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L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)

Centrafrique: Le Conseil national de transition, appelé à légiférer en Centrafrique, se réunira en session extraordinaire du 6 au 21 mai, pour examiner plusieurs textes

BANGUI, 02 mai 2013 - Le Conseil national de transition (CNT), appelé à légiférer en Centrafrique, se réunira en session extraordinaire du 6 au 21 mai, pour examiner notamment la Charte de la transition et le Code électoral, selon un décret présidentiel lu à la radio nationale jeudi. "L'ordre du jour de la session porte sur les points suivants: l'adoption du règlement intérieur du Conseil national de transition, la mise en place des commissions permanentes, l'élaboration de la Charte de la transition, l'adoption du projet d'ordonnance portant Code électoral de la République Centrafricaine", précise le texte. Le CNT, qui a élu le 13 avril Michel Djotodia président de la République pour une période de transition de 18 mois, jouera un rôle législatif mais aussi celui d'Assemblée constituante. A sa tête, a été élu, le 16 avril, un ancien député, président d'un parti d'opposition, Alexandre-Ferdinand Nguendet. La mise en place du CNT était l'une des recommandations du sommet des chefs d'Etat d'Afrique centrale réunis à N'Djamena le 3 avril pour normaliser la situation institutionnelle après la victoire militaire de la rébellion. Cet organe de 105 membres est composé de représentants du Séléka, au pouvoir, de l'ancienne opposition au président déchu François Bozizé, de partisans de l'ancien régime, ainsi que d'anciens rebelles et personnalités de la société civile. Les partis politiques y comptent désormais 24 représentants et le Séléka 15 membres. Michel Djotodia figure parmi eux. Les personnalités de la société civile, nommées par différentes organisations (jeunesse, femmes, patronat, syndicat etc...) composent l'essentiel du CNT. Il compte également de nombreux anciens ministres et députés. acp/cl/aub 



Centrafrique: Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle a été comme prévu élu président de la République lors de la première session du Conseil national de transition (CNT), formé par toutes les composantes politiques du pays

BANGUI, 13 avr 2013 - Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle qui a pris le pouvoir en Centrafrique le mois dernier en renversant le président François Bozizé, a été comme prévu élu président de la République lors de la première session du Conseil national de transition (CNT), formé par toutes les composantes politiques du pays, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Djotodia, qui s'était autoproclamé président après la prise de Bangui le 24 mars par les rebelles du Séléka, était l'unique candidat. Il a été élu sous les applaudissements par acclamation, sans vote. Selon une source diplomatique, son élection était un passage obligé pour "donner un peu de légitimité" à Michel Djotodia, avec "un habillage institutionnel", alors que ses hommes contrôlent le pays et la capitale. Elu pour 18 mois, il aura la charge de conduire le pays vers des élections libres et démocratiques et une nouvelle constitution après les dix ans du régime Bozizé. Il s'est engagé à respecter les accords signés en janvier à Libreville entre les composantes politiques de la Centrafrique et qui lui interdisent de révoquer le premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l'opposition à l'ancien président. La mise en place du CNT était l'une des recommandations du sommet des chefs d'Etat d'Afrique centrale réunis à N'Djamena le 3 avril qui cherchait à normaliser la situation après la victoire militaire de la rébellion. Ce Conseil est composé à la fois de membres du Séléka, de l'ancienne opposition au président déchu, de partisans de l'ancien régime, ainsi que d'anciens rebelles et personnalités de la société civile. Vendredi soir, la radio avait annoncé que le CNT était passé de 97 à 105 membres, apparemment pour satisfaire des demandes de la société civile et de certains partis politiques. Ce chiffre de 105 correspond au nombre de députés dans l'ancienne assemblée nationale, alors que le CNT est appelé non seulement à légiférer mais aussi à jouer un rôle d'assemblée constituante. Les partis politiques y comptent désormais 24 représentants (au lieu de 20 précédemment), et le Séléka a réduit son quota de 20 à 15 membres. Michel Djotodia figure parmi eux. Les personnalités de la société civile, nommées par différentes organisations (jeunesse, femmes, patronat, syndicat etc...) composent l'essentiel du CST. Le Conseil compte également de nombreux anciens ministres et députés, parmi lesquels l'ex-Premier ministre Enoch-Dérant Lakoué (1992-1993), Cyriaque Gondale, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN), ou l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, opposant emprisonné par le président Bozizé. acp/pgf/jlb

 
Centrafrique: L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a suspendu lundi la Centrafrique de ses instances, dénonçant le coup d'Etat du Séléka, et a appelé les nouvelles autorités de ce pays à appliquer les décisions de l'Afrique centrale en vue d'une transition politique

PARIS, 08 avr 2013 (AFP) - L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a suspendu lundi la Centrafrique de ses instances, dénonçant le coup d'Etat du Séléka, et a appelé les nouvelles autorités de ce pays à appliquer les décisions de l'Afrique centrale en vue d'une transition politique. "Le conseil permanent de la francophonie décide, conformément aux dispositions du chapitre 5 de la déclaration de Bamako (qui condamnent les coups d'Etat, ndlr), de prononcer la suspension de la République centrafricaine", a écrit le conseil dans une résolution communiquée à la presse. Cette décision sera réexaminée par le conseil "lors de sa prochaine session, fixée au 28 juin 2013", a ajouté le conseil, précisant que l'OIF restait "disponible pour oeuvrer à l'accompagnement des efforts en vue de la conduite d'un processus de transition inclusif en République centrafricaine". L'ancien ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique et récemment rentré de mission, a souligné qu'il s'agissait "d'une suspension temporaire, conditionnée à l'évolution de la situation". "Il suffit que les autorités de transition, de bonne foi, comme elles s'y sont d'ailleurs engagées exécutent les décisions prises par la CEEAC à N'Djamena pour réexaminer cette suspension", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) réunis à N'Djamena le 3 avril ont instauré un dispositif de transition en Centrafrique, qui prévoit notamment l'élection d'un président de transition pour une période de moins de 18 mois, la mise en place d'un Conseil national de transition, d'une Cour constitutionnelle et d'un gouvernement d'union nationale. L'OIF compte 56 Etats et gouvernements membres. Quatre pays sont actuellement suspendus des instances: la Centrafrique, le Mali, Madagascar et la Guinée-Bissau. Le secrétaire général de l'OIF Abdou Diouf avait condamné le 25 mars "la prise de pouvoir par la force" de la coalition rebelle Séléka qui a renversé le président Paul Bozizé au terme d'une offensive-éclair sur Bangui. Le Séléka a jugé que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre 2012. thm/far/hm



Nouveau gouvernement de la République Centrafricaine d'union nationale, formé le 31 mars 2013 (après la prise du pouvoir par la rébellion du Seleka)


Chef de l'Etat, ministre de la Défense Nationale: Michel Djotodi

Premier ministre, chef du Gouvernement: Nicolas Tiangaye

MINISTRES D'ETAT


Ministre d’état chargé du pétrole: Djono Ahaba

Ministre d’état à l’Equipement, porte-parole du gouvernement : Me Crépin Mboligoumba

Ministre d’état chargé de la Sécurité Publique : Nourredine Adam

Ministre d’état des eaux et forêts : Mohamed Daffhane

Ministre d’état chargé de la Communication : Christophe Gazam betty

MINISTRES


Ministre des Postes et télécommunications : Pouzere Henri

Ministre des Affaires étrangères : Doubane Charles

Ministre du Plan : Abdalla Kadr

Ministre du Commerce: Amalas Amias

Ministre de l’Administration du territoire : Aristide Sokambi

Ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur : Loudegue Marcel

Ministre du Transport et de l’aviation civile : Djoubaye Abazene

Ministre des Finances et du budget : Georges Bozanga

Ministre de la Justice: Arsene Sende

Ministre de la Sante, Population et Sida : Docteur Aguide Soubouk

Ministre des PME et climat des affaires : Maurice Yondo

Ministre du Développement rural : Tchimanguere Jérémie

Ministre des Affaires sociales : Moussa Yadouma Marie madeleine

Ministre de la Fonction publique : Kpokolo Sabin

Ministre de l’Urbanisme : Resigala Ramadan

Ministre du Logement et de l’habitat : Nkouet Marie Madeleine

Ministre de la Jeunesse et des sports : Abdoulaye Hissene

Ministre du Tourisme : Yacoub Mahamat

Ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement : Ahamat Arol Dea

MINISTRES DELEGUES

Défense chargé du DDR : Colonel Bertrand Mamour

Plan économie : Bounandele Koumba

Affaires étrangères : Anne Victoire Yakoussoube

Pôles de développement : Mbremaidou Christophe

Elevage : Bendounga Joseph

Enseignement fondamentale : Claude Lenga

Urbanisme, réforme foncière : Honore Douba

Environnement et écologie : Michel Doko

Régionalisation: Parfait Kongo

AUTRES NOMINATIONS


Ministre directeur de cabinet à la Présidence : Mahamat Kamoun

Dircab Adjoint: Idriss Salao

Chef de cabinet particulier: Fotor Abdel Djoubar

Secrétaire Général à la Présidence de la République : Etienne Boda

Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales : Dieudonné Salamatou
 




Centrafrique: Nicolas Tiangaye, chef du gouvernement d'union nationale centrafricain a été reconduit mercredi dans ses fonctions de Premier ministre par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodi


BANGUI, 27 mars 2013 - Nicolas Tiangaye, chef du gouvernement d'union nationale centrafricain et ancien opposant à François Bozizé, a été reconduit mercredi dans ses fonctions de Premier ministre par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, a-t-il annoncé à l'AFP. "J'ai été reconduit Premier ministre, le décret a été signé", a affirmé l'avocat, trois jours après le coup de force qui a permis à la rébellion Séléka de prendre le pouvoir en Centrafrique et de renverser le président François Bozizé. "Les accords de Libreville ont été reconduits dans tous les actes constitutionnels et je suis reconduit sur la base des accords politiques de Libreville", a-t-il souligné, faisant allusion aux accords de paix du 11 janvier entre le clan Bozizé, l'opposition, le Séléka. "La donne a changé mais tous les acteurs sont restés les mêmes", souligne-t-il, indiquant qu'il composera un gouvernement d'union nationale donnant une représentation à toutes les tendances. Quant à ces relations avec Michel Djotodia, qui s'est proclamé président après la prise de Bangui, il souligne: "Mes relations avec M. Djotodia seront meilleures qu'avec François Bozizé qui étaient trop conflictuelles". Il a refusé d'évoquer d'éventuels problèmes à l'avenir avec le nouvel homme fort du pays: "Je ne fais pas de politique fiction, je suis là, je gère le quotidien, l'avenir seul dira si ces relations vont se consolider ou se détériorer. Je ne peux pas imaginer aujourd'hui ce qui se fera demain". Me Tiangaye se fâche quand on lui parle de la suspension de la Constitution dont il a été un des principaux artisans: "Le maintien de la Constitution avec la situation actuelle n'est pas envisageable. On ne peut pas maintenir la Constitution. C'est juridiquement impossible. Bien entendu, il faudra y revenir dans trois ans", à la fin de la période de transition qui doit déboucher sur des élections. pgf/cl/hm



Centrafrique: Suite au coup d'état survenu ce dimanche, le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la rébellion Séléka

ADDIS ABEBA, 25 mars 2013 - Le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine (UA) a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la rébellion Séléka qui a pris Bangui et renversé dimanche le président François Bozizé. "Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants du Séléka", a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, lisant le communiqué final du Conseil. Sept dirigeants du Séléka sont cités comme visés par les sanctions "à commencer par Monsieur Michel Nondroko Djotodia", chef de la rébellion qui s'est autoproclamée président de Centrafrique, selon M. Lamamra. "Le Conseil demande à tous les Etats-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anti-constitutionnel en République centrafricaine", selon le communiqué. Il leur demande "de ne pas leur fournir de sanctuaire et de faciliter l'application de toute autre mesure qui serait prise par l'Union africaine, y compris le jugement des auteurs de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement". Le président François Bozizé, parti pour une destination inconnue après avoir été renversé dimanche au terme d'une offensive-éclair du Séléka sur Bangui, était lui-même arrivé au pouvoir en 2003 à la tête d'une rébellion qui avait chassé du pouvoir le président élu de l'époque, Ange-Félix Patassé. Bangui avait été, déjà, alors suspendue de l'UA, avant d'être réintégrée en juin 2005, un mois après des élections largement remportées par M. Bozizé, réélu en 2011. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné dimanche la prise de pouvoir "inconstitutionnelle" en Centrafrique. M. Djotodia a promis dimanche d'organiser "des élections libres et transparentes (...) d'ici trois ans" et indiqué qu'il conserverait à son poste le Premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé en janvier à la tête d'un gouvernement d'union nationale, conformément à un accord de paix signé mi-janvier à Libreville entre M. Bozizé et le Séléka. La rébellion avait annoncé le 22 mars reprendre les armes en raison du non-respect des accords de Libreville. str-ayv/bb/jpc



Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a mis fin aux fonctions du président de la Cour constitutionnelle et d'autres responsables d'institutions républicaines dont les mandats avaient expiré

BANGUI, 11 fév 2013 - Le président centrafricain François Bozizé a mis fin aux fonctions du président de la Cour constitutionnelle et d'autres responsables d'institutions républicaines dont les mandats avaient expiré, selon plusieurs décrets présidentiels diffusés à la radio nationale lundi. Les fonctions du président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga Nguérémangou et de la vice-présidente, Damienne Nanaré, qui disposaient d'un mandat de 7 ans non renouvelable et expiré depuis septembre 2012, ont pris fin. Les décrets présidentiels concernent également Mgr Paulin Pomodimo, ancien archevêque de Bangui, président du Conseil national de la Médiation, dont le mandat s'était achevé en 2011, Martin Baba, président du Conseil économique et social qui aurait du quitter son poste en 2012. Pour le constitutionnaliste centrafricain Jean-Marie Kangba, "Il faut voir dans ces décrets un acte légal, conforme à la constitution mais qui n'est pas intervenu dans le temps, parce que les responsables de ces institutions devraient déjà être remplacés". "Maintenant, que cache un tel acte en cette période de transition? C'est la grande inconnue, attendons de voir", s'est interrogé le juriste, joint par l'AFP. "Il ne faudrait pas qu'on trouve là l'occasion de nommer des gens triés sur le volet pour les mettre à la place de ceux qui sont partis", a pour sa part réagi l'opposant Gabriel-Jean Edouard Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), redoutant une tentative de Bozizé d'installer des proches à ces postes-clés. Mi-décembre, la rébellion du Séléka avait pris les armes contre le régime de Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, rebelles et pouvoir ont finalement accepté de participer à un gouvernement d'union nationale. Le premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé le 17 janvier et issu de l'opposition, conformément à l'accord de paix, est chargé de conduire le pays vers des législatives anticipées d'ici un an, tandis que François Bozizé a obtenu de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2016.



Centrafrique: La liste complète du gouvernement d'union nationale formé par le Président centrafricain François Bozizé, composé de de 33 membres dont 7 ministres délégués


Bangui, 03 fév. 2013 - Le Président de la République, François Bozizé a mis en place par un décret présidentiel le nouveau Gouvernement d’Union Nationale (GUN) composé de 33 membres dont 7 ministres délégués pouvant mettre en œuvre les Accords de Libreville signé le 11 janvier dernier, dimanche 3 février 2013 à Bangui.

