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L'actualité du Burkina Faso
(d'après l'Agence France Presse)


Burkina: L'Etat burkinabé va octroyer une aide gouvernementale de plus de 11 milliards de francs CFA au secteur cotonnier, en crise aiguë depuis plusieurs années

OUAGADOUGOU, 13 mai 2009 - Le Burkina Faso, premier producteur de coton en Afrique, va octroyer une aide gouvernementale de plus de 11 milliards de francs CFA (16,7 millions d'euros) au secteur cotonnier, en crise aiguë depuis plusieurs années, a-t-on appris mercredi de source officielle. Plus de 7 milliards de francs CFA (10,6 millions d'euros) sont destinés à l'achat des intrants agricoles (engrais, herbicides, insecticides, etc.) pour la campagne cotonnière 2009-2010. Lors de la dernière campagne, l'Etat avait investi 6,5 milliards de FCFA pour l'achat de ces intrants. "Le gouvernement a accepté et décidé une fois de plus, d'apporter un soutien important à la filière coton en consentant un appui de 7,1 milliards de FCFA cette année, afin de rendre plus accessibles les intrants aux producteurs de coton", a déclaré à l'AFP Joël Tankoano, directeur financier de la Société des fibres et textiles (SOFITEX), principale société cotonnière du pays. Quatre autres milliards (6,1 millions d'euros) serviront à "l'apurement" des dettes internes des groupements de producteurs. Selon l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), ces impayés sont à la base de la baisse de la production, "à cause de la désaffection de nombreux paysans découragés" par les dettes et la baisse du prix du coton. Le Burkina Faso a produit 446.000 tonnes de coton en 2008-2009. Pour 2009-2010, le pays prévoit une production de 520.000 tonnes. Le prix d'achat au producteur a été fixé à 160 FCFA (0,2 euro), contre 165 l'année précédente. La crise du secteur était due ces dernières années aux effets combinés des subventions des Etats-Unis aux producteurs américains de coton et à la baisse continue du prix du coton sur le marché mondial. Elle s'est encore accentuée en 2008 avec la crise mondiale. Le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad réclament sans succès, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, que soit mis fin aux systèmes de subventions accordées par les pays développés à leurs producteurs de coton.



Burkina: L'Union européenne a accordé au Burkina Faso une aide de 210 milliards de francs CFA pour lutter contre la pauvreté

OUAGADOUGOU, 9 mai 2009 - L'Union européenne a accordé au Burkina Faso une aide de 320 millions d'euros pour lutter contre la pauvreté, a-t-on appris samedi auprès de la délégation de l'UE à Ouagadougou. L'accord a été signé vendredi entre le ministre burkinabè de l'Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, et l'ambassadeur de l'UE à Ouagadougou, Amos Tincani, selon la même source. L'aide de l'UE, un don non remboursable de 210 milliards de francs CFA (320 millions d'euros), sera étalée sur six ans. Elle entre dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED) et représente 60% de la totalité des engagements de l'UE en faveur de ce pays qui s'élèvent à 529 millions d'euros (347 milliards de francs CFA) pour la période 2008-2013. Dénommé "Contrat OMD" (Objectifs du millénaire pour le développement), ce soutien vise notamment à aider le Burkina Faso dans son objectif de croissance, de réduction de la pauvreté, d'amélioration des services de santé, d'éducation, de sécurité alimentaire et de gestion des finances publiques. Selon M. Tincani, "ce contrat constitue le plus vaste programme d'appui budgétaire général de l'histoire de la coopération au développement entre l'UE et un Etat de la zone Afrique-Caraïbe-Pacifique. C'est également le plus gros programme jamais approuvé entre la Commission européenne et le Burkina Faso". Au titre du 9ème FED et pour la période 2001-2007, l'UE avait offert au Burkina 433 millions d'euros. Pays pauvre sahélien, le Burkina Faso compte 14 millions d'habitants dont 43,5% vivent avec moins d'un dollar par jour.


