X

Convertir :

En Euro | Franc CFA
Résultat :
Vous êtes ici : Espace General -> Actualités -> Par pays (actualité) -> Côte d'Ivoire -> Actualité politique et économique de la Côte d'Ivoire



L'actualité de la Côte d'Ivoire
(d'après l'Agence France Presse)


Côte d'Ivoire: Douze élections législatives partielles se tiendront le dimanche 26 février en Côte d'Ivoire pour permettre la mise en place d'une nouvelle Assemblée nationale après la meurtrière crise postélectorale de 2010-2011

ABIDJAN, 9 fév 2012 - Douze élections législatives partielles se tiendront le dimanche 26 février en Côte d'Ivoire pour permettre la mise en place d'une nouvelle Assemblée nationale après la meurtrière crise postélectorale de 2010-2011, a annoncé jeudi le gouvernement. Après les législatives du 11 décembre 2011, ces partielles "auront lieu le dimanche 26 février 2012, sur proposition de la CEI (Commission électorale indépendante)", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, à l'issue du Conseil des ministres. Le Conseil constitutionnel a annoncé le 31 janvier l'annulation de l'élection de onze députés en raison d'irrégularités. La douzième élection partielle se tiendra dans une localité où le scrutin n'avait pu avoir lieu en raison du décès d'un candidat durant la campagne. Selon les résultats provisoires proclamés auparavant par la CEI, le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara avait obtenu la majorité - 127 sur 254 - des sièges à pourvoir à l'issue de ces élections destinées à clore la crise de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de son allié, l'ancien président Henri Konan Bédié, suivait avec 77 députés. La coalition au pouvoir du RDR, du PDCI et de petites formations remportait la quasi-totalité des sièges, hormis 35 revenant à des indépendants, dont certains ont annoncé depuis leur ralliement au groupe RDR. Le vote avait été boycotté par le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ex-président Laurent Gbagbo, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité. Un remaniement gouvernemental est annoncé après ces législatives partielles. Son principal enjeu est le maintien, ou non, du chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro comme Premier ministre, un poste promis fin 2010 au PDCI, qui a exprimé ces derniers temps ses frustrations.



Cote d'Ivoire: La nouvelle compagnie Air Côte d'Ivoire, née du partenariat de l'Etat ivoirien avec Air France après la faillite d'Air Ivoire, doit démarrer "fin avril"

ABIDJAN, 9 fév 2012 - La nouvelle compagnie Air Côte d'Ivoire, née du partenariat de l'Etat ivoirien avec Air France après la faillite d'Air Ivoire, doit démarrer "fin avril", a annoncé jeudi le gouvernement ivoirien. "Air Côte d'Ivoire va démarrer ses activités fin avril", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, à l'issue du Conseil des ministres. "L'Etat de Côte d'Ivoire aura 51% du capital, donc restera l'actionnaire majoritaire", Air France détiendra 35% et 14% ira à des investisseurs privés, a ajouté le porte-parole. Le capital de cette compagnie qui remplace Air Ivoire est d'environ 25 milliards FCFA (quelque 38 millions d'euros), a-t-il précisé. Le lancement de la compagnie était initialement prévu début 2012 mais a été retardé en raison surtout de négociations difficiles sur la répartition du capital, selon des sources proches du dossier. Les autorités françaises ont pesé fortement pour qu'Air France accepte ce partenariat voulu par Abidjan, selon les mêmes sources. Il y a environ deux ans, Air Ivoire a cessé ses vols, plombée par une dette gigantesque et des effectifs pléthoriques. Elle était détenue à 49,5% par l'Etat et à 50,5% par CFI Aérien, filiale du groupe Atlantique, propriété de l'homme d'affaires Bernard Koné Dossongui, considéré comme un soutien de l'ex-président Laurent Gbagbo.



Côte d'Ivoire: L'élection de onze députés aux législatives de décembre dernier en Côte d'Ivoire, remportées par le parti du président Alassane Ouattara, a été annulée en raison d'irrégularités

ABIDJAN, 31 jan 2012 - L'élection de onze députés aux législatives de décembre dernier en Côte d'Ivoire, remportées par le parti du président Alassane Ouattara, a été annulée en raison d'irrégularités, a annoncé mardi le Conseil constitutionnel. Le Conseil "a été amené à prononcer onze annulations", a déclaré son président Francis Wodié, sans préciser quels députés sont concernés, lors d'un point presse à Abidjan. La juridiction avait été "saisie de 110 requêtes" portant sur 66 circonscriptions, a-t-il indiqué, soulignant que l'élection de 55 députés contestés a été confirmée. Les contestations concernaient notamment le déroulement de la campagne, en particulier le recours de certains candidats à des membres des forces armées pour leur escorte, a expliqué M. Wodié. Des élections partielles doivent se tenir prochainement dans ces onze circonscriptions ainsi que dans une localité où le scrutin n'avait pu avoir lieu en raison du décès d'un candidat. Selon les résultats provisoires proclamés auparavant par la commission électorale, le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara avait obtenu 127 des 254 sièges à pourvoir à l'issue des élections du 11 décembre 2011, destinées à clore la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de son allié, l'ancien président Henri Konan Bédié, suivait avec 77 députés. La coalition au pouvoir du RDR, du PDCI et de petites formations remportait la quasi-totalité des sièges, hormis 35 revenant à des indépendants, dont certains ont annoncé depuis leur ralliement au groupe RDR. Le vote avait été boycotté par le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ex-président Laurent Gbagbo, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité commis durant la crise. Lors de sa visite en France la semaine dernière, M. Ouattara a annoncé que la présidence de l'Assemblée reviendrait au RDR. Alors qu'un nouveau gouvernement est attendu d'ici mars-avril, il n'a pas dit ses intentions concernant le poste de Premier ministre, promis fin 2010 au PDCI mais toujours occupé par le chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro. L'hypothèse du maintien de M. Soro à la tête du gouvernement circule depuis des mois à Abidjan mais, tout juste élu député RDR, il est aussi régulièrement présenté comme futur président de l'Assemblée.



Côte d'Ivoire: L'ONU a lancé mercredi un appel à la communauté internationale pour fournir à la Côte d'Ivoire une aide humanitaire de 173 millions de dollars après la grave crise postélectorale de 2010-2011, et porter secours aux quelque 190.000 déplacés

ABIDJAN, 18 jan 2012 - L'ONU a lancé mercredi un appel à la communauté internationale pour fournir à la Côte d'Ivoire une aide humanitaire de 173 millions de dollars après la grave crise postélectorale de 2010-2011, et porter secours aux quelque 190.000 déplacés. La Côte d'Ivoire "continue de faire face aux défis humanitaires qui sont vastes", a déclaré lors d'une conférence de presse la sous-secrétaire générale des Nations unies pour les affaires humanitaires, Catherine Bragg. "La communauté humanitaire a fait une requête de financement d'un montant de 173 millions de dollars américains (...) pour répondre aux besoins de plus de 2 millions de personnes qui restent dans une situation de grande vulnérabilité", a-t-elle indiqué au terme d'une visite de trois jours dans le pays. "Un retrait prématuré des acteurs humanitaires pourrait avoir pour conséquence une aggravation de la situation. Il est donc essentiel que des ressources financières soient disponibles pour assurer la continuité de l'action humanitaire", a averti Mme Bragg. L'essentiel de cette aide doit revenir aux régions de l'ouest et du sud-ouest, très durement éprouvées par la crise, et où se concentrent plus de la moitié des 186.000 personnes déplacées internes du pays. Les 173 millions de dollars demandés doivent permettre de financer notamment le retour volontaire des déplacés et des quelque 161.000 Ivoiriens réfugiés dans la sous-région, puis de reconstruire 17.000 maisons, a précisé la responsable onusienne. Née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin de novembre 2010, la crise s'est conclue en avril 2011 par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.



Cacao: Les cours du cacao ont bondi de 14% sur les deux premiers jours de la semaine, dans un marché inquiet d'une chute des volumes de cacao arrivant dans les ports de Côte d'Ivoire

LONDRES, 10 jan 2012 - Les cours du cacao ont bondi de 14% sur les deux premiers jours de la semaine, dans un marché inquiet d'une chute des volumes de cacao arrivant dans les ports de Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial, et de l'impact de vents secs sur les récoltes du pays. Sur le marché Liffe de Londres, la tonne de cacao pour livraison en mars valait 1.526 livres mardi vers 16H00 GMT, contre 1.335 livres vendredi dernier en clôture. Sur le marché NYBoT-ICE américain, le cours du cacao pour la même échéance ressortait à 2.316 dollars la tonne contre 2.020 dollars vendredi soir. "Les prix sont dopés par la récente chute du volume de cacao arrivant dans les ports ivoiriens", qui témoigne d'un ralentissement sensible de la production du pays, a expliqué Sudakshina Unnikrishnan, analyste de Barclays Capital. La Côte d'Ivoire représente un tiers de l'offre mondiale de fèves brune. Seules 35.000 tonnes de fèves sont arrivées entre le 1er et le 8 janvier dans les ports de Côte d'Ivoire, contre plus de 82.000 tonnes durant la même période en 2010, selon des estimations rapportées par la revue spécialisée Public Ledger. Depuis le début de la saison en octobre, le volume total de cacao parvenu aux ports est en recul de 3,5% par rapport à la même période un an plus tôt. En effet, "les conséquences de l'harmattan et de la sécheresse" pèsent sur les récoltes, a expliqué Mme Unnikrishnan. L'harmattan est un vent sec et chargé de sable, soufflant du Sahara vers le golfe de Guinée, un phénomène météorologique susceptible d'affecter les plantations de cacao en entravant le développement des fèves. De fait, "en raison du manque de pluies et des vents denses depuis novembre, les cultivateurs en Côte d'Ivoire s'attendent à ne pas pouvoir reproduire la récolte record enregistrée en 2010-2011", a abondé The Public Ledger. Le marché avait peiné en 2011 à absorber le fort afflux de fèves ivoiriennes, ce qui avait provoqué une dégringolade de 50% des prix du cacao entre mars et décembre. Le début de l'année 2012 pouvait donc inciter les investisseurs à réaliser quelques achats à bon compte, accélérant le net rebond des cours, d'autant que "les derniers chiffres des concassages en Europe (baromètre de la demande) sont attendus vendredi", a relevé Mme Unnikrishnan. Selon l'Association européenne du cacao (ECA) - une fédération réunissant les professionnels de la filière - le volume de cacao concassé avait bondi de 14% sur un an au troisième trimestre 2011, et les experts s'attendent à ce que les chiffres pour les trois derniers mois confirment la solidité de la consommation européenne.



Côte d'Ivoire: Le parti du président ivoirien Alassane Ouattara, le RDR, a obtenu 127sièges des 254 sièges à pourvoir aux législatives du 11 décembre , suivi du PDCI avec 77 sièges et 35 sièges pour des indépendants

ABIDJAN, 16 déc 2011 - Le parti du président ivoirien Alassane Ouattara a obtenu la majorité des sièges aux législatives du 11 décembre, boycottées par le camp de l'ancien chef d'Etat Laurent Gbagbo, a annoncé vendredi la Commission électorale indépendante (CEI). Le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara a obtenu 127 des 254 sièges à pourvoir dimanche, a indiqué sur la télévision publique le président de la CEI, Youssouf Bakayoko. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de son allié, l'ancien président Henri Konan Bédié, en obtient 77, à l'issue de ce scrutin destiné à clore la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts. La coalition au pouvoir du RDR, du PDCI et de petites formations alliées remporte quelque 220 sièges. Une législative partielle doit être organisée prochainement pour attribuer le 255e siège, après le décès d'un candidat. Trente-cinq candidats indépendants ont par ailleurs été élus. Le taux de participation s'est élevé à 36,56%, "en hausse par rapport" aux législatives de 2000, où il se situait autour de 33%, a ajouté M. Bakayoko. Mais il est en net recul par rapport à la présidentielle de novembre 2010, où il avait dépassé les 80%, un score historique. Le Front populaire ivoirien (FPI) de M. Gbagbo a boycotté le scrutin, dénonçant notamment la détention de son mentor, arrêté le 11 avril et écroué fin novembre à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Mais quelques candidats de son bord avaient concouru en "indépendants". Le Conseil constitutionnel recevra jusqu'à mardi soir les contestations, qu'il devra examiner avant de proclamer les résultats définitifs.



Côte d'Ivoire: L'institut de financement de l'Agence française de développement, Proparco, a accordé mercredi à Abidjan un prêt de 5,2 milliards de FCFA à une entreprise privée ivoirienne

ABIDJAN, 7 déc 2011 - L'institut de financement de l'Agence française de développement (AFD), Proparco, a accordé mercredi à Abidjan un prêt de 5,2 milliards de FCFA (8 millions d'euros) à une entreprise privée ivoirienne, son premier prêt depuis la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011. Le prêt, remboursable sur neuf ans, est destiné à appuyer le redémarrage de la filière sucrière ivoirienne, la plus plus importante en Afrique de l'ouest francophone. Il va bénéficier aux entreprises Sucrivoire, filiale du groupe Sifca, pour la réhabilitation et la modernisation des usines et améliorer la productivité. La convention de crédit a été signée par Etienne Viard, directeur général de la Proparco, et Bertrand Vignes, président du conseil d'administration de la Sifca. "Nous sommes ici pour soutenir l'agro-industrie qui est un moteur de développement en Côte d'Ivoire" a souligné M. Viard, précisant que plusieurs financements sont prévus dans les secteurs de l'énergie et des infrastructures. "Avec la conclusion de ce projet, l'entreprise vise une production annelle de sucre de 115.000 tonnes d'ici 2014", a déclaré de son côté Jean-Louis Billon, directeur général de la Sifca. La Côte d'Ivoire, premier producteur de sucre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), a atteint 187.000 tonnes en 2010, assurée par deux grands groupes, Sucaf et Sucrivoire, alors que la consommation s'élévait à 200.000 tonnes. Après une récession de près de 6% en 2011, causée par la crise post-électorale, la Côte d'Ivoire devrait enregistrer une croissance d'environ 8% l'année prochaine. La France est le principal partenaire commercial de ce pays de plus de 20 millions d'habitants.



Côte d'Ivoire: Les Européens honoreront leurs engagements à l'égard de la Côte d'Ivoire malgré la crise économique, ont promis mercredi les responsables de l'UE à l'occasion de la visite

BRUXELLES, 23 nov 2011 - Les Européens honoreront leurs engagements à l'égard de la Côte d'Ivoire malgré la crise économique, ont promis mercredi les responsables de l'UE à l'occasion de la visite à Bruxelles du président ivoirien Alassane Ouattara. "J'ai tenu à confirmer au président (ivoirien) Ouattara que, malgré la crise actuelle, l'Union européenne honorera ses engagements en matière d'aide au développement", a dit à la presse le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. M. Ouattara a signé avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, cinq programmes d'aide européenne pour soutenir "la relance économique et la réconciliation nationale" en Côte d'Ivoire, d'un montant total de 125 millions d'euros. Cette aide, annoncée en juillet et financée par le 10e Fonds européen de développement (FED), porte sur l'amélioration du réseau routier, notamment vers le Ghana, la santé ou la formation. Elle contribuera à améliorer la sécurité en Côte d'Ivoire, a assuré M. Ouattara. "La sécurité sera meilleure si les Ivoiriens se sentent mieux, s'il fait mieux vivre", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'Abidjan avait demandé "un renforcement et une augmentation" de ce soutien. M. Barroso a indiqué que cette demande était à l'étude. Début novembre, le Fonds monétaire international (FMI) a donné son feu vert à un prêt de 616 millions de dollars à la Côte d'Ivoire et à un allègement de dette de 8 millions de dollars. Les créanciers du Club de Paris et la Côte d'Ivoire ont trouvé de leur côté un accord sur la réduction de la dette extérieure du pays. La Côte d'Ivoire a connu entre décembre 2010 et avril 2011 une crise post-électorale qui a fait quelque 3.000 morts et s'est achevée par deux semaines de guerre. Elu en novembre 2010, M. Ouattara est arrivé au pouvoir --que refusait de lui céder l'ex-président Laurent Gbagbo-- grâce à l'intervention décisive de l'armée française. Les responsables européens ont souligné "l'importance" que les élections législatives du 11 décembre soient "transparentes et inclusives". Le parti de M. Gbagbo a annoncé qu'il n'y participerait pas.



