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L'actualité de la Guinée Bissau
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée Bissau: La Banque ouest-africaine de développement et la Guinée-Bissau ont signé vendredi à Bissau un accord portant sur un prêt de plus de 41 milliards de FCFA pour un projet de réhabilitation de routes dans ce pays lusophone

BISSAU, 15 fév 2013 - La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Guinée-Bissau ont signé vendredi à Bissau un accord portant sur un prêt de 82 millions de dollars (plus de 61 millions d'euros, ou plus de 41 milliards de FCFA) pour un projet de réhabilitation de routes dans ce pays lusophone. Le prêt doit permettre de réhabiliter la route reliant le port de Bissau à la périphérie nord de la capitale, près de l'aéroport, sur une distance de 13,5 km, ont expliqué les deux parties lors de la cérémonie de signature. Il s'agit de la première des trois phases du projet bénéficiaire, qui vise à remettre en état d'utilisation au total 25 voies urbaines en Guinée-Bissau (plus de 43 km au total). L'accord de prêt a été signé par le ministre bissau-guinéen des Finances, Abubacar Demba Dahaba, et le président de la BOAD, Christian Adovelande. La BOAD est une institution de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), qui regroupe huit pays de la région ayant en commun l'utilisation du franc CFA comme monnaie: Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. aye/cs/de

 

Guinée Bissau: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest a octroyé mercredi une aide de 63 millions de dollars pour la réforme de l'armée en Guinée-Bissau
BISSAU, 07 nov 2012 - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a octroyé mercredi une aide de 63 millions de dollars pour la réforme de l'armée en Guinée-Bissau, pays dont l'histoire est marquée par les coups d'Etat militaires, a constaté un journaliste de l'AFP. L'aide a été remise aux autorités de transition issues du coup d'Etat du 12 avril, au cours d'une cérémonie à laquelle assistaient Kadré Désiré Ouédraogo, le président de la Commission de la Cédéao, et Fautino Fudut Imbali, ministre bissau-guinéen des Affaires étrangères. "Cette cérémonie marque le démarrage de la réforme dans le secteur de la défense et de la securité", a déclaré M. Ouédraogo, évoquant une "étape importante pour le processus de transition en cours dans le pays". Bissau et la Cédéao ont également officialisé, à l'occasion de cette cérémonie, la présence en Guinée-Bissau depuis mai d'une force armée ouest-africaine de 638 hommes (militaires et policiers). Cette force, l'Ecomib, est chargée d'assurer la sécurité des organes de transition. Elle remplace le contingent angolais de quelque 250 hommes dont la présence était fortement décriée, l'Angola ayant été accusé de soutenir le régime de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, renversé le 12 avril. La Cédéao, à laquelle appartient la Guinée-Bissau, avait condamné ce putsch, avant d'entériner l'accord entre militaires putschistes et politiques. Elle a levé les sanctions qu'elle avait imposées après le coup d'Etat. Mais le pays, où des élections doivent être organisées en 2013, reste "sous surveillance" de ses voisins. La Guinée-Bissau est un petit Etat ouest-africain dont l'histoire est jalonnée par la violence politico-militaire et les coups d'Etat depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération. Son instabilité a favorisé le développement du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe ces dernières années et des militaires bissau-guinéens de haut rang sont soupçonnés d'être impliqués dans ce narco-trafic.



Guinée Bissau: La BOAD et l'UEMOA ont accordé 25 millions de dollars à la Guinée Bissau, destinés à la réhabilitation d'une route qui relie deux villes du nord du pays, Mansoa et Farim, distantes de 60 km

BISSAU, 3 août 2012 - La Banque ouest africaine de développement (BOAD) et l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) ont accordé 25 millions de dollars à la Guinée Bissau où un coup d'Etat a eu lieu le 12 avril, a annoncé vendredi à l'AFP le ministre bissau-guinéen des Finances. Le ministre, Abubacar Demba Dahaba, a précisé que cette somme - 84% de prêt de la BOAD et 16% de don de l'Uémoa - était destinée à la réhabilitation d'une route qui relie deux villes du nord du pays, Mansoa et Farim, distantes de 60 km. M. Dahaba a affirmé que les travaux débuteront à la fin de la saison des pluies "en septembre ou octobre" et qu'ils dureront "14 mois, si tout se passe comme prévu". Il s'est réjoui de ce financement ouest-africain alors que la Guinée Bissau est mise à l'index des grandes institutions financières internationales depuis le coup d'Etat du 12 avril et vit essentiellement de ses maigres ressources intérieures. Le gouvernement civil mis en place avec l'aval des militaires putschistes peine à payer les salaires des fonctionnaires et les grèves se multiplient dans les secteurs de la santé et de l'éducation. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait condamné le coup d'Etat avant d'entériner l'accord entre militaires putschistes et des hommes politiques bissau-guinéens mettant en place des autorités de transition avec à leur tête le président Manuel Serifo Nhamadjo. La Cédéao a levé ses "sanctions globales" contre la Guinée Bissau, mais le pays où des élections générales doivent être organisées en 2013, reste "sous surveillance" de ses voisins. La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise devenue indépendante en 1974 après une guerre de libération, est confrontée à une instabilité politique et militaire chronique dans laquelle l'armée joue un rôle prépondérant. Ce pays est en outre devenu depuis 2005 une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amérique latine vers l'Europe dans lequel des officiers de haut rang sont soupçonnés d'être impliqués.


Guinée Bissau: Formation d'un nouveau gouvernement de 27 membres dont 14 ministres et 13 secrétaires d'Etat, dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros

BISSAU, 23 mai 2012 - Un gouvernement a été formé mardi en Guinée-Bissau pour une transition d'un an après le coup d'Etat du 12 avril par des militaires qui ont annoncé leur retrait prochain de la scène politique pour les casernes, sans préciser de calendrier. Un décret du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo rendu public par les médias d'Etat révèle un gouvernement de 27 membres au total (14 ministres et 13 secrétaires d'Etat), dont deux femmes, sous la direction de Rui Duarte Barros nommé le 16 mai Premier ministre de ce pays à l'instabilité chronique devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique du Sud et Europe. Ces dirigeants devront organiser des élections générales d'ici à un an, et ils seront sécurisés par une force ouest-africaine en cours de déploiement. Aucun membre de l'équipe renversée en avril par les putschistes n'a été reconduit. "Maintenant, le gouvernement de transition est formé, le Commandement militaire (ex-junte) et l'armée vont se retirer dans les casernes", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Daba Na Walna, porte-parole de l'ex-junte militaire, joint peu après l'annonce de la formation du gouvernement de transition. Il n'a pas fourni de précisions sur les dates et modalités de ce retrait. Il n'a pas non plus indiqué si le Commandement militaire serait dissous et refusé de s'exprimer davantage. "Nous n'avons plus le droit de nous exprimer publiquement à la presse", a-t-il justifié. Dans le nouveau gouvernement, figurent deux militaires: le colonel Celestino Carvalho, membre de l'ex-junte militaire nommé ministre de la Défense et le colonel Musa Diata, nommé secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, qui ne fait pas officiellement partie des putschistes. L'ex-Premier ministre Faustino Fudut Imbali a été désigné ministre des Affaires étrangères. Le nouveau ministre de l'Intérieur est Antonio Suca Intchama, membre du Parti de la rénovation sociale (PRS), de l'ex-principal opposant Kumba Yala dont il est un proche. Abubacar Demba Dahaba, un ancien conseiller économique présidentiel, a été nommé ministre des Finances, et De Gaulle Mendes, ex-représentant de la Guinée-Bissau auprès de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), devient ministre de l'Economie et de l'Intégration régionale. Le maroquin de la Justice est confié à Mamadu Saico Baldé, précédemment vice-président de la Cour suprême, et celui des Ressources naturelles et de l'Energie à Daniel Gomes, un ex-ministre de la Défense. MM. Baldé et Gomes sont tous deux des partisans du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo, qui s'opposait à l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior dit Cadogo au sein de leur formation commune, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-pouvoir). Autre membre de la nouvelle équipe: Fernando Vaz, ex-responsable d'une coalition de partis pro-putsch, nommé ministre de la présidence du Conseil des ministres et porte-parole du gouvernement. Les deux femmes de l'équipe sont Helena Paula Barbosa, qui est secrétaire d'Etat à la Jeunesse, à la Culture et aux Sports, et Tomacia Lopes Moreira Manjuba, secrétaire d'Etat au Budget. La priorité du gouvernement sera de résoudre la crise née du putsch dans cette ex-colonie portugaise, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de Manuel Serifo Nhamadjo comme président intérimaire (le 11 mai) et de Rui Duarte Barros comme Premier ministre. En vertu d'un accord de sortie de crise signé le 18 mai à Bissau par le Parlement, les putschistes et plusieurs partis politiques, les autorités de transition devront remettre en marche les services publics, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité mais aussi dans l'Administration. Cet accord n'a pas été signé par le PAIGC qui ne reconnaît pas les nouveaux dirigeants à Bissau.


Guinée-Bissau: Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale

BISSAU, 19 mai 2012 - Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale, a appris l'AFP samedi de sources officielles. Selon un responsable, ce texte a été signé tard vendredi par le président intérimaire du Parlement, Braima Sori Djalo, les membres du "commandement militaire" (junte) dont le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, et 25 partis politiques dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala qui, avant le putsch, était le principal leader d'opposition. L'accord, sur cinq pages, a été paraphé en l'absence de sept partis dont le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), formation de Carlos Gomes Junior, ex-Premier ministre qui, avant le coup d'Etat, était bien placé pour remporter le second tour de la présidentielle face à M. Yala. Le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo a assisté à la signature. D'après les médias publics -radio et télévision- qui ont également rapporté l'information, l'accord prévoit notamment la mise en place d'une nouvelle Commission nationale des élections (CNE), "dont le président doit être un magistrat de carrière" et qui sera chargé de mettre en place une nouvelle loi électorale. Le texte stipule que le futur gouvernement - à former par l'ex-ministre des Finances Rui Duarte Barros, nommé Premier ministre le 16 mai - devra remettre en marche l'Administration publique, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité, mais aussi dans l'Administration. Aucune date n'a été communiquée pour la composition de cette équipe de ministres. M. Nhamadjo, cité par la radio nationale, a indiqué que 30% des membres du futur gouvernement seront des femmes. Il a précisé qu'il demandera aux futurs ministres "de signer un Code de conduite avant la prise de leurs fonctions", sans révéler le contenu de ce document. Il a ajouté avoir demandé au Premier ministre d'être ferme dans la gestion des biens publics. "Les comptes du gouvernement seront audités avant l'entrée en fonction du futur gouvernement", a-t-il dit, sans fournir de détails. Le coup d'Etat militaire du 12 avril a secoué la Guinée-Bissau, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de MM. Nhamadjo et Barros. Une force ouest-africaine a commencé à se déployer dans le pays pour protéger les instances et personnalités politiques de transition et qui devront organiser des élections générales d'ici à un an. Le PAIGC ne reconnaît pas les nouveaux maîtres de Bissau. Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé le retour immédiat à "l'ordre constitutionnel" et adopté à l'unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le chef d'état-major de l'armée Indjai.


