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L'actualité de la Guinée Bissau en 2009
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée Bissau: L'Union européenne a accordé à la Guinée-Bissau un appui budgétaire de 26 millions d'euros, pour payer notamment la dette interne et les arriérés de salaires des fonctionnaires

BISSAU, 25 déc 2009 - L'Union européenne a accordé à la Guinée-Bissau un appui budgétaire de 26 millions d'euros, pour payer notamment la dette interne et les arriérés de salaires des fonctionnaires, a-t-on appris vendredi auprès du ministère bissau-guinéen des Finances. Le protocole d'accord de cet appui qui représente 17 milliards de FCFA a été signé jeudi par le ministre bissau-guinéen Joao Mario Vaz et le représentant de l'Union européenne (UE) à Bissau, Franco Nulli, a déclaré à l'AFP une source au ministère. "Nous serons à partir de janvier en mesure de faire face à un certain nombre de problèmes. C'est vraiment un ballon d'oxygène. Avec cet argent, nous allons liquider les dettes internes et payer tous les arriérés de salaires" dus aux fonctionnaires au titre des années 2003 et 2008, a déclaré le ministre, sans préciser si cet appui budgétaire était un don ou un prêt. Selon une source au sein de ce ministère, le solde de la Guinée-Bissau à la Banque centrale des Etats d'Afrique occidentale (Bceao), l'institut d'émission de la zone monétaire à laquelle appartient ce pays, est positif. "C'est une première depuis plusieurs années. Nous allons franchir la nouvelle année avec un solde positif de 7,5 milliards FCFA (près de 11,5 millions d'euros) dans notre compte à la Bceao", a confirmé le ministre. "Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a lancé un certain nombre de mesures. Nous avons exercé un contrôle rigoureux sur la gestion des fonds publics et sur les recettes internes. Les résultats sont positifs. Maintenant c'est avec les recettes internes que nous payons les salaires", a-t-il déclaré. La Guinée-Bissau est classée parmi les pays les plus pauvres du monde.


Guinée Bissau: Le ministre de l'Agriculture de Guinée-Bissau et plusieurs hauts fonctionnaires du secrétariat d'Etat à la pêche ont été suspendus de leurs fonctions, dans le cadre d'une enquête sur des détournements de deniers publics

BISSAU, 24 déc 2009 - Le ministre de l'Agriculture de Guinée-Bissau et plusieurs hauts fonctionnaires du secrétariat d'Etat à la pêche ont été suspendus de leurs fonctions, dans le cadre d'une enquête sur des détournements de deniers publics, selon un communiqué du gouvernement diffusé jeudi. "C'est pour une question d'éthique et de cohérence que j'ai demandé à être suspendu de mes fonctions", a assuré à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Carlos Mussao Baldé, qui occupait les fonctions de ministre de la Pêche dans le précédent gouvernement. "Je ne veux pas faire obstacle aux enquêtes en cours à propos d'un détournement au secrétariat d'Etat à la pêche", a-t-il ajouté. Principal secteur économique de la Guinée-Bissau, le secteur de la pêche est la cible des enquêteurs depuis qu'un haut fonctionnaire du secrétariat d'Etat a dénoncé publiquement l'octroi illégal de licences aux agences asiatiques et le détournement des fonds versés par l'Union européenne. M. Baldé a été entendu par des magistrats du bureau de lutte contre la corruption et les délits économiques, une commission rattachée au parquet. Selon une source gouvernementale, le conseil des ministres a également suspendu de leurs fonctions le directeur général de la pêche industrielle, son collègue de la pêche artisanale et le coordinateur du service de contrôle maritime. "Le gouvernement a pris la décision de lutter âprement contre la corruption, le trafic de drogue et les détournements de deniers publics. Les personnes épinglées doivent être entendues dans une affaires liée à l'octroi illicite de licences de pêche", a déclaré le procureur général, Me Amine Michel Saad. L'Union européenne verse chaque année à Bissau 7,5 millions d'euros pour que des bateaux pavillons européens - thoniers, chalutiers pour la prise de crevettes ou de céphalopodes, etc. - soient autorisés à opérer dans les eaux de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, situé entre Sénégal et Guinée.


Guinée Bissau: Le chef de l'Etat bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a demandé mardi aux députés de "réfléchir à la nécessité d'une révision profonde de la Constitution" pour éviter l'instabilité politique

BISSAU, 3 nov 2009 - Le chef de l'Etat bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a demandé mardi aux députés de "réfléchir à la nécessité d'une révision profonde de la Constitution" pour éviter l'instabilité politique, à l'ouverture d'une réunion de l'Assemblée nationale, a constaté un journaliste de l'AFP. "Je vous demande durant nos travaux de réfléchir à la nécessité d'une révision profonde de la Constitution, a déclaré le président bissau-guinéen pour son premier discours devant les parlementaires depuis son investiture le 8 septembre. Cela permettra de lever les lacunes qui sont à la base des mauvaises interprétations de notre loi fondamentale", a-t-il ajouté. Les députés examineront durant la session parlementaire plusieurs points portant notamment sur le budget de l'Etat et la révision de certains articles de la Constitution qui n'ont pas été précisés. Selon des observateurs, les "mauvaises interprétations" de la Constitution sont une des causes de l'instabilité politique en Guinée-Bissau, un pays pauvre également confronté à une instabilité militaire. Le président bissau-guinéen a également demandé aux députés de créer une Cour constitutionnelle. "Il devient de plus en plus nécessaire et urgent de créer une cour constitutionnelle" en vue de "prendre en charge les nombreux conflits entre les institutions de l'Etat et le (secteur) privé", a-t-il indiqué. L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau est largement dominée par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique) dont le président Sanha est membre. Cette formation compte 67 sièges sur 100 contre 28 pour le Parti de la rénovation sociale (PRS) de l'ancien président Kumba Yala (2000-2003). Deux autres petites formations se partagent le reste des sièges.


Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha, investi dans ses fonctions en septembre, a procédé mercredi à un remaniement du gouvernement qui reste exclusivement composé de membres du PAIGC, ex-parti unique

BISSAU, 28 oct 2009 - Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha, investi dans ses fonctions en septembre, a procédé mercredi à un remaniement du gouvernement qui reste exclusivement composé de membres du Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique). Un diplomate de carrière, Adelino Mano Queta, a été nommé ministre des Affaires étrangères, tandis que l'ancienne vice-présidente de l'Assemblée nationale, Adja Satu Camara, s'est vu attribuer l'Administration interne (l'Intérieur). Mario Ocante Da Silva, qui était ministre de l'Education, est désormais en charge de la Défense. Luis Oliveira Sanca est nommé au poste de ministre de l'Administration territoriale, resté vaquant depuis l'assassinat en juin de Baciro Dabo, tué à son domicile par des militaires. Le gouvernement avait alors accusé la victime d'avoir participé à un complot visant à assassiner le chef d'état-major et le Premier ministre Carlos Gomes Junior. La plupart des ministres les plus proches de M. Gomes Junior ont conservé leur poste au gouvernement, qui comprend 28 membres (dont 16 ministres et 12 secrétaires d'Etat).