Côte d'Ivoire: Les créanciers du club de Paris et la Côte d'Ivoire ont trouvé un accord qui devrait permettre de réduire de plus de 78% le service entre le 1er juillet 2011 et le 30 juin 2014, soit 1,822 milliard de dollars, dont 397 millions annulés

PARIS, 15 nov 2011 - Les créanciers du club de Paris et la Côte d'Ivoire ont trouvé un accord sur la réduction de la dette extérieure du pays, a annoncé mardi le Club de Paris dans un communiqué. Cet accord devrait permettre de réduire de plus de 78% le service de la dette due par la Côte d'Ivoire aux créanciers du Club de Paris entre le 1er juillet 2011 et le 30 juin 2014, soit 1,822 milliard de dollars, dont 397 millions annulés. Au vu de la capacité de paiement limitée de la Côte d'Ivoire, les créanciers ont accepté de différer et rééchelonner sur dix ans le remboursement des échéances dues par le pays sur sa dette court terme et post date butoir, et sur huit ans les arriérés sur ces créances, explique le club de Paris. Ils ont également convenu de différer tous les intérêts dus sur les montants traités. La Côte d'Ivoire s'est engagée à affecter les ressources ainsi obtenues aux objectifs prioritaires identifiés dans le cadre de sa stratégie de réduction de la pauvreté, précise le club de Paris. Selon ce dernier, le gouvernement ivoirien a affirmé qu'il allait également demander un allègement de sa dette auprès de ses créanciers privés et bilatéraux non membres du club de Paris. Début novembre, le Fonds monétaire international (FMI) avait donné son feu vert à un prêt de 616 millions de dollars au pays et à un allègement de dette de 8 millions de dollars. L'institution avait également indiqué que le pays pourrait prétendre à un allègement plus conséquent s'il effectuait certaines réformes structurelles et sociales essentielles. La Côte d'Ivoire a connu entre décembre 2010 et avril 2011 une crise post-électorale qui a fait quelque 3.000 morts et s'est achevée par deux semaines de guerre. Elu en novembre 2010, M. Ouattara est arrivé au pouvoir - que refusait de lui céder l'ex-président Laurent Gbagbo - grâce à l'intervention décisive de l'armée française. Après une décennie Gbagbo marquée par de vives tensions, les relations Paris-Abidjan sont depuis lors au beau fixe, et une coopération intense a repris, notamment dans les domaines économique et militaire.



Côte d'Ivoire: Le Fonds monétaire international a donné vendredi son feu vert à un prêt de 616 millions de dollars à la Côte d'Ivoire, et à un allègement de dette de 8 millions de dollars

WASHINGTON, 4 nov 2011 - Le Fonds monétaire international a donné vendredi son feu vert à un prêt de 616 millions de dollars à la Côte d'Ivoire, et à un allègement de dette de 8 millions de dollars. L'institution a indiqué dans un communiqué que le pays pourrait prétendre à un allègement plus conséquent s'il effectuait "certaines réformes structurelles et sociales essentielles". Le prêt validé par le conseil d'administration du FMI doit être versé sur trois ans. Une première tranche de 128 millions de dollars a été mise à disposition de la Côte d'Ivoire. Le Fonds avait annoncé en juillet, après la fin des violences post-électorales et l'investiture du président Alassane Ouattara, son intention de reprendre son aide. "La Côte d'Ivoire se redresse après avoir traversé une longue crise sociopolitique qui a entraîné des violences généralisées et une baisse prononcée de l'activité économique au début de l'année", s'est félicité le FMI. L'allègement de la dette pourrait être suivi d'un autre en 2012. Il sera accordé en cas de réformes satisfaisantes "dans les domaines de la gestion des finances publiques, de la gestion de la dette et de la gouvernance, ainsi que dans le secteur du café et celui du cacao". Le Fonds a encouragé le gouvernement ivoirien à mettre en oeuvre le programme conçu avec lui, qui "vise à rétablir complètement l'ordre public et à consolider la paix en favorisant la croissance économique et en créant des emplois, en particulier pour les jeunes". A moyen terme, le FMI conseille au pays d'"améliorer le climat des affaires et l'administration des impôts, et créer la marge de manoeuvre budgétaire nécessaire pour soutenir l'investissement".



Côte d'Ivoire: Les élections législatives en Côte d'Ivoire, qui sort d'une grave crise politique, sont fixées au 11 décembre, a annoncé mercredi le gouvernement

YAMOUSSOUKRO, 28 sept 2011 - Les élections législatives en Côte d'Ivoire, qui sort d'une grave crise politique, sont fixées au 11 décembre, a annoncé mercredi le gouvernement, confirmant la date évoquée récemment par le président Alassane Ouattara. "La CEI (Commission électorale indépendante) a proposé la date du 11 décembre", a déclaré devant la presse Bruno Koné, porte-parole du gouvernement, après un conseil des ministres dans la capitale politique Yamoussoukro. "Cette proposition ayant été reçue, le décret a été pris à cette réunion du conseil des ministres. Désormais, la date de la tenue des élections législatives est officielle", a-t-il ajouté, quelques heures avant l'installation à Yamoussoukro de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). M. Ouattara avait évoqué la semaine dernière à Washington la date du 11 décembre pour la tenue des législatives, censées jusque-là se dérouler au plus tard mi-décembre. Née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin du 28 novembre 2010, la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011 s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait au moins 3.000 morts. "Nous sommes tenus par un calendrier, qui est absolument de faire se tenir les législatives avant la fin de l'année", a insisté le porte-parole du gouvernement. Des sources proches du dossier interrogées par l'AFP ont souligné cependant ces derniers jours la difficulté à tenir ce délai en raison de la tardive préparation (matérielle, financière) du scrutin, et jugent plausible un report en début d'année. Ces préparatifs sont également troublés par la controverse autour de la CEI. La jugeant "déséquilibrée" après son remaniement consécutif au changement de régime, le Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo, a décidé de suspendre sa participation à la commission. Il fait aussi planer la menace d'un boycott du scrutin. "Le président de la République a été le premier à regretter la décision prise par le FPI", il "souhaite que la totalité des forces politiques en présence en Côte d'Ivoire participe à ces élections", a déclaré Bruno Koné. M. Ouattara "discute avec toutes les parties mais cela ne doit pas remettre en cause le calendrier", a-t-il toutefois souligné. A son retour des Etats-Unis dimanche, le chef de l'Etat a promis de "rencontrer la direction du FPI" et l'a appelée à ne pas "commettre la même erreur" que sa propre formation, le Rassemblement des républicains (RDR), qui avait boycotté les dernières législatives en 2000. Des législatives n'avaient pu se tenir comme prévu en 2005 en raison de la crise née du putsch raté de 2002, marquée par une série de reports de la présidentielle jusqu'en 2010, sur fond de blocages politiques. Pour tenir compte de l'augmentation de la population (quelque 20 millions d'habitants actuellement) en dix ans, le nombre de sièges de députés passera de 225 à 255.



Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Alassane Ouattara a évoqué vendredi à Washington la date du 11 décembre pour la tenue des élections législatives, dont la date précise n'avait jusqu'à présent pas été annoncée officiellement

WASHINGTON, 23 sept 2011 - Le président ivoirien Alassane Ouattara a évoqué vendredi à Washington la date du 11 décembre pour la tenue des élections législatives, dont la date précise n'avait jusqu'à présent pas été annoncée officiellement. Le 10 septembre, le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro avait informé le conseil des ministres que ces élections aurient lieu au plus tard le 15 décembre. Interrogé lors d'une intervention au Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS) de Washington sur les questions de citoyenneté dans son pays, marqué au cours des dernières années par des divisions ethniques, M. Ouattara a souligné qu'il fallait "régler ce problème". "Nous avons bon espoir d'avoir des élections législatives le 11 décembre", a ensuite enchaîné le président ivoirien. Evoquant la difficulté du contrôle de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Liberia, M. Ouattara a déclaré: "Il y a des élections au Liberia le 11 octobre, puis en Côte d'Ivoire le 11 décembre, il faut donc être particulièrement présent (sur cette frontière) pendant ces trois mois". Vingt-trois personnes ont été récemment tuées dans une attaque attribuée à des "mercenaires" venus du Liberia contre un village du Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire. Région la plus instable du pays déchiré depuis des années par de vives tensions interethniques, l'Ouest de la Côte d'Ivoire a été l'une des zones les plus éprouvées durant la crise post-électorale (décembre 2010-avril 2011), qui a fait au moins 3.000 morts. Les affrontements dans la région ont le plus souvent mis aux prises miliciens et mercenaires loyaux à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril, et les forces de son rival, le nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara.



Côte d'Ivoire: Le Trésor public ivoirien a recueilli 160 milliards de FCFA grâce à un emprunt obligataire lancé auprès des institutions financières, contre 100 milliards attendus

Abidjan, 14 sept 2011 - Le Trésor public ivoirien a recueilli 160 milliards de FCFA (244 M EUR) grâce à un emprunt obligataire lancé auprès des institutions financières, contre 100 milliards attendus, a affirmé mercredi son directeur, saluant le retour du pays sur la scène financière. Cette opération, "la première depuis la récente crise post-électorale, était destinée à emprunter 100 milliards de FCFA (152 M EUR) pour rembourser un précédent prêt de 61,2 milliards de FCFA (93 M EUR) qui vient à échéance le 15 septembre, et à collecter de nouvelles ressources à hauteur de 38,8 milliards de FCFA (59 M EUR)", a expliqué M. Koné devant la presse. Cette opération a mis pendant deux semaines, sur le marché boursier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), 10 millions de titres au prix unitaire de 10.000 FCFA (15,2 euros) à un taux d'intérêt de 6,5% sur la période 2011-2016. Selon M. Koné, le succès de l'opération est "un signe de retour progressif à la normalité" dans la première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, et de "la confiance de la communauté financière" en "la politique de relance économique et de reconstruction" du président Alassane Ouattara. La crise post-électorale de novembre 2010-avril 2011 a fait au moins 3.000 morts et durement éprouvé l'économie ivoirienne.



Côte d'Ivoire: Les ex-rebelles ivoiriens des Forces nouvelles ont appelé dimanche à la création d'un grand parti politique unifié en Côte d'Ivoire, en vue d'une participation coordonnée aux prochaines élections législatives prévues "au plus tard le 15 décembre 2011" dans le pays

Abidjan, 11 sept 2011 - Les ex-rebelles ivoiriens des Forces nouvelles (FN), qui luttèrent pour renverser l'ex-président Laurent Gbagbo, ont appelé dimanche à la création d'un grand parti politique unifié en Côte d'Ivoire, en vue d'une participation coordonnée aux prochaines élections législatives prévues "au plus tard le 15 décembre 2011" dans le pays. "Les FN appellent à l'union et au rassemblement du RHDP dans l'optique de la création d'un grand parti politique unifié", souligne un communiqué, à l'issue de deux jours de "conclave" à Bouaké (centre), en présence de Guillaume Soro, chef des FN et Premier ministre du président Alassane Ouattara. Affirmant que les "FN ne peuvent devenir un parti politique", les participants ont mandaté M. Soro pour "conclure un accord politique avec ses alliés en vue d'une participation coordonnée, dans le cadre d'un partenariat républicain aux prochaines élections législatives". "Je prendrai personnellement mon bâton de pèlerin pour aller à la rencontre de nos aînés en vue d'obtenir une marche accélérée vers la création de ce parti unifié" a déclaré M. Soro. Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est une coalition de partis crée en 2005 par le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique) de l'ancien président Henri Konan Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR), formation du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, ainsi que deux petites formations. L'alliance RHDP/FN est actuellement au pourvoir à l'issue des élections de novembre 2010 en Côte d'Ivoire. Ce scrutin a déclenché une crise meurtrière de cinq mois en raison du refus de l'ex-président Gbagbo de reconnaître sa défaite et qui a conduit à son arrestation le 11 avril. Le parti de Gbagbo a posé ses conditions pour une participation aux législatives, notamment sa libération, lui et co-détenus ainsi que la recomposition de la CEI, jugée "déséquilibrée".



Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Alassane Ouattara a fait signer mardi une "charte d'éthique" à ses ministres, pour "moraliser la vie publique" et rompre avec la corruption érigée selon lui "en mode de gestion"

ABIDJAN, 9 août 2011 - Le nouveau président ivoirien Alassane Ouattara a fait signer mardi une "charte d'éthique" à ses ministres, pour "moraliser la vie publique" et rompre avec la corruption érigée selon lui "en mode de gestion". A l'issue d'un séminaire au palais présidentiel d'Abidjan, le Premier ministre Guillaume Soro et les autres membres du gouvernement formé début juin ont successivement défilé devant le chef de l'Etat, s'engageant, main droite levée, à respecter les dix "valeurs cardinales" de la charte, avant de la parapher. Par ce geste "historique" selon M. Ouattara, le gouvernement s'engage notamment à veiller à "la primauté de l'intérêt général", "la bonne gouvernance", "l'intégrité et la probité". "Il s'agit pour nous aujourd'hui de moraliser la vie publique en adaptant la gestion de l'activité gouvernementale à la fois aux réalités du monde moderne et aux exigences du milieu des affaires", a déclaré le président Ouattara. "La corruption, la course effrénée à l'enrichissement illicite, le trafic d'influence, les abus de biens sociaux, le népotisme, le clientélisme, les détournements en tous genres ont été érigés en mode de gestion", a-t-il accusé, promettant une "rupture". La Côte d'Ivoire est arrivée au 168e rang, sur 188 pays, dans le dernier classement "Doing Business" de la Banque mondiale en matière d'environnement des affaires, a-t-il rappelé. Ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), l'économiste Ouattara dirige la Côte d'Ivoire depuis l'arrestation le 11 avril du président Laurent Gbagbo (2000-2011), qui avait provoqué une crise sanglante par son refus de céder le pouvoir après sa défaite à l'élection de novembre 2010. Pour relancer la première économie d'Afrique de l'Ouest francophone, durement éprouvée par la crise, les nouvelles autorités comptent notamment sur l'appui des bailleurs de fonds internationaux.



Côte d'Ivoire: L'Etat ivoirien va relancer avant la fin de l'année l'exploitation pétrolière, actuellement de 40.000 barils par jour, en vue de devenir une "puissance pétrolière" à l'échelle de l'Afrique de l'Ouest

Abidjan, 28 juil 2011 - La Côte d'Ivoire va relancer avant la fin de l'année l'exploitation pétrolière, actuellement de 40.000 barils par jour, en vue de devenir une "puissance pétrolière" à l'échelle de l'Afrique de l'Ouest, a déclaré jeudi le nouveau ministre des Mines et du Pétrole. "Nous allons démarrer le forage de sept puits avant la fin de l'année (...) pour soutenir une production de 300.000 b/j d'ici 2020, contre 40.000 b/j actuellement", a indiqué Adama Toungara lors d'une rencontre à Abidjan avec les patrons de la presse ivoirienne. "Nous voulons faire de la Côte d'Ivoire une puissance pétrolière sous-régionale, quand bien même le pays ne sera pas un Koweït africain", a-t-il affirmé. Le ministre a dénoncé "la baisse d'intensité" du forage sous le régime du président Laurent Gbagbo (2000-2011). "Sur les 14 blocs attribués en 10 ans, il y a eu seulement cinq forages en Côte d'Ivoire, contre 25 au Congo et 45 en Guinée Equatoriale", a-t-il souligné, assurant vouloir "faire en six mois ce qu'on n'a pas fait en dix ans". "La Côte d'Ivoire a octroyé des permis à des sociétés qui n'ont ni la compétence technique, ni la capacité financière d'explorer", a accusé M. Toungara. Il a dénoncé la "mal gouvernance" dans le secteur, dont l'opacité a été souvent critiquée par les bailleurs de fonds internationaux ces dernières années. Le Ghana, voisin oriental de la Côte d'Ivoire, vient de se lancer à la fin de l'an dernier dans la production de pétrole à grande échelle.



Côte d'Ivoire: Les entreprises de Côte d'Ivoire sinistrées lors de la crise post-électorale, en raison notamment de pillages, vont bénéficier en 2011 d'exonérations fiscales atteignant plus de 30 milliards de francs CFA

Abidjan, 26 juil 2011 - Les entreprises de Côte d'Ivoire sinistrées lors de la crise post-électorale, en raison notamment de pillages, vont bénéficier en 2011 d'exonérations fiscales atteignant plus de 30 milliards de francs CFA (quelque 50 M EUR), ont annoncé mardi les services des impôts. Le gouvernement a décidé "d'annuler tous les arriérés d'impôts des entreprises entièrement détruites, représentant une perte fiscale de 32,4 milliards FCFA", a affirmé le nouveau directeur des Impôts, Pascal Abinan, lors d'une conférence de presse. De nombreuses entreprises ont été sinistrées lors de la crise (novembre 2010-avril 2011), en particulier durant les pillages qui ont accompagné les combats du début avril à Abidjan. "La Côte d'Ivoire est un pays solide parce qu'ailleurs après une crise profonde vous ne pouvez pas mobiliser ce niveau de recettes", a estimé M. Abinan, soulignant que depuis mai le montant des recettes fiscales dépassait les prévisions. "Les tendances économiques qui se dessinent sont encourageantes, la Côte d'Ivoire va rebondir beaucoup plus rapidement car la confiance est de retour, matérialisée par l'affluence des investisseurs" a-t-il encore jugé. Par ailleurs, le gouvernement de Côte d'Ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, a promis récemment de consacrer six milliards de francs CFA (environ 10 M EUR) au dédommagement des entreprises victimes des pillages.



