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L'actualité de la Guinée Equatoriale
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, a créé jeudi un poste de ministre délégué aux Finances et au Budget, portant à 71 le nombre de membres du gouvernement

MALABO, 12 mars 2009 - Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, a créé jeudi un poste de ministre délégué aux Finances et au Budget, portant à 71 le nombre de membres du gouvernement, selon un décret lu à la radio nationale. Le nouveau portefeuille a été confié à Martin-Crisantos Ebee Mba, qui était précédemment vice-ministre de la Planification, du Développement économique et des Investissements publics. M. Mba cède son fauteuil à Conrado Okenvé Ndoho, qui fait son entrée pour la première fois dans un gouvernement. Cette modification du gouvernement, la deuxième en deux semaines, répond à la nécessité d'un "meilleur fonctionnement des services", indique le décret. Le 24 février, le président Obiang Nguema avait déjà remanié le cabinet formé en juillet 2008 par le Premier ministre Ignacio Milam Tang, en remplaçant le ministre de la Sécurité nationale, deux vice-ministres et deux secrétaires d'Etat. Le gouvernement est désormais composé de 71 membres, pour un pays comptant officiellement un peu plus d'un million d'habitants. Outre le chef du gouvernement, le cabinet est formé de trois vice-Premiers ministres, 24 ministres, 20 vice-ministres, 22 secrétaires d'Etat et désormais d'un ministre délégué dans ce petit pays pétrolier du golfe de Guinée. Par ailleurs, selon un autre décret, le président Teodoro Obiang Nguema a nommé comme conseiller diplomatique Florencio Mayé Ela, militaire de profession et un de ses proches, qui a été ambassadeur équato-guinéen à Yaoundé jusqu'à novembre 2008. M. Mayé Ela avait dû avait dû abandonner son poste après avoir été déclaré persona non grata par les autorités camerounaises à la suite de l'enlèvement en octobre 2008 par des policiers de ce pays, d'un réfugié politique équato-guinéen réfugié, Cipriano Nguema Mba. Selon Yaoundé, M. Nguema Mba avait été remis à l'ambassade équato-guinéenne contre une forte somme d'argent. Il est, depuis, incarcéré à la prison de Black Beach à Malabo. Deux policiers camerounais impliqués dans son enlèvement avaient été révoqués pour "indélicatesse et compromission grave portant atteinte à la considération de la police par arrestation irrégulière d'un réfugié", mesure extrêmement rare au Cameroun.



Guinée Equatoriale: Le gouvernement équato-guinéen a annulé tous les contrats d'exploitations miniers et de carrières, en fixant aux sociétés concernées une "période transitoire" de deux mois pour renégocier de nouveaux accords

MALABO, 4 mars 2009 - Le gouvernement équato-guinéen a annulé tous les contrats d'exploitations miniers et de carrières, en fixant aux sociétés concernées une "période transitoire" de deux mois pour renégocier de nouveaux accords, a rapporté mercredi la radio d'Etat. La radio cite un arrêté du ministère des Mines, de l'Energie et de l'Industrie, signé le 27 février, stipulant que "sont annulés tous les contrats miniers et d'exploitation de carrières souscrits jusqu'à cette date" entre ce département, représentant l'Etat, "et les sociétés minières ou qui exploitent les carrières" dans le pays. "Toutes ces sociétés, en vertu des contrats ainsi annulés, sont obligées de négocier et souscrire de nouveaux contrats conformément aux exigences judiciaires actuellement en vigueur", ajoute le texte, qui ne fournit pas de détails sur les sociétés concernées et les minerais qu'elles exploitent. Jointe par l'AFP, une source au ministère a précisé que cet arrêté "entre dans le cadre d'une mesure de sauvegarde" des intérêts du pays dans la perspective d'un développement minier. Selon des estimations non officielles, le sous-sol équato-guinéen recèle de l'or, du bauxite, du diamant, mais la plus importante activité dans le secteur demeure l'exploitation de carrières de gravier. Selon cette source ministérielle, il y a "des indices (de présence) de manganèse et d'uranium sur la partie continentale", non confirmés par des recherches pour l'instant. L'arrêté ministériel fixe une "période transitoire 60 jours" pour la signature de nouveaux contrats. "Passé ce délai, une sanction de 50 millions de FCFA (plus de 76.200 euros) sera appliquée aux sociétés" contrevenantes, est-il précisé. Le pétrole est une des plus importantes ressources de la Guinée équatoriale, devenue en 2003 le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne -après le Nigeria et l'Angola- avec près de 500.000 barils par jour, alors qu'elle était avant les années 1990 parmi les pays plus démunis de la planète.