Voici la Composition du Gouvernement :

Premier Ministre en charge des Finances et du Budget: Me Nicolas Tiangaye

Premier vice Premier, en charge de la Défense Nationale: Michel Dotodja Amnadroko

Deuxième Vice Premier Ministre, en charge des Affaires Etrangères, de l’Intégration, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger: Colonel Anicet Parfait Mbay

Ministre d’Etat, en charge de l’Economie, Plan et de la Coopération Internationale: Enoch Derant Lakoué

Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation: Léon Dibéret

Ministre de la Sécurité, l’Émigration, l’Immigration et de l’Ordre Public: Josué Binoua

Ministre de la Justice des Sceaux, chargé de la Réforme Judiciaire: Jacques MBosso

Ministre des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies: Me Henri Pouzère

Ministre des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches: Moussa Mohamed Dafane

Ministre de développement du Projet Minier Energétique: Prince Emilien Yédidja Danguélé

Ministre de Géologie à la Recherche Minière et de l’Hydraulique: Erve Gotron Djono Habba

Ministre de développement Rural: Dorothée Malenzapa

Ministre de Transport et de l’Aviation Civile: Théodore Jousso

Ministre de la Santé Publique et de la Population et de la Lutte contre le VIH/Sida: Dr. Marie Madeleine kouet

Ministre de l’Equipement des Travaux Publics et de Désenclavement: Me Crépin Mboli Goumba

Ministre de l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique: Marcel Loudégué

Ministre de la Communication de la Promotion de la Culture Civique et de la Réconciliation Nationale: Christophe Gazambéti

Ministre de la Fonction Publique, du Travail de l’Emploi et de la Sécurité Sociale: Sabin Kpokolo

Ministre du Commerce et de l’Industrie: Amalas Amias Aroun

Ministre de Développement du Tourisme et de l’Artisanat: Abakar Sabone

Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Amélioration des Climats des Affaires: Joachim Kokaté

Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, de la Promotion du Genre: Marie Madeleine Moussa Yadouma

Ministre de l’Urbanisme de la reconstruction et de la Réforme Foncière: André Ringui Le Gayard

Ministre de l’Habitat, de Logement et des Edifices Publics: Davy Yama

Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture: Edouard Patrice Ngaïssona

Ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions: Maurice Yondo

MINISTRE DELEGUE

Ministre Délégué aux Finances, chargé du Budget: Dieudonné Tokoféïssé

Ministre délégué à la Défense nationale, chargé de la Reconstruction et du Programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR): le Général de Division Antoine Gambi

Ministre Délégué à l’Economie, Plan et à la Coopération Internationale, charge du Pool du Développement: Christophe Mbré-Maïdou

Ministre Délégué du Développement Rural, chargé de l’Elevage: Joseph Bendouga

Ministre Délégué à l’Education Nationale, chargé de l’Enseignement Fondamental et Professionnel: Dibrine Sall

Ministre Délégué à l’Urbanisme chargé de la Réforme Foncière: Honoré Douba

Ministre Délégué aux Eaux et Forêts, chargé de l’Environnement et de l’Ecologie: Michel Doko





Centrafrique: L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, comme proposé par l'opposition civile et rebelle
BANGUI, 17 jan 2013 - L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, comme proposé par l'opposition civile et rebelle, selon un décret signé jeudi par le président François Bozizé au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui. "Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance" a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles du Séléka, de l'opposition et de la société civile. "C'est un soulagement pour le peuple centrafricain, nous voyons la paix poindre à l'horizon", a déclaré pour sa part Nicolas Tiangaye. "Le problème que le gouvernement doit résoudre en urgence, c'est la pacification du pays et la restructuration de l'armée", a ajouté le nouveau Premier ministre, juriste réputé et défenseur des Droits de l'homme respecté de tous. Sa nomination, attendue depuis plusieurs jours, faisait l'objet d'un consensus entre l'opposition démocratique et les rebelles du Séléka, qui ont confirmé ce choix lors d'une rencontre avec le président (médiateur) congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville mardi. "Je ne peux pas vous dire quand la liste du gouvernement sera rendue publique, on en discutera, il faut entamer les négociations (...) avec toutes composantes qui étaient présentes à Libreville", a précisé M. Tiangaye. Les négociations dans la capitale gabonaise avaient réuni la semaine dernière le pouvoir, l'opposition démocratique, la société civile et les rebelles qui avaient conquis une grande partie du pays après leur soulèvement le 10 décembre. L'accord de sortie de crise signé le 11 janvier à Libreville prévoyait la nomination d'"un nouveau Premier ministre issu de l'opposition". Le texte prévoit également que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra pas révoquer" le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois. Ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme, Me Tiangaye a notamment défendu l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987 mais aussi... François Bozizé, accusé d'un complot sous le régime d'Ange-Félix Patassé en 1989. Il a été président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.


Centrafrique: Le célèbre avocat Me Nicolas Tiangaye  a été désigné par l'opposition comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale qui doit être formé conformément aux accords de paix de Libreville entre le pouvoir et la rébellion

BANGUI, 13 jan 2013 - L'opposition centrafricaine a désigné à l'unanimité l'opposant et célèbre avocat Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale qui doit être formé conformément aux accords de paix de Libreville entre le pouvoir et la rébellion, a appris l'AFP dimanche auprès de l'opposition. "J'ai été désigné à l'unanimité par mes pairs. Nous avons envoyé le courrier avec mon nom au président de la République (François Bozizé) samedi à 18H00 (17H00 GMT) et nous attendons donc ma nomination", a affirmé Me Tiangaye. Un des principaux opposants, Martin Ziguélé, a confirmé cette information: "Nous avons choisi M. Tiangaye à l'unanimité. Nous sommes tous unis derrière lui". La désignation de Me Tiangaye était un secret de polichinelle depuis samedi soir mais l'opposition attendait d'en avoir informé la présidence avant de la rendre publique. Aux termes de l'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville, "un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé". Le texte prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra pas révoquer" le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois.


Centrafrique: Un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale a été signé vendredi à Libreville par les belligérants centrafricains

LIBREVILLE, 11 jan 2013 - Un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale a été signé vendredi à Libreville par les belligérants centrafricains, a constaté l'AFP. Des législatives seront organisées au terme d'une période de transition de 12 mois, "un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé", selon cet accord lu devant la presse, et qui prévoit également le "retrait de toutes les forces militaires étrangères" de Centrafrique, à l'exception des Forces africaines d'interposition (FOMAC). Au cours d'un échange avec la presse après l'annonce de l'accord, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), organisatrice des pourparlers, a déclaré qu'il avait demandé à la coalition rebelle du Séléka de rentrer "dès aujourd'hui pour mettre en place dès demain un gouvernement de transition" avec François Bozizé. L'accord prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra révoquer" le nouveau Premier ministre pendant la période de transition. La coalition du Séléka a pris les armes le 10 décembre dernier car elle reprochait au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008.


Centrafrique: Les délégations du pouvoir, de la rébellion et de l'opposition démocratique sont attendues à Libreville en vue de trouver une solution au conflit centrafricain

BANGUI, 05 jan 2013 - Les négociations attendues à Libreville sur le conflit centrafricain réuniront le président François Bozizé et trois délégations, du pouvoir, de la rébellion et de l'opposition démocratique, a affirmé à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua. "Il y aura trois délégations de 15 membres. Pouvoir, rebelles, opposition. Soit 45 personnes au total", a affirmé M. Binoua, ajoutant: "le président François Bozizé se rendra aussi à Libreville". "La présence de la société civile n'est pas "encore actée", a-t-il ajouté, pour ces négociations prévues la semaine prochaine. Le président Bozizé venant en tant que chef d'Etat, la délégation du pouvoir sera conduite par le ministre d'Etat de l'Enseignement supérieur Jean Willybero Sacko et comprendra aussi des membres du parti présidentiel KnK (Kwa na Kwa, "le travail rien que le travail") et d'autres personnalités, a souligné le ministre qui sera également du voyage. Cette délégation partira dimanche pour Libreville. De son côté, la délégation rebelle sera composée d'une dizaine de membres de l'Alliance Séléka, dont les troupes se trouvent à seulement 160 kilomètres de la capitale, Bangui, après avoir pris plusieurs villes du pays depuis le début de leur offensive le 10 décembre. Selon le ministre, cette délégation comptera aussi quatre représentants des groupes politico-militaires, les ex-rebelles, qui adhèrent toujours au processus de paix. De source de la Communauté économique des Etat d'Afrique centrale, qui a organisé leur voyage, le chef du Séléka Michel Djotodia, son porte-parole Eric Massi, Florian Ndjadder et Djouma Narkoyo feront partie de la délégation qui arrivera à Libreville dimanche. La délégation de l'opposition sera conduite par l'avocat Nicolas Tiangaye, la présence du principal opposant Martin Ziguélé étant aussi annoncée. Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé vendredi aux deux parties de négocier "de bonne foi" et sans conditions préalables et a réitéré sa demande aux rebelles de "cesser les hostilités, de se retirer des villes prises et de cesser leur progression" vers Bangui.
Centrafrique: La Banque africaine de développement a accordé 13 milliards de Francs CFA au gouvernement centrafricain sous forme de prêt et de dons pour financer un programme d'eau et d'assainissement


BANGUI, 06 déc 2012 - La Banque africaine de développement (BAD) a accordé 13 milliards de Francs CFA (19,8 millions d'euros) au gouvernement centrafricain sous forme de prêt et de dons pour financer un programme d'eau et d'assainissement, a constaté l'AFP jeudi. L'accord vise notamment "l'approvisionnement en eau potable dans (certaines) provinces où le taux (de desserte en eau) est faible en ce moment", selon le représentant de la BAD en Centrafrique, Modibo Sangaré. "Ce sous-programme a pour objet d'augmenter le taux de desserte de 23 à 67%, et le taux d'accès à l'assainissement de 1,7% à 10% à l'horizon 2015", a-t-il ajouté. "A Bangui, le débit est faible compte tenu des installations qui sont vétustes. Donc on intervient en urgence", a déclaré M. Sangaré. La BAD a ouvert un bureau cette année en Centrafrique et ce projet devrait s'étaler sur quatre ans. "Cela concourt à la réduction de la pauvreté et à la sortie de la République Centrafricaine de la zone de sous-développement vers un développement", a affirmé le ministre centrafricain du Plan, Abdou Karim Méckassoua. Les conflits armés, le banditisme et le mauvais état des routes ont aggravé la situation humanitaire en Centrafrique, pays pauvre aux besoins énormes.
Centrafrique: Pouvoir, opposition et société civile ont trouvé jeudi un accord pour créer une Autorité nationale des élections qui sera chargée d'organiser les prochains scrutins en Centrafrique


BANGUI, 13 sept 2012 - Pouvoir, opposition et société civile ont trouvé jeudi un accord pour créer une Autorité nationale des élections qui sera chargée d'organiser les prochains scrutins en Centrafrique où toutes les dernières élections ont été contestées. Cet accord survient à l'issue de la réunion de quatre jours d'une soixantaine de représentants de la société civile et de partis politiques au sein d'un "atelier du comité de concertation sur la révision du Code électoral centrafricain", selon le rapport général dont l'AFP a obtenu une copie jeudi. L'Autorité nationale des élections remplacera la Commission électorale indépendante, dont l'action avait été très critiquée lors de la présidentielle de 2011, remportée par le sortant François Bozizé. Elle sera chargée de "préparer, d'organiser, de contrôler, de superviser et de proclamer les résultats provisoires des futures élections" en Centrafrique, selon le texte. Son instance nationale sera composée de 7 membres, "sans appartenance politique" désignés pour un mandat de 7 ans renouvelable une fois. Le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, qui présidait l'atelier, a estimé que les résultats des débats "marquent le début d'une nouvelle ère qui nous engage définitivement vers un avenir politique, social et économique radieux". L'opposition, qui réclame l'annulation des élections de 2011 au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections, s'est aussi réjouie. "Dès l'instant que nous avons adopté une structure de façon consensuelle, nous ne pouvons que nous en féliciter et féliciter tous les acteurs", a déclaré Me Nicolas Tiangaye, coordonnateur de cette plate-forme politique commune de l'opposition. Marguerite Vogt, chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine et Représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU, a salué une "décision consensuelle" prise dans "un climat de tolérance, de confiance et enfin de respect mutuel".
Centrafrique: La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), dernière grande rébellion active en Centrafrique, a signé samedi soir au ministère du Désarmement à Bangui l'accord global de paix de Libreville et intègre le processus de paix en Centrafrique


BANGUI (Centrafrique), 26 août 2012 - La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), dernière grande rébellion active en Centrafrique, a signé samedi soir au ministère du Désarmement à Bangui l'accord global de paix de Libreville et intègre le processus de paix en Centrafrique, a constaté l'AFP. "Nous avons pris des engagements que nous allons respecter et nous demandons aussi au gouvernement de respecter ses engagements", a déclaré le président de la CPJP, Abdoulaye Hissène, après avoir signé l'accord aux cotés du ministre du désarmement Xavier-Sylvestre Yangongo. Par cet accord la CPJP s'engage à "intégrer le processus de paix en Centrafrique, à adhérer à l'accord global de paix, et à appliquer strictement le clauses dudit accord", indique le document signé. "Responsables de la CPJP, en signant librement l'accord global de paix vous avez accepté de vous placer sous les lois de votre pays et de participer à son émancipation", a déclaré le ministre du Désarmement. "Cela va amener la RCA à renouer avec la sécurité et la paix sur l'ensemble de son territoire", a affirmé pour sa part Marguerite Vogt, la Représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU. Dirigée par l'ancien ministre et opposant Charles Massi donné pour mort par sa famille et très active dans le nord-est et le sud du pays, la CPJP avait signé un cessez-le-feu avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer l'accord global de paix de Libreville de 2008. La CPJP a accompli son attaque la plus médiatique en novembre 2010 en prenant Birao la principale ville du nord faisant six morts et une dizaine de prisonniers dans les rangs de l'armée centrafricaine selon Bangui. Bangui avait dû faire appel à l'armée tchadienne pour reprendre la ville le 1er décembre, à l'issue de violents affrontements ayant fait 65 morts côté rebelle, selon le pouvoir.
Centrafrique: Le ministre centrafricain de la Justice, Firmin Findiro, a été démis de ses fonctions lundi soir par décret pris par le chef de l'Etat François Bozizé


BANGUI, 16 juil 2012 - Le ministre centrafricain de la Justice, Firmin Findiro, a été démis de ses fonctions lundi soir par décret pris par le chef de l'Etat François Bozizé, et diffusé à la radio nationale. De source proche du ministère, "son cabinet a fait l'objet de perquisition la semaine dernière sans que l'on sache pour quelles raisons". Deux autres décrets limogent de leur poste sans précisions sur les motifs, Joël Moïdamsé Sinféï, chef de cabinet du président de la République, et Henri Ouanzé Linguissara, directeur général de la Police. Le limogeage de Firmin Findiro fait suite à celui du ministre d'Etat aux Finances, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, neveu du président centrafricain François Bozizé, le 1er juin.
Centrafrique: Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir approuvé une assistance financière sur trois ans au bénéfice de la Centrafrique, qui pourra se monter à 63,2 millions de dollars


WASHINGTON, 25 juin 2012 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi avoir approuvé une assistance financière sur trois ans au bénéfice de la Centrafrique, qui pourra se monter à 63,2 millions de dollars. Ces sommes seront fournies au pays dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), dispositif du Fonds destiné à soutenir les pays qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements, indique le FMI dans un communiqué. Comme d'habitude pour ce genre de prêt, les fonds sont débloqués par tranches successives au fur et à mesure de la vérification des progrès du pays sur la voie du programme de réforme auquel il s'est engagé en contrepartie de cette assistance. Les autorités de Bangui peuvent d'ores et déjà tirer au guichet du Fonds environ 10,5 millions de dollars, précise le communiqué.

BANGUI, 18 mars 2011 - Conformément à la Constitution centrafricaine, le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra a présenté vendredi la démission de son gouvernement au président François Bozizé récemment réélu et investi, selon le porte-parole du gouvernement. "Le président de la République a reçu aujourd'hui le Premier ministre chef du gouvernement qui lui a présenté la démission de son gouvernement", a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement démissionnaire Fidèle Ngouandjika. Selon la Constitution, le président de la République "nomme le Premier ministre chef du gouvernement et met fin à ses fonctions". Nommé pour la première fois Premier ministre en janvier 2008 en remplacement d'Elie Doté alors confronté à une grave crise sociale, Faustin-Archange Touadéra, docteur en mathématiques, a été reconduit en 2009. Selon de nombreux observateurs, il devrait à nouveau être nommé Premier ministre dans les prochains jours. Le président François Bozizé, réélu au premier tour de la présidentielle de janvier en Centrafrique avec 64,37% des voix, a été investi mardi à Bangui pour un nouveau mandat de cinq ans. L'opposition qui ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle ni ceux des législatives du 23 janvier dont elle boycotte le second tour prévu le 27 mars a critiqué la date d'investiture choisie par M. Bozizé qui, selon elle, "atteste le mépris de François Bozizé pour la démocratie, car c'est la date anniversaire de son coup d'Etat".


Centrafrique: Le Collectif des forces du changement (CFC), coalition regroupant opposition et ex-rébellions, a décidé de boycotter le 2e tour des législatives après le rejet le 12 février de ses recours en annulation de la présidentielle
LIBREVILLE, 15 fév 2011 - Le Collectif des forces du changement (CFC), coalition regroupant opposition et ex-rébellions, a décidé de boycotter le 2e tour des législatives après le rejet le 12 février de ses recours en annulation de la présidentielle, selon un communiqué parvenu mardi à l'AFP à Libreville. "L'analyse approfondie de la situation politico-judiciaire a conduit le CFC a prendre les décisions suivantes: la non participation du CFC au second tour des élections législatives (prévue normalement le 20 mars), le retrait de tous ses candidats de cette compétition menée en violation flagrante du code électoral, la preuve étant désormais faite de l'inexistence de toute possibilité de recours juridictionnel impartial", affirme le communiqué. Le CFC rassemble presque tous les partis d'opposition à l'exception des partisans de l'ancien président Ange Félix Patassé, officiellement 2e de la présidentielle dont il conteste lui aussi les résultats. La Cour constitutionnelle a rejeté samedi tous les recours des opposants et proclamé François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 et élu en 2005, réélu au 1er tour avec 64,37%. Suivent M. Patassé 21,41% des voix (2e), son ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) 6,80%, l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,61% et l'ancien ministre de la défense et représentant de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,79%. L'opposition, qui a rejeté les résultats des élections avant même le scrutin présidentiel, s'était insurgée de la décision de la Cour constitutionnelle, estimant qu'elle avait agi dans la "précipitation". Dans son communiqué mardi, le CFC écrit: que "le rejet du 12 février par la Cour des recours" a été décidé "sans enquête préalable sur les enquêtes de fraude massive et dans#une bélérité inhabituelle qui en dit long sur l'indépendance de cette juridiction". Selon les résultats provisoires des législatives au 1er tour, Le Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail), le parti de Bozizé, a vu 26 de ses candida|s 'eacute;lus dès le 1er tour et arrive en tête dans la plupart des 105 circonscriptions. Il semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour. Joint au téléphone depuis Libreville, M. Ziguélé a estimé: "Trop, c'est trop. On a vu samedi avec la Cour qu'il n'y a plus aucun recours. Bozizé veut tout. Alors, nous lui laissons tout à lui et sa famille". Sur les 105 circonscriptions, "il y avait 240 candidats du CFC, 319 candidats avec ceux M. Patassé. Un seul a été élu au 1er tour. Il n'y a que 24 candidats du CFC au 2e tour, plus 5 de Patassé... Trop, c'est trop, je vous dis", a ajouté M. Ziguélé, précisant que l'opposition allait se réunir à nouveau dans les prochains jours.


