| L'actualité du Cameroun (d'après l'Agence France Presse) |
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Cameroun: Les premières élections sénatoriales du Cameroun auront lieu 14 avril pour élire 70 sénateurs sur 100 dont 30 nommés par le Chef de l'Etat
YAOUNDE, 27 fév 2013 - L'élection des tout premiers sénateurs camerounais aura lieu le 14 avril, selon un décret signé mercredi par le président Paul Biya. "Les électeurs sénatoriaux sont convoqués au chef-lieu de chaque département le dimanche 14 avril à l'effet de procéder à l'élection des électeurs", indique le texte présidentiel, qui précise seulement que les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h. Le Sénat, au sein duquel seront représentées les collectivités territoriales décentralisées (régions) est une institution prévue dans la Constitution camerounaise depuis 1996 mais les élections permettant sa mise en place n'ont jusque-là jamais été programmées par le président Biya. La nouvelle assemblée comptera 100 sénateurs dont 70 élus et 30 nommés par le chef de l'Etat. Les sénateurs seront élus par les conseillers municipaux, dont le mandat, qui expirait fin juillet 2012, a été prorogé d'un an. "L'organisation à ce moment des sénatoriales est une escroquerie politique. On ne peut pas faire élire les sénateurs par des électeurs illégitimes", a réagi un responsable du Social Democratic Front (SDF), principal parti d'opposition, Evariste Fopoussi". "Nous avons demandé à M. Biya de programmer les sénatoriales après les élections municipales mais nous constatons que notre demande n'a pas été prise en compte", a-t-il regretté. Les élections locales auraient du se tenir au Cameroun en 2012, en même temps que les législatives. Mais les élections législatives ont été repoussées en 2013, pouvoir et opposition ayant décidé d'un commun accord de proroger d'au moins 6 mois le mandat des députés afin de permettre notamment la refonte des listes électorales. La dernière élection en octobre 2011 avait abouti à la réélection de Paul Biya avec 77,98% des voix contre 10,71% pour son challenger John Fru Ndi lors d'un scrutin décrié par l'opposition.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a ordonné jeudi le déblocage de 1,5 milliard de CFA d'aide d'urgence pour les victimes des inondations
YAOUNDE, 20 sept 2012 - Le président camerounais Paul Biya a ordonné jeudi le déblocage de 1,5 milliard de CFA (2,3 millions euros) d'aide d'urgence pour les victimes des inondations ayant fait une dizaine de morts et provoqué le déplacement de 50.000 personnes dans le nord du pays début septembre. "Jai donné des instructions au gouvernement afin quil procède au déblocage de la somme de 1,5 milliard de FCFA au titre de laide durgence", a déclaré M. Biya dans un discours prononcé dans la localité de Guirvidig (Extrême-nord). Mercredi lors de son premier jour de déplacement dans le nord du pays pour témoigner de sa solidarité avec les sinistrés, le président, qui se déplace rarement, avait annoncé la création d'un Fonds de soutien aux victimes de "cataclysmes naturels". Jeudi, il a promis "la construction dune digue-route de 330 km, allant de Gobo jusquà Kousseri (Extrême-nord)" et "la réfection des barrages de Maga et de Lagdo" dans la région du Nord, sans donner de calendrier d'exécution des travaux. Les fortes pluies, la vétusté de nombreuses digues ainsi que l'ouverture de certaines vannes du barrage de Lagdo sont à l'origine des inondations dans les deux régions. Ces "inondations ont été particulièrement dévastatrices", a déploré M. Biya. "En dehors de la tragédie des disparitions humaines, la montée des eaux a provoqué le déplacement des populations ainsi que la destruction des cultures et du bétail; ce qui risque de compromettre sérieusement la sécurité alimentaire et la santé de plusieurs milliers de personnes", a-t-il noté. Dans la région du Nord, le bilan officiel est 12 morts, un disparu et 27.000 déplacés. Si aucun décès n'a été officiellement déclaré dans la région voisine de l'Extrême-nord, on y dénombre plus de 30.000 déplacés, selon la radio d'Etat. Le Social Democratic Front (SDF), principal parti d'opposition a dénoncé mercredi "avec force la passivité et l'indolence de nos gouvernants".
Cameroun: Selon les résultats d'une étude gouvernementale, la corruption "a affecté négativement les activités de 75% des entreprises" camerounaises en 2011
YAOUNDE, 22 juin 2012 - La corruption "a affecté négativement les activités de 75% des entreprises" camerounaises en 2011, selon les résultats d'une étude gouvernementale publiée vendredi. "La corruption au niveau des administrations publiques a affecté négativement les activités de 75% des entreprises", indique l'enquête menée en 2011 auprès de 1.585 sociétés réparties sur l'ensemble du pays. "Ce pourcentage qui reste stable par rapport à 2008 laisse interrogateur sur les effets des politiques de lutte contre la corruption en cours de mise en oeuvre", souligne l'étude intitulée "Perception des entreprises sur le climat des affaires au Cameroun". "La moitié des entreprises indique que la corruption dans le secteur privé constitue un obstacle à l'exercice de leurs activités", précise l'enquête qui a été réalisée par le ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire. Pressé par les bailleurs de fonds, le gouvernement du Cameroun a lancé en 2006 une opération de lutte contre la corruption baptisée par la presse opération Epervier. Cette campagne a déjà abouti à l'arrestation de plusieurs personnalités dont dix ex-ministres, parmi lesquels un mort en détention, et un ancien Premier ministre. Malgré tout, ONG et observateurs pensent que le niveau de corruption demeure élevé dans le pays. L'étude révèle en outre que "plus de 60%" des entreprises rapportent que "l'insécurité est un obstacle grave à la réalisation et à la croissance de leurs affaires". 69,2% des sociétés "déclarent que le développement de leurs affaires (...) est affecté" par "la contrebande, la fraude et la contrefaçon". "L'électricité (coût et disponibilité), les transports routiers et ferroviaires (qualité) sont les infrastructures les plus pénalisantes pour les entreprises", selon l'enquête.
Cameroun: La commission électorale camerounaise Elections Cameroon a signé mercredi un marché de près de 8 milliards de FCFA avec une entreprise allemande pour l'introduction de la biométrie lors des inscriptions sur les listes électorales
YAOUNDE, 18 avr 2012 - La commission électorale camerounaise Elections Cameroon (Elecam) a signé mercredi un marché de près de 8 milliards de FCFA (12,1 millions d'euros) avec une entreprise allemande pour l'introduction de la biométrie lors des inscriptions sur les listes électorales, a rapporté la radio d'Etat. "La signature du contrat de ce marché d'un montant de près de 8 milliards de FCFA a eu lieu (mercredi)" au siège d'Elecam à Yaoundé, a rapporté la Cameroon Radio Television (Crtv). De même source, l'entreprise Giesecke & Devrient a obtenu le marché face à trois autres entreprises qui restaient en course au terme de deux vagues d'élimination. Toujours selon la Crtv, Giesecke & Devrient dispose d'un délai de 10 mois pour effectuer sa tâche portant notamment sur l'acquisition et la mise en réseau du dispositif pour enregistrer les données biométriques (empreintes digitales et photos), ainsi que la formation du personnel d'Elecam en vue des législatives. Celles-ci devaient être organisées cette année mais elles n'interviendront au plus tôt en 2013, le mandat des députés ayant été prorogé d'"au moins six mois", avec l'accord de l'opposition. C'est la première fois que le Cameroun va expérimenter la biométrie lors des inscriptions sur les registres électoraux. Cette option est prévue dans un nouveau code électoral très contesté par l'opposition et qui a été voté le 13 avril. Les élections donnent systématiquement lieu à des contestations. Lors de son investiture en novembre, M. Biya, 79 ans, au pouvoir depuis 30 ans, avait clamé sa "volonté de perfectionner sans répit" le système électoral. L'opposition est contre la nouvelle loi électorale notamment parce qu'elle ne prend pas en compte deux ses principales réclamations: l'organisation d'un scrutin présidentiel à deux tours et l'introduction de bulletins de vote unique lors des différentes élections. En outre, certains membres de l'opposition s'indignent de l'augmentation des cautions exigés aux candidats aux élections.
Cameroun: L'Assemblée nationale du Cameroun a adopté un nouveau code électoral contesté par l'opposition, prévoyant notamment la biométrie et la hausse des cautions pour être candidat aux différentes élections
YAOUNDE, 14 avr 2012 - L'Assemblée nationale du Cameroun a adopté un nouveau code électoral contesté par l'opposition, prévoyant notamment la biométrie et la hausse des cautions pour être candidat aux différentes élections, a appris l'AFP samedi. Ce code est présenté par le gouvernement comme "regroupant dans un texte unique et cohérent les règles régissant toutes les élections". Il prévoit notamment la biométrie (empreintes digitales) lors de l'inscription des électeurs sur les listes électorales, un processus devant éviter la fraude et réclamé par l'opposition. Toutefois, l'opposition et la société civile dénoncent "un assemblage" de textes sans changements majeurs, selon la presse. L'opposition était hostile au code notamment en raison de la hausse des cautions demandés aux candidats pour chaque scrutin. La caution financière pour participer à la présidentielle est multipliée par six, s'établissant désormais à 30.000 millions de FCFA (46.000 euros). Celle pour les législatives passe de 500.000 FCFA (76O euros) à 3 millions de FCFA (4.500 euros), celle pour être candidat conseiller municipal passe de 25 à 50.000 FCFA (de 38 à 76 euros). Jean-Jacques Ekindi, député du Mouvement progressiste (MP, opposition) et candidat à la présidentielle 2011, a estimé que les députés du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RPDC, le parti du président Paul Biya au pouvoir, 153 des 180 sièges) "ont voté une très, très mauvaise loi" vendredi. "Le SDF (Social democratic front, principal parti d'opposition), l'UDC (Union démocratique du Cameroun, opposition) sont sortis (de la salle) avant les débats", a-t-il précisé à l'AFP. "Le MP et l'UNDP (Union nationale pour la démocratie et le progrès, parti allié au RPDC) sont sortis avant le vote". L'opposition réclamait notamment un scrutin présidentiel à deux tours et un bulletin de vote unique, revendications non prises en compte. Les législatives qui devaient se tenir en 2012 auront lieu au plus tôt en 2013, le mandat des députés ayant été prorogé d'au moins six mois avec l'accord de l'opposition. Les élections donnent systématiquement lieu à des contestations. Lors de son investiture en novembre, M. Biya, 79 ans, au pouvoir depuis 30 ans, avait clamé sa "volonté de perfectionner sans répit" le système électoral.
Cameroun: L'Assemblée nationale camerounaise a adopté mercredi le budget de l'Etat pour 2012, fixé à 2.800 milliards de FCFA, en hausse de 8,9% par rapport à celui de 2011
Yaoundé, 30 nov 2011 - L'Assemblée nationale camerounaise a adopté mercredi le budget de l'Etat pour 2012, fixé à 2.800 milliards de FCFA (4,2 milliards d'euros), en hausse de 8,9% par rapport à celui de 2011, et appelé par la même occasion "à la cessation de certaines pratiques" de corruption. "La loi de finances 2012 établit le prochain budget de l'Etat du Cameroun en recettes et en dépenses à 2.800 milliards de FCFA contre 2.571 milliards en 2011 (environ 3,9 milliards d'euros)", soit une hausse de 8,9%, a indiqué le président de l'Assemblée Nationale, Cavaye Yeguié Djibril. La somme allouée au fonctionnement des administrations du pays se chiffre à 2,6 milliards d'euros tandis que la part réservée aux investissements est d'1,2 milliard d'euros, soit 28,28% du total, le reste du budget, 438,4 millions d'euros, étant dédié au règlement de la dette intérieure et extérieure du pays. Le texte prévoit 3,5 milliards d'euros de recettes propres et 760,7 millions d'euros d'emprunts et dons. La contribution du pétrole à ce budget est fixé à 864,3 millions d'euros. Dans son discours de clôture de la session parlementaire consacrée à l'examen et l'adoption du texte, retransmise en direct à la radio d'Etat, le président de l'Assemblée a souhaité "que ledit budget s'exécute dans la probité et conformément à la déontologie en la matière", en appelant "à la cessation de certaines pratiques, (notamment) +le provisoirement définitif+ dans la réalisation des projets, les pourcentages par les collaborateurs des ministres (pour octroyer des marchés publics), les réceptions fictives (par les administrations) des ouvrages (non réalisés)". Ces pratiques "et bien d'autres vident l'exécution du budget de l'Etat de sa substance, hypothéquant le développement" du Cameroun, a-t-il souligné. Le Cameroun vise une croissance de 5,5% en 2012 alors que celle attendue en 2011 est de 4%, selon le Premier ministre, Philémon Yang. En 2010, le taux de croissance du pays était de 3,2% contre 2% en 2009. Le gouvernement a adopté une feuille de route pour 10 ans (2010-2020), misant sur une croissance moyenne annuelle de 5,5%.