Burkina: Une vaste campagne d'enregistrement des naissances a été officiellement lancée lundi au Burkina Faso pour enregistrer 5 millions de personnes à l'état-civil

OUAGADOUGOU, 27 avr 2009 - Une vaste campagne d'enregistrement des naissances a été officiellement lancée lundi au Burkina Faso, où seul un enfant sur trois était déclaré à l'état-civil en 2006, selon l'Institut national des statistiques et de la démographie. L'opération, gratuite pour les enfants et adolescents de moins de 18 ans, vise à enregistrer quelque cinq millions de personnes. "Le gouvernement a pris l'initiative de procéder cette année 2009 à l'enregistrement universel etgratuit des naissances sur toute l'étendue du territoire national pour les personnes âgées de 0 à 18 ans", a déclaré à la presse le Premier ministre Tertius Zongo. "Cet important programme vise à régulariser la situation de nombre de Burkinabè à l'égard des exigences de l'état-civil", a ajouté M. Zongo, au cours d'une cérémonie de remise de "kits" d'extraits de naissance à des maires et des préfets du pays. Les adultes sont également pris en compte dans l'opération mais doivent s'aquitter d'un droit de timbre, allant de 600 à 900 FCFA (0,9 à 1,3 euro), a précisé la ministre burkinabè de la Promotion des droits humains, Salamata Sawdogo. Le coût total de l'opération est estimé à 2 milliards francs CFA (plus de 3 millions d'euros), financé par l'Etat burkinabè, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Communauté Sant'Egidio et Plan Burkina, deux organisations non gouvernementales. "Un des objectifs majeurs de ce programme est de mettre en place un dispositif favorable au recensement des personnes en âge de voter, dans la perspective des consultations électorales (scrutin présidentiel) de 2010 et celles à venir", a indiqué M. Zongo. "L'enregistrement des naissances sera suivi d'une campagne de délivrance massive de cartes nationale d'identité, l'unique document fiable" pour les élections à venir, a-t-il ajouté. Le Burkina Faso, pays pauvre et enclavé, compte plus de 13 millions d'habitants.



Burkina: le gouverneur de la BCEAO, Philippe Henry Dacoury-Tabley, a exclu vendredi toute idée de dévaluation du franc CFA, monnaie commune aux 14 pays africains de la zone Franc

OUAGADOUGOU, 17 avr 2009 - Le gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Philippe Henry Dacoury-Tabley, a exclu vendredi toute idée de dévaluation du franc CFA, monnaie commune aux 14 pays africains de la zone Franc. "Les fondamentaux de nos économies ne permettent pas du tout d'envisager une quelconque dévaluation du franc CFA", lié à l'euro par un système de parité fixe (1 EUR = 655,957 FCFA), a déclaré M. Dacoury-Tabley lors d'une conférence de presse. Une dévaluation avait eu lieu en 1994. "Actuellement, aucun pays ne parle de dévaluation pour faire face à la crise" économique et financière, a-t-il dit. M. Dacoury-Tabley a par ailleurs démenti la mise en circulation d'un billet de 50.000 FCFA (76 euros) en Afrique de l'Ouest. "C'est un canular. Celui qui l'a dit ne sait pas de quoi il parle", a-t-il ajouté. Le gouverneur de la BCEAO, et ses homologues des banques centrales d'Afrique centrale et des Comores, assistaient dans la capitale burkinabè à une réunion des 15 ministres de l'Economie et des Finances de la zone Franc. La ministre française de l'Economie et le gouverneur de la Banque de France étaient également présents. La zone Franc regroupe l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays), la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac, 6 pays) et les Comores.


Burkina: Quatre pays africains producteurs de coton ont obtenu samedi à Ouagadougou une aide du Brésil de 4,7 millions de dollars US, destinée au développement du secteur cotonnier