Centrafrique: La Cour constitutionnelle centrafricaine a confirmé samedi, lors d'une audience publique radio-télévisée, la réélection du président sortant François Bozizé, avec 718.801 voix soit 64,37%" des suffrages
BANGUI, 12 fév 2011 - La Cour constitutionnelle centrafricaine a confirmé samedi, lors d'une audience publique radio-télévisée, la réélection du président sortant François Bozizé et rejeté les recours des opposants contre les résultats du scrutin présidentiel du 23 janvier. "La Cour constitutionnelle décide que l'élection du 23 janvier 2011 est régulière et est élu président de la République centrafricaine le candidat François Bozizé avec 718.801 voix soit 64,37%" des suffrages, a annoncé le président de la Cour, Marcel Malonga. "La cour constitutionnelle décide (...) que les recours de Ange-Félix Patassé, Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo sont rejetés parce que non fondés en droit", a-t-il ajouté. La Cour a un peu modifié les chiffres annoncés le 1er février par la Commission électorale indépendante (CEI) en enregistrant des résultats de bureaux de vote écartés par la CEI. M. Bozizé voit son total de voix augmenter de 607.184 à 718.801 mais son pourcentage baisse de 66,08% à 64,37%. Il reste toutefois largement au-dessus de la majorité absolue. L'ancien président Ange-Félix Patassé passe de 20,10% à 21,41% (139.279 voix), l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé de 6,46% à 6,80% (75.939 voix), l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo de 4,64% à 4,61% (51.469 voix) et l'ancien ministre de la défense et représentant de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,72% à 2,79% (31.184 voix). Lors de la présentation d'un des recours de l'opposition, Me Albert Panda avait évoqué à propos des élections du 23 janvier "un désordre organisé par la CEI". "Le peuple centrafricain est loin de se reconnaître dans les résultats qui ne reflètent pas la réalité du terrain. Ce qui est une désolation et un recul de la démocratie", avait-il dit. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, M. Bozizé avait été élu pour un premier mandat en 2005. 1,8 million des 4,4 millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes le 23 janvier, lors des élections présidentielle et législatives. Le double scrutin qui devait avoir lieu initialement en avril 2009, avait été reporté à deux reprises. La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté. Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles après des années de violences et de multiples coups d'Etat.


Centrafrique: L'Union Européenne a accordé une aide de 28,2 milliards Fcfa à Centrafrique, dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement, couvrant la période 2008-2013
BANGUI, 9 fév 2011 - L'Union Européenne (UE) a accordé une aide de 28,2 milliards Fcfa (43 millions d'euros) à Centrafrique, dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement, couvrant la période 2008-2013, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de la Coopération Internationale. Quelque 29,5 millions d'euros seront destinés "à la réhabilitation des services de base et le renforcement des capacités des autorités locales dans les pôles de développement". 10 millions d'euros concernent un projet devant "contribuer à la consolidation de l'Etat de droit et la bonne gouvernance", à travers notamment la réhabilitation des secteurs de la police et de la justice. Un peu plus de 5 millions d'euros serviront à "la réforme globale des finances publiques". Ces conventions portent à près de 80 milliards Fcfa (122,5 millions d'euros) le montant des conventions de financement de l'Union Européenne en Centrafrique pour la période 2008-2013.


Centrafrique: Vingt-six membres du parti de François Bozizé, réélu président de la Centrafrique avec 66,08% des voix, ont été élus députés dès le 1er tour du scrutin législatif du 23 janvier mettant en jeu les 105 sièges de l'Assemblée

BANGUI, 7 fév 2011 - Vingt-six membres du parti de François Bozizé, réélu président de la Centrafrique avec 66,08% des voix, ont été élus députés dès le 1er tour du scrutin législatif du 23 janvier mettant en jeu les 105 sièges de l'Assemblée, selon les résultats annoncés lundi par la Commission électorale (CEI). Trente-cinq candidats ont été élus dès le 1er tour: 26 appartiennent au Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail) le parti de Bozizé, 8 sont des indépendants dont certains proches de Bozizé, et un est du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, opposition) de l'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle Martin Ziguélé. 68 sièges sont donc en ballottage alors que 2 circonscriptions devront revoter en raison de la "non ouverture de bureaux de vote" à Birao 2 (nord) et du "non rapatriement de l'ensemble des résultats" à Boganda (sud). Le Knk arrive en tête dans la plupart des circonscriptions et semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars lors du 2e tour. Le Knk et ses partis alliés disposaient de 80 des 105 sièges lors de la précédente législature, l'opposition, tous partis confondus, ayant 25 députés. Ce scrutin législatif a eu lieu en même temps que la présidentielle dont le résultat provisoire a été annoncé le 2 février. M. Bozizé a été réélu président au 1er tour avec 66,08% des suffrages. L'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en 2003, est arrivé 2e avec 20,10% des suffrages. Suivent l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé 6,46%, l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,64% et l'ex-ministre de la Défense et repré%3Jsent`nt l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Bean-Kacques Demafouth 2,72%. Les résultats de la présidentielle comme des législatives doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle. Les quatre candidats de l'opposition à la présidentielle ont affirmé rejeter les résultats et dénoncé de nombreuses irrégularités. Parmi les figures de proue pour ces législatives, le président Bozizé est élu député dès le 1er tour avec 51% des suffrages dans le 4e arrondissement de Bangui devant le célèbre avocat et opposant Nicolas Tiangaye (indépendant) qui a reçu 41% des voix. Plusieurs membres de la famille de Bozizé sont aussi élus dès le 1er tour. Ainsi, sa femme Monique Bozizé l'emporte à Ombella-Mpoko (Nord de Bangui). Son fils, le ministre de la défense Jean-Francis Bozizé passe au 1er tour à Kabo (nord) alors qu'un autre de ses fils Socrate, entrepreneur, est élu à Gambo (est). Le neveu du président, le très puissant ministre des mines Sylvain Ndoutingai l'emporte à Berberati (ouest) avec 56% des voix devant M. Patassé (15%) et un autre candidat la présidentielle M. Nakombo. M. Ziguélé est en ballottage difficile avec 11% des voix à Bocaranga (nord) alors que M. Demafouth est battu dès le 1er tour à Sibut (est). Le Premier ministre Faustin Archange Touadera (Knk) passe dès le 1er tour à Damara (est).


Centrafrique: Le chef de l'Etat sortant François Bozizé a été réélu président de la Centrafrique au 1er tour avec 607.184 voix soit 66,08% des suffrages, selon les résultats provisoires
BANGUI, 1 fév 2011 - Le chef de l'Etat sortant François Bozizé a été réélu président de la Centrafrique au 1er tour avec 607.184 voix soit 66,08% des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par la Commission électorale indépendante (CEI). Ces résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle dans les quinze jours après ce scrutin qui s'est déroulé le 23 janvier. L'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en 2003, arrive 2e de l'élection avec 184.716 voix soit 20,10% des suffrages. Suivent l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé 6,46% (59.370), l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,64% (42.591) et l'ex-ministre de la Défense et représentant l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,72% (24.980). M. Ziguélé, Nakombo et Demafouth avaient déjà annoncé qu'ils rejetaient les résultats du scrutin en raison de nombreuses "irrégularités". Le taux de participation est de 54,01%. 1.825.735 personnes étaient inscrites, 986.030 ont voté, pour un total de suffrages exprimés de 919.841 selon la CEI. "C'est la victoire de la démocratie pour quelqu'un qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat (en 2003) et qui l'a légitimé par les urnes en 2005", a déclaré Fidèle Ngouandjika, le porte-parole du gouvernement. "C'est la récompense d'un travail bien fait, le peuple l'a jugé et l'a sanctionné après cinq ans de pouvoir", a poursuivi M. Ngouandjika, également directeur adjoint de la campagne du chef de l'Etat centrafricain. "On lui donne raison. Il a travaillé comme un vrai président, pas comme un militaire, je suis fier d'être Centrafricain, bravo au peuple centrafricain et que le président respecte la Constitution", a-t-il conclu. M. Ziguélé a lui affirmé n'avoir "même pas écouté ou suivi (l'annonce)". "C'est un non événement. C'est tellement grossier et ridicule", a-t-il poursuivi. Maintenant, nous allons porter plainte et déposer un recours devant la Cour Constitutionnelle mais nous ne sommes pas dupes. La Cour va valider les résultats". Le président de la CEI le pasteur Joseph Binguimalé, dont le travail a été très critiqué, a "remercié le peuple centrafricain pour sa patience, sa compréhension, sa tolérance et surtout sa participation massive". Un représentant de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Joachim Kokaté, active dans le nord du pays et qui n'a pas intégré le processus de paix, a affirmé à l'AFP: "Nous serons obligé de reprendre les armes afin de faire rétablir une réelle démocratie en Centrafrique". "Nous avions observé une trêve dans l'intérêt du peuple centrafricain. Nous dénonçons la fraude massive. Le président Bozizé a tourné le dos à la jeunesse et à tout le peuple", a-t-il poursuivi. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, Bozizé avait été élu pour un premier mandat en 2005. 1,8 million des 4,4 millions de Centrafricain étaient appelés aux urnes le 23 janvier lors des élections présidentielle et législatives. Le double scrutin qui devait avoir lieu en avril 2009 avait été reporté à deux reprises après de nombreuses tergiversations. La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté. Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles.


Centrafrique: La Cour constitutionnelle centrafricaine a invalidé vendredi la candidature à la présidentielle du 23 janvier de Justin Innocent Willité, du Congrès centrafricain de la renaissance (CCR)
BANGUI, 7 jan 2011 - La Cour constitutionnelle centrafricaine a invalidé vendredi la candidature à la présidentielle du 23 janvier de Justin Innocent Willité, du Congrès centrafricain de la renaissance (CCR), a constaté un journaliste de l'AFP. Six candidatures avaient été validées par la Cour constitutionnelle en novembre. Les trois principales étaient celles du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, puis élu en 2005, de l'ancien président renversé par M. Bozizé, Ange-Félix Patassé (1993-2003), et de l'ex-Premier ministre (2001-2003) et opposant Martin Ziguélé, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). "Il ressort des investigations menées par la Cour que le chèque de 5 millions de FCFA (...) pour servir de caution à la candidature de M. Willité n'était non seulement pas certifié mais dépourvu de toute provision préalable", a déclaré le conseiller à la Cour constitutionnelle Albert Kouda. M. Willité avait obtenu une quittance au Trésor public "qui lui a permis de faire enregistrer sa candidature auprès de la CEI" (Commission électorale indépendante), a-t-il expliqué. "Après la validation des candidatures (en novembre) par la Cour constitutionnelle", la CEI avait introduit une requête auprès de la Cour pour le "non-paiement de la caution" réclamée, a indiqué Gabriel Jean Edouard Koyambounou, premier vice-président de la CEI. Le premier tour des élections législatives doit se tenir en même temps que le premier tour de la présidentielle. Un éventuel second tour doit se dérouler le 20 mars. La campagne électorale se déroulera du 10 au 21 janvier.


Centrafrique : La Cour constitutionnelle centrafricaine a validé définitivement les dossiers de six candidats pour l'élection présidentielle du 23 janvier prochain
BANGUI, 29 nov 2010 - La Cour constitutionnelle centrafricaine a validé définitivement les dossiers de six candidats pour l'élection présidentielle du 23 janvier prochain, a annoncé à l'AFP lundi le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Rigobert Vondo. Parmi les candidats, les trois principaux sont le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, puis élu en 2005, l'ancien président renversé par M. Bozizé, Ange-Félix Patassé (1993-2003), et l'ex-Premier ministre (2001-2003) et opposant Martin Ziguélé, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). Les autres candidats sont l'ancien ministre de la Défense et chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion qui a intégré les accords de paix) Jean-Jacques Demafouth, le candidat du Congrès centrafricain de la renaissance (CCR) Justin Wilité et enfin Emile Gros Raymond Nakombo, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti fondé par le l'ex-président André Kolingba, mort en février. Le 12 novembre, la CEI avait annoncé avoir transmis quatre dossiers à la Cour constitutionnelle pour validation après la clôture des dépôts de candidatures le 8 novembre. Mais, à la suite d'une polémique sur la période de dépôts -qui avait été raccourcie et avancée-, M. Bozizé avait demandé à la CEI de s'organiser pour que "les dossiers de candidatures en retard soient déposés", ce qui permet à M. Ziguélé (arrivé deuxième à la présidentielle de 2005) et à M. Nakombo de figurer parmi les candidats. Finalement, "il y a eu neuf dossiers qui ont été déposés (à la Cour constitutionnelle), trois ont été rejetés", a poursuivi M. Vondo. Les dossiers de Cleophas Azouroute, indépendant proche de François Bozizé, et Lambert Kouet Fodé, opérateur économique, d'abord refusés par la CEI avaient ensuite été transmis grâce au délai accordé, pour être en définitive invalidés par la Cour constitutionnelle, respectivement pour "défaut de paiement" de la caution de cinq millions FCFA (7.600 euros) et dossier incomplet, selon M. Vondo. Le troisième, Joseph Gbotodja (universitaire), avait retiré sa candidature, a dit le porte-parole, sans plus de précisions. Le premier tour de la présidentielle sera organisé en même temps que celui des législatives, le 23 janvier. Un éventuel second tour doit se dérouler le 20 mars.


Centrafrique: Six personnes dont le président François Bozizé, l'ex-président Ange-Felix Patassé ou Jean-Jacques Demafouth, chef d'une des principales rébellions, sont officiellement candidates à l'élection présidentielle du 23 Janvier 2011 en Centrafrique
BANGUI, 9 nov 2010 - Six personnes dont le président François Bozizé, l'ex-président Ange-Felix Patassé ou Jean-Jacques Demafouth, chef d'une des principales rébellions, sont officiellement candidates à l'élection présidentielle du 23 Janvier 2011 en Centrafrique, a annoncé mardi la commission électorale indépendante (CEI). Les inscriptions "sont définitivement closes" a annoncé le porte-parole de la CEI Rigobert Vondo, dans un communiqué lu à la radio au cours de la nuit. Après deux reports et plusieurs tergiversations, le premier tour des élections a été fixé au 23 janvier, et l'éventuel second tour au 20 mars. Les trois principaux candidats sont l'actuel président le général Francois Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, l'ancien président renversé par M. Bozizé, Ange-Felix Patassé (1993-2003) et l'ancien ministre de la Défense et chef de L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) qui a intégré les accords de paix, Jean Demafouth. Un des principaux opposants Martin Ziguélé, Premier ministre de 2001 à 2003 et candidat déclaré, ne figure pas sur la liste. Emile Gros Raymond Nakombo, qui avait été investi ce week-end par le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti du président André Kolingba (1981-1993) n'est pas non plus inscrit. L'opposition et les ex-rébellions avaient dénoncé le 27 octobre la modification des dates de dépôt des candidatures pour les élections législatives et présidentielle avancée et réduite de 31 à 12 jours par la CEI, menaçant de boycotter les scrutins. Justin Innocent Wilité, du Congrès centrafricain de la Renaissance, un parti en phase de création, Cleophas Azouroute, membre du KNK (Kwa na kwa, le parti de Bozizé) et représentant des jeunes diplômés sans emploi, et Kouet Fodé, un opérateur économique indépendant, complètent la liste des six inscrits.


Centrafrique: Le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti du président André Kolingba (1981-1993) décédé en février, a investi vendredi Emile Gros Raymond Nakombo, économiste, comme son candidat pour la présidentielle de janvier 2011
BANGUI, 5 nov 2010 - Le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti du président André Kolingba (1981-1993) décédé en février, a investi vendredi Emile Gros Raymond Nakombo, économiste, comme son candidat pour la présidentielle de janvier 2011, a constaté un journaliste de l'AFP. Unique candidat à briguer la candidature, cet économiste de 54 ans, a été désigné à l'unanimité des congressistes réunis à Bangui du 3 au 6 novembre. Il est un des six député du parti, deuxième formation de l'opposition à l'Assemblée. M. Nakombo est président de la Commission parlementaire chargée de la population, du genre, du développement, des droits de l'Homme, du droit international humanitaire et des pétitions. Le RDC n'avait apporté son soutien à aucun candidat en lice pour la présidentielle de janvier 2011 mais deux de ses militants ayant appelé à soutenir la candidature du président François Bozizé ont été récemment exclus du mouvement. Le RDC a quitté l'Union des forces vives de la nation (UFVN), la principale coalition de l'opposition en début d'année, toutefois il reste membre du Collectif des forces du changement qui regroupe l'opposition, les partis du centre et les politico-militaires (ex-rebelles). Ancien parti unique de 1986 à 1991, le RDC est passé dans l'opposition après le départ d'André Kolingba du pouvoir en 1993 à la suite de la présidentielle remportée par Ange-Félix Patassé, également candidat. Après deux reports et plusieurs tergiversations, le premier tour des élections a été fixé au 23 janvier, et l'éventuel second tour au 20 mars.


