| L'actualité du Burkina Faso (d'après l'Agence France Presse) |
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Burkina : La république de chine (Taïwan) et le Burkina ont réaffirmé à l'occasion de la visite d'Etat du Président MA, du 8 au 11 avril 2012 au Burkina, leur volonté de travailler en faveur d'un partenariat pour le bien-être des populations
Ouagadougou - 11 avril 2012: Le Burkina et la république de chine (Taïwan) ont réaffirmé à l'occasion de la visite d'Etat du Président MA, du 8 au 11 avril 2012 au Burkina, leur volonté de travailler en faveur d'un partenariat pour le bien-être des populations. Au terme de son séjour au Burkina, le Président de la République de Chine (Taïwan) MA Ying-Jeou et son homologue burkinabé Blaise COMPAORE ont animé une conférence de presse. La coopération entre les deux pays, la reconnaissance internationale de la Chine, le projet de la maitrise de l’énergie solaire, ont été entre autres les questions auxquelles se sont prêtés les deux chefs d’Etat. Sur la reconnaissance de Taïwan sur le plan international, le Président MA Ying-Jeou a précisé que depuis sa prise de fonction, il a toujours travaillé à consolider les relations entre son pays et les nations du monde. C’est la raison pour laquelle, dès sa prise de fonction, il a émis son intention de travaillé au rapprochement entre son pays et la Chine continentale. Son objectif principal, est de faire de Taipei, un artisan de paix et le porte étendard de la culture chinoise dans le monde. Sur la question, Blaise COMPAORE a réitéré sa vision autour des questions internationales, et particulièrement sur «la nécessité pour notre communauté mondiale de reconnaitre cette Nation taïwanaise». Le Président du Faso a félicité le Président MA Ying-Jeou pour sa diplomatie très engagée pour la paix, car, a-t-il indiqué, «le plus important aujourd’hui pour Taïwan, c’est d’avoir d’abord la paix avec ses voisins». Sur le plan de la coopération, notamment le secteur de la maitrise de l’énergie solaire, le chef de l’Etat burkinabé a dit être satisfait des expériences pilotes qui sont actuellement entreprises, aussi bien sur l’éclairage public, que l’éclairage domestique, et pour l’appui à l’enseignement. « Nous avons de grandes perspectives qui s’ouvrent devant nous et nous allons insister sur ce volet en juin prochain, lors de la rencontre de la Commission mixte Burkina-Taïwan», a souligné le Président COMPAORE, qui a par ailleurs souhaité que le secteur privé qui a la maitrise de cette technologie puisse « nous accompagner dans la diversification et la vulgarisation de cette énergie». Face à la situation d’urgence des réfugiés maliens dans le nord du pays, estimé à environs 40 000, le Président de la République de Chine(Taïwan) a annoncé un don de un million d’euros supplémentaire au gouvernement burkinabé. «La situation est très grave, et nous sommes prêts à vous accompagner pour réduire l’impact social et économique … », a indiqué le Président taïwanais. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Burkina: Le parti du président burkinabè Blaise Compaoré a élu dimanche un nouveau dirigeant à sa tête en la personne de Assimi Kounanda, actuel directeur de cabinet du Président burkinabè
OUAGADOUGOU, 4 mars 2012 - Le parti du président burkinabè Blaise Compaoré a élu dimanche un nouveau dirigeant à sa tête, à l'issue de son congrès ordinaire tenu à Ouagadougou, une année après la crise sans précédent qui a secoué le régime, a constaté un journaliste d l'AFP. Assimi Kouanda a été élu, secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de M. Compaoré, au terme de trois jours de travaux. Il est l'actuel directeur de cabinet du président burkinabè. M. Kouanda, universitaire de profession, spécialiste en islamologie remplace Roch Marc Christian Kaboré, actuel président de l'Assemblée nationale burkinabè, à ce poste qu'il occupait depuis 2002. "Le parti sort renforcé de ce congrès et notre tâche pour la prochaine étape est d'assurer une victoire écrasante du parti aux élections législatives et municipales", s'est félicité M. Kouanda. Des législatives et municipales sont prévues en novembre. François Compaore, le frère cadet du président burkinabè fait son entrée au secrétariat exécutif du CDP, l'instance dirigeante du parti composé de 37 membres. Le CDP a créé la controverse en proposant en 2009 de réviser la Constitution pour permettre à M. Compaoré de se représenter à la présidentielle de 2015. Depuis lors, l'opposition et la société civile sont vent debout contre ce projet, et des "assises nationales" en décembre dernier n'ont permis aucun consensus sur le sujet, tandis que le président Compaoré n'a rien dit de ses intentions. Le régime du président Compaoré - au pouvoir depuis 1987 - a été confronté de février à juin 2011 à une crise sociale marquée par de violentes manifestations populaires et surtout une vague de mutinerie de jeunes soldats.