OUAGADOUGOU, 11 avr 2009 - Quatre pays africains producteurs de coton ont obtenu samedi à Ouagadougou une aide du Brésil de 4,7 millions de dollars US, destinée au développement du secteur cotonnier qui fait vivre quelque 10 millions de personnes sur leur territoire. Cette aide non remboursable est destinée au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, tous membres fondateurs de l'Initiative coton (C4) qui avaient en partie été à l'origine de l'échec des négociations sur le cycle de Doha en 2003 à Cancun (Mexique), a indiqué le ministère burkinabè des Affaires étrangères. Cespays demandent, sans succès, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), que soient mis fin aux système de subventions accordées par les pays développés - notamment les Etats-Unis - à leurs producteurs de coton. L'aide accordée par le Brésil doit contribuer à la lutte contre les ravageurs ou encore aux techniques de récupération des sols appauvris. Elle va également servir à "l'échange de matériel végétal pour élargir le fonds génétique dans le cadre de l'amélioration variétale" pour le Burkina Faso, seul pays de la région à s'engager dans la culture du coton génétiquement modifié, selon le chef de la diplomatie burkinabè, Alain Bédouma Yoda. "Cette aide va redynamiser la recherche sur le coton dans nos quatre pays et permettre une collaboration plus fructueuse avec les instituts de recherche du Brésil", a estimé M. Yoda, qui a signé l'accord avec l'ambassadeur du Brésil à Ouagadougou, Santiago Alcazar. En 2003, le Brésil avait obtenu auprès de l'OMC le démantèlement des aides accordées par le gouvernement américain à ses producteurs de coton, estimant que ces subventions pénalisaient les producteurs des autres pays. Mais Washington se refuse jusqu'à présent à appliquer la totalité de la décision de l'OMC. Le Brésil a réclamé, le mois dernier, 2,5 milliards de dollars de sanctions contre Washington pour ne s'être pas mis en conformité avec cette condamnation de l'OMC. "Jusqu'à présent, les pays du Nord (...) nous empêchent de développer notre secteur du coton par leurs subventions alors que c'est une activité très nourricière pour un pays comme le Burkina Faso", a déploré M. Yoda.


Burkina: Les pays de l'UEMOA se sont engagés mardi à apporter leur aide à la Guinée-Bissau dont les besoins de financement sont estimés à "100 milliards de francs CFA"

OUAGADOUGOU, 18 mars 2009 - Les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se sont engagés mardi à apporter leur aide à la Guinée-Bissau dont les besoins de financement sont estimés à "100 milliards de francs CFA" (152 millions d'euros), selon un représentant de l'Uémoa. La 13e conférence ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Uémoa (8 pays) s'est penchée sur la crise bissau-guinéenne, deux semaines après le double assassinat à Bissau du président Joao Bernardo Vieira et du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waié. "Nous avons déjà envoyé une équipe à la demande des chefs d'Etat pour analyser tous les besoins de la Guinée-Bissau (...). Nous avons estimé ces besoins à 100 milliards de francs CFA", a annoncé le président de la Commission de l'Uémoa, le Malien Soumaïla Cissé, mardi soir à l'issue de la conférence. Selon M. Cissé, le petit pays en crise a besoin d'un "programme d'urgence" de 25 milliards FCFA, dont 5,6 milliards (8,5 M EUR) pour combler le "déficit budgétaire" et 2,5 milliards (3,8 M EUR) pour organiser l'élection présidentielle anticipée. "La conférence des chefs d'Etat nous a donné instruction de trouver cet argent, nous allons le trouver. Nous allons nous-mêmes mettre la main à la poche", a déclaré M. Cissé. "Les Etats vont cotiser (...) et les grandes institutions (sous-régionales) que sont la Commission de l'Uémoa, la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vont aussi trouver de l'argent dans leur budget pour combler ce déficit. Voilà un exemple concret de solidarité", a fait valoir M. Cissé. L'Uémoa prévoit également d'aider la Guinée-Bissau à réformer ses forces de défense et de sécurité pléthoriques, qui "absorbent 50% de la masse salariale" versée par l'Etat, selon la même source. Le président par intérim de la Guinée-Bissau Raimundo Pereira s'est félicité de "la solidarité de l'Uémoa". Il a promis de "travailler à respecter la Constitution" qui prévoit l'organisation d'une élection présidentielle dans les 60 jours suivant sa prestation de serment.