Centrafrique: La période de dépôt des candidatures pour les élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011 s'est ouverte jeudi alors que l'opposition opposée à ce calendrier menace de boycotter les scrutins
BANGUI, 28 oct 2010 - La période de dépôt des candidatures pour les élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011 s'est ouverte jeudi, selon la Commission électorale indépendante (CEI), alors que l'opposition opposée à ce calendrier menace de boycotter les scrutins. "La Commission électorale indépendante informe les candidats aux élections présidentielle et législatives que les candidatures sont ouvertes jeudi 28 octobre à 8 heures", a déclaré Rigobert Vondo, rapporteur général et porte-parole de la CEI. Le 21 octobre, la CEI avait annoncé que la période de dépôt des candidatures avait été avancée et raccourcie, courant du 28 octobre au 8 novembre et non plus du 8 novembre au 10 décembre. Le président centrafricain François Bozizé s'était auparavant étonné de la longueur du calendrier électoral. Mercredi, veille de l'ouverture, le Collectif des forces du changement(CFC) qui regroupe l'opposition et les ex-rebelles ayant intégré le processus de paix, avait rejeté la nouvelle date. Il dénonçait une "décision unilatérale prise par le président de la CEI (Joseph Binguimalé)" et affirmait qu'il s'en tiendrait aux anciennes dates, en déposant les candidatures à compter du 8 novembre. "M. Binguimalé n'a pas à se plier aux pressions du chef de l'Etat. S'ils veulent maintenir la période actuelle, eh bien ils vont aller seuls aux élections et diriger seuls la RCA", a déclaré à l'AFP Me Henri Pouzère, Coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation, principale coalition de l'opposition membre du CFC.


Centrafrique: La Commission européenne a décidé lundi de débloquer 9,5 millions d'euros pour soutenir le processus électoral en Centrafrique
BRUXELLES, 25 oct 2010 - La Commission européenne a décidé lundi de débloquer 9,5 millions d'euros pour soutenir le processus électoral en Centrafrique. Les élections présidentielle et législatives sont prévues le 23 janvier, avec un second tour le 20 mars 2011. "L'aide apportée par l'Union européenne au processus électoral permettra à la République centrafricaine de tenir les engagements qu'elle a pris en faveur de la consolidation de la démocratie", a affirmé le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs. "Des élections présidentielle et législatives bien préparées, libres et crédibles sont une condition essentielle au processus de paix dans ce pays", a-t-il ajouté. La République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du monde, continue de subir les effets de plusieurs années d'instabilité politique et d'insécurité qui ont mis à mal ses infrastructures, sa situation socio-économique et ses structures administratives. Le pays est connu pour être un "oublié de l'aide" en raison du nombre réduit de ses donateurs et arrive en 179e position sur les 182 pays pris en compte dans l'indicateur de développement humain. L'UE est le principal partenaire de son développement.


Centrafrique: Le collectif de l'opposition centrafricaine a protesté contre la décision du président François Bozizé d'instaurer un vote manuel lors des élections prévues en 2011 et réclamé un vote informatisé, en menaçant de se retirer du processus électoral
BANGUI, 23 oct 2010 - Le collectif de l'opposition centrafricaine a protesté contre la décision du président François Bozizé d'instaurer un vote manuel lors des élections prévues en 2011 et réclamé un vote informatisé, en menaçant de se retirer du processus électoral dans un communiqué publié samedi. Le Collectif des forces du changement (CFC), coalition regroupant opposition et ex-rébellions intégrées au processus de paix en Centrafrique, "exige l'informatisation de toutes les données électorales, notamment les listes électorales et les cartes d'électeurs", expliquant qu'il s'agit de dispositions prévues par le Code électoral "pour éviter les fraudes". "Les propos (...) du chef de l'Etat ne peuvent remplacer les dispositions claires et impératives de la loi", estime-t-il, en exigeant "le respect scrupuleux" du Code électoral et du calendrier électoral. Il "rend le président Bozizé responsable du retard ou de l'échec du processus électoral et se réserve le droit de se retirer du processus électoral si ses exigences ne sont pas satisfaites". Le 19 octobre, lors d'une rencontre à Bangui avec la classe politique, la société civile et le corps diplomatique, le président Bozizé avait décidé que le vote sera manuel pour les élections présidentielle et législatives dont le premier tour est prévu le 23 janvier, et l'éventuel second tour le 20 mars. François Bozizé avait écarté l'idée d'un vote informatisé en arguant du manque d'argent. Il avait aussi jugé longue la période de dépôt des candidatures, initialement fixée par la CEI du 8 novembre au 10 décembre et qui, après la rencontre, a été avancée du 28 octobre au 8 novembre. Le Collectif dénonce des "décisions unilatérales", constituant, selon lui, une "violation du code électoral et de l'accord du 10 août 2010" signé par la classe politique et les ex-rébellions et censé permettre aux Centrafricains d'aller aux élections dans de bonnes conditions. Selon cet accord, "toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur rapport de la Commission électorale indépendante (CEI)", en concertation avec les acteurs politiques.


Centrafrique: L'Union africaine va donner 70.000 euros pour l'organisation des élections présidentielle et législative en Centrafrique en 2011

BANGUI, 7 oct 2010 - L'Union africaine va donner 70.000 euros pour l'organisation des élections présidentielle et législative en Centrafrique en 2011, a-t-on appris jeudi lors de la signature d'un accord avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui centralise les fonds. "Ce ne sont que des compléments (...) Nous sommes dans un budget qui reste très très loin à atteindre", a commenté Joseph Binguimalé, président de la Commission électorale indépendante (CEI). Selon la CEI, le coût d'orgnaisation des élections avoisine 9 milliards de francs CFA (13,7 millions d'euros). "C'est une contribution qui montre l'effort sous-régional et du continent à l'organisation des élections", a affirmé le représentant du PNUD à Bangui, M. Bo Schack. "L'Union africaine est toujours aux côtés des Etats, et donc de la République centrafricaine. Nous espérons que le processus électoral va réussir, maintenant que nous sommes (au stade du) recensement électoral", a commenté Awa Ahmed Youssouf, représentante de l'UA en Centrafrique. Après deux reports et plusieurs tergiversations, le premier tour des élections a été fixé par décret présidentiel au 23 janvier 2011, et l'éventuel second tour au 20 mars. En vue de ces élections, la CEI a annoncé le lancement le 22 septembre des opérations de recensement électoral, qui ont démarré en plusieurs endroits le 27 septembre et devraient s'achever le 21 octobre prochain. Le dépôt des candidatures est fixé du 10 octobre au 8 novembre prochain.


Centrafrique: La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a déployé des responsables dans toutes les préfectures du pays en vue du recensement électoral qui débutera le 22 septembre
BANGUI, 10 sept 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a déployé des responsables dans toutes les préfectures du pays en vue du recensement électoral qui débutera le 22 septembre, a annoncé vendredi à l'AFP le président de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé. "Au moment où je vous parle, tous les commissaires de la CEI sont déployés dans les préfectures de notre pays. Je précise qu'il s'agit du lancement des opérations en vue du recensement électoral (...) prévu du 22 septembre au 21 octobre", a affirmé M. Binguimalé, sans préciser leur nombre. "Ces commissaires vont s'atteler à la formation des agents recenseurs jusqu'au 17 septembre inclus car ceux-ci ont un devoir à accomplir et ils doivent maîtriser les techniques. Ils doivent aussi pouvoir lire et écrire", a-t-il expliqué. La Centrafrique devait organiser cette année des élections présidentielle et législatives, qui ont finalement été fixées au 23 janvier 2011 après deux reports et de nombreuses tergiversations. Parmi les préalables à la tenue des scrutins, l'opposition avait notamment réclamé la tenue d'un recensement électoral, au lieu d'une simple révision des listes électorales organisée en avril par la CEI sur la base d'un recensement électoral datant de 2005 et qui n'avait pas suscité beaucoup d'engouement auprès de la population. "Certes, nous avons pu recueillir les données du recensement de 2005, mais je vous affirme que nous ne disposons pas de fichier électoral. Nous pourrons détenir un fichier après ces opérations (du recensement de septembre-octobre) et savoir combien il y a exactement d'électeurs dans ce pays", a encore déclaré Joseph Binguimalé. Les candidats à la présidentielle et aux législatives pourront déposer leurs dossiers du 10 octobre au 8 novembre, d'après la CEI. Le premier tour des élections est prévu le 23 janvier, et un éventuel second tour le 20 mars. Les membres des forces de l'ordre devront voter sur leur lieu d'affectation et un jour avant les civils, afin de pouvoir assurer la sécurité des opérations électorales le jour du scrutin.


Centrafrique: Pouvoir, opposition et ex-rebelles ont entériné dans la nuit de mardi à mercredi la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, avec un second tour le 20 mars
BANGUI, 11 août 2010 - Pouvoir, opposition et ex-rebelles ont entériné dans la nuit de mardi à mercredi la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, avec un second tour le 20 mars, a appris l'AFP de source officielle et auprès des différentes parties. "Les parties prenantes au Dialogue politique inclusif (DPI, forum sur la paix réunissant toutes les parties en 2008), notamment l'opposition démocratique, les pouvoirs publics, la majorité présidentielle, (...) la société civile et les mouvements politico-militaires, ont convenu de ce que la date du second tour des élections soit fixée au 20 mars. La date du premier tour reste inchangée", a déclaré Rigobert Vondo, rapporteur et porte-parole la Commission électorale indépendante (CEI). Fin juillet, le président François Bozizé avait fixé la date du scrutin au 23 janvier, ignorant l'avis de la CEI qui préconisait le 24 octobre. Cette décision sans concertation avait alors agacé l'opposition sur la forme. L'opposition avait menacé de boycotter ces élections, si cette date n'était pas arrêtée de manière consensuelle. "Cet accord qui vient d'être signé (dans la nuit) doit nous permettre d'aller aux élections dans de bonnes conditions", a affirmé à l'AFP Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN). "C'était notre souhait pour que ces élections se déroulent dans la transparence et de manière apaisée", a-t-il poursuivi soulignant: "Le consensus a prévalu depuis le DPI et il n'est pas question de nous détourner de tout ce qui doit nous unir pour le bien de la République centrafricaine". L'accord, en six points, stipule que "toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur rapport de la CEI", selon M. Vondo. Par ailleurs, "les co-signataires conviennent d'adopter dès la clôture des candidatures, un code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale", a-t-il ajouté. L'accord "exhorte la Communauté internationale à mettre à la disposition de la CEI l'enveloppe budgétaire prévue à l'effet de garantir les chances de succès du processus électoral", a précisé M. Vondo.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a lancé samedi à Bangui en collaboration avec l'Inde les travaux d'une cimenterie et d'une compagnie de transports de bus, deux domaines où les besoins sont criants dans son pays
BANGUI, 7 août 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a lancé samedi à Bangui en collaboration avec l'Inde les travaux d'une cimenterie et d'une compagnie de transports de bus, deux domaines où les besoins sont criants dans son pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Il s'est tout d'abord rendu en banlieue de Bangui à Zila à la cimenterie Socicam dont les travaux de construction devraient durer 18 mois pour un coût total de près de 10 milliards de F CFA (15 millions d'euros), sous forme de prêt. Ce prêt est financé par la société indo-centrafricaine Jaguar mais les clauses du contrat n'ont pas été dévoilées. A terme, la cimenterie produira 400 tonnes de ciment par jour, selon les estimations le ministère des Mines. Le ciment est un produit "dont la rareté et les coûts exorbitants provoquent la ruine de nombreuses entreprises et rendent titanesques les travaux immobiliers. D'ici 18 mois, le 1er sac de ciment centrafricain sera produit ici, a déclaré le président Bozizé. Le ciment, importé essentiellement du Cameroun, est actuellement vendu à 12.000 FCFA (18 euros) en Centrafrique contre 3.500 F CFA (5,3 euros) au Cameroun. La Socicam sera la toute première usine de production du ciment en Centrafrique depuis l'indépendance du pays en 1960. Après Zila, le chef de l'Etat s'est rendu au stade Barthélémy Boganda de Bangui pour la mise en circulation de 100 bus de la Compagnie nationale de transport baptisée Sonatu, également en collaboration avec Jaguar. C'est la troisième compagnie nationale de transport urbain, après la Société de transport en Centrafrique (Sotreca) créée au lendemain des indépendances et la compagnie nationale des transport routiers (CNTR) qui a fait faillite sous le régime Bokassa. "Trente années se sont écoulées durant lesquelles le pays a connu un vide. C'est pourquoi nous avons décidé de créer la Sonatu pour permettre de soulager les Centrafricains de la pénibilité des transports", a affirmé M. Bozizé. "La Sonatu, est une société d'Etat au capital social de 480 millions FCFA (730.000 Euros)", a-t-il précisé. Outre Bangui, la compagnie desservira les villes de M'baïki (sud), Boali, Bossembélé et Yaloké (ouest) et Damara et Sibut (est).


Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont la date restait à fixer après deux reports, se tiendront finalement le 23 janvier 2011
BANGUI, 30 juil 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont la date restait à fixer après deux reports, se tiendront finalement le 23 janvier 2011, selon un décret du président François Bozizé, lu à la radio nationale vendredi. "Le président de la République (...) décrète: le corps électoral de la République centrafricaine est convoqué le 23 janvier 2011 en vue des élections présidentielle et législatives", selon le texte. Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die. Mi-juin, la Commission électorale indépendante (CEI) avait proposé de les fixer au 24 octobre mais le président a choisi de ne pas suivre cet avis. Les reports était réclamés notamment par l'opposition et recommandés par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, Etats-Unis). A la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des députés a été promulguée.


Centrafrique: L'Union européenne s'est dite prête mercredi à donner entre 6,5 et 9,5 millions d'euros à la Centrafrique pour les élections présidentielle et législatives mais demande à la commission électorale d'agir "rapidement" pour la tenue des scrutins
BANGUI, 28 juil 2010 - L'Union européenne s'est dite prête mercredi à donner entre 6,5 et 9,5 millions d'euros à la Centrafrique pour les élections présidentielle et législatives mais demande à la commission électorale d'agir "rapidement" pour la tenue des scrutins. "L'Union Européenne s'est engagée à financer les élections de 2010 à hauteur de 6,5 millions d'euros soit près de 4,3 milliards FCFA. Les fonds sont prêts à être décaissés", selon un communiqué. "Comme tous les Centrafricains et Centrafricaines, nous attendons dès lors qu'un accord politique global et consensuel intervienne entre toutes les parties prenantes sur un chronogramme et ses modalités techniques de mise en oeuvre, et que celui-ci trouve sa légalité et sa légitimité dans un décret présidentiel convoquant le corps électoral", poursuit le communiqué. La Centrafrique doit organiser des élections présidentielle et législatives qui gnt 6eacute;t%:6eactte; repoussées deux fois cette année. Mi-juin, la CEI a proposé de les fixer au 24 octobre. Cette nouvelle date n'a pas encore été validée par décret présidentiel. "Ce décret et le chronogramme y afférent constituent l'engagement ferme et irrévocable de toutes les parties de mener à bien des élections libres, transparentes et crédibles. C'est ce que nous souhaitons toutes et tous", ajoute le communiqué. "Il est dès lors de la responsabilité première de la Commission électorale indépendante (CEI) de finaliser le plus rapidement possible ce chronogramme et d'aboutir à un consensus politique global, que sanctionnera la décision présidentielle de convoquer le corps électoral", souligne le communiqué. L'UE propose d'augmenter à 9,5 millions d'euros sa contribution "si le gouvernement en faisait la demande" et s'il y a un consensus national. L'UE fait remarquer que ce communiqué fait suite "aux messages et critiques rapportés dans les médias à l'encontre de la Communauté internationale et en particulier de l'Union Européenne" quant au financement de ces élections.


Centrafrique: La Commission électorale indépendante de Centrafrique a proposé mercredi d'organiser le 24 octobre les élections présidentielle et législatives, qui ont été reportées deux fois cette année
BANGUI, 17 juin 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a proposé mercredi d'organiser le 24 octobre les élections présidentielle et législatives, qui ont été reportées deux fois cette année, a annoncé à l'AFP son porte-parole, Rigobert Vondo. La date du 24 octobre a été proposée "à l'unanimité" de la trentaine de membres de la Commission réunis en plénière et, conformément au Code électoral, elle doit être "entérinée par décret présidentiel", a précisé M. Vondo. Aucune date n'a été mentionnée pour un éventuel second tour. Le chef de l'Etat, François Bozizé, peut accepter ou rejeter cette proposition. La période de la campagne électorale est fixée par décret présidentiel. "Les commissaires (membres de la CEI) sont convaincus que jusqu'à la date du 24 octobre, les contraintes organisationnelles, sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde", a affirmé Rigobert Vondo. Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die. En avril - avant l'annonce du deuxième report - la commission électorale avait affirmé qu'il lui était "techniquement impossible de tenir les délais fixés" pour les scrutins, arguant également de problèmes financiers. Le report était réclamé notamment par l'opposition et recommandé par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, Etats-Unis). A la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des députés a été promulguée. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, puis élu en 2005, François Bozizé est candidat pour un nouveau mandat. Dans une déclaration à la Nation le 11 juin, il a estimé que la nouvelle date des élections devrait "tenir compte de l'évolution des conditions sécuritaires" et des avancées du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens rebelles (DDR), actuellement en cours. Lancé en 2009 pour trois ans selon les autorités, le DDR doit permettre de démobiliser plus de 8.100 combattants recensés dans cinq mouvements signataires d'accords de paix avec Bangui, d'après des acteurs du processus. Outre M. Bozizé, plusieurs de ses opposants ont dit qu'ils se mettront en lice pour la présidentielle. Parmi eux, figurent l'ex-président Ange-Félix Patassé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé et le chef de la plus importante ex-rébellion centrafricaine (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, APRD), Jean-Jacques Demafouth, par ailleurs ex-ministre de la Défense.