Guinée-Bissau: Un économiste, Rui Duarte Barros, a été nommé mercredi Premier ministre de transition de Guinée-Bissau par le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo

BISSAU, 16 mai 2012 - Un économiste, Rui Duarte Barros, a été nommé mercredi Premier ministre de transition de Guinée-Bissau par le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo, un peu plus d'un mois après le coup d'Etat militaire du 12 avril, a appris l'AFP de source officielle. M. Duarte Barros est un ancien responsable de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) qui a été ministre des Finances de son pays au début des années 2000. Il est proche du Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala, qui avant le coup d'Etat, était le principal leader d'opposition. Il a été nommé après la signature d'un Pacte de transition d'un an par les représentants des putschistes et de 35 partis politiques, à l'exception de l'ex-parti au pouvoir, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Ce pacte de trois pages, signé en présence des diplomates en poste à Bissau, reprend pour l'essentiel les recommandations faites par les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour une transition d'un an en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel par des élections générales. Rui Duarte Barros doit désormais former un gouvernement de transition le plus large possible. La semaine dernière, la Cédéao avait entériné la désignation comme président de la transition de Manuel Serifo Nhamadjo, proposé par les putschistes, et avait écarté tout retour au pouvoir du président intérimaire renversé, Raimundo Pereira, et de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, dirigeants du PAIGC. Arrêtés le jour du coup d'Etat mené par le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, MM. Pereira et Gomes Junior ont été incarcérés pendant deux semaines, puis libérés le 27 avril et sont, depuis, réfugiés à l'étranger. Dissident du PAIGC, M. Nhamadjo était arrivé troisième au premier tour de la présidentielle du 18 mars avec 15,75% des voix, un scrutin interrompu par le putsch. Arrivé en tête avec 49% des voix, M. Gomes Junior était favori du second tour face à Kumba Yala qui avait été prévu le 29 avril. La nomination de M. Duarte Barros intervient peu avant l'arrivée prévue au plus tard vendredi de soldats de la Cédéao, un contingent du Nigeria, qui devront remplacer les soldats de la Mission angolaise (Missang) dont la présence depuis plus d'un an était contestée par une frange de l'armée, dont les putschistes. Face à ces tensions, l'Angola avait annoncé, le 9 avril, juste avant le coup d'Etat, le retrait de ses soldats. Secouée par des convulsions politiques et militaires depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération, la Guinée-Bissau est en outre devenue depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe. Des militaires et des hommes politiques bissau-guinéens sont soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic qui renforce l'instabilité du pays.



Guinée Bissau: L'homme qui avait été proposé par les militaires qui ont pris le pouvoir à Bissau le 12 avril, Manuel Serifo Nhamadjo, va diriger la transition pendant un an malgré l'opposition de l'ex-parti au pouvoir

BISSAU, 11 mai 2012 - L'homme qui avait été proposé par les militaires qui ont pris le pouvoir à Bissau le 12 avril, Manuel Serifo Nhamadjo, va diriger la transition pendant un an malgré l'opposition de l'ex-parti au pouvoir, a décidé vendredi la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). "Nous avons pris la décision qui est la volonté exprimée par la plupart des parties que nous avons avons reçues et écoutées. Cette décision entre dans l'application de la Constitution (...). Le président de l'Assemblée nationale (M. Nhamadjo) assure la transition", a déclaré à la presse le secrétaire d'Etat nigérian aux Affaires étrangères, Nurudeen Mohammad. A la tête d'une délégation de la Cédéao arrivée jeudi à Bissau qui a rencontré des représentants de la junte, des partis politiques et de la société civile, M. Mohammad a ajouté qu'il "n'est plus question d'un retour" au pouvoir de MM. Carlos Gomes Junior et Raimundo Pereira, l'ex-Premier ministre et le président par intérim renversés lors du putsch du 12 avril. "Nous appelons tous ceux qui sont en désaccord avec le choix du président de transition, je veux parler d'une partie du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, ex-parti au pouvoir) d'exprimer leur désaccord mais de manière ordonnée", sans violence, a dit M. Mohammad peu avant de quitter Bissau. Après avoir été arrêtés et incarcérés pendant deux semaines, MM. Gomes Junior et Pereira ont été libérés le 27 avril et sont depuis réfugiés à Abidjan. Le 21 avril, la junte avait proposé que M. Nhamadjo dirige la transition mais il avait refusé, considérant que sa nomination sortait de la "légalité". Ayant reçu l'onction de la Cédéao, il a cette fois-ci accepté. "Je vais continuer à travailler pour trouver un consensus autour du Premier ministre qui aura la tâche de former un gouvernement de transition: je sais que la tâche ne sera pas facile", a-t-il dit. Le PAIGC a rejeté comme "anticonstitutionnelle" cette décision. "Nous n'allons pas reconnaître un président qui n'a pas été élu démocratiquement", a dit Augusto Olivais, un de ses dirigeants. Dissident du PAIGC, M. Nhamadjo était arrivé 3e au premier tour de la présidentielle du 18 mars avec 15,75% des voix, un scrutin interrompu par le putsch. Arrivé en tête avec 49% des voix, M. Gomes Junior était favori du second tour qui avait été prévu le 29 avril. "Je demande à la Cédéao de sanctionner toux ceux qui tenteront d'entraver ce processus" de transition, a indiqué le chef de l'armée de Guinée-Bissau et auteur du coup d'Etat, le général Antonio Indjaï. La délégation de la Cédéao n'a pas évoqué devant la presse le retrait des quelque 600 soldats de la Mission angolaise (Missang) présente dans le pays depuis mars 2011, ou l'arrivée d'une force militaire ouest-africaine destinée à remplacer la Missang, décidée par la Cédéao. Mais, interrogé vendredi par l'AFP, Daba Na Walna, porte-parole de la junte, a affirmé qu'il y a "une dynamique concernant le départ de la Missang". "J'ai d'ailleurs entre mes mains une lettre du gouvernement angolais adressée au président de la Cédéao (le président ivoirien Alassane Ouattara) concernant le retrait du contingent angolais. Une fois que le premier contingent de la Cédéao sera mis en place, les Angolais se retireront", a-t-il déclaré. Le ministre d'Etat angolais de la Coopération économique, Manuel Vicente, a affirme jeudi à Luanda que la Missang pourrait rester en Guinée-Bissau si la communauté internationale le demandait. La présence de la Missang a officiellement motivé le putsch du 12 avril, les militaires accusant l'Angola de soutenir Carlos Gomes Junior et de poursuivre des ambitions colonialistes. Face à ces tensions, l'Angola avait annoncé, le 9 avril, avant le coup d'Etat, le retrait de ses soldats. La Guinée-Bissau, en instabilité chronique depuis son indépendance en 1974, est en outre devenue une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe.


Guinée Bissau: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest a décidé d'imposer des sanctions contre la junte militaire qui a pris le pouvoir à Bissau le 12 avril et "ne souhaite pas négocier"

BANJUL, 30 avr 2012 - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a décidé d'imposer des sanctions contre la junte militaire qui a pris le pouvoir à Bissau le 12 avril et "ne souhaite pas négocier", a annoncé lundi la Cédéao dans un communiqué. "Après plus de douze heures de négociations" à Banjul entre les pays membres du "groupe de contact" de la Cédéao et "une seule personne, le général Antonio Indjai, chef d'état-major de l'armée de Guinée-Bissau et chef de la junte", il est "apparu évident" que ce dernier "ne souhaite pas négocier et préfère clairement affronter les conséquences" de sanctions, indique le communiqué. "A la fin des discussions, aucun accord n'a été trouvé avec le commandement militaire (junte) et ses alliés", ajoute le texte qui souligne qu'en conséquence, "le rejet de la position du groupe de contact signifie l'imposition de sanctions" qui ont commencé "à minuit le 29 avril". Le communiqué précise que le groupe de contact (sept pays d'Afrique de l'Ouest), qui s'est réuni à Banjul au niveau ministériel, rendra un rapport au président du groupe, le chef de l'Etat nigérian Goodluck Jonathan. Un sommet des chefs d'Etat du groupe de contact se réunira le 3 mai "pour prendre toutes les autres mesures nécessaires, y compris l'usage de la force pour faire appliquer les décisions du sommet", selon le texte. En ouvrant la réunion de Banjul dimanche, le président gambien Yahya Jammeh avait affirmé que la patience de la Cédéao "s'épuise". "Nous sommes ici pour vous dire qu'en dernier ressort, soit vous choisissez un solution pacifique avec la Cédéao, soit la Cédéao prendra des mesures pour mettre un terme à ce qui s'est passé à Bissau", avait-il prévenu. Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise, vit au rythme des coups d'Etat, tentatives de putsch et assassinats politiques sur fond de rivalités pour le contrôle du trafic de cocaïne. Le 26 avril, les chefs d'Etat ouest-africains, réunis en sommet à Abidjan, avaient fixé un ultimatum de 72 heures aux putschistes pour qu'ils se plient à leurs décisions en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel, sous peine de sanctions individuelles mais aussi diplomatiques et économiques. Le lendemain, la junte avait annoncé qu'elle acceptait les exigences de la Cédéao sur l'instauration d'une transition de douze mois et l'envoi d'une force militaire régionale.


Guinée Bissau: Le second tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau entre le Premier ministre sortant Carlos Gomes Junior et l'opposant Kumba Yala a été reporté du 22 au 29 avril

BISSAU, 11 avr 2012 - Le second tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau entre le Premier ministre sortant Carlos Gomes Junior et l'opposant Kumba Yala a été reporté du 22 au 29 avril, a annoncé mercredi la commission électorale.
"Je convoque pour le 29 avril les deux candidats ayant obtenu le plus de voix, en l'occurrence Carlos Gomes Junior et Kumba Yala, pour le second tour de l'élection présidentielle", a déclaré le président de la Commission nationale électorale (CNE), Desejado Lima Dacosta, lors d'une conférence de presse.
La campagne électorale pour le second tour doit débuter vendredi pour s'achever le 27 avril.
Carlos Gomes Junior avait obtenu 48,97% des voix au premier tour et Kumba Yala 23,26%.
Avec quatre autres candidats, M. Yala avait rejeté les résultats du premier tour organisé le 18 mars pour "fraudes massives" et exigé l'annulation du scrutin. Il a déjà affirmé qu'il ne participerait pas à un second tour.
Le report du second tour s'explique par le "retard accusé pendant l'examen des recours" déposés par les cinq opposants devant la CNE et la Cour suprême, qui les ont rejetés, avait expliqué récemment à l'AFP un responsable de la CNE.
Les cinq prétendants avaient réaffirmé dimanche leur refus des résultats du premier tour, après l'annonce de la décision de la Cour suprême.
"Nous maintenons: nous ne reconnaissons pas des résultats fabriqués. La décision de la Cour suprême révèle une fois de plus son option pour la voie de l'injustice. Cette Cour manque d'équilibre et de dignité morale et professionnelle, cela est lamentable", avaient-ils indiqué, promettant d'oeuvrer pour "le bien de la justice et de la vérité électorale".
Ce refus du principal opposant Kumba Yala de participer au scrutin fait craindre des violences dans cette ex-colonie portugaise dont l'histoire est jalonnée de putschs, tentatives de coups d'Etat militaires et violences politiques depuis son indépendance en 1974.
La Guinée-Bissau est devenue en outre ces dernières années une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe.
La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a exprimé dimanche sa "profonde préoccupation" devant la situation en Guinée-Bissau.
"La conclusion du processus pour élire un président est essentielle" pour la stabilisation du pays, avait-elle souligné.
Le médiateur désigné par l'organisation régionale pour résoudre la crise, le président de la Guinée voisine Alpha Condé, a été récusé par Kumba Yala.