Guinée équatoriale: Le gouvernement équato-guinéen s'est inquiété du fonctionnement des quatre banques commerciales opérant dans son pays et leur a demandé de respecter les normes de la Commission bancaire d'Afrique centrale

MALABO, 3 mars 2009 - Le Premier ministre équato-guinéen s'est inquiété du fonctionnement des quatre banques commerciales opérant dans son pays et leur a demandé de respecter les normes de la Commission bancaire d'Afrique centrale (Cobac), a rapporté mardi la radio nationale. Le Premier ministre Ignacio Milam Tang a exprimé sa "préoccupation" quant aux "irrégularités constatées dans le fonctionnement" de ces établissements lors d'une réunion lundi entre responsables des banques et autorités au ministère de l'Economie et des Finances, a indiqué la radio, citant le chef du gouvernement. Les autorités ont constaté une "série d'irrégularités (...) dans les opérations de virements bancaires, de concessions de crédits et de découverts aux sociétés sans tenir compte des éléments prouvant leur solvabilité (...) ainsi que des crédits concédés à des sociétés déjà endettées vis-à-vis de ces mêmes banques", a précisé la même source, sans plus de détails. Le Premier ministre a demandé aux responsables de se conformer aux "normes établies par la Cobac", chargée notamment de l'harmonisation des règlements et du contrôle de l'activité bancaire dans les six pays formant la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac). Il a par ailleurs exhorté les banques à payer des arriérés d'impôts, dont le montant n'a pas été fourni. Parmi les quatre banques commerciales recensées en Guinée équatoriale, figure la CCEI-Bank, filiale du groupe camerounais Afriland First Bank, qui a été la première à s'implanter en 1995. Elle a été suivie trois ans plus tard par la Société générale des banques en Guinée équatoriale (SGBGE), filiale de la française Société générale. La Banque gabonaise et française internationale (BGFI) est arrivée en 2001 et la Banco Nacional de Guinea Ecuatorial (BANGE), à capitaux philippins et équato-guinéens, a ouvert ses portes en 2006. Le pays, qui était avant les années 1990 parmi les plus démunis de la planète, est devenu en 2003 le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, après le Nigeria et l'Angola, avec près de 500.000 barils par jour.



Guinée équatoriale: Le ministre de la Sécurité nationale et trois autres généraux et hauts responsables de la sécurité en Guinée équatoriale ont été limogés, après une attaque avortée mi-février contre Malabo

MALABO, 25 fév 2009 - Le ministre de la Sécurité nationale et trois autres généraux et hauts responsables de la sécurité en Guinée équatoriale ont été limogés, après une attaque avortée mi-février contre Malabo, selon des décrets présidentiels lus mercredi par la radio nationale. Ces décisions interviennent après l'attaque visant le palais présidentiel, le 17 février, par des hommes qui, selon les autorités, étaient des rebelles nigérians. Aucun groupe n'a jusqu'à présent revendiqué cet assaut, ayant fait selon la Guinée équatoriale plusieurs morts parmi les assaillants et un parmi les forces nationales. Quinze présumés assaillants ont aussi été arrêtés et plusieurs autres ont réussi à fuir. Les décrets présidentiels, datés de mardi, n'indiquent aucune nouvelle affectation pour les responsables limogés mais évoquent "un meilleur fonctionnement des services" concernés. Parmi les personnalités démises de leurs fonctions, figure le général Manuel Nguema Mba, ministre de la sécurité nationale et oncle du président Teodoro Obiang Nguema. Il est remplacé par Nicolas Obama Nchama, précédemment délégué général à la Sécurité extérieure. Le général Antonio Obama dit Antonito Ndong, qui était vice-ministre de la Défense nationale, a été remplacé par le contre-amiral Vicente Eya Olomo, jusqu'alors 2e chef d'état-major de la région insulaire où se trouve Malabo. Le général Francisco dit Paco Edu Ngua, qui était vice-ministre la Sécurité nationale cède son portefeuille au colonel Julian Ondo Nkumu, précédemment secrétaire d'Etat à la Sécurité nationale. Le général Santiago Mauro Nguema Ndoho, qui était secrétaire d'Etat à la Défense nationale, a été limogé et remplacé par le général Daniel Ncogo Ncogo, ancien 2e chef d'état-major des forces armées sur la partie continentale du pays. Le portefeuille de secrétaire d'Etat à la Sécurité nationale laissé vacant par le colonel Ondo Nkumu a été confié au commandant de police Enrique Nsue Anguesomo, jusqu'alors directeur général de la Sécurité nationale.