Centrafrique: La Cour constitutionnelle de Centrafrique a autorisé mardi le président François Bozizé à prolonger son mandat au-delà du 11 juin, date officielle de son expiration, jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas fixée
BANGUI, 26 mai 2010 - La Cour constitutionnelle de Centrafrique a autorisé mardi le président François Bozizé à prolonger son mandat au-delà du 11 juin, date officielle de son expiration, jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas fixée, a annoncé mercredi la radio nationale. "La Cour, constatant le risque d'expiration du mandat du président de la République et de l'Assemblée nationale (...) autorise le président de la République à conserver ses prérogatives afin d'organiser les élections. L'Assemblée nationale reste en fonction jusqu'à la fin du processus électoral", a déclaré Marcel Malonga président de la Cour Constitutionnelle. Cette décision proroge donc aussi le mandat des députés de l'Assemblée nationale qui s'achevait le 3 Juin. Le président centrafricain avait promulgué le 13 mai une loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée. Le projet de loi avait été adopté par l'Assemblée nationale le 10 mai (95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents). Au sein de la Cour constitutionnelle, on a toutefois précisé que le président Bozizé allait devoir saisir la Cour avant la fin prévue des mandats concernés. Les élections, initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François Bozizé est candidat à sa propre succession. Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, qui militait pour un report des élections estimant que les conditions de transparence et d'impartialité n'étaient pas garanties, s'est engagé à ne pas contester la légitimité du président jusqu'aux élections.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée
BANGUI, 13 mai 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée, a annoncé jeudi la radio nationale. "Le président de la République promulgue la loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004", indique le décret présidentiel daté de mercredi lu par la radio. Le projet de loi permettant la prolongation des mandats présidentiel et législatif avait été examiné et adopté par l'Assemblée nationale le 10 mai (95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents). Cette promulgation rend la loi "exécutoire", et consacre l'entrée en vigueur de la prorogation des mandats, a souligné à l'AFP le président de la Cour constitutionnelle centrafricaine, Marcel Malonga. Une source dans cette institution a toutefois précisé que le président Bozizé devait saisir la Cour avant la fin prévue des mandats concernés "pour que cette prorogation soit constatée par elle". Le mandat du président Bozizé devait expirer le 11 juin, celui des 105 députés devait s'achever fin mai. Les élections, qui étaient initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François est candidat à sa propre succession. Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, s'est engagé à ne pas contester sa légitimité jusqu'aux élections.


Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté lundi un projet de loi constitutionnelle permettant de prolonger le mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives reportées à une date ultérieure
BANGUI, 10 mai 2010 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté lundi un projet de loi constitutionnelle permettant de prolonger le mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives reportées à une date ultérieure, a constaté un journaliste de l'AFP. La loi a été votée par 95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents. "Lorsque le processus électoral déclenché dans les délais prévus par la Constitution n'aboutit pas pour cause d'évènements imprévisibles (...) avant la fin du mandat du président (...), le président de la République saisit la Cour constitutionnelle afin d'une part de constater le risque d'expiration du mandat présidentiel (...) et d'autre part d'autoriser le président à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les élections", selon le texte voté par l'Assemblée. "Le processus électoral reprend à partir de la décision de la Cour constitutionnelle et les nouveaux délais sont obligatoirement fixés en observation stricte des délais prescrits dans le code électoral", dit-il. Cette modification de la Constitution devrait permettre au président François Bozizé de rester à son poste après l'expiration de son mandat le 11 juin et jusqu'à l'organisation des élections. Les scrutins, initialement prévus le 25 avril, ont été repoussés une première fois au 16 mai, puis une deuxième fois à une date ultérieure restant à déterminer. Le report était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que la Centrafrique ne rassemblait pas les conditions pour la tenue de scrutins exempts de contestation. Avant les débats, la commission mixte parlementaire a affirmé avoir consulté à la fois les représentants du pouvoir, de l'opposition, des mouvements rebelles ayant intégré les accord de paix, ainsi que ceux de la société civile et de la communauté internationale. Dans son rapport, la commission parlementaire recommande à la commission électorale indépendante (CEI) "l'élaboration dans les meilleurs délais d'un chronogramme précis et réaliste, et d'un budget conséquent (...) et la proposition d'une période butoir pour l'organisation" des élections. Elle suggère "la mise en place d'un cadre de dialogue entre le gouvernement et toutes les entités (...) afin de garantir un climat politique apaisé propice à l'organisation et à la réussite des élections". Elle "recommande" aussi "la poursuite du lobbying auprès de tous les pays amis de la Centrafrique en vue de boucler le budget électoral". Après l'annonce du report, le 29 avril, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et d'ex mouvements rebelles, s'était engagé à ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'aux élections.


Centrafrique: Les députés centrafricains doivent tenir une session extraordinaire pour "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat du président François Bozizé au-delà de juin, conséquence du report des élections
BANGUI, 30 avr 2010 - Les députés centrafricains doivent tenir une session extraordinaire pour "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat du président François Bozizé au-delà de juin, conséquence du report des élections, a indiqué la présidence dans un communiqué publié vendredi. "Pour éviter de revenir aux vieux démons des accords politiques qui ne sont pas respectés, l'Assemblée nationale devrait convoquer une session extraordinaire pour fixer un cadre juridique à la prolongation" du mandat présidentiel, pour permettre l'organisation des élections présidentielle et législatives, a annoncé le conseiller à la présidence Henri-Pascal Bolanga. "L'opposition a accepté le principe d'une prolongation du mandat du président pour permettre l'organisation d'un scrutin transparent, inclusif, apaisé", a-t-il précisé. Après l'annonce jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI) d'un nouveau report des élections, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et les ex rébellions, a pris "l'engagement ferme de ne pas contester la légitimité du chef de l'Etat", selon un porte-parole l'opposition Me Nicolas Tiangaye. L'opposition souhaite que le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo convoque les deux parties en vue de la signature d'un accord politique garantissant la prolongation du mandat du chef de l'Etat jusqu'aux élections. Toutefois le pouvoir souhaite que l'Assemblée nationale définisse un cadre juridique à cette prolongation de mandat. "Le président de la République vient de prendre une initiative historique. Car, en dehors de la préservation de la paix, rien n'obligeait le président François Bozizé, à sortir des délais constitutionnels, dont le respect est un impératif catégorique pour lui", a affirmé Henri-Pascal Bolanga ajoutant qu'à travers le report des élections, le président confirmait sa "politique de main tendue" avec l'opposition. Initialement fixées au 25 avril, puis reportées au 16 mai contre l'avis de nombreux acteurs politiques mais aussi de bailleurs de fonds des élections, estimant ce délai trop court, les élections ont été reportées à une date restant à déterminer.


Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le report était réclamé par la classe politique et les ex-rébellions, "ne vont pas se tenir le 16 mai", a annoncé jeudi le président centrafricain François Bozizé
BANGUI, 29 avr 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le report était réclamé par la classe politique et les ex-rébellions, "ne vont pas se tenir le 16 mai", a annoncé jeudi le président centrafricain François Bozizé, sans fixer de nouvelle date. Il a toutefois laissé entendre que le nouveau délai pourrait dépasser le 11 juin, date officielle de fin de son premier mandat. Il est candidat à sa propre succession. "Les élections ne vont pas se tenir le 16 mai. Lorsque toutes les parties impliquées dans ces élections, y compris la communauté internationale, seront prêtes, nous iront à ces élections", a-t-il déclaré lors d'une réunion à laquelle participaient notamment la commission électorale, la classe politique et des ex-rébellions. "Il ne nous reste plus qu'à confier la suite à l'Assemblée nationale, car il se pourrait que le 11 juin soit dépassé", a ajouté François Bozizé, porté au pouvoir par un coup d'Etat en mars 2003, puis élu président à l'issue d'un scrutin organisé en mai 2005. "Donc, notre Assemblée doit nous proposer des textes. Sans cela, nous rentrerons dans la +Somalisation+", a-t-il ajouté, en référence à la Somalie, en guerre civile depuis 1991. Dans son intervention, le président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a assuré: "Le parlement va se mettre au travail pour sortir un texte, qui ne touchera ni au second mandat, ni à la durée du mandat". Auparavant, le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Rigobert Vondo, avait assuré que cette structure "ne (pourrait) plus techniquement tenir le délai d'organisation des élections".


Centrafrique: La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a besoin de 3,5 milliards de FCFA, soit la moitié du budget global pour l'organisation des élections générales fixées au 16 mai
BANGUI, 28 avr 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a besoin de 3,5 milliards de FCFA (plus de 5,3 millions d'euros), soit la moitié du budget global pour l'organisation des élections générales fixées au 16 mai, selon son président interrogé jeudi par l'AFP. "Il faut à la Commission électorale un peu plus de 3,5 milliards de FCFA pour parachever le travail contenu dans son chronogramme (calendrier)", a déclaré le pasteur Joseph Binguimalé. Sur ce montant, "il nous faut au moins 700 millions de FCFA (près de 1,07 million d'euros) pour l'édition des cartes d'électeurs, somme dont nous ne disposons pas", a précisé le président de la CEI. Selon lui, le budget global pour les opérations pré-électorales et électorales était estimé à 7 milliards de FCFA (près de 10,7 millions d'euros) et incluait une contribution initiale de 2,5 milliards de FCFA (3,8 millions d'euros) pour l'Etat centrafricain, le reste devant être assuré par la communauté internationale. "A ce jour, seul l'Etat centrafricain a pu débloquer 3,5 milliards de FCFA soit un peu plus que ce qui était prévu comme étant sa contribution. Cela a permis à la CEI de faire ce qu'elle pu concrétiser jusque-là", a expliqué M. Binguimalé, citant "certaines formations en vue du recensement électoral, les déplacements des commissaires à l'intérieur du pays, etc.". "En plus de l'Etat centrafricain, la France et le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) nous ont accordé respectivement 130 millions FCFA et 80 millions FCFA (198.000 et 122.000 euros), qui sont entrés dans la réalisation de ces activités", a-t-il ajouté, indiquant ne pas "comprendre que la communauté internationale ne puisse pas appuyer ces efforts" de Bangui. Interrogé sur l'éventualité d'un report, réclamé par l'opposition, les ex-rébellions mais aussi par la majorité et la communauté internationale, le président de la CEI n'a pas souhaité se prononcer. "Pour l'instant, la CEI suit l'exécution de son calendrier de travail. Et on ne peut parler de report technique. S'il doit y avoir un report, ce sera politique", a-t-il indiqué.


Centrafrique: Le gouvernement chinois a décidé de faire un don de plus de 1,4 milliard de FCFA et un prêt sans intérêt de plus de 8,4 milliards de FCFA
BANGUI, 20 avr 2010 - Le vice-ministre chinois du Commerce, en visite en Centrafrique, a annoncé des dons et un prêt de son gouvernement de plus de 15 millions d'euros pour ce pays, principalement pour un projet de centrale électrique, dans une déclaration diffusée mardi par la radio nationale. "Le gouvernement chinois a décidé de faire un don de 20 millions de yuans (plus de 1,4 milliard de FCFA/près de 2,2 millions d'euros) et un prêt sans intérêt de 120 millions de yuans (plus de 8,4 milliards de FCFA/13 millions d'euros)", a notamment affirmé le vice-ministre Fu Ziying, qui s'exprimait lundi soir après avoir été reçu par le président centrafricain François Bozizé. Ces sommes sont "destinés principalement à réaliser le projet de centrale de Boali 3 (environ 80 km au nord-ouest de Bangui)" pour l'approvisionnement en électricité de la Centrafrique, a expliqué M. Fu, qui a signé plusieurs accords de coopération avec le ministre centrafricain de la Coopération internationale, Sylvain Maliko. Début avril, les deux pays avaient paraphé un contrat d'assistance chinoise relatif au projet de centrale hydraulique de Boali 3, d'un coût global de 15 millions de FCFA (près de 23 millions d'euros). "La Chine va aider la Centrafrique à réaliser un projet d'énergie solaire, un projet de forage pour l'alimentation en eau", ainsi qu'"à construire une école d'amitié sino-africaine et fournir un lot d'équipements médicaux et de matériel" de lutte contre le paludisme, a encore déclaré le vice-ministre chinois du Commerce. Selon lui, la Centrafrique recevra également de la Chine "un lot de biens d'un montant de 5 millions de yuans (plus de 350 millions de FCFA/près de 544.000 euros) pour contribuer à des actions de célébration" du cinquantenaire de son indépendance. Fu Ziying, qui était arrivé dimanche à Bangui, a quitté la Centrafrique lundi soir. Son pays a financé en Centrafrique plusieurs infrastructures, dont un hôpital en cours de construction au sud de la capitale pour 3 milliards de FCFA (près de 4,6 millions d'euros), des logements sociaux ainsi qu'un stade de 20.000 places livré en 2007.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a confié provisoirement mercredi à deux membres de son gouvernement les fonctions de ministres occupées par deux de ses proches, Cyriaque Gonda et Elié Ouéfio, limogés la veille
BANGUI, 21 avr 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a confié provisoirement mercredi à deux membres de son gouvernement les fonctions de ministres occupées par deux de ses proches, Cyriaque Gonda et Elié Ouéfio, limogés la veille, selon des décrets lus à la radio nationale. Le ministre de l'Agriculture, Fidèle Gouandjika, est nommé ministre intérimaire de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du suivi du Dialogue en remplacement de Cyriaque Gonda. Il avait déjà été désigné mardi porte-parole du gouvernement, autre fonction précédemment dévolue à M. Gonda. Le ministre de la Sécurité publique, le général Jules-Bernard Ouandé est chargé provisoirement de l'Administration du Territoire en remplacement d'Elie Ouéfio, qui a été, lui, nommé mercredi ministre secrétaire général de la présidence. Aucune information n'était disponible sur la nouvelle affectation de Cyriaque Gonda, chef d'un parti de la majorité présidentielle qui fut notamment porte-parole de M. Bozizé avant son entrée au gouvernement en 2008. Joint mercredi par l'AFP, le nouveau porte-parole du gouvernement a affirmé qu'Elie Ouéfio avait été déchargé de ses fonctions de ministre de l'Administration du territoire parce qu'il "ne pouvait plus être à la fois juge et partie" à quelques semaines des élections présidentielle et législatives fixées au 16 mai. "Depuis novembre (2009), le 1er congrès ordinaire du parti Kwa na Kwa (KNK, formation du président Bozizé, NDLR) l'a désigné secrétaire général. (...) Elie Ouéfio n'avait plus sa place au gouvernement", a expliqué Fidèle Gouandjika, qui n'a pas souhaité commenter le départ de M. Gonda. Elie Ouéfio devait préparer les élections en collaboration avec la Commission électorale indépendante (CEI). L'opposition et les ex-rébellions boycottent ces scrutins, initialement programmés le 25 avril et reportés sur proposition de la CEI, estimant que le pays n'est pas prêt pour organiser des élections dans de bonnes conditions. Par ailleurs, l'ex-ministre de l'Intérieur (2008-2009) le général Paul-Raymond Ndougou a été nommé ministre délégué à la Présidence chargé du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Démarré sur le terrain en janvier 2009, ce programme - dont Cyriaque Gonda était un des vice-président du comité de pilotage - est paralysé depuis début février 2010 à cause de problèmes de paiement de prime alimentaire aux anciens insurgés. L'opération doit permettre de démobiliser quelque 8.000 ex-combattants, d'après l'ONU.



Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a limogé mardi les ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio, jusqu'alors considérés comme deux de ses proches, ainsi que son conseiller et porte-parole de la présidence
BANGUI, 20 avr 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a limogé mardi les ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio, jusqu'alors considérés comme deux de ses proches, ainsi que son conseiller et porte-parole de la présidence, selon des décrets lus mardi à la radio nationale. Cyriaque Gonda, qui est président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN, majorité présidentielle), a fait son entrée au gouvernement en 2008, après avoir été ministre conseiller et porte-parole du président. Jusqu'à mardi, il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Ses fonctions de porte-parole du gouvernement ont été confiées au ministre de l'Agriculture, Fidèle Gouandjika, selon un autre décret. Son remplaçant au ministère de la Communication n'a pas été désigné. Juriste politologue et ancien fonctionnaire international, Cyriaque Gonda avait conduit pour le camp du pouvoir les négociations avec les rébellions centrafricaines ayant abouti à la signature en 2008 et 2009 d'accords de paix entre Bangui et plusieurs mouvements insurgés. Il a aussi été un des principaux organisateurs du Dialogue politique inclusif, forum de paix et de réconciliation intercentrafricain tenu à Bangui en décembre 2008. Il avait été récemment critiqué par M. Bozizé, qui l'a accusé de détournements de fonds alloués pour la campagne de sensibilisation sur le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de quelques 6.000 ex-combattants. Ces accusations visaient aussi le chef de l'ex-rébellion l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, qui a rejeté les allégations du président. Autre personnalité limogée du gouvernement: Elie Ouéfio, qui était ministre de l'Administration du Territoire, selon un des décrets diffusés par Radio-Bangui. Ancien préfet dans l'ouest du pays et au gouvernement depuis 2009, M. Ouéfio avait en charge la préparation des élections présidentielle et législatives fixées au 16 mai, en collaboration avec la Commission électorale indépendante (CEI). L'opposition et les ex-rébellions boycottent ces scrutins, initialement programmés le 25 avril et reportés sur proposition de la CEI, estimant que le pays n'est pas prêt pour organiser des élections dans de bonnes conditions et réclamant notamment un recensement électoral. François Bozizé a par ailleurs démis Côme Zoumara de ses fonctions de ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine. M. Zoumara fut conseiller de M. Bozizé en matière de Défense globale et ministre des Affaires étrangères. Les remplaçants de MM. Ouéfio et Zoumara n'ont pas été désignés.