Guinée Bissau: Une "commission de facilitation" chargée de tenter de dénouer la crise politique en Guinée-Bissau liée au refus de quatre candidats de reconnaître les résultats du premier tour de la présidentielle du 18 mars, a été mise en place jeudi

BISSAU, 29 mars 2012 - Une "commission de facilitation" chargée de tenter de dénouer la crise politique en Guinée-Bissau liée au refus de quatre candidats de reconnaître les résultats du premier tour de la présidentielle du 18 mars, a été mise en place jeudi, a-t-on appris de source parlementaire. Cette commission, composée de membres de la société civile et du clergé, a été créée à l'issue d'une réunion convoquée par le président intérimaire Raimundo Pereira à laquelle ont participé des représentants des partis politiques, de l'armée, de la société civile et de l'église. Cette réunion a été centrée sur "la crise post-électorale provoquée par le refus de Kumba Yala d'aller au second tour", mais a également porté sur "la coopération militaire avec l''Angola", a déclaré à la presse Tcherno Cali Baldé, porte-parole de M. Pereira. Kumba Yala, arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle avec 23% des voix, est qualifié pour affronter en avril au second tour Carlos Gomes Junior (du parti au pouvoir), arrivé en tête avec 49% des voix. Mais, avec quatre autre des neuf candidats en lice, il a demandé l'annulation du scrutin, jugé "frauduleux". "La commission doit surtout convaincre Kumba Yala d'accepter l'organisation d'un second tour" a indiqué une source politique et "doit apporter ses premières conclusions lundi", selon M. Baldé. M. Yala a participé à la réunion de jeudi et devrait être entendu séparément par la commission de facilitation. Il a à nouveau répété après la rencontre qu'il n'ira "ni à un second, ni à un troisième tour". "Ce que je demande c'est l'annulation pure et simple du scrutin qui est entaché de fraudes", a-t-il martelé. Son intransigeance fait craindre des violences à Bissau où plusieurs observateur redoutent une prise du pouvoir par l'armée. Une mission conjointe de l'Union Africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), comprenant notamment les chefs d'état major des armées de Côte d'Ivoire et du Nigeria, est attendue samedi à Bissau, selon une source des services de communication de Raimundo Pereira. Ex-colonie portugaise, la Guinée-Bissau a une histoire jalonnée de coups, tentatives de coups d'Etat militaires et autres violences politiques depuis son indépendance en 1974. Ce pays est en outre devenu ces dernières années une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe.


Guinée-Bissau: L'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du parti au pouvoir en Guinée-Bissau, et l'ex-président Kumba Yala, sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle prévu le 22 avril

BISSAU, 21 mars 2012 - L'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du parti au pouvoir en Guinée-Bissau, et l'ex-président Kumba Yala, sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle prévu le 22 avril, selon les résultats publiés mercredi par la Commission nationale des élections (CNE). Carlos Gomes Junior arrive en tête du premier tour du 18 mars avec 48,97% des voix, suivi de Kumba Yala (23,36%), Manuel Serifo Nhamadjo (15,75%)) et Henrique Rosa (5,4%). Ces trois derniers candidats ont réclamé l'annulation du scrutin, qu'ils affirment être entaché de "fraudes". Le taux de participation a été de 55%, selon la CNE. Les candidats ont 48 heures pour déposer leurs réclamations à la CNE qui va ensuite disposer d'un temps similaire pour les examiner avant de transmettre ces résultats officiels provisoires à la Cour suprême qui doit les valider à une date indéterminée. "Nous rendons la CNE responsable des conséquences de la publication de résultats électoraux frauduleux" et "de ce qui va arriver dans le pays", avait déclaré M. Yala, au nom de cinq candidats qui ont réclamé l'annulation du scrutin. Le premier tour de la présidentielle pour remplacer Malam Bacaï Sanha, élu en 2009 et décédé de maladie en janvier, s'était déroulé dans le calme, mais avait été terni par l'assassinat le soir même du colonel Samba Djalo, ex-responsable des services de renseignements militaires à Bissau. La Guinée-Bissau est un pays de 1,6 millions d'habitants dont l'histoire, depuis son indépendance du Portugal en 1974, est jalonnée de coups, tentatives de coups d'Etat militaires et autres violences politiques. Elle est en outre devenue ces dernières années une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe, au point d'être qualifiée par des analystes de "narco-Etat", certains de ses responsables étant répertoriés par les Etats-Unis comme "barons de la drogue".


Guinée-Bissau: Près de 600 000 électeurs étaient appelés aux urnes dimanche
pour le premier tour de l'élection présidentielle avec neuf candidats en lice pour la succession de Malam Bacaï Sanha décédé en janvier

BISSAU, 18 mars 2012 - Les opérations de vote dimanche en Guinée-Bissau pour le premier tour de l'élection présidentielle se déroulaient jusqu'en début d'après-midi dans le calme et généralement sans incident à travers le pays, ont affirmé la commission électorale et le chef des observateurs britanniques. "Jusqu'ici, la CNE (Commission nationale des élections) n'a rien remarqué d'irrégulier", d'après les rapports de ses agents déployés à Bissau et dans les provinces, a déclaré à la presse Orlando Veigas, vice-président de la commission, peu avant 13H30 locales (et GMT). Les opérations de vote se déroulent de 07H00 à 17H00. "Quelques incidents ont été cependant signalés dans un bureau de vote" où "le nombre d'inscrits ne correspondait pas au nombre de votants", a ajouté M. Veigas, en refusant de fournir des précisions sur le lieu, les "incidents" et ceux qui les ont signalés, indiquant simplement que l'affaire sera tirée au clair. "Quand cela se produit dans un, deux ou trois bureaux" sur 13.660 à travers le pays, "on ne peut pas parler d'irrégularité", a-t-il précisé. Interrogé sur la participation à la mi-journée, M. Veigas a répondu ne pas être en mesure de fournir immédiatement une estimation. Une faible affluence d'électeurs était constatée le matin "mais avec le temps, ça évolue. En début d'après-midi, il y en a plus", a-t-il indiqué. La mission d'observation électorale du Royaume-Uni, composée de dix personnes et déployée dans six des neuf régions du pays, a également constaté un vote sans incidents, selon son président, Peter Thompson, joint par l'AFP à Oio (centre). "Jusque-là, tout se passe bien. Il n'y a pas de problème à signaler" à Oio "et c'est la même chose avec les autres équipes" présentes à Bissau, Biombo (près de Bissau), Cacheu (ouest), Bafata (est) et Gabu (extrême est), a indiqué M. Thompson, évoquant une participation tournant dans l'après-midi "en moyenne entre 40 et 50%" dans les zones visitées. Au total, près de 180 observateurs étrangers, en majorité des Africains, supervisent le scrutin de dimanche, qui met en lice neuf candidats, dont l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior (pouvoir), le député Serifo Nhamadjo (indépendant dissident du parti au pouvoir), les ex-présidents Kumba Yala (opposition) et Henrique Gomes (indépendant).


Guinée-Bissau: Les autorités bissau-guinéennes ont lancé mercredi les travaux de réhabilitation et d'extension d'un stade de Bissau financés par un don chinois de 18 millions de dollars

BISSAU, 29 fév 2012 - Les autorités bissau-guinéennes ont lancé mercredi les travaux de réhabilitation et d'extension d'un stade de Bissau financés par un don chinois de 18 millions de dollars (plus de 13,4 millions d'euros), ont annoncé des sources officielles. Ce financement permettra de réhabiliter le Stade 24-Setembro, construit en 1987, et de porter sa capacité de 15.000 à 20.000 places, a indiqué à l'AFP le secrétaire d'Etat à la Culture et aux Sports, Fernando Saldanha. Les travaux, qui sont exécutés par une société chinoise non précisée, doivent durer entre un an et 16 mois. Le Stade 24-Setembro est dans un état de dégradation avancée. Les gradins, la piste et la pelouse sont en ruines. Le ministre de l'Education Artur Silva, qui a donné le coup d'envoi du chantier, a estimé que le projet traduit l'excellence des "liens de coopération entre la Chine et (son) pays". Le seul stade opérationnel à Bissau a une capacité de 6.000 places mais ne répond pas aux normes internationales. La Chine a aidé la Guinée-Bissau a réaliser plusieurs grands chantiers, dont le nouveau palais du gouvernement, l'Assemblée nationale, un hôpital militaire de 200 lits, la réhabilitation du palais de la Présidence et un complexe hospitalier à Canchungo (100 km de Bissau).


Guinée-Bissau: Des bailleurs internationaux vont accorder à la Guinée-Bissau, à travers un fonds géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 4,9 milliards de FCFA pour l'organisation d'élections dans ce pays

BISSAU, 28 fév 2012 - Des bailleurs internationaux vont accorder à la Guinée-Bissau, à travers un fonds géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 4,9 milliards de FCFA (près de 7,5 millions d'euros) pour l'organisation d'élections dans ce pays, selon des sources officielles mardi. L'accord relatif à ce financement a été signé lundi par le représentant résident du PNUD en Guinée-Bissau, Gana Fofang, et le ministre bissau-guinéen des Affaires étrangères, Mamadu Saliu Djalo Pires, ont indiqué à l'AFP des sources dans les services de ces deux responsables. Le financement "va couvrir tout le processus électoral en Guinée-Bissau", qui doit organiser le 18 mars une présidentielle anticipée, ainsi que des élections législatives probablement en novembre, à une date non encore fixée, a déclaré lors de la cérémonie M. Fofang dans son discours dont l'AFP a obtenu copie. "67% des dépenses de la présidentielle du 18 mars seront prises en compte dans ce fonds. Le reste va être affecté aux dépenses relatives au recensement général pour les législatives et la révision du fichier électoral", a-t-il indiqué. Selon des chiffres officiels, environ 579.000 électeurs sont appelés aux urnes pour la présidentielle anticipée, à la suite du décès, le 9 janvier, du chef de l'Etat Malam Bacaï Sanha. Sur 14 personnalités ayant déposé leurs dossiers de candidatures, dix au total ont été autorisées par la Cour suprême, dont l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior et l'ex-président Kumba Yala. Les différents postulants ont jusqu'à mercredi pour introduire des recours à la Cour. La campagne électorale est prévue du 2 au 16 mars. "Le PNUD reste l'un de nos principaux partenaires dans ce processus" de préparation et organisation des élections, a aussi affirmé le chef de la diplomatie bissau-guinéenne dans un discours lors de la signature, dont l'AFP a obtenu copie mardi. "Un recensement général doit être fait pour inclure tous ceux qui n'ont pas été (inscrits) pour la présidentielle. En plus, ce fonds" géré par le PNUD "va nous aider à conduire à bon port tout le processus électoral, la campagne de sensibilisation, les révisions ponctuelles du fichier et les frais inhérents à la présidentielle notamment", a expliqué M. Djalo Pires, en remerciant "la communauté internationale pour son soutien indéfectibles".