Côte d'Ivoire: Le président Alassane Ouattara, a nommé Monsieur Francis Vangah Romain Wodié président du Conseil constitutionnel

Abidjan, 25 juil 2011 - Le président du Conseil constitutionnel ivoirien, Paul Yao N'Dré, qui avait déclaré l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo vainqueur du scrutin de 2010, plongeant le pays dans la crise, a été débarqué lundi par le président Alassane Ouattara, a-t-on appris de source officielle. "Monsieur Francis Vangah Romain Wodié est nommé président du Conseil constitutionnel" par un décret d'Alassane Ouattara, selon un communiqué de la présidence. Vétéran de la classe politique et éminent juriste, Francis Wodié, 75 ans, succède à Paul Yao N'Dré, 55 ans, proche de M. Gbagbo qui l'avait nommé à ce poste en 2009. Le 3 décembre 2010, M. Yao N'Dré avait ouvert la plus grave crise de l'histoire du pays en proclamant M. Gbagbo réélu avec 51,45% des suffrages. Le Conseil constitutionnel invalidait ainsi les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI), certifiés par l'ONU, donnant M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des voix. Il avait finalement avalisé les résultats de la CEI le 5 mai (bien: 5 mai), après une crise ayant fait au moins 3.000 morts et une guerre de dix jours dans Abidjan. La crise s'était conclue avec l'arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, dont la victoire a été rendue possible par l'appui militaire de l'ONU et surtout de l'ex-puissance coloniale française. Alassane Ouattara a été solennellement investi président le 21 mai lors d'une cérémonie dans la capitale politique Yamoussoukro, à laquelle assistait notamment le président français Nicolas Sarkozy. Ce changement à la tête de l'institution qui a le dernier mot en matière de résultats électoraux, comme le choix de M. Wodié, étaient attendus depuis la chute du régime Gbagbo. Paul Yao N'Dré avait cependant décliné toute responsabilité particulière dans la crise post-électorale, jugeant que les Ivoiriens étaient "tous responsables". "Satan nous a possédés tous", avait-il assuré. Après deux remplacements en mai, deux autres membres du Conseil constitutionnel ont par ailleurs été remplacés lundi et deux autres reconduits qui, parmi les sept membres, sont les seuls déjà en place sous Laurent Gbagbo. Avec Francis Wodié, le président Ouattara achève de nommer des hommes de confiance à la tête des principales institutions du pays. Il avait ainsi nommé des personnalités de son camp notamment à la tête de la Cour suprême et du Conseil économique et social. Figure historique de l'opposition sous le "père de la Nation" Félix Houphouët-Boigny (au pouvoir de 1960 à 1993) et longtemps compagnon de route de Laurent Gbagbo, Francis Wodié avait quitté récemment la présidence de son Parti ivoirien des travailleurs (PIT), une petite formation. Plusieurs fois candidat à la présidentielle, arrivé en sixième position sur 14 (0,29%) au premier tour du scrutin le 31 octobre 2010, il avait apporté son soutien au candidat Ouattara contre Laurent Gbagbo pour le second tour le 28 novembre, mais son parti s'était déchiré durant la crise. Des législatives sont attendues fin 2011, à l'issue desquelles un nouveau gouvernement doit succéder à celui dirigé par le Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion nordiste dont les hommes ont formé le gros des FRCI.



Côte d'Ivoire: L'Union européenne a annoncé mercredi le lancement de cinq programmes en faveur de "la relance économique et de la réconciliation nationale" en Côte d'Ivoire, au coût de 125 millions d'euros

BRUXELLES, 20 juil 2011 - L'Union européenne a annoncé mercredi le lancement de cinq programmes en faveur de "la relance économique et de la réconciliation nationale" en Côte d'Ivoire, au coût de 125 millions d'euros. Plus de la moitié des fonds --70 millions d'euros-- iront au secteur des transports routiers, permettant de réhabiliter un axe très important reliant la Côte d'Ivoire à son voisin le Ghana, a indiqué la Commission européenne dans un communiqué. Quelque 25 millions d'euros seront consacrés à l'amélioration de centres de formation professionnelle, en vue de favoriser l'insertion des jeunes au marché du travail. Quinze millions d'euros financeront une amélioration de l'accès de la population aux soins de base et notamment aux médicaments. Le perfectionnement de l'appareil statistique du gouvernement ivoirien pour ses budgets (11 millions d'euros) et un programme de soutien aux femmes et aux jeunes (quatre millions d'euros), se partagent le solde de ces aides financées par le 10e Fonds européen de développement (FED). Ces programmes "répondent aux priorités définies par le autorités ivoiriennes", a affirmé dans le communiqué le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs. Il a rappelé que lors d'une visite à Abidjan le 6 mai dernier, il s'était engagé auprès du président ivoirien Alassane Ouattara à ce que l'UE reste "un partenaire de premier plan pour soutenir les efforts de relance économique et de réconciliation nationale engagés par les autorités ivoiriennes". La Côte d'Ivoire sort à peine d'un conflit ayant fait près de 3.000 morts, déclenché suite au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle de novembre 2010 face à Alassane Ouattara, investi chef de l'Etat le 21 mai.



Côte d'Ivoire: Le chef par intérim du Front populaire ivoirien, Mamadou Koulibaly, quitte le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, annonce la création d'un nouveau parti dénommé Liberté et démocratie pour la République (Lider)

ABIDJAN, 11 juil 2011 - Le chef du Front populaire ivoirien (FPI), Mamadou Koulibaly, a annoncé lundi qu'il quittait le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril après quatre mois de crise post-électorale, en dénonçant le refus du "changement" en son sein. "Mon engagement au sein du FPI étant allé jusqu'à l'épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j'ai décidé d'y mettre un terme", a déclaré devant la presse M. Koulibaly, président de l'Assemblée nationale devenu chef par intérim du FPI après la chute de Laurent Gbagbo. Pour faire vivre une "opposition forte" au "pouvoir présidentialiste absolu" du nouveau chef de l'Etat Alassane Ouattara, il a annoncé la création d'un parti dénommé Liberté et démocratie pour la République (Lider). Des législatives sont prévues en fin d'année. "Suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement, même indispensable, qui pourrait selon elle l'affaiblir", a affirmé M. Koulibaly. "S'abritant derrière le prétexte que tout changement serait assimilable à une traîtrise envers des camarades emprisonnés et exilés, elle cherche surtout à préserver des chasses gardées personnelles au détriment de l'intérêt général et à masquer sa propre trahison envers nos militants, nos idéaux, la Côte d'Ivoire et la cause africaine", a-t-il accusé. Mamadou Koulibaly était devenu président par intérim du parti créé par M. Gbagbo après la chute de ce dernier ainsi que l'arrestation ou l'exil de la plupart des hauts cadres du FPI. Le président en titre du parti, Pascal Affi N'Guessan, est en résidence surveillée dans le nord du pays, de même que Laurent Gbagbo, son épouse Simone et douze de leurs proches. Vingt-quatre personnalités du régime déchu, inculpées d'atteinte à la sûreté de l'Etat ou de détournement de fonds, ont été en outre incarcérées samedi à Boundiali (nord). Mamadou Koulibaly avait suscité d'importants remous dans le parti en émettant de fortes critiques sur l'attitude de l'ex-chef d'Etat durant la crise et le comportement du FPI au pouvoir (2000-2011). La Côte d'Ivoire sort d'une très grave crise (3.000 morts) née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 face à Alassane Ouattara, investi chef de l'Etat le 21 mai. Universitaire et économiste, M. Koulibaly, 54 ans, était une personnalité atypique au FPI. Originaire du nord majoritairement musulman, il était un cacique d'un parti largement dominé par des chrétiens, de l'ouest notamment. Farouche nationaliste, il professait des idées libérales au sein d'une formation d'idéologie socialiste. Il a constamment dénoncé les accords de paix signés depuis le coup d'Etat manqué de 2002 contre Laurent Gbagbo. Ce putsch raté a donné naissance à une rébellion qui contrôlera le nord pendant plus de huit ans avant d'arrêter, sous le nom de Forces républicaines (FRCI), Laurent Gbagbo en avril 2011 lors d'une offensive sur Abidjan appuyée par la France et l'ONU. "Les préalables du désarmement des rebelles et du redéploiement de l'administration sur l'intégralité du territoire n'avaient pas été remplis", a-t-il redit, jugeant que dans ces conditions le scrutin de 2010 ne pouvait pas se tenir.



Côte d'Ivoire: Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi la reprise de son aide à la Côte d'Ivoire et a donné son accord pour le décaissement de 129 millions de dollars au titre de la Facilité de crédit rapide

WASHINGTON, 8 juil 2011 - Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi la reprise de son aide à la Côte d'Ivoire, suspendue pendant la crise politique qui avait suivi l'élection présidentielle de novembre. L'institution a indiqué dans un communiqué que son conseil d'administration avait donné son accord à un décaissement de 129 millions de dollars au titre de la Facilité de crédit rapide. Le Fonds avait accordé en mars 2009 un prêt de quelque 330 millions d'euros au pays, dont trois tranches seulement ont été versées sur les sept prévues à l'origine. Après l'élection présidentielle de novembre 2010, cette aide s'était arrêtée à cause de la crise provoquée par la décision du sortant Laurent Gbagbo de s'accrocher au pouvoir malgré sa défaite. Le prêt a finalement été annulé. Le vainqueur de l'élection, Alassane Ouattara, un ancien économiste du FMI, a été investi le 21 mai. C'est avec lui que l'institution coopère désormais. "Cette crise a pratiquement paralysé l'activité économique du pays et entraîné une contraction brutale en 2011, qui d'après les projections provisoires devrait représenter 6 à 7% du produit intérieur brut", a indiqué le Fonds. Le FMI compte travailler avec la Côte d'Ivoire sur un nouveau prêt. "Les autorités ont fait part de leur intention de solliciter un nouvel accord [...] d'ici fin 2011, dès qu'elles seront en mesure d'élaborer un programme économique à moyen terme", a-t-il souligné.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien prévoit une récession de 6,3% en 2011, contrecoup de la très grave crise post-électorale sur la plus importante économie d'Afrique de l'Ouest francophone

ABIDJAN, 23 juin 2011 - La Côte d'Ivoire prévoit une récession de 6,3% en 2011, contrecoup de la très grave crise post-électorale sur la plus importante économie d'Afrique de l'Ouest francophone, a annoncé jeudi le gouvernement. "Malgré un environnement relativement favorable", marqué par "une croissance prévue d'environ 4% dans la zone Uémoa" (Union économique et monétaire ouest-africaine), "notre pays connaîtra une croissance négative de 6,3%, soit une perte de près de 10 points par rapport à 2009 et 2010", selon un communiqué du Conseil des ministres. "Cette baisse importante est liée aux conséquences de la crise socio-politique (...) au cours des quatre premiers mois de l'année et dont les effets seront malheureusement encore visibles une grande partie de 2011", poursuit le gouvernement. "L'activité économique reprend timidement en raison des perturbations subies par tous les secteurs d'activité", liées notamment aux pillages et à l'insécurité, ajoute-t-il. Le budget adopté par le gouvernement du président Alassane Ouattara, aux commandes du pays depuis avril, est toutefois de 3.050 milliards FCFA (environ 4,6 mds EUR), en croissance de 5,3% par rapport à 2010. Cette hausse s'explique par les "exigences de la reconstruction post-crise" et "la nécessité d'honorer les engagements de la dette publique, notamment extérieure", en vue d'obtenir une quasi-suppression de la dette dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, selon le communiqué. Selon des sources proches du dossier, la Côte d'Ivoire, qui depuis la fin de la crise post-électorale en avril reçoit de nouveau le soutien de ses partenaires internationaux, devrait pouvoir décrocher cet effacement de dette mi-2012.



Côte d'Ivoire: Les gouverneurs de la BAD ont par ailleurs décidé d'accorder à la Côte d'Ivoire une aide de 160 millions de dollars consacrée à l'éducation, la santé et aux infrastructures

LISBONNE, 10 juin 2011 - Les gouverneurs de la Banque africaine de Développement ont confirmé vendredi à Lisbonne le principe d'un retour de l'institution à Abidjan d'ici à trois ans, a annoncé le vice-président de la BAD, Nkosana D. Moyo. "La banque a décidé qu'elle se donnait encore trois ans en Tunisie", où elle s'était installée provisoirement en 2003 en raison des troubles en Côte d'Ivoire, mais "peut à tout moment au cours de cette période retourner à Abidjan", a précisé M. Moro, lors d'une conférence de presse à l'issue des Assemblées annuelles de la BAD. Le retour de la BAD dépendra du "rétablissement de conditions de sécurité acceptables" et de la "réhabilitation des bâtiments de la banque, endommagés", a-t-il ajouté. Les gouverneurs de la BAD ont par ailleurs décidé d'accorder à la Côte d'Ivoire une aide de 160 millions de dollars (111 MEUR) consacrée à l'éducation, la santé et aux infrastructures, et confirmé un financement de 500 millions de dollars (347 MEUR) en faveur de la Tunisie, dont le principe avait déjà été adopté en mai. Cette aide devrait être suivie "d'ici la fin de l'année" d'un financement supplémentaire équivalent, a précisé le président de la BAD Donald Kaberuka. La BAD a également signé un accord avec le Zimbabwe d'un montant de 30 millions de dollars (55 MEUR) destiné à améliorer les services d'eau et d'assainissement. Enfin, les gouverneurs de la BAD se sont prononcés en faveur d'un soutien à l'Egypte, dont les modalités seront précisées d'une "prochaine visite" de M. Kaberuka dans ce pays. La deuxième journée des Assemblées annuelles de la BAD a été marquée par la visite de la ministre française des Finances Christine Lagarde venue défendre sa candidature à la direction du FMI. Mme Lagarde y a reçu le soutien des pays de l'Afrique sub-saharienne alors que, la veille, l'Union africaine (UA) avait estimé qu'il était "temps à présent pour un non-Européen, particulièrement un Africain, d'être à la tête du FMI". Interrogée sur la position de la BAD à cet égard, sa secrétaire-générale Cecilia Akintomide a seulement déclaré: "il n'y en a pas". Les prochaines assemblées annuelles de la BAD se tiendront à partir du 31 mai 2012 à Arusha.



Côte d'Ivoire: Liste complète du nouveau gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara formé mercredi 1er juin 2011

ABIDJAN, 1 juin 2011 - Le nouveau gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara, investi fin mai après une sanglante crise post-électorale, a été formé mercredi et ne compte pas de représentant du camp de l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo, a-t-on appris de source officielle. Toujours dirigé par le Premier ministre Guillaume Soro, également ministre de la Défense, ce cabinet comprend 36 ministres, selon le décret lu devant la presse par le secrétaire général de la présidence Amadou Gon Coulibaly au palais présidentiel d'Abidjan. M. Ouattara a été solennellement investi le 21 mai, épilogue d'une crise meurtrière née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010. L'ex-chef d'Etat a été placé en résidence surveillée à Korhogo (nord) peu après son arrestation le 11 avril, après dix jours de guerre à Abidjan entre ses fidèles et les combattants de son rival, appuyés par la mission onusienne Onuci et la force française Licorne. Près de 3.000 personnes ont trouvé la mort durant la crise, selon les nouvelles autorités.


Liste complète du gouvernement de la Côte d'Ivoire formé le 1er juin 2011:


Premier Ministre, Ministre de la Défense : SORO Kigbafori Guillaume

Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Me Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur : Hamed BAKAYOKO

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères : Daniel Kablan DUNCAN

Ministre d’Etat, Ministre de l`Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONE

Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement : Albert Toikeusse MABRI

Ministre de l’Economie et des Finances : Charles Koffi DIBY

Ministre de l’Industrie : Moussa DOSSO

Ministre des Infrastructures Economiques : Patrick ACHI

Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie : Adama TOUNGARA

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA : Prof. Thérèse Aya N`DRI-YOMAN

Ministre de l’Education Nationale : Kandia Kamissoko CAMARA

Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme administrative : Konan GNAMIEN

Ministre de l`Artisanat et de la Promotion des PME : Sidiki KONATE

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : CISSE Ibrahima

Ministre des Ressources Animale et Halieutiques : Kobena Kouassi ADJOUMANI

Ministre de l’Agriculture : Mamadou Sangafowa COULIBALY

Ministre du Commerce : Dagobert BANZIO

Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Albert FLINDE

Ministre chargé des Droits de l`Homme et des Libertés publiques : Gnenema COULIBALY

Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou BANDAMA

Ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant : Mme Raymonde Goudou COFFIE

Ministre de la Communication : Souleymane Coty DIAKITE

Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Remi Kouadio ALLAH

Ministre du Tourisme : Charles Aké ATCHIMON

Ministre de la Construction, de l`Assainissement et de l`Urbanisme : Mamadou SANOGO

Ministre des Sports et Loisirs : Philippe LEGRE

Ministre de la Poste et des Technologies de l`Information et de la Communications : Bruno Nabagné KONE

Ministre des Transports : Gaoussou TOURE

Ministre des Eaux et Fôrets : Clément Bouéka NABO

Ministre chargé de l`Intégration africaine : Adama BICTOGO

Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique : Alain Michel LOBOGNON

Ministre de la Promotion du Logement : Mme Nialé KABA

Ministre chargé des ex-Combattants et des Victimes de guerre : Mathieu Babaud DARRET

Ministre de la Salubrité urbaine : Anne Désirée OULOTO

Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Défense : Paul Koffi KOFFI




Côte d'Ivoire: En marge du sommet du G8 à Deauville, le Président ivoirien a annoncé que "la Côte d'Ivoire a besoin de 15 à 20 milliards d'euros pour les cinq prochaines années"

PARIS, 27 mai 2011 - "La Côte d'Ivoire a besoin de 15 à 20 milliards d'euros pour les cinq prochaines années", a déclaré vendredi sur la radio française Europe 1 le président ivoirien Alassane Ouattara, avant de se rendre au sommet du G8 à Deauville (nord-ouest). "C'est l'évaluation de mon programme", a dit le président ivoirien, investi le 21 mai après six mois d'une sanglante crise post-électorale. "Je souhaite que ce soit une confirmation de l'appréciation de la démocratie en Côte d'Ivoire, il faut réduire la pauvreté, il faut faire sortir la Côte d'Ivoire de cette longue période d'agonie économique et réconcilier les Ivoiriens", a-t-il ajouté. "Il y a un prix à payer et je compte sur le G8 pour le faire dans le cadre d'un partenariat", a dit cet ancien directeur général adjoint du FMI



Côte d'Ivoire: Alassane Ouattara, 69 ans, a été solennellement investi président de la République de Côte d'Ivoire, samedi à Yamoussoukro, après six mois d'une crise post-électorale meurtrière,

YAMOUSSOUKRO, 21 mai 2011 - Alassane Ouattara, 69 ans, a été solennellement investi président de la République de Côte d'Ivoire, samedi à Yamoussoukro, après six mois d'une crise post-électorale meurtrière, ont constaté des journalistes de l'AFP. La grande chancelière de l'Ordre national a remis au président Ouattara le titre de grand maître de l'Ordre, lors d'une cérémonie dans la capitale politique en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et dirigeants africains, du président français Nicolas Sarkozy et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. M. Ouattara a été investi près de six mois après l'élection présidentielle du 28 novembre, perdue par son rival, le président sortant Laurent Gbagbo, qui avait refusé de quitter le pouvoir et plongé le pays dans une grave crise et des violences ayant ont fait près de 3.000 morts. Au pouvoir depuis l'arrestation le 11 avril de M. Gbagbo à l'issue de 15 jours de guerre, M. Ouattara a été proclamé président le 5 mai et a prêté serment le lendemain à Abidjan.



