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L'actualité du Congo
(d'après l'Agence France Presse)


Congo: La Banque mondiale et le Congo vont financer pour 32,6 millions de dollars un projet destiné à préserver la forêt, deuxième secteur économique du pays

BRAZZAVILLE (Congo), 28 mars 2013 - Le Congo et la Banque mondiale vont financer pour 32,6 millions de dollars un projet destiné à préserver la forêt, deuxième secteur économique du pays, a-t-on appris jeudi de source officielle Ce Projet Forêt et diversification économique (PFDE) étalé sur cinq ans commence cette année et "permettra de mieux valoriser une des ressources naturelles majeures et renouvelables du pays, d'améliorer la valeur ajoutée et d'augmenter la contribution du secteur forestier au Produit intérieur brut (PIB) qui est jusque-là de 6%", a indiqué Henri Djombo, ministre de l'économie forestière. M. Djombo, également en charge du développement durable, a précisé que ce projet était cofinancé par l'Association internationale de développement (IDA), Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres, à hauteur de 10 millions de dollars et par le Congo à concurrence de 22,6 M USD. Avec ses 22 millions d'hectares, la forêt congolaise -qui occupe 60% du territoire- représente 10% de la superficie du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète après l'Amazonie en Amérique du sud. "Le Congo a réussi à placer 50% de ses forêts sous aménagement, c'est-à-dire sous une forme d'exploitation durable qui n'entame pas le stock de capital naturel", a relevé Eustache Ouayoro, directeur des opérations pour la Banque mondiale. Selon la Banque mondiale, le taux de déforestation annuel au Congo est de 0.07% ce qui place ce pays "en tête des pays africains pour la lutte contre la déforestation". La Chine, dont le président Xi Jinping est attendu vendredi à Brazzaville u est le premier acheteur du bois produit au Congo, a affirmé à l'AFP le ministre Henri Djombo. lmm/pb/hm




Congo: Deux candidats du Parti congolais du travail sont sortis vainqueurs et un troisième s'est qualifié pour le deuxième tour, à l'issue des élections législatives partielles tenues dimanche dans trois circonscriptions du nord du pays

BRAZZAVILLE, 06 déc 2012 - Deux candidats du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) sont sortis vainqueurs et un troisième s'est qualifié pour le deuxième tour, à l'issue des élections législatives partielles tenues dimanche dans trois circonscriptions du nord du pays, selon des résultats publiés jeudi par le ministère de l'Intérieur. Lors des dernières élections qui se sont déroulées les 15 juillet et 5 août derniers, le PCT avait remporté 91 sièges sur les 139 en compétition dont les 3 qui ont été remis en cause. Ces élections partielle étaient organisées en raison de "fraudes et d'irrégularités" constatées par la Cour constitutionnelle. Dans les deux circonscriptions de l'Extrême nord, à Bouanela et à Dongou les candidats du PCT, MM. Gerry-Gérard Mangondo et Venance Mania ont obtenu respectivement 71,23% et 72,80% de suffrages. Le premier affrontait quatre adversaires indépendants, tandis que le second a battu deux candidats également indépendants. A Kellé (nord-ouest), Thierry Hobié du PCT est arrivé en tête avec 44,06% de voix et devra affronter l'indépendant Richard Ossa (17,68) au cours d'un deuxième tour dont la date reste à déterminer. Selon le ministre de l'Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, le taux de participation de ces scrutins était "relativement faible" mais il n'a pas donné de chiffres. Les prochaines élections qui porteront sur les représentants locaux sont prévues en 2013. Lors des dernières élections, les observateurs de l'Union africaine (UA) avaient relevé "plus de points faibles que de points forts" dans l'organisation.



Congo: La Cour constitutionnelle du Congo a annulé les résultats des législatives de juillet-août dans trois circonscriptions et les a reformulés dans une autre

BRAZZAVILLE, 27 oct 2012 - La Cour constitutionnelle du Congo a annulé les résultats des législatives de juillet-août dans trois circonscriptions et les a reformulés dans une autre où des candidats du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) avaient été déclarés élus. La Cour a examiné près de 80 recours en annulation et invalidé "les élections législatives du 15 juillet dans les circonscriptions de Kellé (nord-ouest), Dongou et Bouanela (extrême nord" pour fraudes et irrégularités, selon le délibéré lu vendredi lors dune audience publique. Dans ces circonscriptions, les élections avaient été remportées respectivement par MM. Thierry Hobié, Venance Mania et Gerry Gérard Mangondo. Ils sont tous membres du PCT, l'ancien parti unique qui, au terme des législatives des 15 juillet et 5 août, avait obtenu 91 des 139 sièges. Le gouvernement doit déterminer la date du nouveau vote dans les trois circoncriptions. La Cour constitutionnelle a par ailleurs reformulé les résultats du vote dans la deuxième circonscription de Mfilou, à Brazzaville. Lindépendant Placide Mbakani a été déclaré élu à la place d'un candidat du PCT. Au terme du règlement des contentieux, le parti au pouvoir compte donc 87 députés. Les observateurs de lUnion africaine (UA) ont jugé que les législatives avaient connu "plus de points faibles que de points forts". L'opposition avait dénoncé des fraudes au premier tour et menacé de bloquer les opérations de vote au deuxième. En 2007, la Cour constitutionnelle avait invalidé les résultats dans quatre circonscriptions alors que les élus siégeaient déjà.



Congo: Les pays du Bassin du Congo demandent que les bailleurs débloquent davantage de fonds pour soutenir la mise en oeuvre d'un mécanisme de protection des forêts et de lutte contre les gaz à effet de serre
BRAZZAVILLE, 21 oct 2012 - Les pays du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical du monde, réunis dimanche à Brazzaville, demandent que les bailleurs débloquent davantage de fonds pour soutenir la mise en oeuvre d'un mécanisme de protection des forêts et de lutte contre les gaz à effet de serre, a déclaré le ministre congolais de lEconomie forestière, Henri Djombo. "On peut affirmer et reconnaître que lAfrique centrale exécute le processus REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la REDD+ dégradation des forêts) avant son avènement", a-t-il dit. Les initiatives des pays du Bassin du Congo ont, sans conteste, permis de réduire et de limiter la déforestation, la dégradation forestière, les émissions de gaz à effet de serre et daugmenter la capacité de séquestration du gaz carbonique et le stock de carbone forestier", a affirmé le ministre. En conséquence, les pays du Bassin "attendent à leur tour des ressources financières conséquentes pour soutenir leurs efforts de gestion durable des écosystèmes forestiers (...) et lutter contre la pauvreté", a souligné M. Djombo. Le ministre s'exprimait au cours du 13ème comité du Fonds de partenariat pour le carbone forestier, regroupant 150 participants. Depuis la tenue du deuxième sommet sur les forêts du Bassin du Congo, en 2005 à Brazzaville, les pays réclament 2 milliards de dollars (environ 1,5 milliard d'euros). Ils font notamment appel aux Etats-Unis, au Canada, à l'Union européenne, et à des institutions comme la Banque mondiale ou l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Pour le directeur des opérations de la Banque mondiale au Congo, Eustache Ouayoro, les pays du Bassin doivent compter sur leurs propres moyens parce que "le développement concerne avant tout leurs propres populations". "Tous les pays ont des moyens. Les financements extérieurs ne viendront quen appoint", a-t-il insisté. Selon la commission des forêts d'Afrique centrale (Comifac), seules la Norvège et la Grande-Bretagne ont apporté 150.000 dollars qui sont placés dans un compte de la Banque africaine de développement (BAD). Le Bassin du Congo compte dix pays: Angola, Congo, République démocratique du Congo, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Guinée équatoriale, Gabon, Rwanda et Tchad. Au total, ils possèdent une superficie forestière de 220 millions dhectares. Le Bassin du Congo enregistre un taux de déforestation inférieur à 0,2%, soit un des plus faibles de la ceinture tropicale, selon la Banque mondiale.



Congo:  Le gouvernement congolais a découvert qu'il rémunérait chaque mois 4909 faux fonctionnaires, civils ou militaires, qui lui coûtaient chaque année plus de 8,3 milliards de francs CFA

BRAZZAVILLE, 29 sept 2012 - Le gouvernement congolais a découvert qu'il rémunérait chaque mois 4909 faux fonctionnaires, civils ou militaires, qui lui coûtaient chaque année plus de 8,3 milliards de francs CFA (plus de 12 millions d'euros) a-t-on appris samedi de source officielle. Selon le porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy, qui a cité une étude des services des finances publiques, ce coût supplémentaire représente également des "indemnités et primes indûment perçues, l'usage de faux textes d'intégration, l'usurpation de grades de militaires et policiers ainsi que l'usage de fausses décisions d'engagement". Ces irrégularités constatées par les services des finances publiques sont la conséquence de la corruption qui, d'après la Banque mondiale, gangrène la puissance publique congolaise dans son ensemble, et en particulier les secteurs de la santé et de l'éducation. L'Etat congolais emploie entre 80 et 100.000 fonctionnaires, pour environ 4,3 millions d'habitants. M. Okiemy a également annoncé que le gouvernement avait lors du conseil des ministres de vendredi fixé le budget de l'Etat pour 2013 à plus de 4091 milliards de francs CFA (plus de 6,2 milliards d'euros), contre plus de 3600 milliards de francs CFA (plus de 5,4 milliards d'euros) en 2012. Comme les précédents, ce budget est financé à plus de 80% par le pétrole, premier produit d'exportation. "D'après les prévisions du FMI, notre pays devrait connaître un taux de croissance de 5%, grâce à la politique de diversification économique en cours, ainsi qu'à la bonne tenue des cours des produits pétroliers", a-t-il dit, citant le ministre des finances, Gilbert Ondongo.



Congo: La liste complète du gouvernement après remaniement du président Sassou Nguesso

  

   BRAZZAVILLE, 25 sept 2012 - Le nouveau gouvernement congolais nommé mardi soir par décret du président Denis Sassou Nguesso se présente comme suit:

  

   1-Ministre dEtat, ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé: Isidore Mvouba (changement de portefeuille)

   2-Ministre dEtat, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains: Aimé Emmanuel Yoka (sans changement)

   3-Ministre dEtat, ministre des Transports, de laviation civile et de la marine marchande: Rodolphe Adada (changement de portefeuille)

   4-Ministre dEtat, ministre du Travail et de la sécurité sociale: Florent Ntsiba (sans changement)

   5-Ministre dEtat, ministre de l'Economie, des Finances, du Plan, du portefeuille public et de lintégration: Gilbert Ondongo (portefeuille élargi)

   6-Ministre des Affaires étrangères et de la coopération: Basile Ikouebe (sans changement)

   7-Ministre de lIntérieur et de la décentralisation: Raymond Zéphyrin Mboulou (sans changement)

   8-Ministre des Mines et de la géologie: Pierre Oba (sans changement)

   9-Ministre de lEconomie forestière et du Développement durable: Henri Djombo (sans changement)

   10-Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de lEtat: Guy Brice Parfait Kolelas (sans changement)

   11-Ministre de la Construction, de lurbanisme et de lhabitat: Claude Alphonse Nsilou (sans changement)

   12-Ministre de lAgriculture et de lélevage: Rigobert Maboundou (sans changement)

   13-Ministre de lEnergie et de lhydraulique : Henri Ossebi (sans changement)

   14-Ministre de lEquipement et des travaux publics: Emile Ouosso (sans changement)

   15-Ministre de la Santé et de la population: François Ibovi (nouveau)

   16-Ministre des Petites, moyennes entreprises et de lArtisanat : Adelaïde Yvonne Mougany (sans changement)

   17-Ministre à la présidence de la République chargé de lAménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux: Jean Jacques Bouya (nouveau)

   18-Ministre de la Recherche scientifique et de linnovation technologique: Bruno Jean Richard Itoua (sans changement)

   19-Ministre à la présidence de la République chargé de la Défense nationale: Charles Richard Mondjo (nouveau)

   20-Ministre des Hydrocarbures: André Raphaël Loemba (sans changement)

   21-Ministre de la Culture et des arts: Jean Claude Gakosso (sans changement)

   22-Ministre du Commerce et des approvisionnements : Claudine Munari (sans changement)

   23-Ministre des Postes et télécommunications: Thierry Moungalla (sans changement)

   24-Ministre des Affaires sociales, de lAction humanitaire et de la solidarité: Emilienne Raoul (sans changement)

   25-Ministre de lEnseignement supérieur: Georges Moyen (changement de portefeuille)

   26-Ministre de lEnseignement primaire, secondaire et de lAlphabétisation: Hellot Matson Mampouya (changement de portefeuille)

   27-Ministre à la présidence de la République chargé des Zones économiques spéciales: Alain Akouala Atipault (sans changement)

   28-Ministre de la Communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement: Bienvenu Okiemy (sans changement)

   29-Ministre des Affaires foncières et du Domaine public: Pierre Mabiala (sans changement)

   30-Ministre des Sports et de léducation physique: Léon Alfred Opimbat (sans changement)

   31-Ministre de la Pêche et de laquaculture: Bernard Tchibambelela (nouveau)

   32-Ministre de lEnseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de lEmploi: Serge Blaise Zoniaba (nouveau)

   33-Ministre du Tourisme et de lEnvironnement: Josué Rodrigue Ngouonimba (changement de portefeuille)

   34-Ministre de la Jeunesse et de lEducation civique: Anatole Collinet Makosso (sans changement)

   35-Ministre de la Promotion de la femme et de lIntégration de la femme au développement: Catherine Embondza (nouvelle)

   36-Ministre délégué auprès du ministre dEtat, ministre des Transports, de lAviation civile et de la Marine marchande, chargé de la marine marchande: Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou (sans changement)

   37-Ministre délégué auprès du ministre dEtat, ministre des Transports, de lAviation civile et de la Marine marchande, chargé des voies navigables et de léconomie fluviale: Gilbert Mokoki (nouveau)

   38-Ministre délégué auprès du ministre dEtat, ministre de lEconomie, des Finances, du Plan, du Portefeuille public et de lintégration, chargé du plan et de lintégration: Raphaël Mokoko (nouveau)





Congo: Auguste Iloki, 62 ans, a été "nommé président de la Cour constitutionnelle", et Pierre Passi, ancien ambassadeur et député de la majorité, le secondera en qualité de vice-président

BRAZZAVILLE, 18 sept 2012 - Auguste Iloki, proche du pouvoir, a été nommé lundi président de la Cour constitutionnelle du Congo après la mort de Gérard Bitsindou fin août, indique un décret présidentiel. Auguste Iloki, 62 ans, a été "nommé président de la Cour constitutionnelle", et Pierre Passi, ancien ambassadeur et député de la majorité, le secondera en qualité de vice-président, selon le décret. Originaire de la Cuvette (nord), Auguste Iloki a été par le passé président de la chambre administrative et constitutionnelle de la Cour suprême du Congo. Jusquà sa nomination, il était vice-président de la Cour constitutionnelle. Gérard Bitsindou, 70 ans, est décédé fin août dans un hôpital parisien des suites d'une maladie qui l'avait éloigné de son pays pendant deux mois. Membre influent du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) depuis sa création en 1969, il a été secrétaire général de la présidence entre 1980 et 1991 sous le règne du parti unique. Il a été ensuite directeur de cabinet du chef de l'Etat Sassou Nguesso entre 1997 et 2002. La Cour constitutionnelle doit valider les résultats des élections législatives des 15 juillet et 5 août, largement remportées par le PCT. En 2007, cette Cour avait invalidé les législatives dans quatre circonscriptions pour des "raisons de fraude", alors que les élus siégeaient déjà. Les 136 élus et trois autres députés dont le mandat a été prolongé ont fait leur rentrée parlementaire le 5 septembre. Lassemblée nationale du Congo est dirigée par Justin Koumba, du PCT.



Congo: Le Parti congolais du travail du président Denis Sassou Nguesso a obtenu sans surprise la majorité absolue à l'Assemblée nationale en remportant 89 des 136 sièges, selon les résultats définitifs

BRAZZAVILLE, 8 août 2012 - Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) du président Denis Sassou Nguesso a obtenu sans surprise la majorité absolue à l'Assemblée nationale en remportant 89 des 136 sièges, selon les résultats définitifs publiés mardi soir par le ministre de l'Intérieur. Le PCT, l'ancien parti unique, au pouvoir depuis 1997, avait déjà obtenu 57 sièges au premier tour du 15 juillet. A l'issue du second tour de dimanche, il en a gagné 32 autres, sur les 67 qui restaient à pourvoir, annoncé le ministre Raymond Zéphirin Mboulou. Des indépendants proches du parti ont pour leur part remporté 12 sièges, contre 7 élus pour le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, majorité). Dans l'ensemble, le PCT et ses alliés ont raflé 117 sièges. L'union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti d'opposition, est la seule formation n'appartenant pas au pouvoir à avoir des candidats élus, mais ses résultats sont nettement en baisse: elle n'a que 7 députés, contre 11 dans l'Assemblée sortante, qui comptait 137 élus. "Le vote d'hier (dimanche) a connu les mêmes irrégularités et les mêmes fraudes que lors du précédent tour", avait déclaré lundi à l'AFP Martin Kimpo, secrétaire national de l'UPADS, qui avait menacé de bloquer le scrutin en cas de nouvelles "fraudes" mais n'en n'a rien fait. Le mandat de l'Assemblée congolaise sortante se termine à la fin du mois d'août. La nouvelle sera installée dans la première semaine du mois de septembre, selon une source parlementaire. Cette Assemblée comptera moins d'élus que les 139 prévus à l'origine, car trois circonscriptions de Brazzaville n'ont pu voter faute de révision des listes électorales après l'explosion début mars d'un dépôt de munitions.