Burkina: La crise alimentaire de 2008 en Afrique, qui a poussé les Etats à prendre des mesures coûteuses, a fait perdre plus de 457 millions d'euros de recettes fiscales aux huit pays de l'UEMOA

OUAGADOUGOU, 16 mars 2009 - La crise alimentaire de 2008 en Afrique, qui a poussé les Etats à prendre des mesures coûteuses, a fait perdre plus de 457 millions d'euros de recettes fiscales aux huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a affirmé lundi cette institution. "Suivant une hypothèse basse (...) nous pouvons dire que les pertes de recettes fiscales dans l'ensemble de nos Etats dues aux mesures prises pour faire face à la crise sont d'environ 300 milliards de francs CFA", soit plus de 457 millions d'euros, a déclaré Jean Ndeye, chargé de la surveillance multilatérale à la Commission de l'UEMOA basée à Ouagadougou. Pour juguler la crise et pallier l'envolée des prix des denrées de base, la plupart des pays ont accordé des subventions, des exonérations de taxes et de droits de douane sur les produits alimentaires ou bien des augmentations de salaires dans certains cas. "Ces mesures budgétaires, il faut pouvoir les assumer, et cela suppose que vous disposez de ressources", a observé M. Ndeye. Selon lui, l'UEMOA, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ont apporté environ 40 milliards de francs CFA (près de 61 millions d'euros) d'aide à chacun des huit pays membres "pour les aider à faire face à la crise" alimentaire. Cette crise a provoqué des manifestations parfois violentes contre la cherté de la vie dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, notamment au Sénégal, au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire où une personne a trouvé la mort à Abidjan. Selon ce responsable, "aucun pays" de l'UEMOA n'a respecté la convergence régionale sur l'inflation fixée à 3%. Elle est passée en 2007 de plus de 2% à 7,4% en 2008 dans la zone "en raison de la crise". "Les mesures prises par les gouvernements remettent en cause les politiques de convergence communes de l'UEMOA notamment en matière d'harmonisation fiscale. C'est une crise qui a conduit nos Etats, en plus des inflations, à des déséquilibres au niveau budgétaire", a-t-il regretté.



Burkina: A l'issu de la 13è conférence des Chefs d'Eta et de gouvernement de l'UEMOA, les huit dirigeants des pays membres se sont engagés à "tout mettre en oeuvre" pour conclure avant la fin juin un accord de partenariat économique régional avec l'Union européenne 

OUAGADOUGOU, 18 mars 2009 - Les dirigeants des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se sont engagés à Ouagadougou "à tout mettre en oeuvre" pour conclure avant la fin juin un accord de partenariat économique régional avec l'Union européenne (UE). "La conférence réaffirme l'engagement des Etats membres de l'Uémoa à tout mettre en oeuvre avec les autres pays de la région d'Afrique de l'ouest pour conclure à la date convenue avec l'UE un accord de partenariat économique régional", selon un communiqué lu mardi soir par le président de la Commission de l'Uémoa, Soumaïla Cissé, à l'issue de la 13e conférence de l'Union. L'Uémoa négocie ces accords de libre échange entre l'UE et l'Afrique au sein de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui a décidé de les signer avant fin juin. Selon le communiqué, cet accord doit prendre en compte les besoins de développement des pays et être à même de "favoriser l'ancrage des économies de la région dans l'économie mondiale". Les APE ont été proposés par l'UE aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), en remplacement d'un régime commercial préférentiel accordé par les Européens à leurs anciennes colonies. L'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui jugeait ce régime préférentiel incompatible avec les règles internationales, avait fixé au 31 décembre 2008 le délai pour son remplacement. Ces APE prévoient l'ouverture progressive des marchés ACP à 80% des produits européens sur une période de 15 à 20 ans. De nombreux pays et organisations ont rejeté ces APE, jugeant qu'ils nuiraient à leurs économies fragiles. Mais la Côte d'Ivoire et le Ghana, membres de la Cédéao, ont déjà conclu des accords "intermédiaires" avec l'UE. Durant leur conférence, les dirigeants de l'Uémoa ont par ailleurs décidé la mise en place d'une "initiative régionale sur les solutions à apporter à la crise sur l'énergie". A l'issue des discussions, la présidence de l'Uémoa a été confiée au président malien Amadou Toumani Touré. Le 14e sommet aura lieu à Bamako en 2010.