Guinée Bissau: Le nouveau président bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha, officiellement investi mardi à Bissau, a promis de mener une "lutte sans trêve" contre la corruption, le narco-trafic et le crime organisé

BISSAU, 8 sept 2009 - Le nouveau président bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha, officiellement investi mardi à Bissau, a promis de mener une "lutte sans trêve" contre la corruption, le narco-trafic et le crime organisé. M. Sanha prononçait son discours devant cinq autres chefs d'Etat africains, les représentants de la classe politique bissau-guinéenne et plus de 15.000 personnes massées dans un stade archi-comble, six mois après l'assassinat du président de la République Joao Bernardo Vieira par des militaires. "Je veillerai pendant mon mandat à la tête du pays à moraliser la société guinéenne, gérer avec transparence les affaires publiques. Je promets également de mener une lutte sans trêve contre la corruption rampante au niveau de tous les secteurs de l'administration publique et de l'Etat, de combattre sans merci le narco-trafic et le crime organisé", a-t-il dit. "Cela mérite une action ferme de l'Etat dans un concert sous-régional et à cet effet l'aide de la communauté internationale s'avère indispensable", a-t-il ajouté. Du fait de sa pauvreté et de sa désorganisation économique, la Guinée-Bissau est une proie facile pour les trafiquants de cocaïne sud-américains qui l'utilisent comme passerelle vers les marchés européens. La drogue serait stockée dans le pays pour être ensuite introduite par petites quantités dans des produits exportés vers l'Europe, ou ingérée par des passeurs. M. Sanha succède à Joao Bernardo Vieira, torturé et assassiné le 2 mars 2009 par des militaires, quelques heures après la mort dans un attentat à la bombe du chef d'état-major des armées. Le nouveau président a publiquement "condamné avec véhémence le double assassinat en mars dernier du président Nino Vieira et du chef d'état-major, Batista Tagmé Na Waie". "Je vous garantis que nous ferons tout pour que la lumière soit faite à propos de ces cas et des autres cas", a-t-il affirmé. Le 5 juin, le ministre de l'Administration territoriale et candidat à la présidentielle, Baciro Dabo, et l'ex-ministre de la Défense, Helder Proença, avaient été assassinés par des militaires qui les accusaient de préparer un coup d'Etat.


Guinée Bissau: La réforme des forces armées et de sécurité l'an prochain en Guinée-Bissau prévoit une importante réduction d'effectifs de 10.000 à 3.400 hommes

BISSAU, 6 août 2009 - La réforme des forces armées et de sécurité l'an prochain en Guinée-Bissau prévoit une importante réduction d'effectifs de 10.000 à 3.400 hommes, a déclaré jeudi le chef d'état-major intérimaire, José Zamora Induta. "Les réformes dans l'armée et le secteur de sécurité constituent un impératif. La communauté internationale et tous les partenaires de la Guinée-Bissau doivent apporter leur concours", a insisté le capitaine de frégate Induta. L'effectif de l'armée, estimé à plus de 10.OOO hommes (pour environ 1,5 million d'habitants), doit "être réduit à 3.400", a-t-il dit. "Des militaires vont devoir quitter les casernes pour entamer une vie civile" mais "des recrutements de jeunes sont par ailleurs prévus" pour remplacer la vieille garde, a annoncé le haut responsable. Il s'exprimait dans le cadre de deux journées de sensibilisation sur les réformes organisées mercredi et jeudi à Bissau par l'Union européenne (UE), en partenariat avec le mouvement national de la société civile. L'UE avait mis en place l'an dernier à Bissau une mission préparatoire de cette réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée). Le général espagnol Juan Esteban Verastegui a assuré en juillet que la planification de la réforme serait achevée en décembre. L'armée est particulièrement influente en Guinée-Bissau, un pays très pauvre qui a conquis son indépendance (1974) par une longue guérilla contre les colons portugais avant d'être déchiré par une guerre civile (juin 1998-mai 1999) et de nombreux assassinats de dirigeants politiques et militaires. Il y a cinq mois, un attentat à la bombe a tué le chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waie. Sa mort a été aussitôt suivie de l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira, tué par des militaires.


Guinée-Bissau: Le président élu de Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha, sera investi dans ses fonctions le 8 septembre

BISSAU, 3 août 2009 - Le président élu de Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha, sera investi dans ses fonctions le 8 septembre, a-t-on appris lundi auprès de son entourage et du service du protocole de la présidence. Candidat du parti au pouvoir, Sanha a remporté la présidentielle du 26 juillet en recueillant plus de 63% des suffrages, cinq mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira par des militaires qui avait suivi la mort dans un attentat du chef des armées, le général Batista Tagmé Na Waie. Sanha "sera investi le 8 septembre" a indiqué à l'AFP son directeur de campagne, Augosto Olivais, un responsable du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir). De source protocolaire à la présidence, on confirmait l'information indiquant qu'une commission avait été créée pour l'organisation des festivités et cérémonies. "Le nouveau président est parti (dimanche) pour Luanda. Il souhaite que le président (angolais), Eduardo Dos Santos, prenne part à son investiture", a indiqué Olivais. L'Angola, qui fut comme la Guinée-Bissau une colonie portugaise, a investi plus de 300 millions de dollars dans la recherche et l'exploitation des gisements de bauxite et de phosphate en Guinée-Bissau, un des pays les plus pauvres du monde. L'Angola y est le premier investisseur africain. Sanha devait se rendre mardi au Cap-Vert. Il s'était auparavant déplacé, samedi, au Sénégal et en Gambie.


Guinée Bissau: Le candidat du parti au pouvoir en Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha, a été officiellement proclamé vainqueur vendredi de l'élection présidentielle, cinq jours après le second tour du scrutin dont les résultats n'ont pas été contestés

 

BISSAU, 31 juil 2009 - Le candidat du parti au pouvoir en Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha, a été officiellement proclamé vainqueur vendredi de l'élection présidentielle, cinq jours après le second tour du scrutin dont les résultats n'ont pas été contestés. "En l'absence de toute contestation, la commission nationale électorale (CNE) confirme que le candidat Malam Bacaï Sanha est le vainqueur de l'élection présidentielle" a déclaré le président de la CNE, Desejado Lima Da Costa, dans un hôtel de Bissau. Sanha, ancien président intérimaire (1999-2000), a réuni plus de 63% des suffrages, près de cinq mois après l'assassinat par des militaires du président Joao Bernardo Vieira peu après l'attentat mortel contre le chef d'état-major des armées. Sanha a rencontré vendredi son adversaire à l'élection, l'ancien président Kumba Yala (qui avait recueilli dimanche 36% des voix), le Premier ministre Carlos Gomes Junior et quelques membres du gouvernement. Joint au téléphone par l'AFP, Sanha a estimé que "cette rencontre entre dirigeants guinéens pour débattre des problèmes du pays" était "un pas important et décisif vers la consolidation de la paix, la réconciliation entre (Bissau-)Guinéens". "C'était une conversation de famille (...) Nous avons une responsabilité, celle de stabiliser le pays afin qu'il puisse se développer", a ajouté le président élu, candidat du Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), ancien parti unique actuellement hégémonique. "Le plus important, comme l'a dit le président Sanha, c'est la Guinée-Bissau, elle doit démarrer maintenant vers le développement" a déclaré Kumba Yala, chef du Parti de la rénovation sociale. Yala, qui avait l'habitude de vivement contester les résultats électoraux ces dernières années, n'a présenté cette fois aucune réclamation. Juste avant le second tour, Sanha et Yala avaient signé un mémorandum d'entente accordant un statut d'ancien chef d'Etat aux personnalités ayant dirigé le pays - tel que Yala - assorti d'avantages financiers et matériels (résidence, véhicule, garde rapprochée, etc.).