Cameroun: Misant sur une production de 68.000 barils/jour, le Cameroun espère accroître sa production pétrolière en 2012 de 17% grâce aux explorations "porteuses" sur de nouveaux gisements
YAOUNDE, 30 nov 2011 - Le Cameroun espère accroître sa production pétrolière en 2012 de 17%, misant sur une production de 68.000 barils/jour (b/j), grâce aux explorations "porteuses" sur de nouveaux gisements a indiqué mercredi le ministre des Mines à l'Assemblée nationale. "En 2012, les projections (de la production pétrolière) sont estimées à 24,4 millions de barils, ce qui revient à peu près à 68.000 b/j alors que la production de cette année est estimée à environ 58.000 b/j", a affirmé M. Danga Dinga. Selon le ministre, "de lourds investissements" ont été réalisés en trois ans, notamment dans l'exploration, ce qui devrait favoriser "le relèvement de la production pétrolière" du Cameroun, qui produit du pétrole depuis 1977. Malgré "la faible étendue des gisements identifiés (et donc une faible réserve), les perspectives sont bonnes" avec des zones potentiellement riches en pétrole dont Bakassi, dans le sud-ouest, a-t-il assuré. Plusieurs groupes armés sont actifs dans la péninsule de Bakassi, région côtière et marécageuse de 1.000 km2 dans le delta du Niger. La zone a été entièrement restituée par le Nigeria au Cameroun en août 2008 après un différend frontalier de 15 ans. En octobre, deux gendarmes camerounais y sont encore tombés dans une embuscade, soupçonnée tendue par des "pirates nigérians". "Le potentiel du bassin du Logone Birni (extrême-nord du pays) est encore intact et nous gardons beaucoup d'espoir, avec notamment la mise en exploration (par un) groupe chinois du bloc Zina-Makari (extrême-nord). Les résultats qui nous sont donnés par les Chinois sont plus qu'intéressants", a poursuivi le ministre. Un groupe écossais BowLeven a, lui, découvert un important gisement de pétrole dans la zone de Douala (sud), la capitale économique, selon la presse locale. En juillet, la Société nationale des hydrocarbures, établissement public, avait annoncé pour sa part la découverte d'un autre gisement dans l'extrême-nord du pays, indiquant que les volumes potentiels de pétrole restent toutefois à être déterminés. La production pétrolière du Cameroun a baissé de 8,7 millions de barils en sept ans, entre 2001 et 2008, passant de "39,4" millions de barils à "30,7" millions de barils, selon un rapport officiel.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya réélu pour un nouveau mandat de sept ans au terme de la présidentielle du 9 octobre, prêtera serment jeudi à Yaoundé
Yaoundé, 31 oct 2011 - Le président camerounais Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, réélu pour un nouveau mandat de sept ans au terme de la présidentielle du 9 octobre, prêtera serment jeudi à Yaoundé, a annoncé lundi la présidence camerounaise. M.Biya, "président élu à l'issue de l'élection présidentielle du 9 octobre 2011 prêtera serment au Palais de l'Assemblée nationale ( à Yaoundé) le jeudi 3 novembre", a indiqué sans plus de précisions la présidence dans un communiqué lu sur les antennes de la radio d'Etat, la Cameroon Radio-Television ( CRTV). Le 21 octobre, la Cour suprême avait déclaré M. Biya vainqueur de la présidentielle, le créditant de 77,98% des voix contre 10,71% pour son challenger et opposant historique John Fru Ndi. Bien avant l'annonce des résultats, M. Fru Ndi et six autres candidats avaient déclaré qu'ils les rejetaient par avance, dénonçant une "mascarade électorale" et appelant les populations à manifester. Par la suite, M. Fru Ndi avait indiqué que son parti, le Social Democratic Front (SDF), prenait "acte" de la victoire de M. Biya, sans dire s'il s'agissait d'une reconnaissance. Les Etats-Unis avaient estimé que des "irrégularités" avaient été enregistrées "à tous les niveaux" lors du scrutin du 9 octobre. "Lors du scrutin, de nombreuses défaillances et irrégularités ont été constatées. La France souhaite que des mesures soient prises pour que celles-ci ne se reproduisent pas lors des scrutins législatifs et municipaux de 2012", avait affirmé pour sa part Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Avant lui, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères avait soutenu que cette élection s'étaient tenue dans des conditions "acceptables".
Cameroun: Les résultats complets de l'élection présidentielle camerounaise du 9 octobre proclamés par la Cour suprême vendredi, Biya réélu président avec 77,989 % des voix
YAOUNDE, 21 oct 2011 - Résultats complets de l'élection présidentielle camerounaise du 9 octobre proclamés par la Cour suprême vendredi.
Inscrits: 7.521.651
Votants: 4.951.434
Abstentions: 2.570.217
Taux d'abstention: 34,18%
Taux de participation: 65,82%
Votes nuls: 114.185
Suffrages exprimés: 4.837.249
Classement
1. Paul Biya (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, Rdpc au pouvoir) 77,989% (3.772.527 voix)
2. John Fru Ndi (Social democratic front, SDF) 10,712% (578.175 voix)
3. Garga Haman Adji (Alliance pour la démocratie et le développement, ADD) 3,211% (155.348 voix)
4. Adamou Ndam Njoya (Union démocratique du Cameroun, UDC) 1,733%
5. Paul Ayah Abine (Peoples Action Party, PAP) 1,264%
6. Edith Walla Kahbang (Cameroon Peoples Party, CPP) 0,716%
7. Albert Dzongang (La Dynamique pour la Renaissance Nationale) 0,543%
8. Jean de Dieu Momo (Patriotes Démocrates pour le Développement du Cameroun PADDEC) 0,491%
9. Jean-Jacques Ekindi (Mouvement Progressiste, MP) 0,446%
10. Bernard Muna (Alliance des Forces Progressistes (AFP) 0,381%
11. Esther Dang Bayibidio (Bloc pour la Reconstruction et lIndépendance Economique du Cameroun) 0,326%
12. Olivier Bilé Anicet (Union pour Fraternité et Prospérité, UFP) 0,314%
13. Anicet Ekane (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, Maniden) 0,229%
14. Victorin François Hameni Bieuleu (Union des Forces Démocratiques du Cameroun, UFDC), 0,219%
15. Pierre Ngo Fritz (Mouvement des Ecologistes Camerounais MEC) 0,191%
16. Jean Njeunga Jean (Front Uni du Cameroun FUC) 0,190%
17. Feuzeu Isaac (Mouvement pour lEmergence et le Réveil du Citoyen, MERCI) 0,190%
18. Hubert Kamgang (Union des Populations Africaines UPA) 0,170%
19. Simon Pierre Atangana Nsoe (Grand Cameroun GC) 0,166%
20. Marcus Lontouo (Congrès National Camerounais, CNC) 0,162%
21. George Nyamndi Dobgima (Social Liberal Congress (SLC) 0,122%
23. Daniel Soh Fone (Parti socialiste unifié PSU) 0,104%
Cameroun: Dix-neuf des 23 candidats à la présidentielle du 9 octobre au Cameroun ont signé un pacte pour le développement rural proposé fin août par des paysans
YAOUNDE, 28 sept 2011 - Dix-neuf des 23 candidats à la présidentielle du 9 octobre au Cameroun, mais pas encore le président sortant Paul Biya, ont signé un pacte pour le développement rural proposé fin août par des paysans, a appris l'AFP mercredi auprès des ONG à l'origine de l'initiative. "Nous avons déjà obtenu 19 signatures sur les 23 que nous attendons", a affirmé Bernard Njonga, porte-parole d'un regroupement d'ONG qui avait publié le 30 août un "pacte pour le développement rural". "Le candidat Paul Biya fait partie des 4 qui n'ont pas encore signé" le document, a-t-il ajouté, soulignant que le leader de l'opposition John Fru Ndi l'avait en revanche paraphé. "Nous restons encore sur notre faim parce que le candidat Paul Biya n'a pas encore signé alors que c'est lui qui avait tout intérêt à le faire", a-t-il poursuivi, soulignant que les discussions avec son parti se poursuivaient. Le pacte chiffre à 15 milliards de FCFA (22,8 millions d'euros) par an, soit 105 milliards (160 millions d'euros) en sept ans, les actions susceptibles d'améliorer le rendement et les revenus d'un peu plus de 1,4 million de paysans, soit le tiers des petits exploitants du pays. Ce pacte a été proposé à tous les candidats pour qu'ils le signent. Une pétition avait été éditée en 850.000 exemplaires dans laquelle les électeurs étaient invités "à ne voter que pour les candidates et candidats (...)" qui se seront engagés à mettre en oeuvre les propositions du pacte. La Cour suprême camerounaise a validé 23 candidatures à la présidentielle dont celles de M. Biya, au pouvoir depuis 1982, et de M. Fru Ndi. Opposition et société civile accusent M. Biya d'avoir verrouillé le système électoral pour s'assurer une réélection sans difficultés.
Cameroun: Chacun des 23 candidats à la présidentielle du 9 octobre au Cameroun recevra un financement public de 30 millions de FCFA pour sa campagne
YAOUNDE, 27 sept 2011 - Chacun des 23 candidats à la présidentielle du 9 octobre au Cameroun recevra un financement public de "30 millions de FCFA" soit 45.700 euros pour sa campagne, a rapporté mardi la radio d'Etat Cameroon Radio-Television (Crtv). "Une première tranche (...) est attribuée aux 23 candidats sur une base égalitaire, (soit) 15 millions de FCFA (22.800 euros) par candidat", a expliqué à la Crtv le sous-directeur du budget au ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) Abdoul Karimou. "La deuxième tranche doit être distribuée après la proclamation des résultats", a-t-il ajouté, soulignant que cette précaution a été prise afin que les candidats qui se désisteront avant la tenue du scrutin ne bénéficient pas de la totalité de l'enveloppe. Plusieurs candidats ont lancé des appels de fonds en vue du financement de leur campagne. "Envoyez un chèque ou faites un transfert ( d'argent) à (...)", a par exemple écrit dans un message publié par un journal local le célèbre avocat Bernard Muna qui a été investi par l'Alliance des forces progressistes (AFP). D'après le quotidien privé Mutations, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti présidentiel, a demandé aux directeurs généraux des sociétés publiques de participer au financement de la campagne de Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982. Le Rdpc n'a pas confirmé cette information. La Crtv rend régulièrement compte des quêtes financières dans le pays pour la campagne de M. Biya. Lors des élections passées, le reproche a souvent été fait au Rdpc d'utiliser les ressources de l'Etat pour ses campagnes électorales. La campagne en vue de la présidentielle du 9 octobre a démarré le 24 septembre doit s'achever le 8 octobre, la veille du scrutin. La Cour suprême camerounaise a validé 23 candidatures à la présidentielle dont celles de M. Biya et de John Fru Ndi, opposant historique. Opposition et société civile accusent M. Biya d'avoir verrouillé le système électoral pour s'assurer une réélection sans difficultés.
Cameroun: La campagne électorale en vue de la présidentielle du 9 octobre au Cameroun a débuté samedi dans le pays
YAOUNDE, 24 sept 2011 - La campagne électorale en vue de la présidentielle du 9 octobre au Cameroun a débuté samedi dans le pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Samedi matin, les habitants de Yaoundé ont découvert dans les principales rues de la ville des affiches géantes du président sortant Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, qui briguera un nouveau mandat le 9 octobre face à 22 autres candidats. "Répondant à vos nombreux appels pressants, j'ai décidé de poser à nouveau ma candidature afin de poursuivre le contrat de confiance que j'ai scellé avec le peuple camerounais", écrit M. Biya dans un document transmis samedi par la présidence à certains médias dont l'AFP. Le leader de l'opposition, John Fru Ndi, a quant à lui, lancé sa campagne dans l'ouest du pays, selon son parti, le Social democratic Front (SDF). Le SDF se déclare favorable à un mandat de 3 ans au lieu du septennat prévu afin de réorganiser les institutions de la République, de mettre en place une nouvelle constitution ainsi qu'une commission électorale indépendante. "Je m'attèlerais pendant trois ans à conduire une réorganisation consensuelle de nos institutions qui divisent les Camerounais. J'engagerais une action forte sur les questions de bonne gouvernance, de santé, de sécurité sociale et d'éducation", a déclaré John Fru Ndi dans un communiqué samedi. Lors de la présidentielle de 2004, M. Fru Ndi était arrivé en deuxième place derrière M. Biya. Le candidat de l'Union démocratique du Cameroun (UDC) Adamou Ndam Njoya, 3e de la présidentielle de 2004, a pour sa part lancé sa campagne à Yaoundé où son parti a organisé une kermesse. L'opposant Garga Haman Adji de l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADD), arrivé 4e en 2004, a mobilisé des motos pour un tour des principales artères de Yaoundé. "Il fallait faire chauffer l'ambiance", a affirmé M. Garga, soulignant que ce défilé avait eu lieu dans neuf des dix régions du pays. La campagne électorale au Cameroun doit s'achever le 8 octobre, à la veille de la présidentielle.
Cameroun: La groupe nigérian Dangote va investir 115 millions de dollars pour construire une cimenterie au Cameroun, une étape de plus dans l'expansion en Afrique de ce consortium
LAGOS, 21 sept 2011 - La groupe nigérian Dangote va investir 115 millions de dollars (près de 84 millions d'euros) pour construire une cimenterie au Cameroun, une étape de plus dans l'expansion en Afrique de ce consortium. L'usine, qui produira 1,5 million de tonne métriques de ciment annuellement, devrait être terminée d'ici deux ans et sera située dans la capitale économique camerounaise Douala, selon un communiqué reçu mardi soir. L'accord d'investissement, signé par le dirigeant de Dangote, Aliko Dangote, et le Premier ministre camerounais, Philémon Yang, est "la première tranche d'un projet d'investissement de long terme de 700 millions de dollars" au Cameroun, précise le communiqué. Aliko Dangote a souligné que la totalité des 115 millions de dollars proviendrait de fonds levés à l'extérieur du pays d'Afrique centrale, voisin du Nigeria. "Cela démontre que l'Afrique prend progressivement en main sa destinée plutôt que d'attendre des investisseurs extérieurs", a affirmé M. Dangote, cité dans le communiqué. L'entrepreneur nigérian a été désigné l'homme le plus fortuné d'Afrique par le magazine Forbes. Son groupe est actif dans les secteurs des hydrocarbures, bancaire, et agroalimentaire notamment. Il a récemment ouvert en Zambie une cimenterie d'une valeur de 400 millions de dollars et est actif dans 14 pays d'Afrique, selon le communiqué.
Cameroun: La Cour suprême camerounaise a validé mercredi matin deux nouvelles candidatures à l'élection présidentielle, précédemment récusées, portant à 23 le nombre définitif des candidats qui s'affronteront le 9 octobre
YAOUNDE, 21 sept 2011 - La Cour suprême camerounaise a validé mercredi matin deux nouvelles candidatures à l'élection présidentielle, précédemment récusées, portant à 23 le nombre définitif des candidats - dont le président sortant Paul Biya - qui s'affronteront le 9 octobre, a constaté l'AFP. D'abord rejetées par la Commission électorale, les candidatures d'Anicet Ekane du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), et de Daniel Soh Fone du Parti socialiste unifié (PSU), ont été validées, a indiqué Alexis Dipanda Mouelle, premier président de la Cour suprême, au cours d'une audience de près de 13 heures. La Commission Elections Cameroon (Elecam) estimait que les deux candidats n'avaient pas produit le bon certificat d'imposition. La Cour suprême n'a pas retenu ces arguments. La Cour, qui a aussi rejeté les recours de 16 autres candidats, a confirmé la candidature de Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982 et qui brigue un nouveau septennat. Elle a jugé irrecevables une requête demandant le "rejet de la candidature de Paul Biya" et une plainte pour "inéligibilité", qui faisait état d'un "flagrant délit de distraction massive des deniers publics à l'occasion" du congrès de son parti. M. Biya a commis quatre avocats et mandatés trois personnalités de son parti pour sa défense. L'opposant historique, John Fru Ndi, est également candidat à ce scrutin à tour unique. Opposition et société civile accusent M. Biya d'avoir verrouillé le système électoral pour s'assurer une réélection sans difficultés. Le 9 septembre, Elecam avait produit une liste provisoire de 21 candidats retenus sur un total de 52 dossiers de candidatures.