Guinée Bissau: Quatorze personnalités, dont l'ex-Premier ministre Carlos Gomes et l'ex-président Kumba Yala, ont déposé à la Cour suprême de Guinée-Bissau leurs candidatures pour l'élection présidentielle du 18 mars

BISSAU, 16 fév 2012 - Quatorze personnalités, dont l'ex-Premier ministre Carlos Gomes et l'ex-président Kumba Yala, ont déposé à la Cour suprême de Guinée-Bissau leurs candidatures pour l'élection présidentielle du 18 mars, a annoncé jeudi une source judiciaire à l'AFP à Bissau. La Cour suprême se prononcera sur la validité des candidatures reçues le 20 février, et les concernés auront un délai de 48 heures pour déposer un recours contre sa décision, a indiqué sous couvert d'anonymat cette source membre de l'institution. Selon elle, outre Carlos Gomes, du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et au Cap-Vert (au pouvoir) et Kumba Yala, du Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition), l'ex-président de transition Henrique Rosa, sans étiquette, fait partie des candidats qui ont déposé leurs dossiers à l'expiration, mercredi soir, du délai prévu. M. Gomes était Premier ministre jusqu'à la semaine dernière. Le 10 février, la ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Adiato Djalo Nandigna, a été désignée vendredi Premier ministre par intérim jusqu'à la présidentielle, cumulativement avec ses autres fonctions. Deux autres responsables du PAIGC postulent en tant qu'indépendants: Serifo Nhamadjo, président intérimaire de l'Assemblée nationale et Baciro Dia, ministre de la Défense, ainsi qu'un militaire de réserve, le colonel Alfonso Té, soutenu par le Parti républicain pour l'indépendance et le développement (Prid, opposition, formation de l'ex-Premier ministre Aristides Gomes). Les autres candidats sont des responsables de partis sans grande audience. Serifo Nhamadjo dirige provisoirement l'Assemblée nationale, son président Raimundo Pereira ayant été désigné chef de l'Etat par intérim à la suite du décès, le 9 janvier, du président Malam Bacaï Sanha. La semaine dernière, M. Nhamadjo avait affirmé à la presse avoir suspendu ses activités au sein du PAIGC "jusqu'à la date de la proclamation du scrutin présidentiel", en se posant en héritier de Malam Bacaï Sanha. Mercredi, l'ex-président Kumba Yala s'est déclaré d'ores et déjà sûr de sa victoire au scrutin. "Ma candidature est basée sur la justice et la démocratie. Je serai le futur président, garant de la paix, la stabilité et de la démocratie", a-t-il déclaré à la presse après avoir déposé son dossier à la Cour suprême. La campagne électorale est prévue du 2 au 16 mars.


Guinée Bissau: La ministre de la Communication de Guinée-Bissau, Adiato Djalo Nandigna, a été désignée vendredi Premier ministre par intérim jusqu'à la présidentielle du 18 mars à laquelle est candidat Carlos Gomes Junior, qui occupait jusqu'alors ce poste

BISSAU, 10 fév 2012 - La ministre de la Communication de Guinée-Bissau, Adiato Djalo Nandigna, a été désignée vendredi Premier ministre par intérim jusqu'à la présidentielle du 18 mars à laquelle est candidat Carlos Gomes Junior, qui occupait jusqu'alors ce poste, a appris l'AFP de source officielle. Mme Nandigna, qui est également porte-parole du gouvernement, "va cumuler cette nouvelle fonction avec ses fonctions antérieures", a précisé cette source. Elle est membre du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir) et directrice de campagne de Carlos Gomes Junior, candidat de ce parti. C'est lui qui l'a désignée pour le remplacer à son poste afin qu'il puisse mener sa campagne électorale. Ce cas de figure, un Premier ministre désigné par son prédécesseur pour mener une campagne présidentielle, est inédit dans l'histoire de la Guinée-Bissau et n'a pas été prévu par la Constitution qui stipule que le Premier ministre est nommé par le président élu. C'est actuellement le président de l'Assemblée nationale, Raimundo Pereira (PAIGC), qui, conformément à la Constitution, assume la fonction de chef de l'Etat depuis le décès le 9 janvier du président élu Malam Bacaï Sanha. Selon Rui Landim, politologue, la désignation de Mme Mandigna par M. Gomes Junior "n'a aucune valeur juridique, car le Premier ministre n'a aucune compétence de nommer ou de limoger un Premier ministre". "Seul un président de la République démocratiquement élu peut nommer ou limoger un Premier ministre. Raimundo Pereira est intérimaire, donc ne peut pas décider du retrait de Carlos Gomes Junior de la primature ", a ajouté M. Landim. Les principaux partis d'opposition n'avaient pas encore réagi à cette désignation de Mme Mandigna à la mi-journée. Quatre candidats à la présidentielle, dont Carlos Gomes Junior, ont déposé déposé jeudi leur dossier à la Cour suprême à Bissau. La date limite pour le dépôt des candidatures, initialement prévue vendredi, a été reportée au 15 février. La campagne électorale débutera le 2 mars et s'achèvera le 16 mars au soir. Des poids-lourds de l'opposition bissau-guinéenne dont l'ex-président Kumba Yala, doivent encore faire acte de candidature.


Guinée-Bissau: Le Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes a été officiellement investi samedi par son parti, le PAIGC (pouvoir), pour la présidentielle anticipée de mars en Guinée-Bissau

BISSAU, 4 fév 2012 - Le Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes a été officiellement investi samedi par son parti, le PAIGC (pouvoir), pour la présidentielle anticipée de mars en Guinée-Bissau, après le décès du chef de l'Etat Malam Bacaï Sanha, a constaté l'AFP. M. Gomes a été choisi par le comité central du PAIGC avec 244 votes pour lui contre 10 au député Serifo Nhamadjo, dont les partisans ont quitté la salle avant le vote, a-t-on constaté. Ils exigeaient en effet un vote à bulletin secret mais le vote a finalement eu lieu à main levée. "Je travaillerai pour l'unité et ferai en sorte que le parti (PAIGC) soit plus fort. Avec 244 voix en ma faveur (sur 351 membres du comité central), je crois que ce n'est pas moi qui sors victorieux, mais le PAIGC", a commenté M. Gomes à l'issue de sa désignation. Les Bissau-Guinéens sont appelés à élire le 18 mars le successeur de Malam Bacaï Sanha, décédé le 9 janvier. Le chef de l'Etat par intérim, Raimundo Pereira, a 60 jours pour organiser le scrutin, d'après la Constitution. Plusieurs personnalités et responsables politiques ont annoncé leur intention d'être candidats, dont Henrique Rosa, président de 2004 à 2005 et qui se présente sans étiquette, Alfonso Té, et l'ancien président (2000-2003) Coumba Yalla qui doit rentrer dimanche du Maroc où il est basé depuis deux ans. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixé au 10 février selon la CNE (Commission nationale des élections). Analystes et diplomates jugent cependant peu probable que la Guinée-Bissau puisse organiser la présidentielle à la date prévue, évoquant sa situation financière difficile et la nécessaire mise à jour des listes électorales. La candidature de M. Gomes pourrait par ailleurs poser problème, la Constitution exigeant qu'il "renonce à sa fonction" de chef de gouvernement "55 jours avant le scrutin". Ce qui impliquerait la démission de l'ensemble du gouvernement, et un problématique vide institutionnel car le président intérimaire n'a pas dans ses prérogatives de nommer un Premier ministre. La Guinée Bissau est confrontée depuis son indépendance, en 1974, à une instabilité politique et militaire dans laquelle l'armée joue un grand rôle.


Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen par intérim a fixé au 18 mars la date de l'élection présidentielle anticipée que son pays doit organiser à la suite du décès du chef de l'Etat Malam Bacaï Sanha,

BISSAU, 20 jan 2012 - Le président bissau-guinéen par intérim a fixé au 18 mars la date de l'élection présidentielle anticipée que son pays doit organiser à la suite du décès du chef de l'Etat Malam Bacaï Sanha, selon un décret publié vendredi. "Il est fixé au 18 mars 2012 l'organisation de l'élection présidentielle anticipée" en Guinée-Bissau, stipule le décret signé par le président intérimaire Raimundo Pereira, évoquant un "consensus" atteint sur la question à la suite de concertations avec les acteurs politiques. La vacance au sommet de l'Etat à la suite du décès, le 9 janvier, de M. Sanha, "lance un nouveau défi à la Nation guinéenne pour organiser dans un espace de temps relativement court l'élection présidentielle anticipée. Avec un consensus atteint à la suite des différentes consultations avec les acteurs politiques, le président de la République par intérim pense que les conditions politiques et légales sont réunies" pour le scrutin, explique-t-il. Malam Bacaï Sanha, qui avait été élu président en juillet 2009 pour un mandat de cinq ans, est décédé le 9 janvier dernier à Paris, où il était hospitalisé. Il était âgé de 64 ans. Il a été inhumé le 15 janvier à Bissau. Raimundo Pereira, président de l'Assemblée nationale, est devenu chef de l'Etat par intérim à la suite de ce décès. Selon la Constitution bissau-guinéenne, il dispose d'un délai de 60 jours pour organiser une présidentielle. Dans un discours à la Nation à l'occasion de la commémoration de l'assassinat d'Amical Cabral, héros de la guerre d'indépendance, M. Pereira a exhorté les Bissau-Guinéens au calme et au dialogue pendant cette période de transition, et appelé la communauté internationale à l'aide. "Etant convaincu d'être en train d'interpréter fidèlement et correctement, à la lettre et à l'esprit" la Constitution, "et le plus grand consensus atteint dans les consultations que j'ai effectuées, j'ai décidé de fixer la date de l'élection présidentielle anticipée de 2012 au 18 mars de l'année en cours", a-t-il affirmé dans ce discours dont copie a été transmise à l'AFP.



Guinée Bissau: L'Angola a décidé d'octroyer à la Guinée-Bissau 16,7 millions de dollars pour l'aider à réformer son armée, régulièrement impliquée dans des violences dans ce pays politiquement instable

BISSAU, 7 jan 2012 - L'Angola a décidé d'octroyer à la Guinée-Bissau 16,7 millions de dollars pour l'aider à réformer son armée, régulièrement impliquée dans des violences dans ce pays politiquement instable, a appris samedi l'AFP de source officielle. Cette somme, octroyée à l'occasion d'une visite à Bissau du ministre angolais des Affaires étrangères, Candido Van-Dunem, servira en partie à réhabiliter des casernes qui, pour la plupart, sont en très mauvais état. "Ces fonds vont nous aider à améliorer les conditions de vie de nos militaires dans les casernes", s'est réjoui le Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes Junior, lors de la signature du protocole d'accord avec l'Angola. M. Van-Dunem a pour sa part indiqué qu'il allait transmettre au président angolais José Eduardo Dos Santos ce qu'il avait "constaté sur le terrain", en particulier "les efforts consentis par le gouvernement de Guinée-Bissau pour stabiliser le pays et sensibilser les bailleurs de fonds". Le chef de la diplomatie angolaise a tranmuis au gouvernementy de M. Gomes Junior "un message de soutien du président Dos Santos" après un récent coup d´Etat manqué. Un contingent angolais de plus de 200 hommes est basé à Bissau depuis mars pour aider à la formation de soldats bissau-guinéens. Le 26 décembre, l'armée a annoncé l'échec d'un coup de force fomenté par un "petit groupe de militaires", parmi lesquels le chef de la Marine, le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, considéré comme un "baron de la drogue" par les Etats-Unis. La traque des suspects, dont 25 ont été arrêtés, a été marquée par des violences ayant fait au moins deux morts, dont un commandant de police abattu alors que, selon des témoignages, il se rendait aux autorités. La Guinée-Bissau est confrontée depuis son indépendance en 1974 à des violences récurrentes impliquant l'armée. Une réforme a été entamée pour en réduire les effectifs, évalués à au moins 12.000 hommes pour une population de 1,5 millions d'habitants. L'instabilité de ce pays est accentuée par l'importance prise ces dernières années par le narcotrafic dans ce pays à l'économie précaire devenu zone de transit de drogues entre l'Amérique du Sud et l'Europe.