Guinée-Bissau: Le candidat du parti au pouvoir, Malam Bacaï Sanha, a remporté le second tour de l'élection présidentielle organisée le 26 juillet en Guinée-Bissau, avec 63,52% des voix

BISSAU, 29 juil 2009 - Le candidat du parti au pouvoir, Malam Bacaï Sanha, a remporté le second tour de l'élection présidentielle organisée le 26 juillet en Guinée-Bissau, avec 63,52% des voix, a annoncé mercredi la commission électorale. "Le candidat Malam Bacaï Sanha ayant obtenu 224.259 voix, correspondant à 63,52% des voix, est le vainqueur du second tour de l'élection présidentielle", a déclaré lors d'une brève cérémonie le président de la Commission nationale des élections (CNE) Desejado Lima Da Costa. L'opposant Kumba Yala recueille 36,48% des suffrages et le taux de participation s'élève à 61%, a-t-il précisé. Ce scrutin anticipé était organisé après une série d'assassinats dont celui début mars du président Joao Bernardo Vieira, quelques heures après la mort du chef d'Etat-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe à Bissau. "Si dans 48 heures, il n y a aucune réclamation, les résultats provisoires proclamés seront considérés comme définitifs", a indiqué le responsable de la commission. Pour le directeur de campagne du candidat du parti au pouvoir, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique) Agusto Olivais, "le résultat reflète la maturité politique de notre peuple". "C'est la démocratie qui gagne", a-t-il dit à l'AFP. Le directeur de campagne du candidat du Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition) Baltazar Cardoso a pour sa part déclaré: "nous avons entendus les résultats de la CNE que nous allons transmettre au président Kumba Yala qui se prononcera au cours d'une conférence de presse dans sa résidence privée à 12H00" (locales et GMT). Samedi, à la veille du second tour, les deux candidats -tous deux anciens chefs d'Etat- avaient signé un protocole d'accord pour "respecter les résultats" et "employer les moyens légaux pour résoudre" d'éventuelles contestations électorales. Ce document prévoit notamment que le perdant ait un statut d'ex-chef d'Etat avec une sécurité personnelle, un protocole et des moyens de transport. Le jour du scrutin, le chef d'Etat-major de l'armée, Zamora Induta, avait demandé aux deux candidats de "recourir aux instances judiciaires en cas de contestation (électorale) pour éviter de créer des perturbations". "Nous n'accepterons pas que l'ordre public, la stabilité et la paix interne soient remis en cause", avait insisté le général Induta. L'armée est très influente en Guinée-Bissau, un pays aux périodes post-électorales généralement troublées. Les quelque 150 observateurs internationaux déployés dans les pays n'avaient noté aucune irrégularité majeure lors du scrutin de dimanche, censé apporter un peu de stabilité dans ce pays classé parmi les plus pauvres du monde et déstabilisé par les violences politiques depuis plus d'une décennie. La Guinée-Bissau est également fragilisée par le trafic de cocaïne sud-américaine en transit vers les marchés européens.


Guinée Bissau: Les deux candidats au second tour de la présidentielle de dimanche en Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha et Kumba Yala, ont signé samedi, soit la veille du scrutin, un mémorandum "pour respecter les résultats"

BISSAU, 27 juil 2009 - Les deux candidats au second tour de la présidentielle de dimanche en Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha et Kumba Yala, ont signé samedi, soit la veille du scrutin, un mémorandum "pour respecter les résultats", a indiqué lundi un responsable de l'ONU. Ce "mémorandum d'entente" engage MM. Sanha et Yala au "respect des résultats des élections, à employer les moyens légaux pour résoudre" d'éventuelles contestations électorales et "à se respecter l'un et l'autre", a déclaré le représentant spécial de l'ONU en Guinée-Bissau, Joseph Mutaboba. Ce document prévoit que les deux candidats "travaillent ensemble pour mettre en application un dialogue permettant la réconciliation nationale, la réforme des institutions nationales et la revitalisation de la vie socio-économique", a ajouté M. Mutaboba. Il s'exprimait lundi en présence d'observateurs de plusieurs organisations internationales déployés en Guinée-Bissau pour le second tour de la présidentielle entre le candidat du pouvoir M. Sanha et l'opposant Yala, tous deux ex-chefs d'Etat. Les résultats provisoires sont attendus dans les prochains jours dans cette ex-colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest aux périodes post-électorales généralement troublées et en instabilité chronique depuis plusieurs années. Le texte signé par MM. Sanha et Yala "garantit au perdant le statut d'un ex-chef d'Etat" avec un protocole, une sécurité personnelle et des moyens de transport, a dit le responsable de l'ONU. La formation d'un "gouvernement inclusif reflétant l'unité nationale" est également un élément contenu dans ce protocole d'accord, selon la même source. Le scrutin anticipé de dimanche a été organisé cinq mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira par des militaires, quelques heures après celui du chef d'état-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe à Bissau.



Guinée Bissau: La Banque mondiale a accordé à la Guinée-Bissau deux dons d'un montant total de près de 7 millions d'euros en appui budgétaire et pour la réforme des finances publiques

DAKAR, 14 juil 2009 - La Banque mondiale a accordé à la Guinée-Bissau deux dons d'un montant total de près de 7 millions d'euros en appui budgétaire et pour la réforme des finances de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, indique un communiqué de la Banque transmis mardi à l'AFP. Le premier don d'un montant de 8 millions de dollars (5,7 millions d'euros) est un "appui budgétaire". Le deuxième de 1,7 million de dollar (1,2 million d'euros) vise à "renforcer les capacités (de la Guinée-Bissau) en matière de gestion des finances publiques", selon ce communiqué. "Nous appelons nos partenaires au développement à nous assister dans notre processus de réconciliation", a déclaré Fali Embalo, ambassadeur de Guinée-Bissau, au cours de la signature lundi de l'accord de don à Dakar. M. Embalo a évoqué l'instabilité politique et militaire que traverse "depuis 11 ans" la Guinée-Bissau et qui est "ponctuée par les récents horribles assassinats" dont celui du président Joao Bernardo Vieira, début mars, quelques heures après celui du chef d'état-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe. La Guinée-Bissau organise le 26 juillet le deuxième tour de l'élection présidentielle pour trouver un successeur à M. Vieira. Le diplomate bissau-guinéen a aussi appelé à soutenir la Guinée-Bissau face au trafic de drogue dont le pays est devenu un important point de transit. Selon lui, ce trafic, de cocaïne principalement, est "favorisé par la porosité des frontières" de la Guinée-Bissau "qui possède 22 aérodromes construits" par le Portugal durant la guerre de libération de cette ex-colonie portugaise et qui servent aux narco-trafiquants.


Guinée-Bissau: Le second tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau, initialement prévu le 2 août, aura lieu le 26 juillet pour notamment éviter une abstention importante à cause des travaux agricoles

BISSAU, 5 juil 2009 - Le second tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau, initialement prévu le 2 août, aura lieu le 26 juillet pour notamment éviter une abstention importante à cause des travaux agricoles, a annoncé dimanche la Commission nationale électorale (CNE). "Après une réunion de la direction (de la CNE) élargie à la Cour suprême, le deuxième tour de la présidentielle est fixé au 26 juillet", indique un communiqué de la CNE parvenu dimanche à l'AFP. "Nous sommes en hivernage et la plupart des électeurs sont des paysans. C'est un des facteurs qui a le plus pesé sur la prise de cette décision" fixant le second tour au 26 juillet, après un premier tour organisé le 28 juin, a expliqué le président de la Commission Desejado Lima Da Costa, joint dimanche par l'AFP. Selon lui, le taux d'abstention, qui était de 40% au premier tour, risque d'être plus important si les paysans vont aux champs le jour du scrutin, dans ce pays d'Afrique de l'ouest essentiellement rural. La date a été fixée au 26 juillet pour éviter que les producteurs ne soient le 2 août à un stade avancé de travaux agricoles susceptible de les faire délaisser le vote au profit de leurs champs. Le taux de participation au premier tour était tombé à 60%, le plus bas jamais enregistré en Guinée-Bissau, contre 82% aux législatives de décembre dernier et 79% à la dernière présidentielle de 2005. En outre, "on est revenu sur la date initiale du 2 août parce qu'il n'y a pas eu de recours déposé par les différents candidats ou leur parti comme on s'y attendait", a dit à l'AFP Desejado Lima Da Costa. "Tous les partis ont accepté les résultats provisoires proclamés", a-t-il précisé. Ce second tour doit opposer deux ex-chefs d'Etat: Malam Bacaï Sanha, du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, au pouvoir), arrivé en tête avec 39,59% des voix au premier tour, et Kumba Yala, du Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition, 29,42%). La date du début de la campagne électorale pour ce second tour n'a pas encore été fixée. L'élection présidentielle intervient dans un contexte de tensions. Début mars, le président Joao Bernardo a été sauvagement tué par des militaires, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe à Bissau. Le 5 juin, l'ex-ministre de l'Administration territoriale et candidat à la présidentielle, Baciro Dabo et l'ex-ministre de la Défense, Helder Proença, ont été tués par des militaires qui les soupçonnaient de préparer un coup d'Etat. La Guinée-Bissau, pays pauvre d'Afrique de l'ouest, a connu au cours de ces dernières une instabilité politique et militaire récurrente.