Cameroun: Vingt-et-une candidatures sur 52 enregistrées ont été retenues pour la présidentielle du 9 octobre au Cameroun dont celle du président Paul Biya et de l'opposant John Fru Ndi
YAOUNDE, 9 sept 2011 - Vingt-et-une candidatures sur 52 enregistrées ont été retenues pour la présidentielle du 9 octobre au Cameroun dont celle du président Paul Biya et de l'opposant John Fru Ndi, a annoncé vendredi soir le président de la commission électorale. "Vingt-et-un dossiers de candidatures ont été acceptés comme remplissant les conditions prescrites par la loi", a affirmé au cours d'un point de presse Samuel Fonkam Azu'u, président du conseil électoral d'Elections Cameroon (Elecam), chargé de l'organisation et la supervision des élections. Au total, "52 dossiers ont été réceptionnés", le dernier ayant été transmis "hors délai" (après le 4 septembre), selon M. Fonkam Azu'u. "Ces dossiers ont fait l'objet d'un examen minutieux au cours d'une session du conseil électoral qui s'est tenue les 8 et 9 septembre", a-t-il précisé. "Trente (...) dossiers ont été rejetés pour des motifs divers notamment (la) déclaration de la candidature non revêtue de la signature légalisée, défaut de présentation du certificat de versement du cautionnement", a-t-il expliqué. "Au cours des travaux, le conseil a reçu la lettre de désistement d'un postulant. Par ailleurs le dossier reçu hors-délai n'a pas fait l'objet d'un examen au fond et a été rejeté", a-t-il ajouté. Les recalés peuvent encore faire des requêtes auprès de la Cour suprême. Parmi les personnalités retenues figurent notamment le président sortant Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, le leader charismatique de l'opposition John Fru Ndi (2e de la présidentielle de 2004) ainsi que deux femmes. Adamou Ndam Njoya de l'Union démocratique du Cameroun (UDC) 3e en 2004, Garga Haman Adji de l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADD) 4e en 2004 et le député Jean Jacques Ekindi du Mouvement progressiste (MP) font également partie des candidatures retenues par Elecam. En 2004, 46 dossiers avaient été reçus et 16 validés. M. Biya est le deuxième président du Cameroun depuis son accession à l'indépendance en 1960. Des voix se sont élevées pour lui demander de passer la main tandis que ses partisans l'invitaient à briguer un nouveau mandat. L'opposition fait le reproche à M. Biya d'avoir verrouillé le système électoral à son avantage.
Cameroun: La candidature du président camerounais Paul Biya à la présidentielle du 9 octobre a été déposée dimanche par le secrétaire général de son parti
Yaoundé, 4 sept 2011 - La candidature du président camerounais Paul Biya à la présidentielle du 9 octobre a été déposée dimanche par le secrétaire général de son parti, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. Le dossier de candidature de M. Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, a été enregistré au siège d'Elections Cameroon (Elecam), l'organe électoral, à 11H20 (10H20 GMT) sous le numéro 35. "Je suis venu déposer la candidature du candidat Biya qui est le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc)", a déclaré à la presse, peu après le dépôt du dossier, René Sadi, secrétaire général du Rdpc. "C'est une candidature qui a été appelée depuis au moins une année", a-t-il ajouté. M. Sadi conduisait une délégation de personnalités du Rdpc et du régime pour le dépôt de la candidature de M. Biya. Trente quatre autres candidats ont déjà déposé leurs dossiers. Les autres ont jusqu'à dimanche 14H30 GMT pour faire acte de candidature. Samedi, le leader anglophone de l'opposition camerounaise John Fru Ndi a fait acte de candidature après avoir été investi par le principal parti d'opposition, le Social Democratic Front (SDF). En 1992, M. Fru Ndi qui représentait l'ensemble de l'opposition, avait accusé M. Biya de lui avoir volé sa victoire, à l'issue d'un scrutin très contesté. Les Etats-Unis avaient qualifié ce scrutin de "hautement défaillant" et "entaché de sérieuses irrégularités". Officiellement, M. Biya avait gagné avec 39,9% contre 35,9% pour M. Fru Ndi. Depuis, l'opposant s'est représenté, pour son parti, à la présidentielle de 2004, après avoir boudé celle de 1997.
Cameroun: Le leader charismatique de l'opposition camerounaise John Fru Ndi a été investi samedi candidat de son parti, le Social Democratic Front (SDF) à la présidentielle du 9 octobre 2011
LIBREVILLE, 3 sept 2011 - Le leader charismatique de l'opposition camerounaise John Fru Ndi a été investi samedi candidat de son parti, le Social Democratic Front (SDF) à la présidentielle du 9 octobre 2011, a appris l'AFP auprès d'un membre du SDF. "Nous avons investi notre candidat. Il s'agit de M. Fru Ndi", a affirmé Evariste Fopoussi Fotso, responsable de l'information et des médias au sein du "Shadow cabinet (gouvernement parallèle)" du SDF. "Sa candidature (celle de M. Fru Ndi) vient d'être déposée", a-t-il ajouté. M. Fru Ndi a été investi au cours d'une réunion du Comité exécutif du SDF à Bamenda (nord-ouest), selon M. Fopoussi. Samedi, une trentaine de candidatures avaient déjà été déposées dans tout pays, selon la radio-télévision d'Etat camerounaise. Les candidats ont jusqu'à dimanche pour déposer leurs candidatures conformément à la loi fixant un délai de 5 jours, à compter de l'annonce (faite mardi) de la date de la présidentielle, selon Elecam, structure en charge de l'organisation et de la supervision des élections qui doit valider les candidatures. Le président Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, doit déposer sa candidature "au plus tard dimanche", selon son parti. En 1992, M. Fru Ndi avait accusé M. Biya de lui avoir volé sa victoire, à l'issue d'une présidentielle très contestée. Les Etats-Unis avaient qualifié ce scrutin de "hautement défaillant" et "entaché de sérieuses irrégularités". Officiellement, M. Biya avait gagné avec 39,9% contre 35,9% pour M. Fru Ndi. Depuis, l'opposant s'est représenté à la présidentielle de 2004, après avoir boudé celle de 1997.
Cameroun: Selon un décret du président Paul Biya, les électeurs camerounais sont convoqués le 9 octobre 2011 à l'effet de procéder à l'élection du président de la République
YAOUNDE, 30 août 2011 - L'élection présidentielle à un seul tour au Cameroun aura lieu le 9 octobre, selon un décret du président Paul Biya transmis mardi à l'AFP. "Les électeurs sont convoqués le 9 octobre 2011 à l'effet de procéder à l'élection du président de la République", indique ce décret qui précise que "les bureaux de vote seront ouverts à 8H00 (locales, 7H00 GMT) et fermés à 18H00 (17H00 GMT). Le scrutin présidentiel est à un tour, le président étant élu pour un mandat de 7 ans renouvelable. Le parti de M. Biya, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) doit se réunir en congrès les 15 et 16 septembre pour élire son président (actuellement M. Biya) qui sera le candidat du parti à la présidentielle, conformément à ses statuts. Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, ne s'est pas encore exprimé sur ses intentions, mais le ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, chargé de la communication du parti, avait affirmé le 16 juillet que M. Biya "est le candidat du RDPC à l'élection présidentielle de 2011". M. Biya sera aussi le candidat du RDPC "à toutes les autres élections présidentielles (futures) jusqu'à ce que lui-même en décide autrement", avait ajouté M. Fame Ndongo. Depuis plusieurs mois, des voix se sont élevées pour demander à M. Biya de passer la main et pour réclamer que soit précisée la date du scrutin. En 2008, l'Assemblée nationale a amendé la Constitution pour supprimer la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Peu avant, l'armée et la police avaient réprimé une manifestation de jeunes opposés à cette réforme, tuant 40 personnes, selon un bilan officiel, au moins 139 d'après des ONG. Plus de 15 candidats, dont deux femmes, se sont déjà fait connaître. Le Social democratic front (SDF), le principal parti d'opposition, devrait également choisir son candidat courant septembre. M. Biya a été réélu en 2004, au terme d'une élection contestée. En 1992, le leader de l'opposition John Fru Ndi l'avait accusé de lui avoir volé la victoire. L'opposition et la société civile estiment que M. Biya a verrouillé le système électoral pour s'assurer une réélection sans difficultés.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a convoqué samedi pour les 15 et 16 septembre le 3e congrès de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), pour désigner son candidat à l'élection présidentielle
YAOUNDE, 27 août 2011 - Le président camerounais Paul Biya a convoqué samedi pour les 15 et 16 septembre le 3e congrès de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. "Le troisième congrès du (RDPC) est convoqué les 15 et 16 septembre 2011 à Yaoundé", a indiqué Paul Biya dans une déclaration à la radio d'Etat, la Cameroon Radio-Television (CRTV). Selon son parti, il sera notamment question d'élire le président du RDPC qui sera investi candidat à la présidentielle, conformément à ses statuts. Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, ne s'est pas encore exprimé sur ses intentions, mais le ministre de l'Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, chargé de la communication du parti, avait affirmé le 16 juillet que M. Biya "est le candidat du RDPC à l'élection présidentielle de 2011". Le RDPC venait alors d'annoncer que son troisième congrès se tiendrait "avant la présidentielle", dont la date n'a pas encore été fixée mais qui devrait se tenir en principe en octobre. M.Biya sera aussi le candidat du RDPC "à toutes les autres élections présidentielles (futures) jusqu'à ce que lui-même en décide autrement", avait ajouté M. Fame Ndongo. Depuis plusieurs mois, des voix s'élèvent pour demander à M. Biya de passer la main. Créé en 1985, le RDPC contrôle l'Assemblée nationale avec 153 députés sur 180 sièges. Le pays totalise 253 partis légalisés. Les responsables de ce parti occupent des postes clés au sein du pouvoir. Ainsi, parmi les principaux membres du comité d'organisation du congrès de septembre, figurent notamment Cavaye Yeguié Djibril, président de l'Assemblée nationale, Philémon Yang, Premier ministre, Laurent Esso, secrétaire général de la présidence, Marafa Hamidou Yaya, ministre de l'Administration territoriale (Intérieur), Amadou Ali, ministre de la Justice, Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence. Il est souvent reproché au RDPC d'utiliser les moyens de l'Etat pour faire campagne.
Cameroun: Le gouvernement camerounais s'est fixé pour objectif le bitumage de 3.500 kilomètres de routes d'ici à 2020
YAOUNDE, 24 août 2011 - Le gouvernement camerounais s'est fixé pour objectif le bitumage de 3.500 kilomètres de routes d'ici à 2020, a déclaré mercredi le ministre des Travaux publics Bernard Messengue Avom. "L'objectif fixé par le gouvernement est le bitumage de 3.500 km de nouvelles routes entre 2010 et 2020, soit une moyenne arithmétique de 350 km de routes bitumés par an et pendant 10 ans", a déclaré M. Messengue Avom inaugurant à Yaoundé le premier forum national de la route organisé par son ministère. Cet objectif devrait "être atteint", a-t-il assuré, sans annoncer le budget alloué. Le Cameroun compte 52.743 km de routes dont 5.013 km recouvertes de goudron. Selon le ministre seules "un peu plus de 54%" des routes au Cameroun "sont dans un état bon ou passable". Certaines réformes du secteur routier n'ont pas tenu leurs promesses, "à l'instar de la privatisation totale de l'entretien routier" a-t-il reconnu. Cette privatisation, a-t-il expliqué, transférait en 1996 au privé la réalisation et le contrôle des travaux en laissant à l'Etat la programmation, la coordination et le suivi. "Cet objectif, bien que noble et propre à l'économie de marché, révèle aujourd'hui ses effets pervers", a-t-il déploré. Le ministre a cité notamment "l'augmentation unitaire du coût d'entretien routier (qui) a entraîné une diminution du linéaire d'intervention, les déprogrammations (...), l'incapacité totale d'intervenir à temps et d'anticiper sur les dégradations du réseau routier, l'abandon des chantiers, le remplacement tardif des entreprises défaillantes". Tout ceci "a conduit, selon le ministre, à une perte progressive (du) patrimoine routier (camerounais) malgré l'accroissement des moyens budgétaires mobilisés chaque année pour nos routes".
Cameroun: Les 350 ex-employés de 48 entreprises publiques liquidées ou restructurées dans les années 80 seront indemnisés
Yaoundé, 19 août 2011 - Les 350 ex-employés de 48 entreprises publiques liquidées ou restructurées dans les années 80 seront indemnisés a déclaré vendredi le ministre camerounais des Finances Essimi Menye alors qu'ils manifestent depuis 10 jours à Yaoundé. "Il a été convenu que les réclamations validées par le cabinet (d'audit) vont être payées immédiatement", a déclaré M. Menye à l'issue d'une réunion avec les représentants de ces ex-employés. Annonçant que 350 bénéficiaires avaient été identifiés par le cabinet d'audit, le ministre a précisé que les montants tourneraient autour 223 millions de FCFA (340.000 euros). "Nous allons engager un dialogue avec les syndicats pour voir comment donner une réponse adéquate à (la) revendication" portant sur la "prime de reconversion que le chef de l'Etat (Paul Biya) avait instituée", a-t-il poursuivi. Le 9 août, plus de 400 personnes concernées avaient engagé un sit-in devant le ministère des Finances à Yaoundé pour revendiquer le paiement du reliquat de leurs droits sociaux et d'une prime de reconversion. "Il a été difficile de trouver un terrain d'entente (...) entre les syndicats et le gouvernement", a expliqué sous couvert d'anonymat un responsable du ministère des finances. "Le gouvernement a résisté en s'appuyant sur le fait que cette prime n'est pas un droit", a-t-il poursuivi. "A partir du moment où le gouvernement s'est engagé à payer le reliquat des droits sociaux à partir de la semaine prochaine et à lancer un dialogue sur la prime de reconversion, je vais lever le sit-in", a cependant déclaré le président du Collectif des ex-employés des sociétés d'Etat liquidées ou restructurées, David Moukando. Dès 1989, le gouvernement camerounais avait engagé une opération d'ampleur visant à liquider ou restructurer des entreprises publiques alors que le pays était confronté depuis 1986 à la plus grave crise économique de son histoire. En Octobre, un cabinet d'audit indépendant avait engagé un travail d'évaluation du reliquat des droits à payer à ces anciens employés, mais dont les résultats n'avaient pas été communiqués jusqu'à ce jour.
