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| L'actualité de la Guinée Bissau (d'après l'Agence France Presse) |
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Guinée Bissau: La Banque
ouest-africaine de développement et la Guinée-Bissau ont signé vendredi à
Bissau un accord portant sur un prêt de plus de 41 milliards de FCFA pour un
projet de réhabilitation de routes dans ce pays lusophone
BISSAU, 15 fév 2013 - La Banque
ouest-africaine de développement (BOAD) et la Guinée-Bissau ont signé
vendredi à Bissau un accord portant sur un prêt de 82 millions de dollars
(plus de 61 millions d'euros, ou plus de 41 milliards de FCFA) pour un
projet de réhabilitation de routes dans ce pays lusophone. Le prêt doit
permettre de réhabiliter la route reliant le port de Bissau à la périphérie
nord de la capitale, près de l'aéroport, sur une distance de 13,5 km, ont
expliqué les deux parties lors de la cérémonie de signature. Il s'agit de la
première des trois phases du projet bénéficiaire, qui vise à remettre en
état d'utilisation au total 25 voies urbaines en Guinée-Bissau (plus de 43
km au total). L'accord de prêt a été signé par le ministre bissau-guinéen
des Finances, Abubacar Demba Dahaba, et le président de la BOAD, Christian
Adovelande. La BOAD est une institution de l'Union économique et monétaire
ouest-africaine (Uémoa), qui regroupe huit pays de la région ayant en commun
l'utilisation du franc CFA comme monnaie: Bénin, Burkina Faso, Côte
d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. aye/cs/de
Guinée Bissau: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest a octroyé mercredi une aide de 63 millions de dollars pour la réforme de l'armée en Guinée-Bissau BISSAU, 07 nov 2012 - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a octroyé mercredi une aide de 63 millions de dollars pour la réforme de l'armée en Guinée-Bissau, pays dont l'histoire est marquée par les coups d'Etat militaires, a constaté un journaliste de l'AFP. L'aide a été remise aux autorités de transition issues du coup d'Etat du 12 avril, au cours d'une cérémonie à laquelle assistaient Kadré Désiré Ouédraogo, le président de la Commission de la Cédéao, et Fautino Fudut Imbali, ministre bissau-guinéen des Affaires étrangères. "Cette cérémonie marque le démarrage de la réforme dans le secteur de la défense et de la securité", a déclaré M. Ouédraogo, évoquant une "étape importante pour le processus de transition en cours dans le pays". Bissau et la Cédéao ont également officialisé, à l'occasion de cette cérémonie, la présence en Guinée-Bissau depuis mai d'une force armée ouest-africaine de 638 hommes (militaires et policiers). Cette force, l'Ecomib, est chargée d'assurer la sécurité des organes de transition. Elle remplace le contingent angolais de quelque 250 hommes dont la présence était fortement décriée, l'Angola ayant été accusé de soutenir le régime de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, renversé le 12 avril. La Cédéao, à laquelle appartient la Guinée-Bissau, avait condamné ce putsch, avant d'entériner l'accord entre militaires putschistes et politiques. Elle a levé les sanctions qu'elle avait imposées après le coup d'Etat. Mais le pays, où des élections doivent être organisées en 2013, reste "sous surveillance" de ses voisins. La Guinée-Bissau est un petit Etat ouest-africain dont l'histoire est jalonnée par la violence politico-militaire et les coups d'Etat depuis son indépendance du Portugal en 1974 après une guerre de libération. Son instabilité a favorisé le développement du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe ces dernières années et des militaires bissau-guinéens de haut rang sont soupçonnés d'être impliqués dans ce narco-trafic.