Guinée Bissau: Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau opposera le candidat du parti au pouvoir, Malam Bacaï Sanha, à l'opposant Kumba Yala

BISSAU, 2 juil 2009 — Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau opposera le 2 août le candidat du parti au pouvoir, Malam Bacaï Sanha, à l'opposant Kumba Yala, a indiqué jeudi la Commission nationale électorale (CNE), dans un réédition du scrutin de 2000 remporté par M. Yala. Réédition de l'élection de janvier 2000, qui avait alors été organisée après une guerre civile (1998-1999), ce scrutin opposera à nouveau MM. Sanha et Yala. Il interviendra cinq mois après l'assassinat par des militaires du chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira, quelques heures après la mort dans un attentat à la bombe du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waïe. "Le deuxième tour opposera Malam Bacaï Sanha du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, au pouvoir) à Kumba Yala du Parti de la rénovation sociale" (PRS, opposition), a annoncé le président de la CNE, Desejado Lima Da Costa. Selon les premiers résultats provisoires du premier tour de dimanche, M. Sanha est arrivé en tête avec 39,59% des voix, suivi de M. Yala avec 29,42%. Henrique Rosa, candidat sans étiquette, a obtenu 24,19% des suffrages. Tous les trois sont d'anciens chefs d'Etat. "Nous sommes prêts pour le second tour, dans un climat de paix et dans le respect des règles démocratiques. Le PAIGC est un grand parti et va le prouver", a déclaré à l'AFP le directeur de campagne de M. Sanha, Luis Olivaz. "Nous acceptons les résultats annoncés par la CNE mais cela ne nous empêche pas de faire des vérifications à partir des procès-verbaux dont nous disposons", a indiqué Baltizar Cardoso, directeur de campagne de M. Yala. Le camp de M. Rosa a quant à lui "reconnu" sa défaite. "Nous profitons de l'occasion pour féliciter les deux candidats qui doivent faire preuve de civisme pour préserver la paix et la stabilité dans le pays", a déclaré son directeur de campagne, Vicente Pungoura. Le candidat indépendant, vers qui de nombreux regards étaient tournés en vue d'un éventuel report de voix au second tour, a cependant prévenu qu'il ne donnerait "pas de consigne de vote en faveur d'aucun candidat". M. Rosa, ancien chef d'Etat intérimaire, est arrivé en tête dans la capitale où il a obtenu 38.908 voix contre 36.477 à Malam Bacaï Sanha et 25.168 à Kumba Yala. En 2000, M. Yala l'avait largement remporté avec 72% des votes, mais il avait été renversé trois ans plus tard par un coup d'Etat militaire. "Je remercie la communauté internationale qui a apporté une aide ayant permis la réalisation des scrutins", a déclaré le chef de la CNE qui s'est félicité du déroulement "ordonné et civique" du premier tour. Le taux de participation au premier tour est tombé à 60%, le plus bas jamais enregistré en Guinée-Bissau, contre 82% aux législatives de décembre dernier et 79% à la dernière présidentielle de 2005. Selon la loi, les partis contestant ces résultats disposent de 48 heures pour saisir la CNE, qui aura ensuite 48 heures pour analyser les recours, avant de déposer les procès-verbaux à la Cour suprême en vue d'une proclamation officielle des résultats du premier tour. "Les élections auront lieu le 2 août en pleine saison des pluies. Il faut tenir compte du fait que les déplacements seront réduits dans certaines régions qui restent inaccessibles pendant plusieurs mois de l'année", a souligné Quintino Djassi, responsable des commissions régionales électorales.


Guinée Bissau: L'Union européenne va déployer une mission d'observation pour l'élection présidentielle du 28 juin en Guinée-Bissau et a en outre promis une aide de 1,5 million d'euros pour aider à l'organisation de cette élection

BRUXELLES, 16 juin 2009 - L'Union européenne va déployer une mission d'observation pour l'élection présidentielle du 28 juin en Guinée-Bissau, trois mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira, a annoncé mardi la Commission européenne dans un communiqué. La mission de 20 observateurs sera dirigée par l'eurodéputé belge sortant Johan Van Hecke, qui était déjà à la tête des deux précédentes missions en 2005 et 2008. La Commission a en outre promis une aide de 1,5 million d'euros pour aider à l'organisation de cette élection. "J'ai confiance dans le fait que la prochaine élection présidentielle, qui fait suite à l'assassinat du président Vieira en mars 2009 et qui a lieu dans le contexte politique difficile des morts récentes, apportera plus de stabilité à la Guinée-Bissau", a commenté la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. "Les récents événements dramatiques et la violence sont très inquiétants, mais nous espérons que l'élection présidentielle représentera une opportunité pour rassembler les forces politiques positives de Guinée-Bissau autour d'un agenda ambitieux de réformes nécessaires pour le pays", a renchéri le commissaire au Développement Louis Michel. La date du 28 juin a été maintenue en dépit des assassinats par des militaires de deux hommes politiques, dont un candidat à la présidentielle, trois mois après ceux du président Joao Bernardo Vieira et du chef d'Etat major des armées, Batista Tagmé Na Waïe.


Guinée Bissau: L'Union européenne va verser 984 millions de CFA pour financer le scrutin présidentiel prévu en Guinée-Bissau le 28 juin

BISSAU, 12 juin 2009 - L'Union européenne va verser 1,5 million d'euros (984 millions de CFA) pour financer le scrutin présidentiel prévu en Guinée-Bissau le 28 juin, près de 4 mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira, a-t-on appris vendredi de source officielle. "L'enveloppe ainsi attribuée est la deuxième tranche d'un financement octroyé sous forme de don, pour appuyer le cycle électoral 2008-2010 en Guinée-Bissau", a indiqué le bureau local du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans un communiqué. Une première tranche de 2,1 millions d'euros avait été versée en juin 2008 et avait servi à financer les législatives remportées par l'ex-parti unique PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert). Le délégué de la Commission européenne en Guinée-Bissau, Franco Nulli et la représentante du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Giuseppina Mazza, ont signé vendredi un accord relatif à ce financement. La somme sera versée sur un compte dont la gestion est confiée au PNUD. "La totalité des financements espérés est réunie et nous profitons de l'occasion pour remercier tous les partenaires qui ont appuyé le processus", a déclaré le président de la commission nationale électorale, Desejado Lima Da Costa. Le chef de la mission des observateurs, le député européen Johan Van Hecke, est arrivé vendredi à Bissau. L'UE enverra au total 21 observateurs. Franco Nulli a lancé vendredi "un appel aux acteurs politiques et à la population en général, pour qu'ils fassent preuve de civisme le jour du scrutin". Le diplomate européen s'exprimait une semaine après les assassinats par des militaires de deux personnalités politiques. Le ministre de l'Administration territoriale et candidat à la présidentielle Baciro Dabo, ainsi que l'ex-ministre de la Défense (2005-2007) Helder Proença, ont été tués le 5 juin par des militaires, venus, selon le gouvernement les arrêter pour leur "présumée participation" à une tentative de coup d'Etat. Les deux victimes étaient proches du président Vieira, tué le 1er mars chez lui par des militaires, quelques heures après la mort dans un attentat à la bombe du chef d'état-major des armées.