Cameroun: Le Social Democratic Front (SDF), principal parti d'opposition au Cameroun, participera à la présidentielle de 2011 prévue en principe en octobre
Yaoundé, 8 août 2011 - Le Social Democratic Front (SDF), principal parti d'opposition au Cameroun, participera à la présidentielle de 2011 prévue en principe en octobre, a appris l'AFP lundi auprès d'un de ses responsables. "Le SDF participera à la présidentielle de 2011", a affirmé son trésorier et conseiller juridique, Augustin Mbami ajoutant que le parti "tiendra un congrès extraordinaire fin août (ou) début septembre pour désigner (son) candidat". Le prochain scrutin présidentiel est prévu en principe en octobre, date à laquelle expire le mandat du président Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982. Aucune date officielle n'a encore été fixée. La semaine dernière, des journaux locaux avaient fait état d'une menace de boycott du SDF à la présidentielle, ce à quoi M.Mbami a répondu qu'en 1999, le parti avait "voté une résolution interdisant le boycott des élections dans le SDF (...) Jusqu'aujourd'hui, cette interdiction n'a pas été levée, ce qui suppose que le SDF ne peut pas boycotter l'élection présidentielle". "Toutes les conditions de transparence ne sont pas réunies parce que nous pensons qu'il est nécessaire d'avoir une commission électorale indépendante mais il y a des avancées importantes", a-t-il estimé. Il a notamment cité la nomination de quelques personnalités indépendantes à Elections Cameroon (Elecam), la structure en charge de l'organisation des élections, et le vote des Camerounais de l'étranger. Dimanche, le parti a "demandé aux Camerounais de s'assurer qu'ils sont inscrits sur les listes électorales", selon un des vices-présidents du parti, Joshua Osih. Les inscriptions sur les registres électoraux doivent s'achever en principe fin août. En septembre 2010, le leader du SDF John Fru Ndi, avait invité les Camerounais à "ne pas tomber dans le piège des inscriptions sur les listes électorales (lancées en août 2010) par Elecam". En août de la même année, le parti avait aussi posé onze "exigences" menaçant "d'empêcher des élections", si ces exigences n'étaient prises en compte. M. Biya n'a pas fait officiellement acte de candidature mais de nombreux observateurs lui prêtent l'intention de se représenter.
Cameroun: L'Agence de régulation des télécommunications du Cameroun a infligé fin juin des amendes se chiffrant au total à 6,3 milliards de FCFA à six opérateurs de services téléphoniques et Internet pour diverses violations
Yaoundé, 23 juil 2011 - L'Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun a infligé fin juin des amendes se chiffrant au total à 9,6 millions d'euros à six opérateurs de services téléphoniques et Internet pour diverses violations, a appris l'AFP samedi du ministère des Télécommunications. Le montant total des amendes se chiffre à environ 6,3 milliards de FCFA (environ 9,6 millions d'euros), selon un texte transmis samedi par le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel). "Les sanctions ont été prises fin juin", a affirmé à l'AFP un responsable du Minpostel s'exprimant sous couvert d'anonymat. Orange Cameroun, un des deux opérateurs de téléphonie mobile du pays, se voit infliger la plus grosse amende fixée à environ 4,14 milliards de FCFA (6,3 millions d'euros), soit 3,2 milliards FCFA (4,9 millions d'euros) pour "établissement des liaisons de transmission interurbaines sans autorisation" et un peu plus de 940 millions de FCFA (1,4 million d'euros) "pour utilisation sans autorisation de ressources de numérotation", selon le texte. De même source, MTN Cameroon, deuxième opérateur du mobile "écope d'une pénalité" de 523 millions de FCFA (800.000 euros) "pour utilisation sans autorisation de ressources de numérotation" tandis que sa filiale Internet MTN Network Cameroon Ltd se voit infliger une amende de 250 millions de FCFA (380.000 euros) "pour utilisation des fréquences sans autorisation dans les villes de Douala (sud) et Bafoussam (ouest)". L'entreprise publique de téléphonie fixe Camtel est appelée à payer 887 millions de FCFA (1,35 million d'euros) "pour utilisation sans autorisation de ressources de numérotation". L'opérateur de services Internet Ringo SA reçoit une amende d'environ 421 millions de FCFA (640.000 euros) "pour exploitation sans autorisation de bandes de fréquences et exploitation de bandes de fréquences dans les villes non autorisées de Yaoundé, Douala, Limbé (sud-ouest) et Bafoussam". "L'opérateur Alink Télécom Cameroun (services Internet) écope d'une pénalité 80 millions de FCFA (120.000 euros) (notamment) pour exploitation sans autorisation de fréquences en vue de la fourniture de service internet sans fil" indique enfin le texte.
Cameroun: La commission électorale camerounaise, Elecam, a été élargie par le président Paul Biya qui a nommé six personnalités notamment de la société civile
YAOUNDE, 8 juil 2011 - La commission électorale camerounaise, Elecam (Elections Cameroon), a été élargie par le président Paul Biya qui a nommé six personnalités notamment de la société civile, a rapporté vendredi la télévision d'Etat à l'approche de la présidentielle prévue pour octobre. Le président Biya "a signé hier (jeudi) un décret" nommant six nouveaux membres à Elecam, a rapporté la Cameroon Radio-Television (Crtv). Les six membres sont Mgr Dieudonné Watio (évêque de Bafoussam, ouest), Pierre Titi Nwel (qui a dirigé la Commission Justice et Paix, organisation rattachée à l'Eglise catholique connue pour ses rapports très critiques sur le déroulement des élections), Pauline Biyong (figure de la société civile), Christopher Tiku Tambe (professeur d'université et responsable régional du Comité national des droits et libertés dans la région du Sud-Ouest), Issofa Nsangou et enfin Delphine Tsanga, selon le décret. Mme Tsanga est une ancienne ministre et membre de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) qui se revendique de l'opposition mais est présent au gouvernement après une entente avec le camp présidentiel. Une élection présidentielle doit se tenir en octobre sans qu'une date ait encore été arrêtée. Ce sera le premier scrutin organisé par Elecam. "Cet important décret qui porte à 18 le nombre de membres" d'Elecam est conforme à une réforme d'Elecam intervenue en mai au Parlement, a précisé la Crtv. Il "s'inscrit dans le cadre de l'amélioration continue de notre processus de démocratisation au renforcement de la transparence, de la neutralité, de l'impartialité au perfectionnement de notre système électoral", a-t-elle commenté. Le décret présidentiel précise que les douzes premiers membres d'Elecam restent en place. L'opposition et la société civile ont toujours accusé M. Biya d'avoir nommé ses camarades du parti à Elecam. Certains des douze premiers membres de l'organe étaient des membres du parti présidentiel. Leur démission du parti après leur désignation à Elecam n'a pas suffi à faire taire les critiques. Depuis la réforme en mai d'Elecam, l'organe s'est vu retirer le droit de publier les résultats provisoires des élections, la prérogative des résultats définitifs revenant au Conseil constitutionnel. Celui-ci n'existant pas dans les faits au Cameroun, c'est la Cour suprême dont les membres sont nommés par M. Biya qui le remplace. Une autre reforme adoptée également en mai au Parlement a réduit les pouvoirs d'Elecam dans l'organisation des élections, tout en renforçant ceux de l'administration et de la justice.
BEAC: La Banque des Etats de l'Afrique centrale table sur une relance de la croissance économique en Afrique centrale en 2011 avec une progression du PIB réel de 5,2 %, contre 4,3 % en 2010
YAOUNDE, 8 juil 2011 - La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) table sur une relance de la croissance économique en Afrique centrale en 2011, selon un communiqué de presse de l'institution transmis vendredi à l'AFP après une réunion à Douala (sud du Cameroun) mercredi. "Pour l'année 2011, les perspectives macroéconomiques actualisées confirment la relance de la croissance économique, avec une progression du PIB (produit intérieur brut) réel de 5,2 %, contre 4,3 % en 2010", indique le communiqué publié après une réunion de la BEAC tenue mercredi à Douala, la capitale économique du Cameroun. "Cette tendance serait entretenue par la hausse de la production pétrolière et de gaz, l'orientation favorable du secteur non pétrolier qui bénéficierait du dynamisme des télécommunications, des transports et des industries manufacturières, ainsi que du lancement d'importants projets d'exploitation de minerais et de l'intensification des travaux de construction des infrastructures publiques dans les pays membres", précise le texte. "De même, les comptes publics, extérieurs et monétaires, s'amélioreraient sous l'effet, entre autres, du raffermissement des cours des matières premières", ajoute-t-il. "Tout en restant modérées, les pressions inflationnistes réapparaîtraient, le taux d'inflation passant à 2,1 % en 2011 contre 1,5 % en 2010", souligne la BEAC dans son communiqué. La BEAC se définit comme "l'Institut d'émission des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale" regroupant six pays: Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale,Tchad.
Cameroun: Les gouvernements camerounais et la français ont signé vendredi à Yaoundé un accord de financement de projets de développement d'un montant de 326 millions d'euros couvrant une période de cinq ans (2011-2016)
YAOUNDÉ, 1 juil 2011 - Le Cameroun et la France ont signé vendredi à Yaoundé un accord de financement de projets de développement d'un montant de 326 millions d'euros couvrant une période de cinq ans (2011-2016), a constaté un journaliste de l'AFP. L'accord dénommé "Contrat de développement désendettement (C2D)" a été signé par Abdoulaye Yaouba, ministre camerounais délégué auprès du ministre de l'Economie, et Henri De Raincourt, ministre français chargé de la Coopération. Il porte sur un montant "de près de 326 millions d'euros, soit environ 214 milliards de FCFA, pour la période 2011-2016", a indiqué M. Yaouba. Les principaux secteurs couverts par ce financement sont notamment l'agriculture, le développement local, les infrastructures, le développement urbain et la formation professionnelle. Initié par la France, le C2D a pour but d'annuler la dette de certains pays, tout en la reconvertissant en subventions pour le financement du développement. Vingt-trois pays sont concernés, selon l'ambassade de France au Cameroun. Dans le cadre de ce programme, le Cameroun avait déjà bénéficié d'une enveloppe de 352 milliards de FCFA (536,6 millions d'euros) pour la période allant de 2006 à 2011. "Le Cameroun est de loin le pays qui bénéficie du C2D le plus important", a souligné M. Yaouba. "Je me réjouis des immenses potentiels que ce C2D (signé vendredi) va contribuer à mettre en valeur non seulement pour faire face aux besoins alimentaires (60% de l'enveloppe est dédiée à l'agriculture et au développement rural) du pays mais aussi pour neutraliser la volatilité des prix et stimuler ses exportations", a pour sa part dit M. De Raincourt. "Le Cameroun est le premier destinataire de (l')aide (de la France) en Afrique subsaharienne", a-t-il souligné. "Le partenariat entre la France et le Cameroun n'a jamais été aussi fort ni aussi serein dans tous les domaines. Ne nous laissons pas distraire par les rumeurs ou les approximations qui fleurissent parfois en ces temps difficiles", a-t-il lancé. Certains Camerounais estiment que Paris boude le régime de Yaoundé, mettant notamment en avant le fait que Nicolas Sarkozy ne s'est jamais rendu dans le pays depuis qu'il est à l'Elysée.
Cameroun: L'opposant camerounais Pierre Mila Assouté a annoncé mardi à Paris sa candidature à l'élection présidentielle prévue en octobre au Cameroun
PARIS, 24 mai 2011 - L'opposant camerounais Pierre Mila Assouté a annoncé mardi à Paris sa candidature à l'élection présidentielle prévue en octobre au Cameroun et son retour prochain dans son pays après un exil de six ans en France. "Je déclare ma candidature à la présidentielle", a déclaré le président du Rassemblement démocratique pour la modernité au Cameroun (RDMC) au cours d'une conférence de presse. "Je suis réfugié politique en France, statutairement, et c'est pourquoi j'annonce devant vous ma candidature. J'espère pouvoir le faire bientôt en meeting, au Cameroun", où il prévoit de retourner en juin, a-t-il ajouté. Pierre Mila Assouté, 54 ans, a ensuite présenté le programme de son parti, proposant des pistes pour le développement de son pays, notamment dans le domaine de l'agriculture qui compte 70% de la population active, les infrastructures et l'encouragement à l'investissement. "S'il n'y a pas de rapport de force réel, (le président Paul) Biya sera réélu. Ce rapport de force existe dans la population, dans l'opinion publique. Il faut le faire exister au plan politique et c'est pour cela que je renoue avec le combat politique, que je présente ma candidature", a-t-il expliqué à l'AFP. Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya, 78 ans, ne s'est jusqu'ici pas prononcé, mais sa candidature ne fait guère de doute depuis une modification constitutionnelle de 2008 qui supprime la limitation du nombre de mandats présidentiels. Pierre Mila Assouté, qui fut député à 24 ans puis un des cadres du parti de M. Biya avant d'entrer dans l'opposition puis de s'exiler, dénonce un exercice du pouvoir personnel, un pays mal géré et sous la coupe d'une élite corrompue, et un système qui dénie le droit de vote à plus de 4 millions de Camerounais de la diaspora. Déjà empêché de se présenter en 2004, il "redoute" de voir à nouveau sa candidature rejetée "sous un prétexte ou un autre" ou son action entravée dès son retour au pays.
