| L'actualité du Gabon (d'après l'Agence France Presse) |
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Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba a porté à 114 sur 120 députés le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale après les législatives partielles de samedi
LIBREVILLE, 08 mai 2012 - Le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba a porté à 114 sur 120 députés le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale après les législatives partielles de samedi dont les résultats ont été annoncés mardi soir par le ministère de l'Intérieur. Les six élections partielles dont les résultats avaient été invalidés par la Cour constitutionnelle à l'issue des des législatives du 17 décembre 2011 ont été remportées par le PDG. L'opposition ne comptera finalement que deux élus. En décembre, une partie de l'opposition dont les membres de l'Union Nationale (UN, dissoute en janvier 2011, une des principales formation d'opposition) avait boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour empêcher la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), l'autre principal parti d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. A l'issue du scrutin, l'UPG avait parlé de "fraude massive" alors que les opposants dans le sillage de l'UN ayant boycotté le scrutin avaient affirmé ne pas reconnaître les résultats. Le président Bongo avait, lors des voeux du Nouvel An, remercié les électeurs pour son écrasante victoire: "J'ai pris la pleine mesure de votre adhésion à notre projet de société. (...) vous m'avez donné la majorité souhaitée pour accélérer les réformes et mettre en oeuvre les actions nécessaires au Gabon émergent". S'appuyant sur cette victoire aux législatives, le président gabonais a en février nommé un nouveau Premier ministre Raymond Ndong Sima soulignant vouloir "passer à une vitesse supérieure dans le rythme dexécution des programmes gouvernementaux".
Gabon: Nomination de Raymond Ndong Sima comme nouveau premier ministre du Gabon et formation d'un nouveau gouvernement LIBREVILLE, 28 fév 2012 - Le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima, nommé lundi en remplacement de Paul Biyoghe Mba par le président Ali Bongo Ondimba, a formé mardi son nouveau gouvernement, a annoncé la secrétaire générale de la présidence Laure-Olga Gondjout. Le nouveau gouvernement, composé de 29 membres incluant le Premier ministre, conserve certaines figures du précédent avec 14 entrants pour 16 sortants et voit le départ de certaines personnalités importantes telles que l'ancien ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, gendre de l'ancien président Omar Bongo qui a occupé divers postes ministériels depuis 1990. Figure du précédent gouvernement, l'ancien ministre des Mines, du pétrole et des hydrocarbures Alexandre Barro Chambrier n'a pas non plus été reconduit. A la Justice, Ida Reteno Asonouet reste inchangée, de même que Jean Francois Ndongou à l'Intérieur, Rufin Pacôme Ondzounga à la Défense. Séraphin Moundounga passe quant à lui à l'Education nationale tout en conservant les attributions de son précédent ministère de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle. Ancien ministre du Budget, Emmanuel Issozet Ngondet prend la tête du ministère des Affaires étrangères en remplacement de Paul Toungui, alors que Léon Nzouba passe de l'Equipement, infrastructure et aménagement du territoire à la Santé et Blaise Louembé de l'Habitat à l'Economie numérique, la communication et la poste. Quelques nouvelles figures font cependant leur apparition, telles que Luc Oyoubi au ministère de l'Economie, Christiane Rose Ossoucah Raponda au Budget ou encore Etienne Ngoubou, nommé ministre du Pétrole, de l'énergie et des ressources hydrauliques. Au total, le nouveau gouvernement se compose de 16 ministres et 12 ministres délégués, dont 8 femmes. Nommé comme le veut la constitution après la proclamation le 13 février des résultats des législatives du 17 décembre et la démission de son prédécesseur, Raymond Ndong Sima, natif de Oyem (nord du Gabon) est le premier chef de gouvernement de l'histoire du Gabon à ne pas être originaire de la région de l'Estuaire (région de Libreville). Agé de 56 ans, M. Ndong Sima était jusqu'à présent ministre de l'Agriculture. Il remplace Paul Biyoghe Mba, qui avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombe, présidente du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, après 41 ans au pouvoir, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection. En janvier 2011, le gouvernement avait déjà été profondément remanié sur l'impulsion du chef de l'Etat qui voulait alors donner un "nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action", avait alors déclaré Mme Gondjout.