Guinée-Bissau: Le président intérimaire bissau-guinéen, Raimundo Pereira, a déclaré mardi que l'élection présidentielle aurait "bel et bien lieu le 28 juin", en dépit des assassinats vendredi d'un candidat et d'un ancien ministre

BISSAU, 8 juin 2009 - Le président intérimaire bissau-guinéen, Raimundo Pereira, a déclaré mardi que l'élection présidentielle aurait "bel et bien lieu le 28 juin", en dépit des assassinats vendredi d'un candidat et d'un ancien ministre. "Après avoir écouté toutes les sensibilités politiques et la société civile (...) et après concertation avec les représentants de la communauté internationale, je vous informe qu'il n'est plus nécessaire de repousser la date des élections", a déclaré M. Pereira, nommé à la tête de l'Etat le 3 mars, au lendemain de l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira. "Elles auront bel et bien lieu le 28 juin", a-t-il ajouté devant la presse à Bissau, en annonçant le lancement de la campagne électorale mardi. Le président intérimaire s'exprimait quatre jours après les assassinats d'un candidat à la présidentielle, le ministre de l'Administration territoriale Baciro Dabo et de l'ancien ministre de la Défense (2005-07), Helder Proença, tué en même temps qu'un de ses gardes du corps et son chauffeur. Tous avaient été tués par des militaires. Le gouvernement les avait ensuite accusés d'avoir pris part à une tentative de coup d'Etat. "J'ai demandé au parquet de faire toute la lumière sur ces deux assassinats et la tentative de coup d'Etat pour que les auteurs soient traduits devant la justice" a déclaré le président intérimaire. Les observateurs doutent cependant que les meurtriers soient un jour arrêtés, alors que des dizaines d'assassinats de personnalités politiques et militaires n'ont jamais été publiquement éclaircis depuis l'indépendance de l'ancienne colonie portugaise, en 1974. Il y a trois mois, le président Vieira avait été tué chez lui par des militaires, quelques heures après la mort du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waie, dans un attentat à la bombe, le 1er mars. Bien que le président de la République ait été attaqué en présence de proches, l'enquête n'a officiellement rien donné jusqu'à présent. En revanche, six officiers, tous réputés proches du défunt président, ont été arrêtés par l'armée qui leur impute la responsabilité de la mort du chef d'état-major.


Guinée Bissau: Un candidat sans étiquette, Me Pedro Infanda, a déclaré samedi qu'il se retirait "pour raison de sécurité" de la course à la présidentielle du 28 juin en Guinée-Bissau, après les violences de vendredi

BISSAU, 6 juin 2009 - Un candidat sans étiquette, Me Pedro Infanda, a déclaré samedi à l'AFP qu'il se retirait "pour raison de sécurité" de la course à la présidentielle du 28 juin en Guinée-Bissau, après les violences de vendredi. "Il n'y a aucune condition de sécurité pour les candidats. Je préfère me retirer", a déclaré cet avocat. "C'est suite aux tristes événements survenus vendredi, que j'ai pris la décision de me retirer, après (m'être) concerté (avec) ma famille", a-t-il expliqué. Me Infanda a indiqué avoir saisi par écrit le procureur général et la cour suprême pour exprimer sa décision de "quitter" la course. "Quand l'armée qui doit garantir la sécurité est l'auteur de crimes comme ceux perpétrés vendredi, qui pourra nous protéger pendant la campagne et le jour du vote", s'est interrogé Me Infanda. La campagne politique initialement prévue pour samedi a été reportée de quelques jours à cause de l'assassinat du ministre de l'Administration territoriale et candidat Baciro Dabo et de l'ex-ministre de la Défense Helder Proença, tous deux proches de l'ex-président Joao Bernardo Vieira et accusés d'avoir participé au complot. Il reste 11 candidats pour la présidentielle du 28 juin.


Guinée-Bissau: Un ex-premier ministre, l’actuel ministre de l’administration territoriale et d’autres personnes ont été tué « par balle » vendredi à Bissau
BISSAU, 5 juin 2009 - L'ancien Premier ministre Faustino Fudut Imbali a été tué "par balle" vendredi à Bissau, au moment où le gouvernement a dénoncé une "tentative de coup d'Etat", a-t-on appris de source hospitalière.   "Nous avons actuellement au total cinq corps, ceux de Helder Proença (ex-ministre de la Défense), Baciro Dabo (ministre de l'Administration territoriale) et Faustino Fudut Imbali, qui vient d'être identifié. Les deux autres sont un garde du corps de Helder et son chauffeur", selon cette source.   Selon des proches de M. Imbali, des militaires se sont présentés à sa résidence vendredi matin, mais il était absent. On ignore où il a été tué.



Guinée-Bissau: Treize candidats ont été retenus pour la présidentielle du 28 juin en Guinée-Bissau et le début de la campagne électorale, initialement prévue le 18 mai, a été reporté de dix jours

BISSAU, 20 mai 2009 - Treize candidats ont été retenus pour la présidentielle du 28 juin en Guinée-Bissau, près de quatre mois après l'assassinat du chef d'Etat Joao Bernardo Vieira, a-t-on appris mercredi auprès de la Cour suprême. La Cour suprême bissau-guinéenne, plus haute institution judicaire, a accepté ce jour un recours introduit par le candidat sans étiquette Pedro Infanda, dans un premier temps écarté de la présidentielle, a indiqué à l'AFP un responsable de la Cour. Sept candidatures ont définitivement été rejetées, dont celles de deux ex-Premier ministre José Francisco Fadul (1999) et Aristides Gomes (2005-2007). "Nous avons passé au peigne fin les recours déposés. A la lumière d'explications détaillées, nous avons jugés recevable la candidature de Me Pedro Infanda qui sera le 13ème candidat pour la présidentielle", a déclaré à l'AFP le vice-président de la Cour suprême, Paulo Sanha. La Cour a écarté M. Fadul, chef du Parti pour la démocratie et la citoyenneté (Padec) pour n'avoir pas démissionné de son poste de président de la Cour des comptes avant le dépôt de sa candidature. La Cour a justifié l'éviction de l'autre ancien Premier ministre Aristides Gomes, du Parti républicain pour l'indépendance et le développement (Prid), en raison de son absence du pays "au moins pendant les 90 jours qui ont précédé le dépôt de sa candidature". M. Gomes, un proche du président assassiné, avait quitté Bissau après la mort de celui-ci. La Cour a pourtant retenu la candidature de l'ancien président Kumba Yala (2000-2003) à Dakar depuis plusieurs mois et habituellement installé au Maroc. En tête des favoris, figure le candidat du parti au pouvoir, le PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), Malam Bacai Sanha. Le début de la campagne électorale, initialement prévue le 18 mai, a été reporté de dix jours, a indiqué mercredi de source proche de la Commission nationale électorale (cne).



Guinée Bissau: Vingt hommes ont déposé un dossier de candidature à l'élection présidentielle en Guinée-Bissau, deux mois après le double assassinat à Bissau du chef d'état-major des armées et du président de la République

BISSAU, 30 avr 2009 - Vingt hommes ont déposé un dossier de candidature à l'élection présidentielle en Guinée-Bissau, deux mois après le double assassinat à Bissau du chef d'état-major des armées et du président de la République, a-t-on appris jeudi auprès de la Cour suprême. Le premier tour du scrutin est prévu le 28 juin. La Cour suprême dispose de huit jours, à compter du 30 avril, pour valider les candidatures et dresser une liste définitive. "Nous avons enregistré un nombre de candidatures record, 20 au total" a expliqué à l'AFP le vice-président de l'institution, Paulo Saha. "Sur les 20 dossiers enregistrés, 6 sont sans étiquette" a-t-il ajouté. Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) - ex-parti unique qui domine la vie politique - sera représenté par l'ancien président intérimaire (1999) Malam Bacai Sanha. La seconde formation à l'Assemblée, le Parti de la rénovation sociale (PRS) a investi l'ancien président Kumba Yala (2000-2003), qui vit au Maroc depuis plusieurs années mais promet de revenir "bientôt" pour battre campagne. Au nombre des candidats indépendants, figure l'ancien président intérimaire Henrique Rosa (2003-2005) qui bénéficie du soutien d'une vingtaine d'organisations de la société civile. Se présentent également l'ex-directeur de cabinet du défunt président Vieira, Joao Cardoso, ainsi que l'actuel ministre de l'Administration territoriale, Baciro Dabo, également proche du défunt président, ou encore l'avocat Pedro Infanda qui avait été détenu et sévèrement battu par les militaires fin mars. Les anciens Premiers ministres Francisco José Fadul (1999) et Aristide Gomes (2005-2007) ont également déposé un dossier. Le 2 mars, le président Joao Bernardo Vieira avait été sauvagement assassiné par un groupe de militaire, quelques heures après la mort du chef d'état major dans un attentat à la bombe.



