| L'actualité du Burkina Faso (d'après l'Agence France Presse) |
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Burkina: L'Etat burkinabé va octroyer une aide gouvernementale de plus de 11 milliards de francs CFA au secteur cotonnier, en crise aiguë depuis plusieurs années
OUAGADOUGOU, 13 mai 2009 - Le Burkina Faso, premier producteur de coton en Afrique, va octroyer une aide gouvernementale de plus de 11 milliards de francs CFA (16,7 millions d'euros) au secteur cotonnier, en crise aiguë depuis plusieurs années, a-t-on appris mercredi de source officielle. Plus de 7 milliards de francs CFA (10,6 millions d'euros) sont destinés à l'achat des intrants agricoles (engrais, herbicides, insecticides, etc.) pour la campagne cotonnière 2009-2010. Lors de la dernière campagne, l'Etat avait investi 6,5 milliards de FCFA pour l'achat de ces intrants. "Le gouvernement a accepté et décidé une fois de plus, d'apporter un soutien important à la filière coton en consentant un appui de 7,1 milliards de FCFA cette année, afin de rendre plus accessibles les intrants aux producteurs de coton", a déclaré à l'AFP Joël Tankoano, directeur financier de la Société des fibres et textiles (SOFITEX), principale société cotonnière du pays. Quatre autres milliards (6,1 millions d'euros) serviront à "l'apurement" des dettes internes des groupements de producteurs. Selon l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), ces impayés sont à la base de la baisse de la production, "à cause de la désaffection de nombreux paysans découragés" par les dettes et la baisse du prix du coton. Le Burkina Faso a produit 446.000 tonnes de coton en 2008-2009. Pour 2009-2010, le pays prévoit une production de 520.000 tonnes. Le prix d'achat au producteur a été fixé à 160 FCFA (0,2 euro), contre 165 l'année précédente. La crise du secteur était due ces dernières années aux effets combinés des subventions des Etats-Unis aux producteurs américains de coton et à la baisse continue du prix du coton sur le marché mondial. Elle s'est encore accentuée en 2008 avec la crise mondiale. Le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad réclament sans succès, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, que soit mis fin aux systèmes de subventions accordées par les pays développés à leurs producteurs de coton.
Burkina: L'Union européenne a accordé au Burkina Faso une aide de 210 milliards de francs CFA pour lutter contre la pauvreté
OUAGADOUGOU, 9 mai 2009 - L'Union européenne a accordé au Burkina Faso une aide de 320 millions d'euros pour lutter contre la pauvreté, a-t-on appris samedi auprès de la délégation de l'UE à Ouagadougou. L'accord a été signé vendredi entre le ministre burkinabè de l'Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, et l'ambassadeur de l'UE à Ouagadougou, Amos Tincani, selon la même source. L'aide de l'UE, un don non remboursable de 210 milliards de francs CFA (320 millions d'euros), sera étalée sur six ans. Elle entre dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED) et représente 60% de la totalité des engagements de l'UE en faveur de ce pays qui s'élèvent à 529 millions d'euros (347 milliards de francs CFA) pour la période 2008-2013. Dénommé "Contrat OMD" (Objectifs du millénaire pour le développement), ce soutien vise notamment à aider le Burkina Faso dans son objectif de croissance, de réduction de la pauvreté, d'amélioration des services de santé, d'éducation, de sécurité alimentaire et de gestion des finances publiques. Selon M. Tincani, "ce contrat constitue le plus vaste programme d'appui budgétaire général de l'histoire de la coopération au développement entre l'UE et un Etat de la zone Afrique-Caraïbe-Pacifique. C'est également le plus gros programme jamais approuvé entre la Commission européenne et le Burkina Faso". Au titre du 9ème FED et pour la période 2001-2007, l'UE avait offert au Burkina 433 millions d'euros. Pays pauvre sahélien, le Burkina Faso compte 14 millions d'habitants dont 43,5% vivent avec moins d'un dollar par jour.
Burkina: Une vaste campagne d'enregistrement des naissances a été officiellement lancée lundi au Burkina Faso pour enregistrer 5 millions de personnes à l'état-civil
OUAGADOUGOU, 27 avr 2009 - Une vaste campagne d'enregistrement des naissances a été officiellement lancée lundi au Burkina Faso, où seul un enfant sur trois était déclaré à l'état-civil en 2006, selon l'Institut national des statistiques et de la démographie. L'opération, gratuite pour les enfants et adolescents de moins de 18 ans, vise à enregistrer quelque cinq millions de personnes. "Le gouvernement a pris l'initiative de procéder cette année 2009 à l'enregistrement universel etgratuit des naissances sur toute l'étendue du territoire national pour les personnes âgées de 0 à 18 ans", a déclaré à la presse le Premier ministre Tertius Zongo. "Cet important programme vise à régulariser la situation de nombre de Burkinabè à l'égard des exigences de l'état-civil", a ajouté M. Zongo, au cours d'une cérémonie de remise de "kits" d'extraits de naissance à des maires et des préfets du pays. Les adultes sont également pris en compte dans l'opération mais doivent s'aquitter d'un droit de timbre, allant de 600 à 900 FCFA (0,9 à 1,3 euro), a précisé la ministre burkinabè de la Promotion des droits humains, Salamata Sawdogo. Le coût total de l'opération est estimé à 2 milliards francs CFA (plus de 3 millions d'euros), financé par l'Etat burkinabè, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Communauté Sant'Egidio et Plan Burkina, deux organisations non gouvernementales. "Un des objectifs majeurs de ce programme est de mettre en place un dispositif favorable au recensement des personnes en âge de voter, dans la perspective des consultations électorales (scrutin présidentiel) de 2010 et celles à venir", a indiqué M. Zongo. "L'enregistrement des naissances sera suivi d'une campagne de délivrance massive de cartes nationale d'identité, l'unique document fiable" pour les élections à venir, a-t-il ajouté. Le Burkina Faso, pays pauvre et enclavé, compte plus de 13 millions d'habitants.
Burkina: le gouverneur de la BCEAO, Philippe Henry Dacoury-Tabley, a exclu vendredi toute idée de dévaluation du franc CFA, monnaie commune aux 14 pays africains de la zone Franc
OUAGADOUGOU, 17 avr 2009 - Le gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Philippe Henry Dacoury-Tabley, a exclu vendredi toute idée de dévaluation du franc CFA, monnaie commune aux 14 pays africains de la zone Franc. "Les fondamentaux de nos économies ne permettent pas du tout d'envisager une quelconque dévaluation du franc CFA", lié à l'euro par un système de parité fixe (1 EUR = 655,957 FCFA), a déclaré M. Dacoury-Tabley lors d'une conférence de presse. Une dévaluation avait eu lieu en 1994. "Actuellement, aucun pays ne parle de dévaluation pour faire face à la crise" économique et financière, a-t-il dit. M. Dacoury-Tabley a par ailleurs démenti la mise en circulation d'un billet de 50.000 FCFA (76 euros) en Afrique de l'Ouest. "C'est un canular. Celui qui l'a dit ne sait pas de quoi il parle", a-t-il ajouté. Le gouverneur de la BCEAO, et ses homologues des banques centrales d'Afrique centrale et des Comores, assistaient dans la capitale burkinabè à une réunion des 15 ministres de l'Economie et des Finances de la zone Franc. La ministre française de l'Economie et le gouverneur de la Banque de France étaient également présents. La zone Franc regroupe l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays), la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac, 6 pays) et les Comores.
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