Burkina: Les Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA se réuniront ce mardi 17 mars en session ordinaire pour examiner les activités des organes de l'Institution

OUAGADOUGOU, 13 mars 2009 - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union économique et monétaire Ouest africaine (Uémoa) doivent se réunir mardi à Ouagadougou pour notamment "se pencher sur la situation en Guinée Bissau", a-t-on appris vendredi auprès de l'institution. Les chefs d'Etat examineront les activités des organes de l'Uémoa notamment celles de la Commission de l'Uémoa, de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), a indiqué le directeur de la communication, Babaka Badjibassa. "Sur les questions politiques, les chefs d'Etat vont naturellement se pencher sur la situation en Guinée Bissau", a-t-il indiqué à l'AFP. Le 2 mars, le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira, 69 ans, dont 23 ans au pouvoir, a été tué par des militaires, en représailles à un attentat à la bombe qui avait coûté la vie, la veille, au chef d'état-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waié. Aucun chef d'Etat de la région n'a assisté à ses obsèques. Sur le plan économique, les dirigeants de l'Uémoa adopteront un "programme spécial" sur la résolution de la crise de l'énergie et le financement du développement. Selon M. Badjibassa, le président béninois Thomas Yayi Boni préside en ce moment une commission sur ce sujet dont le "rapport sera versé au dossier sur l'énergie". Le président burkinabè, Blaise Compaoré qui assure la présidence de l'Uémoa depuis le dernier sommet tenu en janvier 2007, devrait également céder son fauteuil. Créée en janvier 1994, l'Uémoa calquée sur le modèle de l'Union européenne (UE) regroupe les 7 pays francophones d'Afrique de l'ouest ayant le franc CFA en partage. Ils ont été rejoints en 1996 par la Guinée Bissau, petit pays lusophone qui a obtenu son indépendance en 1974.


Burkina: Le film "Teza" de l'Ethiopien Haïlé Gérima a remporté samedi l'Etalon d'or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco)

OUAGADOUGOU - samedi 07 mars 2009 - Le film "Teza" de l'Ethiopien Haïlé Gérima a remporté samedi l'Etalon d'or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), véritable institution du "7e art" en Afrique. Hailé Gérima dont l'oeuvre figurait parmi les favoris est absent de Ouagadougou. Il a donc été représenté par sa soeur Selome Gérima, coproductrice du film. "Teza" traite de l'époque de la dictature de Mengistu Haïlé Mariam dans les années 70 et 80 et a déjà remporté le prix spécial du jury et le prix du meilleur scénario à Venise (Italie). Né à Gondar (Ethiopie) en 1946, Gérima s'est installé en 1968 aux USA, où il a intégré une école de réalisateurs noirs à Los Angeles. Il est professeur de cinéma à l'Université de Howard depuis 1975. L'Etalon d'argent est revenu au film "Nothing but the truth" du Sud-Africain John Kani qui traite du racime pendant et après l'apartheid. L'Etalon de bronze a été attribué à "Mascarades", une comédie de l'Algérien Lyes Salem à propos d'une cérémonie de mariage sans... le marié. La cérémonie, rythmée par des spectacles de danses et de la musique, s'est déroulée dans le plus grand stade de Ouagadougou, d'une capacité de plus de 37.000 places, mais qui n'était qu'à moitié plein alors que l'entrée était gratuite. La fête du cinéma africain, qui soufflait cette année ses 40 bougies, a été quelque peu ternie par des problèmes liés à l'organisation. Des festivaliers se sont plaints de ne pas disposer d'accréditations pour accéder aux salles et les réalisateurs ont été dépités par la cacophonie dans la programmation de leurs films plusieurs jours après l'ouverture. Par ailleurs, la décision des organisateurs d'interdire les projections de films en plein air qui faisaient l'originalité du Fespaco a tué l'effervescence populaire. Résultat: les salles ont été occupées par des festivaliers et autres touristes fortunés. Seul le film "Coeur de lion" du Burkinabè Boubacar Diallo a pu attirer les Ouagalais au cinéma. Cette édition a aussi été marquée par un hommage des organisateurs au réalisateur sénégalais Ousmane Sembène. Considéré comme le "doyen des cinéastes africains et pionnier du Fespaco" avant son décès en juin 2007, M. Sembène a été décoré à titre posthume par le gouvernement burkinabè. Une avenue près de la présidence burkinabè a été baptisée en son nom. Les organisateurs ont aussi érigé une statue en son honneur et organisé des conférences et des expositions sur sa vie. Un budget de 1,5 million d'euros a été nécessaire à l'organisation de ce 21ème Fespaco dont le jury officiel long métrage est présidé par le réalisateur burkinabè Gaston Kaboré. Vainqueur lui-même en 1997 de l'Etalon de Yennenga avec son film "Buud Yam", M. Kaboré, 58 ans, est assisté de sept personnes. La réalisatrice tunisienne, Moufida Tlati, 52 ans, la critique américaine Diarah N'Daw Spech, le Nigérian Olga Balogun, la militante rwandaise des droits humains, Monique Mujawamanya et la cinéaste Flora Gomez de la Guinée-Bissau. La 14è édition du Marché international du cinéma et de la télévision africain (MICA) a été également organisée en marge de ce Fespaco.