Guinée-Bissau: Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Gomes Junior, a présenté mercredi devant le Parlement un projet de budget de 114,5 milliards de FCFA pour l'Etat en 2012, dont 53% à chercher auprès de bailleurs

BISSAU, 7 déc 2011 - Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Gomes Junior, a présenté mercredi devant le Parlement un projet de budget de 114,5 milliards de FCFA (moins de 175 millions d'euros) pour l'Etat en 2012, dont 53% à chercher auprès de bailleurs. "Le gouvernement doit chercher auprès de ses partenaires multilatéraux les moyens de combler ce gap" de 53%, a déclaré M. Gomes aux parlementaires. Pour 2011, le budget était de 102 milliards de FCFA (moins de 156 millions d'euros), avec quasiment le même pourcentage de déficit (52%). Le projet 2012 présenté aux députés concerne "un budget cohérent qui consacre une bonne part au secteur social" et comporte une "part réservé à la lutte contre le banditisme, le crime organisé et le trafic de drogue", a expliqué le Premier ministre. Selon lui, 44,5% de ce budget doivent être consacrés à l'éducation, la santé, les infrastructures sociales, la lutte contre le banditisme, la drogue et le crime organisé. En 2012, le gouvernement envisage plus d'efforts et d'investissements pour l'agriculture et l'énergie, selon des sources officielles. Il vise en particulier la transformation de la noix de cajou, principal produit d'exportation du pays, et la culture à grande échelle du riz, aliment de base des Bissau-Guinéens. En 2011, la Guinée-Bissau a recueilli 14 millions de dollars (moins de 10 millions d'euros) de taxes sur les noix de cajou exportées, vendues essentiellement à l'Inde, son principal client, avait indiqué début septembre à l'AFP le président de la Commission nationale du cajou (CNC), André Nanque. Selon le Document de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté de 2009, ce produit représente 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l'Etat. Les autres produits alimentaires et agricoles locaux (riz, fruits dont les mangues et agrumes, cultures maraîchères dont les oignons et tomates) peinent à être exportés. Fin novembre, le ministre bissau-guinéen des Finances José Mario Vaz avait affirmé que la prévision de croissance du pays pour 2011 était de 5% (contre 3,6% en 2010). "La tendance est d'aller crescendo" et l'objectif est d'avoir 7% de croissance en 2012, avait dit à la presse M. Vaz.


Guinée Bissau: La France a décidé d'annuler toute la dette publique de la Guinée-Bissau estimée à plus de 8 millions d'euros

BISSAU, 25 nov 2011 - La France a décidé d'annuler toute la dette publique de la Guinée-Bissau estimée à plus de 8 millions d'euros, a annoncé vendredi le ministre bissau-guinéen des Finances, qui s'est également félicité des "gros efforts" économiques et financiers accomplis par son pays. "Nous remercions les pays comme la France qui nous ont enlevé un lourd fardeau en annulant nos dettes", a déclaré José Mario Vaz à la presse. "L'effacement de notre dette par la France", à qui Bissau devait 8,5 millions d'euros, "s'ajoute à celui d'autres partenaires financiers qui ont noté les gros efforts consentis par le gouvernement qui a pu mettre à jour le paiement des salaires" des fonctionnaires bissau-guinéens, a ajouté M. Vaz. Le document pour l'annulation de la dette publique française a été signé jeudi entre M. Vaz et l'ambassadeur de France à Bissau, Michel Flesch. "La France est un partenaire sur lequel la Guinée-Bissau peut toujours compter", a déclaré le diplomate français lors de signature. Classée parmi les pays les plus endettés au monde, la Guinée-Bissau a une dette extérieure estimée à 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros). Début 2011, plus de 90% de cette dette avait été annulée par la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI), les deux principaux créanciers du pays, après les performances économiques réalisées par la Guinée-Bissau en 2010. "La croissance (de la Guinée-Bissau) dépasse de loin beaucoup celle d'autres pays sur le continent" africain, a indiqué le ministre Vaz. La prévision de croissance pour 2011 est de 5% contre 3,6% en 2010 et selon M. Vaz, "la tendance est d'aller crescendo" et l'objectif est d'avoir 7% de croissance pour "créer des emplois. Nous invitons les investisseurs à venir chez nous". La Guinée-Bissau est considérée comme un des pays les plus pauvres au monde selon les rapports de l'ONU fondés sur les indices de développement humain. Elle a été ces dernières années souvent confrontée à une instabilité politique et militaire.


Guinée-Bissau: La Banque africaine de développement a octroyé à la Guinée-Bissau un prêt de 34 millions de dollars pour renforcer la bonne gouvernance et les infrastructures

BISSAU, 24 nov 2011 - La Banque africaine de développement (BAD) a octroyé à la Guinée-Bissau un prêt de 34 millions de dollars (plus de 25 millions d'euros) pour renforcer la bonne gouvernance et les infrastructures, a-t-on appris jeudi de source officielle. "C'est un prêt destiné à renforcer la bonne gouvernance économique et financière et pour le développement des infrastructures d'appui aux activités productives d'ici 2015", a déclaré à l'AFP la ministre bissau-guinéenne de l'Economie et du Plan, Elena Nosolini Embalo. Une mission de la BAD est par ailleurs arrivée mardi dans la capitale bissau-guinéenne où elle va séjourner jusqu'à samedi, a indiqué le ministère bissau-guinéen de l'Economie et du Plan dans un communiqué transmis à l'AFP. La BAD va mobiliser d'autres ressources financières auprès d'autres partenaires au profit de la Guinée-Bissau, a affirmé à l'AFP une source à la représentation de cette institution financière à Bissau. "Ces fonds seront orientés uniquement vers la création de l'emploi, la réduction de la pauvreté et la lutte contre la faiblesse politique économique et sociales de la Guinée-bissau", a-t-elle déclaré. Considérée comme l'un des pays les plus pauvres au monde selon les rapports de l'ONU fondés sur les indices de développement humain, la Guinée-Bissau a en outre ces dernières années souvent été confrontée à une instabilité politique et militaire.


Guinée Bissau: La Chine a donné à la Guinée-Bissau 7,5 millions de dollars pour réhabiliter l'ancien palais présidentiel détruit pendant la guerre civile de 1998-1999

BISSAU, 20 oct 2011 - La Chine a donné à la Guinée-Bissau 7,5 millions de dollars (5,4 millions d'euros) pour réhabiliter l'ancien palais présidentiel détruit pendant la guerre civile de 1998-1999, a appris l'AFP jeudi de sources bissau-guinéenne et chinoise à Bissau. "Je souhaite, dans un an, être le premier locataire de ce nouveau palais", a déclaré le président Malam Bacaï Sanha, en posant jeudi la première pierre du bâtiment, au centre de la capitale Bissau, en présence de l'ambassadeur de Chine, Li Bao Jun. Les travaux doivent durer 13 mois, précise un document de l'ambassade de Chine. L'édifice, une imposante bâtisse de style colonial à deux niveaux construite dans les années 1940, avait été sérieusement endommagé pendant la guerre civile qui a opposé en 1998-99 les troupes du président Joao Bernardo Vieira aux mutins du général Ansoumane Mané, alors chef d'état-major général de l'armée. La Chine a réalisé plusieurs grands travaux à Bissau dont l'Assemblée nationale, le palais du gouvernement et un hôpital militaire de 200 lits, en plus de la réhabilitation du stade, la construction des facultés de médecine de l'Université de Bissau et de 1000 logements sociaux. La Chine est intéressée par les ressources minières non encore exploitées de la Guinée-Bissau dont les phosphates, les ressources halieutiques, la bauxite, le bois, et le pétrole off-shore de ce petit pays ouest-africain instable parmi les plus pauvres du monde.


Guinée-Bissau: L'Etat bissau-guinéen a recueilli cette année 14 millions de dollars américains de taxes sur les noix de cajou exportées, vendues essentiellement à l'Inde, son principal client

BISSAU, 1 sept 2011 - La Guinée-Bissau a recueilli cette année 14 millions de dollars américains (9,7 millions d'euros) de taxes sur les noix de cajou exportées, vendues essentiellement à l'Inde, son principal client, a affirmé jeudi à l'AFP un responsable de la filière. Le montant collecté provient d'une taxe de 50 francs CFA (0,08 euro) imposée aux commerçants pour chaque kilogramme de noix de cajou exporté, a expliqué le président de la Commission nationale de cajou (CNC), André Nanque. Cette année, "nous avons fait une excellente campagne de commercialisation. Nous avons exporté plus de 150.000 tonnes de noix brutes de très bonne qualité vers l'Inde", a ajouté M. Nanque. Selon des spécialistes de la filière, l'Inde achète plus de 96% des noix de cajou brutes exportées par la Guinée-Bissau, qui ne dispose pas d'unité de transformation locale. "Le montant prélevé sur l'exportation n'ira pas dans les poches des membres du gouvernement mais dans un compte bancaire, et sera destiné à financer des unités de transformation", a assuré Braima Camara, président de la Chambre de Commerce. Par ailleurs, d'après une source à la CNC, environ 1,5 million de tonnes de pommes de cajou ont été transformées à titre expérimental en jus, réputé riche en vitamine C, et en rhum local. Des résidus ont servi d'alimentation pour le bétail. La noix de cajou est le principal produit d'exportation de la Guinée-Bissau et rapporte en moyenne de 50 à 60 millions d'euros chaque année à l'Etat. Selon le Document de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté de 2009, ce produit représente 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l'Etat. Faute de transformation ou de qualité, les autres produits alimentaires et agricoles locaux (riz, fruits dont les mangues et agrumes, cultures maraîchères dont les oignons et tomates) peinent à être exportés alors que plus de 35% de la superficie du pays (1,1 million d'hectares) sont des terres à vocation agricole. Considérée comme l'un des pays les plus pauvres au monde selon les rapports de l'ONU fondés sur les indices de développement humain, la Guinée-Bissau tente de revitaliser son économie sinistrée par plusieurs années de guerre civile et de troubles politico-militaires.


Guinée Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a procédé vendredi soir à un remaniement marqué par les départs de trois ministres

BISSAU, 27 août 2011 - Le président bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a procédé vendredi soir à un remaniement marqué par les départs de trois ministres dont celui de l'Administration territoriale, l'arrivée d'un nouveau titulaire à la Défense et une permutation entre les Affaires étrangères et la Justice. Avec ce remaniement, arrive un nouveau ministre à la Défense, Baciro Dja, un responsable du parti au pouvoir, qui remplace Aristide Ocanté muté à la Fonction publique et modernisation de l'Etat. Mamadu Saliu Djalo qui était ministre de la Justice occupe maintenant le porte-feuille des Affaires étrangères. Il permute avec Adelino Mano Queta. Fernando Gomes précédemment ministre de la Fonction publique devient ministre de l'Intérieur en remplacement de Dinis Cabelol Na Famtcham-NA qui est nommé à l'Administration Territoriale. Trois personnes quittent le gouvernement: le ministre chargé de l'Administration territoriale, Luis Olivera, celui de la Femme et de la famille, Maria Lurdes Vaz et le secrétaire d'Etat à l'Energie, Wasna Papai Danfa. Aucune explication officielle n'a été donnée à ce remaniement. Mais selon des observateurs, le changement intervenu au niveau de la Justice est destiné à relancer la machine judiciaire au sujet notamment des assassinats de l'ex-président Joao Bernardo Viera et de l'ex-chef d'état-major de l'armée, Batista Tagmé Na Waie en mars 2009 ainsi que deux autres personnalités politiques, Baciro Dabo et Helder Proença, assassinées en juin 2009. Deux ans après leur disparition, les enquêtes sont au point mort. Plusieurs marches ont été récemment organisées par une coalition de 17 partis d'opposition pour réclamer la démission du Premier ministre Carlos Gomes Junior, accusé de bloquer la justice dans ces dossiers d'assassinats politiques qui comprennent également le cas de Verissimo Correia Seabra, ancien chef d'état-major des armées tué en 2004. La Guinée-Bissau connaît une instabilité chronique depuis son indépendance en 1974, elle est régulièrement frappée par des coups d'Etat et des violences dans lesquelles l'armée joue un rôle prépondérant.