Burkina : Remaniement ministériel du 23 février avec un départ et deux arrivées
BURKINA FASO Unité-Progrès-Justice Décret N°2012-122/PRES/PM portant composition du Gouvernement du Burkina Faso LE PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES Vu la Constitution ; Vu le décret N°2011-208/PRES du 18 avril 2011 portant nomination du Premier Ministre ; Sur proposition du Premier Ministre ; DECRETE Article 1 : Le Gouvernement du Burkina Faso est composé ainsi qu’il suit : 01- Ministre d’État, ministre chargé des relations avec le Parlement et des Réformes politiques : Monsieur Bongnessan Arsène YE 02- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale : Monsieur Yipènè Djibril BASSOLET 03- Ministre de l’Économie et des Finances : Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA 04- Ministre de l’Agriculture et de l’hydraulique : Monsieur Laurent SEDOGO 05- Ministre des Transports, des Postes et de l’Economie Numérique : Monsieur Gilbert G. Noël OUEDRAOGO 06- Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité : Monsieur Jérôme BOUGOUMA 07- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Madame Salamata SAWADOGO/TAPSOBA 08- Ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie : Monsieur Lamoussa Salif KABORE 09- Ministre de la Culture et du Tourisme : Monsieur Baba HAMA 10- Ministre de la Communication, Porte parole du Gouvernement : Monsieur Alain Edouard TRAORE 11- Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme : Monsieur Yacouba BARRY 12- Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat : Monsieur Patiendé Arthur KAFANDO 13- Ministre des Infrastructures et du Désenclavement : Monsieur Jean Bertin OUEDRAOGO 14- Ministre de la Santé : Monsieur Adama TRAORE 15- Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur : Monsieur Moussa OUATTARA 16- Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation : Monsieur Gnissa Isaïe KONATE 17- Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation : Madame Koumba BOLY/BARRY 18- Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la sécurité sociale : Monsieur Soungalo Appolinaire OUATTARA 19- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Jean KOULIDIATI 20- Ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi : Monsieur Achille Marie Joseph TAPSOBA 21- Ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale : Madame Clémence TRAORE/SOME 22- Ministre des Droits Humains et de la Promotion Civique : Monsieur Albert OUEDRAOGO 23- Ministre des Ressources animales : Monsieur Jérémie Tinga OUEDRAOGO 24- Ministre de la Promotion de la femme : Madame Nestorine SANGARE/COMPAORE 25- Ministre des Sports et des Loisirs : Monsieur Yacouba OUEDRAOGO 26- Ministre délégué auprès du Ministre de l’Agriculture et de l’hydraulique, chargé de l’Agriculture : Monsieur Abdoulaye COMBARY 27- Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget : Monsieur François Marie Didier ZOUNDI 28- Ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, chargé des Collectivités Territoriales : Monsieur Toussaint Abel COULIBALY 29- Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, chargé de la Coopération Régionale : Monsieur Vincent ZAKANE 30- Ministre délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, chargé de l’Alphabétisation : Monsieur Zakaria TIEMTORE Article 2 : Le présent décret sera publié au Journal Officiel du Faso. Ouagadougou, le 23 février 2012 Blaise COMPAORE Le Premier Ministre : Beyon Luc Adolphe TIAO
Burkina : L’UEMOA a accordé lundi une aide de 10 milliards FCFA à cinq de ses huit pays membres touchés par l'insécurité alimentaire, en raison de l'insuffisance des pluies durant la dernière saison agricole
OUAGADOUGOU, 20 fév 2012 (AFP) - L'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a accordé lundi une aide de 10 milliards FCFA (15 M EUR) à cinq de ses huit pays membres touchés par l'insécurité alimentaire, en raison de l'insuffisance des pluies durant la dernière saison agricole. Burkina, Côte d'Ivoire, Mali, Niger et Sénégal sont les pays bénéficiaires de cette aide, a indiqué l'institution dans un communiqué publié à l'issue d'un conseil de ministres extraordinaire consacré à la "sécurité alimentaire dans ses Etats-membres". L'Uémoa a, en outre décidé que la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) financera, "sous forme de prêt" des projets agricoles, à court terme à hauteur de 12 milliards FCFA (18,3 millions d'euros). "La mise en oeuvre de ces mesures devra intervenir au plus tard le 31 mars 2012", indique le texte. Les ministres ouest-africains se sont engagés à "poursuivre les efforts de prise en compte dans les budgets nationaux, du financement de l'agriculture (...) pour assurer l'autosuffisante alimentaire de l'Union", poursuit le texte. Le déficit pluviométrique et la mauvaise répartition des pluies ont provoqué au Sahel une mauvaise campagne agricole. Selon l'Onu, au moins 7 millions de personnes sont exposées dans cette région à une crise alimentaire. L'Uémoa, qui a son siège à Ouagadougou, a été créée en 1994. Elle regroupe sept pays francophones d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et la Guinée Bissau (lusophone) qui ont le franc CFA en commun. L'Union est un espace de 90 millions d'habitants.
Burkina: Les trois opérateurs télécoms du Burkina Faso ont écopé de pénalités d'un montant total de 2,706 milliards FCFA, payable d'ici deux semaines, en raison de la mauvaise qualité de leurs services
OUAGADOUGOU, 10 fév 2012 - Les trois opérateurs télécoms du Burkina Faso ont écopé de pénalités d'un montant total de plus de quatre millions d'euros en raison de la mauvaise qualité de leurs services, a-t-on appris vendredi de source officielle. "Nous avons adopté des décisions de sanction pécuniaire à l'encontre des trois opérateurs de téléphonie mobile pour manquements aux dispositions de leurs cahiers des charges", a déclaré lors d'une conférence de presse Mathurin Bako, président de l'autorité de régulation burkinabè (Arcep). Le montant global de la sanction, qui doit être payée d'ici deux semaines, est de 2,706 milliards FCFA (4,1 millions d'euros), a-t-il indiqué. La plus grosse des sociétés, Telmob, membre du groupe Onatel (filiale de Maroc Télécom), qui a 3,5 des 8 millions d'abonnés au mobile au Burkina, écope de 1,086 milliard FCFA (1,6 million EUR) de pénalités. Airtel, filiale de l'Indien Bharti, a à payer 894 millions FCFA (1,3 million EUR) et Telecel Faso, détenu par des capitaux burkinabè, 724 millions FCFA (1,1 million EUR). Le gouvernement et les organisations de consommateurs interpellent régulièrement les trois opérateurs pour la mauvaise qualité des services de communication (appels, SMS et surtout internet). Le gouvernement a toutefois attribué des licences de troisième génération (3G) à ces groupes pour 1,5 milliard FCFA (2,3 millions EUR) chacun. Le Burkina se prépare enfin à l'entrée d'un quatrième opérateur sur le florissant marché des télécoms.