Congo: Le premier tour des élections législatives au Congo, décalées après les explosions mortelles en mars à Brazzaville, se tiendra le 15 juillet prochain

BRAZZAVILLE, 26 mai 2012 - Le premier tour des élections législatives au Congo, décalées après les explosions mortelles en mars à Brazzaville, se tiendra le 15 juillet prochain, selon un décret présidentiel dont l'AFP a reçu copie samedi. "Le corps électoral est convoqué le dimanche 15 juillet 2012 en vue du premier tour des élections législatives sur toute l'étendue du territoire national", indique le décret présidentiel signé vendredi. "La période de dépôt des dossiers de candidature (...) s'ouvre le 1er juin et sera close le 11 juin 2012 à minuit", précise un arrêté signé samedi par le ministre de l'Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou. Le nombre de sièges à pourvoir à l'Assemblée nationale est désormais fixé à 139, contre 137 depuis 2002, selon la loi électorale. Les législatives étaient prévues en juin, mais le gouvernement a décalé leur organisation après les explosions du 4 mars dans un dépôt de munitions d'une caserne de Brazzaville, qui ont fait près de 300 morts. Au Congo, le dernier scrutin législatif remonte à 2007. Il a été marqué par des fraudes et des dysfonctionnements, selon des observateurs de l'Union Africaine (UA). L'actuelle Assemblée nationale est dominée par le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) et ses alliés. L'opposition, qui souhaite que la Commission nationale d'organisation des élections (CONEL) soit remplacée par un "organe plus indépendant", ne compte qu'une douzaine d'élus. Plusieurs formations d'opposition qui ont boycotté les législatives de 2007 et la présidentielle de 2009 ont déjà manifesté leur intention de participer au prochain scrutin. C'est le cas de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD, dix partis) que dirige l'ancien ministre des Finances (1997-2002), Mathias Dzon, tombé en disgrâce. Le Congo a connu à partir de 1993 plusieurs guerres civiles, la plupart liées à l'organisation des élections.



Congo: Construit pour 4 milliards de Fcfa, un deuxième village agricole spécialisé dans le production de poulet de chair  a été inauguré dimanche à Imvouba à 130 km au nord de Brazzaville

IMVouba, 5 fév 2012 - Un deuxième village agricole spécialisé dans le production de poulet de chair, construit pour 4 milliards de Fcfa (6 millions d'euros), a été inauguré dimanche à Imvouba (130 km au nord de Brazzaville), a constaté l'AFP. Bâti sur 150 hectares le long de la route nationale 1 qui relie Brazzaville et la quasi-totalité des régions septentrionales du Congo, le village aura une "capacité de production de 400.000 poulets de chair par an", a précisé Etrog Yehushua, directeur général de la Société congolaise de modernisation (Socomod), filiale de l'entreprise israélienne L.R. groups. Socomog a réalisé en 12 mois le site qui compte 50 maisons dont 45 cinq destinées aux exploitants et cinq au personnel d'appui. Quelque 90 fermiers "ont reçu chacun une parcelle de terrain de 2 hectares", selon Jean-Jacques Bouya, délégué général aux grands travaux. Imvouba intègre un projet expérimental de trois villages agricoles de 13 milliards de Fcfa (20 millions d'euros), dont le premier, spécialisé dans l'élevage des poules pondeuses, a été inauguré fin 2010 à Nkouo, à plus de 80 km au nord de Brazzaville. "L'économie du nouveau village agricole de Nkouo est déjà en train de tracer les sillons de l'avenir et de l'espérance agricoles. Elle a produit, en un an, la moitié de la quantité des oeufs importés par le Congo en 2008", a indiqué le ministre de l'Agriculture, Rigobert Maboundou, sans avancer de chiffres. D'après les autorités, le projet doit s'étendre à l'avenir dans tout le Congo dont les 3,6 millions d'habitants dépendent majoritairement des importations pour se nourrir, l'objectif étant de parvenir à l'autosuffisance par le développement de la production agricole. Les importations de denrées alimentaires au Congo sont évaluées chaque année à 130 milliards de Fcfa (198 millions d'euros), selon l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).



Congo: La Chine va accorder au Congo un don de 3,9 milliards de Fcfa destiné à financer plusieurs projets de développement

Brazzaville, 30 déc 2011 - La Chine va accorder au Congo un don de 3,9 milliards de Fcfa (près de 6 millions d'euros) destiné à financer plusieurs projets de développement, a l'issue d'un accord conclu entre les deux parties selon un communiqué du ministère des finances vendredi. "Le don de la Chine (de 3,9 milliards de Fcfa) va contribuer au financement de divers projets (sociaux-économiques) retenus dans le cadre de la coopération entre les deux pays", indique le communiqué qui ajoute que l'accord a été signé jeudi entre le ministre congolais des finances Gilbert Ondongo et l'ambassadeur de Chine, Li Shuli. "L'accord de don intègre (entre autres) une bibliothèque universitaire, une usine d'adduction d'eau et un centre de démonstration technique agricole", précise le texte sans plus de détails. Le Congo et la Chine coopèrent depuis 1964. Jusque-là présente dans les infrastructures, la Chine apporte de plus en plus de concours financiers au Congo, un pays pétrolier mais pauvre de 3.6 millions d'habitants.



Congo: Le gouvernement congolais va consacrer 35,1 milliards de Fcfa sur deux ans pour construire un nouveau terminal en vue de l'extension de l'aéroport international de Pointe-Noire, capitale économique

BRAZZAVILLE, 24 déc 2011 (AFP) - Le Congo va consacrer 35,1 milliards de Fcfa (53 millions deuros) sur deux ans pour construire un nouveau terminal en vue de lextension de laéroport international de Pointe-Noire, capitale économique (sud), a-t-on appris samedi auprès de la Délégation générale des grands travaux. "Laérogare qui sera élevée aux standards internationaux coûtera à lEtat congolais la somme de plus de 35,1 milliards de Fcfa pour une durée de travaux de 24 mois", a annoncé le Délégué général aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya, lors dune cérémonie de lancement du projet présidée à Pointe-Noire par le chef de lEtat congolais Denis Sassou Nguesso. Ces travaux seront exécutés par la société chinoise China Jiangsu, a-t-il précisé. Le terminal à construire fait partie du deuxième module de laéroport Agostino Neto (son nom officiel); le premier ayant été inauguré en 2006 après des travaux daménagement exécutés également par une entreprise chinoise. Selon le ministre congolais des transports, Isidore Mvouba, le trafic au niveau de cet aéroport est passé de 400.000 passagers en 2003 à 800.000 passagers en 2011. "Il fait désormais jeu égal avec laéroport de Brazzaville (Maya-Maya) en terme de fréquence de vols", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions. La compagnie française Air France organise cinq vols hebdomadaires sur Pointe-Noire et quatre sur Brazzaville.


Congo: Le gouvernement congolais va investir 17 milliards de Fcfa sur deux ans pour doter le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) d'un siège

BRAZZAVILLE, 23 déc 2011 - Le Congo va investir 17 milliards de Fcfa (plus de 25 millions d'euros) sur deux ans pour doter le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) d'un siège, a-t-on appris vendredi à Pointe-Noire, où le coup d'envoi des travaux de construction de l'immeuble a été donné. "Pour accroître ses capacités et ses performances, le Port de Pointe-Noire, considéré comme l'un des plus importants ports en eau profonde du Golfe de Guinée entend se doter d'un nouveau siège à la hauteur de ses ambitions: un immeuble de 16 niveaux de 64,7 mètres de hauteur", indique une fiche technique du projet. "Les travaux de ce nouveau siège seront financés par le budget de l'Etat congolais à hauteur de 17 milliards de Fcfa", ajoute le document qui précise qu'ils seront réalisés pendant 24 mois par l'entreprise China Geo-Engineering corporation Ltd. Le port de Pointe-Noire, par où transitent de nombreux marchandises a destination (ou en provenance) de Brazzaville mais surtout Kinshasa (RDC), est l'objet, depuis quelques années, d'un Programme d'investissements prioritaires (PIP) d'un montant global de plus de 800 millions d'euros. "Le trafic des marchandises au port commercial qui était inférieur à 1.750.000 tonnes en 2002 a atteint 6.800.000 tonnes en 2011", a relevé le ministre des transports, Isidore Mvouba. Selon le ministre Mvouba, 80% des importations et exportations du Congo passent par Pointe-Noire.



Congo: Les autorités congolaises ont décidé d'octroyer un prêt de 100 milliards de Fcfa à la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale qui finance des projets de développement et d'intégration dans la sous-région

BRAZZAVILLE, 17 déc 2011 - Le Congo a décidé d'octroyer un prêt de 152 millions d'euros (100 milliards de Fcfa) à la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) qui finance des projets de développement et d'intégration dans la sous-région, selon un communiqué de la banque. "Sur les conditions d'octroi, par les autorités congolaises d'un prêt de 100 milliards à la BDEAC, le conseil a chaleureusement remercié le gouvernement congolais pour ce soutien historique à la banque sous-régionale'", indique le communiqué sans plus de précisions. Selon Diane Malabo, responsable de la communication de la BDEAC, "Les négociations pour cet accord de prêt sont très avancées. Le Congo a déjà donné son accord de principe. "Au titre des dossiers de financement, le conseil a approuvé six propositions de prêt notamment dans les secteurs prioritaires de l'énergie, de l'agro-industrie et du développement rural pour un montant total de 71,2 milliards de Fcfa (plus de 108 millions d'euros)", selon le communiqué. Créée en 1975 pour financer le développement, la BDEAC regroupe six pays (Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad), tous membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) et ayant le Franc cfa en partage. Elle a connu une période de faillite à partir de 1990 et a repris ses activités en 2003. Son siège est situé à Brazzaville au Congo.



Congo : Le Congo et la Banque mondiale vont financer sur cinq ans, à compter de 2011, un projet de 30 millions de dollars destiné à renforcer l'accès du pays à internet et autres services connexes

Brazzaville, 13 déc 2011 - Le Congo et la Banque mondiale vont financer sur cinq ans, à compter de 2011, un projet de 30 millions de dollars destiné à renforcer l'accès du pays à internet et autres services connexes, a-t-on appris mardi de source officielle. Le Projet Central african backbone (CAB-Congo) d'un montant de 30 millions de dollars, a pour principal objectif "d'accroître la disponibilité de la connexion Internet sur l'ensemble de ses départements (du Congo), l'utilisation des services du réseau régional à haut-débit, et de réduire leurs coûts pour les Congolais", indique un communiqué remis à la presse lors du lancement de ce projet. Lancé par le ministre congolais des postes et télécommunications, Thierry Lézin Moungalla, le CAB-Congo est financé à part égale par le gouvernement et la Banque mondiale. "Dans la pratique, on pense que grâce à ce projet, à partir de fin 2012, nous allons constater la baisse des prix d'accès à l'internet. C'est imminent, ce n'est pas quelque chose qui se fera en 20 ans, mais le projet durera cinq ans", a indiqué le coordinateur du projet Luc Missidimbazi. A travers ce projet "nous assurons le maillage avec les pays limitrophes : Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad. Une fois réalisé, il s'ensuivra une réduction significative des coûts, un accroissement de l'accès au mobile et une intégration du Congo à la mondialisation de façon globale", a pour sa part déclaré Eustache Ouayoro, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Congo. "Le développement des nouvelles technologies fait partie de la diversification de l'économie, car il faut que le Congo aille au-delà du pétrole", une ressource sur laquelle repose essentiellement son économie, contribuant à plus de 80% au budget de l'Etat, a-t-il ajouté.



Congo: La société chinoise ZTE Corporation va investir 35 millions de dollars dans une usine de fabrication de panneaux solaires d'une capacité de 50 mégawatts/an

Brazzaville, 29 nov 2011 - La société chinoise ZTE Corporation va investir 35 millions de dollars dans une usine de fabrication de panneaux solaires dont la construction a débuté samedi à 400 km au nord de Brazzaville, a appris l'AFP mardi de source officielle. L'unité qui devrait produire des panneaux d'une capacité de 50 mégawatts/an, sera située à Edou, ville natale du président congolais Denis Sassou Nguesso. Elle "aura une capacité annuelle de production de 50 mégawatts" et sera réalisée "par la société anonyme (chinoise) ZTE Corporation (pour un coût de) 35 millions de dollars", selon le communiqué du ministère du Développement industriel. Le projet "va générer à terme 1.000 emplois indirects", indique le communiqué. "L'usine fournira une grande variété de produits solaires pouvant permettre (tant à l'Etat qu'aux particuliers) de réaliser des économies d'énergie, (dans les domaines de) l'éclairage public, le solaire pour les habitations, le pompage d'eau, les télécommunications et la production d'électricité dans les zones rurales (...)", a indiqué le directeur général de ZTE Corporation, Zhang Renjun, cité dans le communiqué. Le coup d'envoi des travaux a été donné samedi par le ministre du Développement industriel, Rodolphe Adada, en présence de l'ambassadeur de Chine au Congo, Li Shuli, indique le texte. Après la construction du barrage de Moukoukoulou (74 mégawatts) en 1974 dans le sud-ouest du pays, et celui d'Imboulou (120 mégawatts) dans le nord, opérationnel depuis mai 2011, l'usine d'assemblage et de production des panneaux solaires sera la troisième plus importante unité de fourniture d'énergie réalisée au Congo par la Chine. Selon le ministère de lEnergie et de lhydraulique, en 2010 le taux de couverture en électricité au Congo était d'à peine 5% en zones rurales et de moins de 45% en ville.



Congo: Les autorités congolaises ont lancé jeudi à Okoyo les travaux de construction d'une route de 93 kilomètres qui rejoindra le Gabon voisin pour un montant de 40,7 milliards de Fcfa

Okoyo, 4 nov 2011 - Les autorités congolaises ont lancé jeudi à Okoyo, (nord-ouest) les travaux de construction d'une route de 93 kilomètres qui rejoindra le Gabon voisin pour un montant de 40,7 milliards de Fcfa (62 millions d'euros) a constaté un journaliste de l'AFP. "L'ambition affichée est de poursuivre la connexion du pays à la sous-région tout en assurant le désenclavement de tous nos départements, districts, villages et bassins de production" a déclaré le ministre des travaux publics, Emile Ouosso lors de la cérémonie de lancement du projet présidée par le Chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso. Prévus pour une durée de deux ans, ces travaux financés par un accord cadre de coopération conclu avec la Chine en 2006, seront exécutés par l'entreprise China machinery & equipement import & export (CMEC). Dans la cadre de la liaison Gabon-Congo, CMEC avait construit entre 2008 et 2011 une route bitumée longue de 125 kilomètres entre Obouya (nord) et Okoyo (nord-ouest) en passant par Boudji (nord). Ce tronçon de 84,7 millions d'euros a été financé par le même accord liant le Congo et la Chine. M. Ouosso a rappelé que la route à bâtir est chargée d'histoire, précisant qu'elle fait partie de "l'axe de communication emprunté en 1876 par l'explorateur (français d'origine italienne) Pierre Savorgnan de Brazza à la recherche du Fleuve Congo", et qui fonda la capitale congolaise le 3 octobre 1880.



Congo: Quelque 143.203 congolais représentant 4% de la population du Congo ont émigré et vivent en Europe, plus précisément en France

BRAZZAVILLE, 4 oct 2011 - Quelque 143.203 congolais représentant 4% de la population du Congo ont émigré et vivent en Europe, plus précisément en France, selon une étude financée par l'Union européenne (UE) et publiée mardi. Entre 1990 et 1999 l'émigration congolaise vers l'Europe a augmenté de 186% a expliqué Nathalie Klein, responsable de cette étude menée par l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) et le Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC). "L'émigration congolaise vers l'Europe concerne avant tout la France. La première vague migratoire qui concernait principalement des étudiants et des travailleurs, a été peu à peu remplacée par des migrants au motif familial qui demeure la première cause de départ des Congolais", apprend on dans la synthèse de l'étude. "Des causes structurelles soutiennent les départs des Congolais: les faiblesses du système éducatif et de santé au Congo sont à l'origine de nombreux départs", ajoute le document. "Notre étude n'a pas la prétention d'endiguer ou juguler le phénomène de migration. C'est à l'Etat d'essayer de tout mettre en oeuvre pour réduire la précarité en ce qui concerne la santé et l'éducation", a dit Roger Bouka de l'OCDH. Cette étude menée entre juin et juillet derniers a coûté 945.000 euros financés à 80% par l'UE.