Guinée Bissau: Le Procureur général de Guinée-Bissau a été limogé par le président Malam Bacai Sanha en pleine contestation de la justice pour son incurie dans des affaires d'assassinats politiques

BISSAU, 2 août 2011 - Le Procureur général de Guinée-Bissau a été limogé par le président Malam Bacai Sanha en pleine contestation de la justice pour son incurie dans des affaires d'assassinats politiques, a-t-on appris mardi de source officielle. Le président Sanha a aussitôt nommé à sa place Edmundo Mendes, précédemment directeur adjoint de la police judiciaire. Un décret présidentiel stipule qu'après "avoir entendu les membres du gouvernement", Amine Michel Saad "est limogé de ses charges de Procureur général de la République". Joint par l'AFP, le procureur sortant n'a pas jugé nécessaire de commenter cette décision. Mais selon des proches d'Amine Michel Saad, la raison de son limogeage est à rechercher dans la crise politique que traverse le pays, qui a connu récemment des manifestations de plusieurs milliers de personnes réclamant le départ du Premier ministre Carlos Gomes Junior. Ce dernier est accusé d'empêcher la justice de faire la lumière concernant des assassinats politiques commis en 2009. Il s'agit de ceux de l'ex-président Joao Bernardo Vieira, du général Batista Tagmé Na Waie, ex-chef d'état-major des armées, tués en mars 2009, ainsi que de ceux de deux autres personnalités politiques, Baciro Dabo et Helder Proença, tués en juin 2009. "Le procureur n'a pas voulu assumer la responsabilité d'affirmer que Carlos Gomes est le principal commanditaire des assassinats politiques de 2009. S'il le faisait, c'est clair qu'il serait liquidé par le clan de M. Gomes", a affirmé à l'AFP un proche de M. Saad sous couvert de l'anonymat. La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise, vit en état d'instabilité quasi permanente depuis son indépendance en 1974, régulièrement frappée par des violences dans lesquelles l'armée joue un rôle prépondérant. Le pays est également considéré comme un important point de transit de la cocaïne sud-américaine vers l'Europe.


Guinée Bissau: Le pays va exporter en 2011 près de 170.000 tonnes de noix de cajou essentiellement vers son principal client

BISSAU, 21 juil 2011 - La Guinée Bissau va exporter en 2011 près de 170.000 tonnes de noix de cajou essentiellement vers son principal client, l'Inde, a annoncé jeudi le ministre du Commerce Botché Candé. "Nous avons déjà exporté 118.00 tonnes de noix brutes et avons environ un peu plus de 50.000 tonnes dans les entrepôts, sans compter les noix non récupérées à cause du mauvais état des pistes à l'intérieur du pays", a déclaré M. Candé à la presse. "La campagne de cette année est de loin meilleure que la précédente" (120.000 tonnes en 2010) et grâce à "cette quantité de noix exportées, les recettes de l'Etat vont également beaucoup augmenter", a-t-il ajouté. La noix de cajou est le principal produit d'exportation de la Guinée Bissau et rapporte en moyenne de 50 à 60 millions d'euros chaque année à l'Etat qui prélève environ 0,80 centimes d'euro par kilo exporté, pour mettre en place des infrastructures locales de transformation de la noix de cajou. Considéré comme un des pays les plus pauvres au monde, selon les rapports des de l'ONU basés sur les indices de développement humain, la Guinée-Bissau tente de revitaliser son économie sinistrée par plusieurs années de guerre civile et de troubles politico-militaires. Son principal partenaire, l'Union européenne (UE) a décidé de reprendre sa coopération suspendue à la suite du renversement du chef d'état-major José Zamora Induta par son adjoint, en avril 2010.


Guinée Bissau: Le gouvernement bissau-guinéen a besoin de 3,7 millions d'euros jusqu'à 2014 pour lutter contre le trafic de drogues et ses conséquences

BISSAU, 24 juin 2011 - La Guinée-Bissau, considérée comme un important point de transit du trafic de cocaïne de l'Amérique du Sud vers l'Europe, a besoin de 3,7 millions d'euros jusqu'à 2014 pour lutter contre le trafic de drogues et ses conséquences, selon un document officiel diffusé vendredi. L'exécution du "plan d'opérations de lutte contre le narcotrafic" de 2011 à 2014 nécessite 3,7 millions d'euros, pour trois volets: la justice criminelle, les abus de consommation de drogue et le VIH-sida, indique un dossier de présentation publié par le ministère de la Justice à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la drogue. "Nous avons un vaste plan de lutte contre un fléau qui gangrène notre société et pour lequel nos moyens sont dérisoires. (...) Pour l'ensemble de nos programmes, que nous avons étalés de 2011 à 2014, nous aurons besoin de quelque chose comme 3,7 millions d'euros pour la bonne marche du plan", explique-t-il. Les premières estimations pour ce plan s'élevaient à 19 millions de dollars (plus de 13 millions d'euros) pour la période 2010-2014 mais il n'était "pas certain qu'on puisse avoir cette somme-là avant l'échéance" du programme, a précisé à l'AFP un responsable au ministère de la Justice. Dans la lutte contre le trafic de drogue et ses conséquences, Bissau est "déterminé malgré les limites de ses moyens", a assuré lors de la célébration le porte-parole du gouvernement, Mme Adiato Djalo Nandigna. "Nous avons formé plusieurs magistrats et agents d'investigation pour combattre le fléau. La détermination des agents, à elle seule, ne suffit pas à elle seule, il faut des moyens de combats qui font largement défaut", a affirmé à la presse le ministre bissau-guinéen de la Justice, Mamadu Djalo Pires. "Grâce à la coopération" notamment avec l'ONU, le Portugal et la France, "nous sommes en train de faire reculer le mal. Mais le combat n'est pas gagné pour autant", a-t-il ajouté. D'après plusieurs sources, les narcotrafiquants profitent de la faiblesse de l'Etat bissau-guinéen pour se livrer à ce trafic, avec la complicité notamment de hauts responsables de l'armée de ce pays pauvre confronté à une instabilité politique et militaire chronique.


Guinée-Bissau: Des enseignants des secteurs primaire et secondaire publics de Guinée-Bissau ont entamé mardi une grève de 30 jours pour des arriérés de salaires et une amélioration de leurs conditions

BISSAU, 24 mai 2011 - Des enseignants des secteurs primaire et secondaire publics de Guinée-Bissau ont entamé mardi une grève de 30 jours pour des arriérés de salaires et une amélioration de leurs conditions, selon leur syndicat, suscitant des craintes pour la validité de l'année scolaire. Les établissements publics étaient fermés mardi à Bissau, a constaté un journaliste de l'AFP. Les radios locales ont rapporté que le mouvement de grève était largement suivi à l'intérieur du pays. "Après avoir lancé plusieurs avertissements au gouvernement concernant la mauvaise situation des enseignants" et demeurés sans suite, "nous avons été obligés de lancer une grève de 30 jours. Nous ne lèverons ce mot d'ordre qu'après avoir eu gain de cause", a déclaré à l'AFP le président du Syndicat national des professeurs (Synaprof), Luis Nancassa. Le Synaprof regroupe 80% des enseignants du public en Guinée-Bissau, l'autre partie étant au Syndicat national démocratique des professeurs (Syndeprof). Celui-ci n'a "pas donné un mot d'ordre particulier" pour la grève, a dit à l'AFP un de ses membres. Dans leur cahier de revendications dont l'AFP a vu une copie, le Synaprof réclame un plan de carrière pour les enseignants, un réajustement salarial en fonction de leurs catégories, neuf mois d'arriérés de salaires de 2003 et un échéancier de paiement. Dans une déclaration à la presse mardi matin, le ministre bissau-guinéen des Finances, José Mario Vaz, a indiqué avoir convié les deux syndicats d'enseignants à une rencontre, en exhortant les professeurs à être "plus calmes et moins exigeants". "Le gouvernement est en train de chercher des solutions à leurs problèmes", a assuré M. Vaz. Cette grève, suivant deux précédents mouvements d'humeur depuis la rentrée des classes 2010-2011, suscitait des craintes pour la validité de l'année scolaire. "Depuis octobre dernier, seul 30% du programme annuel a été accompli. Si cette grève perdure, il est clair que nous allons vers une année blanche (invalide)", a affirmé à l'AFP un responsable du secteur de l'Education.


Guinée Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a nommé mercredi par décret un nouveau ministre de l'Intérieur, Dinis Kablon Na Fantchamna, pour remplacer Adja Satù Camara Pinto dont la démission avait été rendu publique mardi

BISSAU, 22 déc 2010 - Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a nommé mercredi par décret un nouveau ministre de l'Intérieur, Dinis Kablon Na Fantchamna, pour remplacer Adja Satù Camara Pinto dont la démission avait été rendu publique mardi. Le nouveau ministre occupait les fonctions de chef de la maison civile de la présidence. Très proche du président Malam Bacai Sanha, Adja Satu Camara Pinto avait décidé de quitter le gouvernement après un bras de fer de deux mois avec le Premier ministre Carlos Gomes Junior qui l'avait suspendue de ses fonctions en septembre, pour "désobéissance". Il était reproché à la ministre d'avoir procédé à la nomination d'officiers supérieurs alors qu'un arrêté gouvernemental interdisait toute nomination ou promotion au sein de la police "jusqu'à nouvel ordre". Le motif avancé par le Premier ministre était "éviter d'entraver le processus de réforme au sein des forces de défense et de sécurité".



Guinée Bissau: Selon le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, la Guinée-Bissau est parvenue jeudi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette de 1,2 milliard de dollars

WASHINGTON, 16 déc 2010 - La Guinée-Bissau est parvenue jeudi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette de 1,2 milliard de dollars, ont annoncé le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ce pays d'Afrique de l'Ouest est arrivé au point d'achèvement de l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE), grâce à un vote du conseil d'administration des deux institutions de Washington. L'effort est réparti entre le FMI et la Banque mondiale, d'autres institutions multilatérales, les créanciers publics du Club de Paris et des créanciers privés. Le montant actuel de la dette de la Guinée-Bissau n'a pas été précisé. Mais d'après les chiffres du FMI, elle doit descendre à 47% du produit intérieur brut, contre 163% en 2009. "Cela récompense les formidables efforts du pays pour rétablir la stabilité économique, sociale et institutionnelle et permet à la Guinée-Bissau et ses partenaires de tourner leur attention vers les immenses défis qui se dressent pour regagner ce qui a été perdu lors de décennies marquées par le conflit", a estimé le directeur de la Banque mondiale pour la Guinée-Bissau, Habib Fetini, cité dans un communiqué. Ce pays de 1,65 million d'habitants, instable politiquement et parmi les plus pauvres du monde, peine à se relever d'une guerre civile en 1998-1999. En novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU avait exprimé ses inquiétudes face à la montée de l'insécurité, du trafic de drogue et du crime organisé. La Guinée-Bissau est devenue le 32e pays à atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE, deux jours après le Togo. "C'est une bonne nouvelle que le peuple bissau-guinéen considère comme un cadeau de Noël. Il faut maintenant que nous, Guinéens, nous changions de comportement", avait déclaré mercredi le président Malam Bacai Sanha, en apprenant que le FMI et la Banque mondiale s'apprêtaient à alléger la dette du pays.

