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| L'actualité de la Guinée Bissau (d'après l'Agence France Presse) |
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Guinée Bissau: Formation d'un nouveau gouvernement de 27 membres dont 14 ministres et 13 secrétaires d'Etat, dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros
BISSAU, 23 mai 2012 - Un gouvernement a été formé mardi en Guinée-Bissau pour une transition d'un an après le coup d'Etat du 12 avril par des militaires qui ont annoncé leur retrait prochain de la scène politique pour les casernes, sans préciser de calendrier. Un décret du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo rendu public par les médias d'Etat révèle un gouvernement de 27 membres au total (14 ministres et 13 secrétaires d'Etat), dont deux femmes, sous la direction de Rui Duarte Barros nommé le 16 mai Premier ministre de ce pays à l'instabilité chronique devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique du Sud et Europe. Ces dirigeants devront organiser des élections générales d'ici à un an, et ils seront sécurisés par une force ouest-africaine en cours de déploiement. Aucun membre de l'équipe renversée en avril par les putschistes n'a été reconduit. "Maintenant, le gouvernement de transition est formé, le Commandement militaire (ex-junte) et l'armée vont se retirer dans les casernes", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Daba Na Walna, porte-parole de l'ex-junte militaire, joint peu après l'annonce de la formation du gouvernement de transition. Il n'a pas fourni de précisions sur les dates et modalités de ce retrait. Il n'a pas non plus indiqué si le Commandement militaire serait dissous et refusé de s'exprimer davantage. "Nous n'avons plus le droit de nous exprimer publiquement à la presse", a-t-il justifié. Dans le nouveau gouvernement, figurent deux militaires: le colonel Celestino Carvalho, membre de l'ex-junte militaire nommé ministre de la Défense et le colonel Musa Diata, nommé secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, qui ne fait pas officiellement partie des putschistes. L'ex-Premier ministre Faustino Fudut Imbali a été désigné ministre des Affaires étrangères. Le nouveau ministre de l'Intérieur est Antonio Suca Intchama, membre du Parti de la rénovation sociale (PRS), de l'ex-principal opposant Kumba Yala dont il est un proche. Abubacar Demba Dahaba, un ancien conseiller économique présidentiel, a été nommé ministre des Finances, et De Gaulle Mendes, ex-représentant de la Guinée-Bissau auprès de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), devient ministre de l'Economie et de l'Intégration régionale. Le maroquin de la Justice est confié à Mamadu Saico Baldé, précédemment vice-président de la Cour suprême, et celui des Ressources naturelles et de l'Energie à Daniel Gomes, un ex-ministre de la Défense. MM. Baldé et Gomes sont tous deux des partisans du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo, qui s'opposait à l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior dit Cadogo au sein de leur formation commune, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-pouvoir). Autre membre de la nouvelle équipe: Fernando Vaz, ex-responsable d'une coalition de partis pro-putsch, nommé ministre de la présidence du Conseil des ministres et porte-parole du gouvernement. Les deux femmes de l'équipe sont Helena Paula Barbosa, qui est secrétaire d'Etat à la Jeunesse, à la Culture et aux Sports, et Tomacia Lopes Moreira Manjuba, secrétaire d'Etat au Budget. La priorité du gouvernement sera de résoudre la crise née du putsch dans cette ex-colonie portugaise, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de Manuel Serifo Nhamadjo comme président intérimaire (le 11 mai) et de Rui Duarte Barros comme Premier ministre. En vertu d'un accord de sortie de crise signé le 18 mai à Bissau par le Parlement, les putschistes et plusieurs partis politiques, les autorités de transition devront remettre en marche les services publics, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité mais aussi dans l'Administration. Cet accord n'a pas été signé par le PAIGC qui ne reconnaît pas les nouveaux dirigeants à Bissau.