Congo: La campagne électorale en vue des sénatoriales du 9 octobre destinées à renouveler la moitié du Sénat a démarré vendredi dans les six départements concernés par le scrutin

BRAZZAVILLE, 23 sept 2011 - La campagne électorale en vue des sénatoriales du 9 octobre destinées à renouveler la moitié du Sénat a démarré vendredi dans les six départements concernés par le scrutin, a annoncé à l'AFP le président de la commission électorale. "La campagne a démarré aujourd'hui pour durer quinze jours. Elle se terminera le 7 octobre, c'est-à-dire à l'avant veille du scrutin", a déclaré le président de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel), Henri Bouka. "Il ne faut pas s'attendre à une grande campagne comme lors des législatives ou de la présidentielle. C'est plutôt une campagne de proximité, car il s'agit d'une élection au suffrage universel indirect et seuls les conseillers départementaux, désignés grands électeurs, sont appelés à voter", a expliqué M.Bouka. "Nous avons enregistré une centaine de candidatures. Elles ont toutes été validées hier", a affirmé le président de la commission. Les sénatoriales du 9 octobre concernent six des douze départements du pays: le Kouilou (sud-ouest), Pointe-Noire (sud-ouest), la Bouenza (sud), Brazzaville (la capitale), la Cuvette (nord) et la Sangha (nord-est). La loi électorale précise que la moitié du Sénat est renouvelable tous les trois ans. Les dernières sénatoriales avaient eu lieu en 2008. Le Sénat compte 72 membres, soit six sénateurs par département. Il est dirigé depuis fin 2007 par André Obami Itou, 71 ans, du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) qui contrôle cette institution. Au sein du Sénat, le PCT et ses alliés comptent 70 élus contre deux seulement pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, opposition). Le Congo doit organiser les élections législatives en 2012. Celles de 2007 ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements constatés par les observateurs de l'Union africaine (UA). Le PCT a affirmé sa volonté de gagner les élections dans la "transparence" et de "façon honnête", tandis que la société civile estime que vingt ans après l'ouverture du pays au multipartisme, la démocratie en est encore à des "balbutiements inacceptables".



Congo: La Banque mondiale et le Congo vont consacrer 20 millions de dollars sur 5 ans dès 2011 à un Projet de diversification de l'économie actuellement largement dépendante du pétrole

Brazzaville, 14 sept 2011 - Le Congo et la Banque mondiale (BM) vont consacrer 20 millions de dollars (14,6 millions d'euros) sur 5 ans dès 2011 à un Projet de diversification de l'économie (Pade) actuellement largement dépendante du pétrole, a annoncé mercredi un responsable de la Banque. Selon l'accord signé mardi "il s'agira de travailler sur les secteurs porteurs, notamment le privé, identifier les contraintes qui empêchent ce secteur privé d'être compétitif", a déclaré mercredi lors d'un déjeuner de presse le directeur des opérations de la BM pour le Congo, Eustache Ouayoro. M. Ouayoro, qui a signé l'accord avec le ministre congolais de l'industrie Rodolphe Adada, a précisé que le projet sera financé à parts égales. "Il faut nécessairement diversifier l'économie (congolaise) compte tenu de sa très forte dépendance vis-à-vis du pétrole qui est une ressource qui peut s'épuiser. Cette diversification appelle à des investissements et à des réformes dans le climat des affaires", a relevé Eustache Ouayoro. "Le Congo occupe une place dans le climat des affaires qui n'est pas une place à la mesure de son potentiel. Ce classement n'a pas changé ces deux dernières années", a-t-il déploré, indiquant que le pays était en 177e position sur 184. Officiellement le pétrole représente 90% des exportations du Congo, 80% des recettes de l'Etat et 60% du produit intérieur brut (PIB). "La part de l'agriculture dans le PIB est inférieure à 10%. Il existe très peu de petites et moyennes entreprises (PME). L'essentiel de l'activité se fait dans le secteur informel qui crée très peu d'emplois et de valeur ajoutée", a relevé encore M. Ouayoro. Malgré la manne pétrolière, le Congo fait face à de forts taux de chômage notamment parmi les jeunes en milieu urbain, et la pauvreté touche 70% de la population.



Afrique centrale: La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale a approuvé des prêts d'un montant global de 50 milliards de FCFA devant servir au financement de projets des pays membres dans des "secteurs prioritaires"

BRAZZAVILLE, 12 sept 2011 - La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) a approuvé des prêts d'un montant global de 50 milliards de FCFA (76 millions d'euros) devant servir au financement de projets des pays membres dans des "secteurs prioritaires", selon un communiqué. "Ces prêts concernent les secteurs prioritaires de l'énergie, de la transformation du bois et de l'agro-alimentaire", indique le communiqué de presse publié au terme d'un conseil d'administration de la BDEAC (6 Etats membres). Selon la Banque, le Cameroun bénéficie de deux prêts d'un montant de 35 milliards de Fcfa (53 millions d'euros) pour réaliser les projets de construction de la centrale hydroélectrique de Lom Pangar (est) et de la centrale électrique à gaz de Kribi (sud). La Bdeac a également approuvé un prêt de 3 milliards de Fcfa (environ 4,6 millions d'euros) pour des projets agricoles au Congo. "Des ressources sont disponibles au niveau de la Bdeac", s'est félicité son président, Michaël Adandé qui a invité les opérateurs économiques de la sous-région à proposer des projets pouvant bénéficier des financements de son institution. "La banque est disposée à financer tous les projets agricoles qui peuvent lui être présentés", a-t-il déclaré à la presse. M. Adandé a affirmé que les administrateurs ont également examiné les conditions de la mise en place d'un prêt de la République du Congo portant sur un montant de 100 milliards de FCFA (152 millions d'euros) en faveur de la Bdeac. "Le conseil a salué le caractère historique d'une telle opération, destinée à renforcer les capacités d'intervention de l'institution", souligne le communiqué. Créée en 1975, la BDEAC qui a son siège à Brazzaville regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, tous membres de la Communauté économique de l'Afrique centrale (Cemac).



Congo : La Commission nationale d'organisation des élections (Conel) au Congo, s'est dite "prête" pour l'organisation des élections sénatoriales du 9 octobre lors du lancement mercredi à Brazzaville d'une campagne de sensibilisation au vote

BRAZZAVILLE, 24 août 2011 - La Commission nationale d'organisation des élections (Conel) au Congo, s'est dite "prête" pour l'organisation des élections sénatoriales du 9 octobre lors du lancement mercredi à Brazzaville d'une campagne de sensibilisation au vote. "Toutes les conditions de transparence en vue de ces sénatoriales sont réunies. La Conel est prête", a déclaré son président Henri Bouka, au moment de lancer mercredi la campagne de sensibilisation. Initialement prévues pour le 26 juin, ces élections devant permettre de renouveler trente six des soixante-douze sièges de la chambre haute du parlement congolais avaient été repoussées au 9 octobre sur demande de la Conel. Cet organe, chargé d'organiser les scrutins avec le ministère de l'intérieur, avait évoqué en juin le "manque de temps" pour informer l'opinion. Le lancement a été marquée par l'affichage à travers les grandes artères de Brazzaville de banderoles indiquant la date et les départements concernés par le scrutin. Les sénatoriales à venir sont un scrutin de mi-mandat et concernent les départements du Kouilou (sud), de Pointe-Noire (sud-ouest), de la Bouenza (sud), de Brazzaville, de la Cuvette (nord) et de la Sangha (nord-est). La loi électorale précise que la moitié du sénat est renouvelable tous les trois ans. Les dernières sénatoriales datent de 2008. Le sénat compte 72 membres, soit en moyenne six sénateurs par département. Il est dirigé depuis 2008 par André Obami Itou, 71 ans, du parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) qui contrôle cette institution. Au sein du sénat, le PCT et alliés comptent 70 élus contre deux seulement pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, opposition). Le Congo doit organiser les élections législatives en 2012. Celles de 2007 ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements constatés par les observateurs de l'Union africaine (UA).



Congo: Le président congolais Denis Sassou Nguesso a procédé mercredi à un léger remaniement gouvernemental avec trois entrées et trois départs

BRAZZAVILLE, 17 août 2011 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a procédé mercredi à un léger remaniement gouvernemental avec trois entrées et trois départs, selon un décret lu devant la presse par son directeur de cabinet, Firmin Ayessa. Comme le précédent gouvernement en place depuis le 15 septembre 2009, le nouveau compte 37 membres : 32 hommes et 5 femmes. Aucun poids-lourd important na quitté léquipe gouvernementale et les cinq ministres dEtat restent également en poste. Le général Jacques Yvon Ndolou a été remplacé par Léon Alfred Opimbat au ministère des Sports. M. Opimbat a été ministre de la santé et de laction humanitaire entre 1997 et 2002. Il dirigeait jusque-là les Forces démocratiques nouvelles (FDN, majorité) qui se sont fondues dans le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) à la veille de con sixième congrès en juillet. Anatole Collinet Makosso, jusque-là directeur de cabinet lépouse du chef de lEtat, Antoinette Sassou Nguesso, devient ministre de léducation civique et de la jeunesse en remplacement de Zacharie Kimpomi. Enfin, Madeleine Yila Boumpoto qui évoluait au Haut commissariat à la réinsertion des ex-combattants, où elle soccupait de la situation des enfants, remplace Jeanne-Françoise Leckomba Loumeto Pombo au ministère de la Promotion de la femme.



Congo: L'Etat congolais va consacrer 1200 milliards de Fcfa sur dix ans, avec l'appui des partenaires, pour réaliser la plantation d'un million d'hectares de forêts

Brazzaville, 5 août 2011 - Le Congo va consacrer 1.200 milliards de Fcfa (1,8 milliard d'euros) sur dix ans, avec l'appui des partenaires, pour réaliser la plantation d'un million d'hectares de forêts, a annoncé vendredi à la presse le ministre de l'économie forestière, Henri Djombo. "Les objectifs spécifiques du programme peuvent se décliner comme suit: mettre en place et gérer 1 million d'hectares des plantations domaniales et privées avec des essences exotiques et à croissance rapide et des espèces locales", a expliqué le ministre Djombo à propos du projet qui doit démarrer en novembre 2011 pour s'étendre jusqu'en 2020. Selon le ministre, le projet, qui s'inscrit dans le Programme national d'aménagement et de reboisement (PNAR), vise également à "intégrer les peuples autochtones dans la réalisation des plantations à usage multiple et la satisfaction de leurs besoins alimentaires; puis contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique". "Les financements du programme proviendront de l'Etat congolais (200 milliards de Fcfa sur fonds propres, 300 millions d'euros) et des investisseurs et promoteurs privés, des bailleurs de fonds et des donateurs variés (1000 milliards de Fcfa, 1,5 milliard)", indique une note de présentation. Les études de faisabilité du projet ont été réalisées grâce à un financement de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD), selon M. Djombo. La forêt couvre entre 60 et 65% du territoire congolais (342.000 km2) et 10% de la superficie du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète avec 220 millions d'hectares.



Congo: Le Japon a signé lundi avec le Fonds des nations unies pour l'enfance un accord de don de plus de 6,6 millions de dollars pour financer sur trois ans un "projet d'appui pour un environnement favorable à l'enfance" au Congo

BRAZZAVILLE, 20 juin 2011 - Le Japon a signé lundi avec le Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef) un accord de don de plus de 6,6 millions de dollars pour financer sur trois ans un "projet d'appui pour un environnement favorable à l'enfance" au Congo, a appris l'AFP auprès de l'Unicef. "Le projet appuiera la préparation à la scolarisation des jeunes enfants (3-5 ans) à travers l'aménagement de centres communautaires d'éveil en milieu rural et périurbain pauvre. Il (le projet) s'inscrit en ligne droite avec notre volonté de partenariat et notre engagement commun pour la réalisation des droits des enfants au Congo", a indiqué la représentante de l'Unicef, Marianne Flach. "Entre 2005 et 2010, les financements mis à la disposition des enfants congolais par le Japon avec l'appui de l'Unicef ont atteint à peu près 11,5 millions de dollars", selon Mme Flach. "La situation des enfants au Congo demeure préoccupante. La pauvreté affecte près de 54% des enfants. La plupart des Objectifs du millénaire pour le développement ne seront pas atteints si les tendances actuelles persistent", a prévenu le représentant de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Yonezaki Eiro. Selon l'Unicef, au Congo, le taux d'analphabétisme est de 17% (11% pour les hommes et 23% pour les femmes), un niveau plus élevé que dans d'autres pays en développement. Le pays se distingue cependant en Afrique avec un taux d'admission à l'école de 95%.



Congo: Les élections sénatoriales destinées à renouveler la moitié du Sénat, prévues le 26 juin ont été reportées au 9 octobre, selon un nouveau calendrier fixé par un décret présidentiel

BRAZZAVILLE, 17 juin 2011 - Les élections sénatoriales destinées à renouveler la moitié du Sénat, prévues le 26 juin ont été reportées au 9 octobre, selon un nouveau calendrier fixé par un décret présidentiel lu vendredi à la radio publique. "Le collège électoral est convoqué le dimanche 9 octobre 2011 pour l'élection des sénateurs dans les départements du Kouilou (sud-ouest), de Pointe-Noire (sud-ouest), de la Bouenza (sud), de Brazzaville (sud), de la Cuvette (centre) et de la Sangha (nord)", indique le décret signé par le président Denis Sassou Nguesso. La Commission nationale d'organisation des élections (Conel) avait souhaité le réexamen du calendrier électoral. Selon la Conel, la constitution prévoit une prorogation du mandat des sénateurs élus en cas de report de l'élection. La loi électorale précise que la moitié du Sénat est renouvelable tous les trois ans. Les dernières sénatoriales remontent à 2008. Le Sénat compte 72 membres, soit en moyenne six sénateurs par département. Il est dirigé depuis 2008 par André Obami Itou, 71 ans, du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) qui contrôle cette institution. Au sein du Sénat, le PCT et alliés comptent 70 élus contre deux seulement pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, opposition). Le Congo doit organiser les élections législatives en 2012. Celles de 2007 ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements constatés par les observateurs de l'Union africaine (UA).



Congo: La première réunion de représentants des trois grands bassins forestiers tropicaux du monde, du Congo, d'Amazonie et de Bornéo-Mékong, a débuté dimanche à Brazzaville et se terminera le 3 juin

LIBREVILLE, 28 mai 2011 - La première réunion de représentants des trois grands bassins forestiers tropicaux du monde, du Congo, d'Amazonie et de Bornéo-Mékong, débute dimanche à Brazzaville et se terminera le 3 juin, en présence de plusieurs chefs d'Etat, apprend on auprès des organisateurs. Ces trois bassins représentent 80% des forêts tropicales du monde et deux tiers de la biodiversité terrestre, selon les experts. Environ 500 personnes y sont attendues. Vendredi, des ONG congolaises ont regretté que les populations autochtones et la société civile aient été "oubliées" par les organisateurs. "L'objectif global du sommet est de permettre l'établissement d'une coopération Sud-Sud, d'une part, et Nord-Sud, d'autre part, en vue d'une gestion durable des écosystèmes forestiers des bassins du Congo, d'Amazonie et du Bornéo-Mékong, pour une plus grande contribution à la régulation et à la stabilisation du climat planétaire, la lutte contre la pauvreté et le développement économique des pays concernés", expliquent dans un communiqué les organisateurs (autorités congolaises, organisations internationales). Les différentes conférences et débats devraient permettre de "s'informer sur l'état actuel des ressources forestières des bassins. Un traité de coopération entre les bassins destiné à devenir "une plate-forme formelle de concertation et d'échanges sur les questions forestières et climatiques" devrait être signé. Une "déclaration commune sur les forêts tropicales, le climat et le développement durable, dans le cadre des négociations du futur accord sur le climat à Durban, en Afrique du Sud et des préparatifs du Sommet de Rio+20, au Brésil" est également prévue, selon le texte. Les représentants politiques et les techniciens vont notamment discuter des Réduction des émissions dues à la déforestation et de la dégradation des forêts (Redd+) et des fonds que les pays des trois bassins pourraient obtenir du nord. Si les trois bassins ont des "intérêts convergents, il ne sont pas moins concurrents quant aux fonds disponibles sur le plan comptable", a déclaré à l'AFP le Français Alain Karsenty, économiste au Cirad (Recherche agronomique pour le développement) et grand spécialiste du sujet.