Burkina: Dix-neuf films du continent africain sont en compétition pour le grand prix, l'Etalon d'or de Yennenga, du FESPACO qui a débuté samedi dans la capitale burkinabè et s'achèvera le 7 mars

OUAGADOUGOU, 28 fév 2009 - Dix-neuf films du continent africain sont en compétition pour le grand prix (l'Etalon d'or de Yennenga) du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui a débuté samedi dans la capitale burkinabè et s'achèvera le 7 mars.

   Déjà vainqueur en 2001, le Marocain Nabil Ayouch a une chance de devenir le seul réalisateur couronné deux fois à Ouagadougou, avec "Whatever Lola wants".

   Au Mali, pays qui a remporté trois fois le grand prix (1979, 1983 et 1995), deux réalisateurs, Adama Dramo et Ladji Diakité, se sont associés pour réaliser "Fantan fangan".

   Le Nigeria, dernier vainqueur de l'Etalon d'or en 2007 avec "Ezra" de Newton Aduaka, est le grand absent de cette sélection.

   Voici la liste des 19 films issus de 13 pays d'Afrique:

  Afrique du Sud

   - "Jerusalema" de Ralph Ziman

   - "Nothing but the truth" de John Kani

   - "White wedding" (mariage blanc) de Turnur Jann

   Algérie

   - "Mascarades" de Lyes Salem

   - "La maison jaune" de Amor Hakkar

   Burkina Faso

   - "Coeur de lion" de Boubacar Diallo

   - "Le fauteuil" de Missa Hébié

   Cameroun

   - "Mah Saah-sah" de Daniel Kamwa

   Congo Brazzaville

   - "Ramata" de Léandre-Alain Baker

   Egypte

   - "Al Ghaba" (Les démons du Caire) de Ahmed Atef

   Ethiopie

   - "Teza" de Haïlé Gérima

   Guinée

   - "L'absence" de Mama Keita

   Mali

   - "Fantan Fanga" (la force du pauvre) de Adama Dramo et Ladji Diakité

   Maroc

   - "Samira fi dayala" (Les jardins de Samira) de Latif Lahlou

   - "Wadaan Oummahat" (Adieu mères) de Mohamed Ismail

   - "Whatever Lola wants" de Nabil Ayouch

   Sénégal

   - "Les feux de Mansaré" de Mansour Sora Wade

   Tunisie

   - "Shtar M'haba" de Kalthoum Bornaz

   Zimbabwe

   - "Triomf" de Michael Raeburn



Burkina: La France octroiera au Burkina Faso 19,5 millions d'euros sur trois ans (2009-2012) et soutiendra de plus en plus l'économie et les entreprises de ce pays