Cameroun: Le groupe marocain Attijariwafa Bank achète 51% de la Société commerciale de banque du Cameroun (SCB Cameroun), quatrième banque du pays
YAOUNDE, 12 mai 2011 - Le groupe marocain Attijariwafa Bank est devenu officiellement jeudi l'actionnaire majoritaire de la Société commerciale de banque du Cameroun (SCB Cameroun), quatrième banque du pays, a annoncé le patron du groupe lors d'une conférence de presse à Yaoundé. Le conseil d'administration de la SCB Cameroun a confirmé jeudi à Yaoundé "l'acquisition définitive (par Attijariwafa bank) de 51% du capital (de la banque camerounaise)", a indiqué le PDG du groupe marocain, Mohamed El Kettani. Le reste du capital (49%) est détenu par l'Etat du Cameroun, de source officielle camerounaise. "Nous souhaitons participé à la bancarisation du Cameroun", a ajouté M. El Kettani. Selon lui, le taux actuel de bancarisation est de 7% au Cameroun alors qu'il est de 50% au Maroc. Le groupe marocain envisage de doubler, dans les deux prochaines années, le nombre d'agences (actuellement 17) de la SCB Cameroun, selon M. El Kettani. En novembre 2008, Attijariwafa bank et le groupe français Crédit Agricole, avaient passé un accord portant sur le rachat par le groupe marocain de 51% du capital de la SCB Cameroun. M. El Kettani n'a pas souhaité s'exprimer sur le montant de ce rachat. Avant cet accord, le Crédit Agricole détenait 65% du capital de la banque camerounaise, contre 35% pour l'Etat du Cameroun. Premier groupe bancaire et financier du Maghreb, Attijariwafa Bank est présent dans 22 pays dans le monde où il revendique "4,6 millions de clients", selon le groupe. Elle a racheté ces dernières années plusieurs filiales africaines du Crédit Agricole dont UGB au au Gabon. La SCB Cameroun est la quatrième banque du pays, en repli par rapport à la première place qu'elle a déjà occupé par le passé.
Cameroun: Le parlement camerounais a fixé samedi à 5 millions de FCFA le montant de la caution pour être candidat à la présidentielle, soit plus du triple de l'ancien montant
CAMEROUN, 9 avr 2011 - Le parlement camerounais a fixé samedi à 7.622 euros le montant de la caution pour être candidat à la présidentielle, soit plus du triple de l'ancien montant (2.286 euros), a annoncé la radio d'Etat. "Les candidats à la présidentielle au Cameroun verseront dorénavant (chacun) une caution de 5 millions de FCFA (7.622 euros) au lieu de 1,5 million (2.286 euros)", a rapporté la Cameroon Radio-Télévision (CRTV), rendant compte de l'adoption au parlement de l'amendement d'un texte "fixant les conditions d'élection et de suppléance à la présidence de la République". Le texte initial proposé par le gouvernement, et dont l'AFP a obtenu copie, suggérait de doubler simplement cette caution pour tenir compte "de l'évolution sociopolitique du Cameroun". "Sous la poussée des députés RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti au pouvoir) dont certains proposaient jusqu'à 50 millions (76.224 euros), le gouvernement a proposé la somme de 5 millions de FCFA (qui a été) finalement adoptée", a expliqué la CRTV. Le Social democratic front (SDF), principal parti d'opposition, était opposé à cette hausse, estimant qu'elle devait être ramenée à "500.000 FCFA (environ 762 euros)", selon la radio d'Etat. L'opposition estime que l'augmentation de la caution exclut de fait de potentiels candidats "pauvres" à la course à la présidentielle. Une présidentielle doit avoir lieu au Cameroun en principe au mois d'octobre, selon la presse locale. Le président Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, ne s'est pas encore exprimé sur ses intentions. Le texte adopté samedi entérine également la suppression du nombre de mandat présidentiel, votée en 2008 par le Parlement et ne prend pas en compte les réclamations de l'opposition qui préconise l'organisation d'une présidentielle à deux tours.
Cameroun: Création au Cameroun d'un organe public chargé notamment d'assurer l'approvisionnement du marché alimentaire
YAOUNDE, 1 fév 2011 - Le Cameroun a créé mardi un organe public chargé notamment d'assurer l'approvisionnement du marché alimentaire alors que le pays est confronté à des pénuries de certains produits. Selon un décret présidentiel lu à la radio d'Etat cette mission sera "une structure (publique) d'alerte, d'achat, d'importation et de stockage des produits de grande consommation en vue d'un approvisionnement du marché dans les meilleures conditions". Elle sera "(notamment) chargée de procéder sur instruction du président de la République à l'achat des produits de grande consommation aux meilleurs prix afin de constituer des stocks de sécurité". Un arrêté du premier Ministre, Philémon Yang, définira "la liste des produits de grande consommation devant faire l'objet d'achat et/ou d'importation". Le Cameroun est confronté depuis quelques mois au manque ponctuel de certains produits tels que le sucre et le maquereau, le poisson le plus consommé du pays dont le prix atteint parfois 300 FCFA (0,45 euro) par kilogramme sur certains marchés de Yaoundé. Mardi, les services locaux du ministère du Commerce ont lancé à Yaoundé "des caravanes mobiles de vente promotionnelle des produits de premières nécessité" pour approvisionner certains quartiers de la ville jusqu'au 10 février, selon la télévision nationale. En février 2008, la répression d'un mouvement de jeunes contre la cherté de la vie et un projet de modification de la Constitution pour supprimer la limitation du nombre de mandat présidentiel avait entraîné des troubles qui avaient fait 40 tués, selon un bilan officiel, au moins 139 selon des ONG locales. Par la suite, le président Biya avait ordonné la suppression des taxes d'importation sur certains produits alimentaires.
Cameroun: A la fin du troisième trimestre 2010, l'encours de la dette publique du Cameroun est évalué à près de 1.510 milliards de FCFA, en diminution de 2,5% en glissement trimestriel et en augmentation de 6,7% en glissement annuel
YAOUNDE, 14 jan 2011 - Le montant de la dette publique du Cameroun s'élevait à 2,3 milliards d'euros, a-t-on appris vendredi auprès d'organisme public, la Caisse autonome d'amortissement (CAA), organisme officiel de sécurisation du marché financier local. "A la fin du troisième trimestre 2010, l'encours (montant total et global) de la dette publique du Cameroun est évalué à près de 1.510 milliards de FCFA (2,3 milliards d'euros)", indique sur son site la CAA. Cette dette est en "diminution de 2,5% en glissement trimestriel et (en) augmentation de 6,7% en glissement annuel", souligne la CAA. Selon elle, "cette baisse en glissement trimestriel s'explique (notamment) par l'appréciation du FCFA ( monnaie utilisée au Cameroun)/euro par rapport au dollar au cours du trimestre sous revue". "L'encours de la dette publique est désormais composé de 70,4% de dette extérieure (...)et 29,6% de dette intérieure", de même source. Fin juin 2010, la dette publique du Cameroun était de 1550 milliards (2,36 milliards d'euros) dont 69,4% provenant de l'extérieur et 30,6% de l'intérieur du pays, selon la CAA. En décembre, le gouvernement a lancé un emprunt obligataire au terme duquel il a mobilisé 203 milliards de FCFA (309 millions d'euros), soit 3 milliards (4,5 millions d'euros) de plus que la somme fixée au préalable, de source officielle. Ce emprunt lancé au quatrième trimestre n'est pas pris en compte par la CAA dont les données ont été publiées fin décembre. La CAA estime toutefois que "le recours du gouvernement à l'épargne publique (emprunt obligataire) pour le financement de son déficit budgétaire devrait contribuer à l'atténuation des différents risques afférents au portefeuille actuel de la dette publique du Cameroun, notamment celui de taux de change et de taux d'intérêt". "La dette publique (du pays) demeurera viable sur un horizon de 20 ans sauf cas de chocs extrêmes", analyse la CAA.
Cameroun: Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a octroyé au Cameroun un don de 63,8 milliards de FCFA pour faire face au sida qui affecte plus de 5% de la population camerounaise
YAOUNDE, 27 déc 2010 - Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a octroyé au Cameroun un don de 97 millions d'euros pour faire face au sida qui affecte plus de 5% de la population camerounaise, selon une annonce lundi du ministre de la Santé André Mama Fouda. "Le Cameroun va bénéficier d'un don de 63,8 milliards de FCFA (97,2 millions d'euros) sur une période de cinq ans", a annoncé M. Mama Fouda, dans un communiqué lu sur les antennes de la radio d'Etat. "Cette enveloppe s'ajoute aux efforts du gouvernement camerounais dans ses actions de prévention et de prise en charge gratuite du VIH-Sida", ajoute le texte. "Ce nouvel accord de don s'ajoute à ceux obtenus (...) pour la tuberculose et le paludisme", poursuit le communiqué, selon lequel le Cameroun bénéficie ainsi pour les trois maladies d'un financement du Fonds mondial d'"environ 150 milliards de FCFA (228,6 millions d'euros) sur cinq ans". L'argent alloué à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a déjà fait l'objet par le passé de détournement au Cameroun. En juillet 2009, un responsable régional du ministère de la Santé, Rudolph Mbangue, avait écopé de 15 ans de prison ferme pour le détournement, avec trois autres personnes, de plus de 205 millions de FCFA (environ 312.000 euros) destinés à la lutte contre le sida. L'ex-ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono, ainsi que six autres personnes dont d'anciens patrons des comités nationaux de lutte contre les trois maladies sont écroués depuis 2008 pour le détournement présumé de fonds publics. Leur procès pour des malversations fixées par la justice à 750 millions de FCFA (1,14 million d'euros) s'est ouvert en février et le verdict reste attendu. En 2004, 5,5% des Camerounais vivaient avec le virus du sida, selon une enquête officielle.
Cameroun: Le gouvernement camerounais a recueilli 200 milliards de FCFA en 15 jours pour financer des projets de développement, au terme d'un emprunt obligataire public lancé le 6 décembre
YAOUNDE, 23 déc 2010 - Le Cameroun a recueilli 200 milliards de FCFA (près de 305 millions d'euros) en 15 jours pour financer des projets de développement, au terme d'un emprunt obligataire public lancé le 6 décembre, selon son ministre des Finances, Essimi Menye. "Les comptes sont bons (...) Nous avons franchi allègrement le seuil de 200 milliards de FCFA," a affirmé mardi soir M. Menye, dans une "émission spéciale" à la télévision d'Etat sur l'emprunt obligataire lancé par le Cameroun pour 2010-2015 à un taux d'intérêt de 5,6% par an. "200 milliards en 15 jours, c'est une performance", a-t-il ajouté, soulignant être "un homme heureux". Mardi, "619 individus et 188 entreprises" avaient souscrit à l'opération au Cameroun, selon M. Menye, d'autres contributions ayant été enregistrées en Afrique (Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Sénégal, Tchad), ainsi qu'en France et en Chine. L'argent récolté doit "financer la quote-part camerounaise des grands projets de développement prioritaires", dont celui de la construction du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar (est). Il servira aussi pour "le déplacement du pipeline Tchad-Cameroun" sur une longueur de 25 km parce qu'il "se trouve aujourd'hui dans l'emprise du barrage", avait-t-il ajouté. Cet oléoduc, long de 1.070 km au total, relie les champs pétrolifères de Doba, dans le sud-ouest du Tchad, au terminal maritime de Kribi (sud-ouest du Cameroun). L'argent servira aussi "pour le projet de construction du port en eau profonde de Kribi", d'un autre barrage à Memve'ele, sur le fleuve Ntem (sud), ainsi que des projets routiers et agricoles, notamment de bassins rizicoles. La Cameroun envisage de lancer en 2011 un autre emprunt obligataire de 150 milliards de FCFA (plus de 228 millions d'euros), de source officielle.
Cameroun: Une entreprise sud-coréenne a obtenu le premier permis d'exploitation de diamant au Cameroun où d'importants gisements ont été découverts, selon un décret présidentiel
YAOUNDE, 17 déc 2010 - Une entreprise sud-coréenne a obtenu jeudi le premier permis d'exploitation de diamant au Cameroun où d'importants gisements ont été découverts, selon un décret présidentiel publié vendredi par le quotidien d'Etat Cameroon Tribune. "Il est accordé un permis d'exploitation valable pour diamant et substance connexes dénommé +Mobilong+ au profit de la société Cameroon and Korea Mining Incorporation (C&K Mining Inc)", écrit M. Biya dans le décret présidentiel publié par Cameroon Tribune. Il s'agit du tout premier permis d'exploitation de diamant octroyé par le Cameroun qui dispose d'une importante réserve de diamant, selon le ministère des Mines. La presse locale parle pour sa part de la plus grande réserve dans le monde. Environ "736 millions de carats" auraient été découverts dans l'est du pays, précisément à Mobilong (localité concernée par le permis d'exploitation) et Limpkoali, selon la presse qui cite l'entreprise C&K Mining, détenue à 80% par des Sud-Coréens et à 20% par des Camerounais. Le permis d'exploitation de diamant couvre "une période de 25 ans renouvelable par période, n'excédant pas 10 ans chacune", indique le texte présidentiel, qui ne donne pas de chiffres sur l'accord financier avec les Sud-Coréens. Il est constitué d'"un seul bloc de forme polygonale" et porte sur une superficie "égale à 236,25 km2", précise le décret de M. Biya qui reste toutefois muet sur l'importance du gisement de diamant à exploiter. Le texte présidentiel accorde un délai d'un an, à partir de la date d'octroi du permis, à C&K Mining pour démarrer les travaux d'exploitation. En 2007, cette entreprise avait bénéficié d'un permis d'exploration de gisements potentiels de diamant.