Côte d'Ivoire: Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a mis fin vendredi aux fonctions des présidents du Conseil économique et social et de la Cour suprême, du Grand chancelier de l'ordre et de deux membres de la Cour constitutionnelle

ABIDJAN, 14 mai 2011 - Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a mis fin vendredi aux fonctions des présidents du Conseil économique et social et de la Cour suprême, du Grand chancelier de l'ordre et de deux membres de la Cour constitutionnelle, proches ou soutiens de l'ex-président Laurent Gbagbo. M. Ouattara a mis fin aux fonctions de Laurent Dona Fologo à la tête du Conseil écononomique et social, le troisième personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire, selon un communiqué de la présidence publié vendredi soir. En mars, en pleine crise post-électorale née de la présidentielle contestée de novembre 2010, M. Fologo avait notamment déclaré: "On ne négocie pas les résultats d'une élection, il n'y a rien à négocier (...) Quel type de compromis on peut trouver après des élections entre quelqu'un qui été élu (ndlr M. Gbagbo) et l'autre (ndlr M. Ouattara) qui n'a pas été élu?". Il a été remplacé par Marcel Zadi Kessy, président du Conseil d'administration du groupe Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE)-Société de distribution d'eau de la Côte d'Ivoire (Sodeci). Le chef de l'Etat a également démis le président de la Cour suprême, Koné Tia, et le Grand chancelier de l'ordre national de la République de Côte d'Ivoire, le général Issouf Koné. Peu après l'arrestation le 11 avril de Laurent Gbagbo, MM. Tia et Koné avaient fait ensemble allégeance à M. Ouattara. Le premier a été remplacé par le magistrat hors hiérarchie Mamadou Koné, et le second par Henriette Dagri-Diabaté, professeur d'histoire. Enfin deux membres du Conseil constitutionnel, MM. Jacques André Daligou Monoko et Félix Tano Kouakou, qui figurent sur la liste des proches de Laurent Gbagbo sanctionnés par l'Union européenne, ont aussi été démis de leurs fonctions. Le président Ouattara, qui a prêté serment le 6 mai et sera investi le 21 mai à Yamoussoukro, a par ailleurs signé l'ordonnance créant la Commission dialogue, vérité et réconciliation, qui sera dirigée par l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny.



Côte d'Ivoire: Les Etats-Unis ont annoncé jeudi dans un communiqué le déblocage de 8,5 millions de dollars destinés aux centaines de milliers d'Ivoiriens réfugiés ou déplacés en raison de la crise politique qui a déchiré le pays pendant quatre mois

WASHINGTON, 5 mai 2011 - Les Etats-Unis ont annoncé jeudi dans un communiqué le déblocage de 8,5 millions de dollars destinés aux centaines de milliers d'Ivoiriens réfugiés ou déplacés en raison de la crise politique qui a déchiré le pays pendant quatre mois. Washington accorde 6,5 millions de dollars au Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) ainsi que 2 millions de dollars au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en faveur des 170.000 Ivoiriens réfugiés à l'étranger et aux centaines de milliers d'autres déplacés à l'intérieur même du pays, a précisé le département d'Etat dans un communiqué. Ces fonds doivent servir à fournir des médicaments et de l'eau potable aux populations concernées ainsi qu'à l'entretien des camps.



Côte d'Ivoire: Le Conseil constitutionnel a proclamé jeudi Alassane Ouattara "président de la République de Côte d'Ivoire", après cinq mois de crise liée à la contestation de la présidentielle du 28 novembre

ABIDJAN, 5 mai 2011 - Le Conseil constitutionnel a proclamé jeudi Alassane Ouattara "président de la République de Côte d'Ivoire", après cinq mois de crise liée à la contestation de la présidentielle du 28 novembre par le chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril, a constaté l'AFP. "Le Conseil constitutionnel proclame M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d'Ivoire et l'incite à prêter serment en audience solennelle dans les meilleurs délais", a déclaré Paul Yao N'Dré, le président du Conseil lors d'une déclaration à Abidjan. Le 3 décembre 2010, M. Yao N'Dré, proche de Laurent Gbagbo, avait ouvert la plus grave crise de l'histoire du pays en proclamant M. Gbagbo réélu avec 51,45% des suffrages au scrutin du 28 novembre. Le Conseil venait alors d'invalider les résultats de la commission électorale indépendante, certifiés par l'ONU, donnant M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des votes. Le Conseil constitutionnel a proclamé M. Ouattara président après avoir "fait siennes" les décisions "contraignantes" prises par l'Union africaine (UA) qui avait reconnu la victoire de M. Ouattara et demandé le départ de M. Gbagbo, a déclaré M. Yao N'Dré, en lisant la décision du Conseil. Dans sa décision, le Conseil précise également que la Côte d'Ivoire étant membre de l'UA, "les normes et dispositions internationales acceptées par les organes nationaux compétents ont une autorité supérieure à celles des lois et décisions juridictionnelles internes". Le camp du président déchu Laurent Gbagbo s'était toujours prévalu de la décision du Conseil constitutionnel pour affirmer la légitimité de sa victoire de M. Gbagbo. "La vérité des urnes vient d'être confirmée par le Conseil constitutionnel. Le parcours a été long. Toute la communauté internationale a suivi le processus électoral, c'est dommage qu'on soit passé par d'autres chemins pour en arriver là", a déclaré à la presse le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou, peu après la décision du Conseil constitutionnel. Les violences lors de crise post-électorale née de la présidentielle du 28 novembre et les 15 jours de guerre qui ont abouti à l'arrestation de M. Gbagbo le 11 avril, ont fait près de 3.000 morts, selon les autorités, et environ un million de déplacés. Le président Ouattara devrait prêter serment le 21 mai lors de son investiture dans la capitale politique Yamoussoukro.



Côte d'Ivoire: Une première aide de 44 millions d'euros en faveur de la reconstruction de la Côte d'Ivoire sera débloquée lors de la visite vendredi à Abidjan du commissaire européen chargé de l'aide au Développement

BRUXELLES, 4 mai 2011 - Une première aide de 44 millions d'euros en faveur de la reconstruction de la Côte d'Ivoire sera débloquée lors de la visite vendredi à Abidjan du commissaire européen chargé de l'aide au Développement, Andris Piebalgs, a indiqué Bruxelles mercredi. "Trois projets d'un montant total de 44 millions d'euros en faveur du secteur agricole (26 millions d'euros) et de la réforme du secteur de la justice (18 millions) seront signés" lors de cette visite, la première d'un responsable européen en Côte d'Ivoire depuis la fin du conflit entre partisans de Laurent Gbagbo et d'Alassane Ouattara, selon un communiqué de la Commission. Comme indiqué lundi de source européenne, le commissaire rencontrera le président Ouattara et d'autres ministres pour discuter de l'aide européenne à la reconstruction et au processus de réconciliation du pays. "J'avais pris l'engagement de venir en Côte d'Ivoire dès la fin de la crise, afin d'exprimer l'engagement de l'Union européenne à soutenir le pays et son gouvernement dans ses efforts en faveur du rétablissement de la stabilité politique, de l'ordre démocratique, et de la reprise économique", a déclaré avant son départ le commissaire européen, cité dans le communiqué. "Je vais discuter avec les autorités du pays des besoins prioritaires et je ferai en sorte que l'aide de l'UE soit livrée rapidement. L'UE sera aux côtés du Président Ouattara sur le long-terme dans ses efforts pour réconcilier et relancer le développement du pays", a-t-il ajouté. Le 12 avril, la Commission européenne avait annoncé une enveloppe de 180 millions d'euros, dont font partie les 44 millions qui seront débloqués vendredi, pour aider à la reconstruction économique du pays, la réconciliation et la démocratie. Locomotive de l'Afrique de l'Ouest francophone et leader de l'Union économique et monétaire régionale (Uémoa, dont elle représente 40% du PIB), la Côte d'Ivoire traverse toutefois actuellement la plus grave crise économique et sociale de son histoire. M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les forces du président Alassane Ouattara, appuyées par la France et l'ONU après une guerre de dix jours dans Abidjan et près de cinq mois de crise post-électorale.



Côte d'Ivoire: L'ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny sera prochainement nommé président de la "Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation" en Côte d'Ivoire

ABIDJAN, 1 mai 2011 - L'ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny sera prochainement nommé président de la "Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation" en Côte d'Ivoire, a annoncé dimanche le président ivoirien Alassane Ouattara. "A ma gauche se trouve le Premier ministre Charles Konan Banny. Il se trouve ici car nous avons très prochainement l'intention de le nommer président de la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation", a déclaré à la presse M. Ouattara, juste avant de recevoir avec M. Bany les membres du groupe dit des Elders (Anciens) Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson, au Golf Hotel d'Abidjan. M. Banny, 69 ans, a été Premier ministre de transition de Laurent Gbagbo de décembre 2005 à mars 2007, alors que la Côte d'Ivoire traversait une crise née en 2002 avec la tentative de coup d'Etat contre le président Gbagbo. Cacique du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique), diplômé de l'Ecole supérieure de sciences économiques et commerciale (Essec) de Paris, il a dirigé la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO) entre 1990 et 2005. Le président Ouattara avait annoncé son intention de créer une "Commission Vérité et Réconciliation à l'image de ce qui a été fait en Afrique du Sud", dans un entretien au quotidien français La Croix de jeudi. L'instance sera présidée par "un laïc accompagné par deux religieux: un chrétien et un musulman", avait-il précisé. "Nous avons ajouté le mot +dialogue+ (pour le nom de la Commission) parce que c'est important dans la culture ivoirienne", a déclaré dimanche le chef de l'Etat, avant son entretien avec les membres des "Elders". M. Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, Mgr Tutu, prix Nobel de la Paix, Mme Robinson, ancienne Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, sont arrivés dimanche à Abidjan. Leur visite de deux jours a pour objectif de promouvoir "l'apaisement et la réconciliation", après une crise post-électorale de plus de quatre mois qui s'est soldée le 11 avril par l'arrestation de l'ex-président Laurent Gbagbo et l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara, qui avait remporté le scrutin présidentiel du 28 novembre. "On est venu apporter notre soutien (...) aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens, au pays et au gouvernement. Il y a énormément à faire, et par notre présence ici on veut savoir comment vous aider", a dit Koffi Annan, en qualifiant le processus de réconciliation d'"absolument nécessaire". Près de 3.000 personnes ont été tuées lors des plus de quatre mois de crise et de combats en Côte d'Ivoire, selon les autorités. Les Nations unies font état de plus de 1.000 morts.



Côte d'Ivoire: Les autorités ivoiriennes ont annoncé mercredi que les banques, fermées à cause de la crise post-électorale et des combats qui ont conduit à la chute de l'ex-président Laurent Gbagbo, rouvraient jeudi, permettant notamment le paiement des salaires des fonctionnaires

ABIDJAN, 27 avr 2011 - Les autorités ivoiriennes ont annoncé mercredi que les banques, fermées à cause de la crise post-électorale et des combats qui ont conduit à la chute de l'ex-président Laurent Gbagbo, rouvraient jeudi, permettant notamment le paiement des salaires des fonctionnaires. "Conformément à l'engagement pris par le président de la République (Alassane Ouattara), les Ivoiriens vont avoir leur salaire du mois d'avril et du mois de mars à partir de demain (jeudi). Les éléments de salaires ont été déposés hier dans les banques, qui les ont traités dans le courant de la journée", a déclaré le directeur général du Trésor, Koné Adama, à la télévision ivoirienne TCI. "Nous avons eu une séance de travail avec l'association des banques ce matin, elles nous ont confirmé qu'elles étaient ouvertes demain (jeudi) et que les Ivoiriens pourraient récupérer leurs salaires", a-t-il ajouté. "L'Etat a les ressources nécessaires pour payer les deux mois" de salaire des fonctionnaires, a de son côté assuré le ministre de l'Economie et des Finances, Charles Diby Koffi. Selon l'association ivoirienne des banques, l'ouverture des guichets des banques à la clientèle se fera "progressivement" à compter de jeudi 8H00 (locales et GMT) dans tous les établissements sur l'ensemble du territoire, à l'exception des quartiers Yopougon (ouest) Abobo (nord) d'Abidjan, où des groupes armés incontrôlés étaient encore présents ces derniers jours. Les banques commerciales de Côte d'Ivoire avaient toutes fermé en début d'année en raison de la crise post-électorale née de la présidentielle du 28 novembre, à l'exception des banques publiques. Le régime de Laurent Gbagbo avait "réquisitionné" deux banques, la SGBCI et la Bicici, filiales ivoiriennes des groupes français Société Générale et BNP-Paribas, ouvertes jusqu'au début des combats fin mars. A Paris, la Société Générale a confirmé qu'elle prévoyait de rouvrir jeudi la presque totalité des agences de sa filiale SGBCI. Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril à Abidjan par les forces soutenant le président élu Alassane Ouattara qui exerce désormais le pouvoir en Côte d'Ivoire.



Côte d'Ivoire: La Commission européenne a annoncé mardi avoir doublé son aide humanitaire à la Côte d'Ivoire, de 30 à 60 millions d'euros, pour faire face notamment aux besoins alimentaires de la population éprouvée par la crise politique qui a ébranlé le pays

BRUXELLES, 19 avr 2011 - La Commission européenne a annoncé mardi avoir doublé son aide humanitaire à la Côte d'Ivoire, de 30 à 60 millions d'euros, pour faire face notamment aux besoins alimentaires de la population éprouvée par la crise politique qui a ébranlé le pays. Cette aide sera consacrée principalement aux besoins du pays en matière de santé, d'eau, et d'assistance alimentaire, a précisé à l'AFP Raphaël Brigandi, porte-parole de la commissaire européenne chargée de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva. Indépendamment de l'assistance humanitaire, la Commission européenne avait débloqué la semaine dernière 180 millions d'euros pour aider à la reconstruction économique du pays, la réconciliation, la démocratie. Les combats entre partisans du président sortant Laurent Gbagbo et du vainqueur de l'élection présidentielle reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, ont provoqué ces derniers mois la fuite de centaines de milliers d'Ivoiriens, à l'intérieur du pays mais aussi vers la Guinée et le Liberia. Malgré l'arrestation le 11 avril de M. Gbagbo, le pays reste encore durement éprouvé et a du mal à retrouver une vie normale, au terme de plus de quatre mois d'une crise post-électorale qui a fait près de 900 morts selon l'ONU.



Côte d'Ivoire: Les pays membres de la Zone Franc, réunis à N'Djamena le mardi 12 avril,
ont exprimé leur solidarité et leur soutien aux populations ivoiriennes et la France a fait part de l’intention de la France d’apporter très rapidement un soutien financier exceptionnel de 400 millions d’euros pour financer les dépenses d’urgence

Réunis à N’Djamena le mardi 12 avril, les ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la Zone franc ont exprimé leur solidarité et leur soutien aux populations ivoiriennes dans l’épreuve, et se sont félicités de la résolution en cours de la crise ivoirienne.