Congo: Le gouvernement congolais veut planter à partir de cette année et sur 10 ans, un million d'hectares de forêts pour lutter contre la déforestation, la dégradation des sols et le réchauffement climatique

BRAZZAVILLE, 21 mai 2011 - Le Congo veut planter à partir de cette année et sur 10 ans, un million d'hectares de forêts pour lutter contre la déforestation, la dégradation des sols et le réchauffement climatique, a annoncé samedi une représentante du ministère de l'économie forestière. "Nous allons réaliser un million d'hectares de plantations forestières à objectifs multiples de 2011 à 2020", a indiqué au cours d'une conférence de presse, la responsable du Programme national d'afforestation et de reboisement (PNAR), Rosalie Matondo, qui n'a pas souhaité livrer le coût de ce projet. Le PNAR va concerner toutes les régions du pays où des étendues de forêts seront inégalement plantées dans le but de lutter "contre la déforestation, la dégradation des sols et le réchauffement climatique". "Le gouvernement voudrait augmenter le potentiel et la superficie forestière en valorisant nos espèces forestières locales", a-t-elle expliqué, précisant qu'"il s'agit de poursuivre une expérience que nous menons dans le pays depuis les années 50 avec le bouturage de l'eucalyptus". Mme Matondo a ajouté qu'en juin, le PNAR va par ailleurs aider une société privée de téléphonie mobile MTN-Congo (filiale d'une multinationale sud africaine) à réaliser le "planting" de 20.000 arbres dans les villes de Brazzaville, Pointe-Noire, capitale économique (sud) et Dolisie (sud-ouest) qui abritent plus des deux tiers de la population congolaise (3.6 millions d'habitants). Brazzaville doit accueillir du 31 mai au 3 juin le premier sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des trois grands bassins forestiers tropicaux de la planète: l'Amazonie, le Congo et le Bornéo-Mékong qui se propose d'encourager le partenariat sud-sud et nord-sud. Ces trois bassins représentent à eux seuls les deux tiers de la biodiversité terrestre et 80% de l'ensemble des forêts tropicales de la planète, selon les experts. La forêt couvre 65% du territoire congolais (342.000 km2) et 10% de la superficie du Bassin du Congo, soit 220 millions d'hectares.



Congo: Des élections sénatoriales partielles seront organisées le 26 juin dans six de ses douze départements, selon un décret présidentiel

BRAZZAVILLE, 18 mai 2011 - Le Congo organisera le 26 juin des élections sénatoriales partielles dans six de ses douze départements, selon un décret présidentiel, lu mercredi à la radio publique. "Le collège électoral est convoqué le dimanche 26 juin 2011 pour l'élection des sénateurs dans les départements du Kouilou (sud-ouest), de Pointe-Noire (sud-ouest), de la Bouenza (sud), de Brazzaville (sud), de la Cuvette (centre) et de la Sangha (nord)", indique le décret signé par le président Denis Sassou Nguesso. Un autre arrêté du ministre de l'intérieur, Zéphirin Mboulou, précise qu'il s'agit des "élections de mi-mandat" et fixe la date de clôture des candidatures au 25 mai. Selon la loi électorale, la moitié du Sénat est renouvelable tous les trois ans. Les dernières sénatoriales datent de 2008. Le Sénat compte 72 membres, soit en moyenne six sénateurs par département. Il est dirigé depuis 2008 par André Obami Itou, 71 ans, du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) qui contrôle cette institution. Au sein du Sénat, le PCT et alliés comptent 70 élus contre deux seulement pour l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, opposition). Le Congo doit organiser les élections législatives en 2012. Celles de 2007 ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements constatés par les observateurs de l'Union africaine (UA).


Congo: Entre 2001 et 2011, le gouvernement congolais a investi 1000 milliards de Fcfa pour améliorer l'accès à l'eau et l'électricité)

BRAZZAVILLE, 9 mai 2011 - Le Congo a investi ces dix dernières années 1000 milliards de Fcfa (plus de 1,5 milliard d'euros) pour améliorer l'accès à l'eau et l'électricité, a indiqué lundi le gouvernement, même si l'alimentation en eau et électricité d'une grande partie de la population est défaillante. Entre 2001 et 2011, "le gouvernement a injecté 1.000 milliards pour les deux secteurs: l'eau et l'électricité. Jamais un tel effort n'a été fait dans ce pays depuis l'indépendance" en 1960, a déclaré à la presse le ministre de l'énergie et de l'hydraulique, Bruno Itoua. Selon le ministre Itoua le gouvernement a consacré 10% de son budget 2011, estimé à 1.000 milliards de Fcfa (plus de 1,5 milliard d'euros), à cette question. L'objectif poursuivi est "qu'à l'horizon 2015 les taux de couverture soient de 90% en milieux urbains et 50% en milieux ruraux" notamment pour l'électricité, a-t-il poursuivi. Actuellement, les taux d'accès au courant électrique sont de 45% en ville et moins de 5% dans les villages, contre 47% et 5% pour l'eau. Les autorités congolaises ont inauguré samedi le plus grand barrage du pays d'une capacité de production de 120 mégawatts au nord de Brazzaville. Il a coûté 170 milliards de Fcfa (près de 260 millions d'euros dont 85% apportés par la Chine. L'électricité fournie par le barrage d'Imboulou qui doit alimenter essentiellement Brazzaville et les régions du nord du pays est disponible mais faiblement distribuée. "Nous avons un réseau de distribution défectueux. Nous avons un projet de réhabilitation de ce réseau de 65 milliards de Fcfa (plus de 99 millions d'euros) pour les villes de Brazzaville et Pointe-Noire", qui abritent les deux tiers de la population congolaise (3.6 millions d'habitants), a expliqué Bruno Itoua.



Congo: D'une capacité de production d'électricité de 120 mégawatts, les autorités congolaises ont inauguré samedi le plus grand barrage du pays, financé à 85% par la Chine

IMBOULOU, 7 mai 2011 - Les autorités congolaises ont inauguré samedi le plus grand barrage du pays, d'une capacité de production d'électricité de 120 mégawatts et financé à 85% par la Chine, à Imboulou, à environ 260 kilomètres au nord de Brazzaville. "Le barrage d'Imboulou est composé de quatre turbines de 30 mégawatts chacune, pour une puissance totale de 120 mégawatts. Sa productivité annuelle est de 876 millions de kilowatts/heure", a indiqué le Délégué général aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya, lors d'une cérémonie présidée par le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso. Selon M. Bouya, 85% du coût de financement du plus grand barrage du Congo ont été apportés par la Chine et les 15% restants par le Congo. "Pour son exécution, l'ouvrage a mobilisé plusieurs ressources au nombre desquelles: 170 milliards de Fcfa (près de 260 millions d'euros), 2.000 ouvriers et techniciens congolais, 600 ressortissants chinois, 23 contrôleurs allemands", a-t-il ajouté. Le barrage d'Imboulou a été bâti sur le cours de la rivière Léfini, à la lisière entre la partie nord de la région du Pool (sud) et celle des Plateaux (centre), 14 km avant que ses eaux ne se mêlent au fleuve Congo. L'ouvrage doit alimenter la capitale, Brazzaville, et une grande partie du Nord qui n'a jamais bénéficié de ce type d'énergie. Les travaux d'Imboulou lancés en septembre 2003 ont démarré effectivement deux ans plus tard pour durer cinq ans, d'après les responsables du projet.



Congo: Les autorités congolaises en charge de l'aviation civile ont annoncé vendredi l'instauration d'une redevance d'aviation civile dont les passagers pour les vols nationaux et internationaux devront s'acquitter

BRAZZAVILLE, 11 mars 2011 - Les autorités congolaises en charge de l'aviation civile ont annoncé vendredi l'instauration d'une redevance d'aviation civile (Rac) dont les passagers pour les vols nationaux et internationaux devront s'acquitter. La redevance d'aviation civile s'élève à 2.500 FCFA (3.8 euros) pour les vols nationaux et 13.500 FCFA (20,6 euros) pour les vols internationaux, a indiqué à la presse le directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac), Michel Ambendé. M. Ambendé a précisé que cette taxe est applicable dans tous les aéroports du Congo. "La redevance d'aviation civile n'est pas une invention de l'Etat congolais, car plusieurs pays de l'espace Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) et hors Asecna la perçoivent déjà avec des dénominations et des prix différents", a-t-il soutenu. "Cette redevance est très importante pour la survie de nos aérogares. C'est une méthode usuelle de prise en charge", a poursuivi Michel Ambendé. C'est la première fois que le Congo instaure une telle redevance. Le pays dispose sur son territoire de trois aéroports internationaux à Brazzaville, la capitale, Pointe-Noire (sud), la capitale économique, et Ollombo (centre) nouvellement construit.



Congo: L'Etat congolais va recevoir à partir de 2011 une une aide de 17 milliards de Fcfa, en vue de lutter contre le sida de la part du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme

BRAZZAVILLE, 21 fév 2011 - Le Congo va recevoir à partir de 2011 une une aide de 17 milliards de Fcfa (25,9 millions d'euros), en vue de lutter contre le sida de la part du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, selon un communiqué parvenu à l'AFP lundi. "Ce financement de 17 milliards de Fcfa contribuera, entre autres, à faciliter l'accès aux services de conseil et de dépistage pour 267.520 personnes de 15 à 49 ans; à accroître l'offre de service de prise en charge globale pour couvrir 100% des enfants identifiés vivant avec le Vih", indique le communiqué du Comité national de coordination des projets financés par le Fonds. Grâce à ce financement "plus de 50% de femmes auront accès aux services de conseil et dépistage volontaire dans des centres de dépistage volontaire mobiles et 4.480 enfants vivant avec le Vih bénéficieront d'une prise en charge médicale, psychologique et nutritionnelle", ajoute le texte. Selon la dernière enquête de séroprévalence publiée en 2009 par le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), le Congo affiche un taux de 3,2%, contre 4,2% en 2003; tandis que 52% de malades voire plus sont des femmes. Début décembre des responsables d'une vingtaine d'associations d'Afrique de l'ouest et du centre ont exprimé à Brazzaville, leur inquiétude de voir que les réformes annoncées au sein du Fonds mondial n'entrainent une baisse des financements. Environ 90% des traitements antirétroviral (ARV) en Afrique de l'Ouest et du Centre sont financés grâce au Fonds. Au Congo, ces subventions sont estimées officiellement à 70 millions de dollars (51 millions d'euros).



Congo: Le gouvernement congolais va consacrer 300 milliards de francs CFA à partir de 2011 pour le développement de la Cuvette ouest, la plus enclavée des douze régions du pays

EWO (Congo), 15 fév 2011 - Le Congo va consacrer 300 milliards de francs CFA (457 millions d'euros) à partir de 2011 pour le développement de la Cuvette ouest (nord-ouest), la plus enclavée des douze régions du pays, a-t-on appris de source officielle. Selon le ministre du Plan Pierre Moussa, le Congo va construire ou rénover des route, des écoles, des centres de santé et des bâtiments officiels. "Près de cent projets d'une valeur globale de plus de 300 milliards de F CFA" seront exécutés dans la Cuvette ouest, a annoncé le ministre sans préciser sur combien d'années ces projets seraient étalés. "Pour continuer ou démarrer ces projets, il est prévu au titre de l'exercice budgétaire 2011 une allocation de 70 milliards de F CFA (plus de 106 millions d'euros", a-t-il précisé. "Suivant le nouveau code des marchés publics, le choix des opérateurs chargés de l'exécution se fait uniquement par appels d'offres en vue d'optimiser les adjudications", a-t-il assuré. Lundi, le président Denis Sassou Nguesso a lancé les travaux à Ewo, chef-lieu de la Cuvette ouest, à environ 600 km de Brazzaville. Les régions du Kouilou (sud) en 2004, la Likouala (extrême nord) en 2005, le Niari (sud-ouest) en 2006, la Cuvette (nord) en 2007 et Brazzaville, la capitale, entre 2008 et 2010, ont déjà bénéficié de ce genre de programmes. Présentée comme la plus enclavée des douze régions du pays, la Cuvette ouest, qui dépend en grande partie du Gabon voisin pour son approvisionnement, a été créée en 1995. Selon sa préfecture, elle a une superficie de 26.600 km2 pour une population estimée à 80.000 habitants. Elle doit accueillir les festivités de l'indépendance du Congo en août.



Congo: Les créanciers du Club de Paris ont annulé, depuis l'accès du Congo au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) en janvier 2010, la totalité de sa dette à leur égard soit 5 milliards d'euros
BRAZZAVILLE, 8 fév 2011 - Les créanciers du Club de Paris ont annulé, depuis l'accès du Congo au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) en janvier 2010, la totalité de sa dette à leur égard soit 5 milliards d'euros, a affirmé l'ambassadeur de France au Congo mardi. A ce jour "la dette annulée de 5 milliards d'euros représente la totalité de la dette du Congo à vis-à-vis des créanciers du Club de Paris", a déclaré l'ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette lors d'une conférence de presse. "Quelque 2,6 milliards d'euros de cette dette" ont été effacés par la France, le premier partenaire économique et financier du Congo, a ajouté M. Valette. Selon le diplomate la dette effacée par le Club de Paris représente "une partie importante de toute la dette du Congo". En 2004 la Banque mondiale estimait à 9 milliards de dollars la dette du Congo, un pays de 3.6 millions d'habitants, qui en faisait l'un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant. "Le reste de la dette a suscité des négociations avec les créanciers non membres du Club de Paris", a précisé Jean-François Valette. Les créanciers membres du Club de Paris (19 des pays les plus industrialisés) avaient décidé d'annuler la totalité de la dette du Congo en mars 2010. Les autorités congolaises ont toujours assuré que les sommes épargnées serviront prioritairement à accompagner les efforts en matière de modernisation et d'industrialisation, et à la lutte contre la pauvreté dans le cadre de la la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).


Congo: Le premier vol de la compagnie régionale Air Cemac, du nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale qui regroupe six pays, aura lieu dans six mois

BRAZZAVILLE, 4 fév 2011 - Le premier vol de la compagnie régionale Air Cemac, du nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale qui regroupe six pays, aura lieu dans six mois, a déclaré vendredi le ministre des Transports congolais. "Nous nous retrouvons aujourd'hui pour rendre notre compagnie opérationnelle. Pour ce faire, nous devons lui donner des fonds de roulement conséquents pour commencer le long vol qu'elle va effectuer dans six mois entre nos Etats et les continents du monde", a déclaré le ministre Isidore Mvouba. M. Mvouba présidait une réunion des ministres des Transports de la sous-région essentiellement consacrée au lancement des activités d'Air Cemac, une compagnie aérienne publique financée par les pays de la Cemac dotée d'une existence juridique depuis décembre 2010. "Le Congo peut accueillir aujourd'hui, et dans des conditions optimales de confort et de travail, le siège de notre compagnie arienne", a-t-il annoncé. Air Cemac et le passeport Cemac ont connu un retard de mise en place. Créée en 1999 sur les cendres de l'Union douanière et économique des Etats de l'Afrique centrale (UDEAC), elle-même née en 1964, la Cemac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.



Congo: Le Congo, la Banque mondiale, l'Union européenne et la Banque africaine de développement, ont conclu un accord 15 millions d'euros pour la diversification économique du pays comprenant la réforme du Chemin de fer Congo-océan

BRAZZAVILLE, 3 fév 2011 - Le Congo, la Banque mondiale (BM), l'Union européenne (UE) et la Banque africaine de développement (BAD), ont conclu jeudi à Brazzaville un accord 15 millions d'euros pour la diversification économique du pays comprenant la réforme du Chemin de fer Congo-océan (CFCO). "Pour parvenir à réformer le CFCO, il faut une nouvelle dynamique pour changer la gestion, affecter des investissements importants", a indiqué la directrice des opérations à la BM pour le Congo, Marie-Françoise Marie Nelly lors de la signature. Jadis considéré comme l'épine dorsale de l'économie congolaise, le CFCO, principale voie d'échanges entre Brazzaville et le port côtier de Pointe-Noire, a été très endommagé pendant les années de guerre civile (1990-2003). Sa rénovation partielle a déjà coûté officiellement 9 milliards de FCFA (plus de 13,7 millions d'euros). "La diversification de l'économie permettrait au Congo de développer le secteur hors pétrole qui peine à prendre son ampleur dans la croissance dont la grosse part provient du secteur pétrolier qui constitue plus de 70% des recettes de l'Etat pour 92% des exportations", souligne le texte de l'accord. Outre la réforme du CFCO, l'accord comprend des projets d'amélioration de la compétitivité, le soutien au dialogue entre le public-privé, la promotion des investissements privés et le renforcement du dispositif institutionnel d'appui aux entreprises en vue de créer les conditions de développement des petites et moyennes entreprise, selon le texte. Selon les signataires, qui n'ont pas précisé le début d'exécution du projet et sa durée, il sera financé à hauteur de 50% par le Congo et les 50% restants seront apportés par les trois partenaires.