Burkina: La commission électorale du Burkina Faso a annoncé jeudi les législatives et municipales pour le 11 novembre prochain, alors que le gouvernement demande l'aide de l'extérieur pour financer ces scrutins au budget estimé à 46 milliards FCFA
OUAGADOUGOU, 9 fév 2012 - La commission électorale du Burkina Faso a annoncé jeudi les législatives et municipales pour le 11 novembre prochain, alors que le gouvernement demande l'aide de l'extérieur pour financer ces scrutins au budget estimé à 46 milliards FCFA (70 millions d'euros). "Nous préconisons maintenant la date du dimanche 11 novembre pour la tenue des élections législatives et municipales couplées. Cette date est provisoire" car le gouvernement "décidera en dernier ressort", a déclaré lors d'une conférence de presse Barthélemy Kéré, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Prévues en 2011, les municipales avaient été reportées pour coïncider avec les législatives attendues en avril 2012. Mais en raison de retards dans l'organisation, le mandat du Parlement a été prolongé jusqu'en décembre. "Nous démarrons l'enrôlement des électeurs au plus tard début mai" pour que le fichier électoral biométrique soit disponible le 15 octobre, a indiqué M. Kéré. Le gouvernement a sollicité ses partenaires extérieurs pour financer ces élections dont le budget s'élève à 46 milliards FCFA (70 millions d'euros), selon une source diplomatique européenne, dont 43 milliards demandés par la Céni. De petits partis politiques d'opposition se sont interrogés cette semaine "sur la nécessité de dépenser autant d'argent pour organiser des élections", alors que cette année une crise alimentaire "touche des millions de compatriotes de l'aveu même du gouvernement". Le régime du président Blaise Compaoré, en place depuis 1987, a été confronté à une crise sans précédent au premier semestre 2011, marquée par des violentes manifestations populaires et une vague de mutineries.
Burkina: Le gouvernement du Burkina Faso a donné mercredi environ cinq mois à la société française Gemalto pour l'enregistrement biométrique des électeurs
OUAGADOUGOU, 25 jan 2012 - Le gouvernement du Burkina Faso a donné mercredi environ cinq mois à la société française Gemalto pour l'enregistrement biométrique des électeurs, réclamé par l'opposition au président Blaise Compaoré, en vue des législatives et municipales prévues en novembre. Leader mondial de la carte à puces choisi récemment par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Gemalto a été confirmé par le gouvernement et a "un délai d'exécution de 160 jours" de ce marché de 11,603 milliards FCFA (quelque 17 millions d'euros), indique un communiqué du conseil de ministres. Interrogés par l'AFP, ni le gouvernement ni la Céni n'ont donné de date de démarrage de l'opération d'"identification" et d'"enrôlement" des électeurs. La réalisation d'une liste électorale avec des cartes biométriques "crédibilisera le processus électoral et favorisera l'acceptation par tous du résultat des urnes", selon le gouvernement. Huit millions d'électeurs, pour une population de 16 millions d'habitants, devraient être recensés. La création d'un fichier électoral biométrique avait été réclamée par l'opposition et la nouvelle Céni mise en place à l'automne 2011. Lors de la présidentielle de novembre 2010, l'opposition avait dénoncé de "graves irrégularités", jugeant notamment "illégales" les cartes d'électeurs, et rejeté la réélection du président Compaoré, au pouvoir depuis 1987. Le gouvernement a par ailleurs annoncé une révision constitutionnelle pour prolonger le mandat des députés qui arrive à expiration jusqu'en novembre, en raison du report des législatives. "Cette révision vise à éviter un vide institutionnel et permettre aux députés de siéger et de voter les lois nécessaires aux réformes après le 5 mai 2012, qui marque la fin de leur mandat", explique le gouvernement. Le régime a été confronté à une crise sans précédent au premier semestre 2011, marquée par des violentes manifestations populaires et en particulier une vague de mutineries.