M. Charles Koffi Diby, Ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire, a remercié ses pairs pour leur appui sans faille au cours des derniers mois. Le ministre a présenté les mesures qui allaient être mises en œuvre pour faire face à l’urgence et relancer l’économie dans les meilleurs délais, qui suppose un redémarrage rapide de l’activité du secteur bancaire.

Les ministres et les institutions de la Zone franc ont réitéré leur très ferme condamnation des agressions commises contre les institutions régionales de l’UEMOA et réaffirmé leur engagement unanime à appuyer les autorités ivoiriennes dans leur effort de réconciliation et de reconstruction.

Mme Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, a notamment fait part de l’intention de la France d’apporter très rapidement un soutien financier exceptionnel de 400 millions d’euros pour financer les dépenses d’urgence au bénéfice des populations, assurer le redémarrage des services publics essentiels et de l’activité économique et permettre l’apurement des arriérés multilatéraux.

Les participants se sont engagés à plaider résolument, aux côtés de leur collègue ivoirien, pour un réengagement rapide du FMI et de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire lors des prochaines assemblées de printemps, avec des instruments adaptés à l’urgence et à la gravité de la situation aux plans économique, financier et humanitaire. Enfin, les ministres ont appelé à un retour effectif, dans les meilleurs délais, de la Banque Africaine de Développement à Abidjan.

Enfin, tirant les enseignements de la crise ivoirienne et dans le cadre de leurs efforts d’approfondissement de l’intégration régionale, les participants ont décidé d’engager une réflexion pour mettre en place un mécanisme de solidarité régionale d’assistance à la gestion de crise.





Côte d'Ivoire: L'Union européenne a annoncé vendredi avoir levé ses sanctions à l'encontre de deux grands ports de Côte d'Ivoire, Abidjan et San Pedro, ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao, afin de soutenir Alassane Ouattara

BRUXELLES, 8 avr 2011 - L'Union européenne a annoncé vendredi avoir levé ses sanctions à l'encontre de deux grands ports de Côte d'Ivoire, Abidjan et San Pedro, ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao, afin de soutenir Alassane Ouattara. Les 27 pays de l'UE ont "décidé aujourd'hui de lever immédiatement les mesures restrictives prises à l'encontre de certaines entités, afin de soutenir les autorités légitimes de la Côte d'Ivoire, en réponse à leur demande", a indiqué un communiqué de l'UE. "Les ports autonomes d'Abidjan et de San Pedro, la Société ivoirienne de raffinage et le Comité de gestion de la filière café et cacao sont retirés de la liste des entités soumises par l'Union européenne à un gel des avoirs", ajoute le texte. La décision a été prise via une procédure accélérée entre les gouvernements européens. Elle répond à une demande explicite exprimée la veille par Alassane Ouattara, président de Côte d'Ivoire internationalement reconnu. "J'ai demandé que les sanctions de l'Union européenne sur le port d'Abidjan et San Pedro et sur certaines entités publiques du fait du régime illégitime de Laurent Gbagbo soient levées", avait-il annoncé dans une adresse télévisée à la nation.



Côte d'Ivoire: L'Union africaine a nommé samedi l'ex-ministre cap-verdien des Affaires étrangères José Brito comme son haut représentant en Côte d'Ivoire, chargé d'organiser des négociations entre parties ivoiriennes pour résoudre la crise post-électorale

ABIDJAN, 26 mars 2011 - L'Union africaine a nommé samedi l'ex-ministre cap-verdien des Affaires étrangères José Brito comme son haut représentant en Côte d'Ivoire, chargé d'organiser des négociations entre parties ivoiriennes pour résoudre la meurtrière crise post-électorale, selon un communiqué. Il "oeuvrera notamment à la tenue, sous l'égide de l'UA et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de négociations entre les parties ivoiriennes afin d'élaborer un schéma de mise en oeuvre des propositions" entérinées par l'UA le 10 mars à Addis Abeba, indique ce texte reçu par l'AFP à Abidjan. L'Union africaine avait alors entériné les conclusions du panel de chefs d'Etat nommé sur ce dossier, qui reconnaissait Alassane Ouattara comme président légitime après le scrutin de novembre, contre le chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo, qui reste au pouvoir malgré les pressions internationales. L'UA demandait aussi à M. Ouattara de mettre en place un gouvernement d'ouverture et d'aider à trouver "une sortie honorable" pour son rival. Les négociations prévues pour mettre en oeuvre ces décisions sous l'égide du haut représentant de l'UA étaient censées s'ouvrir jeudi dernier, selon le calendrier initial. La crise post-électorale a fait plus de 460 morts depuis fin 2010 selon l'ONU, engendré une très grave crise humanitaire et menace de plonger le pays dans la guerre civile. Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a "réitéré l'appel" de l'organisation aux parties ivoiriennes "pour qu'elles coopèrent pleinement à la mise en oeuvre de la solution politique d'ensemble à la crise ivoirienne". "Il leur demande instamment de faire preuve de la plus grande retenue et d'éviter l'escalade de la tension afin que le peuple ivoirien puisse bénéficier de la paix, de la stabilité et de la réconciliation que l'Afrique dans son ensemble appelle de tous ses voeux", conclut le communiqué. A Addis Abeba, le camp Gbagbo avait jugé les décisions de l'UA "inacceptables". Cependant, le 18 mars, Laurent Gbagbo avait "pris acte des cadres de discussion proposés" par l'UA et dit attendre la venue du haut représentant pour "envisager" un "schéma de dialogue interivoirien", sans dire ce qui selon lui devait être à l'ordre du jour des discussions. Le camp Ouattara avait rejeté cette offre de dialogue et redemandé le départ du président sortant.



Côte d'Ivoire: Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a "entériné" les recommandations d'un panel sur la Côte d'Ivoire, qui a confirmé qu'Alassane Ouattara était le président élu de Côte d'Ivoire

ADDIS ABEBA, 11 mars 2011 - Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a "entériné" les recommandations d'un panel sur la Côte d'Ivoire, qui a confirmé qu'Alassane Ouattara était le président élu de Côte d'Ivoire, a rapporté vendredi un haut responsable de l'UA. "Le Conseil de paix et de sécurité (de l'UA) a entériné les recommandations du panel de haut niveau ainsi que la proposition d'une solution politique générale à la crise en Côte d'Ivoire", a déclaré le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, rendant compte à la presse des décisions de cette institution. Le panel, composé de cinq chefs d'Etat africains, a recommandé de considérer M. Ouattara comme le président élu de Côte d'Ivoire, dans le droit fil des positions précédentes de l'UA, et de demander au Conseil constitutionnel de ce pays d'organiser son investiture. Le groupe de chefs d'Etat demande également à M. Ouattara de mettre en place un gouvernement d'ouverture et d'aider à trouver "une sortie honorable" pour le président sortant Laurent Gbagbo. Les partisans de ce dernier ont cependant d'ores et déjà jugé "inacceptables" les décisions du panel. Le Conseil de paix et de sécurité a également décidé "de réunir d'ici deux semaines sous les auspices de l'UA et de la Cedeao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) des négociations entre les parties ivoiriennes pour mettre au point les modalités d'application des propositions" arrêtées par le panel. Enfin, le Conseil a demandé au président de la Commission de l'UA Jean Ping de nommer "un haut représentant pour la mise en oeuvre de la solution globale" retenue pour la Côte d'Ivoire, a également indiqué M. Lamamra. Le Conseil de paix et de sécurité réunit 15 pays membres de l'UA, dont un peu moins d'une dizaine étaient représentés jeudi et vendredi à Addis Abeba par leur président.



Côte d'Ivoire: Le président des Etats-Unis Barack Obama a débloqué 12,6 millions de dollars d'aide humanitaire pour les personnes réfugiées et déplacées en raison des troubles récents en Côte d'Ivoire

WASHINGTON, 7 mars 2011 - Le président des Etats-Unis Barack Obama a débloqué 12,6 millions de dollars d'aide humanitaire pour les personnes réfugiées et déplacées en raison des troubles récents en Côte d'Ivoire, a annoncé lundi la Maison Blanche. Dans un décret, M. Obama a ordonné la mise à disposition de cette somme pour alimenter le fonds américain d'urgence pour l'assistance aux réfugiés géré par le département d'Etat, estimant qu'il était "important pour l'intérêt national" américain de prendre une telle mesure. Ces fonds doivent permettre de "répondre à des besoins urgents liés aux migrations ou aux réfugiés", dont via des contributions à "des organisations internationales, gouvernementales et non-gouvernementales", selon la même source. Cette annonce est intervenue alors que les violences ont redoublé ces deux dernières semaines dans le quartier d'Abobo, dans le nord d'Abidjan, avec des affrontements sanglants entre Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et des insurgés armés, accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) alliée à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle de fin 2010 par la communauté internationale. Ces combats, dans lesquels le camp Ouattara a nié toute implication, ont fait fuir plus de 200.000 personnes, selon l'ONU.



Côte d'Ivoire: Les cours du cacao sont montés mardi à leur plus haut niveau depuis 32 ans, soit 3 666 dollars la tonne, portés par des inquiétudes sur la situation en Côte d'Ivoire

LONDRES, 22 fév 2011 - Les cours du cacao sont montés mardi à leur plus haut niveau depuis 32 ans, portés par des inquiétudes sur la situation en Côte d'Ivoire, théâtre d'un regain de tension ces derniers jours, alors qu'un arrêt temporaire des exportations de fève brune pourrait être prorogé. Sur le NYBoT-ICE américain, la tonne de cacao pour livraison en mars a atteint mardi 3.666 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 12 janvier 1979. Sur le Liffe de Londres, le contrat pour livraison en mars a grimpé jusqu'à 2.378 dollars la tonne, un sommet depuis fin juillet, et se rapprochait d'un record depuis 33 ans atteint en juin. "L'escalade de la violence en Côte d'Ivoire propulse les cours du cacao" à de nouveaux sommets, observait Yingxi Yu, analyste chez Barclays Capital. La crise ivoirienne a fait au moins 300 morts dans des violences depuis mi-décembre, selon l'ONU, et Abidjan connaît un regain de tension ces derniers jours. Depuis fin novembre, la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de fève brune, est divisée entre le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale. M. Ouattara avait demandé fin janvier un arrêt des exportations de cacao jusqu'au 23 février, un appel respecté par les grands négociants et chocolatiers. Selon certains médias, cet arrêt pourrait être prorogé jusqu'au 10 mars. Ainsi, depuis un mois, le marché ivoirien du cacao est fortement perturbé, et les stocks de fève brune invendus s'empilent et commencent à pourrir, ont expliqué des analystes.



Côte d'Ivoire: Le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), l'Ivoirien Philippe-Henry Dacoury-Tabley a démissionné et Alassane
Ouattara sollicité pour désigner un nouveau gouverneur de la BCEAO

BAMAKO, 22 jan 2011 - Le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), l'Ivoirien Philippe-Henry Dacoury-Tabley, proche du président sortant Laurent Gbagbo, a démissionné, indique un communiqué publié samedi à l'issue d'un sommet ouest-africain à Bamako. M. Dacoury-Tabley a présenté sa démission de lui-même, indique le communiqué publié à la fin du sommet des dirigeants des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), dont la BCEAO est la banque d'émission. "Ayant entendu le compte-rendu sur la non-application effective des décisions prises par le conseil des ministres" de l'Uméoa, "le gouverneur Dacoury-Tabley a démissioné", indique le communiqué lu par le président de l'Uméoa, Soumaïla Cissé. Il était reproché à M. Dacoury-Tabley d'être passé outre une décision des ministres des Finances de l'Uémoa, prise le 23 décembre, de donner à Alassane Ouattara, président ivoirien reconnu par la communauté internationale, tous les pouvoirs de gérer au nom de son pays les affaires liées à cette institution et à la BCEAO. Or, de 60 à 100 milliards de francs CFA (91,5 à 152,4 millions d'euros) ont été décaissés par la BCEAO en faveur du régime Gbagbo depuis cette date. Sa position comme gouverneur de la BCEAO, poste qu'il occupait depuis deux ans, était devenue intenable au lendemain des sanctions qui lui ont été infligées vendredi par l'Union européenne (UE): interdiction de voyager et gel de ses avoirs. "Il a été très sportif", a déclaré à l'AFP le chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré, dont le pays assure la présidence tournante de l'Uméoa, en commentant la démission de M. Dacoury-Tabley.



Côte d'Ivoire: Les agences humanitaires en Afrique de l'Ouest ont lancé mardi un appel de fonds de 32,7 millions de dollars destinés à éviter une crise humanitaire majeure en Côte d'Ivoire, où persiste une impasse politique depuis plusieurs semaines

NEW YORK (Nations unies), 18 jan 2011 - Les agences humanitaires en Afrique de l'Ouest ont lancé mardi un appel de fonds de 32,7 millions de dollars destinés à éviter une crise humanitaire majeure en Côte d'Ivoire, où persiste une impasse politique depuis plusieurs semaines. Ces fonds permettront aux agences de l'ONU et aux ONG d'assurer pendant six mois l'aide humanitaire en Côte d'Ivoire et dans les pays voisins, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso et le Ghana, a précisé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Les fonds serviront aussi aux actions en cours, pour les personnes déjà touchées par la crise, selon le bureau. Plus de 28.000 Ivoiriens se sont réfugiés dans les pays voisins, au rythme actuel de 600 par jour. A l'intérieur de la Côte d'Ivoire, ce sont plus de 18.000 personnes qui ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans des localités plus sûres de l'Ouest du pays. Avec plus de 14.000 déplacés, Duékoué abrite le plus grand nombre de déplacés, ajoute le communiqué.



Côte d'Ivoire: Les achats de café auprès des planteurs ivoiriens ont chuté de 34% en 2010, de 143.953 tonnes en 2009 à 94.372 tonnes en 2010, en raison notamment de la baisse des cours mondiaux

ABIDJAN, 7 jan 2011 - Les achats de café auprès des planteurs ivoiriens ont chuté de 34% en 2010, en raison notamment de la baisse des cours mondiaux, a-t-on appris de source officielle. "De 143.953 tonnes en 2009, le niveau cumulé des achats est tombé à 94.372 tonnes en 2010, soit une baisse de 34,44%", a déclaré Gilbert Anoh, président du Comité de gestion de la filière café-cacao, à l'ouverture officielle de la campagne 2011 à Abidjan. "Les exportations bénéficiant d'un report de stock de 38.000 tonnes (datant de 2009) se sont élevées à 113.719 tonnes, contre 108.390, soit une hausse de 4,9%", a-t-il ajouté. La baisse des cours ces dernières années, les aléas climatiques, le vieillissement du verger ainsi que l'insécurité persistante dans la région ouest, principal bassin de production, ont contribué à cette "crise du café", a expliqué M. Anoh. Le prix d'achat du café aux planteurs de Côte d'Ivoire, dans "la perspective d'une hausse des cours", a cependant été fixé à 650 francs CFA (0,99 euro) le kilo contre 525 FCFA (0,80 euros) en 2009. Passée d'un troisième rang mondial avec 400.000 tonnes il y a 20 ans, la production ivoirienne de café a connu un déclin continu pour se situer désormais, avec environ 100.000 tonnes, au 12e rang mondial et au 3e en Afrique, derrière Ethiopie et Ouganda. La café de Côte d'Ivoire a pour principal débouché l'Afrique du nord et l'Union européenne. Selon M. Anoh, la production caféière a généré pour les planteurs un revenu total de 57 milliards FCFA (87 M EUR), contre plus de 1.000 milliards de FCFA (1,52 milliard d'euros) pour le cacao, dont le pays est le premier producteur mondial.



Côte d'Ivoire: Sept ministres des Finances de l'UEMOA ont demandé jeudi à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants du président ivoirien "légitimement élu", Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays

BISSAU, 23 déc 2010 - Sept ministres des Finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont demandé jeudi à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants du président ivoirien "légitimement élu", Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays. "Le Conseil des ministres (des Finances de l'Uémoa, ndlr) a pris acte des décisions de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), de reconnaître M. Alassane Ouattara comme président légitimement élu de la Côte d'Ivoire", selon un communiqué obtenu jeudi soir par l'AFP. Le conseil a décidé, premièrement, "que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l'Uéoma au nom de ce pays". Deuxièmement, les ministres des Finances de l'Uémoa ont décidé "d'instruire la BCEAO de permettre aux seuls représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire d'effectuer les mouvements sur les comptes ouverts en son nom", selon ce texte. Les ministres ont également donné "instruction à la BCEAO et aux banques de l'Uémoa de prendre toutes mesures de sauvegarde pour l'application rigoureuse des mesures qui précédent". Dans le même temps, ils ont officiellement "félicité" le gouverneur de la BCEAO, l'Ivoirien Philippe-Henri Dacoury-Tabley, "pour la manière dont il a géré la situation monétaire et financière depuis le début de la crise politique en Côte d'Ivoire". La réunion extraordinaire et à huis clos de ces ministres des Finances s'est tenue à Bissau et a duré de 9H00 à 19H00 (locales et GMT). Ils représentaient sept pays d'Afrique de l'Ouest - Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Sénégal et Guinée-Bissau - ayant tous le franc CFA comme monnaie commune et la BCEAO comme institut d'émission. Mais aucun représentant de la Côte d'Ivoire n'avait été admis à participer. Le ministre bissau-guinéen des Finances, Jose Mario Vaz, avait souligné qu'"aucune délégation ivoirienne n'avait été invitée" puisque la situation en Côte d'Ivoire était "au centre des débats". Aucun ministre présent n'a voulu faire de commentaire, ni à la sortie de la réunion ni à l'aéroport. Le communiqué final a été transmis à l'AFP par le président de la Commission de l'Uémoa, Soumaïla Cissé. Depuis l'élection présidentielle du 28 novembre, la Côte d'Ivoire est plongée dans une très grave crise qui aurait déjà fait 173 morts entre le 16 et le 21 décembre, selon l'ONU. La communauté internationale a appelé le sortant Laurent Gbagbo à reconnaître sa défaite face à son adversaire Alassane Ouattara et à quitter le pouvoir. M. Gbagbo a ignoré ces pressions en se réaffirmant président mardi.