Congo: L'Union européenne va donner 5 millions d'euros au Congo dans le cadre du dixième Fonds européen de développement pour financer un projet de transport routier

BRAZZAVILLE, 24 jan 2011 - L'Union européenne (UE) va donner 5 millions d'euros au Congo pour financer un projet de transport routier, a annoncé le ministère congolais des Transports dans un communiqué transmis lundi à l'AFP. Ce don "entre dans le cadre du dixième Fonds européen de développement (FED). Il va permettre le financement d'un projet destiné à doter le Congo d'un réseau de transport routier fiable", selon le ministère, qui ne donne pas la date d'octroi et les modalités du financement. Joint au téléphone, un responsable au ministère a indiqué ne pas disposer de détails. Selon le ministère, l'annonce du concours financier européen au Congo a été faite au terme d'un atelier de trois jours, bouclé le week-end, qui a regroupé les parties prenantes au projet. "Ce projet va également contribuer à une durabilité optimale des routes et de leurs équipements, puis établir des conditions de circulation adéquates, en termes de fluidité, de sécurité et de coût des transports", ajoute-t-il dans son communiqué. Pays pétrolier de 342.000 km2 situé au coeur de l'Afrique, le Congo dispose d'un réseau routier ne dépassant pas officiellement 3.000 kilomètres de voies bitumées. Le plus grand projet de construction de routes, dit plan quinquennal (1982-1986), a permis notamment de réaliser une bonne partie de ce qui est considéré comme le plus grand axe routier reliant Brazzaville, les régions centre et nord du pays sur plus de 600 kilomètres. Dans le cadre du 8e FED, l'UE a financé la construction de la route Brazzaville-Kinkala-Gambari dans le Pool (sud) sur environ 68 kilomètres pour un coût estimé à 34 milliards de FCFA (plus de 51,8 millions d'euros).



Congo: Les politiques économiques et sociales de 2011 mettent l'accent sur l'agriculture, sa mécanisation et sa structuration en une des bases de l'industrie, sur l'aménagement des voies de communication, sur les infrastructures de production et de distribution d'eau et d'électricité

BRAZZAVILLE, 31 déc 2010 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a présenté vendredi dans un message de voeux radiotélévisé les objectifs économiques et sociaux de son gouvernement pour 2011 portant notamment sur l'agriculture et l'amélioration des réseaux routier, d'eau et d'électricité. "Je mentionnerai, sans être exhaustif, que les politiques économiques et sociales de 2011 mettent l'accent sur l'agriculture, sa mécanisation et sa structuration en une des bases de l'industrie, sur l'aménagement des voies de communication, sur les infrastructures de production et de distribution d'eau et d'électricité", a déclaré M. Sassou Nguesso. Il a évoqué également "la construction des écoles, des centres de santé et des logements sociaux, l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages et des conditions de vie de l'ensemble de la population, la modernisation de la force publique". "Il reste à insister sur la discipline, la rigueur et le dévouement de ceux qui ont la charge d'appliquer ces politiques. Je ne dirai jamais assez que sans discipline, sans rigueur et sans dévouement au travail, il n'y a point de réussite ou de succès grandiose", a poursuivi le président. "J'invite donc l'ensemble des agents de l'Etat et les autres acteurs socio-économiques à faire preuve de responsabilité, de bonne organisation et d'abnégation dans l'exercice de leurs fonctions. Le progrès, la modernisation et l'industrialisation de notre cher Congo en dépendent", a-t-il insisté. L'année 2011 est charnière avant les législatives prévues en 2012. Des élections ont été à l'origine des différentes guerres civiles qui ont ensanglanté le Congo au cours de la décennie 90. M. Sassou Nguesso a indiqué que "notre engagement pour la paix et la sécurité totale doit rester inaltérable". "La paix et la sécurité doivent être impérativement préservées et consolidées pour chacune et chacun de nous, pour l'ensemble de notre peuple. Pour que nous avancions dans tous les domaines du développement, pour que nous montions aux cimes du progrès et du bonheur, il nous faut primordialement la paix, la sécurité et la stabilité", a-t-il dit.



Congo: La France et le Congo ont signé mercredi une convention de financement d'environ 4 milliards de FCFA pour soutenir le fragile secteur de la santé dans le pays

BRAZZAVILLE, 22 déc 2010 - Le Congo a signé mercredi avec la France une convention de financement de 6 millions d'euros (environ 4 milliards de FCFA) pour soutenir le fragile secteur de la santé dans le pays, selon un communiqué de l'Agence française de développement (AFD) mercredi. "Le financement de l'AFD prendra la forme d'une subvention à l'Etat congolais destinée, d'une part, à la réforme et au renforcement de la gestion des ressources humaines de santé par le ministère de la Santé et de la Population (MSP) et, d'autre part, à la réforme de l'enseignement paramédical", indique l'Agence. La convention a été conclue entre le ministre congolais des Finances Gilbert Ondongo, l'ambassadeur de France au Congo Jean-François Valette et le directeur de l'AFD pour le Congo Patrick Dal Bello, selon le communiqué. Ce financement s'intègre "dans le cadre d'une approche sectorielle à laquelle contribuent plusieurs partenaires au développement (...) pour appuyer la stratégie nationale définie par le Plan national de développement sanitaire (PNDS)", poursuit-t-il. Les services de santé du Congo ont été durement touchés pendant la décennie 90 marquée par des guerres civiles. Ils nécessitent d'importants financements pour leur remise à niveau. La France s'est par ailleurs engagée le 10 décembre à cofinancer un projet de développement des structures sanitaires des armées congolaises.



Congo: La Banque mondiale et le Congo ont lancé mercredi un projet pour l'eau, l'électricité et le développement urbain de 95,7 millions d'euros en faveur des populations de Brazzaville et Pointe-Noire

BRAZZAVILLE, 22 déc 2010 - Le Congo et la Banque mondiale ont lancé mercredi un projet pour l'eau, l'électricité et le développement urbain de 95,7 millions d'euros en faveur des populations de Brazzaville et Pointe-Noire (sud), principales agglomérations du pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Le Projet eau, électricité et développement urbain (PEEDU) couvre la période 2010-2015 et bénéficiera à plus de 1,2 million de personnes, a expliqué le ministre du Plan et de l'Economie, Pierre Moussa, lors de la cérémonie de lancement à Brazzaville. Le PEEDU est financé à hauteur de 100 millions de dollars (76,2 millions d'euros) par le Congo et 25,5 millions de dollars (19,4 millions d'euros) par la Banque mondiale. D'après une fiche technique du projet, à terme, 36 km de voiries urbaines seront aménagées, 111 salles de classes construites, 10 centres de santé réalisés ou réhabilités, 6.000 m2 de zones en proie à l'érosion traités, et 53.000 branchements électriques individuels équipés de compteurs montés. A cela il faut ajouter 175 bornes fontaines. "Le PEEDU est un exemple tangible du nouveau partenariat que la Banque mondiale voudrait consolider avec le Congo. Il s'agit pour nous d'apporter un appui au Congo, dans les efforts déployés pour améliorer la qualité des infrastructures, le taux d'accès et la qualité des services délivrés", a estimé la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Congo (avec résidence à Kinshasa en République démocratique du Congo), Marie-Françoise Marie Nelly. Selon le ministère de l'énergie et de l'hydraulique, le taux d'accès à l'eau potable est de moins de 47% en milieu urbain, moins de 14% en milieu rural. Le taux de couverture en électricité est à peine de 5% en zones rurales et de moins de 45% en ville.



Congo: La Chine va accorder au Congo un prêt sur cinq ans de 3,7 milliards de FCFA et destiné à financer divers projets

BRAZZAVILLE, 22 déc 2010 (AFP) - La Chine va accorder au Congo un prêt sur cinq ans de 3,7 milliards de FCFA (5,6 millions d'euros) et destiné à financer divers projets, a annoncé mercredi son ambassadeur à Brazzaville, Li Shuli, à la radio publique. Ce prêt remplit "la promesse du président Hu Jintao faite au président Denis Sassou Nguesso lors de leur dernière rencontre à l'exposition de Shangaï", a déclaré l'ambassadeur qui a conclu un accord de "coopération technique" avec le ministre congolais des Finances, Gilbert Ondongo. Les fonds vont permettre de réaliser des projets retenus par les deux gouvernements, a indiqué une source au ministère des Finances, sans les nommer. "Le prêt sera remboursable sans intérêts à partir de 2015 et ce sur dix ans", a-t-elle précisée. De son côté, Li Shuli a souligné que "la Chine a déjà annulé 17 prêts sans intérêts en faveur du Congo depuis 1999". "La récession économique mondiale causée par la crise financière a touché beaucoup de pays du monde, surtout les pays exportateurs. La Chine n'en est pas à l'abri (...). Mais elle tient toujours sa promesse d'alléger la dette du Congo conformément aux accords en la matière", a-t-il ajouté. La coopération entre la Chine et le Congo date de 1964. Pékin intervient surtout dans la construction des infrastructures comme le projet du barrage d'Imboulou (120 mégawatts) en réalisation depuis 2003 et auquel la Chine apporte 85% des 280 millions de dollars du coût global. Les deux Etats sont aussi liés depuis 2006 par un "accord cadre de développement" signé à l'occasion de la visite du Premier ministre Wen Jiabao à Brazzaville.




Congo: Une société malaisienne va investir 300 millions de dollars sur 15 ans dans un complexe agro-industriel de palmiers à huile dans le nord du Congo pour mettre en valeur 470.000 hectares dont 180.000 de palmeraies, et 290.000 pour les industries auxiliaires

BRAZZAVILLE, 18 déc 2010 - Une société malaisienne va investir 300 millions de dollars (près de 228 millions d'euros) sur 15 ans dans un complexe agro-industriel de palmiers à huile dans le nord du Congo, a annoncé samedi le ministre de l'agriculture, Rigobert Maboundou. "La société Atama Plantation de la Malaisie a décidé d'investir 300 millions de dollars pour mettre en valeur 470.000 hectares dont 180.000 de palmeraies, et 290.000 pour les industries auxiliaires, pour une production industrielle d'huile de palme estimée à 90.000 tonnes par an", a indiqué M. Maboundou. Le ministre congolais de l'agriculture a conclu avec le PDG de l'entreprise malaisienne, Chua Seong Yong, un "contrat de concession" des terres à exploiter. Les zones à exploiter, a expliqué le ministre, sont réparties sur les régions de la Cuvette (nord) et de la Sangha (nord-ouest). "Le développement des plantations va créer 20.000 emplois dans les plantations", a affirmé M. Seong Yong. "Atama Plantation prévoit le développement des industries en aval telles que les huiles comestibles et les produits pharmaceutiques", a-t-il ajouté. Jusque-là les entreprises malaisiennes étaient présentes au Congo dans l'exploitation forestière, notamment dans le sud. Le Congo dispose de 10 à 12 millions d'hectares de terres exploitables. Mais ses importations de denrées sont estimées à 130 milliards de Fcfa (198 millions d'euros) par an par l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).



Congo: L'Etat congolais s'est vu annuler 46,985 milliards de FCFA de sa dette vis-à-vis de l'Allemagne, concernant le stock de la dette depuis le 1er janvier 2010 ainsi que les intérêts non réglés jusqu'au 31 décembre 2009

BRAZZAVILLE, 15 déc 2010 - Le Congo s'est vu annuler 46,985 milliards de FCFA (plus de 71 millions d'euros) de sa dette vis-à-vis de l'Allemagne, selon une convention conclue entre les deux parties, a appris l'AFP mercredi auprès du ministère des Finances. "Cette convention d'annulation concerne le stock de la dette depuis le 1er janvier 2010 ainsi que les intérêts non réglés jusqu'au 31 décembre 2009 sur lesquels une annulation de 100% est accordée", indique un communiqué du ministère des Finances. Le texte précise que la convention d'annulation de la dette -estimée à plus de 71 millions d'euros- a été signée à Brazzaville par le ministre des Finances et du budget, Gilbert Ondongo, et l'ambassadeur d'Allemagne au Congo (avec résidence à Kinshasa en République démocratique du Congo), Peter Blomeyer. Une source au ministère des Finances a précisé à l'AFP qu'en 2009, l'Allemagne avait déjà annulé 100% des créances sur des crédits commerciaux accordés au Congo, soit 22 milliards de FCFA (plus de 33,5 millions d'euros). Depuis qu'il a accédé au début de l'année au point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), le Congo a bénéficié de l'effacement d'une partie importante de sa dette (estimée en 2004 à plus de 9 milliards de dollars) auprès de ses créanciers occidentaux. La France, les Etats-Unis, la Suisse et l'Italie ont annulé leurs créances sur le Congo cette année. Les autorités congolaises assurent que "les sommes épargnées serviront prioritairement à accompagner les efforts en matière de modernisation et d'industrialisation de notre pays, mais aussi à lutter contre la pauvreté dans le cadre de la politique visant la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)". Jusqu'à récemment le Congo était considéré comme un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant.



Congo: La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) a lancé mardi à Brazzaville un emprunt obligataire visant à recueillir en sept ans 100 milliards de FCFA pour, selon son président, "financer des projets sociaux"

BRAZZAVILLE, 30 nov 2010 - La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) a lancé mardi à Brazzaville un emprunt obligataire visant à recueillir en sept ans 100 milliards de FCFA (152,45 millions d'euros) pour, selon son président, "financer des projets sociaux". Cet "emprunt obligataire par appel public à l'épargne" pour la période 2010-2017, indique dans un communiqué la BDEAC, banque des six pays formant la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). "Le taux de rémunération est fixé à 5,5% net", ajoute cette institution ayant son siège dans la capitale congolaise. L'émission obligataire "est ouverte aux personnes physiques et morales" des pays de la Cémac. La première phase de l'opération, lancée à Brazzaville, s'étend du 29 novembre au 29 décembre et "porte sur un montant de 30 milliards de FCFA (45,7 millions d'euros) qui représente la première tranche d'un montant global arrêté à 100 milliards de FCFA (152,45 millions d'euros)", explique-t-elle. "Un emprunt obligataire signifie que la BDEAC invite le public, les épargnants à venir placer leurs économies à la banque, et ces économies vont nous permettre de financer les projets sociaux (transports, énergie, infrastructures de base...)", a indiqué à l'AFP le président de la BDEAC, Michaël Adandé. Créée en 1975, la BDEAC regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, six Etats qui ont le FCFA en partage.



Congo: Le gouvernement congolais a organisé dimanche plusieurs manifestations pour célébrer, pour la toute première fois de son histoire, la "proclamation de la République" intervenue le 28 novembre 1958, avant son indépendance obtenue en août 1960

BRAZZAVILLE, 28 nov 2010 - Le Congo a organisé dimanche plusieurs manifestations pour célébrer, pour la toute première fois de son histoire, la "proclamation de la République" intervenue le 28 novembre 1958, avant son indépendance obtenue en août 1960, a constaté un journaliste de l'AFP. A Brazzaville, les cérémonies de célébration se sont déroulées au Palais des Congrès, à l'entrée duquel on pouvait notamment lire sur une banderole: "28 novembre 1958-28 novembre 2010: la République a 52 ans. Vive la République une et indivisible". Dans ce cadre, le président congolais Denis Sassou Nguesso a décoré tous ses prédécesseurs à la tête du pays: les défunts Fulbert Youlou (1960-1963), Alphonse Massamba-Débat (1963-1968) et Marien Ngouabi (1968 -1977) à titre posthume, puis Jacques Joachim Yhomby Opango (1977-1979) et Pascal Lissouba (1992-1997), en vie, ainsi que plusieurs autres personnalités. M. Sassou Nguesso lui-même a été élevé au rang de "citoyen d'honneur" de Brazzaville par le député-maire de la capitale, Hugues Ngouélondélé. Il est la cinquième personnalité à bénéficier de cette distinction depuis la création de la ville en 1880, a précisé M. Ngouélondélé. La célébration a été marquée par une parade militaire sur l'esplanade du Palais des congrès et l'inauguration de la Place de la République, près du centre-ville, qui était auparavant communément appelée "Rond-Point du Centre culturel français (CCF). La République du Congo a été proclamée le 28 novembre 1958 par une délibération de l'Assemblée territoriale du Moyen-Congo, qui était auparavant le nom de ce territoire de l'Afrique équatoriale française (AEF) membre de la Communauté franco-africaine. Moins de deux ans plus tard, le 15 août 1960, c'est la proclamation de son indépendance. La célébration de la proclamation de la République a été décidée lors d'un Conseil des ministres en octobre dernier, a confié à l'AFP une source au ministère de la Justice. Un texte relatif à cette célébration "a été approuvé par les deux chambres du parlement (assemblée et sénat) et promulgué tout récemment par le président de la République", a-t-elle dit, sans précision de dates.