Burkina: La Banque européenne d'investissement a accordé au Burkina Faso un prêt de 23 millions d'euros pour un projet d'interconnexion électrique avec le Ghana destiné à couvrir 40% de ses besoins en électricité
OUAGADOUGOU, 14 jan 2012 - Le Burkina Faso a reçu de la Banque européenne d'investissement (BEI) un prêt de 23 millions d'euros pour un projet d'interconnexion électrique avec le Ghana destiné à couvrir 40% de ses besoins en électricité, a-t-on appris samedi de source officielle. L'accord sur ce prêt de 15,1 milliards FCFA, signé par le ministre burkinabè de l'Economie, Lucien Marie Noël Bembamba, et le responsable de la BEI pour l'Afrique de l'Ouest, Guus Heim, représente une partie du financement global du projet, estimé à 56,3 milliards FCFA (environ 86 millions EUR). La Banque mondiale a déjà accordé un prêt de 8 milliards FCFA (16 millions EUR) et le Burkina versera 1,7 milliard FCFA (2,5 millions EUR) pour l'impact environnemental du projet. L'Agence française de développement (AFD) devra boucler le financement, pour la partie burkinabè du projet, par la signature "courant février" d'un prêt de 12,1 milliards FCFA (18,4 millions EUR), selon la Société nationale burkinabè d'électricité (Sonabel). Ce projet d'interconnexion doit permettre au Burkina, à partir de la fin 2014, d'importer du Ghana une énergie d'environ 600 GWh par an, représentant près de 40% de ses besoins en électricité, a indiqué à l'AFP le chef du projet, Nazounou Yé. Ouagadougou vise un taux d'électrification de 60% d'ici 2015, contre environ 25% aujourd'hui. L'interconnexion partira de Bolgatanga (nord du Ghana) et arrivera à Zagtouli (près de Ouagadougou) et consiste en la construction d'une ligne haute tension de 225 kV sur 210 km. Au total, 24 localités burkinabè doivent être électrifiées le long de la ligne.
Burkina: Le gouvernement burkinabé a besoin de 70 milliards de FCFA pour faire face à une crise alimentaire susceptible d'affecter plusieurs millions de personnes après les mauvaises récoltes de 2011
OUAGADOUGOU, 15 déc 2011 - Le gouvernement burkinabé a besoin de 70 milliards de FCFA (107 millions d'euros) pour faire face à une crise alimentaire susceptible d'affecter plusieurs millions de personnes après les mauvaises récoltes de 2011 dans ce pays du Sahel. Pour faire face à la crise, Ouagadougou a élaboré un "Plan opérationnel de réponse à la crise alimentaire 2011-2012" d'un coût de 80 milliards de FCFA qui a été soumis jeudi à ses partenaires. Ce plan qui devrait être mis en oeuvre "dès janvier" prévoit notamment la distribution gratuite de vivres aux populations vulnérables et la vente de céréales à prix modéré, a indiqué le gouvernement. "Le besoin de financement (du plan) s'élève à 70 milliards de FCFA, étant donné que le gouvernement a déjà mobilisé près de 10 milliards de FCFA, soit 12% du budget", a déclaré le ministre de l'Agriculture et de l'Hydraulique, Laurent Sédogo. "Nous avons déjà des ressources mais sans doute que nous avons besoin de l'accompagnement de nos partenaires techniques et financiers", a indiqué le chef du gouvernement burkinabè Luc Adolphe Tiao. "Nous, les partenaires, on interviendra à la demande, en fonction des besoins qui nous seront demandés en temps voulu mais déjà il y a de l'anticipation", a déclaré à la presse l'ambassadeur de France à Ouagadougou, Emmanuel Beth. Il a indiqué que Paris et Echo (organisme de l'UE chargé de l'aide humanitaire, ndlr) ont déjà débloqué chacun un milliard de FCFA pour venir en aide aux populations. Plusieurs partenaires du Burkina en matière de sécurité alimentaire: France, Danemark, Union européenne mais aussi des organismes de l'ONU (FAO, PAM, Unicef) et des ONG analysaient ce plan jeudi, a constaté un journaliste de l'AFP. Quelque 6 millions de Burkinabè habitant dans près de la moitié des communes du pays sont en insécurité alimentaire, selon le gouvernement et "500 à 600.000 personnes" situées dans les zones périurbaines ont besoin "dans l'immédiat" d'une aide alimentaire d'urgence, a indiqué M. Sédogo. "On devrait ensuite intervenir, dans une deuxième période, pour 1,1 million de personnes et dans la troisième période, notre intervention va concerner environ 1,3 million de personnes", a indiqué M. Sédogo.
Burkina: Le gouvernement burkinabè a annoncé mardi soir une augmentation de 5% des salaires et pensions dans la fonction publique à partir de 2012
OUAGADOUGOU, 30 nov 2011 - Le gouvernement du président burkinabè Blaise Compaoré, confronté au premier semestre à une crise sociale sans précédent, a annoncé mardi soir une augmentation de 5% des salaires et pensions dans la fonction publique à partir de 2012. Cette augmentation, qui prend effet au 1er janvier prochain, a été annoncée après près d'un mois d'âpres négociations entre le gouvernement et l'ensemble des centrales syndicales et syndicats autonomes de ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest. Les syndicats réclamaient 30% de hausse des salaires et pensions. Le relèvement ne concerne pas le secteur privé, a précisé le ministre de la Fonction publique et de la sécurité, Soungalo Apollinaire Ouattara, soulignant que d'autres négociations seront ouvertes avec le patronat pour ces salariés. "Nous avions une plateforme revendicative de 44 points, 23 points ont eu des réponses. Avoir le principe d'une augmentation de salaires est une satisfaction pour nous", s'est félicité le secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) et porte-parole des syndicats, Tolé Sagnon. Le gouvernement s'est aussi engagé à installer une commission pour définir de nouveaux prix des hydrocarbures et à développer les transports en commun à Ouagadougou et dans les autres villes du pays. "En dépit du contexte peu favorable marqué par la crise économique mondiale et la situation alimentaire particulièrement difficile dans notre pays, le gouvernement a consenti des efforts exceptionnels en faveur des travailleurs du Burkina Faso", a jugé le ministre. Le régime du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a été confronté entre février et juin à une grave crise sociale, née de la mort d'un jeune dans des circonstances controversées et marquée par des protestations de nombreuses couches de la population et une vague de mutineries dans l'armée.