Centrafrique: L'actuel président centrafricain François Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, sont les deux seuls candidats à la présidentielle du 16 mai boycottée par l'opposition
BANGUI, 10 avr 2010 - L'actuel président centrafricain François Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, sont les deux seuls candidats à la présidentielle du 16 mai boycottée par l'opposition, a appris l'AFP de source officielle samedi. "Le président sortant François Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé ont déposé leurs dossiers de candidature auprès de la Commission des candidatures de la Commission électorale indépendante", a déclaré à l'AFP Rigobert Vondo, Rapporteur général auprès de la Commission électorale indépendante (CEI), précisant qu'aucun autre candidat n'avait déposé de candidature La date limite de dépôt des candidatures était vendredi à minuit. Le Collectif des forces du changement, qui regroupe la plus grande partie de l'oppostion et les rebelles ayant intégré le processus de paix ont annoncé vendredi soir n'avoir déposé aucune candidature ni à la présidentielle ni aux législatives. L'ex-président centrafricain, Ange-Félix Patassé a affirmé samedi à la radio être parvenu à "un consensus" avec le président sortant François Bozizé, "consensus", qui pourrait être un report du scrutin. "Je suis très heureux de dire tout simplement que nous sommes parvenus à un consensus que je ne vais pas livrer maintenant. Mais ces discussions ont permis de rapprocher nos positions et je pense que ce sera bénéfique pour le peuple centrafricain", a affirmé à la radio M. Patassé, après une entrevue vendredi soir avec le président François Bozizé. Selon des sources proches du pouvoir interrogées par l'AFP sous couvert de l'anonymat, il pourrait s'agir d'un nouveau report du scrutin. M. Patassé n'aurait pas évoqué directement le sujet pour laisser la primeur de l'annonce au président Bozizé. Interrogé sur le contenu de leur entretien, M. Patassé a déclaré que "nos discussions ont été longues mais très utiles. Nous avons eu à aborder les problèmes de l'heure qui touchent notre pays". "Je tiens à remercier le président Bozizé mon frère qui a compris nos préoccupations, et je pense que nous quittons cette audience avec espoir de trouver une issue à ce que nous pouvons appeler +semi crise+", a poursuivi M. Patassé. "Tous les Centrafricains à travers leurs organisations respectives vont se recontrer pour trouver une issue à la crise. Et je suis convaincu que les perspectives sont bonnes pourvu qu'il y'ait de part et d'autre la volonté et le sentiment patriotique", a-t-il conclu. Les élections, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel début mars. L'opposition, le comité de pilotage et les bailleurs de fonds de l'élection étaient favorables à une date plus éloignée dans le temps. Comme le veut la loi, c'est la CEI, que l'opposition accuse d'être partiale, qui avait proposé au président la date du 16 mai. Candidat à réélection, le président François Bozizé, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, avait indiqué qu'on ne pouvait dépasser le délai constitutionnel du 11 juin.


Centrafrique: La date de clôture des candidatures aux élections présidentielle et législatives du 16 mai en Centrafrique, a été reportée du 3 au 9 avril
BANGUI, 3 avr 2010 - La date de clôture des candidatures aux élections présidentielle et législatives du 16 mai en Centrafrique, a été reportée du 3 au 9 avril, selon communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) lu samedi à la radio nationale. La CEI "informe les candidats aux élections présidentielle et légisatives, que la date de clôture des candidatures initialement prévue pour le 3 avril 2010 est reportée au vendredi 9 avril 2010 à minuit, délai de rigueur", selon le communiqué. Les raisons du report n'ont pas été indiquées. Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé. L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) complètent la liste actuelle des candidats déclarés. Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu le 3 mars à la radio nationale. L'opposition demande un report à une date plus éloignée: "Toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Il est irréaliste d'aller aux élections le 16 mai", estime Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN, principale coalition de l'opposition).


Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai
BANGUI, 30 mars 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale. "Le corps électoral de la République centrafricaine est convoqué le 16 mai 2010, en vue des élections législatives et présidentielle", selon le texte qui précise que le décret a été pris "sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI)". "La campagne électorale est ouverte le 3 mai, elle est close le vendredi 14 mai à minuit", selon le décret. "Le scrutin se déroulera sans interruption de 6 à 16h sur l'étendue du territoire national" pour la présidentielle et les législatives, ainsi que dans les consulats et représentations diplomatiques pour la présidentielle, selon le texte. En raison du retard pris dans la préparation des élections, le report du scrutin était donné pour acquis depuis plusieurs jours, l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France -- principaux bailleurs de fonds des élections -- y étant favorables. Il restait à en fixer la date. Des sources officielles avaient évoqué le 11 juin, qui marquera la fin du mandat du président François Bozizé selon le délai constitutionnel. Le comité de pilotage proposait de repousser l'échéance au-delà de cette date, mais François Bozizé avait annoncé qu'on ne pouvait la dépasser. La CEI a finalement décidé de proposer une date plus rapprochée. Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé. L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) complètent la liste des candidats. Secouée par des années d'instabilité politico-militaire marquées par des exactions de rebelles, de coupeurs de route et de l'armée, la Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix. Des élections transparentes et justes sont jugées comme un élément déterminant du processus, par de nombreux observateurs.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat
BANGUI, 27 mars 2010 - Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale. "S'agissant de la date des élections, le président de la République a précisé de manière claire qu'il revenait à la Commission électorale indépendante (CEI) de proposer, si elle juge nécessaire, une nouvelle date. Une nouvelle date qui ne devra pas dépasser le 11 juin 2010", affirme le texte. Ce communiqué résumait l'entrevue du chef de l'Etat avec les membres du Comité de pilotage des élections qui regroupe des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale. Selon les membres du comité, "il existerait encore des problèmes d'ordre technique au niveau de la CEI (...). C'est pourquoi ils souhaiteraient que par consensus politique, le mandat du président de la République soit prolongé au delà des délais constitutionnels", a poursuivi le communiqué. Mais M. Bozizé "leur a réaffirmé son attachement au respect et à la défense de la Constitution". Jeudi, le Comité de pilotage des élections avait estimé qu'il serait "difficile" de tenir les élections le 25 avril alors qu'une source officielle avait indiqué sous couvert de l'anonymat à l'AFP que le premier tour serait reporté au 11 juin. Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report. La CEI avait souligné jeudi être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections", rappelant que "jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées".


Centrafrique: Le Comité de pilotage des élections en Centrafrique a estimé jeudi qu'il serait "difficile" de tenir la présidentielle et les législatives le 25 avril, alors que la Commission électorale a assuré le même jour que "les dates restent inchangées"
BANGUI, 25 mars 2010 - Le Comité de pilotage des élections en Centrafrique a estimé jeudi qu'il serait "difficile" de tenir la présidentielle et les législatives le 25 avril, alors que la Commission électorale a assuré le même jour que "les dates restent inchangées". La Commission électorale indépendante (CEI), qui regroupe des représentants du gouvernement, de l'opposition et des rébellions, a souligné dans un communiqué être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections en République centrafricaine". "Jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées", a ajouté ce communiqué. Dans le même temps, le Comité de pilotage --composé de représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale-- a indiqué être "parvenu à la conclusion que pour des raisons techniques, il serait difficile que les élections puissent se tenir dans le calendrier initialement annoncé". Ce Comité de pilotage, qui n'a qu'un pouvoir consultatif, a assuré s'appuyer sur un rapport de la CEI pour suggérer un report des scrutins prévus le 25 avril. Mercredi, une source officielle, qui a requis l'anonymat, avait indiqué à l'AFP que le premier tour des consultations serait reporté au 11 juin. Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report, en raison du retard pris dans l'organisation du scrutin. Selon le Comité de pilotage, un "rapport d'activités de la CEI (...) a permis de mieux appréhender les difficultés et les étapes intermédiaires inévitables et incompressibles pour la crédibilité des opérations dans le cadre du processus électoral". Le Comité précise qu'il "a été informé que des experts nationaux appuyés par leurs partenaires internationaux sontà pied d'oeuvre pour proposer un nouveau chronogramme à la Coordination nationale de la CEI pour examen et discussion en plénière". Le premier tour de la présidentielle et des législatives avait été fixé au 25 avril par décret présidentiel le 25 février. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour. "On a pris du retard (...) De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour", avait indiqué une source officielle à l'AFP, précisant qu'aucun "décret" n'avait été "encore promulgué" par la présidence.


Centrafrique: Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, sans s'opposer clairement à un report réclamé par plusieurs partis politiques et des ex-rébellions
BANGUI, 15 mars 2010 - Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, sans s'opposer clairement à un report réclamé par plusieurs partis politiques et des ex-rébellions. M. Bozizé, 63 ans, s'exprimait devant des milliers de militants de son parti, le Kwa na Kwa (KNK - "le travail, rien que le travail" en langue nationale sango, NDLR) rassemblés au stade Barthélemy Boganda, où un match de championnat national a été écourté pour l'occasion, a constaté un journaliste de l'AFP. "Aujourd'hui, les ouvrières et les ouvriers KNK me pressent de nouveau (...) de les accompagner dans les élections prochaines car ils sont déjà en ordre de bataille", a affirmé le président, arborant un ensemble taillé dans un pagne à son effigie. "Ouvrières, ouvriers KNK, je vous ai compris. J'accepte encore une fois d'être votre porte-flambeau, j'accepte encore une fois de porter vos aspirations, les aspirations du peuple centrafricain", a-t-il lancé. François Bozizé, un général, est arrivé au pouvoir par un coup d'Etat ayant renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003. Il a été élu en mai 2005 au second tour de la présidentielle face à l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé. Selon un décret qu'il a lui-même signé, la présidentielle de cette année aura lieu le 25 avril en même temps que des législatives. La campagne électorale se déroulera du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour. Dans son discours, il a relevé les multiples demandes de report des scrutins. Et sans s'y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) pouvait en décider en concertataon awec les représentants des tendances en son sein. "Nous allons, komme*le prévoit la Constitution, aux élections générales. Il nous faut respecter en effet la Loi fondamentale de notre pays. Or, des voix se sont élevées pour exiger un report qui conduirait à un vide constitutionnel, à une vacance de pouvoir et à la mise en place d'un gouvernement de transition", a estimé M. Bozizé. "Il nous faut (...) prendre la mesure des propositions qui sont avancées dans le sens du report des élections prévues dans les délais constitutionnels car un report de ces échéances signifierait des lendemains incertains pour le peuple", a-t-il affirmé. "Je suis persuadé que la grande majorité des partis de l'opposition saura trouver avec nous les moyens de surmonter ces obstacles afin que le processus électoral se poursuive dans la sérénité. La (CEI) constitue le seul maître d'oeuvre des opérations électorales et pourra, avec les représentants de toutes les tendances qu'elle renferme, adopter un calendrier en toute indépendance", a-t-il dit. Dans un communiqué, la CEI, chargée d'organiser et superviser les scrutins, a annoncé lundi le report de l'ouverture du dépôt des dossiers de candidature pour les élections. Il était censé commencer le 12 mars. L'opposition, des partis centristes et des ex-rébellions ont réclamé "le retrait du décret présidentiel" sur les scrutins, estimant que les conditions n'étaient pas réunies. La Centrafrique n'est pas complètement pacifiée et n'a pas procédé à un recensement électoral, avait-ils notamment expliqué début mars. Le pays tenter de mener à son terme un processus de paix après avoir été confronté pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".


Centrafrique: Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi sur la radio nationale avoir déjoué un projet de coup d'Etat prévu la semaine prochaine
LIBREVILLE, 14 mars 2010 - Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi sur la radio nationale avoir déjoué un projet de coup d'Etat prévu la semaine prochaine, les renseignements ayant mis#en c`use l'ex-président Ange Félix Patassé, qui rejette toute implication. L'annonce de l'échec du projet supposé a été faite par le ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordze puclic, Jules Bernard Ouandé, à l'antenne de Radio Centrafrique dans une déclaration dont l'AFP a obtenu l'enregistrement. Il a affirmé disposer "depuis hier (vendredi) soir" des informations relatives à ce projet, programmé du 15 au 20 mars, dans lequel seraient impliqués plusieurs militaires et personnalités politiques qu'il a refusé d'identifier. "C'est marqué: +Plan d'attaque+", a dit M. Ouandé, lisant le document à l'antenne de Radio Centrafrique. Selon ce texte, l'opération supposée devait débuter lundi par "la rencontre et la vérification des éléments, des commandos, des mercenaires, des kamikazes, ainsi que des miliciens". "Distribution des armes, munitions, tenues", "répartition des chefs des opérations", "remise des sous et reconnaissance du terrain", "coupure de toutes les lignes téléphoniques" devaient se dérouler du 16 au 19 mars. Ces séries d'actions devaient permettre aux auteurs du projet de coup présumé de laisser s'exprimer le "porte-parole de leur mouvement" le 20 mars à 10H00, soit cinq heures avant "l'ouverture des frontières et la déclaration du chef de l'Etat dont je ne veux pas citer le nom", a ajouté le ministre Ouandé. "Je ne vais pas dire de nom", a-t-il plusieurs fois répété. Il a mentionné un passage évoquant des "renforts des éléments dans le domicile de AFP", généralement utilisés dans le pays pour désigner l'ex-président (1993-2003) Ange-Félix Patassé d'après ces initiales. "Je peux vous dire que le gouvernement centrafricain au su de ces informations, a pris les dispositions qui s'imposent", a assuré le ministre Ouandé, sans fournir de détails. Joint depuis Libreville, M. Patassé a réfuté toute implication dans une tentative de prise du pouvoir par les armes, assurant avoir toujours "lutté pour aller aux urnes". Il a révélé avoir été mis en cause par les services de renseignements dans un rapport adressé à l'actuel président, François Bozizé. Son entourage a transmis à l'AFP une "fiche spéciale" datée du 8 mars, mentionnant comme objet: "Préparatif de coup de force allant de la période du 15 au 20 mars". "Un coup de force est en vue, +hourdi+ (ourdi, NDLR) par les éléments KAMIKAZE commando, mercenaires, expatriés et milices à la solde de l'ex-président +Ange-Flélix PATASSE+", peut-on y lire. "Hier (vendredi), j'ai reçu" ce document, "je n'ai même pas pris ça au sérieux", a déclaré M. Patassé, précisant s'être senti visé par ses initiales dans la déclaration du ministre Ouandé. "En Centrafrique, quand on dit AFP, on pense à Ange-Félix Patassé. J'ai téléphoné au ministre. Il m'a dit qu'il ne s'agissait nullement de moi", a dit M. Patassé, soupçonnant les autorités d'une manoeuvre pour tenter de "(l)'éliminer du circuit électoral". Il est candidat déclaré à l'élection présidentielle fixée officiellement au 25 avril, en même temps que des législatives. "J'ai été élu deux fois, cette fois, je vais aller (au scrutin) et je vais gagner!", a lancé M. Patassé, qui a été renversé le 15 mars 2003 par François Bozizé. Selon un décret présidentiel, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".


Centrafrique: Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril
BANGUI, 3 mars 2010 - Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril, en expliquant que le pays n'est pas pacifié et n'a pas procédé au recensement électoral. Le Collectif des forces du changement, regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions, "exige le retrait pur et simple du décret présidentiel du 25 février convoquant le corps électoral" pour le 25 avril, dans cette déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye. Le message a été signé par l'opposition et les formations centristes, mais pas par les ex-rébellions. Jean-Jacques Demafouth, habilité à parapher en leur nom, était absent de Centrafrique. Il devrait y être de retour jeudi, selon son entourage. Le collectif soulève plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la sécurité, les populations de déplacés et réfugiés, et considère que tenir des scrutins dans ces conditions est "une fuite en avant et la matérialisation d'une volonté de saboter le processus d'élections apaisées". "La pacification du pays et l'aboutissement du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-rebelles) constituent un préalable à un recensement électoral fiable" sur le terrain, estime-t-il. "Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population", ajoute-t-il. D'après des organisations humanitaires, "quelque 300.000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins : 74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan", poursuit-il, soulignant que "le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives" n'est pas connu. Les élections générales doivent être organisées "selon les standards internationaux en vue d'aboutir à des résultats crédibles, transparents, incontestables, déclare le Collectif, qui formule d'autres revendications. Il exige notamment "la mise en oeuvre immédiate du programme DDR", "la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales" et "l'organisation sur toute l'étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable". Le 28 février, un de ses responsables avait affirmé que la coalition rejetait "en bloc" le décret du président François Bozizé. Selon ce texte, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.


Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique se tiendront le 25 avril, selon un décret du président François Bozizé lu jeudi par la radio d'Etat
BANGUI, 25 fév 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique se tiendront le 25 avril, selon un décret du président François Bozizé lu jeudi par la radio d'Etat. "Le corps électoral est convoqué le dimanche 25 avril 2010 en vue des élections législatives et présidentielle. La campagne est ouverte le 12 avril à minuit et elle est close le 23 avril à minuit", déclare ce texte. Le jour du scrutin, les bureaux de vote seront ouverts "de 06H00 à 16H00 (locales, bien jusqu'à 16H00 locales, de 05H00 à 15H00 GMT) de façon ininterrompue", indique-t-il encore en conclusion. Aucune indication supplémentaire n'a été fournie, notamment sur la date d'un éventuel second tour. La Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser et de superviser les scrutins dans le pays avait annoncé mercredi à l'AFP avoir proposé le 18 avril pour le premier tour de ces élections et le 23 mai pour le second tour, en précisant que ce calendrier n'était pas définitif. Quatre personnalités ont déjà annoncé vouloir être candidats, parmi lesquels l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé qui se présente en indépendant et son ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) se sont aussi déclarés en lice. Le président Bozizé, au pouvoir depuis qu'il a renversé M. Patassé en 2003, ne s'est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu'il se présentera. Dans un rapport sur la situation en Centrafrique publié en décembre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait déjà indiqué que les élections générales centrafricaines devaient "se tenir avant la fin avril 2010 pour être constitutionnelles". Lors d'une visite la semaine dernière en Centrafrique, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, avait invité les autorités centrafricaines à organiser "des élections libres et transparentes", permettant au pays de "faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique", selon un communiqué diffusé par l'ONU. Mme Pillay les avait aussi exhortées à garantir "la liberté d'expression et de réunion". Elle a appelé "toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d'opposition et la Commission électorale indépendante à mettre de côté leurs divergences et à travailler" pour la tenue de scrutins dont les résultats ne souffriront pas de contestations. acp-cs/bmk


Centrafrique: La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a annoncé mercredi que les élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu les 18 avril (1er tour) et 23 mai (2e tour), selon un calendrier qui n'est pas encore définitif
BANGUI, 24 fév 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a annoncé mercredi à l'AFP que les élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu les 18 avril (1er tour) et 23 mai (2e tour), selon un calendrier qui n'est pas encore définitif. "Conformément aux dispositions constitutionnelles, la CEI a arrêté un chronogramme (calendrier, ndlr) d'activités (...). Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 18 avril et le second tour le 23 mai", a affirmé Rigobert Vondo, le rapporteur général et porte-parole de la CEI. "Il s'agit d'un chronogramme que la CEI souhaite tenir, mais il faudra prendre en compte certaines réalités, dont le financement et l'exécution dans les délais de toutes ces activités, dont la révision de la liste électorale, qui prendra un peu de temps", a-t-il précisé. Conformément au code électoral centrafricain, la Commission électorale propose la date des élections et le président entérine alors par décret et convoque le corps électoral en conséquence. La CEI n'a pas encore transmis de date de manière officielle. Quatre personnalités ont déjà affirmé publiquement vouloir être candidats: l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) qui se présente en indépendant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain, l'ancien ministre Eloi Anguimaté pour la Convention Nationale, l'actuelle ministre déléguée à la décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante). Le président François Bozizé ne s'est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu'il se présentera.


Centrafrique: L'ONU a décidé l'octroi de 20 millions de dollars pour "la consolidation de la paix" en Centrafrique, en aidant notamment à la réforme des services de sécurité et à l'assistance aux réfugiés
LIBREVILLE, 9 fév 2010 - L'ONU a décidé l'octroi de 20 millions de dollars (14,6 millions d'euros) pour "la consolidation de la paix" en Centrafrique, en aidant notamment à la réforme des services de sécurité et à l'assistance aux réfugiés, selon un communiqué obtenu mardi par l'AFP. Ce financement émane du "Fonds pour la consolidation de la paix à la République centrafricaine", créé en 2006 "dans le cadre de la réforme de la Commission de consolidation de la paix de l'ONU", indique l'institution dans ce texte daté du 4 février. Le pays "a déjà reçu 10,8 millions de dollars (plus de 7,9 millions d'euros) du Fonds", précise-t-elle, en indiquant espérer "d'autres sources de financement (...) pour asseoir l'aide" à la Centrafrique. La nouvelle aide doit servir "à soutenir la réforme du secteur de la sécurité, la revitalisation de l'économie et l'Etat de droit dans le pays", engagé dans un processus de pacification après plusieurs années de conflits impliquant notamment mouvements rebelles et forces armées. "Dans le domaine de la sécurité, ces fonds permettront de lancer la construction de deux casernes de police et de deux nouvelles prisons. (...) Ils seront également alloués à un projet conjoint de retour pour les déplacés", en coopération avec plusieurs agences onusiennes, explique l'ONU. "Enfin, une commission des droits de l'Homme sera mise en place", ajoute-t-elle. En décembre 2008, l'institut d'analyse International Crisis Group (ICG) avait révélé un projet du gouvernement centrafricain pour la période 2009-2013, envisageant une augmentation des effectifs de forces de sécurité du pays "de 6.518 agents à 10.419" pour un "effort financier global" estimé à 112 milliards de FCFA" (près de 171 millions d'euros)" sur cinq ans. Aucune nouvelle information n'est disponible sur ce projet, qui avait été soumis à l'époque à l'Assemblée nationale. Dans le cadre de la sortie de crise, un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de quelque 8.000 ex-rebelles est en cours depuis mi-août 2009 en Centrafrique. Le pays doit par ailleurs organiser cette année, à une date non encore fixée, des élections présidentielle et législatives.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier
BANGUI, 31 jan 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle. M. Bozizé s'exprimait samedi lors d'une rencontre avec les partis politiques et la société civile, en présence du corps diplomatique, a précisé l'Agence Centrafrique Presse (Acap). D'après l'agence, le président a "proposé la dissolution" des comités locaux et dans les consulats à l'étranger de la Commission électorale, "ainsi que la réalisation d'un audit des finances de la CEI". "Selon le chef de l'Etat, ces dispositions permettraient d'éviter les +petites anomalies+ relevées par les partis d'opposition et de +crédibiliser la commission électorale chargée de préparer et organiser les élections présidentielle et législatives prévues pour avril prochain" à une date non fixée, a ajouté l'Acap. "Nous n'avons pas de temps à perdre si nous voulons respecter la Constitution", a dit M. Bozizé, cité par l'agence, sans fournir de calendrier. Le "Collectif des forces du changement", coalition regroupant l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes, réclame depuis quelques semaines la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés" ainsi que la démission du président de la CEI, pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial. Le Collectif a annoncé le 13 janvier a décidé de suspendre sa participation aux activités de la CEI jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. Jusqu'à cette suspension, la Commission électorale comptait en tout 30 membres, dont la moitié était des représentants de l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes. Cinq des 15 représentants du Collectif ont refusé le boycott et continuent de siéger à la CEI. L'opposition a annoncé qu'ils étaient exclus de leur coalition pour "acte de rébellion".


CEMAC: Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif
BANGUI, 17 jan 2010 - Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé dimanche l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif. Le sommet, tenu samedi et dimanche à Bangui, "a décidé de nommer au poste de gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) Lucas Abaga Nchama", selon son communiqué final lu par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi. M. Abaga Nchama succède au Gabonais Philibert Andzembé, qui était en poste depuis juillet 2007 et que le sommet a décidé de "relever de (ses) fonctions" en même temps que le vice-gouverneur, Rigobert Roger Andely et une autre responsable de l'institution. L'Equato-Guinéen était directeur général chargé de l'Exploitation à la BEAC depuis juin 2008, selon un responsable régional. D'après les statuts de la BDEAC adoptés en 2007, le gouverneur est nommé pour un mandat de sept ans non renouvelable. La gestion de Philibert Andzembé a été marquée par plusieurs scandales et la perte, pour la Banque, d'importantes sommes d'argent. En octobre, le Gabon avait décidé de le rappeler "en vue de son remplacement", après la révélation de détournements d'ampleur à la Banque quelques mois après celle de placements à risques ayant mal tourné. Le sommet de Bangui a aussi décidé de rendre rotatif le poste de gouverneur de la BEAC, mettant fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon. Il a adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté", d'après le communiqué final, soulignant que cette décision met "fin au contentieux de Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena), du nom de l'accord signé en 1973 sur la répartition des postes au sein de la BEAC. Au terme de cet accord, le poste de gouverneur était détenu par le Gabon. Le même mécanisme accordait le poste de vice-gouverneur au Congo, celui de secrétaire général au Tchad et le siège central de la BEAC au Cameroun. Lors d'un bref point de presse, le chef de l'Etat centrafricain et ex-président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a précisé que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale". "Le principe de la rotation par ordre alphabétique (...) a été retenu. Mais on va commencer par la Guinée équatoriale. A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso pour la présidence en exercice de la Cémac. La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Elle a été créée en 1994, en remplacement de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) qui avait été lancée en 1964 par cinq pays de la région, rejoints 20 ans plus tard par la Guinée équatoriale.


Centrafrique: Le budget du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de quelque 8.000 anciens rebelles de Centrafrique est estimé à environ 27 millions de dollars US
BANGUI, 4 jan 2010 - Le budget du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de quelque 8.000 anciens rebelles de Centrafrique est estimé à environ 27 millions de dollars US, indique un rapport du secrétaire général de l'ONU obtenu lundi par l'AFP. En septembre, le comité technique chargé du DDR "a apporté des modifications au calendrier et au budget du programme, qui est maintenant estimé à environ 27 millions de dollars des Etats-Unis (18,86 millions d'euros)", affirme ce rapport de Ban Ki-moon sur la situation en Centrafrique publié le 8 décembre. Le document ne précise pas le montant initial et le calendrier arrêté, mais il évoque "un objectif à long terme". En août, après le lancement officiel de la campagne de sensibilisation du DDR, Bangui avait affirmé que le programme "devrait normalement durer 36 mois". Au mois d'avril 2009, "tous les anciens groupes rebelles avaient remis la liste de leurs combattants, à l'exception du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), qui ne l'a toujours pas remise. Quelque 8.000 ex-combattants devraient néanmoins être démobilisés", poursuit le rapport du secrétaire général de l'ONU. M. Ban exhorte à "accélérer l'élaboration et l'application des volets désarmement et démobilisation du programme, afin de créer les conditions de sécurité minimales requises pour la tenue d'élections pacifiques et transparentes en avril 2010". Le programme DDR a été adopté au forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions de Centrafrique en décembre 2008 pour tenter de sortir ce pays de plusieurs années de crise et d'attaques. Le comité de pilotage, mis en place en janvier 2009, est présidé par l'ONU et comprend des représentants du gouvernement et des principales ex-rébellions.





Voir ici l'actualité publiée de 2009
Centrafrique: Le gouvernement centrafricain veut lancer la construction d'un nouvel aéroport pour 40 milliards FCFA


Bangui, 19 juin 2012 - La Centrafrique veut lancer la construction d'un nouvel aéroport pour 40 milliards FCFA (61 millions d'euros), selon un communiqué mardi du ministre de l'Aviation civile et du Transport aérien. Le gouvernement a créé la "Société de développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique (SODIAC)" qui a mis en place "un programme de 40 milliards FCFA (...) susceptible d'être financé par les bailleurs de fonds ciblés", indique le communiqué. Parmi ces bailleurs de fonds figurent "principalement Exim Bank of China, d'une part", et "la BDEAC (Banque de développement des Etats d'Afrique centrale) et la BAD (Banque africaine de développement), d'autre part, en complément d'une subvention de trois 3 milliards FCFA (4,6 millions d'euros) obtenue de l'Agence française de développement (AFD)", précise-t-il. Le nouvel aéroport se trouvera sur l'actuel site de M'poko et comprend notamment "l'extension et le réaménagement de l'aérogare, le renforcement des chaussées aéronautiques (...), l'allongement de la piste de 2.600 m à 3.200 m, l'extension de l'aire de stationnement de 5 à 11 postes" et la construction de bretelles d'accès. L'aéroport international Bangui M'poko, qui accueille quelque 100.000 visiteurs par an, est menacé d'être déclassé par l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), ce qui lui interdirait les liaisons internationales vers l'Europe.

BANGUI, 27 mars 2011 - Les Centrafricains ont commencé à voter dimanche matin pour le second tour des élections législatives dont le parti du président François Bozizé devrait sortir large vainqueur dans la mesure où l'opposition boycotte le scrutin. A Bangui les opérations de vote qui devaient débuter à 6H00 (5H00 GMT) ont connu du retard de l'ordre d'une heure ou plus, a constaté un journaliste de l'AFP, retard admis par la Commission électorale indépendante. "Le retard est dû à l'installation du matériel lourd, notamment les urnes et les isoloirs qui ont été acheminées ce matin par la Commission électorale", a expliqué Eric Grengbo, qui préside le bureau de vote numéro 3C installé à l'école de garçons St Paul de Bangui. 3.800 bureaux de votes sont ouverts dimanche pour que les Centrafricains choisissent les 69 députés (sur 105) qui n'ont pas été élus dès le premier tour. Le Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail), le parti du président François Bozizé réélu le 23 janvier au premier tour des élections groupées (présidentielle et législatives) a d'ores et déjà obtenu 26 sièges, alors qu'un seul siège a été attribué à un parti de l'opposition, les autres élus étant proches de la majorité présidentielle. L'opposition ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle ni ceux du premier tour des législatives du 23 janvier dont elle boycotte ce second tour, qui devrait déboucher sur une large majorité pour le KNK.


Centrafrique: Conformément à la Constitution centrafricaine, le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra a présenté vendredi la démission de son gouvernement au président François Bozizé récemment réélu et investi
BANGUI, 7 avr 2011 - Le parti du président Bozizé a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée centrafricaine au 2e tour des législatives du 27 mars en remportant 61 des 105 sièges, selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI). L'opposition, rassemblée au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour des élections législatives, accusant le pouvoir de fraude pendant le premier tour des élections présidentielle et législatives du 23 janvier dont elle rejette les résultats. Dans ce second tour, 36 nouveaux candidats du KNK (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail) du président François Bozizé ont obtenu leur siège de député, selon la CEI. 26 candidats du KNK avaient été élus dès le premier tour d'après la CEI le 7 février, mais la Cour constitutionnelle a annoncé mercredi avant la lecture des résultats que le premier tour de Bamingui (nord) qui donnait vainqueur un candidat du KNK a été invalidé pour des irréguralités et un deuxième tour devra se tenir. Dix-huit nouveaux candidats indépendants ont été élus (qui s'ajoutent aux 8 du premier tour dont 5 proches de M. Bozizé), mais aussi 11 candidats de la majorité présidentielle et un opposant (le deuxième sur l'ensemble du scrutin). Trente-cinq sièges avaient été pourvus dès le premier tour, selon les résultats de la CEI le 7 février. Aucun député n'a encore été désigné dans trois circonscriptions en plus de Bamingui: à Boganangone (sud) sans qu'un motif soit avancé par la CEI, à Bouar 1 (ouest) où le premier tour (ballotage) a été invalidé par la Cour constitutionnelle pour des irrégularités et sera repris, et enfin à Boganda où les résultats du dépouillement tardif du premier tour n'ont toujours pas été communiqués. Les résultats des législatives doivent être validés par la Cour constitutionnelle. Le KNK et ses alliés disposaient de 80 des 105 sièges de la précédente législature. Le KNK n'obtient pas à lui seul la majorité des deux tiers à l'Assemblée nationale, condition pour "faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats" du président François Bozizé réélu au premier tour de l'élection présidentielle (64,37% des voix), avait souligné l'opposant Martin Ziguélé (3e, 6,80%). M. Bozizé a été élu une première fois en 2005 après avoir renversé Ange-Félix Patassé en 2003. M. Patassé, deuxième de la présidentielle (21,41%), est décédé mardi à Douala au Cameroun. Le second tour des législatives avait suscité peu d'engouement selon les observateurs. M. Ziguélé en avait conclu que l'appel au boycott de l'opposition avait été "suivi". Le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika avait souligné que le premier tour des législatives était groupé avec la présidentielle qui suscite plus d'intérêt.


Centrafrique: Les Centrafricains ont commencé à voter dimanche matin pour le second tour des élections législatives, boycotté par les partis de l'opposition
BANGUI, 18 avr 2011 - Le président centrafricain François Bozizé a reconduit lundi Faustin-Archange Touadéra au poste de Premier ministre après qu'il ait présenté la démission de son gouvernement en mars au chef de l'Etat réélu, selon un décret lu à la radio nationale. "Le président de la république, chef de l'Etat, décrète: M. Faustin-Archange Touadéra est nommé Premier ministre, chef du gouvernement", selon le décret lu par David Gbanga, directeur de la radio nationale. Conformément à la Constitution, M. Touadéra a huit jours pour proposer un gouvernement au chef de l'Etat. Comme l'y obligeait la Constitution, le Premier ministre avait présenté le 18 mars la démission de son gouvernement au président François Bozizé juste après son investiture pour un nouveau mandat de cinq ans. Nommé pour la première fois Premier ministre en janvier 2008 en remplacement d'Elie Doté alors confronté à une grave crise sociale, Faustin-Archange Touadéra, docteur en mathématiques, ex-recteur de l'université de Bangui, avait été reconduit en 2009. Elu député de Damara à 75 km au nord de Bangui lors du premier tour des élections groupées (législatives et présidentielle) du 23 janvier dernier, Faustin-Archange Touadéra, est également deuxième vice-président du parti présidentiel, le KNK (Kwa Na Kwa, le travail rien que le travail). Le président François Bozizé, réélu au premier tour de la présidentielle de janvier en Centrafrique avec 64,37% des voix, a été investi le 15 mars à Bangui.