Cameroun: L'Etat camerounais a lancé un emprunt obligataire visant à recueillir jusqu'au 23 décembre en Afrique centrale 200 milliards de FCFA pour des projets de développement
LIBREVILLE, 9 déc 2010 - L'Etat du Cameroun a lancé un emprunt obligataire visant à recueillir jusqu'au 23 décembre en Afrique centrale 200 milliards de FCFA (près de 305 millions d'euros) pour des projets de développement, a annoncé jeudi à Libreville son ministre des Finances. "L'argent est une marchandise, et nous avons décidé de l'acheter. Nous allons acheter les 200 milliards de FCFA à 5,6%" par an, taux d'intérêt net de cet "emprunt obligataire par appel public à l'épargne" couvrant la période 2010-2015, a expliqué le ministre Essimi Menye lors d'une conférence de presse en présence du ministre gabonais du Budget, Blaise Louembé. Selon M. Menye, cette émission d'obligations du Trésor (20 millions de titres émis, 30 obligations à souscrire au minimum) a été autorisée par une loi adoptée en décembre 2009 pour le budget 2010 de l'Etat. Elle vise "les personnes physiques et morales résidentes et non résidentes de la Cémac", Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (6 pays: Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Les intérêts perçus par les obligataires sont exonérés de tout impôt. Le montant recherché est destiné "à financer la quote-part camerounaise des grands projets de développement prioritaires", dont celui de la construction du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar (est du Cameroun), ouvrage qui devrait permettre "de stocker chaque année 7 milliards de mètres cube" d'eau, a dit le ministre Menye. L'argent devrait également servir pour "le déplacement du pipeline Tchad-Cameroun" sur une longueur de 25 km parce qu'il "se trouve aujourd'hui dans l'emprise du barrage", a-t-il ajouté. Cet oléoduc, long de 1.070 km au total, relie les champs pétrolifères de Doba, dans le sud-ouest du Tchad, au terminal maritime de Kribi (sud-ouest du Cameroun). Les 200 milliards recherchés seront utilisés aussi "pour le projet de construction du port en eau profonde de Kribi", d'un autre barrage à Memve'ele, sur le fleuve Ntem (sud), ainsi que des projets routiers et agricoles, notamment de bassins rizicoles. L'emprunt a été lancé le 6 décembre et reste ouvert jusqu'au 23 décembre, soit huit jours de plus que le délai initialement fixé, a indiqué Alamine Ousmane Mey, directeur général d'Afriland First Bank (AFB, camerounaise), membre du consortium de banques soutenant l'opération. "Aujourd'hui, nous cumulons des souscriptions jusqu'à un montant de 123 milliards" de FCFA (plus de 187,5 millions d'euros), a précisé Alexandre Maymat, directeur général de la Société générale de Banques au Cameroun (SGBC, filiale du groupe français Société générale), autre membre du consortium avec Citibank Cameroun (du groupe américain Citibank).
Cameroun: Le parlement camerounais a adopté le budget 2011 de l'Etat, fixé à 2.571 milliards de FCFA (plus de 3,9 milliards d'euros), en hausse d'un milliard de FCFA par rapport au budget précédent ensuite baissé durant son exécution
YAOUNDE, 29 nov 2010 - Le parlement camerounais a adopté le budget 2011 de l'Etat, fixé à 2.571 milliards de FCFA (plus de 3,9 milliards d'euros), en hausse d'un milliard de FCFA par rapport au budget précédent ensuite baissé durant son exécution, a-t-on appris lundi de sources concordantes. "Le budget (2011) a été adopté, hier (dimanche) tard dans la nuit. Il est de 2.571 milliards de FCFA", a déclaré à l'AFP une source à l'Assemblée nationale, confirmant des informations de la radio nationale. Selon la radio, la Loi de finances 2011 a été adoptée "après 24 heures d'échanges". Avant l'adoption, le Premier ministre camerounais Philémon Yang avait expliqué que ce budget était en hausse de "0,04%" par rapport à celui de l'exercice en cours, sans tenir compte de la réduction de 2% du budget ordonnée mi-septembre par le président camerounais Paul Biya. Mi-septembre, le ministre camerounais des Finances Essimi Menye avait révélé à la presse que le président Biya avait ordonné cette baisse du budget de 2.570 milliards de FCFA (environ 3,9 milliards d'euros) à "2.520,6 milliards de FCFA" (environ 3,8 milliards d'euros), soit un "ajustement" représentant 2% de l'enveloppe initiale. D'après les explications du Premier ministre, le budget 2011 vise un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,8%, un taux d'inflation de 3% et table sur un prix du baril de pétrole à 80 dollars US. L'Etat compte mobiliser 1.552 milliards de FCFA (2,3 milliards d'euros) de recettes fiscales, contre 1.440 milliards de FCFA (2,1 milliards d'euros) en 2010, soit 112 milliards (170 millions d'euros) de plus. Il compte aussi sur les recettes pétrolières, l'émission de titres publics et les emprunts extérieurs. Les dépenses seront dédiées pour 59,12% au fonctionnement des services publics, 26,46% aux investissements et 14,42% au paiement de la dette. Le Cameroun vise une croissance annuelle moyenne de 5,5% de 2010 à 2020, selon la feuille de route du gouvernement pour les dix prochaines années, publiée en 2009. Depuis trois ans, le taux de croissance du pays régresse: il est passé de 3,9% en 2007 à 2,5% en 2009 (contre une prévision de 4%), selon M. Yang. Le taux espéré pour 2010 est de 3,9%.
Cameroun: Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC - au pouvoir), soutiendra la candidature du président Paul Biya à la prochaine élection présidentielle prévue en 2011YAOUNDE, 15 oct 2010 - Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC - au pouvoir), soutiendra la candidature du président Paul Biya à la prochaine élection présidentielle prévue en 2011, a affirmé vendredi René Sadi, le secrétaire général du RDPC. "Tous nos camarades, sans exclusive, sont décidés à soutenir la candidature du président Paul Biya à la prochaine élection présidentielle", a affirmé M. Sadi au quotidien d'Etat Cameroon Tribune. Agé de 77 ans, le président Biya, au pouvoir depuis 1982, n'a pas annoncé sa candidature pour ce scrutin théoriquement prévu avant octobre 2011 mais dont la date n'a pas encore été fixée. Ce soutien est "indéfectible et inconditionnel", a ajouté le secrétaire du parti au pouvoir, soulignant qu'il devrait permettre à M. Biya "de continuer son action, qui est pour nous au RDPC (...), bonne pour le Cameroun et les Camerounais". "En dépit des difficultés (...) nous sommes convaincus qu'un bel avenir attend le Cameroun et nous, militants du RDPC, croyons fermement qu'il faut donner à celui qui en a semé les graines, le président Paul Biya, la possibilité d'en impulser l'éclosion", a-t-il poursuivi. Les statuts du RDPC stipulent que son président, poste qu'occupe M. Biya, est le "candidat naturel" du parti au scrutin présidentiel. Depuis plus d'un an, les militants du RDPC multiplient des appels invitant M. Biya à briguer un nouveau mandat. "J'entends les appels et les motions de soutien que vous ne cessez de m'adresser depuis peu. Je tiens à vous en remercier très sincèrement", avait déclaré M. Biya en novembre 2009. En avril 2008, une révision constitutionnelle très critiquée avait supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels permettant ainsi à M. Biya, réélu en 2004 lors d'un scrutin à la régularité contestée, de pouvoir se représenter. Avant son adoption, cette réforme de la Constitution avait été l'une des causes d'importantes émeutes qui avaient secoué en février 2008 plusieurs villes du pays. Quarante personnes, selon les autorités, au moins 100 d'après des ONG, avaient été tuées dans des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. YAOUNDE, 6 oct 2010 - L'Afrique au sud du Sahara aura besoin de 61 millions de nouveaux emplois d'ici à 2015 pour répondre aux attentes de ses populations actives, notamment les jeunes, a estimé le Bureau international du travail (BIT) à l'ouverture mercredi d'une rencontre internationale à Yaoundé. "D'ici à 2015, il est projeté que le taux de croissance de la population active sera plus élevé en Afrique subsaharienne que dans toute autre région du monde", a déclaré Charles Dan, directeur régional pour l'Afrique du BIT, lors d'un colloque sur le travail décent qui doit s'achever vendredi au Cameroun. "Selon nos estimations au BIT, ceci demandera la création de quelque 61 millions de nouveaux emplois dans la région pour s'assurer notamment que les jeunes entrant sur le marché du travail trouveront un emploi décent", a affirmé M. Dan. Selon le BIT, en 2040, le continent comptera 1,1 milliard de personnes en âge de travailler. "Afin de réussi ce formidable pari" de la création de nouveaux emplois, "l'Afrique devra faire la transition vers un cadre macro-économique favorable à l'emploi" et "aussi réussir à libérer l'intégralité de son potentiel productif, en particulier dans l'agriculture", a poursuivi Charles Dan. Pour le BIT, a-t-il dit, le "message est simple: pas de sécurité économique sans sécurité sociale pour l'Afrique". Sur ce continent, "4 à 6% du PIB seulement sont consacrés aux prestations sociales" alors que ce taux est de "20 à 30%" en Europe. Au Cameroun, à peine 10% des travailleurs bénéficient du système public de sécurité sociale, selon le ministère camerounais du Travail. "Les taux de croissance (enregistrés) sur le continent dans la décennie précédant la crise mondiale (2008-2009) ne sont pas traduits en termes de réduction de la pauvreté et de création d'emplois. (...) A l'avenir, le système devra savoir protéger les plus petits, les vulnérables" comme il a su le faire pour "les institutions financières qui étaient à l'origine de la crise systémique et globale", a estimé M. Dan. Selon des prévisions du Fonds monétaire international publiées mercredi, l'Afrique subsaharienne devrait connaître en 2010 une croissance de 5%, et de 5,5% en 2011
Cameroun: L'Union européenne a signé mercredi un accord avec le Cameroun, premier exportateur africain de bois vers l'Europe, destiné à lutter contre le commerce de bois issu de coupes illégales
BRUXELLES, 6 oct 2010 - L'Union européenne a signé mercredi un accord avec le Cameroun, premier exportateur africain de bois vers l'Europe, destiné à lutter contre le commerce de bois issu de coupes illégales. Cet "accord de partenariat volontaire" prévoit que, d'ici juillet 2012, toutes les livraisons de bois en provenance du Cameroun vers l'UE soient certifiées comme provenant d'origine légale. "Cet accord est un pas important dans notre lutte contre le bois illégal et contribuera au développement économique et à la lutte contre la pauvreté au Cameroun", s'est réjoui le commissaire européen en charge du Développement, Andris Piebalgs. L'accord a été signé côté camerounais par le ministre en charge de la Forêt, Elvis Ngolle Ngolle. Les négociations avaient commencé en 2007 avec le Cameroun. Un système de traçabilité nationale du bois est en cours de développement sur place pour permettre l'entrée en vigueur de l'accord d'ici 2012. Le Cameroun est l'un des grands exportateurs de bois du bassin du Congo, qui abrite la deuxième réserve de bois tropical au monde. Quelque 80% des exportations de bois camerounaises sont en direction de l'UE, selon la Commission européenne. L'UE a déjà signé deux autres accords bilatéraux concernant la lutte contre le trafic du bois: un premier avec le Ghana en 2009, déjà ratifié, et un autre en cours de ratification, avec la RD Congo. Six autres accords sont en cours de négociation, avec la Malaisie, l'Indonésie, le Vietnam, la Centrafrique, le Liberia et le Gabon. En juillet, l'UE a en parallèle adopté une législation qui prévoit d'ici deux ans l'interdiction, passible de sanctions, de l'introduction sur le marché européen de bois abattu de façon illégale. Il oblige les importateurs à s'assurer de la légalité de leurs produits. La loi prévoit que les importateurs de bois ou de produits dérivés, comme les meubles en bois exotique, seront tenus s'assurer de la légalité de leurs importations. Elle impose aussi aux opérateurs qui suivent dans la chaîne d'approvisionnement, d'indiquer à qui ils ont acheté les produits et à qui ils les ont revendus, dans un souci de traçabilité.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a ordonné mercredi la baisse du budget de l'Etat de 2% en 2010, soit de 49,4 milliards de FCFA
YAOUNDE, 17 sept 2010 - Le président camerounais Paul Biya a ordonné mercredi la baisse du budget de l'Etat de 2% en 2010, a annoncé vendredi le ministre des Finances, Essimi Menye, lors d'une conférence de presse à Yaoundé. "L'ajustement budgétaire que le chef de l'Etat a recommandé nous a amenés à réduire le niveau du budget de 2010 de 49,4 milliards de FCFA (753 millions d'euros). Cet ajustement en termes relatifs représente 2% de ce budget", a déclaré vendredi le ministre des Finances. Le budget du Cameroun en 2010 est ramené à "2.520,6 milliards de FCFA" (environ 3,8 milliards d'euros), indique le président Biya dans une ordonnance signée mercredi et communiquée lors de la conférence de presse. Cette ordonnance modifie la loi de finances pour l'exercice 2010 qui avait préalablement fixé le budget à 2.570 milliards de FCFA (environ 3,9 milliards d'euros). "Dès le mois de mars, nous avions constaté des faiblesses en matière de mobilisation des recettes", a expliqué M. Menye, évoquant notamment "un fléchissement de la TVA", la taxe sur la valeur ajoutée. "Nous ne produisons pas beaucoup. Lorsqu'on ne produit pas assez, la valeur ajoutée aussi est faible. Et la TVA collectée pour financer le budget de l'Etat est faible", a-t-il poursuivi. Les restrictions budgétaires imposées par M. Biya touchent toutes les administrations, y compris la présidence, selon l'ordonnance. Elle "sera ratifiée pendant la prochaine session du Parlement afin que son application soit légale", selon le ministre. La prochaine session ordinaire de l'Assemblée nationale aura lieu en novembre. Elle est traditionnellement consacrée à l'examen et au vote du budget de l'Etat pour l'année suivante. "Le déficit budgétaire de l'année 2010 est appelé à croître avec l'accélération de la mise en oeuvre du Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) et des grands projets structurants", avait indiqué le président Biya dans une circulaire adressée lundi à son gouvernement.