Guinée équatoriale: Les autorités équato-guinéennes ont invité les sociétés étrangères installées dans leur pays à respecter l'"obligation" qui leur est faite d'y investir 0,5% de leurs bénéfices dans la construction d'"infrastructures sociales"

MALABO, 22 jan 2009 - Les autorités équato-guinéennes ont invité les sociétés étrangères installées dans leur pays à respecter l'"obligation" qui leur est faite d'y investir 0,5% de leurs bénéfices dans la construction d'"infrastructures sociales", a rapporté jeudi la télévision nationale. Cette "obligation" a été édictée il y a deux ans, en contrepartie de terrains mis par le gouvernement à la disposition de ces sociétés pour bâtir leur siège, a expliqué à la télévision le vice-ministre des Infrastructures, Alejandro Micha Nsue, à l'issue d'une réunion mardi entre le président Teodoro Obiang Nguema et des responsables de la trentaine de compagnies étrangères recensées dans le pays. "Ces sociétés, qui amassent beaucoup d'argent qu'elles envoient dans leurs pays (d'origine) grâce à la prospérité de la Guinée équatoriale, se doivent aussi de destiner au moins 0,5% de leurs bénéfices dans la construction d'infrastructures sociales", afin de "contribuer au développement" du pays hôte, a poursuivi M. Micha Nsue. Aucun délai n'a été fixé pour le respect de cette obligation. Aucune estimation n'a, non plus, été fournie sur les fonds attendus, qui devraient permettre de construire des écoles, logements à coût modéré, établissements sanitaires et routes. La Guinée équatoriale, qui était il y a un plus d'une décennie parmi les pays les plus démunis de la planète, est actuellement parmi les trois premiers producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, avec le Nigeria et l'Angola. Le président Obiang Nguema dirige le pays d'une main de fer depuis qu'il a renversé en 1979 son oncle Francisco Macias Nguema. Souvent critiquée pour des violations des droits de l'Homme, la Guinée équatoriale reste une pays très fermé.



Guinée Equatoriale: Le consortium, composé du portugais Galp Energia, de l'espagnol Union Fenosa et de l'allemand EON, a signé avec le gouvernement équato-guinéen pour l'exploitation de gaz dans le Golfe de Guinée

LISBONNE, 15 jan 2009 - Un consortium composé du portugais Galp Energia, de l'espagnol Union Fenosa et de l'allemand EON a signé la semaine dernière un accord avec le gouvernement équato-guinéen pour l'exploitation de gaz dans le Golfe de Guinée, a indiqué jeudi le groupe lusitanien à l'AFP. "Ce consortium va étudier dans un premier temps la possibilité de récupérer du gaz qui s'échappe de puits de pétrole et qui est actuellement brûlé. S'il s'avère que l'opération est rentable nous envisagerons alors de construire une centrale de liquéfaction", a précisé un responsable du service de presse de Galp. Le protocole d'accord, signé le 8 janvier dernier à Malabo, prévoit la création d'un consortium Cathering System in the Gulf of Guinea regroupant autour la société publique équato-guinéenne Sonagas, Galp, EON et Union Fenosa, d'après un communiqué du ministère des Mines, de l'Industrie et de l'énergie équato-guinéenne. "L'objectif de ce consortium sera de sélectionner différents projets gaziers", dans cette région du sud-ouest de l'Afrique "pour les rentabiliser, notamment en vue d'une utilisation du gaz domestique et pour l'exportation", précise le communiqué.





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