Congo : L'Union européenne va accorder un financement de 750.000 euros pour une opération de déminage dans la zone de l'aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville

BRAZZAVILLE, 28 oct 2010 - L'Union européenne (UE) va accorder un financement de 750.000 euros pour une opération de déminage dans la zone de l'aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville, selon une convention conclue entre les deux parties mercredi. "Il s'agit d'une décision de financement de 750.000 euros prise dans un contexte de stratégie de coopération entre l'UE et le Congo, sur une enveloppe dite humanitaire, car le déminage" doit "en premier lieu servir à sécuriser les populations qui s'y trouvent", a indiqué l'ambassadeur représentant de la Commission de l'UE au Congo, Marcel Van Opstal. Entre 1993 et 2003, le Congo a connu une série de guerres civiles. Depuis la fin des conflits, le pays est entré dans un long processus de désarmement, de déminage, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants. M. Opstal a signé la convention de financement avec le ministre congolais du Plan, Pierre Moussa. "Les fonds permettront de financer des opérations de déminage et de sécurisation du site de la Poudrière", qui jouxte l'aéroport de Maya-Maya, précise la convention. "Le travail consistera en la dépollution des matières explosives elles-mêmes et à la formation des militaires" (...) aux aspects du déminage, de détection et de retrait des matières explosives", d'après le texte. Selon une source au ministère congolais de la défense, cette zone a été "fortement" touchée pendant la guerre civile de 1997. "Certaines munitions ont explosé et d'autres non, sur ce site de la Poudrière. Celles-ci sont un danger pour la population environnante puisqu'on y trouve des obus, des roquettes, des grenades", a indiqué le chef des réserves en armement à la défense, le colonel Frédéric Ingani.



Congo: Disposant de 1,3 million d'hectares de forêts certifiées répartis sur la Sangha et la Likouala, la Congolaise industrielle du bois (CIB), la plus importante compagnie forestière du pays, filiale du groupe danois DLH, cherche un repreneur

BRAZZAVILLE, 20 oct 2010 - La Congolaise industrielle du bois (CIB), la plus importante compagnie forestière du pays, filiale du groupe danois DLH basée dans le nord-est du Congo, cherche un repreneur, ont annoncé mercredi ses responsables dans une note transmise à l'AFP. La direction de l'entreprise présente depuis 1969 au Congo, et qui compte un millier de salariés, affirme avoir déjà "cinq potentiels acquéreurs". La note cite uniquement le groupe Olam spécialisé dans l'agroalimentaire et basé à Singapour. "Depuis quelques années, Olam a engagé un vaste plan d'investissement à long terme, dans les marchés de bois certifiés", indique la CIB, précisant que le groupe possède des filiales au Ghana, au Gabon, en Côte d'Ivoire et au Brésil. D'après la note, des responsables du groupe Olam sont attendus à partir de jeudi à Pokola, siège de la CIB dans la Sangha (nord-est), pour une visite d'inspection de cinq jours. La CIB a été durement touchée par la crise de l'immobilier de 2008-2009. "Après la phase de restructuration engagée fin 2009, la CIB termine cette année 2010 avec des raisons d'espérer sur son avenir", ajoute le texte. La CIB dispose de 1,3 million d'hectares de forêts certifiées répartis sur la Sangha et la Likouala (extrême nord). Au Congo, 60% du territoire (342.000 km³) sont couverts de forêts. Officiellement 11% de ces étendues forestières sont certifiées.



Congo: La production pétrolière du Congo avoisinera les 127 millions de barils en 2011 avec une estimation d'environ 80 dollars le baril

BRAZZAVILLE, 18 oct 2010 - La production pétrolière du Congo avoisinera les 127 millions de barils en 2011, a indiqué lundi le ministre des Finances Gilbert Ondongo lors d'une présentation du budget 2011 à l'Assemblée nationale à Brazzaville. "Le budget de l'Etat exercice 2011 a été élaboré sur la base des principales hypothèses suivantes: une production pétrolière nationale estimée à environ 127 millions de barils; un prix baril du pétrole, le Brent, estimé à environ 80 dollars", a-t-il déclaré lors de la présentation du budget 2011 devant l'Assemblée nationale congolaise. "Les recettes pétrolières en 2011 seront de 2.223 milliards de Fcfa (3,39 milliards d'euros), soit une variation de 36 milliards de Fcfa (55 millions d'euros", en comparaison à 2010, a-t-il ajouté. Le budget d'Etat du Congo en 2011 avait été arrêté en conseil des ministres le 1er octobre à plus de 3.000 milliards de F CFA (plus de 4,5 milliards d'euros) en augmentation de 6,12% par rapport au budget de 2010. Selon M. Ondongo, lundi, le gouvernement table sur un taux de croissance de 11,5% pour ce budget. Au Congo, le budget est financé à 85%, selon la Banque mondiale, par le pétrole, première ressource du pays à qui les institutions financières exigent souvent une gestion "transparente" du secteur. Le pays dispute au Gabon la quatrième place de producteur du pétrole au sud du Sahara. Fin 2010, sa production journalière devrait atteindre 300.000 barils, après l'entrée en action du champ de Moho Bilondo exploité par le groupe français Total. Le Congo était jusqu'à récemment considéré comme un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant. La majorité (70%) des 3.6 millions de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon les statistiques officiellement reconnues.



Congo: Le premier module d'un village agricole expérimental d'un projet de 213 milliards de F CFA, a été inauguré vendredi à Nkouo (80 km nord Brazzaville) en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso

NKOUOU, 8 oct 2010 - Le premier module d'un village agricole expérimental d'un projet de 213 milliards de F CFA (20 millions d'euros), a été inauguré vendredi à Nkouo (80 km nord Brazzaville) en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso. "Pour ce village de Nkouo, 40 poulaillers, un entrepôt ainsi qu'un centre de tri et de stockage réfrigéré ont été réalisés", a déclaré le délégué général aux Grands travaux, Jean Jacques Bouya, lors de la cérémonie à laquelle ont assisté environ 3.000 personnes. Une cinquantaine de maisons ont été bâties sur le site: quarante sont occupées par des familles et dix par le personnel encadreur. "Chaque famille de fermier a reçu 792 (poules) pondeuses et 2 hectares pour les activités champêtres", a ajouté M. Bouya. Le village de Nkouo doit à terme produire 8 millions d'oeufs par an, selon l'objectif officiel. Les travaux ont été réalisés pendant une année par la Société congolaise de modernisation (Socomod), filiale de l'entreprise israélienne L.R. groups. Selon les autorités, le projet est "expérimental" et doit s'étendre à l'avenir dans tout le Congo dont les 3,6 millions d'habitants dépendent majoritairement des importations pour se nourrir. Les importations de denrées alimentaires sont évaluées chaque année à 130 milliards de F CFA (198 millions d'euros), soit l'équivalent de la masse salariale annuelle du pays, selon l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'Etat, dont le budget est estimé 4,5 milliards d'euros environ, doit investir 40 milliards de F CFA (60,9 millions d'euros) par an pendant quatre ans dans le but d'amener le pays vers l'autosuffisance alimentaire. "Il faut que toutes les initiatives concourent à l'augmentation de l'offre agricole qui nous permet d'aller à la conquête de notre souveraineté alimentaire", a indiqué le ministre de l'agriculture, Rigobert Maboundou.

Congo: L'Algérie a effacé l'intégralité de la dette congolaise à son égard, soit 26 milliards de F CFA

BRAZZAVILLE, 8 oct 2010 - L'Algérie a effacé l'intégralité de la dette congolaise à son égard, soit 26 milliards de F CFA (environ 40 millions d'euros), selon un communiqué vendredi du ministère congolais des Affaires étrangères. L'accord d'annulation a été signé entre Basile Ikouebé et Ahmed Abdessadok, respectivement ministre congolais des Affaires étrangères et l'ambassadeur de l'Algérie au Congo, selon le communiqué. "Ce geste est une contribution aux efforts de développement que l'on constate sur le terrain (au Congo)", a affirmé le diplomate algérien soulignant: "C'est un geste" qui va "faciliter aux autorités congolaises toutes leurs démarches vis-à-vis des institutions financières internationales afin d'obtenir dans de brèves échéances l'annulation de la dette extérieure du pays". L'ambassadeur a précisé que cette annulation a été décidée sur "instruction spéciale" du président algérien Abdelaziz Bouteflika. "L'Algérie est le premier pays du continent a annulé notre dette", a indiqué à l'AFP une source au ministère des Finances. Depuis qu'il a accédé en janvier au point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), le Congo a bénéficié de l'effacement d'une partie importante de sa dette (estimée en 2004 à plus de 9 milliards de dollars) auprès de ses créanciers occidentaux. La France, les Etats-Unis, la Suisse et l'Italie ont annulé leurs créances sur le Congo cette année. "Les sommes épargnées serviront prioritairement à accompagner nos efforts en matière de modernisation et d'industrialisation de notre pays, mais aussi à lutter contre la pauvreté dans le cadre de la politique visant la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)", a assuré le ministre Ikouebé.



Congo: La numérotation téléphonique au Congo va passer de sept à neuf chiffres à partir du 15 octobre

BRAZZAVILLE, 8 oct 2010 - La numérotation téléphonique au Congo va passer de sept à neuf chiffres à partir du 15 octobre, a annoncé vendredi l'Agence de régulation des postes et télécommunications électroniques (ARPCE) qui entend ainsi faire face à la saturation du réseau. "Plan de numérotation à 9 chiffres: croissance du secteur et meilleure qualité de service", indique, une affiche de la campagne de publicité lancée dans la capitale Brazzaville. Chaque opérateur se voit attribuer deux nouveaux chiffres à composer avant les numéros actuels de téléphone à partir du 15 octobre. Aucun responsable de l'ARPCE n'était joignable vendredi mais en mars son directeur Yves Castanou avait affirmé: "de manière générale, il y a une saturation au niveau de la numérotation à sept chiffres (...) Le Congo souhaite passer à une numérotation à neuf chiffres pour avoir la possibilité de gérer jusqu'à cinquante quatre millions d'abonnés", avait-il ajouté. Avec une population estimée à 3,6 millions d'habitants, le Congo compte quatre opérateurs privés de téléphonie mobile en activité: Zain (ex-Celtel, du groupe koweïtien MTC) qui affirme compter plus d'un million d'abonnés, MTN (multinationale sud-africaine qui a racheté Libertis), Warid Congo, propriété d'hommes d'affaires des Emirats arabes unis et Azur, filiale du groupe saoudien Bintel. L'opérateur national historique Congo Télécom n'est présent que sur la téléphonie fixe. La téléphonie mobile est en pleine expansion dans les pays africain, où la téléphonie fixe est souvent défaillante ou peu étendue. Dans la zone Cémac (la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), le Tchad est passé en mars de 7 à 8 chiffres et la Guinée équatoriale de 6 à 9 chiffres en avril.


Congo: Le budget d'Etat du Congo en 2011 a été arrêté à 3.004 milliards 653 millions de F CFA en augmentation de 6,12% par rapport au budget de 2010

BRAZZAVILLE, 2 oct 2010 - Le budget d'Etat du Congo en 2011 a été arrêté à plus de 3.000 milliards de F CFA (plus de 4,5 milliards d'euros) en augmentation de 6,12% par rapport au budget de 2010, a-t-on appris samedi de source officielle. "Le budget de l'Etat exercice 2011 est estimé (en recettes et en dépenses) à 3.004 milliards 653 millions de F CFA (...) soit une progression de 6,12%" par rapport au budget 2010, a déclaré le ministre de la Communication, Bienvenu Okiemy qui commentait à la radio publique un compte-rendu du conseil des ministres présidé vendredi par le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso. Selon le ministre "la croissance est prévue à 12,1% en 2010 et à plus de 11% en 2011". "La dette publique ne représente plus que 3,5% du PIB (Produit intérieur brut) en 2010 contre 7,1% en 2009", s'est-il félicité. Selon une source au ministère des Finances, l'augmentation du budget s'explique notamment par "le déblocage des salaires des fonctionnaires gelés depuis 1995 et le recrutement de 5.000 nouveaux agents" à la fonction publique. Depuis janvier, le Congo a atteint le point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) et bénéficié de l'effacement d'une grande partie de sa dette envers ses créanciers. "Le Congo est désormais un pays quasiment désendetté", avait estimé mercredi le ministre des Finances, Gilbert Ondongo, qui paraphait un Contrat de désendettement et de développement (C2D) de 80 millions d'euros avec la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac. Le ministre Okiemy n'a donné ni indications sur la production de pétrole, première ressource contribuant à 85% au budget de l'Etat, ni sur le prix du baril. Le Congo dispute au Gabon la quatrième place de producteur subsaharien de pétrole derrière l'Angola, le Nigeria et la Guinée équatoriale, alors que plus de la moitié des 3,6 millions de Congolais vit en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.


Congo: Le Fonds monétaire international a approuvé le décaissement de 1,83 million de dollars en faveur du Congo dans le cadre de l'accord triennal approuvé en décembre 2008" et "au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC)

BRAZZAVILLE, 6 sept 2010 - Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le décaissement de 1,83 million de dollars (plus 1,4 million d'euros) en faveur du Congo, indique sa représentation à Brazzaville dans un communiqué obtenu lundi par l'AFP. Selon le communiqué, "ce décaissement s'inscrit dans le cadre de l'accord triennal approuvé en décembre 2008" et "au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC)", programme permettant de fournir une aide financière aux pays connaissant des difficultés prolongée de balance des paiements. Le nouveau financement "porte (...) le total de décaissements au titre de l'accord à 5,63 millions de dollars (près de 4,37 millions d'euros)" sur un montant global attendu de 12,8 millions de dollars (plus de 9,9 millions d'euros) jusqu'à 2011, indique le texte. Le Congo a atteint en janvier le point d'achèvement de l'initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), qui lui a ouvert la voie pour un allègement important de sa dette envers des institutions financières et d'autres créanciers. Depuis, il bénéficie d'un allègement ou du rééchelonnement de sa dette auprès de ses créanciers bilatéraux et multilatéraux. En 2004, sa dette était officiellement estimée à 4.188 milliards de FCFA (près de 6,4 milliards d'euros). Dépendant du pétrole, ce pays de 3,6 millions d'habitants officiellement, était jusqu'à récemment considéré comme un des Etats les plus endettés au monde par tête d'habitant.



Congo: Un numéro de téléphone gratuit a été mis en place au Congo pour informer les consommateurs sur les fréquentes coupures d'eau et d'électricité

BRAZZAVILLE, 2 sept 2010 - Le Congo a mis en place un numéro de téléphone gratuit pour informer les consommateurs sur les fréquentes coupures d'eau et d'électricité, a appris l'AFP jeudi auprès du ministère de l'Energie et du gérant. Ce numéro vert, joignable au 8080 et gratuit depuis une ligne fixe ou un téléphone portable, est "opérationnel depuis mi-août", selon le conseiller spécial au ministère de l'Energie et de l'Hydraulique, Félix Ngoulou et le coordonnateur du système d'alerte, Khalifa Niang. Il "fonctionne chaque jour (sauf le dimanche) de 08H00 à 20H00 (07H00-19H00 GMT). C'est en fait un télé-opérateur qui donne aux consommateurs toutes les informations qu'ils cherchent, sur le manque, la rareté ou encore les coupures d'eau et d'énergie. Il leur permet également de signaler des cas de vandalisme sur les réseaux", a détaillé M. Niang. "Chaque jour, nous recevons 300 à 450 appels de clients qui cherchent à savoir pourquoi ils sont privés d'eau ou d'électricité", a-t-il poursuivi. Pour l'heure, ce numéro n'est fonctionnel qu'à Brazzaville, la capitale de plus d'un million d'habitants. Il le sera progressivement dans le reste du pays, d'après le conseiller au ministère de l'Energie. Au Congo, les besoins en énergie sont officiellement estimés à 600 mégawatts, alors que 150 mégawatts sont théoriquement disponibles, selon le ministère de l'Energie et de l'hydraulique. Pour l'eau, les taux d'accès sont de 47% en milieu urbain et moins de 15% en zone rurale. "Nous avons un réseau de distribution (en eau et électricité) qui a beaucoup vieilli", a expliqué M. Ngoulou. Depuis 2003, un barrage de 120 mégawatts est en construction au nord de Brazzaville, pour un coût global de 280 millions de dollars (plus de 219 millions d'euros) et financé à 85% par la Chine.