Cameroun: Selon le président Biya, le projet de budget de l'Etat pour l'exercice 2011 devra être basé sur les hypothèses d'un "taux de croissance réel du PIB (produit intérieur brut) de 4% et d'un taux d'inflation autour de 3%
YAOUNDE, 16 sept 2010 - Le président camerounais Paul Biya table sur un taux de croissance de 4% pour son pays en 2011 dans une circulaire adressée au gouvernement et publiée sur le site Internet de la présidence. "Le projet de budget de l'Etat pour l'exercice 2011 devra être basé sur les hypothèses" d'un "taux de croissance réel du PIB (produit intérieur brut) de 4%" et d'un "taux d'inflation autour de 3%", écrit M. Biya dans cette circulaire adressée au gouvernement lundi et qui donne un certain nombre de directives en vue de l'élaboration du budget de 2011. "Au cours de l'année 2011, l'objectif majeur reste l'amélioration des conditions de vie des populations, par la consolidation de la croissance de l'économie camerounaise à travers la mise en oeuvre de la stratégie (gouvernementale) pour la croissance et l'emploi", souligne le président. Par ailleurs, "le déficit budgétaire de l'année 2010 est appelé à croître avec l'accélération de la mise en oeuvre du Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) et des grands projets structurants", indique-t-il, sans fournir de chiffres. Adopté en novembre 2009, le DSCE est présenté comme la feuille de route du gouvernement pour les dix prochaines années (2010-2020) et prévoit une croissance moyenne annuelle de 5,5% durant cette période. Le taux de croissance prévisionnel du Cameroun pour 2010 est de 3,9%, selon la loi budgétaire de cet exercice. Depuis trois ans, le taux de croissance du pays est en constante régression: il est passé de 3,9% en 2007 à 2,5% en 2009 (contre une prévision de 4%), selon le Premier ministre Philémon Yang. En 2009, ses recettes budgétaires en dehors des dons ont connu un recul de 272,2 milliards de FCFA (près de 415 millions d'euros), essentiellement à cause de la baisse de la production pétrolière, selon le ministère de l'Economie qui a établi à 13,1% cette baisse par rapport à 2008 Cameroun: La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant rouge (FICR) a débloqué 71 millions de FCFA pour aider les victimes des inondations de juillet dans le nord du Cameroun LIBREVILLE, 10 sept 2010 - La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant rouge (FICR) a débloqué 71 millions de FCFA (108.239 euros) pour aider les victimes des inondations de juillet dans le nord du Cameroun, a appris l'AFP vendredi de source humanitaire onusienne. "Ce montant permettra à la Croix-Rouge camerounaise de mener des actions dans les secteurs de la distribution de l'aide d'urgence, la santé, l'eau et l'assainissement (ainsi que) les abris d'urgence", indique le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) dans un bulletin pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre reçu à Libreville. Des localités de la région de l'Extrême-Nord du Cameroun ont enregistré dans la dernière décade de juillet des pluies torrentielles qui ont entraîné la mort de 15 personnes, selon les autorités locales, "d'au moins 13 personnes" d'après Ocha. Elles ont aussi laissé sans toit entre 5.000 et 3.000 personnes, selon les mêmes sources.
Cameroun: La production pétrolière du Cameroun a baissé de 13,1% en 2009 par rapport à l'année précédente, selon un rapport du ministère de l'Economie
YAOUNDE, 8 sept 2010 - La production pétrolière du Cameroun a baissé de 13,1% en 2009 par rapport à l'année précédente, selon un rapport du ministère de l'Economie dans un rapport obtenu mardi par l'AFP. En 2009, la production pétrolière "a reculé de 13,1% par rapport à 2008", affirme ce rapport sur les perspectives de l'économie camerounaise du ministère également chargé de la Planification et de l'Aménagement du territoire. Il ne fournit pas les estimations de production des deux années. "La production pétrolière maintient une tendance baissière depuis le quatrième trimestre 2007, en raison du tarissement des principaux puits en exploitation", ajoute le document, expliquant que ce secteur est parmi ceux qui ont "subi de plein fouet les effets de la crise économique internationale en 2009 à travers la chute des cours du baril de pétrole". Début 2010, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun évaluait à 13,08% la baisse de la production pétrolière de 2009 par rapport à celle de l'année précédente, en attribuant cette régression au "report de plusieurs projets de développement", occasionné notamment par la crise financière internationale. Le pays produit actuellement 26,6 millions de barils de pétrole par an, soit en moyenne 73.094 barils par jour, d'après la SNH citée par la presse locale. Selon le rapport du ministère, les recettes budgétaires du Cameroun en dehors des dons ont connu un recul de 272,2 milliards de FCFA (près de 415 millions d'euros) en 2009, "essentiellement" à cause de la baisse de la production pétrolière. "La remontée actuelle des cours du pétrole brut sur les marchés et les perspectives de sortie de crise augurent une amélioration des recettes publiques en 2010", souligne le document. En 2009, la redevance pétrolière que la SNH verse annuellement à l'Etat a chuté de presque 50%, s'établissant à 331,7 milliards de FCFA (près de 505,7 millions d'euros) contre 651,7 milliards de FCFA (plus de 993,5 millions d'euros) en 2008, selon la société. En plus de cette redevance, le gouvernement perçoit les impôts sur les activités des sociétés pétrolières qui, selon des sources concordantes, sont de moindre importance par rapport à cette redevance.
Cameroun: Le principal parti d'opposition au Cameroun, le Social democratic front (SDF), menace d'empêcher par tous les moyens la tenue de la présidentielle de 2011 si ces exigences ne sont pas exaucées
YAOUNDE, 27 août 2010 - Le principal parti d'opposition au Cameroun, le Social democratic front (SDF), a menacé vendredi d'empêcher par tous les moyens la tenue de la présidentielle de 2011 si ces exigences ne sont pas exaucées. Parmi ces onze points, le SDF demande un scrutin à deux tours pour la présidentielle (le scrutin actuel est à tour unique), le vote des Camerounais de l'étranger, ainsi que "l'institution des données biométriques dans l'établissement des listes électorales et des cartes d'électeurs". Dans une autre lettre qu'il a commencée à adresser aux membres de la communauté internationale, le SDF affirme être soutenu dans sa démarche par 30 partis politiques et ONG. Dans son communiqué le SDF menace "d'empêcher des élections futures par tous les moyens que le parti jugera nécessaires, opportuns et utiles" si les 11 exigences qu'il revendique ne sont pas exaucées. Ce communiqué est publié alors que les opérations d'inscription sur les listes électorales ont débuté jeudi. Le SDF demande aussi "le respect scrupuleux de la loi (...) de l'indépendance, la neutralité et l'impartialité" d'Elections Cameroon (Elecam) l'organe électoral qu'il juge inféodé au pouvoir. Aussi il réclame "la nomination de nouveaux membres", ainsi que sa dotation "d'une autonomie financière effective". Le SDF exige également "l'exclusion totale et sans ambiguïté du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation du processus électoral" ou l'interdiction de "l'engagement des fonctionnaires, des responsables publics et parapublics" dans la campagne. L'opposition et la société civile camerounaise prêtent à Paul Biya, 77 ans, au pouvoir depuis 1982 et réélu en 2004 l'intention de vouloir rester au pouvoir mais M. Biya n'a pas encore dit s'il sera candidat. Les statuts de son parti le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) stipulent que son président est le candidat naturel du parti au scrutin présidentiel. En avril 2008, le parlement a adopté une modification de la Constitution, supprimant notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels. L'ancien texte prévoyait un mandat de sept ans, renouvelable une fois.
Cameroun: Les opérations d'inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel de 2011 au Cameroun ont été lancées
YAOUNDE, 25 août 2010 - Les opérations d'inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel de 2011 au Cameroun ont été lancées, a annoncé mercredi à l'AFP un des responsables d'Elections Cameroon (Elecam), l'organe électoral camerounais. "Les processus d'inscription des électeurs sur les listes électorales ont démarré depuis cette deuxième quinzaine du mois d'août" en vue de la présidentielle, a affirmé le directeur général d'Elecam, Mohaman Sani Tanimou, sans préciser la date exacte. "Les inscriptions des électeurs ont été lancées pratiquement dans six régions (sur les 10 que compte le pays). Les autres vont suivre parce que nous avons de petits problèmes d'infrastructures qui ne sont pas complètement réglés", a-t-il ajouté. Selon lui, les opérations se poursuivront jusqu'à la convocation du corps électoral par le président Paul Biya. Une pause devrait être toutefois observée "entre janvier et février 2011" pour faire le point sur les inscriptions et "toiletter les listes", a-t-il précisé. Aucune date n'a encore été annoncée pour le scrutin. La présidentielle de 2011 sera la première élection organisée par Elecam, dont la loi de création date de 2006. Cet organisme a pour vocation de remplacer à la fois le ministère de l'Administration territoriale, auparavant chargé de l'organisation des élections, et l'Observatoire national des élections (Onel), qui était responsable depuis 2001 de leur supervision. Le nombre d'électeurs potentiels au Cameroun est estimé par les autorités à 9 millions, sur une population totale de 19,4 millions d'habitants. Le principal parti de l'opposition, le Social democratic front (SDF) a indiqué à l'AFP qu'il ne se sentait "pas concerné" par les opérations d'inscription sur les listes électorales et a prôné le boycott. "Nous demandons aux gens (électeurs potentiels) de rester tranquillement chez eux car Elecam n'est pas qualifié pour organiser les élections" a déclaré un des vice-présidents du SDF, Joshua Osih. Le 26 mars, le parlement a voté un amendement sur Elecam, renforçant l'implication de l'administration et rendant facultative celle de la société civile dans la conduite des élections. ONG et opposition accusent Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, d'avoir nommé des membres de son parti à Elecam et de n'avoir pas pris en compte les critiques de la communauté internationale.
Cameroun: Les gouvernements du Cameroun et du Congo ont signé un accord sur la construction d'une route de 504,5 km reliant les deux pays
YAOUNDE, 19 juin 2010 - Le Cameroun et le Congo ont signé un accord sur la construction d'une route de 504,5 km reliant les deux pays, a-t-on appris samedi auprès du ministère camerounais en charge de l'aménagement du territoire. L'accord signé par les deux gouvernements porte notamment sur "l'aménagement de la route multinationale Ouesso (nord du Congo)- Sangmélima (sud du Cameroun)", indique dans un dossier de presse transmis à l'AFP le ministre camerounais de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Louis Paul Motazé. Le projet vise notamment à bitumer et construire des ouvrages d'art sur une distance de "504,5 km" entre les deux pays, dont 318 km au Cameroun, selon une fiche technique du projet. Selon la fiche technique, le coût des travaux qui seront réalisés du côté du Cameroun est provisoirement estimé à plus de 200 milliards de FCFA (3O7 millions d'euros). Le gouvernement camerounais a déjà signé, dans le cadre du projet, deux accords de prêts de 80 et 92 milliards de FCFA (133 millions d'euros et 140 millions d'euros) avec le Fonds africain de développement (FAD) et la Banque islamique de développement (BID). Aucune indication n'a pu être obtenue samedi sur le montant total des travaux prévus au Congo. La construction d'une route entre Ouesso et Sangmélima s'inscrit dans le cadre d'un projet beaucoup plus ambitieux visant à permettre à 10 pays d'Afrique centrale d'être reliés par voie terrestre: Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principe et Tchad. Dénommé Plan directeur consensuel de développement des transports en Afrique centrale (Pdct-Ac), ce projet porte sur le bitumage de 6.018 km de routes et la construction de 140 km de voies ferroviaires. Le 15 juin, les autorités gouvernementales des 10 pays ont décidé, au terme d'une réunion sur la question à Yaoundé, de convoquer "une table ronde de bailleurs de fonds" au plus tard en juin 2011 pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet.
Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a plaidé mardi à Yaoundé pour l'attribution à l'Afrique d'"au moins un siège" de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONUYAOUNDÉ, 18 mai 2010 - Le président camerounais Paul Biya a plaidé mardi à Yaoundé pour l'attribution à l'Afrique d'"au moins un siège" de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, lors d'une conférence internationale à l'occasion du cinquantenaire des indépendances de 17 pays africains. "Personne ne conteste (...) que l'Afrique n'est pas suffisamment représentée au niveau où sont prises les décisions qui engagent l'ensemble de la planète. C'est notamment le cas à l'ONU, et en particulier au Conseil de sécurité auquel les pays africains ne peuvent accéder qu'en tant que membres non permanents", a déclaré M. Biya à l'ouverture de cette conférence, dite "Africa 21", regroupant plusieurs personnalités dont des responsables de l'ONU et de l'Union africaine (UA). "Le problème de la réforme du Conseil a été soulevé depuis longtemps mais n'a toujours pas été résolu. Il serait équitable que l'Afrique y dispose d'au moins un siège suivant un mode de représentation à arrêter entre Africains", a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres: cinq permanents avec droit de veto, et dix non permanents, élus pour deux ans. L'UA réclame deux sièges permanents avec droit de veto au sein d'un Conseil de sécurité élargi. Cet élargissement était une des réformes de l'ONU proposées par Kofi Annan durant son mandat de secrétaire général (1997-2006).
Cameroun: Plusieurs chefs d'Etat, et anciens ou actuels dirigeants de la communauté internationale, sont attendus les 18 et 19 mai à Yaoundé pour une conférence dite "Africa21" marquant le cinquantenaire des indépendances de nombreux Etats africains YAOUNDÉ, 27 avr 2010 - Plusieurs chefs d'Etat, et anciens ou actuels dirigeants de la communauté internationale, sont attendus les 18 et 19 mai à Yaoundé pour une conférence dite "Africa21" marquant le cinquantenaire des indépendances de nombreux Etats africains, ont annoncé les organisateurs mardi. "A l'occasion de la commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, le Cameroun ouvre une réflexion prospective sur l'avenir du continent africain et la nouvelle chance qu'il représente pour le monde" à travers cette conférence, déclare le comité d'organisation dans un communiqué transmis à l'AFP. Parmi les responsables annoncés à Yaoundé, figurent des chefs d'Etat et de gouvernement de plusieurs pays, Kofi Annan et Boutros Boutros Ghali (ex-secrétaires généraux de l'ONU), Mohamed ElBaradei (ex-patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique, AIEA), Jacques Diouf (directeur de l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, FAO). L'ex-Premier ministre français Michel Rocard et le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, doivent aussi figurer parmi les "plus de 400 participants internationaux" attendus. "Africa21" "se penchera sur les défis et les opportunités de l'Afrique" et sera marqué par des débats notamment sur les "ressources, conditions du développement, intégration du continent, bonne gouvernance et performance économique, défis sécuritaires et place de l'Afrique sur la scène internationale", selon les organisateurs. 2010 marque le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance pour 17 pays africains au total, dont 14 sont d'anciennes colonies françaises. Le Cameroun, qui a obtenu son indépendance de la France le 1er janvier 1960, a été le premier à lancer les festivités commémoratives et prévoit des manifestations sur plusieurs mois "par devoir de mémoire".