Burkina: D'un coût de quelque 11 milliards FCFA, le gouvernement promet 50.000 emplois pour les jeunes de 2012 à 2014 pour la jeunesse "et à assurer la formation de 45.100 jeunes diplômés et ruraux"
OUAGADOUGOU, 23 nov 201 - Le gouvernement du Burkina Faso, confronté au premier semestre à une crise sociale sans précédent, a promis mercredi de créer plus de 50.000 emplois pour les jeunes en trois ans. D'un coût de quelque 11 milliards FCFA (plus de 16 M EUR), ce programme vise à créer environ 54.200 emplois de 2012 à 2014 pour la jeunesse "et à assurer la formation de 45.100 jeunes diplômés et ruraux", indique un communiqué du Conseil des ministres au lendemain d'un séminaire gouvernemental sur ce sujet. Le gouvernement prévoit aussi de recruter 11.000 jeunes déscolarisés et non scolarisés pour des travaux à haute intensité de main d'oeuvre dans les deux principales villes, Ouagadougou et la capitale économique Bobo Dioulasso (sud-ouest). Le taux de chômage atteint au moins 12% dans ces deux villes, affirme le gouvernement. A travers le pays, 65,4% des chômeurs sont des jeunes de moins de 24 ans. En milieu rural, le chômage atteint 26,7%. Le secteur informel emploie 70% des jeunes en milieu urbain, selon la même source. Environ 500.000 nouveaux demandeurs d'emplois arrivent chaque année sur le marché du travail dans ce pays pauvre de 16 millions d'habitants, d'après les autorités. Le gouvernement a en outre annoncé une indemnisation totale d'environ 10 milliards de francs CFA (15 M EUR) pour les milliers de victimes de pillages et destructions survenus lors des manifestations populaires et surtout des mutineries du premier semestre. Une vague d'indemnisation de plus de 5,6 milliards FCFA (près de 9 M EUR) concernant plus de 1.100 dossiers va s'ajouter aux quelque quatre milliards FCFA (6 M EUR) qui avaient déjà été débloqués pour aider 2.000 petits commerçants, majoritairement dans le secteur informel, à redémarrer leurs activités. Le régime du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a été secoué de février à juin par une vague de contestations populaires, notamment de jeunes, qui s'est accompagnée de mutineries dans la quasi-totalité des casernes du pays. Ces troubles se sont accompagnés de nombreux vols, pillages et destructions, de commerces en particulier, commis surtout par des mutins.
Burkina: La croissance économique du Burkina Faso devrait atteindre 5,6% en 2011, contre 7,9% en 2010
OUAGADOUGOU, 14 oct 2011 - La croissance économique du Burkina Faso devrait atteindre 5,6% en 2011, contre 7,9% en 2010, une baisse due notamment aux troubles dans le pays au premier semestre et à la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, a affirmé vendredi le Fonds monétaire international (FMI). "Il y a une décélération de la croissance économique lorsqu'on compare 2010 à 2011. Le taux de croissance devrait passer de 7,9% en 2010 à 5,6% en 2011", a déclaré lors d'une conférence de presse Malangu Kadebi-Mbuyi, chef d'une mission du FMI qui vient de passer deux semaines au Burkina. Ce ralentissement s'explique notamment par un recul du rythme de croissance de l'activité minière, qui "sera de l'ordre de 25% en 2011", contre 67% en 2010, a-t-elle relevé. "D'après les estimations, la croissance dans le secteur des BTP qui était de 7,4% en 2010 sera pratiquement nulle en 2011, à cause de la situation en Côte d'Ivoire et des troubles sociaux au premier semestre", a-t-elle poursuivi. La crise en Côte d'Ivoire voisine jusqu'en avril 2011 a perturbé l'approvisionnement du Burkina en électricité et entraîné la fermeture de la liaison ferroviaire entre les deux pays, obligeant les entreprises burkinabè à trouver d'autres débouchés et à assumer des surcoûts, a rappelé Mme Kadebi-Mbuyi. Quant au secteur agricole qui avait connu "une augmentation de 15,6% en 2010", sa croissance en 2011 "est projetée à 5,4%", a-t-elle indiqué. Le gouvernement a évoqué jeudi la "menace" d'une crise alimentaire du fait d'un manque de pluies dans le pays, secoué par de graves troubles sociaux - mutineries en particulier - de février à juin. Le Fonds, qui prévoit une inflation faible à 1,4%, a salué cependant la "bonne" reprise de l'activité économique au second semestre. Il table sur une croissance de 5,5% en 2012, tirée par une augmentation de la production d'or, de coton et par une "forte reprise" des activités bancaires.