Côte d'Ivoire: La Commission européenne a débloqué mercredi 5 millions d'euros pour faire face à une crise humanitaire dans les pays voisins de la Côte d'Ivoire en cas d'afflux de réfugiés fuyant les violences

BRUXELLES, 22 déc 2010 - La Commission européenne a débloqué mercredi 5 millions d'euros pour faire face à une crise humanitaire dans les pays voisins de la Côte d'Ivoire en cas d'afflux de réfugiés fuyant les violences. "Nous sommes préoccupés par l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire et leur impact possible sur les pays voisins", a expliqué la commissaire chargée de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva. "Même si nous espérons un règlement politique rapide de la crise, il est de notre devoir de préparer des plans d'urgence et de veiller à ce que toute l'aide humanitaire nécessaire soit à la disposition des victimes sans délai", a-t-elle ajouté dans un communiqué. Jusqu'à présent, quelque 11.000 Ivoiriens, dont la majorité sont des femmes et des enfants, ont fui vers le Liberia, la Guinée et le Ghana, a estimé la Commission. Les fonds débloqués par la Commission européenne pourraient permettre de venir en aide à 100.000 personnes. L'ONU a dénoncé dimanche des "violations massives des droits de l'homme" qui ont fait plus de 50 morts ces derniers jours en Côte d'Ivoire, commises par les forces de l'ordre restées fidèles à Laurent Gbagbo. La Côte d'Ivoire traverse une grave crise depuis la présidentielle du 28 novembre à l'issue de laquelle Alassane Ouattara a été désigné vainqueur par la Commission électorale indépendante tandis que le Conseil constitutionnel a invalidé ces résultats, certifiés par l'ONU, et proclamé la victoire du président sortant Laurent Gbagbo. Ce dernier a réaffirmé mardi qu'il est "le président de la République de Côte d'Ivoire", dans un discours à la nation.



Côte d'Ivoire: La Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD) s'interrogent sur l'opportunité de continuer à aider la Côte d'Ivoire, face à la crise politique qui agite le pays

WASHINGTON, 6 déc 2010 - La Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD) ont indiqué dimanche qu'elles s'interrogeaient sur l'opportunité de continuer à aider la Côte d'Ivoire, face à la crise politique qui agite le pays. "Nous souhaitons continuer à travailler avec le peuple de Côte d'Ivoire dans le combat contre la pauvreté mais il est difficile de le faire efficacement dans un contexte d'incertitude et de tension qui se prolongent", ont indiqué les deux institutions dans un communiqué commun. "Par conséquent, conformément à notre politique, nous continuerons à surveiller de près les événements et à réévaluer l'utilité et l'efficacité de nos programmes étant donné la dégradation du fonctionnement institutionnel", ont-elle ajouté. La BM et la BAD ont fait part de leur "grande inquiétude" face à cette crise, qui selon les deux institutions "se poursuit depuis beaucoup trop longtemps". D'après elles, elle "fera tomber beaucoup plus d'Ivoiriens dans la pauvreté et causera du tort à la stabilité et la prospérité économique de l'Afrique de l'Ouest". Depuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre, les candidats, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, se revendiquent tous deux présidents. Dimanche, M. Ouattara a nommé son gouvernement et M. Gbagbo son Premier ministre, tandis que la communauté internationale craignait que la situation ne dégénère en violences entre les deux camps.



Côte d'Ivoire: Le taux de participation au second tour de la présidentielle dimanche se situe autour de 70%, en baisse par rapport au premier tour le 31 octobre où elle avait atteint 83%

ABIDJAN, 29 nov 2010 - Le taux de participation au second tour de la présidentielle dimanche se situe autour de 70%, en baisse par rapport au premier tour le 31 octobre où elle avait atteint 83%, a annoncé lundi la Commission électorale indépendante (CEI). "Nous avoisinons les 70%, sinon au-delà", a déclaré sur la télévision publique l'un des vice-présidents de la CEI, Amadou Soumahoro. "Nous sommes surpris que le taux soit aussi élevé, contrairement à ce que nous pensions hier (dimanche). Nous craignions que nous n'atteignions même pas les 60% de taux de participation", a-t-il ajouté. Lors du premier tour de ce scrutin destiné à clore une décennie de crises politico-militaires, 83% des quelque 5,7 millions d'inscrits s'étaient rendus aux urnes, un score "historique" selon la CEI. Alors que l'élection a été émaillée d'incidents, M. Soumahoro a jugé que malgré des "échauffourées" survenues "par-ci par-là", "sur l'ensemble du territoire national le processus de scrutin s'est assez bien passé". Trois personnes ont cependant été tuées dans l'ouest le jour du second tour entre le président sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a annoncé l'ONU.



Côte d'Ivoire: Les tensions en Côte d'Ivoire à l'approche de la présidentielle de dimanche font craindre une "situation incontrôlable" après la proclamation des résultats, a averti mardi une ONG ivoirienne, appelant les candidats à mesurer leur "responsabilité historique"

ABIDJAN, 23 nov 2010 - Les tensions en Côte d'Ivoire à l'approche de la présidentielle de dimanche font craindre une "situation incontrôlable" après la proclamation des résultats, a averti mardi une ONG ivoirienne, appelant les candidats à mesurer leur "responsabilité historique". La campagne du second tour entre le président sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara "se déroule dans une atmosphère de plus en plus tendue", souligne la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) dans un communiqué. Elle cite "les procès d'intention et les accusations graves" de chaque candidat contre l'autre, la "radicalisation" des mouvements de jeunesse des deux camps, qui se sont affrontés à Abidjan ces derniers jours, ou encore "le conditionnement des extrémistes" des deux bords "en vue d'affrontements éventuels". Après une décennie de crise politico-militaire, le pays se retrouve exposé à "une situation incontrôlable après la proclamation des résultats du second tour", met en garde l'ONG. Elle juge aussi que les "considérations irrationnelles" - "tribales, régionales, religieuses et financières" - "s'aiguisent et semblent pouvoir déterminer" les résultats du second tour plus encore qu'au premier tour le 31 octobre. L'organisation exhorte les deux rivaux à "mesurer leur responsabilité historique", à envisager une éventuelle défaite électorale et à respecter le code de bonne conduite signé en 2008 sous l'égide de l'ONU. De la mission des Nations unies dans le pays aux religieux en passant par l'équipe nationale de football, les appels à l'apaisement se sont multipliés depuis la récente montée de tension.



Côte d'Ivoire: La campagne pour le second tour de la présidentielle historique du 28 novembre en Côte d'Ivoire s'est ouverte samedi au lendemain d'affrontements entre partisans des deux rivaux

ABIDJAN, 20 nov 2010 - La campagne pour le second tour de la présidentielle historique du 28 novembre en Côte d'Ivoire s'est ouverte samedi au lendemain d'affrontements entre partisans des deux rivaux, le chef de l'Etat Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Le président sortant (38% au premier tour le 31 octobre) et son opposant (32%) devaient entamer cette dernière ligne droite par des meetings, M. Gbagbo à Agboville (80 km au nord d'Abidjan), et M. Ouattara dans la capitale économique. Samedi matin, de nouvelles affiches des deux finalistes constellaient Abidjan, a-t-on constaté. "Gbagbo président 100% pour la Côte d'Ivoire", proclament de grands panneaux. Une autre affiche du chef de l'Etat fait directement référence à la crise politico-militaire née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. "J'ai 8 ans, je suis née pendant la guerre, je veux grandir dans la paix": ces mots sont inscrits à côté d'une fillette vêtue de blanc. M. Ouattara, qui après le premier tour a reçu le soutien de ses alliés du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et pour la paix (RHDP), en particulier de l'ex-président Henri Konan Bédié (3e avec 25%), met en avant cette coalition. "L'alliance pour changer votre vie", clame une de ses affiches, qui le montre parmi ses alliés, tous bras levés. La campagne s'ouvre alors que, pour la première fois au cours de ces semaines de joute électorale, des échauffourées sérieuses ont opposé vendredi pendant plusieurs heures à Abidjan des partisans des deux candidats. La police a fait état d'une "vingtaine de blessés" et appelé au calme. Avant l'ouverture de la bataille du second tour, le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, a exhorté à une campagne "sans violence". Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) Youssouf Bakayoko a souhaité lui aussi qu'elle soit "pacifique".



Côte d'Ivoire: La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire a validé vendredi les résultats du premier tour de la présidentielle historique du 31 octobre, jugeant que les "irrégularités mineures" constatées n'avaient pas entaché globalement le scrutin


ABIDJAN, 12 nov 2010 - La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire a validé vendredi les résultats du premier tour de la présidentielle historique du 31 octobre, jugeant que les "irrégularités mineures" constatées n'avaient pas entaché globalement le scrutin.    "Je certifie les résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle tenue le 31 octobre 2010", a déclaré Youn-jin Choi, chef de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), à qui le Conseil de sécurité de l'ONU a confié ce mandat de "certification" du processus électoral.    "Les résultats proclamés ont été déterminés à travers un processus équitable et transparent, et les anomalies et autres irrégularités mineures (...) ne sont pas de nature à affecter de manière significative les résultats de l'élection dans leur ensemble", a-t-il ajouté lors d'un point de presse à Abidjan.    "Malgré des incidents isolés, notamment des actes d'intimidation et d'obstruction à la liberté de mouvement dans certaines régions", le premier tour "a eu lieu dans un environnement globalement pacifique et sécurisé", a-t-il estimé.    Six fois repoussé depuis 2005, le scrutin est destiné à sortir la Côte d'Ivoire d'une décennie de crise politico-militaire.    A l'issue de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel, le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, arrivés en tête au premier tour avec respectivement 38% et 32% des suffrages, s'affronteront au second tour le 28 novembre.    M. Ouattara et son allié, l'ex-président Henri Konan Bédié, arrivé troisième, avaient dénoncé de "graves irrégularités" et exigé un recomptage des voix, mais le Conseil constitutionnel a affirmé qu'ils n'avaient pas déposé leurs recours dans les délais.    "Il y a eu des preuves de la fraude", a maintenu vendredi lors d'une conférence de presse Me Jeannot Ahoussou Kouadio, codirecteur de campagne de M. Ouattara, investi mercredi par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), coalition qu'il a fondée en 2005 avec son ancien ennemi Bédié.    La Commission électorale indépendante (CEI) a dit avoir tiré la leçon des "irrégularités" et promis de "garantir la transparence du second tour".    Lors d'un point de presse, son porte-parole Yacouba Bamba a souligné que la CEI comptait "accélérer la transmission des résultats" en vue d'une proclamation rapide du vainqueur.    La commission avait mis trois jours à annoncer les résultats du premier tour, une incertitude qui avait fait monter la tension à travers le pays et favorisé les rumeurs, notamment de troubles.


Côte d'Ivoire: Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, entre le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a été reporté du 21 au 28 novembre

ABIDJAN, 9 nov 2010 - Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, entre le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a été reporté du 21 au 28 novembre, a annoncé mardi le chef du gouvernement Guillaume Soro. "Après consultation de la Commission électorale indépendante (CEI)" et "concertation avec le Conseil constitutionnel", M. Gbagbo a permis mardi matin au conseil des ministres de "statuer sur un projet de décret (...) fixant la date du second tour au dimanche 28 novembre 2010", a indiqué M. Soro. "Pour des raisons pratiques, techniques et matérielles, la CEI a demandé une semaine supplémentaire pour préparer dans les meilleures conditions le second tour", a-t-il expliqué devant la presse à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire. En proclamant samedi les résultats définitifs du premier tour du 31 octobre, le Conseil constitutionnel avait annoncé pour le 21 novembre le deuxième tour entre Laurent Gbagbo (38%) et Alassane Ouattara (32%). Or, la date du 28 novembre avait jusque-là été "projetée" par la CEI et les autres structures en charge du processus électoral. Dans un entretien publié mardi matin dans la presse française, M. Soro avait annoncé que le scrutin, six fois reporté depuis 2005 et destiné à clore une décennie de crise politico-militaire, allait être repoussé au 28 novembre, "comme initialement prévu par la CEI". Le camp Ouattara et nombre d'observateurs avaient vu dans l'annonce surprise du Conseil constitutionnel, présidé par un proche du chef de l'Etat, une volonté du camp présidentiel de prendre de vitesse l'opposition. Arrivé troisième (25,2%), l'ex-président Henri Konan Bédié a appelé à "voter massivement" pour M. Ouattara, au nom du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), alliance qu'ils ont créée en 2005. Les partisans de M. Gbagbo ont fustigé une alliance "contre-nature" en rappelant les féroces rivalités entre les deux hommes depuis les années 1990. La campagne électorale du deuxième tour durera sept jours, a précisé M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôlant le nord depuis le putsch raté de 2002 et Premier ministre depuis l'accord de paix de 2007.



Côte d'Ivoire: Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire pourrait être reporté du 21 au 28 novembre

ABIDJAN, 8 nov 2010 - Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire pourrait être reporté du 21 au 28 novembre, a-t-on appris lundi de sources proches du dossier, à la veille d'un conseil des ministres destiné à "fixer" définitivement la date du scrutin. En proclamant samedi les résultats définitifs du premier tour du 31 octobre, le Conseil constitutionnel avait annoncé le deuxième tour pour le 21 novembre, alors que la date du 28 novembre avait jusque-là été "projetée" par la Commission électorale indépendante (CEI). Invoquant de lourdes tâches techniques et logistiques, la CEI - qui ne s'est pas exprimée publiquement sur le sujet - a souhaité en revenir au 28 novembre, selon une source gouvernementale et une source proche de la présidence. Interrogé par l'AFP, un responsable de la CEI a simplement invité à "se référer à notre chronogramme (calendrier) initial", confirmant ainsi implicitement cette date. Lundi soir à la télévision publique, le porte-parole du Premier ministre Guillaume Soro, Sindou Meïté, a indiqué que M. Soro soumettrait mardi au président Laurent Gbagbo, en conseil des ministres, un projet de décret fixant la date du deuxième tour sur proposition de la CEI. La proposition de la commission tiendra compte des "contraintes" qui pèsent sur l'organisation du vote, comme l'impression ou le transport des documents électoraux, a précisé le porte-parole. Le deuxième tour de ce scrutin, censé clore une décennie de crise politico-militaire et repoussé depuis 2005, opposera le président Gbagbo (38% au premier tour) et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara (32%). Dans un communiqué lundi, le Premier ministre a exhorté les rivaux "à continuer à jouer pleinement le jeu de la démocratie" et à contribuer à un deuxième tour "dans une atmosphère démocratique, détendue et apaisée".



Côte d'Ivoire: Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire se tiendra le 21 novembre et opposera le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara

ABIDJAN, 6 nov 2010 - Le deuxième tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire se tiendra le 21 novembre et opposera le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a annoncé samedi le Conseil constitutionnel. Après le premier tour le 31 octobre, "un deuxième tour du scrutin sera organisé le dimanche 21 novembre 2010", a déclaré le président Paul Yao N'Dré au siège de cette institution à Abidjan. "Les candidats qualifiés pour se présenter au deuxième tour du scrutin sont M. Gbagbo Laurent et M. Ouattara Alassane", a-t-il ajouté. "Aucune réclamation concernant la régularité du scrutin ou son dépouillement n'a été présentée par voie de requête écrite au président du Conseil constitutionnel", a-t-il précisé. Cette annonce impromptue survient alors que la date du 28 novembre était jusque-là considérée comme celle du deuxième tour, sans pour autant avoir été officiellement fixée. La déclaration du Conseil constitutionnel intervient en outre quelques heures après que M. Ouattara et les autres chefs de l'opposition ont réclamé un recomptage des voix, en invoquant de "graves irrégularités" lors de ce vote historique censé clore une décennie de crise politico-militaire.



Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara sont arrivés en tête du premier tour de la présidentielle de dimanche avec respectivement 38,3% et 32,08% des suffrages

ABIDJAN, 4 nov 2010 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara sont arrivés en tête du premier tour de la présidentielle de dimanche, a proclamé dans la nuit de mercredi à jeudi la commission électorale, et les deux hommes s'affronteront lors d'un second tour. M. Gbagbo recueille 1.755.495 voix (38,3% des suffrages), contre 1.480.610 voix pour M. Ouattara (32,08%), a annoncé le président de la Commission électorale indépendante (CEI) Youssouf Bakayoko lors d'une cérémonie. Candidat pour la première fois en 2010, M. Ouattara avait été exclu pour "nationalité douteuse" du scrutin de 2000 qui avait vu la victoire de M. Gbagbo. L'ancien président Henri Konan Bédié, renversé en 1999, dont le parti a dénoncé une "volonté manifeste de tripatouillage" et réclamé un recomptage, a réuni 1.165.219 voix (25,24%). Ces résultats complets provisoires doivent être transmis au Conseil constitutionnel pour validation et proclamation des résultats définitifs. Le second tour du scrutin censé clore une décennie de crise politico-militaire doit être organisé 15 jours après la proclamation des résultats définitifs du premier tour. Le 28 novembre est la date le plus souvent évoquée. Les trois "grands" s'adjugent 95,62% des voix. Les 11 autres candidats, comme l'humoriste Adama Dahico et la première candidate à une présidentielle ivoirienne, l'ex-ministre Jacqueline Oble, n'obtiennent que quelques dixièmes de point, hormis l'opposant Albert Mabri Toikeusse (2,57%). M. Mabri est le chef de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), parti fondé par le général Robert Gueï qui dirigea la junte au pouvoir du coup d'Etat de 1999 jusqu'à l'élection de M. Gbagbo en 2000. Le général Gueï fut assassiné aux premières heures du putsch manqué de septembre 2002, qui a coupé le pays en deux.



Côte d'Ivoire: Le taux de participation à l'élection présidentielle qui s'est tenue dimanche en Côte d'Ivoire est d'"environ 80%", un taux "historique"

ABIDJAN, 1 nov 2010 - Le taux de participation à l'élection présidentielle qui s'est tenue dimanche en Côte d'Ivoire est d'"environ 80%", un taux "historique", a annoncé lundi la Commission électorale indépendante (CEI). "Nous sommes à environ 80% de taux de participation, ce qui est historique", a affirmé sur la télévision publique un vice-président de la CEI, Mamadou Gnenema Coulibaly. Un tel résultat fait "la fierté de tous les acteurs de ce processus électoral", a-t-il ajouté. Quelque 5,7 millions d'inscrits devaient départager 14 candidats dont le président sortant Laurent Gbagbo, l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Le patron de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, Youn-jin Choi, chargé de la "certification" du scrutin, avait évoqué plus tôt lundi un taux de participation parmi les "plus élevés au monde", sans toutefois fournir d'indication chiffrée. La CEI, qui doit annoncer les résultats provisoires d'ici mercredi, a commencé depuis dimanche soir à livrer des résultats partiels, mais seulement pour une dizaine de circonscriptions de l'étranger.



Côte d'Ivoire: Plus de 80% des cartes d'identité et d'électeur ont été distribuées, a annoncé mardi à Ouagadougou le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, alors que la lenteur de cette opération a fait craindre un nouveau report de la présidentielle prévue dimanche

OUAGADOUGOU, 26 oct 2010 - Plus de 80% des cartes d'identité et d'électeur ont été distribuées, a annoncé mardi à Ouagadougou le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, alors que la lenteur de cette opération a fait craindre un nouveau report de la présidentielle prévue dimanche. "Les cartes d'électeur et les cartes nationales d'identité sont distribuées à satisfaction. Nous avons franchi la barre des 90% dans le district d'Abidjan et 80% à l'intérieur du pays", a déclaré M. Soro après un entretien avec le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise ivoirienne. Il n'a pas précisé à quelle date ont été établies ces statistiques. Lancée le 7 octobre, la distribution de plus de 5,7 millions de cartes d'électeur et d'identité s'est opérée lentement, faisant craindre à nombre d'observateurs un nouveau report du scrutin. Le Premier ministre a salué une campagne "civilisée" et "disciplinée", malgré les cas d'affiches électorales déchirées. Il a aussi défendu la "transparence" d'une élection "trop sous les feux de la rampe pour qu'on puisse tripatouiller ou tricher quelque part". Le mode de comptage des voix initialement choisi avait suscité récemment une polémique et des suspicions de fraude. De son côté, M. Compaoré a souhaité que la Côte d'Ivoire retrouve "les voies d'une stabilité durable" et devienne un "exemple" pour les autres pays africains qui ont souvent des "difficultés pour ce genre de compétition". Sans cesse repoussée depuis 2005, la présidentielle est destinée à clore une décennie de crise politico-militaire. Lundi, le président Laurent Gbagbo, candidat à sa succession, a décrété la journée de vendredi "fériée et payée" afin de permettre aux Ivoiriens d'aller retirer leurs papiers.



Côte d'Ivoire: Le Premier ministre ivoirien a annoncé que les résultats de la présidentielle du 31 octobre seraient proclamés sur la base d'un système informatique "transparent", alors que la commission électorale avait choisi un comptage manuel par crainte de fraudes

ABIDJAN, 24 oct 2010 - Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a annoncé dimanche que les résultats de la présidentielle du 31 octobre seraient proclamés sur la base d'un système informatique "transparent", alors que la commission électorale avait choisi un comptage manuel par crainte de fraudes. La Commission électorale indépendante (CEI) avait opté jeudi pour le comptage manuel, ses membres issus de l'opposition récusant la société informatique initialement retenue, SILS Technology, filiale d'un bureau d'études public dirigé par un proche du président-candidat Laurent Gbagbo. Cette décision de la CEI "a suscité des inquiétudes dans certains états-majors" politiques, souligne le Premier ministre dans un communiqué publié dimanche soir. Se disant soucieux de "prévenir toute crispation" et après de "multiples consultations", avec notamment la CEI et le représentant de l'ONU dans le pays Youn-jin Choi, M. Soro "a fortement recommandé la mise en place d'un comité d'experts indépendants". Composé entre autres de techniciens de la CEI, de la médiation burkinabè et de la société informatique suisse Crypto AG, ce comité d'experts, "en collaboration avec SILS Technology, procédera en toute transparence à la transmission sécurisée des résultats du scrutin présidentiel et en garantira ainsi l'inviolabilité", affirme le chef du gouvernement, sans autre précision. La présidentielle du 31 octobre, "date de rigueur", "sera transparente à tout point de vue", assure-t-il. La semaine écoulée, première semaine de campagne électorale, a été rythmée par la polémique de dernière minute sur le comptage des voix, d'abord dans le huis-clos de la CEI, puis sur la place publique une fois que la commission avait annoncé son choix d'un traitement manuel. Depuis jeudi, les incertitudes sur le mode de traitement des résultats avaient relancé les spéculations sur un éventuel nouveau report du scrutin. Repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005 et censée clore la crise politico-militaire de 2002, la tenue de la présidentielle reste suspendue notamment à la distribution en cours de quelque 5,7 millions de cartes d'identité et d'électeur.



Côte d'Ivoire: La distribution des cartes d'identité et d'électeur pour le scrutin présidentiel prévu le 31 octobre en Côte d'Ivoire a laborieusement démarré jeudi à Abidjan

ABIDJAN, 7 oct 2010 - La distribution des cartes d'identité et d'électeur pour le scrutin présidentiel prévu le 31 octobre en Côte d'Ivoire a laborieusement démarré jeudi à Abidjan, a constaté une journaliste de l'AFP. Devant deux centres installés dans le quartier des affaires du Plateau, plusieurs centaines de personnes faisaient la queue depuis le matin pour récupérer leurs documents. Annoncée pour débuter mardi, puis mercredi (où l'ouverture d'un seul centre avait été rapportée), la distribution des cartes n'était pas encore effective jeudi sur de nombreux sites à Abidjan, et devait commencer dans les prochains jours dans le reste du pays. Lors d'une visite au Plateau, le Premier ministre Guillaume Soro a salué "la grande mobilisation et l'affluence des populations", tout en reconnaissant des "difficultés" dans l'organisation sur le terrain. "C'est un soulagement parce que la Côte d'Ivoire va aller de l'avant. Il faut que la situation évolue et avec la carte d'électeur, on va voter, on va aller à la paix", s'est réjouie Saffo N'Dri, une femme d'une quarantaine d'années qui a reçu ses papiers après quatre heures d'attente. Dans ce pays de forte immigration, la question de la citoyenneté et de la nationalité est au coeur de la crise née en 2002 du putsch manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de M. Soro, qui a coupé la Côte d'Ivoire en un sud loyaliste et un nord FN. Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, la présidentielle est destinée à clore cette crise.



Côte d'Ivoire: Les députés ivoiriens ont voté jeudi à l'unanimité une loi interdisant la traite et du travail dangereux des enfants dans les plantations de cacao dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial
ABIDJAN, 30 sept 2010 - Les députés ivoiriens ont voté jeudi à l'unanimité une loi interdisant la traite et du travail dangereux des enfants dans les plantations de cacao dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial. "L'adoption de cette loi serait aux yeux des partenaires économiques de notre pays un signal fort de l'engagement de l'Etat à lutter contre le phénomène de la traite et du travail dangereux des enfants", a déclaré avant le vote Hubert Oulaï, le porte-parole de la commission chargée de rédiger le projet de loi. La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, "figure sur les listes établies par les Etats-unis comme pays ayant recours au travail des enfants pour la production du cacao", a affirmé M. Oulaï. Selon le député "la campagne menée par le gouvernement auprès des partenaires extérieur a permis d'endiguer la menace d'embargo que celle-ci (la traite) représentait pour l'exportation du cacao ivoirien". Mais en 2009 et en 2010 il y a eu une "résurgence de ces accusations" en Suisse puis en Allemagne et en Norvège, a poursuivi M. Oulaï. Le projet de loi adopté par l'assemblée nationale "n'est pas restreint au seul domaine agricole. Il a un caractère général", précise le texte. Selon une enquête internationale publiée en 2005, environ 200.000 enfants travaillent dans les plantations de Côte d'Ivoire, dont 150.000 utilisés à l'épandage des pesticides. La plupart, selon cette étude, travaillent toutefois chez leurs parents. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportations du pays et environ 20% de son PIB. Environ un tiers du cacao ivoirien est exporté aux Etats-Unis.

Côte d'Ivoire: La liste électorale définitive de la Côte d'Ivoire, en vue du scrutin présidentiel fixé au 31 octobre 2010, a été "certifiée" vendredi par le représentant de l'ONU Youn-jin Choi, la jugeant "solide, équilibrée et crédible"

ABIDJAN, 24 sept 2010 - La liste électorale définitive de la Côte d'Ivoire, en vue du scrutin présidentiel fixé au 31 octobre 2010, a été "certifiée" vendredi par le représentant de l'ONU Youn-jin Choi, la jugeant "solide, équilibrée et crédible". Cette liste a été évaluée sur la base de "deux critères essentiels: la paix et l'inclusion", a affirmé à la presse M. Choi. La Côte d'Ivoire a fait un grand pas vers l'élection avec la liste électorale définitive adoptée le 9 septembre après des mois de polémiques et même une crise meurtrière en février. D'importantes tâches logistiques restent cependant à accomplir, et des interrogations entourent la sécurisation du scrutin. "Les défis qui restent à surmonter ne doivent pas être sous-estimés", a prévenu M. Choi. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué vendredi la certification en Côte d'Ivoire de la liste électorale définitive. "Le secrétaire général exhorte tous les acteurs politiques ivoiriens à consolider leurs efforts sur la base de ce consensus afin de maintenir un environnement pacifique avant, pendant et après les élections, de façon à conclure ce processus rapidement et dans le calme", a souligné un porte-parole de M. Ban. Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est destinée à clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord occupé par l'ex-rébellion des Forces nouvelles dirigée par le Premier ministre Guillaume Soro.


Côte d'Ivoire: Une liste électorale définitive de quelque 5,7 millions d'inscrits, en vue du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire fixé au 31 octobre après de multiples reports depuis 2005, a été adoptée jeudi, selon un décret du chef de l'Etat Laurent Gbagbo

ABIDJAN, 9 sept 2010 - Une liste électorale définitive de quelque 5,7 millions d'inscrits, en vue du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire fixé au 31 octobre après de multiples reports depuis 2005, a été adoptée jeudi, selon un décret du chef de l'Etat Laurent Gbagbo. Environ 5,725 millions de personnes figurent sur la liste, indique le décret présidentiel signé lors d'une cérémonie à Abidjan en présence notamment du gouvernement et du représentant de l'ONU Youn-jin Choi. La population ivoirienne est estimée à quelque 20 millions de personnes. "Nous sommes à la fin de nos peines" et désormais "chacun peut aller faire campagne pour les élections", a commenté M. Gbagbo. Deux ans après le début du recensement et à l'issue de nombreux retards et conflits entre acteurs politiques, l'adoption de la liste marque une étape majeure dans la sortie de crise ivoirienne et l'application de l'accord de paix signé en 2007 à Ouagadougou. Dans ce pays de forte et ancienne immigration, la question de la citoyenneté et de la nationalité est au coeur de la crise née en 2002 du putsch manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui a coupé la Côte d'Ivoire en un sud loyaliste et un nord tenu par les FN. Une des principales revendications de la rébellion portait sur la délivrance de papiers d'identité et de cartes d'électeur notamment pour les populations du nord majoritairement musulman qui s'estimaient stigmatisées. "C'est un acte historique", a jugé M. Choi après la signature du décret. "D'ici quelques semaines, des millions de personnes recevront les cartes d'identité pour la première fois de leur vie". Laurent Gbagbo, le Premier ministre et leader des FN Guilaume Soro et les deux grands rivaux du chef de l'Etat pour le scrutin, l'ex-président Henri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, s'étaient mis d'accord sur la liste électorale lors d'une réunion lundi. Ce fichier a été au centre des batailles politiques des dernières années, en particulier depuis le recensement (septembre 2008-juin 2009). Il a donné lieu à une grave crise et à des violences meurtrières en février dernier, après la dissolution du gouvernement et de la précédente Commission électorale indépendante (CEI), accusée de "fraude" par M. Gbagbo. Jusque récemment, le camp présidentiel a dénoncé la présence de "fraudeurs" étrangers sur la liste, mais seules quelque 50.000 inscriptions litigieuses ont finalement été retirées. Reporté depuis la fin du mandat du chef de l'Etat en 2005, le scrutin est désormais fixé au 31 octobre, une date symbolique qui le verra boucler dix ans de pouvoir. Les ténors ivoiriens doivent se retrouver le 21 septembre à Ouagadougou pour "remercier" le médiateur dans la crise, le président burkinabè Blaise Compaoré, a indiqué M. Gbagbo. Des tâches techniques importantes restent toutefois à réaliser, notamment l'édition et la distribution de la liste et des cartes. Sur le plan sécuritaire, des progrès ont aussi été enregistrés récemment. Le cantonnement/désarmement d'éléments FN promis à terme à l'armée s'est officiellement achevé fin août. Cet "encasernement" est cependant limité et il concernerait au plus la moitié des 5.000 hommes prévus, selon des sources concordantes.



Côte d'Ivoire: Le Japon a offert à la Côte d'Ivoire du matériel électoral comprenant 25.000 urnes transparentes et 60.000 isoloirs, en vue du scrutin présidentiel ivoirien dont le premier tour est fixé au 31 octobre

ABIDJAN, 1 sept 2010 - Le Japon a offert à la Côte d'Ivoire du matériel électoral comprenant 25.000 urnes transparentes et 60.000 isoloirs, en vue du scrutin présidentiel ivoirien dont le premier tour est fixé au 31 octobre. "Le Japon souhaite vivement que la Côte d'Ivoire achève sa sortie de crise", a déclaré l'ambassadeur nippon à Abidjan, Okamura Yoshifumi, lors d'une cérémonie. "En plus de son souhait, le Japon voudrait l'accompagner et coopérer pour l'organisation des élections", a poursuivi M.Yoshifumi, en présence du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko. "Avec ce don" d'un montant de 3,7 milliards francs CFA (environ 5,6 millions d'euros), "le chemin qui conduit à l'élection du 31 octobre 2010 se renforce chaque jour davantage", s'est félicité M. Bakayoko. "La CEI veut souligner tout son attachement à faire en sorte que le 31 octobre les Ivoiriens puissent enfin voter", a-t-il ajouté. Le scrutin est censé clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux, le sud loyaliste et le nord tenu par les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN). Le respect de cette échéance suppose la fin des opérations pré-électorales et le désarmement des FN.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a annoncé vendredi le décaissement de 40 milliards de FCFA pour "garantir à bonne date" le scrutin présidentiel fixé au 31 octobre prochain en Côte d'Ivoire

ABIDJAN, 27 août 2010 - Le gouvernement ivoirien a annoncé vendredi le décaissement de 40 milliards de FCFA (61 M EUR) pour "garantir à bonne date" le scrutin présidentiel fixé au 31 octobre prochain en Côte d'Ivoire. "Les élections et les opérations de sortie de crise ne souffriront pas de problème de trésorerie", a affirmé Ahoutou Koffi, directeur de cabinet du ministre de l'Economie. "Nous avons toute l'assurance et la garantie que ces élections vont se tenir", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. Selon lui, 145,5 milliards de francs CFA (222 illions d'Euros) ont été inscrits au budget de l'Etat en 2010 dont 25,2 mds FCFA d'appuis extérieurs, plus de 76 mds FCFA ont déjà été débloqués. Le reste (68,8 mds FCFA dont 10,2 d'appuis extérieurs) sera apuré en septembre (40 mds FCFA) et octobre (18,6 mds FCFA) "pour que dans tous les cas les élections puissent se tenir". "Il est bon, que la date du 31 octobre soit tenue", a déclaré le président ivoirien Laurent Gbagbo, cité vendredi dans le compte-rendu du conseil des ministres. "Certes, des contraintes financières et techniques existent, mais elles seront levées comme d'autres dans le passé", a pousuivi M. Gbagbo, selon la même source. Le scrutin est censé clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN). Le respect de ce délai suppose la fin des opérations électorales et le désarmement des FN.