Gabon: Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a donné lundi sa démission au président Ali Bongo Ondimba, comme le veut la Constitution, après la proclamation samedi des résultats des législatives qui ont vu une victoire écrasante de leur parti
LIBREVILLE, 13 fév 2012 - Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a donné lundi sa démission au président Ali Bongo Ondimba, comme le veut la Constitution, après la proclamation samedi des résultats des législatives qui ont vu une victoire écrasante de leur parti, a-t-il annoncé à la télévision. "Je suis allé remettre la démission du gouvernement au chef de l'Etat. La Cour (constitutionnelle) a proclamé les (résultats des) législatives du 17 décembre et conformément aux dispositions de la Constitution les fonctions du gouvernement cessent à partir de la proclamation de ces résultats", a-t-il déclaré à la sortie de son audience avec le président de la République, qui peut choisir de le reconduire ou non. "On ne peut pas tout faire en un jour, On ne peut faire en un jour ce qui a été conçu pour être réalisé en 7 ans (durée du mandat présidentiel d'Ali Bongo)", a-t-il souligné en plaidant sa cause. "Je pense en toute honnêteté que ce programme de l'émergence est en train d'être mis en oeuvre de manière profonde de manière positive, comme le souhaite le chef de l'Etat (pour que) à l'horizon 2025 notre pays soit un pays émergent. Nous en avons les moyens, nous en avons les capacités. Nous en avons la volonté, la conviction", a-t-il conclu. Depuis des semaines dans l'attente des résultats officiels et de la démission du Premier ministre prévue par la Constitution, observateurs et journalistes s'interrogent pour savoir si le président reconduira le Premier ministre en poste depuis juillet 2009. Samedi, la Cour a validé la victoire écrasante de la majorité qui obtient plus de 100 sièges sur 120 dans l'attente des résultats de six circonscriptions dont le résultat a été invalidé. M. Biyoghe Mba peut s'appuyer sur cette victoire éclatante victoire aux législatives ainsi que sur l'organisation de la Coupe d'Afique des nations, dont la finale devait se jouer dimanche, qui a été un succès. De nombreux observateurs estiment qu'il sera reconduit à son poste. Toutefois, de nombreux noms circulent dans les couloirs du Palais présidentiel et des ministères pour lui succéder. Les plus cités sont ceux de Leon Nzouba, actuel ministre de l'Equipement, de Julien Nkoghe Bekalé, ministre des Transports ou de Magloire Ngambia, ministre de l'Economie. D'autres observateurs estiment que le président peut aussi nommer "un homme neuf". M. Biyoghe Mba avait été nommé Premier ministre par la présidente intérimaire du Gabon Rose Francine, président du Sénat, quelques semaines après la mort du président Omar Bongo, après 41 ans au pouvoir, en juin 2009. Il avait été reconduit par le président Ali Bongo en octobre 2009, après son élection. En janvier 2011, le gouvernement avait été profondément remanié sur l'impulsion du chef de l'Etat qui voulait alors donner un "nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action", selon la secrétaire générale de la présidence Laure Olga Gondjout. Une partie de l'opposition a boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour prévenir la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), un des principaux partis d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. Le taux d'abstention s'est élevé à 65,72% selon les chiffres officiels. L'UPG a parlé de "fraude massive" alors que les partis d'opposition n'ayant pas participé au scrutin ont affirmé ne pas reconnaître les résultats.
Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'écrasante majorité obtenue par le Parti démocratique gabonais lors des élections législatives du 17 décembre
Libreville, 12 fév 2012 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'écrasante majorité obtenue par le Parti démocratique gabonais lors des élections législatives du 17 décembre, a constaté un journaliste de l'AFP. La Cour n'a pas donné un récapitulatif des résultats, annonçant les résultats circonscription par circonscription. Selon le décompte de l'AFP, le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient plus de 100 députés sur 120, six circonscriptions devant revoter et au moins cinq non-pédégistes étant élus. Le Premier ministre Paul Biyoghe Mba doit démissionner dans les prochaines heures, le président Bongo pouvant choisir de le reconduire ou non. "Après avoir vidé le contentieux" et notamment quelque 45 recours en annulation, le scrutin législatif "a donné les résultats suivant", a annoncé la présidente de la Cour Constitutionnelle Marie-Madeleine Mborantsuo, donnant ensuite lecture des 120 circonscriptions avec les scores de chaque candidat. La proclamation de ces résultats a duré environ deux heures. Une partie de l'opposition a boycotté le scrutin, dénonçant l'absence de biométrie pour prévenir la fraude. L'Union du peuple gabonais (UPG), un des principaux partis d'opposition qui n'a obtenu aucun siège, avait longtemps prôné la non-participation avant de s'engager tardivement dans la campagne électorale. Le taux d'abstention s'est élevé à 65,72% selon les chiffres officiels. L'UPG a parlé de "fraude massive" alors que les paris d'opposition n'ayant pas participé au scrutin ont affirmé ne pas reconnaître les résultats. Le président Bongo avait, lors des voeux du Nouvel An, remercié les électeurs pour son écrasante victoire: "J'ai pris la pleine mesure de votre adhésion à notre projet de société. (...) vous m'avez donné la majorité souhaitée pour accélérer les réformes et mettre en oeuvre les actions nécessaires au Gabon émergent".
Gabon: Le gouvernement gabonais va investir 18 milliards d'euros dans des projets d'infrastructures entre 2012 et 2016
Libreville, 6 fév 2012 - Le Gabon va investir 12 mille milliards de Francs CFA (18 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures, a annoncé le président gabonais Ali Bongo Ondimba à la presse lundi après le Conseil d'orientation de l'Agence nationale des Grands travaux (ANGT). "Au total et tous secteurs confondus, ce sont environ 12 mille milliards d'investissement à mobiliser et à injecter dans les cinq prochaines années si nous voulons que le Gabon s'engage sur la rampe de l'émergence", a affirmé le président gabonais. Le président gabonais a assuré que "287 contrats ont été conclus en 2011 pour un montant de 368 milliards (560 millions d'euros) dont 230 milliards 350 millions d'euros) imputables directement à la CAN (Coupe d'Afrique des nations de football)", qui est actuellement organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale (finale le 12 février). "Il faut désormais poursuivre dans cette dynamique, accélérer la cadence dans des domaines et secteurs clés où les attentes des citoyens sont multiples, quelques fois urgentes et légitimes dans leur ensemble", a ajouté Ali Bongo, qui a notamment mis l'accent sur le logement. Le président n'a pas précisé d'ou proviendraient les financements. Le Gabon s'est lancé dans une politique de grands travaux depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2009 d'Ali Bongo, avec notamment d'ambitieux programmes routiers, d'électrification et d'adduction d'eau. En octobre le président avait réfuté l'estimation de croissance de 3,3% du Fonds monétaire international (FMI) pour son pays en 2012, tablant sur une croissance autour de 5%. Le président Bongo a aussi pris plusieurs mesures pour attirer des investisseurs étrangers et diversifier l'économie orientée presque uniquement jusque là vers l'exploitations de ses richesses (pétrole, manganèse, bois).
Gabon: Le gouvernement gabonais a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA, initialement appelé Fonds pour les générations futures
LIBREVILLE, 4 fév 2012 - Le Gabon a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA (760 millions euros), initialement appelé Fonds pour les générations futures, selon le communiqué du conseil des ministres publié samedi dans la presse. Le FSRG, qui doit servir à financer des grands projets, "est alimenté par un prélèvement de 10% sur les recettes pétrolières annuelles prévues dans la loi de finances, 50% de toutes les recettes budgétaires additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances annuelle" ainsi que par les dividendes du portefeuille des participations de l'Etat". "Une fois le capital atteint, le Fonds est alimenté par 25% des revenus générés par ses placements et toutes les recettes pétrolières additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances". La création du Fonds pour les générations futures avait été annoncée en 2011 par le président Ali Bongo Ondimba. Le Gabon est le 4e producteur subsaharien de pétrole produisant entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l'Etat 60% de son budget.