Congo: Les salaires des fonctionnaires congolais, gelés depuis 15 ans, vont être débloqués à partir de 2011 et Une nouvelle grille salariale plus avantageuse" doit être mise en place ainsi qu'"une nouvelle classification simplifiée des agents de la fonction publique

BRAZZAVILLE, 13 août 2010 - Les salaires des fonctionnaires congolais, gelés depuis 15 ans, vont être débloqués à partir de 2011, a annoncé vendredi le président Denis Sassou Nguesso lors d'une allocution au Parlement, avant la célébration du cinquantenaire de l'indépendance, le 15 août. "J'ai décidé d'abroger le décret du 28 décembre 1994 portant suspension des effets financiers à la suite d'un avancement ou de toute autre promotion dans la fonction publique", a-t-il déclaré dans un message sur l'état de la Nation, prononcé, comme chaque année avant la fête de l'indépendance, devant le Parlement. "Une nouvelle grille salariale plus avantageuse" doit être mise en place ainsi qu'"une nouvelle classification simplifiée des agents de la fonction publique en tenant compte des titularisations, des reclassements et autres révisions des situations administratives", a ajouté M. Sassou Nguesso. Il a annoncé que "ces mesures seront précisées dans les lois et décrets à venir et appliquées de manière progressive à compter du 1er janvier 2011". "A cette échéance, le salaire minimum dans la fonction publique connaîtra une hausse de plus de 25%", a affirmé le président. Jusque-là le salaire minimum était fixé à 50.000 Fcfa (76 euros). Depuis quinze ans, en raison des mesures d'austérité dictées par les institutions financières internationales avec qui le Congo négociait la réduction ou l'effacement de sa dette, les fonctionnaires (civils) n'ont plus connu d'avancement ni de reclassement. En janvier, le Congo est arrivé au point d'achèvement de l'initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE). Il a bénéficié au mois de juillet de l'annulation de sa dette par la Suisse, l'Italie, la France et les Etats-Unis.



Congo: Après l'Italie et les Etats-Unis, la France a décidé d'annuler 424 milliards de FCFA représentant la totalité de la dette contractée par le Congo, selon un accord conclu entre les deux parties lundi à Brazzaville qui permettra de financer des projets

BRAZZAVILLE, 19 juil 2010 - La France a décidé d'annuler 424 milliards de FCFA (plus de 646 millions d'euros) représentant la totalité de la dette contractée par le Congo, selon un accord conclu entre les deux parties lundi à Brazzaville. "Ce nouvel accord de dette permettra de financer des projets liés aux infrastructures d'eau, d'assainissement et de transport, de l'éducation et de la formation professionnelle, de la protection de l'environnement et de la santé", a expliqué l'ambassadeur de France à Brazzaville, Jean-François Valette, qui a paraphé l'accord avec le ministre congolais des Finances, Gilbert Ondongo. Cet accord, précise un communiqué de presse, fait suite à l'engagement pris en mars par les membres du Club de Paris d'annuler "le gros de la dette congolaise" après son accès au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). Premier partenaire économique et financier du Congo, la France est le troisième pays à annuler la totalité des créances congolaises, après l'Italie et les Etats-Unis. "Depuis 2004, la France aura ainsi annulé près de 2,5 milliards d'euros des dettes congolaises, soit près des deux tiers du montant dû par le Congo aux vingt pays du Club de Paris", a souligné l'ambassade de France. Dépendant essentiellement du pétrole, le Congo avec ses 3,6 millions d'habitants était considéré jusqu'à récemment comme un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant.



Congo : Les Etats-Unis ont annoncé jeudi l'annulation de 16,7 milliards de F CFA qui représentent la totalité de la dette du Congo à leur égard

BRAZZAVILLE, 15 juil 2010 - Les Etats-Unis ont annoncé jeudi l'annulation de 16,7 milliards de F CFA (plus de 25,4 millions d'euros) qui représentent la totalité de la dette du Congo à leur égard. "Cet accord annule la totalité de la dette congolaise (...) J'espère et je souhaite fermement que les retombées de cette annulation seront utilisées par le gouvernement congolais dans le cadre du Document stratégique de réduction de la pauvreté", a déclaré Alan Eastham, ambassadeur des Etats-Unis au Congo en signant un accord avec le ministre congolais des finances Gilbert Ondongo. "La République du Congo a réalisé un bon départ dans le processus des réformes économique et gouvernementale. Ceux d'entre nous, membres de la communauté ayant participé au processus PPTE (Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), et qui ont bien voulu annuler sa dette, suivront de près les progrès réalisés sur les réformes consenties, a ajouté M. Eastham. Début juillet le Congo s'est vu également effacer toute sa dette vis-à-vis de l'Italie, soit 70 milliards de F CFA (plus de 106 millions d'euros), a affirmé le ministère des finances. Dépendant essentiellement du pétrole, le Congo avec ses 3,6 millions d'habitants était considéré jusqu'à récemment comme un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant.



Congo: Les autorités congolaises ont lancé jeudi à Kintélé, bourgade à 25 km au nord de Brazzaville, un chantier de 1.000 logements sociaux construits par une société israélienne pour un coût de 50 milliards de FCFA

KINTELE, 8 juil 2010 - Les autorités congolaises ont lancé jeudi à Kintélé, bourgade à 25 km au nord de Brazzaville, un chantier de 1.000 logements sociaux construits par une société israélienne pour un coût de 50 milliards de FCFA (plus de 76 millions d'euros), a constaté l'AFP. Le coup d'envoi des travaux a été donné par le président congolais Denis Sassou Nguesso sur un terrain de 75 hectares, où la société israélienne AB Construction doit travailler pendant 48 mois. Ce projet, qui vise à résorber la crise du secteur immobilier, est financé par un accord cadre de crédit conclu entre le Congo et Israël. Les habitations seront faites "avec des panneaux modulaires en fibro-ciment" (matériau constitué de ciment et d'amiante) et bénéficieront d'une installation de réseaux d'adduction d'eau et d'électricité, précise-t-il. "Ces logements ont l'avantage d'offrir le même confort que ceux construits en matériaux traditionnels, au coût final relativement plus compétitif", a expliqué le délégué général aux Grands travaux, Jean-Jacques Bouya. Le gouvernement congolais affirme avoir apporté un acompte de 7,5 milliards de FCFA (plus de 11,4 millions d'euros) à l'entreprise chargée de l'exécuter. La part de la contribution congolaise et celle d'Israël n'ont pas été précisées.



Congo: D'un coup estimé à plus de 3,3 milliards de FCFA, le Congo réceptionne un nouvel hôpital d'une capacité de 100 lits, entièrement financé par l'Etat

BRAZZAVILLE, 6 juil 2010 - Brazzaville a étrenné mardi un hôpital flambant neuf, d'un coût de plus de 3,3 milliards de FCFA (plus de 5,03 millions d'euros) entièrement financé par l'Etat, a constaté un journaliste de l'AFP. D'une capacité de 100 lits, cet hôpital situé à Bacongo (sud de la capitale) comprend trois bâtiments abritant, entre autres, les services d'urgence, de radiologie, de chirurgie, de laboratoire d'analyses, de néonatologie et les bureaux. Il a été inauguré par le président Denis Sassou Nguesso. L'établissement, qui va employer 220 agents, a été construit à l'emplacement d'une ancienne succursale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par deux entreprises congolaises et Beijing Construction de Chine, selon les autorités. Les travaux, qui ont duré cinq ans, "ont été entièrement financés par le budget de l'Etat congolais", a souligné le délégué général aux Grands travaux, Jean-Jacques Bouya. "En vue de renforcer ses capacités opérationnelles, il est prévu, pour complément l'installation d'une morgue et des dispositifs d'alimentation en fluides et gaz médicaux pour les soins intensifs et le bloc des prématurés", a annoncé M. Bouya. Le ministre de la Santé, Georges Moyen, a invité le personnel soignant et les usagers "à prendre soin" du nouvel établissement. La capitale congolaise compte un Centre hospitalier universitaire (CHU) et les hôpitaux de base de Makélékélé, de Talangaï et Blanche Gomes ainsi que des centres de santé et dispensaires.



CEMAC: Lors du sommet extraordinaire de la CEMAC, les Chefs d'Etat ont souligné que des dysfonctionnements "persistent" au sein de la BEAC, l'institution d'émission des six pays 
 
BRAZZAVILLE, 7 juin 2010 - Des dysfonctionnements "persistent au sein de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale)" ont souligné les chefs d'Etat lors sommet extraordinaire des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), qui s'est ouvert lundi à Brazzaville. "Après la nomination du nouveau gouverneur, la conférence (des chefs d'Etat) a constaté la persistance des dysfonctionnements au sein de l'institution d'émission (BEAC)", indique un communiqué sanctionnant les travaux de la session extraordinaire des présidents. "Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement la conférence a décidé de prendre des mesures individuelles", notamment avec de nouvelles nominations, ajoute le texte. Le Congolais Daniel Ngassiki a par exemple été désigné secrétaire général de la BEAC. En janvier lors de la conférence de Bangui, les chefs d'Etat avaient déjà nommé un nouveau directeur en la personne de l'Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama. Lors de l'ouverture du sommet le président congolais Denis Sassou Nguesso avait estimé que "la BEAC, considérée comme poumon et souffle économique monétaire, a connu des soubresauts, des tribulations qui l'ont fragilisée et discréditée". "Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis", a-t-il lancé. Selon un rapport publié fin octobre, 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement d'une succursale de la BEAC à Paris ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009. Le sommet qui réunit outre M. Sassou Nguesso, les présidents camerounais Paul Biya, centrafricain François Bozizé, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, gabonais Ali Bongo Ondimba et tchadien Idriss Déby Itno, a également décidé "de l'uniformisation de la durée des mandats à cinq ans (à la tête des institutions) à l'exception de la BEAC", selon le même communiqué. Les chefs d'Etat ont aussi abordé le thème de Air Cemac: "Le processus de sa création évolue, notamment avec le contact pris avec le partenaire stratégique South African Airways (SAA)", a expliqué le président de la Commission de la Cemac, Antoine Nsimi, précisant que Brazzaville en serait le siège. Quant au passeport Cemac dont les pays étudient la mise en place, M. Sassou Nguesso a estimé: "Il faut prendre des mesures de sauvegarde, il ne faudrait pas que les criminels profitent de ce passeport", Lors de son discours d'ouverture, M. Sassou Nguesso a aussi salué la mise en place en avril à Malabo du parlement communautaire qui, a, entre autres, vocations de "promouvoir l'intégration et le dialogue entre les peuples, la démocratie participative, l'Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux en Afrique centrale". "Des efforts réitérés et persévérants sont à la mesure de notre volonté affirmée de construire en Afrique centrale une communauté forte, viable et solidaire", a-t-il estimé



Congo: Les six chefs d'Etat de la CEMAC étaient attendus dimanche à Brazzaville pour un sommet extraordinaire jusqu'à lundi avec pour ordre du jour le passeport Cemac, la compagnie aérienne Air Cemac et le bilan à mi-parcours des décisions prises lors du sommet de Bangui en janvier
 
BRAZZAVILLE, 6 juin 2010 - Les six chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) étaient attendus dimanche à Brazzaville pour un sommet extraordinaire jusqu'à lundi, a appris l'AFP dimanche auprès de la présidence. A l'ordre du jour figurent notamment le passeport Cemac, la compagnie aérienne Air Cemac et le bilan à mi-parcours des décisions prises lors du sommet de Bangui en janvier, a précisé cette source présidentielle. Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema est arrivé à Brazzzaville en fin de matinée alors que les présidents tchadien Idriss Deby Itno et gabonais Ali Bongo étaient attendus dans la journée, de même source. Ce sommet extraordinaire avait été programmé de longue date mais la date n'avait pas été divulguée.



Congo: L'Union européenne et la République du Congo ont signé un accord de partenariat visant à lutter contre l'exploitation illégale des forêts
 
BRUXELLES, 17 mai 2010 - L'Union européenne et la République du Congo ont signé un accord de partenariat visant à lutter contre l'exploitation illégale des forêts, a annoncé lundi la Commission européenne. L'accord prévoit notamment que, à partir de juillet 2011, toute cargaison de bois qui rentrera dans l'Union européenne en provenance du Congo devra être accompagné d'une autorisation montrant qu'elle ne contient que du bois et des produits dérivés du bois d'origine légale. "L'accord signé aujourd'hui est un instrument essentiel pour lutter contre l'exploitation illégale des forêts. Il va permettre un développement économique durable du secteur forestier congolais et la création de nouveaux emplois", s'est félicité le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs. Cet accord "garantit aux consommateurs européens l'achat de produits légaux", a-t-il ajouté. "Réduire la déforestation et l'exploitation illégale des forêts est essentiel pour créer un climat favorable à un investissement de long terme pour la gestion durable des forêts. J'espère que de nombreux pays suivront l'exemple de la République du Congo et se joindront à cette initiative", a affirmé de son côté le commissaire européen chargé de l'Environnement, Janez Potocnik, qui a signé l'accord au nom de la Commission. Le Congo exporte plus de 250 million d'euros par an en bois et produits dérivés du bois, dont la moitié dans l'Union européenne. Le Portugal, l'Espagne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique en sont les principaux pays importateurs. Le Congo est le deuxième pays à signer un tel accord après le Ghana en 2009. Des négociations sont en cours avec le Cameroun, la Malaisie, l'Indonésie, le Liberia et la Centrafrique.



Congo: La Chine va accorder au Congo un prêt de quelque 700 millions de dollars destiné à la construction d'un barrage hydroélectrique dans la région de la Sangha 
 
BRAZZAVILLE, 21 avr 2010 - La Chine va accorder au Congo un prêt de quelque 700 millions de dollars (près de 520 millions d'euros) destiné à la construction d'un barrage hydroélectrique dans la région de la Sangha (nord), a-t-on appris mercredi de source officielle congolaise. L'accord de prêt a été conclu entre le directeur de cabinet au ministère congolais de l'Energie et de l'Hydraulique, Ignace Ta-Liane Tchibamba, et le vice-président du groupe chinois SinoHydro, Zeng Xingliang, a indiqué le ministère. Au terme de cet accord signé en présence du vice-ministre chinois du Commerce, Fu Ziying, qui effectuait une brève visite à Brazzaville, "la Chine va prêter plus de 700 millions de dollars au Congo pour la réalisation de ce projet" de centrale, indique leur texte conjoint, sans précisions sur les modalités et délais de décaissement et de remboursement. Selon la convention, la société chinoise va démarrer les travaux de construction du barrage de 600 mégawatts dans la localité de Chollet (à la frontière camerounaise) à partir de juin 2011. La durée des travaux n'a pas été précisée. La centrale devrait alimenter toute la zone nord du pays. "Le coût global des travaux n'est pas encore totalement établi. Actuellement nous avons une approximation autour de 700 millions de dollars, mais qui seront affinés par la suite, dans le cadre des études de faisabilité qui seront réalisés", a indiqué à la presse le directeur de l'Energie, Jean Marie Iwandza. Spécialisée dans la construction des centrales, SinoHydro est déjà présente dans quelques pays voisins du Congo, notamment le Cameroun et le Gabon. La Chine finance déjà à 85% la construction d'un autre barrage dont les travaux ont démarré en 2003 à Imboulou, à plus de 200 kilomètres au nord de Brazzaville. Cet ouvrage, qui aura à terme une capacité installée de 120 mégawatts, permettra d'alimenter la capitale et une grande partie du Nord qui n'a jamais bénéficié de ce type d'énergie, selon les responsables du projet.



Congo: L'ONG américaine World resources institute (WRI) va accorder sur trois ans un financement de 700 millions de Fcfa (1,3 million d'euros) destiné à la préservation des forêts du Congo
 
BRAZZAVILLE, 16 avr 2010 - L'ONG américaine World resources institute (WRI) va accorder sur trois ans un financement de 700 millions de Fcfa (1,3 million d'euros) destiné à la préservation des forêts du Congo, a-t-on appris vendredi auprès du ministère congolais de l'Economie forestière. Ces financements vont permettre de réaliser un projet qui vise notamment à "améliorer les approches de méthodologie les plus appropriées en matière de biomasse et de quantification des stocks de carbone et d'émissions", indique la convention de financement signée entre le ministre congolais de l'économie forestière, Henri Djombo, et le Fred Stolle, directeur général de la WRI. "Cette assistance vient à point nommé en cette période où le débat mondial sur la gestion durable des forêts, sur les changements climatiques, impose de plus amples connaissances sur les méthodes d'évaluation devant servir à la négociation pour garantir des compensations équitables du rôle des forêts", a indiqué M. Djombo, également en charge du développement durable. Les forêts congolaises représentent 60% du territoire national et 10% de la superficie du Bassin du Congo, présenté comme le deuxième poumon écologique de la planète derrière l'Amazonie en Amérique du sud.