Cameroun: Dix partis politiques et dix associations de la société civile exigent la dissolution de l'organe électoral
YAOUNDE, 12 avr 2010 - L'opposition et la société civile camerounaises ont exigé ce week-end la dissolution de Elections Cameroon (Elecam), organe officiellement autonome chargé de l'organisation des élections, dans une déclaration commune obtenue lundi à Yaoundé par l'AFP. Dix partis politiques et dix associations de la société civile "exigent l'annulation pure et simple de toutes les lois portant création et fonctionnement d'Elecam et le décret (...) portant nomination des membres (de cet organe)", indiquent-elles dans la déclaration signée à Douala (sud). Les signataires estiment "qu'aucune élection crédible ne peut être organisée par Elecam dans sa configuration actuelle". Ils reprochent notamment au président Paul Biya d'avoir nommé "ses camarades du parti" à Elecam, ainsi que de n'avoir pas tenu compte "des multiples procédures judiciaires des partis politiques" contre les membres de l'organe électoral et "des protestations unanimes de la communauté internationale". Elecam a été créée en décembre 2006 pour se substituer au ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) comme organisateur des élections. Le 26 mars, le parlement a voté un amendement sur Elecam, renforçant l'implication de l'administration et rendant facultative celle de la société civile dans la conduite des élections. "Cette modification est un recul grave et constitue une provocation notoire et inadmissible à l'endroit du peuple camerounais", estiment les signataires de la déclaration de Douala. Parmi les signataires figurent le principal parti de l'opposition, le Social democratic front (SDF), à l'origine de l'initiative, ainsi que l'Union démocratique du Cameroun (UDC) et le MP (Mouvement progressiste). Le syndicat des étudiants de l'université anglophone de Buéa (University of Buea Students Union, Ubsu) et le Comité citoyen pour la transparence électorale (Cocitel) ont également signé l'appel.
Cameroun: D'un montant global d'investissement estimé à 11 milliards de FCFA et de la création de 300 emplois, un laboratoire de fabrication pharmaceutique d' anti-rétroviraux (ARV) ainsi que de médicaments génériques a été inauguré à Douala
YAOUNDE, 8 avr 2010 - Un laboratoire pharmaceutique de fabrication d'anti-rétroviraux (ARV) contre le sida, ainsi que de médicaments génériques, a été inauguré jeudi à Douala (sud-Cameroun) a appris l'AFP auprès de la compagnie. Ses produits seront commercialisés à destination de l'Afrique centrale à partir de juin, a-t-on précisé de même source. La Compagnie industrielle pharmaceutique (Cinpharm) fabriquera "des antirétroviraux et des antituberculeux", indique un dossier de presse transmis à l'AFP, à l'occasion de son inauguration. Le laboratoire produira aussi "des génériques antalgiques, antiparasitaires, antipaludéens, anticonvulsivants, anti-inflammatoires, antibiotiques, tous correspondants aux pathologies les plus fréquentes de la région", selon le dossier. Joint par l'AFP, un des responsables de la compagnie, Célestin Tawamba, a indiqué que les premiers médicaments de son laboratoire allaient être "disponibles sur le marché dès le mois de juin". L'objectif de la compagnie est de permettre "aux populations (d'Afrique centrale) de se soigner avec moins d'un dollar (0,75 euro) par jour", selon M. Tawamba. Des investissements de "11 milliards de FCFA" (16,7 millions d'euros) ont été nécessaires au démarrage des activités de la compagnie pharmaceutique qui emploie 300 personnes dont 20 pharmaciens, selon le dossier. Cinpharm est détenu à "94%" par le groupe camerounais Cadyst-Invest SA, selon M. Tawamba.
Cameroun: Onze chefs d'Etat ont signé l'appel de Cotonou contre les faux médicaments depuis son lancement en 2009 par l'ancien président français Jacques ChiracYAOUNDE, 6 avr 2010 - Onze chefs d'Etat ont signé l'appel de Cotonou contre les faux médicaments depuis son lancement en 2009 par l'ancien président français Jacques Chirac, selon des représentants de la Fondation Chirac en visite au Cameroun, où ils espèrent obtenir la signature du président Biya. "Le ministre nous a assuré que le président Paul Biya signerait l'appel de Cotonou", a affirmé la secrétaire générale de la fondation, Catherine Joubert, après une rencontre avec le ministre de la Santé André Mama Fouda mardi à Yaoundé. Le ministre n'a pas souhaité faire de déclaration à la presse. Depuis octobre 2009, onze présidents en exercice dont dix africains (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Mali, Niger, Congo, Sénégal, Togo, Tunisie) et un européen (Slovénie) ont signé l'appel de Cotonou, selon un document fourni par la fondation Chirac. "La fondation (Chirac) attend une mobilisation générale de tous les chefs d'Etat du monde entier" pour lutter contre la fabrication et le trafic de faux médicaments, a affirmé à l'AFP Marc Gentilini, président du comité scientifique de cette fondation. Selon lui, "le trafic de faux médicaments est en voie de devenir le deuxième trafic le plus important dans le monde, après celui des armes". Lancé par Jacques Chirac en octobre 2009 au Bénin, l'appel de Cotonou vise notamment à obtenir à terme la signature d'une convention internationale contre les faux médicaments, selon Mme Joubert. En Afrique, 30% des médicaments "sont faux ou sous-dosés", avait alors souligné Jacques Chirac.Cameroun: La production de coton en Afrique a baissé 42% en cinq ans, entre 2004 et 2009, à cause notamment de la chute des cours mondiaux
YAOUNDÉ, 10 mars 2010 - La production de coton en Afrique a baissé 42% en cinq ans, entre 2004 et 2009, à cause notamment de la chute des cours mondiaux, a appris l'AFP mercredi à Yaoundé auprès de l'Association cotonnière africaine (ACA). "Entre les campagnes 2004/2005 et 2008/2009, la production africaine de coton a baissé de 42%", affirme l'ACA, qui regroupe les producteurs de coton du continent, mais également des industriels du textile et d'autres acteurs impliqués dans le développement de la filière cotonnière, dans un dossier remis à la presse. Elle est passée "de 2.043.000 tonnes de fibre (de coton) à 1.175.000 tonnes" durant cette période, d'après l'association, qui organise de jeudi à dimanche son assemblée annuelle à Yaoundé. "La crise aiguë" que traverse la filière coton en Afrique est due notamment à "la chute des cours mondiaux et la flambée des prix des intrants agricoles", a expliqué le président de l'ACA, Bachir Diop, lors d'une conférence de presse. Ces deux principale raisons ont poussé les producteurs africains qui "ne trouvaient plus leurs comptes (...) à abandonner la culture du coton", a dit M. Diop, indiquant que le déficit des sociétés cotonnières africaines était estimé en 2007 à "250 milliards de FCFA (plus de 381 millions d'euros)". D'après lui, la filière cotonnière africaine a besoin "d'un plan Marshall" pour sa relance. A partir de 2001, quatre pays africains (Tchad, Burkina Faso, Mali, Bénin), "parmi les plus pauvres" du monde, "ont demandé à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) la suppression des subventions que les Etats-Unis et l'Union Européenne apportent a leur producteurs", rappelle l'ACA. "Près de 25 millions d'Africains tirent une part plus ou moins importante de leurs ressources de la filière cotonnière" créée en 2002 pour organiser et défendre les filières cotonnières africaines.
BEAC: Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, a officiellement pris ses fonctions vendredi à Yaoundé avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'institutionYAOUNDE, 5 fév 2010 - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) Lucas Abaga Nchama a officiellement pris ses fonctions vendredi à Yaoundé avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'institution, a déclaré le ministre camerounais des Finances Essimé Menye. Lucas Abaga Nchama (49 ans), un Equato-Guinéen est "un gouverneur de mission qui aura pour principales tâches de restaurer la crédibilité de notre Banque (la BEAC) et d'y instaurer un climat de confiance et de sérénité", a déclaré le ministre camerounais lors de la cérémonie d'installation au siège de la Banque. Le nouveau gouverneur doit "appliquer les recommandations des chefs d'Etat" de la sous-région portant notamment sur le lancement "des poursuites judicaires contre les auteurs des fraudes et autres détournements" à la BEAC, a ajouté le ministre Essimi. "Je m'engage à me conformer aux recommandations des chefs d'Etat", a assuré le nouveau patron de la BEAC, face à la presse, sans donner d'autres précisions. M. Abaga Nchama a été nommé gouverneur de l'institution le 17 janvier par les chefs d'Etat de la communauté économique d'Afrique centrale (Cémac) qui ont instauré un gouvernorat tournant à la BEAC. Depuis 1973, le président de la Banque était traditionnellement gabonais. M. Abaga Nchama remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés du Bureau extérieur de la Banque à Paris. Avant sa nomination, il était Directeur général d'exploitation au sein de la Banque. La BEAC est l'institution d'émission monétaire de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).
Cameroun: L'Etat camerounais, qui vise un taux annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, peinerait à atteindre cet objectif sans les petites et moyennes entreprises et le secteur minierYAOUNDÉ, 2 fév 2010 - Le Cameroun, qui vise un taux annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, peinerait à atteindre cet objectif sans les petites et moyennes entreprises et le secteur minier, a estimé mardi une responsable de la Banque mondiale (BM) à Yaoundé. "Sans une croissance des Petites et moyennes entreprises, je ne pense pas que le Cameroun peut avoir 5,5% de croissance par an pendant les dix prochaines années", deux fois plus que le taux estimé à 2,5% pour 2009, a déclaré Mary Barton Dock, directrice des opérations de la BM pour ce pays. Elle s'exprimait devant la presse en marge d'une vidéoconférence du président de l'institution financière, Robert Zoellick. Dans son "Document de stratégie pour la croissance et l'emploi", élaboré à la demande des bailleurs de fonds internationaux et approuvé en 2009, le Cameroun s'est notamment fixé un taux moyen annuel de croissance de 5,5% pour la décennie 2010-2020. Avec l'exécution attendue de plusieurs projets miniers annoncés par Yaoundé (cobalt, nickel, manganèse, diamant), il y aura également un impact du secteur minier sur la croissance du pays, qui ne devrait toutefois être perceptible qu'"à la fin de cette période de dix ans, et pas tout de suite", a estimé Mme Barton Dock. Selon elle, pour atteindre le taux de croissance visé, le Cameroun devrait également relever le défi de l'énergie, en mettant fin à "la crise d'électricité". Les coupures de courant sont récurrentes dans ce pays d'Afrique centrale au potentiel hydro-électrique important. Yaoundé devrait également accélérer les réformes pour améliorer le climat des affaires, a-t-elle dit. D'après le Premier ministre camerounais Philémon Yang, depuis trois ans, le taux de croissance du pays est en régression: il est passé de 3,9% en 2007 à 2,5% en 2009 (contre une prévision de 4%).
Cameroun: La Banque mondiale à Yaoundé a signé vendredi avec le Cameroun "deux accords de crédits" totalisant 159,9 millions de dollars US en faveur de routes et télécommunications YAOUNDÉ, 29 jan 2010 - La Banque mondiale (BM) à Yaoundé a signé vendredi avec le Cameroun "deux accords de crédits" totalisant 159,9 millions de dollars US (plus de 114 millions d'euros) en faveur de routes et télécommunications, selon un communiqué commun. Le premier accord porte sur un prêt de "150 millions de dollars" pour des infrastructures routières entre le Cameroun et ses voisins la Centrafrique et le Tchad, indique ce communiqué signé du ministre camerounais de l'Economie et de la Planification, Louis Paul Motaze, et de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, Mary Barton Dock. Le financement contribuera à "l'amélioration des infrastructures routières des corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena", ce qui facilitera le commerce régional mais aussi l'accès des trois pays aux marchés mondiaux. Le second prêt s'élève à 9,9 millions de dollars US. Il est destiné à "accroître la portée géographique et l'utilisation" de la fibre optique dans la sous-région. Ces deux financements font partie des ressources extérieures attendues par le Cameroun en 2010 pour boucler son budget d'investissement, selon le ministère de l'Economie, de la Planification. Le budget d'Etat prévoit une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour les investissements publics, dont 339 millions de fonds extérieurs. Cameroun: De hauts fonctionnaires camerounais, dont une ancienne ministre de l'Education, ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi à Yaoundé dans le cadre de l'opération "Epervier" de lutte contre la corruption
YAOUNDÉ, 6 jan 2010 - De hauts fonctionnaires camerounais, dont une ancienne ministre de l'Education, ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi à Yaoundé dans le cadre de l'opération "Epervier" de lutte contre la corruption, a annoncé à l'AFP une source judiciaire. "La Direction de la police judiciaire (DPJ) procède depuis ce (mercredi) matin à l'interpellation d'un certain nombre de grands commis de l'Etat ainsi que leurs collaborateurs", a affirmé cette source judiciaire ayant requis l'anonymat, sans précisions sur le nombre exact de personnes arrêtées Parmi les fonctionnaires interpellés, figurent Mme Haman Adama, ancienne ministre (2003-2009) de l'Education de base et Roger Ntongo Onguene, ancien directeur général (2003-2009) des Aéroports du Cameroun (ADC). Tous ont été placés en garde à vue dans les locaux de la DPJ à Yaoundé où la sécurité a été renforcée mercredi dans la journée, a constaté un journaliste de l'AFP. Les personnes arrêtées "font l'objet d'une enquête judiciaire" s'inscrivant dans le cadre de l'opération "Epervier", a expliqué la source judiciaire, sans préciser les griefs à leur encontre. En juin 2009, Mme Haman Adama avait été démise de ses fonctions de ministre de l'Education de base lors d'un remaniement ministériel, quelques semaines après le limogeage de Roger Ntongo Onguene du poste de directeur général des ADC. Mme Haman est la première femme ministre à être arrêtée dans le cadre de l'opération Epervier. Lancée fin 2004 sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, cette opération a déjà abouti à l'arrestation et la condamnation à de lourdes peines de prison de plusieurs personnalités dont d'anciens ministres. De nombreuses ONG locales et des diplomates estiment cependant que le niveau de la corruption demeure élevé au Cameroun et que la volonté politique de combattre cette pratique est très faible. "Nous irons jusqu'au bout (de la lutte contre la corruption), quoi qu'en disent certains", avait assuré fin décembre le président camerounais Paul Biya. |
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