Gabon: La Société Nationale des Bois du Gabon a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville
LIBREVILLE, 27 jan 2012 - La Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDEAC) pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville, a-t-on appris vendredi. La BDEAC finance 8 milliards (12,2 millions d'euros) et la banque privée Ecobank, présente en Afrique centrale et de l'ouest, 1 milliard (1,5 millions). Ce prêt représente une partie des 34,9 milliards de FCFA (54 millions d'euros) du projet de construction du Complexe usinier d'Owendo, financé à 80% par la SNBG sur fonds propres, selon les documents donnés à la presse. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a interdit en novembre 2010 les exportations de bois brut ou grumes afin de favoriser l'industrie locale de transformation du bois. L'exploitation de la forêt représentait alors 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole et surtout était le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. Une Zone économique spéciale (ZES) a été inaugurée en septembre à Nkok (30 km de Libreville) qui devrait accueillir trois usines (tranchage, sciage, déroulage), employant prés de 450 personnes et susceptibles de transformer chaque année 500.000 m3 de bois.
Gabon: Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium
LIBREVILLE, 13 jan 2012 - Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié (centre ouest Gabon) d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium, a-t-il annoncé vendredi. Des représentants d'Eramet et Maboumine ont été reçus vendredi par le ministre des Mines et du pétrole Alexandre Barro Chambrier pour faire le point sur le projet alors que le site est connu depuis des années. "Une usine pilote sera construite sur le site en 2014", a expliqué Philippe Vectren, directeur général délégué d'Eramet, dont la filiale Comilog exploite le manganèse à Moanda (est) depuis les années 1960 et dont l'Etat gabonais est un des principaux actionnaires. "Les ressources sont confirmées, le potentiel est confirmé. Le gisement est très important, mais compliqué avec notamment de l'uranium. Il y a de la radioactivité, ce qui est aussi facteur de complexité. La valorisation de ce minerai demande un procédé totalement innovant qui n'existe pas et que nous sommes en train de mettre au point. (L'usine pilote) C'est essentiel pour la validation du procédé. Elle emploiera 150 personnes très qualifiées", a-t-il ajouté. Le procédé "hydrométallurgique" consiste à "mettre en solution tous les métaux et les extraire propres (...) tout en obtenant un résidu stable", a précisé M. Vectren, soulignant que les anciens procédés ne permettaient pas l'exploitation du site. Le gisement intéresse surtout Eramet pour le niobium, utilisé notamment dans la sidérurgie et l'aéronautique, et les terres rares, ainsi que dans une moindre mesure le tantale et l'uranium, selon M. Vectren "Aujourd'hui, on peut dire que l'exploitation sera d'au moins 20-25 ans sur une partie des quatre métaux mais avec le reste du gisement nous osons espérer pouvoir aller jusqu'à 50 ans", a commenté Arthur Nganie, directeur général de Maboumine. "Il est encore trop tôt pour parler de budget", a estimé M. Vectren.
Gabon: La taux de participation des législatives du 17 décembre est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120 LIBREVILLE, 22 déc 2011 - La taux de participation des législatives du 17 décembre boycottées par une partie de l'opposition est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120, selon les chiffres officiels publiés mercredi. Selon les chiffres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) lus pendant près de 4 heures par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou, il y a eu 255.570 votants pour 745.645 inscrits soit un taux de participation de 34,28% (65,72% d'abstention). Le PDG obtient 114 (113 en nom propre et un député PDG-Parti Gabonais du Centre Indépendant). "Le taux de participation est relativement le même depuis 1996. On ne dépasse pas les 40% lors des élections législatives et locales (...) La seule élection où l'on atteint plus de 50% sont les présidentielles (...) mais en 2009 (lors de l'élection d'Ali Bongo) le taux était de 44%. Cette élection est tout à fait normale, avec plus de 23 partis politiques qui ont participé", a estimé M. Ndongou. Le ministre a écarté l'hypothèse que le fort taux d'absention soit dû au boycott d'une partie de l'opposition qui avait remercié mercredi "le peuple gabonais" pour son soutien: "Combien de partis n'ont pas participé? A peine 5 ou 6. Ils étaient combien (de députés) lors de la précédente législature? Ceux qui n'ont pas voulu participer savaient à quoi s'en tenir". Il a aussi balayé les accusations de fraude de l'opposant Jules Aristide Bourdes Ogouliguende, ancien président de l'Assemblée nationale: "Est-ce que quand il a été élu en 2006, il y a eu fraude? En 2006, la population de sa circonscription a voté pour qu'il aille à l'Assemblée. Là, il n'était pas candidat et celui qui s'est présenté sur son siège a été élu comme lui l'avait été en 2006". Quant au déséquilibre de représentation à l'Assemblée, le ministre