Burkina: En raison du déficit de pluies durant la campagne agricole écoulée, le Burkina Faso, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, est sous la menace d'une crise alimentaire
OUAGADOUGOU, 13 oct 2011 - Le Burkina Faso, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, est sous la menace d'une crise alimentaire en raison du déficit de pluies durant la campagne agricole écoulée, a affirmé jeudi le Premier ministre Luc Adolphe Tiao. "Le gouvernement est conscient de la menace de crise alimentaire qui plane sur notre pays" et "nous invite à prendre des mesures préventives afin de réduire la souffrance des populations", a-t-il lancé devant les députés lors de l'annuel "discours sur la situation de la Nation". La campagne agricole 2011, qui touche à sa fin, s'est installée "difficilement" dans "toutes les régions" avec des poches de sécheresse "plus ou moins prolongées au cours du mois de juin-juillet", a-t-il relevé. "Du fait du retard dans l'installation des pluies et des semis (...), des inquiétudes subsistent donc sur les récoltes qui risquent d'être moyennes au regard du retard constaté dans le développement des cultures céréalières", a-t-il indiqué. Une hausse des prix des denrées alimentaires de l'ordre de "8%" pour le maïs, "5%" (sorgho) et "3%" (mil) s'obverve déjà, a souligné M. Tiao. Il a appelé la population à la "solidarité", jugeant que le gouvernement ne pourrait seul faire face si la situation "venait à s'aggraver". Les autorités ont décidé de procéder à la "vente de céréales à prix social" et à la distribution gratuite de vivres aux ménages les plus démunis, a annoncé M. Tiao. Une campagne de culture de maïs par système d'irrigation sur "environ 9.000 ha" va aussi être lancée pour produire 50.000 tonnes de céréales supplémentaires. Enfin, alors que l'accès à l'eau demeure une grande difficulté, surtout en milieu rural, le Premier ministre a annoncé que "la majeure partie du pays est déficitaire", au vu du cumul pluviométrique d'avril-septembre 2011, comparé à la même période en 2010. Certaines régions du Burkina sont frappées régulièrement par des déficits de production.
Burkina: Les élections législatives et municipales prévues en mai 2012 au Burkina Faso vont être reportées à la fin de l'année pour permettre la mise en place de cartes biométriques
OUAGADOUGOU, 7 oct 2011 - Les élections législatives et municipales prévues en mai 2012 au Burkina Faso vont être reportées à la fin de l'année pour permettre la mise en place de cartes biométriques, a annoncé vendredi la commission électorale. "Avec les taches à accomplir, on ne pourra pas tenir le mois de mai 2012. On va procéder à un report pour la fin de l'année. On propose novembre ou décembre 2012", a indiqué à l'AFP Me Barthélemy Kéré, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). A l'issue d'une rencontre jeudi du Premier ministre Luc Adolphe Tiao avec la Céni, le gouvernement "n'exclut pas un report de quelques mois des élections municipales et législatives, afin de mettre en route la carte biométrique", a indiqué à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale, Jérôme Bougouma. La Céni a dit vouloir organiser les prochaines élections avec des cartes biométriques "fiables" et "plus sécurisées". Elle estime le coût de ces scrutins à "23 milliards FCFA" (35 M EUR). La biométrie est "l'outil" pour "un fichier électoral propre, transparent", mais le gouvernement doit rechercher des partenaires techniques et financiers pour réaliser ce coûteux chantier, a expliqué Me Kéré. "Il faut que nos partenaires nous aident à ne pas tomber dans une crise après les élections, parce que justement en Afrique ce sont les élections mal organisées qui provoquent les crises", a lancé le ministre Bougouma. Selon la Céni, le corps électoral potentiel est de 8 millions de personnes, sur 16 millions d'habitants. La création d'un fichier électoral biométrique avait été réclamée en vain par l'opposition qui, dénonçant de "graves irrégularités", avait rejeté en 2010 la réélection du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987. Le régime a été confronté à une crise sans précédent au premier semestre, marqué par des contestations multiples, en particulier une vague de mutineries.
Burkina: Le gouvernement du Burkina Faso a exhorté samedi les sociétés minières étrangères, en plein essor dans le pays, à s'impliquer davantage dans la lutte contre la pauvreté, qui touche 42% des 16 millions d'habitants
OUAGADOUGOU, 1 oct 2011 - Le gouvernement du Burkina Faso a exhorté samedi les sociétés minières étrangères, en plein essor dans le pays, à s'impliquer davantage dans la lutte contre la pauvreté, qui touche 42% des 16 millions d'habitants. "Nous souhaitons voir les sociétés minières inscrire dans leur plan d'investissement un apport substantiel à la population locale en matière de réalisations socioéconomiques et culturelles", a déclaré à Ouagadougou le Premier ministre Luc Adolphe Tiao. Il s'agit pour ces compagnies de "contribuer de cette façon directe à la lutte contre la pauvreté et à consolider un climat social apaisé, indispensable au développement de leurs activités", a-t-il expliqué lors de l'installation de la première Chambre des mines du Burkina. "Les populations riveraines se plaignent régulièrement des agissements des sociétés minières", a souligné Jonas Hien, responsable de l'Organisation pour le renforcement des capacités de développement (Orcade), une ONG locale. "Elles considèrent que ces sociétés viennent prendre leurs richesses sans rien leur laisser en retour. Ce qui n'est pas très faux parce que ces sociétés agissent souvent en terrain conquis comme si c'était des +no man's land+", a-t-il affirmé. Le Premier ministre a aussi appelé les sociétés minières à ne pas "dégrader dangereusement" l'environnement. Pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina connaît depuis quelques années un boom des activités minières, l'or étant devenu en 2009 son premier produit d'exportation devant le coton. De 2007 à 2010, six mines d'or et une de manganèse sont entrées en production. D'autres mines doivent être ouvertes dans les prochaines années.
