ministre de la Communication pour une promotion: secrétaire général de la présidence de la République. "Cette volonté passe par de nécessaires ajustements tant au niveau de l'équipe gouvernementale qu'au niveau de la présidence de la République dans le but de poursuivre avec force et vigueur les action importantes qui ont été engagées depuis plus d'une année et pour répondre aux défis de l'émergence", a conclu Mme Gondjout, qui remplace un des hommes de confiance du président François Engongah Owono, dont la nouvelle mission n'a pas été dévoilée. Si le Premier ministre M. Biyoghe Mba conserve son poste, plusieurs ministres considérés comme ses proches quittent le gouvernement qui compte 31 membre contre 30 dans le précédent. C'est notamment le cas du ministre des Transports Rémy Ossélé Ndong ou de la Santé Alphonsine Mbié N'Na. En octobre lors du bilan de sa première année au pouvoir, le président Bongo avait lancé: "Le temps de l'évaluation a sonné (...) Certains projets connaissent une lenteur dans l'exécution. (...) J'ai décidé de corriger au plus vite certaines erreurs notamment celles de casting pour placer l'homme qu'il faut à la place qu'il faut". Anicette Nanga Oviga, la ministre de la Justice, secteur que le président avait critiqué lors des voeux aux administrations, est elle remplacée par Ida Reteno Assonouet, qui a déjà occupé le poste de directeur de cabinet de ce ministère. Martin Mabala, le ministre des Eaux et Forêts, qui avait déjà perdu l'Environnement en juillet, quitte sans surprise le gouvernement. Il lui est sans doite reproché sa gestion du dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon. Parmi les nouveaux venus, Aurélien Ntoutoume devient ministre des Relations avec le Parlement et de l'Intégration régionale alors que l'ancien porte-parole de la présidence Guy Bertrand Mapangou devient ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme d'Etat. Un certain nombre de redistribution de maroquins au sein du gouvernement. Ainsi, l'ex-ministre de la Défense Angélique Ngoma devient porte-parole du gouvernement et ministre du travail, L'ancien ministre de l'Habitat Ruffin Pacôme Ondzounga, héritant de la Défense. Julien Nkoghe Bekalé, nouveau ministre des transports perd les Mines et le pétrole au profit d'Alexandre Barro Chambrier. A noter aussi, que certains postes clé restent inchangés: ainsi les ministres de l'Intérieur Jean-François Ndongou, des Affaires Etrangères Paul Toungui ou de l'Energie Régis Immongault, gardent leurs fonctions.

Liste intégrale du nouveau gouvernement gabonais du 14 janvier 2011


Paul BIYOGHE MBA, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT (Reconduit)


MINISTRES


Léon NZOUBA, Ministre de l'Equipement, des infrastructures et de l'aménagement du territoire (Muté)

Ida Reteno ASSONOUET, Ministre de la Justice, Garde des sceaux (Nouvelle)

Paul TOUNGUI, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie (Reconduit)

René NDEMEZO'OBIANG, Ministre de la jeunesse, des Sports et des loisirs (Reconduit)

Angélique NGOMA, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la prévoyance sociale, Porte-parole du gouvernement (Mutée)

Jean François NDONGOU, Ministre de l'Intérieur, de la sécurité publique, de l'Immigration et de la Décentralisation (Reconduit)

Jean Félix MOULOUNGUI, Ministre des Petites et moyennes entreprises et de l'Artisanat (Reconduit)

Alexandre Barro CHAMBRIER, Ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures (retour)

Magloire NGAMBIA, Ministre de l'Economie, du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme (Reconduit)

Blaise LOUEMBE, Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, de l'Ecologie et du Développement Durable (Muté)

Flavien Nzengui NZOUNDOU, Ministre de la Santé, des Affaires sociales, de la Solidarité et de la Famille (Muté)

Julien NKOGHE BEKALE, Ministre des Transports (Muté)

Séraphin MOUNDOUNGA, Ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation et de la Culture (Reconduit)

Aurélien NTOUTOUME, Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions Constitutionnelles, de l'Intégration Régionale et du NEPAD, chargé des Droits de l'Homme (Nouveau)

Ruffin Pacôme ONDZOUNGA, Ministre de la Défense nationale (Muté)

Régis IMMONGAULT, Ministre de l'Energie et des Ressources Hydrauliques (Reconduit).

Raymond NDONG SIMA, Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage, de la Pêche et du Développement Rural (Reconduit).

Emmanuel ISSOZET NGONDET, Ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique, chargé de la Réforme de l'Etat (Retour).

Christian MAGNAGNA, Ministre des Eaux et Forêts (Ancien ministre délégué Promu).

Paul NDONG NGUEMA, Ministre de la Communication, de la Poste et de l'Economie Numérique (Nouveau).

Célestine OGUEWA, épouse BA, Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (Nouveau).


MINISTRES DELEGUES



Jean Richard SYLONG, Ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement, des infrastructures et de l'aménagement du territoire (Reconduit)

Paul BUNDUKOU-LATHA et Raphaël NGAZOUZE, Ministres délégués auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie (Mutés).

Françoise ASSENGONE OBAME et Jean Pierre BOUKILA, Ministres délégués auprès du ministre de l'Economie, du commerce, de l'industrie et du tourisme (Reconduite et nouveau).

Nziengui MIYINDOU et Claudine MINVOULA, Ministre délégué auprès du ministre de la Santé, des Affaires Sociales, de la Solidarité et de la Famille (Muté et Nouveau).

Ernest WALKER -ONEWIN, Ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation, chargé de la culture (Nouveau).

Guy Bertrand MAPANGOU, Ministre délégué auprès du ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique, chargé de la Réforme de l'Etat (Nouveau).




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