a estimé: "C'est la dictature de la démocratie. Les urnes ont choisi les représentants du peuple. C'est la démocratie: ce sont des députés élus par le peuple. Le président n'a pas pris un décret pour nommer les députés, Les députés ont été élus", a-t-il conclu. Mardi, les partis de l'opposition qui ont boycotté les législatives gabonaises avaient affirmé dans une déclaration commune ne pas "reconnaît(re) la validité du scrutin du 17 décembre 2011" car "l'Assemblée nationale qui en est issue représente moins de 10% de la population". Le PDG et ses alliés disposaient de 98 des 120 sièges de député pendant la précédente législature (5 ans). Le président Bongo pourra donc s'appuyer jusqu'à la fin de son mandat (7 ans) en 2016 sur une chambre qui lui sera complètement acquise. L'opposition avait déjà critiqué le scrutin avant l'annonce des résultats. "On ne cautionne pas la mascarade électorale. Les gens du PDG vont bourrer les urnes. La participation sera très faible. Ils vont gagner mais quel intérêt? Quelle honte!", avait déclaré vendredi l'opposant André Mba Obame, dont la formation l'Union nationale a été dissoute en janvier 2011 et qui ne participait donc pas. Après une concertation entre le président Ali Bongo et l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report, amenant une partie de l'opposition à suspendre sa participation à la commission électorale. L'opposition s'est ensuite divisée sur la participation, certains partis comme l'Union du Peuple Gabonais (UPG), dont le leader historique Pierre Mamboundou est décédé en octobre, décidant finalement d'aller au scrutin après l'avoir décrié. Le parti n'obtient aucun siège (contre 7 lors de la précédente législature).
Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition LIBREVILLE, 31 oct 2011 - La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition, a annoncé un membre de cette juridiction à la télévision publique RTG1. "La décision de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) portant fixation du calendrier est régulière", a annoncé maître Jean Laurent Tsinga, greffier en chef adjoint de la Cour constitutionnelle en lisant le compte-rendu de la Cour. L'Union du Peuple gabonais, un des deux principaux partis d'opposition de l'opposant historique Pierre Mamboundou (décédé le 16 octobre) et le Congrès pour la démocratie et la justice (opposition) de Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé réclamaient l'annulation des élections au motif que la loi électorale n'avait pas été publiée avant l'annonce de la date des élections. L'opposition demandait également depuis des mois le report des législatives pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral. L'UPG a annoncé la semaine dernière qu'elle ne participerait pas aux élections alors que l'Union nationale (dissoute, l'autre principal parti d'opposition) ne devrait pas présenter de candidats non plus. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition a suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. La Cour constitutionnelle a estimé qu'une ordonnance d'août permettait de fixer la date des élections. Cette juridiction a d'autre part annulé la nomination des membres des commissions électorales locales, après des recours de l'opposition, selon M. Tsinga.
Gabon: Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville
Libreville, 13 oct 2011 - Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA (105 millions d'euros) au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville, rapporte la presse gabonaise au lendemain d'une entrevue de Vincent Bolloré avec le président gabonais Ali Bongo Ondimba. "Vincent Bolloré est venu soumettre au chef de l'Etat un plan de 70 milliards de F CFA en vue de désengorger le port d'Owendo", selon Gabon Matin. M. Bolloré a, lui, indiqué au quotidien L'Union: "nous sommes en train de parler d'un plan de 70 milliards de francs qui concerne différents investissement logistiques. Le plus marquant d'entre eux, c'est le port. Le port d'Owendo est aujourd'hui complètement engorgé". En février, la présidence avait annoncé que le groupe Bolloré avait fait une proposition alors tenue secrète pour moderniser le port et surtout allonger son quai de 455m d'au moins 300m. Le groupe Bolloré est très actif en Afrique via "Bolloré Africa Logistics", un opérateur privé de concessions présent dans 43 pays et qui emploie 22 000 salariés sur le continent. Au Gabon, le groupe emploie 1500 personnes, selon M. Bolloré. Le groupe, qui fait construire un siège à Libreville, s'intéresse aussi au secteur minier gabonais. "Nous avons un autre projet qui est évidemment celui de la CAN (Coupe d'Afrique de football 2012) (...) notre groupe qui est aussi l'actionnaire de référence de Havas a été choisi pour accompagner le Gabon dans cette présentation. Ce sera l'occasion de montrer que c'est un pays qui avance", a ajouté M. Bolloré à L'Union. Le Gabon coorganise avec son voisin la Guinée équatoriale la CAN-2012 du 21 janvier au 12 février 2012. Pays pétrolier et minier, le Gabon importe la plus grande partie de ses biens de consommation et sa nourriture qui transitent majoritairement par le port d'Owendo.