Burkina: La crise sociale sans précédent qui a secoué le Burkina Faso au premier semestre 2011 va faire perdre un demi-point de croissance à ce pays
OUAGADOUGOU, 17 août 2011 - La crise sociale sans précédent qui a secoué le Burkina Faso au premier semestre 2011 va faire perdre un demi-point de croissance à ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, a annoncé mercredi le gouvernement, également inquiet des répercussions de la crise en Europe. "Les premières évaluations que nous avons, c'est qu'on aura une perte sur la croissance qu'on évalue à 0,56 point", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba. La croissance désormais attendue chuterait donc à "5,7-5,8%, mais là aussi il faut qu'on attende de voir comment la campagne agricole va se comporter, parce que c'est un élément déterminant dans notre croissance économique", a-t-il dit. Le Burkina est le premier producteur de coton d'Afrique subsaharienne et produit également du sorgho, du maïs et du riz, entre autres. Mi-juillet, le Premier ministre Luc Adolphe Tiao avait estimé que le pays ne connaîtraît pas un recul "substantiel" de sa croissance malgré la crise. Le Burkina a été secoué entre février et juin par des contestations nombreuses et parfois violentes, en particulier des mutineries de militaires, accompagnées de pillages de commerces, confrontant le régime du président Blaise Compaoré, en place depuis 1987, à une crise sans précédent. Selon le ministre, quatre milliards de francs CFA (6 millions d'euros) ont été débloqués pour aider 2.000 commerçants à redémarrer leurs activités. M. Bembamba s'est félicité de la confiance "renouvelée" des partenaires financiers du Burkina, qui dépend en grande partie de l'aide extérieure. Il a cependant redouté que la crise dans l'Union européenne, son principal partenaire, n'entraîne une baisse de l'aide. "La crainte est réelle que dans ce contexte de déficits budgétaires, les partenaires aillent vers des mesures de restrictions budgétaires. Quand il y a des coupes sombres à faire, généralement c'est l'aide publique au développement" qui est touchée, a-t-il souligné. "L'autre risque", c'est qu'en cas de "récession" il y ait "une contraction de la demande intérieure dans ces pays", ce qui signifierait "moins de demande pour nos produits d'exportation", a ajouté le ministre.
Burkina: Jusqu'à 200 fonctionnaires "fictifs" sont repérés chaque année au Burkina Faso
OUAGADOUGOU, 15 août 2011 - Jusqu'à 200 fonctionnaires "fictifs" sont repérés chaque année au Burkina Faso, a déclaré lundi le gouvernement, affirmant sa volonté de combattre les fraudeurs. "On peut se trouver avec 50, 100 ou 200 fonctionnaires fictifs" recensés chaque année, a déclaré le ministre de la Fonction publique, Soungalo Apollinaire Ouattara, dans un entretien avec l'AFP et la radio la Voix de l'Amérique. "Un fonctionnaire fictif, c'est un fonctionnaire qui est engagé et qui ne vient pas du tout au travail. Cela peut être un abandon de poste pour une longue durée. Ca peut être un fonctionnaire (dont le poste) a été créé en doublon à un autre fonctionnaire", a-t-il expliqué. "Nous travaillons justement à faire disparaître les doublons", a assuré le ministre, indiquant que ses services croisent leurs données avec celles du ministère du Budget pour débusquer les fraudeurs. Le Burkina Faso, l'un des pays les plus pauvres du monde, compte quelque 107.000 fonctionnaires, dont le salaire moyen est de 60.000 francs CFA par mois (90 euros). En juin, l'Autorité supérieure du contrôle d'Etat avait révélé que "plus des deux tiers" des fonctionnaires ne vont pas à l'heure au travail, et réclamé un système de contrôle du respect des horaires.
Burkina: L'Union européenne a annoncé qu'elle allait débloquer en 2012 huit millions d'euros pour soutenir les réformes de la justice, de la défense et de la sécurité
OUAGADOUGOU, 6 juil 2011 - L'Union européenne a pressé mardi le gouvernement du Burkina Faso de réformer son secteur de la justice et celui de la sécurité, secoué ces derniers mois par des mutineries de militaires, annonçant une aide de huit millions d'euros en 2012 pour ces chantiers. "Au niveau des réformes, on s'est mis d'accord qu'il faudrait surtout viser l'efficacité du système de justice et son indépendance. Il faudrait également améliorer le système de sécurité et renforcer les mesures contre la corruption et l'impunité", a déclaré à la presse le chargé d'affaires de la délégation de l'UE à Ouagadougou, Téo Hoorntje. L'UE a annoncé qu'elle allait débloquer en 2012 huit millions d'euros pour soutenir les réformes de la justice, de la défense et de la sécurité. Dans un communiqué conjoint, le gouvernement burkinabè s'est engagé à réformer défense et sécurité, "notamment à travers l'amélioration de la formation et l'organisation des forces de défense et de sécurité". De février à juin, le régime du président Blaise Compaoré, en place depuis 1987, a été confronté à une crise sans précédent, marquée par des contestations de nombreuses couches sociales, dont les plus emblématiques ont été des mutineries. Sur le plan politique, l'UE s'est engagée à soutenir le dialogue politique en cours dans le cadre du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP), dont les travaux ont débuté le 23 juin. L'UE et le le gouvernement burkinabè ont également insisté sur la nécessité de mettre en place une nouvelle commission électorale (Céni) pour les prochaines législatives et municipales de mai 2012. La présidentielle de novembre 2010 avait été dénoncée comme non transparente par l'opposition. Une loi a mis fin mardi au mandat des membres de la Céni. UE et Burkina étaient réunis à Ouagadougou pour la cinquième session du dialogue politique prévu par l'Accord de partenariat entre l'UE et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique).