Guinée-Bissau: L'ancien président intérimaire de Guinée-Bissau Malam Bacai Sanha a été investi comme candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC, au pouvoir) à l'élection présidentielle du 28 juin

BISSAU, 25 avr 2009 - L'ancien président intérimaire de Guinée-Bissau Malam Bacai Sanha a été investi comme candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC, au pouvoir) à l'élection présidentielle du 28 juin, a-t-on appris samedi auprès du parti. Au terme de deux jours de discussions, il a remporté vendredi 144 voix contre 118 pour son adversaire, le président intérimaire actuel Raimundo Pereira. "J'ai été investi par une volonté populaire. J'appelle à l'unité de tous les militants pour assurer la victoire du PAIGC le 28 juin", a déclaré M. Sanha, 61 ans, joint au téléphone par l'AFP. Il a assuré l'intérim à la présidence en 1999. Ce scrutin présidentiel intervient après le double assassinat du chef d'état-major de l'armée Batista Tagmé Na Waié (le 1er mars lors d'un attentat à la bombe) et du président de la République Joao Bernardo Vieira (le 2 mars par des militaires). Outre le candidat du PAIGC, ex-parti unique, cinq autres ont déposé leur dossier à la Cour suprême. Il s'agit de l'ancien président intérimaire Henrique Rosa (2003-2005), les anciens Premier ministres Francisco José Fadul (1999) leader du Parti pour la démocratie et la citoyenneté et Aristide Gomes (2005-2007) candidat du Parti républicain pour l'indépendance et le développement (Prid). Paulo Mendonça et Luis Nancassa sont deux candidats sans étiquette.



Guinée Bissau: L'ancien président de Guinée Bissau Kumba Yala, élu en 2000 et renversé par l'armée en 2003, a été investi par le Parti de la rénovation sociale (PRS) comme candidat à l'élection présidentielle du 28 juin

BISSAU, 14 avr 2009 - L'ancien président de Guinée Bissau Kumba Yala, élu en 2000 et renversé par l'armée en 2003, a été investi par le Parti de la rénovation sociale (PRS) comme candidat à l'élection présidentielle du 28 juin, au cours d'une réunion très houleuse du bureau politique du PRS. La présidentielle doit avoir aura lieu moins de quatre mois après le double assassinat du chef d'état-major de l'armée Batista Tagmé Na Waié (le 1er mars) et du président de la République Joao Bernardo Vieira (le 2 mars). "Nous avons appliqué le réglement interne du parti qui veut que le président du parti soit son candidat à la présidentielle" a déclaré à l'AFP Braima Sori Djalo, président intérimaire du PRS. Il s'exprimait à Bissau en l'absence de M. Yala, qui vit au Maroc depuis plusieurs années. Un groupe de dirigeants opposé à sa candidature avait proposé l'investiture de Baltizar Lopes Fernandes, un membre fondateur du parti, "pour rompre avec le système de monopole de Kumba Yala". "Nous voulons un changement, avec un projet de société qui convienne au pays. Kumba Yala n'a rien qui puisse attirer d'autres militants", a fait valoir M. Fernandes, se plaignant d'être victime de l'ethnocentrisme des Balantes, ethnie majoritaire dans les instances du parti. Avec 28 députés sur 100, le PRS est le second parti représenté à l'Assemblée nationale, que domine l'ex-parti unique PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du-Cap vert). Aux législatives de novembre, le PRS a enregistré un recul, puisqu'il comptait 35 élus dans la précédente Assemblée. Au sein du PAIGC, la lutte s'annonce très serrée entre six prétendants à l'investiture. Parmi eux, le président intérimaire Raimundo Pereira a le soutien du Premier ministre Carlos Gomes junior.



Guinée Bissau: Au moins huit hommes politiques de Guinée-Bissau ont posé ou proposé à leur parti leur candidature pour l'élection présidentielle anticipée du 28 juin, quelques mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira le 2 mars

BISSAU, 11 avr 2009 - Au moins huit hommes politiques de Guinée-Bissau ont posé ou proposé à leur parti leur candidature pour l'élection présidentielle anticipée du 28 juin, quelques mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira le 2 mars, a-t-on appris samedi auprès des différents partis. Une dizaine d'autres candidatures sont attendues d'ici le 28 avril. Quatre homme briguent l'investiture du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), ex-parti unique qui domine la vie politique de ce pays ouest-africain, avec 67 députés sur 100 et tous les postes gouvernementaux. L'actuel président de la République par intérim, Raimundo Pereira, a le soutien du Premier ministre et dirigeant du PAIGC, Carlos Gomes junior. Egalement sur les rangs: Malam Bacai Sanha, ancien président intérimaire (1999), qui n'avait pu remporter la victoire face à Vieira en 2005, l'ancien président de l'Assemblée (2004-2008) Francisco Benante, ainsi que Mario Cabral. "Une commission est chargée d'évaluer ces candidatures, car ce que nous cherchons c'est le candidat consensuel qui doit assurer notre victoire" a déclaré à l'AFP Carmen Pereira du bureau politique du PAIGC. L'ex-président Kumba Yalla (2000-2003) reste le mieux placé pour se présenter pour le Parti de la rénovation sociale (PRS), comptant traditionnellement sur les votes de l'ethnie Balante. Mais certains responsables PRS contestent sa candidature, tel Sola Nquilin affirmant à l'AFP: "La corde ethnique ne sert plus à grand chose. Il faut un programme sérieux pour convaincre. Le président Yalla a montré ses limites". Candidat officiel, l'ancien président intérimaire Henrique Rosa (2003-05) n'appartient à aucun parti mais bénéficie du soutien d'une vingtaine d'associations de la société civile. Francisco José Fadul, dirigeant du Parti pour la démocratie et la citoyenneté (Padec), qui fut brièvement Premier ministre en 1999, a annoncé sa candidature depuis Lisbonne où il est soigné depuis sa violente agression par des "hommes en uniforme" le 1er avril à Bissau. Egalement en lice, l'ancien Premier ministre Aristide Gomes (2005-2007), proche du défunt président Vieira, dont le parti n'a que trois sièges de députés.