Gabon: Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre
LIBREVILLE, 6 oct 2011 - Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre, a annoncé jeudi le rapporteur de la Commission électorale sur la chaîne publique RTG1. "Date limite de dépôt des candidatures auprès des commissions électorales locales lundi 31 octobre à 18h00, ouverture de la campagne le mercredi 7 décembre à 00h. Scrutin le samedi 17 décembre", a annoncé Benjamin Nzigou, rapporteur de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), en lisant un communiqué, sans autre précision. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition - dont les deux principaux partis, l'Union nationale (UN, dissoute) et l'Union du peuple gabonais (UPG) - a ainsi suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. L'opposition et la plateforme de la société civile "Ça suffit comme ça" continuent à réclamer un report du scrutin affirmant "Pas de biométrie, pas de transparence, pas d'élections". Un meeting de l'opposition sur ce thème a réuni un peu moins de 2000 personnes ce week-end à Libreville. "Nous voulons que l'élection soit transparente. Nous voulons que le principe d'un homme-une voix soit respecté", avait lancé Zacharie Myboto, président de l'UN, accusant le pouvoir de "s'appuyer sur la fraude" électorale. L'opposition a contesté la plupart des élections depuis l'avènement du multipartisme en 1990. Interrogé sur l'éventuel boycott de l'opposition lors d'une conférence de presse avant que la date du scrutin ne soit annoncée, le président Bongo a répondu: "Je ne peux pas répondre et spéculer pour les autres (l'opposition). En ce qui me concerne je suis respectueux des lois en vigueur dans mon pays. Je suis comme tous les citoyens, ces lois je les observe, je les respecte et je les applique". Le chef de l'Etat a évoqué la concertation d'avril: "Nous ne pouvons passer notre temps à dire que nous voulons un Etat de droit, respectueux des lois en vigueur et décider qu'il suffit qu'on se retrouve entre nous et que nous prenions une décision de mettre la loi de côté. Je suis garant des lois en vigueur dans ce pays, c'est le rôle du président de la République".
Gabon: Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville
LIBREVILLE, 18 sept 2011 - Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars (870 millions d'euros) pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville. "Le début des travaux est prévu avant la fin de l'année et devrait s'achever dans deux ans", a indiqué le ministre de l'habitat Blaise Louembé samedi soir. Le président de IDC, Ekram Javad Miller, a vanté l'attractivité du climat des affaires au Gabon, mais surtout la stabilité politique du pays, en soulignant: "le gouvernement américain, voudrait faire du Gabon un exemple de démocratie, pour qu'il se développe". "Ce fonds permettra aussi aux familles de financer l'acquision de leurs logements sous forme de prêts à des taux réduits qui pourraient s'échelonner sur 30 ans", a-t-il ajouté. Cet accord fait suite à la visite en juillet dernier aux États-Unis du président Ali Bongo Ondimba, qui s'était entretenu avec les responsables de IDC. Avec l'urbanisation rapide accompagnée d'une flambée du prix de l'immobilier au Gabon, il est devenu difficile de se loger à coût modéré surtout à Libreville, avec notamment des crédits immobiliers peu accessibles.