Guinée Bissau: La BOAD et l'UEMOA ont accordé 25 millions de dollars à la Guinée Bissau, destinés à la réhabilitation d'une route qui relie deux villes du nord du pays, Mansoa et Farim, distantes de 60 km
BISSAU, 3 août 2012 - La Banque ouest africaine de développement (BOAD) et l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) ont accordé 25 millions de dollars à la Guinée Bissau où un coup d'Etat a eu lieu le 12 avril, a annoncé vendredi à l'AFP le ministre bissau-guinéen des Finances. Le ministre, Abubacar Demba Dahaba, a précisé que cette somme - 84% de prêt de la BOAD et 16% de don de l'Uémoa - était destinée à la réhabilitation d'une route qui relie deux villes du nord du pays, Mansoa et Farim, distantes de 60 km. M. Dahaba a affirmé que les travaux débuteront à la fin de la saison des pluies "en septembre ou octobre" et qu'ils dureront "14 mois, si tout se passe comme prévu". Il s'est réjoui de ce financement ouest-africain alors que la Guinée Bissau est mise à l'index des grandes institutions financières internationales depuis le coup d'Etat du 12 avril et vit essentiellement de ses maigres ressources intérieures. Le gouvernement civil mis en place avec l'aval des militaires putschistes peine à payer les salaires des fonctionnaires et les grèves se multiplient dans les secteurs de la santé et de l'éducation. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait condamné le coup d'Etat avant d'entériner l'accord entre militaires putschistes et des hommes politiques bissau-guinéens mettant en place des autorités de transition avec à leur tête le président Manuel Serifo Nhamadjo. La Cédéao a levé ses "sanctions globales" contre la Guinée Bissau, mais le pays où des élections générales doivent être organisées en 2013, reste "sous surveillance" de ses voisins. La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise devenue indépendante en 1974 après une guerre de libération, est confrontée à une instabilité politique et militaire chronique dans laquelle l'armée joue un rôle prépondérant. Ce pays est en outre devenu depuis 2005 une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amérique latine vers l'Europe dans lequel des officiers de haut rang sont soupçonnés d'être impliqués.
Guinée Bissau: Formation d'un nouveau gouvernement de 27 membres dont 14 ministres et 13 secrétaires d'Etat, dirigé par le Premier ministre Rui Duarte Barros
BISSAU, 23 mai 2012 - Un gouvernement a été formé mardi en Guinée-Bissau pour une transition d'un an après le coup d'Etat du 12 avril par des militaires qui ont annoncé leur retrait prochain de la scène politique pour les casernes, sans préciser de calendrier. Un décret du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo rendu public par les médias d'Etat révèle un gouvernement de 27 membres au total (14 ministres et 13 secrétaires d'Etat), dont deux femmes, sous la direction de Rui Duarte Barros nommé le 16 mai Premier ministre de ce pays à l'instabilité chronique devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique du Sud et Europe. Ces dirigeants devront organiser des élections générales d'ici à un an, et ils seront sécurisés par une force ouest-africaine en cours de déploiement. Aucun membre de l'équipe renversée en avril par les putschistes n'a été reconduit. "Maintenant, le gouvernement de transition est formé, le Commandement militaire (ex-junte) et l'armée vont se retirer dans les casernes", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Daba Na Walna, porte-parole de l'ex-junte militaire, joint peu après l'annonce de la formation du gouvernement de transition. Il n'a pas fourni de précisions sur les dates et modalités de ce retrait. Il n'a pas non plus indiqué si le Commandement militaire serait dissous et refusé de s'exprimer davantage. "Nous n'avons plus le droit de nous exprimer publiquement à la presse", a-t-il justifié. Dans le nouveau gouvernement, figurent deux militaires: le colonel Celestino Carvalho, membre de l'ex-junte militaire nommé ministre de la Défense et le colonel Musa Diata, nommé secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, qui ne fait pas officiellement partie des putschistes. L'ex-Premier ministre Faustino Fudut Imbali a été désigné ministre des Affaires étrangères. Le nouveau ministre de l'Intérieur est Antonio Suca Intchama, membre du Parti de la rénovation sociale (PRS), de l'ex-principal opposant Kumba Yala dont il est un proche. Abubacar Demba Dahaba, un ancien conseiller économique présidentiel, a été nommé ministre des