OUAGADOUGOU, 25 fév 2009 - La secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac a salué mercredi à Ouagadougou l'"exemple" du Burkina Faso en matière de gestion de finances publiques et annoncé que Paris lui versera 19,5 millions d'euros d'aide budgétaire. La secrétaire d'Etat a évoqué, après un entretien avec le président burkinabè Blaise Compaoré, "le caractère exemplaire du Burkina Faso en particulier en matière de finances publiques". "Grâce à cela, nous pouvons maintenir et même développer notre aide", a-t-elle dit. La France octroiera à ce pays ouest-africain 19,5 millions d'euros sur trois ans (2009-2012) et soutiendra de plus en plus l'économie (et) les entreprises du (Burkina) Faso", a-t-elle dit. Cette subvention servira à la diversification de l'économie, à l'amélioration de la pression fiscale et du taux de scolarisation, a indiqué à l'AFP Stéphane Cieniewski, responsable au Trésor français. Mme Idrac terminait mercredi une visite de 48 heures dans ce pays où elle a visité une usine d'égrenage de coton et le marché central de Ouagadougou incendié en 2003. Ce marché a été reconstruit grâce à une aide de 2,7 milliards de FCFA (4,1 million d'euros) de l'Agence française de développement. Mme Idrac a quitté Ouagadougou pour Abidjan, deuxième étape d'une tournée qui la conduira aussi en Côte d'Ivoire et au Ghana.


Burkina: Les Etats-Unis ont donné pour 17 millions de dollars d'équipements militaires à l'armée du Burkina Faso dont des éléments seront prochainement déployés au Darfour

OUAGADOUGOU, 23 fév 2009 - Les Etats-Unis ont donné pour 17 millions de dollars d'équipements militaires à l'armée du Burkina Faso dont des éléments seront prochainement déployés au Darfour (Soudan), a annoncé lundi l'ambassadrice américaine à Ouagadougou, Jeanine Jackson. Ces équipements sont destinés au bataillon "Laafi", une unité burkinabè qui devrait être déployée au Darfour d'ici juin dans le cadre de la force conjointe de paix (ONU-Union africaine, Minuad), a expliqué Mme Jackson dans un communiqué. Le lot est constitué de véhicules blindés de transport de troupes, de matériels de transmission, de chars, de tenues militaires, d'ambulances blindées, de générateurs électriques ou encore de cuisinières roulantes, pour un montant total de 8 milliards de francs CFA. L'ambassadrice a remis le matériel au ministre burkinabè de la Défense, Yéro Boly, à Loumbila (25 km au sud de Ouagadougou) en présence de hauts responsables de l'armée burkinabè et de membres du bataillon "Laafi" (santé, en mooré la langue la plus parlée du pays). Fin décembre, le président burkinabè Blaise Compaoré avait annoncé le déploiement en 2009 au Darfour de deux bataillons, soit environ 800 hommes. Ce contingent sera le plus gros jamais déployé par le Burkina à l'extérieur. Des combats meurtriers opposent depuis février 2003 les forces gouvernementales appuyées par des milices arabes et des mouvements rebelles dans le Darfour. Le conflit a fait jusqu'à 300.000 morts selon l'ONU, tandis que Khartoum les chiffre à 10.000. Censée devenir la plus importante mission de paix au monde, la Minuad compte pour l'instant quelque 15.000 soldats et policiers au lieu des 26.000 prévus. La diplomate américaine a par ailleurs fait valoir que "le Burkina Faso est un grand partenaire avec le nouveau commandement (militaire américain pour l'Afrique) Africom et dans la lutte mondiale contre le terrorisme".


Burkina: La BAD a approuvé un prêt et don d'un montant cumulé de 61 millions de dollars pour financer la réhabilitation d'un axe routier principal au Burkina Faso

TUNIS, 13 fév 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt et don d'un montant cumulé de 61 millions de dollars pour financer la réhabilitation d'un axe routier principal au Burkina Faso. Le projet qui concerne notamment une route allant jusqu'à la frontière du Togo vise à améliorer les facilités d'approvisionnement, la circulation des biens et des services et les conditions de vie de la population, a indiqué un communiqué de la BAD. Le projet qui permettrait le désenclavement intérieur du centre-est du pays est inscrit au programme prioritaire de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest. La réhabilitation du corridor Koupéla-frontière du Togo par lequel transitent 95% des importations du pays compètera la route reliant la capitale Ouagadougou à Koupéla, financée par l'Union européenne. La provision de la BAD couvre 79% du coût total du projet estimé à 78 millions de dollars US, le reste étant partagé par la Banque allemande de développement et le gouvernement burkinabé.