Gabon: La multinationale de Singapour Olam a signé mercredi à Libreville un accord de prêt de 45 millions d'euros avec la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale et Ecobank pour développer la zone économique au Gabon
LIBREVILLE, 14 sept 2011 - La multinationale de Singapour Olam a signé mercredi à Libreville un accord de prêt de 45 millions d'euros avec la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC) et Ecobank pour développer la zone économique au Gbaon, a constaté un journaliste de l'AFP. "La convention que nous signons aujourd'hui (mercredi) qui est de l'ordre de 29,5 milliards de FCFA (environ 45 millions d'euros) permet au groupe Olam de développer ses activités au niveau de la Zone économique spéciale (ZES)" dédiée à la transformation du bois et inaugurée le 9 septembre à Nkok, à une trentaine de kilomètres de Libreville, a déclaré le président de la BDEAC, Michaël Adandé après avoir paraphé l'accord. "La joint-venture initiée par les actionnaires de la Zone économique spéciale (Olam et le Gabon) est à louer d'une part parce qu'elle crée un partenariat public-privé, nécessaire à la conduite de projets de grande dimension, et d'autre part parce qu'elle s'inscrit dans une vision globale de création d'infrastructures indispensables à la valorisation locale des ressources", a-t-il ajouté. "Nous continuerons de soutenir la politique économique du Gabon", a indiqué le directeur général d'Ecobank Gabon, Jean-Baptiste Siate, qui a expliqué que ce prêt va permettre à Olam de démarrer la deuxième phase du projet de cette immense ZES, qui doit s'étendre de 500 ha à 1026 ha. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a décidé en novembre 2010 d'interdire les exportations des grumes afin de favoriser l'émergence d'une industrie locale de transformation du bois. "Il ne s'agit plus pour nous d'exporter nos ressources à l'état brut, il s'agit pour nous de les transformer et de gagner de la valeur ajoutée. C'est l'objet de cette zone qui permet d'attirer les industriels du monde entier dans la transformation du bois", avait expliqué lors de l'inauguration le ministre des Mines. La ZES, qui doit permettre d'attirer 45 sociétés qui investissent 200 millions de dollars et créer 4.000 emplois directs et 6.000 indirects, offre l'exonération de TVA pendant 25 ans, d'impôt sur le revenu pendant 10 ans, la possibilité de faire venir de la main d'oeuvre étrangère, un guichet unique pour les démarches administratives.
Gabon: L'opposition et la société civile gabonaises se sont entendus samedi pour élaborer un "programme commun d'action" à l'approche d'élections législatives pour lesquelles elles réclament l'utilisation de la biométrie
LIBREVILLE, 10 sept 2011 - L'opposition et la société civile gabonaises se sont entendus samedi pour élaborer un "programme commun d'action" à l'approche d'élections législatives pour lesquelles elles réclament l'utilisation de la biométrie, selon un communiqué. "Les participants ont décidé de mettre en place une commission mixte d'experts chargés très rapidement d'élaborer un programme commun d'action", indique un bref communiqué sanctionnant une concertation ayant réuni la plate-forme de la société civile +Ca suffit comme ça+ et douze partis d'opposition, dont les deux plus importants, l'Union du peuple gabonais (UPG) et l'Union nationale (UN, dissoute). "Les parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de voir les prochaines élections législatives ne s'organiser qu'avec l'utilisation de la biométrie", selon le communiqué. La plate-forme +Ca suffit comme ça+ avait appelé à l'"union sacrée" contre le "système PDG" à l'approche des législatives qui doivent se dérouler avant la fin de l'année sans biométrie. Dans un communiqué, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a rappelé vendredi que "le débat sur la biométrie a été réglé par le non report des élections décidé par la Cour constitutionnelle et que le chef de l'Etat a instruit le gouvernement de la république de tout mettre en oeuvre pour que les élections à venir se déroulent en toute transparence". "Tout cela doit être entendu et partagé par tous les concitoyens respectueux des valeurs républicaines et épris de paix et de justice, y compris par ceux qui pensent qu'il est toujours possible de dauber sur le pouvoir en place, de continuer à se jouer du peuple, d'user des subterfuges, du chantage, de la menace, du repli identitaire, de la violence pour gérer la République", écrit le PDG. La Cour constitutionnelle avait refusé de reporter les élections de 2011 à 2012 pour permettre l'introduction de la biométrie, cheval de bataille de l'opposition et de la société civile. "La Cour a procédé à son arbitrage", avait déclaré le président Ali Bongo, ajoutant: "Conformément à la légalité républicaine, et en tant que garant de la Constitution, je m'y soumets, comme tout acteur politique doit se soumettre aux lois qui gouvernent son pays".
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