Guinée-Bissau: Vingt-et-un partis d'opposition de Guinée-Bissau ont appelé jeudi à la démission du gouvernement après les agressions perpétrées par des militaires contre un ancien Premier ministre et un avocat

BISSAU, 2 avr 2009 - Vingt-et-un partis d'opposition de Guinée-Bissau, pays pauvre et instable d'Afrique de l'Ouest, ont appelé jeudi à la démission du gouvernement après les agressions perpétrées par des militaires contre un ancien Premier ministre et un avocat. "Le gouvernement semble incapable de contrôler les militaires", a déclaré à l'AFP Silvestre Alves, dirigeant du Mouvement démocratique (bissau-)guinéen (MDG), une petite formation sans siège au Parlement, et porte-parole du collectif. Le collectif des 21 partis faisait notamment allusion à l'agression mercredi par des militaires non identifiés de l'ancien Premier ministre et actuel président de la Cour des comptes et opposant José Fadul. "Trop c'est trop, plus personne n'est à l'abri des brutalités des militaires qui cherchent à tout contrôler. Le gouvernement, ne pouvant rien faire pour mettre un terme à cette terreur, doit tout simplement démissionner pour démontrer qu'il ne cautionne pas l'acte des militaires", a ajouté M. Alves. "Nos téléphones sont sous écoute, des militaires peuvent débarquer à tout moment dans nos résidences et nous agresser en toute impunité. Nous vivons dans un état dictatorial", a-t-il lancé. Plusieurs autres dirigeants politiques, comme Carlos Vamain du Forum civique (petite formation sans siège au Parlement), ont affirmé que les militaires régnaient "en maîtres absolus et le gouvernement ne dit rien". "Comment voulez-vous que nous allions aux élections en toute quiétude si personne n'est à l'abri des barbaries des militaires qui font feu de tout bois", s'est interrogé M. Vamain, en référence à la présidentielle prévue le 28 juin. "Nous avons compris. Ils veulent nous mettre la peur au ventre pour décourager certains d'entre nous de se présenter aux présidentielles", a affirmé Me Amine Sadd, président de l'Union pour le changement. L'ancien Premier ministre Fadul est la plus haute personnalité agressée depuis que le président Joao Bernardo Vieira a été sauvagement battu et tué le 2 mars, en réaction à la mort quelques heures plus tôt dans un attentat du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waié. La semaine dernière, M. Fadul avait critiqué le Premier ministre Carlos Gomes Junior, l'accusant d'utiliser l'armée pour conforter son pouvoir et placer ses proches aux postes-clés de l'Etat. Le 23 mars, un célèbre avocat bissau-guinéen Pedro Infanda avait été interpellé par des militaires et hospitalisé en urgence à Bissau "suite aux tortures" subies pendant sa détention, selon une source médicale. Il avait récemment dénoncé comme "un acte anticonstitutionnel" la nomination, à la mi-mars, d'un nouveau chef d'état-major des forces armées, le capitaine de frégate José Zamora Induta. Enfin, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), une importante ONG basée à Dakar, s'est déclarée jeudi "fortement préoccupée par le régime de la terreur qui sévit en Guinée-Bissau".



Guinée-Bissau: L'élection présidentielle anticipée prévue début mai en Guinée-Bissau, à la suite de l'assassinat par des militaires le 2 mars du chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira, a été repoussée au 28 juin

BISSAU, 1 avr 2009 - L'élection présidentielle anticipée prévue début mai en Guinée-Bissau, à la suite de l'assassinat par des militaires le 2 mars du chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira, a été repoussée au 28 juin, a annoncé mercredi le gouvernement. "Après concertation avec l'ensemble de la classe politique, le Premier ministre Carlos Gomes Junior a rendu publique la date du 28 juin comme étant celle de la présidentielle anticipée", selon un communiqué lu sur les radios du pays. Le scrutin aura donc lieu environ "120 jours" après l'assassinat du chef de l'Etat "au lieu de 60 jours initialement prévus par la Constitution", selon le communiqué. "Cette date doit être approuvée par le président intérimaire Raimundo Pereira, par décret, dans un délai de 48 heures au maximum", conclut le gouvernement. Un report du scrutin présidentiel était attendu. Le 26 mars, le Premier ministre du Cap-Vert, une ex-colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest comme la Guinée-Bissau, José Maria Neves, avait évoqué un éventuel report en juin ou novembre. "L'élection présidentielle en Guinée-Bissau pourrait avoir lieu éventuellement en juin ou novembre", avait affirmé M. Neves, lors d'une visite au Portugal. "Les élections devraient avoir lieu 60 jours après la prise de fonction du président par intérim. Vingt jours se sont déjà écoulés, mais les conditions logistiques et financières ne sont pas réunies pour que ce délai constitutionnel soit respecté", avait-il expliqué. Le président Vieira avait été sauvagement battu et tué par des militaires, en réaction à la mort quelques heures plus tôt dans un attentat du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waié. Au lendemain de ces assassinats, la Guinée-Bissau avait toutefois emprunté la voie constitutionnelle en désignant le président de l'Assemblée nationale Raimundo Pereira comme chef d'Etat par intérim, lui confiant la tâche d'organiser une présidentielle en 60 jours, comme le prévoit la Constitution. Le 12 mars, lors d'une visite de quelques heures à Bissau, le dirigeant libyen et président en exercice de l'Union africaine (UA) Mouammar Kadhafi avait également qualifié le délai de 60 jours de "relativement court". Pays pauvre et instable, la Guinée-Bissau est fragilisée depuis plusieurs années par le trafic de cocaïne sud-américaine en transit vers l'Europe.



Guinée Bissau: Le gouvernement bissau-guinéen a nommé le capitaine de frégate José Zamora Induta au poste de chef d'état-major des forces armées par intérim, quinze jours après l'assassinat du général Batista Tagmé Na Waié

BISSAU, 15 mars 2009 - Le gouvernement bissau-guinéen a nommé le capitaine de frégate José Zamora Induta au poste de chef d'état-major des forces armées par intérim, quinze jours après l'assassinat du général Batista Tagmé Na Waié, a-t-il annoncé dimanche dans un communiqué. "Sur proposition du gouvernement, acceptée par l'armée, pour éviter un vide au sommet des forces armées, le capitaine de frégate Zamora Induta a été nommé chef d'état-major des forces armées par intérim", a indiqué à l'AFP une source militaire à l'état-major, confirmant le communiqué du gouvernement cité par les médias. Dans la nuit du 1er au 2 mars, le chef d'état-major général des forces armées, le général Batista Tagmé Na Waié, avait été tué par l'explosion d'une bombe à l'état-major. Quelques heures plus tard, le président Joao Bernardo Vieira avait été sauvagement battu et tué par des militaires. Peu après, Zamora Induta, quadragénaire ayant fait carrière dans la Marine, avait été désigné porte-parole de la commission militaire mise en place pour gérer temporairement l'armée. C'est cet officier supérieur qui avait annoncé à l'AFP, le 2 mars, la mort du chef de l'Etat, "tué par l'armée au moment où il tentait de fuir sa maison attaquée par un groupe de militaires proches du chef d'état-major Tagmé Na Waié". Il avait alors accusé le défunt président Vieira d'avoir été "l'un des principaux responsables de la mort de Tagmé" et avait ajouté: "Le pays va démarrer maintenant. Cet homme (Vieira, ndlr) a bloqué tous les élans dans ce petit pays".



Guinée-Bissau: Le président par intérim de Guinée-Bissau, Raimundo Pereira, a prêté serment mardi à Bissau devant l'Assemblée nationale, conformément à la Constitution, et a succédé au président Joao Bernardo Vieira assassiné lundi par des militaires

BISSAU, 3 mars 2009 - Le président par intérim de Guinée-Bissau, Raimundo Pereira, a prêté serment mardi à Bissau devant l'Assemblée nationale, conformément à la Constitution, et a succédé au président Joao Bernardo Vieira assassiné lundi par des militaires, a constaté un photographe de l'AFP. Le Premier ministre Carlos Gomes Junior ainsi que les membres d'une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) étaient présents à la cérémonie. Selon la Constitution, le nouveau chef de l'Etat par intérim, président sortant de l'Assemblée nationale, doit organiser des élections présidentielles dans un délai de 60 jours dans ce pays pauvre et instable d'Afrique de l'Ouest, fragilisé par le trafic de cocaïne sud-américaine à destination de l'Europe.



Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a été tué tôt lundi par des militaires, en représailles à un attentat à la bombe qui a coûté la vie dimanche soir au chef d'état-major de l'armée

BISSAU, 2 mars 2009 - Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a été tué tôt lundi par des militaires, en représailles à un attentat à la bombe qui a coûté la vie dimanche soir au chef d'état-major de l'armée, a annoncé à l'AFP le responsable des relations extérieures de l'armée. "Le président Vieira a été tué par l'armée au moment où il tentait de fuir sa maison attaquée par un groupe de militaires proches du chef d'état-major Tagmé Na Waié tôt ce matin, vers 4H00 (locales et GMT)", a déclaré ce porte-parole, le capitaine de frégate Zamora Induta. "C'était l'un des principaux responsables de la mort de Tagmé", a accusé ce responsable militaire. Il a ajouté que le président essayait de s'enfuir quand il avait été "fauché par des balles tirées par ces militaires" a-t-il dit. "Le pays va démarrer maintenant. Cet homme a bloqué tous les élan dans ce petit pays" a déclaré l'officier. Joao Bernardo Vieira, dit "Nino", 69 ans, a passé quasiment 23 ans à la tête de la Guinée-Bissau. Il avait été réélu à la présidence de ce pays ouest-africain en 2005, neuf ans après la fin de la guerre civile (1998-99) qui l'avait chassé du pouvoir. Le chef d'état-major des forces armées, le général Tagmé Na Waié, avait été mortellement blessé dimanche soir vers 20H00 dans un attentat à la bombe contre le quartier général de l'armée, selon son chef de cabinet, le lieutenant-colonel Bwam Nhamtchio. Le 23 novembre, un groupe de militaires avaient mené une attaque, de nuit, contre la résidence du président Vieira, qui avait fait deux morts au sein de sa garde. Selon un témoin joint par l'AFP, des scènes de pillage dans la résidence privée du président ont eu lieu. "Nous avons vu des militaires retirer de la résidence privée du président tout ce qu'ils pouvaient prendre avec eux, ses effets personnels, le mobilier, tout" a déclaré ce témoin.



Guinée Bissau: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mercredi avoir approuvé l'octroi d'un prêt de 8,8 millions d'euros à la Guinée-Bissau, notamment destinés à réhabiliter des installations de l'hôpital Simao Mendes

BISSAU, 21 jan 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mercredi avoir approuvé l'octroi d'un prêt de 8,8 millions d'euros à la Guinée-Bissau, notamment destinés à réhabiliter des installations de l'hôpital Simao Mendes. La plus grande part des fonds est destinée à étendre et moderniser cet hôpital situé à Bissau, le plus grand du pays, pour un montant de 6,6 millions d'euros, a précisé le bureau de la BAD à Bissau. Le second volet du financement, 2,2 millions d'euros, est accordé au secteur de la pêche. Une partie du montant servira à rénover le quai de pêche de Bandim, à la périphérie ouest de Bissau, selon le communiqué de la BAD, et dont les travaux démarrés en 2006 avaient été suspendus faute de financement. Ce prêt est "un ballon d'oxygène qui va permettre au gouvernement de relancer deux secteurs clés dans son programme, la pêche et la santé" a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération, Lassana Touré, joint par l'AFP.



Liste du gouvernement de la Guinée Bissau, formé le 07 janvier 2009

Premier ministre: Carlos Gomes Junior

Ministres:

1. Ministre de la présidence et du conseil des ministres : Commandant Manuel Saturnino da Costa

2. Ministre des Affaires étrangères et des Communautés : Mme Adiato Nandigna

3. Ministre de l'Energie et des Ressources Naturelles : Antonio Oscar Barbosa

4. Ministre de l'Education nationale, de la Culture et des Sciences : Aristides Ocante da Silva

5. Ministre de la Femme, de la Famille, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la Pauvreté : Mme Fatima Faty

6. Ministre de l'Administration territoriale : Baciro Dabo

7. Ministre de la Défense nationale : Artur Silva

8. Ministre de l'Intérieur : Commandant Lucio Soares

9. Ministre de la Communication sociale et des Affaires parlementaires : Fernando Mendona

10. Ministre de la Justice : Mamadu Diallo Pires

11. Ministre de l'Economie, du Plan et de l'Intégration Régionale : Mme Helena Nosolini Embalo

12. Ministre des Finances : Mario Vaz

13. Ministre des Pêches : Carlos Mussa Baldé

14. Ministre des Anciens Combattants : Général Buota NamBatcha

15. Ministre de l'agriculture et du Développement Rural : Mme Evarista de Sousa

16. Ministre du Commerce et de l'Industrie : Botche Candé

17. Ministre des Infrastructures, des Transports et des Communications : José Antonio da Cruz Almeida

18. Ministre de la Santé Publique : Camilo Simoes Pereira

19. Ministre de la jeunesse et des sports : Baciro Dja

20. Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation : Fernando Gomes

21. Ministre du Tourisme et de l'Artisanat : Lurdes Vaz

Secrétaires d'Etat :

1. Secrétaire d'Etat à l'Environnement et au Développement Durable : Barros Bacar Banjai

2. Secrétaire d'Etat aux Communications : Lassana Turé

3. Secrétaire d'Etat à l'Energie : Wasna Papai DANFA

4. Secrétaire d'Etat à l'Administration territoriale : Antonio Inacio Gomes Correia

5. Secrétaire d'Etat au Plan : Fernando Dias

6. Secrétaire d'Etat au Trésor : José Carlos Varela Casimiro

7. Secrétaire d'Etat au Budget et aux Affaires Fiscales : Mme Gabriela Fernandes

8. Secrétaire d'Etat à l'Enseignement : Besna Na Fonta

9. Secrétaire d'Etat aux Transports et aux Communications : José Carlos Esteves

10. Secrétaire d'Etat à l'Administration Hospitalière : Augusto Paulo José da Silva

 
Guinée-Bissau: Le Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Gomes Junior, a formé un gouvernement de 31 membres tous issus du PAIGC, l'ex-parti unique qui a remporté une large victoire aux élections législatives de novembre


BISSAU, 8 jan 2009 - Le Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Gomes Junior, a formé un gouvernement de 31 membres tous issus du PAIGC, l'ex-parti unique qui a remporté une large victoire aux élections législatives de novembre, a-t-on appris jeudi de source officielle. La nouvelle équipe, formée mercredi soir, est composée de 21 ministres et 10 secrétaires d'Etat, selon un décret présidentiel dont une copie est parvenue à l'AFP. Il comprend cinq femmes dont Mme Adiato Djalo Nandigna, ex-ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, nommée ministre des Affaires étrangères. Tous les ministres et secrétaires d'Etat appartiennent au PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), l'ex-parti unique qui a remporté les législatives de novembre avec 67 députés sur 100. Le Premier ministre avait promis d'ouvrir son gouvernement à l'opposition mais, à l'issue d'une réunion des instances dirigeantes de son parti, il a finalement opté pour une équipe exclusivement du PAIGC. La nouvelle équipe compte de nouvelles figures comme Héléna Nosolini Embal (Economie et plan régional), Joao Mario Vaz, ancien maire de Bissau nommé aux Finances et Oscar Barbosa "Cancan" porte-parole du PAIGC, nommé ministre de l'Energie et des Ressources naturelles. Vingt-sept membres font leur entrée au gouvernement et quatre ministres conservent leur porte-feuille ou ont été mutés dans d'autres départements. "C'est un gouvernement d'équilibre politique pour répondre aux impératifs du moment", a commenté M. Barbosa. Le gouvernement sera investi mercredi après-midi. Carlos Gomes Junior, âgé de 59 ans, est le 5e Premier ministre en l'espace de trois ans de ce petit pays pauvre et instable d'Afrique de l'Ouest. Il avait déjà occupé ce poste d'avril 2004 à septembre 2005, avant d'être limogé par le président Vieira, avec qui il entretient des rapports difficiles. La Guinée-Bissau est devenue un point important du trafic de cocaïne d'Amérique vers l'Europe, selon l'ONU.




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