Centrafrique:  Le parti du président Bozizé a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée centrafricaine au 2e tour des législatives du 27 mars en remportant 61 des 105 sièges, selon les résultats provisoiresCentrafrique: Le ministre centrafricain des Finances, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï a été limogé vendredi soir et remplacé samedi par Albert Besse, conseiller Finances à la Présidence


BANGUI, 2 juin 2012 - Le puissant ministre centrafricain des Finances, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, neveu du président François Bozizé et surnommé "demi-dieu", a été limogé vendredi soir et remplacé samedi par Albert Besse, conseiller Finances à la Présidence, selon la radio nationale. "Sont et demeurent rapportées les dispositions du décret du 22 avril 2011 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement en ce qui concerne exclusivement le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d'Etat aux Finances. Le présent décret abroge" cette nomination, selon le texte d'un décret lu par le directeur général de la présidence David Gbanga. Ministre des Finances dans le deuxième gouvernement du Premier ministre Faustin Archange Touadéra de 2010 à 2011, Albert Besse avait été écarté du gouvernement formé après l'élection présidentielle de 2011. Il s'était alors vu confier le poste de conseiller en matière de finances à la Présidence. Le texte ne donne aucun motif du limogeage de M. Ndoutingaï qui était au gouvernement depuis que le général Bozizé a pris le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003. M. Ndoutingai avait longtemps occupé le poste clé de ministre des Mines avant d'être nommé aux Finances l'année dernière, après le remaniement post-élection présidentielle. Les observateurs considéraient alors que le président Bozizé avait confié ce poste à son homme de confiance pour remettre de l'ordre dans les comptes d'un Etat perpétuellement au bord de la rupture de paiement. M. Ndoutingaï avait été le directeur de campagne de Bozizé lors de la campagne présidentielle de janvier 2011. Le limogeage de Ndoutingaï intervient le jour de l'augmentation du prix du carburant dans le pays qui a conduit à une grève des chauffeurs de taxi et de taxi-bus, augmentation survenue après celle de janvier 2012.
Centrafrique: La France a accordé un don de 13 milliards FCFA au titre de l'Aide Budgétaire Globale (ABG) à la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac)


Bangui, 23 fév 2012 - La France a accordé un don de 13 milliards FCFA (20 millions d'euros) au titre de l'Aide Budgétaire Globale (ABG) à la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac), fruit d'une convention de financement signée au siège de la Cémac jeudi à Bangui. Selon un communiqué de l'ABG, "cet important appui financier qui fait suite à un premier versement de 30 millions d'euros fin 2010, a pour objectif de participer au financement des projets et programmes d'intégration régionale du Programme économique régional (PER). Comme le précédent, il sera mis en oeuvre par l'AFD" (l'Agence française de développement).
 "20% (des fonds) seront alloués à la commission de la Cémac, aux fins de contribuer au financement des études de faisabilité des projets et au renforcement des capacités de la commission (et) 80% à la Banque de Développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC), aux fins de consentir des prêts concessionnels et/ou des bonifications de taux d'intérêt mis en place pour le financement des projets intégrateurs inscrits au PER".


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a procédé à un léger remaniement ministériel, nommant notamment Alfred Taïnga Poloko au poste de ministre de la communication
Bangui, 14 nov 2011 - Le président centrafricain François Bozizé a procédé à un léger remaniement ministériel, nommant notamment Alfred Taïnga Poloko au poste de ministre de la communication, par décret présidentiel diffusé lundi à la radio nationale. Ancien conseiller spécial et porte-parole de la présidence, M. Poloko remplace Michel Koyt, lui même nommé au ministère chargé du secrétariat général du gouvernement et aux relations avec les institutions en remplacement de Désiré Kaningda, qui quitte le gouvernement. M. Poloko est quant à lui remplacé par l'ex-député André Grémiango comme porte-parole de la présidence.


Centrafrique: D'un coût estimé à 4 milliards FCFA et d'une capacité de 100 lits, la Chine offre un nouvel hôpital à la Centrafrique
Bangui, 4 oct. 2011 - Un nouvel hôpital offert par la Chine à la Centrafrique, a été inauguré mardi à Bimbo au sud de Bangui, par le président François Bozizé, a annoncé mardi soir la radio nationale. D'un coût estimé à 4 milliards FCFA (61 millions d'Euros), et d'une capacité de 100 lits, cet hôpital bâti hors de Bangui est la seconde structure sanitaire construite par la Chine après l'Hôpital de l'Amitié situé à la sortie nord de Bangui. C'est aussi le premier grand centre de santé de la région qui regroupe l'Ombella M'poko et la Lobaye, deux préfectures affectées par une épidémie de choléra. Vendredi, le ministre centrafricain de la santé avait annoncé que le pays était touché par une épidémie de choléra ayant fait "au moins une dizaine de morts". L'hôpital, a été baptisé "Elisabeth Domitien", du nom de la première femme centrafricaine nommée Premier ministre par Jean-Bedel Bokassa dans les années 70. Outre ces deux hôpitaux, la Chine a également construit gratuitement ces dernières années dans la capitale centrafricaine un stade de 20.000 places, 100 logements sociaux à 15 kilomètres à l'ouest de Bangui, et achève la construction d'une usine hydroélectrique à Boali III à 95 km au nord de Bangui.


Centrafrique: Un ministre et deux anciens ministres centrafricains suspectés d'avoir détourné 50 millions FCFA d'une société de téléphonie mobile, ont été placés sous surveillance judiciaire
BANGUI, 14 sept 2011 - Un ministre et deux anciens ministres centrafricains suspectés d'avoir détourné 76.000 euros d'une société de téléphonie mobile, ont été placés sous surveillance judiciaire, a annoncé mercredi soir à l'AFP une source judiciaire proche du parquet de Bangui. "Le ministre du Développement rural et ex-porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, et les anciens ministres Thierry Maléyombo (Justice, Télécommunications), et Abdallah Kadre (délégué aux Finances), sont accusés d'être impliqués dans le détournement d'un chèque de 50 millions FCFA (environ 76.000 euros) provenant d'une société de téléphonie mobile (Telsoft)", a affirmé cette source. "Les trois personnalités ont été entendues tour à tour la semaine dernière par le procureur du tribunal de Bangui qui a pris les mesures de surveillance judiciaire et de confiscation de leurs passeports pour leur interdire toute sortie du territoire centrafricain, en attendant la fin de l'instruction du dossier", a encore précisé la source. L'affaire remonte au début de l'année 2011, la société Telsoft sommée de verser 150 millions FCFA à l'Etat centrafricain au titre d'arriérés fiscaux, a émis deux chèques: un premier chèque de 100 millions FCFA (environ 150.000 euros) et un deuxième d'un montant de 50 millions FCFA qui n'a pas été encaissé par le Trésor public, d'après la source. Le 8 septembre, le président centrafricain François Bozizé qui ouvrait des états généraux des finances publiques de Centrafrique avait annoncé qu'il n'hésiterait "pas à prendre toutes les mesures qu'imposent les situations pour mettre hors d'état de nuire les auteurs et complices des détournements des deniers publics, la corruption, bref ceux qui seront reconnus coupables ou complices de malversations financières". "Malgré les efforts consentis par le gouvernement, la situation des finances publiques n'a cessé de se dégrader", avait ajouté M. Bozizé, soulignant que "les crimes et délits économiques et financiers, notamment la corruption sous toutes ses formes (...) ont privé l'Etat de ses ressources et par conséquent rendent difficile la possibilité pour l'Etat d'honorer ses dettes". La Centrafrique est classée 154e --sur 178 pays-- dans le dernier indice de perception de la corruption (2010) de l'organisation Transparency international. Les institutions de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale estimaient en 2004 que "la corruption est rampante en République centrafricaine, et freine de façon considérable le développement du pays".


Centrafrique: Les législatives partielles devant se tenir dans les 14 circonscriptions électorales invalidées lors des législatives de mars, auront lieu le 4 septembre
Bangui, 10 août 2011 - Les législatives partielles devant se tenir dans les 14 circonscriptions électorales invalidées lors des législatives de mars, auront lieu le 4 septembre selon un décret du président centrafricain François Bozizé diffusé mercredi à la radio nationale. A l'issue du 2e tour des législatives du 27 mars, la Cour constitutionnelle avait invalidé les résultats dans 14 circonscriptions électorales, pour des irrégularités diverses. Le 1er tour des législatives et de la présidentielle avaient lieu le même jour le 23 janvier. Le président sortant François Bozizé s'était imposé dès le 1er tour avec 64,37% des voix. Les résultats de la présidentielle et du 1er tour des législatives avait conduit l'opposition à boycotter le 2e tour, estimant que les élections avaient été entachées "d'irrégularités, de fraudes massives et de graves dysfonctionnements." Le Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail), parti du chef de l'Etat centrafricain, a remporté la majorité absolue à l'issue du second tour avec plus d'une soixantaine de sièges sur les 105 que compte à l'Assemblée nationale.


Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a accordé à l'unanimité des 74 députés présents la confiance au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra après son discours de politique générale
BANGUI, 19 mai 2011 - L'Assemblée nationale centrafricaine a accordé à l'unanimité des 74 députés présents la confiance au Premier ministre Faustin-Archange Touadéra après son discours de politique générale. Normalement composée de 105 députés, l'Assemble ne compte actuellement que 92 députés officiellement investis en raison des différents contentieux électoraux issus des législatives de janvier et mars. Sur ces 92, 83 étaient inscrits lors de la présentation du programme politique du Premier ministre mais 9 se sont absentés au moment du vote mercredi soir. Faustin-Archange Touadéra, reconduit dans ses fonctions de Premier ministre après la réélection du président Bozizé, a dit dans son discours de politique générale faire de "la consolidation de la paix" une priorité de son gouvernement. "La consolidation de la paix et la sécurité reste le pilier du programme du gouvernement. Car sans la sécurité et la paix, nous n'atteindrons jamais les objectifs de développement que nous poursuivons sans relâche", a-t-il déclaré. Dans ce pays traversé par des années d'instabilité, la paix a été au centre de la campagne électorale pour la présidentielle de janvier, au terme de laquelle François Bozizé, venu d'abord au pouvoir par la force en 2003, a été réélu.


Centrafrique: Célestin-Leroy Gaombalet, 62 ans, président sortant de l'Assemblée nationale centrafricaine, a été reconduit mardi dans ses fonctions par les députés élus lors des législatives de janvier et mars
BANGUI, 3 mai 2011 - Célestin-Leroy Gaombalet, 62 ans, président sortant de l'Assemblée nationale centrafricaine, a été reconduit mardi dans ses fonctions par les députés élus lors des législatives de janvier et mars, a constaté un journaliste de l'AFP. Ancien Premier ministre (2003-2005), et président de l'Assemblée nationale depuis 2005, il a été élu par acclamation, son seul adversaire, l'ancien ministre Thierry Savonarole Maléyombo, s'étant désisté au dernier moment. M. Gaombalet est 1er vice-président du Kwa Na Kwa -le travail rien que le travail- le parti du président François Bozizé, réélu au 1er tour en mars lors d'élections contestées par l'opposition. Cette session de l'Assemblée nationale se tient malgré une controverse sur les élections. La Cour constitutionnelle n'a pas encore validé les résultats du 2e tour des législatives et a invalidé les résultats de six circonscriptions au 1er tour. Le Kwa Na Kwa a obtenu la majorité absolue à l'issue du 2e tour des législatives du 27 mars en remportant 61 des 105 sièges, selon les résultats annoncés début avril par la Commission électorale indépendante. L'opposition, rassemblée au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour. Elle accuse le pouvoir de "fraudes massives" lors du premier tour du 23 janvier, couplé à la présidentielle qui a réélu le président Bozizé.


Centrafrique: Le Premier ministre centrafricain Faustin Touadéra, reconduit lundi, a formé vendredi un gouvernement de 34 ministres composés des membres du parti du président François Bozizé ainsi que plusieurs membres de l'opposition et d'anciens mouvements rebelles
BANGUI, 22 avr 2011 - Reconduit lundi, le Premier ministre centrafricain Faustin Touadéra a formé vendredi un gouvernement composé d'une majorité de membres du parti du président François Bozizé, la surprise venant du départ du ministère des Mines de Sylvain Ndoutingaï promu aux Finances. Parmi les 34 ministres, dix conservent leurs postes alors que plusieurs membres de l'opposition et d'anciens mouvements rebelles ont rallié la majorité pour entrer au gouvernement. M. Ndoutingaï, neveu du président, quitte le poste clé de ministre des Mines qu'il occupait depuis l'accesssion au pouvoir de François Bozizé en 2003, pour devenir le premier ministre d'Etat dans l'ordre protocolaire et occuper la position stratégique de ministre des Finances et du Budget. De source proche du pouvoir, M.Bozizé cherchait un homme de confiance pour "assainir" les Finances. Le ministre des Mines, un dossier vital en RCA avec le diamant, propice à de nombreux trafics, mais aussi l'uranium, est désormais directement rattaché à la présidence. Parmi les dix personnalités qui conservent leur maroquin figurent Sylvain Maliko (Plan et l'Economie), le général Antoine Gambi (Affaires Etrangères), Fidèle Ngouandjika (Agriculture) et le fils du président Jean-Francis Bozizé (Défense). Alors que l'opposition ne reconnaît pas les résultats des élections, Jean-Michel Mandaba du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de Martin Ziguélé (arrivé en 3e position à la présidentielle) devient ministre de la Santé alors que Marguerite Pétro-Koni Zézé du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de feu André Kolingba (dont le candidat Emile Gros-Raymond Nakombo est arrivé 4e à la présidentielle) devient ministre des Affaires Sociales. François Naouéyama, membre de la l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un des principaux mouvements rebelles, qui a signé les accords de paix et dont le candidat Jean-Jacques Demafouth est arrivé 5e à la présidentielle devient ministre de l'Environnement et de l'Energie. A noter aussi, que Jean-Serge Bokassa, fils de l'ancien empereur Jean-Bedel Bokassa est ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture.

La composition du nouveau gouvernement centrafricain formé le 22 avril 2011:

Premier ministre: , reconduit à son poste le 18 avrilFaustin Archange Touadéra

-Ministre d’Etat aux finances et au Budget : Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï
-Ministre d’Etat au Plan et à l’Economie : Sylvain Maliko
-Ministre d’Etat chargé du Développement des Transports : Colonel Anicet parfait Mbay
-Ministre d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la recherche Scientifique : Jean Wilibiro Sacko
-Ministre d’Etat chargé des Postes, Télécommunications et des Nouvelles technologies : Abdou Karim Meckassoua
-Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Fidèle Gouandjika
-Ministre des Eaux et Forêts, Chasse et pêche : Emmanuel Bizot
-Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger : Général de Division Antoine Gambi
-Ministre de l’Environnement et de l’Ecologie : François Naoueyama
-Ministre de l’Habitat et du Logement : Gontron Djono-Djidou-Ohabo
-Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des relations avec les Institutions : Michel Koyt
-Ministre de l’Enseignement Technique, Professionnel et de la Formation Qualifiante : Djibrine Sall
-Ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation : Josué Binoua
-Ministre de la santé publique, de la Population et de la Lutte contre le Sida : Jean Michel Mandaba
-Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Prévoyance Sociale : Noël Ramandan
-Ministre de la Sécurité Publique, de l’Emigration et de l’Ordre du Public : Claude Richard Gouandja
-Ministre du Commerce et de l’Industrie : Marlyn Mouliom Roosalem
-Ministre de l’Equipement, des Travaux Publics et du Désenclavement : Jean Prosper Wodobodé
-Ministre de l’Enseignement Primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : Gisèle Nam
-Ministre de la Justice et de la Moralisation, Garde des sceaux : Firmin Findiro
-Ministre de la Coopération internationale, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie : Dorothére Aimée Malenzapa
-Ministre de la Communication, de la Culture Démocratique et Civique : Alfred Taïnga Poloko
-Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale et de la Promotion du Genre : Pétro Koni Zezé née Zarambaud Marguérite
-Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique : Léopold Mboli Fatran
-Ministre de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices Publics : Pascal Koyamené
-Ministre du développement rural du tourisme et de l’Artisanat : Sylvie Annick Mazoungou
-Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture : Jean Serge Bokassa
-Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, du Secteur Informel et du Guichet Unique : Albertine Agoundoukoua Mbissa
-Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du développement Rural, chargé de l’Elevage et de la Santé Animale : Youssoufa Yérima Mandjo
-Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la restructuration de l’Armée: Colonel Jean Francis Bozizé
-Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé des Mines : Obed Namsio
-Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de Développement : David Banzoukou
-Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien : Théodore Jousso
-Ministre délégué à la Présidence de la république, chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion des Ex-combattant et de la jeunesse Pionnière Nationale : Général de Brigade Sylvestre Yangongo.



Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a reconduit lundi Faustin-Archange Touadéra au poste de Premier ministre après qu'il ait présenté la démission de son gouvernement en mars au chef de l'Etat réélu

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