Burkina: La Cour des comptes du Burkina Faso a dénoncé mercredi de "nombreuses irrégularités" dans la gestion des finances du pays

OUAGADOUGOU, 28 jan 2009 - La Cour des comptes du Burkina Faso a dénoncé mercredi de "nombreuses irrégularités" dans la gestion des finances du pays, dont le fait que des personnalités politiques aient bénéficié de villas construites avec des fonds publics sans s'acquitter de ce qu'elles devaient. "Les gestions (des finances publiques) demeurent entachées de nombreuses irrégularités même si les contrôles ont révélé que les différentes structures prennent progressivement conscience de la nécessité d'une bonne gouvernance et de l'obligation de rendre compte" de leur gestion, a déclaré le président de la Cour, Pierre Nébié, lors d'un point de presse mercredi à Ouagadougou. Les rapports de contrôle de 2006 et 2007 pointent une "immixtion trop fréquente des ministres de tutelle dans la gestion des entreprises publiques", une "absence de concurrence préalable des fournisseurs en matière d'achats par lettres de commande et par marchés" et un "cumul des fonctions d'ordonnateur et de comptable" dans certaines mairies. L'institution dénonce notamment le fait que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a octroyé indûment des prêts à deux entreprises privées et cédé des biens immobiliers à des hommes politiques qui n'ont pas payé tout ce qu'ils devaient. Le président de la cour des Comptes n'a cité aucun nom devant la presse. Mais une source proche de la Cour a indiqué à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, qu'une personnalité politique avait acquis des immeubles construits par la CNSS d'une valeur de 110 millions de FCFA (plus de 167.600 euros) qu'elle n'avait pas "totalement" payés "au moment du passage" des auditeurs de la cour des comptes. Selon la même source, d'autres avaient bénéficié de villas d'une valeur de plus de 52 millions de francs CFA (plus de 80.600 euros).


Burkina: La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé, envisage d'entrer pour 5% dans le capital de l'Office national des télécommunications du Burkina Faso (Onatel)

OUAGADOUGOU, 13 jan 2009 - La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé, envisage d'entrer pour 5% dans le capital de l'Office national des télécommunications du Burkina Faso (Onatel), a indiqué mardi à Ouagadougou le bureau de l'institution. "La Société financière internationale envisage d'acquérir jusqu'à 5% du capital de l'Onatel au prix de l'offre publique de vente (OPV)", a annoncé la Banque dans un communiqué. Le 22 décembre, le gouvernement a lancé la mise en vente publique de 20% des actions de l'Onatel sur les 49% qu'il détient encore. La SFI a indiqué qu'elle allait acheter les actions "non souscrites" lors de l'offre publique de vente. "Si toutes les actions sont vendues, le gouvernement a prévu de céder à la SFI une participation supplémentaire de 3% dans le capital de l'Onatel à un prix identique à celui de l'offre publique de vente", souligne la banque. Selon le texte, l'entrée de la SFI dans le capital de l'Onatel permettra "d'attirer des investissements privés au Burkina Faso et de développer le marché financier local et régional". L'investissement de la SFI viendra en complément du prêt de 7,5 millions d'euros qu'elle a accordé à l'Onatel en 2008, afin de soutenir le renforcement de ses réseaux de téléphonie fixe et mobile. Le gouvernement burkinabè a cédé en 2006 51% des actions de l'Onatel à Maroc Télécoms, filiale du groupe français Vivendi. L'OPV qui prend fin le 31 janvier 2009 a été lancée en prélude à l'introduction de l'Onatel à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM, basée à Abidjan). Au terme de la privatisation, Maroc Télécoms détiendra 51% des actions de la société, l'Etat burkinabè 23%, 20% iront aux actionnaires issus de l'OPV (dont la SFI) et 6% aux travailleurs de l'entreprise.



 

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