Congo: Le groupe pétrolier français Total prépare au Congo un projet d'exploitation devant lui permettre d'extraire jusqu'à 300 millions de barils de puits non-utilisés
 
BRAZZAVILLE, 31 mars 2010 - Le groupe pétrolier français Total prépare au Congo un projet d'exploitation devant lui permettre d'extraire jusqu'à 300 millions de barils de puits non-utilisés, a affirmé mercredi le directeur Afrique de Total Jacques Marroaud de Grottes à la radio publique. "On espère pouvoir développer et prendre les décisions de développement dans les 12 ou 18 mois qui viennent. Ce projet est important pour prendre le relais de la production (...) On a plusieurs petites centaines de barils à développer, à peu près 300 millions", a déclaré M. de Grottes au sortir d'un entretien (mardi) avec le président congolais Denis Sassou Nguesso. Selon le responsable de Total, le projet sera développé à partir des puits situés au nord du champ de Moho-Bilondo, le plus important gisement en offshore, au large de Pointe-Noire et inauguré par le groupe en mai 2008. Moho-Bilondo a permis d'augmenter de 35%, la production nationale congolaise, estimée à 256.000 barils par jour. Ce site devra produire à terme 90.000 b/j, selon les estimations officielles. Total réalise actuellement "une production de plus de 80.000 b/j grâce à l'exploitation du champ Moho Bilondo", a affirmé de Grottes. Par ailleurs, M. De Grottes a affirmé que "L'affaire Erika (ndlr, condamnation 375.000 euros d'amende) et les problèmes auxquels la société est confrontée au Nigeria n'influent pas sur les activités de Total en République du Congo, où nos affaires marchent bien". Total est le premier opérateur du secteur au Congo avec 60% de la production selon des chiffres officiels de 2008. Le Congo dispute au Gabon la quatrième place de producteur de l'or noir au sud du Sahara, derrière l'Angola, le Nigeria et la Guinée équatoriale. Malgré cette position, deux tiers des 3,6 millions de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, et dépensent moins d'un euro par jour.



Congo: La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) accordera un prêt de 6 milliards de FCFA en faveur du Port autonome de Pointe-Noire

BRAZZAVILLE, 23 mars 2010 - La Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) accordera un prêt de 6 milliards de FCFA (9,15 millions d'euros) en faveur du Port autonome de Pointe-Noire (sud), a-t-on appris mardi de sources officielles à Brazzaville. L'annonce a été faite lors de la cérémonie de signature de la convention de prêt par Michaël Adandé, président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), et Jean-Marie Aniélé, directeur général du Port autonome de Pointe-Noire (capitale économique du Congo). Aucune des parties n'a fourni d'indication sur les délais de décaissement et de remboursement du prêt. Le financement est destiné à "la réhabilitation et la modernisation des infrastructures et équipements portuaires", figurant dans le Programme d'investissements prioritaires du Port (PIP)", a expliqué M. Adandé. La convention signée mardi "consacre l'intégration de notre sous-région. Il est important que l'argent de la sous-région consolide les infrastructures de la sous-région", a affirmé M. Aniélé. Le PIP a été mis en place par l'Etat congolais en 2006 avec un budget global estimé à 60 milliards de FCFA (près de 9,15 millions d'euros). Il vise notamment à "accroître les capacités et les performances" du port de Pointe-Noire, considéré comme le plus important en eau profonde dans le golfe de Guinée. Dans l'ensemble, l'Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement (BEI) et la BDEAC s'étaient engagées à lui apporter 35 milliards de FCFA (53 millions d'euros) L'AFD a accordé son prêt de 29 millions d'euros en mars 2009, lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy au Congo. Le groupe français Bolloré s'est engagé à investir 570 millions d'euros sur 27 ans, à partir de 2009, pour la concession du terminal à conteneurs Port de Pointe-Noire.



Congo: Trois agences de l'ONU ont annoncé mardi l'octroi de 1,32 million de dollars jusqu'à 2013 à un projet "pilote" de santé dans la région des Plateaux, dans le centre du Congo

BRAZZAVILLE, 23 mars 2010 - Trois agences de l'ONU ont annoncé mardi l'octroi de 1,32 million de dollars (près de 976.000 euros) jusqu'à 2013 à un projet "pilote" de santé dans la région des Plateaux, dans le centre du Congo. Ce financement va faciliter la réalisation du "Programme conjoint des Nations unies d'appui à l'amélioration de la santé des populations" dans la circonscription socio-sanitaire de Gamboma, indiquent l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué reçu par l'AFP. Selon ces agences, leur programme conjoint "contribue à l'amélioration de l'état de santé des populations (...) à travers la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile ainsi que de la morbidité due aux maladies transmissibles, non transmissibles et parasitaires." Il vise également à lutter contre le VIH-sida Il "intègre le Plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement" couvrant la période 2009-2013, précisent-elles. "Il s'agit d'un programme pilote qui s'étendra à l'avenir sur toute l'étendue du territoire du Congo", a expliqué à l'AFP une source proche du projet.



Congo: Le Fonds de soutien à l'agriculture du Congo, un organisme public, a révélé jeudi à Brazzaville qu'il bénéficiera en 2010, de l'Etat, d'un financement de 3,41 milliards de FCFA

BRAZZAVILLE, 18 mars 2010 - Le Fonds de soutien à l'agriculture du Congo, un organisme public, a révélé jeudi à Brazzaville qu'il bénéficiera en 2010 d'un financement de 3,41 milliards de FCFA (5,20 millions d'euros). "Pour l'année 2010, le montant du financement alloué (par l'Etat) au Fonds de soutien à l'agriculture (FSA), sera de 3,41 milliards de FCFA", déclare le FSA dans un communiqué publié à l'issue d'une session de son comité directeur présidée par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, Rigobert Maboundou. Créé en décembre 2008, le Fonds a effectivement démarré ses activités de subvention des agriculteurs en 2009, année au cours de laquelle il a accordé 4 milliards de FCFA (près de 6,1 millions d'euros) à différents projets agro-pastoraux, selon les autorités. Ses subventions aux projets agricoles doivent permettre de lutter contre "l'insécurité alimentaire" et de "limiter les importations". D'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le pays s'approvisionne en denrées à l'étranger pour 130 milliards de FCFA (plus de 198 millions d'euros), soit l'équivalent de sa masse salariale annuelle. Producteur de pétrole et bénéficiant d'une forte pluviométrie, le Congo dispose de 12 millions d'hectares de terres arables. A peine 2% de ces espaces cultivables sont mis en exploitation, selon les statistiques officielles. Les paysans congolais pratiquent une agriculture d'autoconsommation.



Congo: Avec des besoins journaliers en sérum injectable estimés en 2003 à 21.000 poches dans le pays pour 3,6 millions d'habitants, une usine fabriquant des solutés pour perfusion d'un coût de 2 millions d'euros a démarré ses activités ce lundi

BRAZZAVILLE, 8 mars 2010 - Une usine fabriquant des solutés pour perfusion d'un coût de 2 millions d'euros a démarré ses activités lundi en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a constaté un journaliste de l'AFP. Utilisés notamment pour des cas de déshydratation, paludisme ou dysenterie, les glucosés comptent parmi les médicaments les plus consommés au Congo et en Afrique. Selon une analyse en 2003, les besoins journaliers en sérum injectable sont estimés à 21.000 poches dans le pays (3,6 millions d'habitants) et à 8.000 poches par jour pour Brazzaville. Aujourd'hui, les poches sont importées et chacune d'entre elles coûte environ de 1.500 FCFA (2,3 euros). "Cette usine a pour vocation de réduire le coût des solutés au Congo. Importer des solutés de l'étranger, dépendre d'un approvisionnement extérieur présente le risque de subir des pénuries de stock pour le pays et importer coûte cher", a indiqué Jacques Bandellier, directeur général de la société Biocare, propriétaire de l'usine. "L'objectif de cette usine est de ramener le prix d'achat d'une poche en deçà" de 1.500 FCFA, a-t-il ajouté, sans donner de précisions. L'usine vise à terme une production de 8.000 poches/jour. Inaugurée en mars 1997, l'usine n'avait pu fonctionner en raison de la guerre civile que le pays a connue entre 1997 et 2002. L'ancienne Première dame gabonaise et fille aînée du président congolais, Edith Lucie Bongo Ondimba, décédée en 2009, s'était investie dans le projet.



Congo: L'Union africaine a donné mercredi une contribution de 200.000 dollars US pour l'assistance aux 114.000 ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) réfugiés dans le nord du Congo

BRAZZAVILLE, 24 fév 2010 - L'Union africaine (UA) a donné mercredi une contribution de 200.000 dollars US (plus de 147.000 euros) pour l'assistance aux 114.000 ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) réfugiés dans le nord du Congo, a constaté un journaliste de l'AFP. Le chef de mission de l'UA, Gbouabré Dalo, a remis le chèque de 200.000 dollars au représentant du Haut Commissariat de l'ONU (HCR) au Congo, Stephan Grieb. Il s'agit "d'une contribution certes modeste, mais pour démontrer que la Commission de l'UA ne reste pas insensible à ce qui se passe dans la région", a-t-il déclaré, qualifiant d'"extrêmement pénible" la situation des réfugiés. En janvier, les Etats Unis avaient annoncé l'octroi de 4,6 millions de dollars (3,17 millions d'euros) et la France 400.000 euros pour l'assistance à ces réfugiés. Depuis fin octobre 2009, quelque 114.000 personnes fuyant des affrontements interethniques dans la région de l'Equateur (nord-ouest de la RDC) ont trouvé refuge dans la région forestière de la Likouala (extrême nord du Congo), selon les autorités congolaises et les humanitaires. Le HCR procède, avec ses partenaires, à leur enregistrement. Cette opération doit prendre fin d'ici à la fin février, d'après l'organisation onusienne. "L'afflux a, depuis, diminué, mais il est trop tôt pour indiquer si le flot a tari. Notre grande crainte est de voir la situation (...) se dégrader subitement", a indiqué Stephan Grieb. Selon la ministre congolaise de l'Action humanitaire, Emilienne Raoul, le Programme alimentaire mondiale (PAM) a réussi à couvrir trois des cinq districts de la Likouala avec près de 700 tonnes de vivres. "Les besoins en alimentation sont énormes et les difficultés d'accès aux sites freinent la distribution", a-t-elle dit.



Congo : Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) va accorder au Congo une aide de 830.000 dollars pour soutenir un projet de développement concernant l'écologie et le développement durable

BRAZZAVILLE, 23 fév 2010 - Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) va accorder au Congo une aide de 830.000 dollars (610.000 euros) pour soutenir un projet de développement concernant l'écologie et le développement durable, selon un accord conclu mardi à Brazzaville. Ce projet, qui vise la période 2009-2013, "concerne la communication sur les défis de l'environnement; la mise en place d'un dispositif institutionnel et réglementaire pour le développement durable; la mise en oeuvre des options d'adaptation aux changements climatiques", indique le ministère congolais de l'économie forestière dans un communiqué. "Le Congo a fourni des efforts très louables en terme de conservation avec plus de 10% de la superficie nationale classée sous forme de réserves et parc nationaux", a souligné le représentant du PNUD au Congo, Lamin Maneh. Le Congo couvre 10% de la superficie du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète après l'Amazonie, et ses forêts représentent 60% du territoire (342.000 km³).



Congo: Le Japon et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) au Congo ont signé un accord portant sur une aide de 1,7 million de dollars en faveur de la santé des enfants congolais

BRAZZAVILLE, 8 fév 2010 - Le Japon et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) au Congo ont signé un accord portant sur une aide de 1,7 million de dollars (plus de 1,2 million d'euros) en faveur de la santé des enfants congolais, a appris l'AFP lundi auprès de l'Unicef. Ces fonds "vont appuyer la mise en oeuvre du plan national de santé du Congo, spécialement la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile", selon cet accord signé par l'ambassadeur du Japon à Brazzaville, Motoï Kato, et la représentante de l'Unicef, Marianne Flach. L'aide japonaise doit permettre "à près de 720.000 enfants et à 144.000 femmes enceintes d'accéder aux soins de santé de qualité", indique la même source. Depuis 2005, le Japon a déjà octroyé à l'Unicef 4 millions de dollars (3,4 millions d'euros), essentiellement investis dans la lutte contre les maladies infectieuses chez les enfants congolais. Pays pétrolier, le Congo présente, selon les statistiques officielles, un des taux de mortalité et de morbidité infanto-maternelle parmi les plus élevés dans la région d'Afrique subsaharienne.



BDEAC: Le nouveau président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), le Gabonais Michaël Andadé, a promis des réformes lors de sa prise de fonctions samedi à Brazzaville

BRAZZAVILLE, 6 fév 2010 - Le nouveau président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), le Gabonais Michaël Andadé, a promis des réformes lors de sa prise de fonctions samedi à Brazzaville. "Il conviendrait de s'orienter vers une voie de réformes visant à faire de notre institution un véritable outil pour l'émergence de nos Etats", a déclaré M. Andadé. "Aussi, va-t-il falloir moderniser les structures, disposer des expertises nécessaires, renforcer la gouvernance et éditer des règles ainsi que des procédures d'une grande fiabilité", a-t-il promis. M. Andadé, 57 ans, succède au Centrafricain Anicet Georges Dologuélé qui a souligné que "la banque reste fragile et son volume de financement faible". Ses derniers mois à la tête de l'institution ont été marqués par un scandale financier. Le quotidien autrichien Oberösterreichische Nachrichten avait révélé fin août que la BDEAC avait perdu 16 millions d'euros dans l'affaire Madoff. Créée en 1975, la BDEAC regroupe les six Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac): Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad. Désigné par les dirigeants de la sous-région lors d'un sommet le mois dernier à Bangui, Michaël Andadé est le sixième président de la BDEAC. Il a servi pendant 17 ans à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) et au département Afrique du Fonds monétaire international (FMI). Lors de ce même sommet, les chefs d'Etat avaient nommé l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la BEAC en remplacement du Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés du Bureau extérieur de la Banque à Paris. Les chefs d'Etat ont instauré un gouvernorat tournant à la BEAC. Depuis 1973, le président de la Banque était traditionnellement gabonais.


Congo: La France va financer à hauteur de 378 millions de FCFA une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains

BRAZZAVILLE, 5 fév 2010 - La France va financer à hauteur de 578.000 euros (378 millions de FCFA) une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains, apprend on de source officielle vendredi à Brazzaville. Ce projet "est l'un des plus importants menés par la coopération militaire française dans le monde", précise le communiqué diffusé aprés la signature d'un accord par le ministre congolais de la Défense, le professeur Charles Zacharie Bowao et l'ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette. "Cette école (...) sera spécialisée dans les travaux publics, le bâtiment et au renforcement des capacités du service de santé des armées", indique le texte. Elle sera installée à la sortie nord de la capitale congolaise. "Elle accueillera en septembre 2010 des stagiaires militaires en provenance de 17 pays africains pour se former aux métiers du bâtiment (électricité, plomberie, maçonnerie, menuiserie) et des travaux publics (réhabilitation ou création de pistes en terre ou en latérite)", ajoute le document. A l'issue de leur formation, les militaires pourront mener des travaux au profit des armées et des populations et être engagés dans des opérations de maintien de la paix sur le continent africain. Le Congo n'abrite pas de base militaire française mais bénéficie régulièrement de la coopération de la France pour la formation des éléments de ses forces armées, de la police et de la gendarmerie.


Congo: Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont annoncé jeudi avoir entériné un accord qui permettra la réduction de la dette extérieure du Congo-Brazzaville de 1,9 milliard de dollars


WASHINGTON, 28 jan 2010 - Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont annoncé jeudi avoir entériné un accord qui permettra la réduction de la dette extérieure du Congo-Brazzaville de 1,9 milliard de dollars. La plus haute instance de décision des deux institutions, leur conseil d'administration, a approuvé cet accord issu d'une négociation démarrée en 2006, ont-elles indiqué dans un communiqué. Cet accord "engendrera des économies totales sur le service de la dette de 1,9 milliard de dollars, dont 1,7 milliard dans le cadre de l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE) et 201,3 millions de dollars dans le cadre de l'initiative de réduction de la dette multilatérale", ont précisé le FMI et la Banque mondiale. Les deux institutions de Washington ont félicité les autorités congolaises, qui ont atteint tous les objectifs qui leur avaient été fixés, "qui étaient pourtant intransigeants". Elles ont "entièrement mis en oeuvre les mesures liées à la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, la stabilité macroéconomique, la gestion des finances publiques et du secteur pétrolier, au mode de gouvernement, ainsi que des réformes dans les secteurs de la santé et de l'éducation, et de la gestion de la dette", ont souligné le FMI et la Banque mondiale. L'économie du Congo est, selon la Banque mondiale, "fortement dominée par le secteur pétrolier, qui en 2008 représentait 65% de son produit intérieur brut, 92% de ses exportations et 85% des recettes fiscales", tandis que "le secteur non pétrolier, en particulier l'industrie, reste sous développé en dépit du grand potentiel" du pays.



 

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