Guinée-Bissau: Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale
BISSAU, 19 mai 2012 - Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale, a appris l'AFP samedi de sources officielles. Selon un responsable, ce texte a été signé tard vendredi par le président intérimaire du Parlement, Braima Sori Djalo, les membres du "commandement militaire" (junte) dont le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, et 25 partis politiques dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala qui, avant le putsch, était le principal leader d'opposition. L'accord, sur cinq pages, a été paraphé en l'absence de sept partis dont le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), formation de Carlos Gomes Junior, ex-Premier ministre qui, avant le coup d'Etat, était bien placé pour remporter le second tour de la présidentielle face à M. Yala. Le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo a assisté à la signature. D'après les médias publics -radio et télévision- qui ont également rapporté l'information, l'accord prévoit notamment la mise en place d'une nouvelle Commission nationale des élections (CNE), "dont le président doit être un magistrat de carrière" et qui sera chargé de mettre en place une nouvelle loi électorale. Le texte stipule que le futur gouvernement - à former par l'ex-ministre des Finances Rui Duarte Barros, nommé Premier ministre le 16 mai - devra remettre en marche l'Administration publique, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité, mais aussi dans l'Administration. Aucune date n'a été communiquée pour la composition de cette équipe de ministres. M. Nhamadjo, cité par la radio nationale, a indiqué que 30% des membres du futur gouvernement seront des femmes. Il a précisé qu'il demandera aux futurs ministres "de signer un Code de conduite avant la prise de leurs fonctions", sans révéler le contenu de ce document. Il a ajouté avoir demandé au Premier ministre d'être ferme dans la gestion des biens publics. "Les comptes du gouvernement seront audités avant l'entrée en fonction du futur gouvernement", a-t-il dit, sans fournir de détails. Le coup d'Etat militaire du 12 avril a secoué la Guinée-Bissau, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de MM. Nhamadjo et Barros. Une force ouest-africaine a commencé à se déployer dans le pays pour protéger les instances et personnalités politiques de transition et qui devront organiser des élections générales d'ici à un an. Le PAIGC ne reconnaît pas les nouveaux maîtres de Bissau. Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé le retour immédiat à "l'ordre constitutionnel" et adopté à l'unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le chef d'état-major de l'armée Indjai.
Guinée-Bissau: Un économiste, Rui Duarte Barros, a été nommé mercredi Premier ministre de transition de Guinée-Bissau par le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo
BISSAU, 16 mai 2012 - Un économiste, Rui Duarte Barros, a été nommé mercredi Premier ministre de transition de Guinée-Bissau par le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo, un peu plus d'un mois après le coup d'Etat militaire du 12 avril, a appris l'AFP de source officielle. M. Duarte Barros est un ancien responsable de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) qui a été ministre des Finances de son pays au début des années 2000. Il est proche du Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala, qui avant le coup d'Etat, était le principal leader d'opposition. Il a été nommé après la signature d'un Pacte de transition d'un an par les représentants des putschistes et de 35 partis politiques, à l'exception de l'ex-parti au pouvoir, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Ce pacte de trois pages, signé en présence des diplomates en poste à Bissau, reprend pour l'essentiel les recommandations faites par les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour une transition d'un an en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel par des élections générales. Rui Duarte Barros doit désormais former un gouvernement de transition le plus large possible. La semaine dernière, la Cédéao avait entériné la désignation comme président de la transition de Manuel Serifo Nhamadjo, proposé par les putschistes, et avait écarté tout retour au pouvoir du président intérimaire renversé, Raimundo Pereira, et de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, dirigeants du PAIGC. Arrêtés le jour du coup d'Etat mené par le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, MM. Pereira et Gomes Junior ont été incarcérés pendant deux semaines, puis libérés le 27 avril et sont, depuis, réfugiés à l'étranger. Dissident du PAIGC, M. Nhamadjo était arrivé troisième au premier tour de la présidentielle du 18 mars avec 15,75% des voix, un scrutin interrompu par le putsch. Arrivé en tête avec 49% des voix, M. Gomes Junior était favori du second tour face à Kumba Yala qui avait été prévu le 29 avril. La nomination de M. Duarte Barros intervient peu avant l'arrivée prévue au plus tard vendredi de soldats de la Cédéao, un contingent du Nigeria, qui devront remplacer les soldats de la Mission angolaise (Missang) dont la présence depuis plus d'un an était contestée par une frange de l'armée, dont les putschistes. Face à ces tensions, l'Angola avait annoncé, le 9 avril, juste avant le coup d'Etat, le retrait de ses soldats. Secouée par des convulsions politiques et militaires depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération, la Guinée-Bissau est en outre devenue depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe. Des militaires et des hommes politiques bissau-guinéens sont soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic qui renforce l'instabilité du pays.
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