Finances, et De Gaulle Mendes, ex-représentant de la Guinée-Bissau auprès de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), devient ministre de l'Economie et de l'Intégration régionale. Le maroquin de la Justice est confié à Mamadu Saico Baldé, précédemment vice-président de la Cour suprême, et celui des Ressources naturelles et de l'Energie à Daniel Gomes, un ex-ministre de la Défense. MM. Baldé et Gomes sont tous deux des partisans du président de transition Manuel Serifo Nhamadjo, qui s'opposait à l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior dit Cadogo au sein de leur formation commune, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-pouvoir). Autre membre de la nouvelle équipe: Fernando Vaz, ex-responsable d'une coalition de partis pro-putsch, nommé ministre de la présidence du Conseil des ministres et porte-parole du gouvernement. Les deux femmes de l'équipe sont Helena Paula Barbosa, qui est secrétaire d'Etat à la Jeunesse, à la Culture et aux Sports, et Tomacia Lopes Moreira Manjuba, secrétaire d'Etat au Budget. La priorité du gouvernement sera de résoudre la crise née du putsch dans cette ex-colonie portugaise, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de Manuel Serifo Nhamadjo comme président intérimaire (le 11 mai) et de Rui Duarte Barros comme Premier ministre. En vertu d'un accord de sortie de crise signé le 18 mai à Bissau par le Parlement, les putschistes et plusieurs partis politiques, les autorités de transition devront remettre en marche les services publics, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité mais aussi dans l'Administration. Cet accord n'a pas été signé par le PAIGC qui ne reconnaît pas les nouveaux dirigeants à Bissau.
Guinée-Bissau: Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale
BISSAU, 19 mai 2012 - Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale, a appris l'AFP samedi de sources officielles. Selon un responsable, ce texte a été signé tard vendredi par le président intérimaire du Parlement, Braima Sori Djalo, les membres du "commandement militaire" (junte) dont le chef d'état-major de l'armée Antonio Indjai, et 25 partis politiques dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala qui, avant le putsch, était le principal leader d'opposition. L'accord, sur cinq pages, a été paraphé en l'absence de sept partis dont le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), formation de Carlos Gomes Junior, ex-Premier ministre qui, avant le coup d'Etat, était bien placé pour remporter le second tour de la présidentielle face à M. Yala. Le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo a assisté à la signature. D'après les médias publics -radio et télévision- qui ont également rapporté l'information, l'accord prévoit notamment la mise en place d'une nouvelle Commission nationale des élections (CNE), "dont le président doit être un magistrat de carrière" et qui sera chargé de mettre en place une nouvelle loi électorale. Le texte stipule que le futur gouvernement - à former par l'ex-ministre des Finances Rui Duarte Barros, nommé Premier ministre le 16 mai - devra remettre en marche l'Administration publique, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité, mais aussi dans l'Administration. Aucune date n'a été communiquée pour la composition de cette équipe de ministres. M. Nhamadjo, cité par la radio nationale, a indiqué que 30% des membres du futur gouvernement seront des femmes. Il a précisé qu'il demandera aux futurs ministres "de signer un Code de conduite avant la prise de leurs fonctions", sans révéler le contenu de ce document. Il a ajouté avoir demandé au Premier ministre d'être ferme dans la gestion des biens publics. "Les comptes du gouvernement seront audités avant l'entrée en fonction du futur gouvernement", a-t-il dit, sans fournir de détails. Le coup d'Etat militaire du 12 avril a secoué la Guinée-Bissau, où un processus de transition politique est en cours après les nominations de MM. Nhamadjo et Barros. Une force ouest-africaine a commencé à se déployer dans le pays pour protéger les instances et personnalités politiques de transition et qui devront organiser des élections générales d'ici à un an. Le PAIGC ne reconnaît pas les nouveaux maîtres de Bissau. Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé le retour immédiat à "l'ordre constitutionnel" et adopté à l'unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le chef d'état-major de l'armée Indjai.
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