Guinée Bissau: Le budget global 2010-2011 de la Guinée Bissau est de 102 milliards de francs CFA, avec un déficit de 54 milliards, a déclaré le chef du gouvernement devant le Parlement

BISSAU, 16 déc 2010 - Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Gomes Junior, a présenté jeudi devant le Parlement un budget 2010-2011 de 155 millions d'euros pour son pays parmi les plus pauvres au monde, en soulignant que la moitié de cette somme devait être trouvée auprès de partenaires. "Le budget global est de 102 milliards de francs CFA (155 MEUR), avec un déficit de 54 milliards (82 MEUR)", a déclaré le chef du gouvernement depuis deux ans. "Les secteurs sociaux, notamment l'éducation et la santé, occupent une part importante de ce budget. Naturellement, la grosse part est affectée à la défense et la sécurité", a-t-il déclaré, sans préciser de chiffres. "Nous somme en train de conduire un processus de réforme dans ce secteur (des forces de défense et de sécurité) et j'espère qu'avec l'appui de nos partenaire bilatéraux, nous allons le mener à bon port", a-t-il dit devant la presse. Carlos Gomes Junior a rappelé avoir "hérité d'un bilan peu reluisant", fin 2008. "Mais avec des efforts internes et l'aide de certains de nos partenaires internationaux, nous nous sommes acquittés de beaucoup de nos dettes. Nous avons payé tous les arriérés de salaires de 2010. Nous allons continuer les mesures de restrictions que nous avons lancées depuis 2008", a-t-il assuré. Le gouvernement doit s'acquitter d'une ardoise de plus de 300 millions de CFA (457.000 euros) de dette interne, relative aux arriérés de salaires de 2003, 2005 et 2007 et au paiement des dommages causés à certains opérateurs économiques par la guerre civile de 1998-99. Selon une source au ministère des Finances, plusieurs partenaires sollicités ont exigé des justificatifs pour cette dette interne et proposé qu'un audit international des comptes de l'Etat soit mené. Le Fonds monétaire international (FMI) s'était par ailleurs prononcé, lundi, en faveur d'un effacement de la dette nationale, estimée à 1,1 milliard de dollars, selon le président Malam Bacai Sanha. "C'est une bonne nouvelle que le peuple bissau-guinéen considère comme un cadeau de Noël. Il faut maintenant que nous, Guinéens, nous changions de comportement", avait déclaré mercredi le chef de l'Etat, de retour de Dakar où il avait pris part au Festival mondial des arts nègres.




Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, a inauguré mercredi à Bissau le nouveau siège de son gouvernement, entièrement financé par la Chine à hauteur de 25 millions de dollars

BISSAU, 10 nov 2010 - Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, a inauguré mercredi à Bissau le nouveau siège de son gouvernement, entièrement financé par la Chine à hauteur de 25 millions de dollars, a constaté un journaliste de l'AFP. Le nouveau bâtiment, situé dans la périphérie nord de la capitale, a été construit en 18 mois et est composé de trois grands blocs pouvant accueillir 12 ministères. C'est "le symbole d'une coopération fructueuse, longtemps entretenue avec la Chine que nous remercions du fonds du coeur", a déclaré le président bissau-guinéen. "Notre gouvernement poursuit une logique qui s'inscrit dans la continuité des liens entretenus depuis plusieurs années. C'est le fruit d'une coopération franche et durable", a de son côté déclaré l'ambassadeur de Chine à Bissau, Li Bao Jun. La Chine compte déjà à son actif plusieurs réalisations à Bissau dont l'Assemblée nationale, construite en 2000 pour un coût de 6 millions de dollars, un hôpital militaire d'une capacité de 200 lits pour 12 millions de dollars, ainsi qu'un un stade de 25.000 places. Elle finance également les travaux de réhabilitation de casernes, d'hôpitaux et investit dans le secteur agricole. En contrepartie, la Chine est intéressée par l'exploration du pétrole off-shore et les énormes richesses forestières et halieutiques de la Guinée-Bissau.



Guinée Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a officiellement demandé à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) d'aider son pays à relancer la réforme du secteur de défense et de sécurité

BISSAU, 4 oct 2010 - Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a officiellement demandé à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) d'aider son pays à relancer la réforme du secteur de défense et de sécurité, dans une lettre dont l'AFP a pu consulter lundi une copie. Dans ce courrier adressé à son homologue nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Cédéao, M. Sanha évoque "l'interruption du processus de réforme dans les secteurs de défense et de sécurité" et sollicite "un appui et une assistance pour la relance de cette réforme". L'Union Européenne, principal partenaire de la Guinée-Bissau, avait annoncé en août qu'elle suspendait sa mission visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée) en Guinée-Bissau, en raison des conditions contestables de l'investiture du nouveau chef d'état-major du pays. Le 1er avril, le général Antonio Indjai, adjoint au chef d'état-major général José Zamora Induta, avait fait arrêter son patron. Puis, le 25 juin, le président Sanha avait officialisé la nomination d'Indjai à la tête de l'armée. Le pays avait auparavant été secoué par le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président de la République, Joao Bernardo Vieira. L'armée est particulièrement influente en Guinée-Bissau, pays très pauvre qui avait conquis son indépendance (1974) par une longue guérilla contre les colons portugais avant d'être déchiré par une guerre civile (1998-1999).


Guinée Bissau: L'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour oeuvrer à la stabilisation de ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique

BISSAU, 4 août 2010 - L'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour oeuvrer à la stabilisation de ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique, a appris mercredi l'AFP de source militaire. "Nous ne nous opposons pas à l'arrivée d'une force d'interposition, seulement il faudra que tout soit fait dans les règles de l'art, je veux dire que les documents soient soumis à l'Assemblée nationale et promulgués par la président de la République", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat. "Nous souhaiterions également connaître le mandat et la structure de la dite force pour mieux l'apprécier et (mieux) nous positionner", a-t-elle indiqué, ajoutant: "nous ne sommes que des exécutants soumis au pouvoir politique". Le gouvernement de Bissau a accepté la présence d'une force étrangère pour stabiliser un pays coutumier des violences politiques et militaires, avait annoncé lundi Soares Sambu, porte-parole du Conseil national de la Défense, rattaché au cabinet du président de la République, Malam Bacaï Sanha. "Il s'agit d'une mission de stabilisation et non d'une force proprement dite", avait tenu à préciser M. Sambu. Il restait à obtenir l'aval de la hiérarchie militaire qui s'est réunie mercredi à Bissau pour en discuter et émettre son avis, sous l'autorité du nouveau chef des armées, le général Antonio Indjai. Le chef de l'Etat recherche "un consensus" et l'arrivée de la force sera également soumise à l'avis des parlementaires, selon M. Sambu. Cette force sera composée d'éléments de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de l'Union africaine (UA), avait-il précisé. Elle sera avant tout "dissuasive", aura pour objectif de "garantir la sécurité des autorités (civiles), d'enrayer les soubresauts politico-militaires, de décourager les coups d'Etat et d'appuyer les réformes au sein de l'armée et des forces de sécurité", selon une source proche de la représentation de la CPLP à Bissau. Elle aura également pour mission "de lutter contre le narco-trafic" qui gangrène la Guinée-Bissau, devenue ces dernières années une des principales plaques tournantes du trafic de drogue en Afrique de l'ouest, selon cette source. Le nombre d'éléments de cette force et le lieu où elle sera établie en Guinée-Bissau restent encore inconnus. La décision d'accepter son arrivée avait été prise dimanche lors d'une réunion à la présidence, en présence de Malam Bacaï Sanha et du Premier ministre Carlos Gomes Junior. M. Bacaï Sanha avait déclaré aux officiers supérieurs également présents que "ce dont le peuple a besoin, ce sont des écoles, l'accès aux soins et non des soubresauts. Vous avez le devoir de garantir la tranquillité et non d'être des fauteurs de troubles". Des termes que la source militaire interrogée par l'AFP réfute. "Je n'apprécie pas cette manière d'accuser gratuitement les militaires d'être des fauteurs de troubles ou bien d'être des gens qui empêchent les autres citoyens de dormir". Ex-colonie portugaise indépendante depuis 1974, la Guinée-Bissau est régulièrement frappée par des violences politique et militaire dans lesquelles l'armée joue un rôle important. Le prédécesseur de M. Sanha, élu en juillet 2009, Joao Bernardo Vieira, a été assassiné par des militaires en avril 2009. Et le 1er avril 2010, le général Antonio Indjai avait renversé le chef des armées, José Zamora Induta, et séquestré le Premier ministre qui avait été menacé de mort.


Guinée-Bissau: Un premier groupe de vétérans de la guerre d'indépendance, au nombre de 5.883, ont été recensés officiellement en Guinée-Bissau, dans le cadre de réformes pour réduire le cycle des coups d'Etats militaires

BISSAU, 31 juil 2010 - Un premier groupe de vétérans de la guerre d'indépendance, au nombre de 5.883, ont été recensés officiellement en Guinée-Bissau, dans le cadre de réformes pour réduire le cycle des coups d'Etats militaires. Les anciens combattants de la guerre contre le Portugal (1962-73) ont reçu une carte d'identification biométrique vendredi devant le Président Malam Bacai Sanha, le Premier ministre Carlos Gomes Junior et plusieurs membres du gouvernement, a constaté l'AFP. "Ce recensement va nous doter d'une banque de données fiable pour une meilleure gestion des conditions de vie des combattants de la patrie (...) et un meilleur paiement des pensions", a déclaré le ministre de la Défense et des anciens combattants, Aristides Ocante Da Silva. Les effectifs de l'armée sont chiffrés à 4.458 hommes, selon un décompte de 2008 réalisé avec des experts de l'Union Européenne. En réalité, ce nombre dépasse les 5.000 soldats: "Dans un contexte de salaire misérable et d'arriérés qui s'accumulent, beaucoup d'anciens combattants vivent d'autres activités et ne remettent l'uniforme qu'à l'occasion des recensements", a expliqué Malam Djassi, chef de la commission. "L'objectif est de ramener les forces armées à 3.440 hommes, en conformité avec le nombre fixé par les bailleurs dans le cadre des réformes dans les Forces armées", a encore indiqué M.Djassi. Beaucoup de "vétérans et militaires en âge de la retraite refusent de partir de l'armées car l'Etat n'a pas les moyens de leur payer une pension", note le chroniqueur politique Rui Landim. Selon un membre de la commission la deuxième étape sera la démobilisation et la réinsertion sociale des vétérans et des militaires retraités. La Guinée-bissau a demandé l'appui de ses partenaires dont l'UE depuis 2007. Depuis l'indépendance de cette ex-colonie portugaise, en 1974, l'armée a toujours dominé la vie de la Guinée-Bissau, l'un des pays les plus pauvres au monde, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amértique du Sud. Le président Bacai Sanha a réclamé début juillet que "quiconque s'adonnant au narcotrafic soit exclu de nos forces armées", en soulignant ne "pas accepter d'être des otages éternels entre les mains des militaires". Son prédécesseur Joao Bernardo Vieira avait été assassiné par des militaires en avril 2009. Le 1er avril 2010, le général Indjai avait renversé le chef des armées et séquestré le Premier ministre. L'UE a ensuite suspendu son aide.