Burkina: Le gouvernement a indiqué avoir adopté mercredi en Conseil des ministres un avant-projet de loi autorisant le renouvellement "avant terme" du mandat des membres de la Céni, qui expire fin septembre
OUAGADOUGOU, 15 juin 2011 - Le gouvernement du Burkina Faso a ouvert la voie mercredi à la dissolution de la commission électorale, en pleine crise après la démission des représentants de l'opposition. Le 8 juin, l'opposition a retiré ses membres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Elle accuse son président Moussa Michel Tapsoba d'être "totalement disqualifié" pour organiser en mai 2012 des élections municipales et législatives "crédibles, transparentes et indépendantes" après une présidentielle "calamiteuse" en novembre 2010. Le parti du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, et le Premier ministre Luc Adolphe Tiao ont aussi demandé la démission de M. Tapsoba, qu'il a énergiquement rejetée. Dans un communiqué, le gouvernement a indiqué avoir adopté mercredi en Conseil des ministres un avant-projet de loi autorisant le renouvellement "avant terme" du mandat des membres de la Céni, qui expire fin septembre. Pour le gouvernement, qui devrait être suivi par les députés, la démission des membres de l'opposition rend le fonctionnement de la Céni contraire à l'esprit des textes qui la régissent. Il estime que la mise en place d'une nouvelle Céni permettra de "reconstituer la confiance de la classe politique" dans l'institution. La commission est composée de 15 membres : cinq représentants de la majorité, cinq de l'opposition et cinq de la société civile, dont est issu M. Tapsoba. La querelle autour de la Céni survient alors que le pouvoir est confronté depuis février à une crise sans précédent avec des contestations tous azimuts, en particulier des mutineries de militaires.
Burkina Faso: Les députés burkinabè ont repris leurs travaux à l'Assemblée nationale après un mois de suspension consécutif à la dissolution du gouvernement
OUAGADOUGOU, 18 mai 2011 - Les députés burkinabè ont repris leurs travaux à l'Assemblée nationale après un mois de suspension consécutif à la dissolution du gouvernement, a-t-on appris mercredi de sources parlementaires. Ces travaux avaient été suspendus le 19 avril faute de ministres pour défendre les dossiers après la dissolution du gouvernement le 15 avril par le président Blaise Compaoré, pour faire face à une crise sans précédent marquée depuis fin février par des manifestations de colère dans tout le pays. M. Compaoré avait nommé le 18 avril un nouveau Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, qui a formé un nouveau gouvernement. Lors de leurs travaux jusqu'à fin mai, les députés devraient voter une nouvelle loi pour l'exécution du budget 2011. Ce budget a été réaménagé pour tenir compte de l'incidence des mesures prises dans le cadre de la résolution de la crise, a indiqué à l'AFP Romain Auguste Bambara, responsable de la communication du Parlement. Selon un avant-projet de budget consulté par l'AFP, le nouveau budget est de 1.251 milliards FCFA (plus de 1,9 milliard d'euros) avec un déficit de 238 milliards FCFA (près de 363 millions d'euros) contre 164 milliards de FCFA (250 millions d'euros) au budget initial. Ce déficit, "amplifié par les nouvelles dépenses liées aux mesures sociales prises dans le cadre de la résolution de la crise", devrait être "entièrement couvert par les appuis budgétaires, les tirages sur les ressources du Fonds monétaire international (FMI) ainsi que par un emprunt obligataire", précise le gouvernement dans cet avant-projet. Pour résoudre la crise, le régime a accordé de nombreux avantages financiers à des militaires et policiers mutins, débloqué de l'argent pour indemniser les commerçants. Il a aussi accordé des avantages aux salariés et subventionné certains produits de première nécessité pour lutter contre la vie chère. Les services de M. Tiao ont par ailleurs annoncé mercredi que des missions gouvernementales sillonneront à partir de vendredi toutes les régions du Burkina Faso pour des "concertations" avec les différentes couches de la population sur la "crise sociale" qui a secoué le pays. Ces missions ont pour objectif de "présenter les regrets du gouvernement quant aux préjudices et autres désagréments subis par les populations suite aux évènements consécutifs à la crise, présenter et expliquer les mesures d'urgence prises par le gouvernement" contre la vie chère, indique un communiqué. Il s'agit également de "faire le point sur l'évolution des dossiers sensibles et pendants en lien avec la crise, recueillir et échanger sur les questions prioritaires ou urgentes propres à chaque région, recueillir les suggestions et propositions de consolidation du climat d'apaisement social".
Burkina Faso: Le couvre-feu nocturne, qui avait été instauré le 16 avril à Ouagadougou à la suite des manifestations de militaires mutins, a été définitivement levé lundi
OUAGADOUGOU, 16 mai 2011 - Le couvre-feu nocturne, qui avait été instauré le 16 avril à Ouagadougou à la suite des manifestations de militaires mutins, a été définitivement levé lundi, a annoncé le ministère burkinabè de la Sécurité. Le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Jérôme Bougouma "informe les populations que le couvre-feu instauré dans la commune de Ouagadougou est définitivement levé pour compter de ce jour, lundi 16 mai 2011", indique un communiqué transmis à l'AFP. Fixé pour la première fois le 16 avril de 19H00 à 06H00 (locales et GMT), le couvre-feu a, depuis, été modifié à trois reprises. De début mai jusqu'à dimanche% | |