Guinée Bissau: L'Union européenne a annoncé mardi son intention de "réexaminer" son aide au développement à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées

BRUXELLES, 6 juil 2010 - L'Union européenne a annoncé mardi son intention de "réexaminer" son aide au développement à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées. La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, "considère que la situation présente pourrait constituer une violation des engagements de la Guinée-Bissau en termes de respect des droits de l'Homme, de démocratie et d'Etat de droit" pris dans le cadre de l'accord de Cotonou, a indiqué la porte-parole de Mme Ashton dans un communiqué. En conséquence, "elle appelle à un réexamen de l'implication globale de l'Union européenne en Guinée Bissau", a-t-elle ajouté. L'accord de Cotonou entre l'Union européenne et de nombreux Etats d'Afrique, des Caraïbes et de la zone Pacifique (ACP) a été signé le 23 juin 2000 après l'expiration de la convention de Lomé. Il prévoit des aides économiques et au développement, conditionnées toutefois au respect de divers critères, y compris politiques. L'UE a programmé une aide totale de 102,8 millions d'euros à la Guinée-Bissau pour la période 2008-2013. Si elle suspendait son aide, cela concernerait les fonds destinés au gouvernement, mais pas ceux destinés à la population et aux ONG. L'UE a mis en place en 2008 une mission visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée) dans le pays. Son mandat, prolongé de six mois, arrive à son terme le 30 novembre, mais il n'était pas exclu jusqu'à la récente mutinerie qu'il soit prolongé. Mme Ashton est "consternée par la récente nomination du général Antonio Indjai au poste de chef d'état-major, compte tenu du fait qu'il était le principal responsable de la mutinerie du mois d'avril" et appelle à la libération du précédent chef des armées, a souligné sa porte-parole. Le général Indjai, adjoint au chef d'état-major, le général José Zamora Induta, avait fait arrêter son supérieur, le 1er avril. Le même jour, le chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, avait été arrêté, séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches du général Indjai. Ce dernier "putsch" au sein de l'armée est intervenu un peu plus d'un an après le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira.



Guinée Bissau: Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) sont "fortement préoccupés" par la nomination du général Antonio Indjai à la tête de l'armée en Guinée-Bissau

SANTA MARIA, 3 juil 2010 - Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) sont "fortement préoccupés" par la nomination du général Antonio Indjai à la tête de l'armée en Guinée-Bissau, selon leur communiqué publié samedi à l'issue d'un sommet au Cap-Vert. Dans ce texte, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao déplorent le "peu de progrès enregistré dans la lutte contre l'impunité" dans ce pays, secoué il y a trois mois par un nouveau putsch au sein de l'armée. Le 1er avril, le général Indjai avait renversé le précédent chef d'état-major général José Zamora Induta. Le même jour, le chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, avait été séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches du général Indjai. Mardi à Bissau, cet officier avait été solennellement investi dans ses fonctions de nouveau chef d'état-major par le président Malam Bacai Sanha. "La conférence est fortement préoccupée par la nomination du général de division Antonio Indjai, précédemment vice-chef d'état-major et initiateur des évènements du 1er avril 2010, comme chef d'état-major général des forces armées", est-il souligné dans le communiqué. Elle "exhorte" le président Bacai Sanha à créer les conditions propices "pour la mobilisation de la communauté internationale en faveur de l'indispensable programme de réforme du secteur de la sécurité". La Cédéao demande aussi à sa propre commission "de procéder à la mise en place diligente d'un mécanisme de sécurisation des institutions républicaines" en Guinée-Bissau. Evoquant l'enquête sur le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira, elle insiste sur la nécessité de protéger les témoins, pour "permettre à la Commission nationale d'enquête de finaliser ses activités". L'armée ne cesse de dominer et d'agiter la vie de la Guinée-Bissau, l'un des plus pauvres au monde, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne. Dans un communiqué diffusé mardi, l'ambassade des Etats-Unis avait "regretté" la nomination du général Indjai, le jugeant "indigne" de diriger les forces armées". Auparavant, les Etats-Unis s'étaient inquiétés des "indications selon lesquelles de hauts membres des forces armées et du gouvernement civil sont impliqués dans le trafic de stupéfiants" en Guinée-Bissau.

Guinée Bissau: L'Union européenne a suspendu une mission qui devrait débuter le 1er juin en Guinée-Bissau pour l'application du processus de réformes dans les secteurs de la défense et la sécurité, suite au renversement du dirigeant de l'armée le 1er avril

BISSAU, 26 mai 2010 - L'Union européenne a suspendu une mission qui devrait débuter le 1er juin en Guinée-Bissau pour l'application du processus de réformes dans les secteurs de la défense et la sécurité, suite au renversement du dirigeant de l'armée le 1er avril, selon un communiqué publié mercredi. "La mission de l'UE pour les réformes dans les secteurs de la défense et de la sécurité en Guinée-Bissau a l'honneur d'informer de la fin de son mandat le 31 mai 2010. A cette date se termine également le mandat de son chef, le général (espagnol) Juan Esteban Verastegui", peut-on lire dans ce communiqué. Une nouvelle mission "destinée à l'application du processus de réforme qui devait initialement commencer le 1er juin est suspendue, sur décision de l'Union Européenne, suite aux événement survenus le 1er avril", selon ce texte. Le chef d'état-major des armées, José Zamora Induta, a été renversé par son adjoint, le général Antonio Indjai, le 1er avril. Ce jour-là, des militaires avaient brièvement détenu, et même menacé de mort, le Premier ministre, Carlos Gomes Junior, proche du général Induta. Cet officier reste actuellement détenu dans une caserne à Mansoa (60 km de Bissau) et l'armée n'a toujours pas, officiellement, de nouveau chef. La semaine dernière, l'UE avait déjà menacé de suspendre son aide "si les autorités bissau-guinéennes ne forçaient pas l'armée à respecter l'ordre établi dans la hiérarchie militaire et à se soumettre au pouvoir politique". Selon un officier proche de la mission, joint par l'AFP, l'UE et les autorités bissau-guinéennes se sont données plusieurs mois pour "suivre l'evolution de la situation politico-militaire dans le pays". "L'UE analysera pendant cette période les possibilités de sa future implication dans l'appui à la réforme du secteur de la défense et de la sécurité", selon le communiqué. Depuis l'indépendance de l'ex-colonie portugaise, en 1974, l'armée ne cesse de dominer et d'agiter la vie du pays, l'un des plus pauvres au monde. En mars 2009, un attentat à la bombe avait tué le chef d'état-major. Sa mort avait été aussitôt suivie de l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira, tué par des militaires.



Guinée Bissau: La Banque mondiale et la Guinée-Bissau ont signé le 8 avril à Dakar un accord de financement pour soutenir les petits exploitants agricoles et les cantines scolaires de 232 écoles

Dakar, 13 avril, 2009 - “Les partenaires au développement de la Guinée-Bissau doivent prendre le risque des faire des investissements massifs et à long terme dans ce pays pour l’aider à sortir du cercle vicieux des crises». Cet appel a été lancé, jeudi dernier à Dakar, par Habib Fétini, le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Guinée-Bissau qui a signé, avec l’Ambassadeur Fali Embaló, deux conventions pour soutenir ce pays à faire face à la crise alimentaire. M. Fétini a rappelé que, pour sa part, la Banque mondiale prépare actuellement d’importantes opérations pour appuyer Bissau, notamment dans le secteur de l’éducation, des finances publiques et de l’énergie. Pour sa part, l’ambassadeur de la Guinée-Bissau au Sénégal, M. Fali Embaló a magnifié la coopération entre son pays et ses partenaires, en insistant particulièrement sur les interventions de la Banque mondiale et de l’Union européenne. En effet, c’est l’Union européenne, à travers son fonds fiduciaire administrée par la Banque mondiale, qui a accordé une subvention de deux millions 870 mille Euros pour aider Bissau à atténuer les effets de la crise alimentaire chez les groupes vulnérables et à augmenter sa production en riz. La Banque mondiale, sur ce fonds de l’UE, va ainsi allouer 2 millions 50 mille Euros (1.342.750.000 FCFA environ) au Programme alimentaire mondial (PAM) pour exécuter un programme de cantines scolaires et de « Travail contre nourriture ». « Ainsi, 28.000 élèves dans 232 écoles vont bénéficier d’un repas quotidien pendant une année scolaire alors que prés de 20 mille personnes pourront bénéficier de rations alimentaires contre le travail fourni pour la réhabilitation de 300 kilomètres de routes dans tout le pays », a indique M. Fétini. Quant à la seconde convention, elle va aider la Guinée-Bissau à mettre en œuvre un programme pour produire mille tonnes supplémentaires de riz grâce à un financement de 820 mille euros (537.100.000 FCFA environ). « Nous espérons ainsi, dans les 18 prochains mois, apporter notre soutien à votre pays pour renforcer l’accès à la nourriture aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, et à appuyer deux milles petits exploitants à augmenter leur production en riz », a ajouté le Directeur des opérations de la BM pour la Guinée-Bissau, basé à Dakar. Globalement, il s’agit d’appuyer la Guinée-Bissau à financer des activités pour atténuer l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires, a ajouté le Directeur des opérations de la Banque mondiale. Il a rappelé que cette opération vient en complément des activités initiées dans le cadre du projet d’urgence de soutien à la sécurité alimentaire, approuvé par la Banque mondiale en Septembre 2008 avec une subvention de 5 millions de dollars. Il faut noter qu’avec ce nouveau financement, la Guinée-Bissau aura donc reçu de l’Union et de la Banque mondiale, des subventions d’un montant total appui total de 9,3 millions de dollars pour faire face à la crise alimentaire.

Guinée Bissau: Le Fonds monétaire international s'est dit "très satisfait" de l'exercice fiscal 2009 dans ce pays ouest-africain où les recettes de l'Etat ont largement augmenté

BISSAU, 21 jan 2010 - Le dirigeant de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en Guinée-Bissau, le brésilien Paulo Drummond, s'est dit "très satisfait" jeudi à Bissau de l'exercice fiscal 2009 dans ce pays ouest-africain où les recettes de l'Etat ont largement augmenté. "Nous avons été très satisfaits du recouvrement des recettes fiscales et de la gestion adéquate des dépenses internes. Nous encourageons le gouvernement (de Carlos Gomes Junior, ndlr) à poursuivre sur cette lancée", a déclaré le chef de la mission, "Vu les efforts qui ont été fait, les prévisions de 3,5% pour 2010 et 4% pour 2011 sont tout de même logiques", a ajouté M. Drummond. "Il faut maintenant unir nos efforts pour étudier une façon d'aider la Guinée-Bissau à mieux conduire les réformes structurelles qu'elle a engagées", a-t-il poursuivi. Arrivée à Bissau depuis décembre, cette mission du FMI sollicitée par les autorités a pour objectif d'évaluer le programme fiscal de l'exercice en cours et d'élaborer la mise en oeuvre du projet d'aide post-conflit 2010. L'Etat avait payé début janvier l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelques 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne.


Guinée Bissau: L'Etat bissau-guinéen a payé cette semaine l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne
BISSAU, 13 jan 2010 - L'Etat bissau-guinéen a payé cette semaine l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Nous venons de solder nos comptes avec les banques après avoir mis à jour le paiement des salaires des agents de l'administration" publique, a déclaré à la presse le ministre bissau-guinéen des Finances, José Mario Vaz. Le montant total de ce paiement, entamé la semaine dernière et effectif depuis lundi, est de 17 milliards de FCFA (environ 25 millions d'euros). "Nous allons solder tous les comptes. Les ressources existent. Nous comptons faire cela avant la fin du trimestre", a assuré le ministre. L'Etat bissau-guinéen doit encore de l'argent aux entreprises pour un montant non précisé. L'Union européenne avait accordé fin décembre un appui budgétaire de 26 millions d'euros pour payer la dette interne et des arriérés de salaires des fonctionnaires, arriérés dus au titre des années 2003 et 2008. "C'est un véritable ballon d'oxygène. Si l'Etat s'acquitte de ses dettes, nous allons payer les nôtres vis-à-vis des banques et verser les impôts", a déclaré le président de l'association des opérateurs économiques locaux, Malam Nanco. "Le prochain objectif du gouvernement est d'atteindre un taux de croissance de 10,3%", a souligné M. Mario Vaz. Le dernier taux n'a pas été précisé. La Guinée-Bissau est classée parmi les pays les plus pauvres du monde.






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