Côte d'Ivoire: La liste définitive des électeurs pour l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire fixée au 31 octobre, sera publiée à partir du 10 octobre

ABIDJAN, 25 août 2010 - La liste définitive des électeurs pour l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire fixée au 31 octobre, sera publiée à partir du 10 octobre, a annoncé mercredi la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne. La publication de la liste électorale définitive va se faire "du 10 au 12 octobre 2010", a déclaré Yacouba Bamba, le porte-parole de la CEI au cours d'une conférence de presse, précisant qu'"il n'y a ni blocage ni entrave" du processus électoral. La CEI a également prévu la distribution des cartes d'électeurs du 9 au 15 octobre. "Le succès du processus électoral dépend du climat de paix et de sérénité", a rappelé M. Bamba, alors que le traitement des contentieux judiciaires sur la liste provisoire, censé s'achever le 26 août, a été perturbé dans certaines villes. La CEI a reçu 68.751 réclamations dont 30.293 en radiations concernant la liste électorale provisoire de 5.776.784 personnes. Le scrutin est censé clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN). Le respect du 31 octobre exige que soient relevés rapidement de lourds défis liés aux opérations électorales et au désarmement des FN.



Côte d'Ivoire: L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse reportée depuis 2005, est fixée au 31 octobre 2010, a annoncé jeudi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'un conseil des ministres

YAMOUSSOUKRO, 5 août 2010 - L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse reportée depuis 2005, est fixée au 31 octobre 2010, a annoncé jeudi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'un conseil des ministres dans la capitale politique Yamoussoukro. "C'est sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) qu'aujourd'hui le conseil a délibéré et a arrêté la date du 31 octobre 2010 comme étant la date de la convocation du collège électoral", a déclaré M. Soro devant la presse. "Nous continuons d'être engagés à (...) organiser des élections apaisées, à faire en sorte que nous puissions sortir de la crise qui n'a bien évidemment que trop duré", a-t-il ajouté. Cette annonce, la première depuis le dernier rendez-vous électoral manqué du 29 novembre 2009, est faite alors que la Côte d'Ivoire célèbre samedi le cinquantenaire de son indépendance. La CEI avait affirmé mercredi que le mois d'octobre 2010 était "la période propice" pour le scrutin. Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de Guillaume Soro.



Côte d'Ivoire: Au terme d'une réunion mercredi, "la commission centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le mois d'octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire"

ABIDJAN, 4 août 2010 - Le mois d'octobre 2010 est "la période propice" pour la tenue du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire, sans cesse reporté depuis 2005, a déclaré mercredi le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Bamba Yacouba. Au terme d'une réunion mercredi, "la commission centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le mois d'octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire", a-t-il indiqué lors d'une déclaration devant la presse au siège de la commission. Pour la CEI cependant, "certaines conditions doivent être observées par le gouvernement et les opérateurs techniques pour le respect effectif de cette période", a ajouté le porte-parole, sans plus de précision. Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Aucune nouvelle date n'a été fixée depuis le dernier rendez-vous manqué du 29 novembre 2009. La Côte d'Ivoire fête cette semaine le cinquantenaire de son indépendance, obtenue le 7 août 1960. La CEI évoque le mois d'octobre alors qu'une phase de traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire de quelque 5,7 millions d'inscrits est en cours, en vue de parvenir à une liste définitive. L'élaboration de la liste a donné lieu depuis des mois à de multiples polémiques, à une crise de la précédente CEI - dissoute en février en même temps que le gouvernement par M. Gbagbo, pour des soupçons de "fraude" - et même à des violences. Le camp présidentiel a accusé sans relâche l'opposition d'avoir truffé la liste de "fraudeurs" à la nationalité, une question très sensible dans le pays. Pour satisfaire les partisans de M. Gbagbo, une "vérification" spéciale des inscriptions de quelque 850.000 électeurs a en outre été conduite. Entamée le 20 juillet, elle a pris fin lundi. Le Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro s'est vu remettre mercredi un "rapport provisoire" sur cette opération. Le chef de l'Etat bouclera en octobre 2010 dix ans de pouvoir à la faveur d'un deuxième "mandat" contesté notamment par ses deux principaux rivaux, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Les FN, l'opposition et des organisations de la société civile ont mis en garde récemment contre les risques auxquels le pays serait exposé si l'élection ne se tient pas d'ici octobre. La CEI a plaidé mercredi pour un "climat de paix (...) avant, pendant et après" les élections. En plus des difficultés liées au processus électoral, la Côte d'Ivoire doit relever le défi de la réunification, en particulier le désarmement des FN. Ce désarmement n'a connu pour l'heure qu'un timide démarrage, en raison officiellement de problèmes de financement. Selon le dernier accord de paix signé fin 2008, cette opération est censée être terminée deux mois avant le scrutin.



Côte d'Ivoire: "Après un déficit de 70.000 tonnes en 2009-2010" avec une production d'environ 3,6 millions de tonnes, la production cacaoyère mondiale devrait s'accroître de 6% en 2011

ABIDJAN, 16 juil 2010 - La production cacaoyère mondiale devrait s'accroître de 6% en 2011, a affirmé vendredi à Abidjan le directeur de l'Organisation internationale du cacao (ICCO) Jan Vingerhoets, se félicitant de prix "jamais atteints depuis 30 ans" sur le marché. "Après un déficit de 70.000 tonnes en 2009-2010" avec une production d'environ 3,6 millions de tonnes, "nous tablons sur une augmentation de 6% de la production en 2011", a déclaré au cours d'une conférence de presse M. Vingerhoets, prévoyant "une croissance de 2,5% de la consommation". Il s'est également réjoui de "l'augmentation des prix du cacao sur le marché mondial, qui a atteint 3.000 dollars la tonne, un niveau jamais égalé depuis 30 ans". "C'est extraordinaire pour les paysans", a jugé le responsable. Le Néerlandais Vingerhoets, qui dirige l'institution depuis 2002, doit céder la place fin septembre à l'Ivoirien Jean-Marc Anga, qui sera directeur par intérim pendant deux ans. La fin de cet intérim en 2012 coïncide avec l'entrée en vigueur du nouvel accord international sur le cacao, conclu en juin à Genève sous l'égide de l'ONU. "L'amélioration de la production et celle de la qualité sont les défis auxquels sera confrontée l'ICCO", a souligné M. Anga, dont le pays est le premier producteur mondial de cacao. "L'amélioration des circuits de commercialisation afin de les rendre plus transparents et plus efficients, devant aboutir à une augmentation du revenu des paysans, font également partie de nos priorités", a-t-il ajouté. Créée en 1973, l'ICCO réunit les principaux pays producteurs (dont la Côte d'Ivoire, l'Indonésie, le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, le Brésil, etc.) et consommateurs (Pays-Bas, Allemagne, Etats-Unis, etc.).



Côte d'Ivoire: La Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a présenté lundi une nouvelle liste électorale provisoire où sont enregistrés quelque six millions d'inscrits

ABIDJAN, 12 juil 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a présenté lundi une nouvelle liste électorale provisoire où sont enregistrés quelque six millions d'inscrits, en vue de la présidentielle en Côte d'Ivoire sans cesse reportée depuis 2005, lors d'une cérémonie à Abidjan. "Nous avons la liste électorale provisoire à partir de laquelle nous allons travailler dans les prochaines semaines", a déclaré Youssouf Bakayoko, le président de la CEI sans préciser la date de l'affichage. Cette liste dite liste "blanche finale" comporte "5.775.000 personnes" dont 5,3 millions issues de la liste "blanche" et quelque 490.000 cas validés du traitement des contentieux sur la liste provisoire "grise", où figuraient environ 1,033 million de "cas litigieux" qui devaient apporter la preuve de leur nationalité. Le début du contentieux sur la nouvelle liste "blanche finale" doit démarrer le mardi 20 juillet en vue de l'établissement de la liste définitive, selon la CEI. Bloqué depuis le début de l'année, le processus électoral avait repris mi-mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste provisoire "grise". Cette opération, marquée par une faible affluence, s'est achevée début juin. Repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. Aucune nouvelle date du scrutin n'a pour l'instant été fixée.



Côte d'Ivoire: Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi le versement d'une troisième tranche d'un prêt à la Côte d'Ivoire, pour un montant de 53,3 millions de dollars, se disant satisfait de sa gestion des finances publiques

WASHINGTON, 9 juil 2010 - Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi le versement d'une troisième tranche d'un prêt à la Côte d'Ivoire, pour un montant de 53,3 millions de dollars, se disant satisfait de sa gestion des finances publiques. Avec cette somme, le FMI aura mis à disposition du pays 62% du total d'un prêt à conditions préférentielles de 559,4 millions de dollars, accordé à la Côte d'Ivoire en mars 2009, a indiqué l'institution dans un communiqué. "Les objectifs budgétaires de 2009 ont été largement atteints, y compris d'avoir un excédent budgétaire hors service de la dette", a expliqué le Fonds. Le FMI a autorisé au pays pour 2010 des dépenses plus élevées qu'initialement prévu pour faire face à "des frais ponctuels imprévus pour maintenir la fourniture d'électricité, pour soutenir une raffinerie de pétrole en difficulté, et pour couvrir le coût du retard dans les élections". Il a également salué le progrès de la Côte d'Ivoire vers un allègement de sa dette, grâce aux négociations avec les créanciers publics du Club de Paris et aux objectifs de l'initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE). Mais, a-t-il ajouté, plusieurs "réformes structurelles" restent à effectuer, "pour remédier aux problèmes du secteur électrique, améliorer la productivité dans le secteur du café et du cacao, et assurer la viabilité financière des services publics d'eau et d'énergie ainsi que de la raffinerie" d'Abidjan.



Côte d'Ivoire: La nouvelle date de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse repoussée depuis 2005, sera fixée "dans quelques semaines"

ABIDJAN, 30 juin 2010 - La nouvelle date de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse repoussée depuis 2005, sera fixée "dans quelques semaines", a affirmé mercredi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'une réunion du président Laurent Gbagbo avec ses principaux opposants. "Nous avons décidé (...) de nous revoir dans quelques semaines et enfin, sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI), de décider de la date de l'élection présidentielle", a déclaré M. Soro, soulignant "l'urgence" du scrutin. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre d'environ deux heures à la présidence à laquelle il participait avec le chef de l'Etat, les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ainsi que le président de la CEI Youssouf Bakayoko. Sans cesse reportée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé la Côte d'Ivoire en un sud loyaliste et un nord contrôlé par l'ex-rébellion de M. Soro. Aucune nouvelle date n'a été fixée depuis l'abandon de la dernière date officielle (novembre 2009) mais octobre 2010, qui verrait le chef de l'Etat boucler un "deuxième mandat", est la période généralement évoquée.



Côte d'Ivoire: Une nouvelle phase de "vérification" de la liste électorale provisoire ivoirienne, en vue de la présidentielle sans cesse reportée depuis 2005

ABIDJAN, 19 juin 2010 - Une nouvelle phase de "vérification" de la liste électorale provisoire ivoirienne, en vue de la présidentielle sans cesse reportée depuis 2005, doit démarrer lundi, a annoncé samedi le Premier ministre Guillaume Soro. "L'Etat de Côte d'Ivoire a décidé de mettre en place un mécanisme de vérification de la liste électorale provisoire afin de donner confiance et de rassurer les acteurs politiques, de renforcer la transparence des opérations d'identification et du processus électoral", indique-t-il dans un communiqué. "Cette vérification de la liste électorale provisoire dite +liste blanche+ démarre dès le lundi 21 juin 2010", précise-t-il. La liste "blanche" compte près de 5,3 millions d'inscrits mais la "vérification", menée "par rapprochement" avec l'état-civil, ne doit porter que sur un contingent de quelque 1,7 million de cas. La durée de cette opération n'a pas été précisée. Non programmée au départ, et acceptée après de longues discussions par l'opposition, cette étape est destinée à répondre aux partisans du président Laurent Gbagbo, qui réclamaient un "audit" pour "nettoyer" la liste des "fraudeurs" à la nationalité, une question très sensible dans le pays. Bloqué depuis le début de l'année, le processus électoral avait repris mi-mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste provisoire "grise", où figurent quelque 1,033 million de "cas litigieux" qui devaient apporter la preuve de leur nationalité. Cette opération, marquée par une faible affluence, s'est achevée début juin. Le nombre de cas validés n'a pas été annoncé. Repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. Aucune nouvelle date du scrutin n'a pour l'instant été fixée.



Côte d'Ivoire: Les acteurs du processus électoral ivoirien se sont mis "d'accord" pour "vérifier" la liste provisoire des votants, une question qui divise depuis des mois le camp du président Laurent Gbagbo et l'opposition

ABIDJAN, 4 juin 2010 - Les acteurs du processus électoral ivoirien se sont mis "d'accord" pour "vérifier" la liste provisoire des votants, une question qui divise depuis des mois le camp du président Laurent Gbagbo et l'opposition, a affirmé vendredi le Premier ministre Guillaume Soro. Les "techniciens" des structures impliquées et ceux de l'opposition "ont pu convenir (...) d'une méthodologie pour vérifier la liste électorale provisoire et s'assurer qu'elle ne contient pas de fraudes", a-t-il déclaré à la presse. M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), s'exprimait à l'issue d'une rencontre présidée par le chef de l'Etat Laurent Gbagbo. "Nous sommes tous tombés d'accord sur ce qu'il y a à faire pour rendre crédible, fiable la liste électorale provisoire", a assuré le Premier ministre, qui n'a toutefois donné aucune précision sur cette "méthodologie". Selon M. Soro, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) Youssouf Bakayoko va "élaborer un chronogramme (calendrier) électoral" pour proposer "très prochainement" une date du scrutin présidentiel, sans cesse reporté depuis 2005. Bloqué depuis le début de l'année, le processus électoral a timidement repris le 17 mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire dite "grise", où figurent quelque 1,033 million de "cas litigieux" devant apporter la preuve de leur nationalité. Cette opération doit s'achever samedi. La polémique porte sur la liste "blanche" (près de 5,3 millions d'inscrits), dont l'examen doit suivre. Le camp Gbagbo a exigé un "audit" de la liste pour en chasser les "fraudeurs", alors que la très sensible question de la nationalité reste au coeur de la crise ivoirienne. L'opposition a réclamé le maintien du mode opératoire établi. Repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.



Côte d'Ivoire: Le regroupement dans des casernes des éléments de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles censés rejoindre la nouvelle armée démarrera le 15 juin à Korhogo, grande ville du nord du pays

BOUAKE, 27 mai 2010 - Le regroupement dans des casernes des éléments de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) censés rejoindre la nouvelle armée démarrera le 15 juin à Korhogo, grande ville du nord du pays, a annoncé jeudi le chef d'état-major des FN. Les FN vont "procéder le 15 juin 2010 à Korhogo au regroupement puis à l'encasernement de leurs éléments retenus pour la nouvelle armée de Côte d'Ivoire, ainsi qu'à la démobilisation des ex-combattants non retenus pour l'armée", a déclaré le général Soumaïla Bakayoko lors d'une conférence de presse à Bouaké (centre), fief de l'ex-rébellion. La moitié nord du pays est contrôlée depuis le coup d'Etat manqué de 2002 par les FN et subdivisée en dix zones. Ces zones doivent céder la place à quatre "groupements d'instruction" à Korhogo, Bouaké, Man et Séguéla (ouest), où 5.000 ex-combattants "volontaires à l'armée nouvelle" (VAN) doivent rejoindre des camps militaires. Selon le général Bakayoko, le regroupement des 1.200 VAN de Korhogo doit s'effectuer entre le 15 juin et le 25 juillet, de même que "le regroupement, le désarmement puis la démobilisation des ex-combattants" non retenus pour l'armée. "Cette opération ne peut s'exécuter convenablement que si le budget de fonctionnement (...) est mis en place", a toutefois précisé le chef d'état-major, en insistant sur le rôle du ministère des Finances. Evoqué depuis longtemps et prévu par le dernier accord de paix signé fin 2008, le regroupement des ex-combattants FN dans des casernes est jusqu'à présent resté lettre morte. Les "commandants de zones" FN, qui ont ces éléments sous leurs ordres, sont considérés comme les maîtres du nord et de ses ressources. Le camp du président Laurent Gbagbo exige sans relâche que cette étape de "désarmement" soit réalisée, conformément à l'accord, deux mois avant la tenue du prochain scrutin présidentiel. Censée clore la crise de 2002, l'élection a été sans cesse repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, et aucune nouvelle date n'a été fixée.



Afrique: Selon l'OCDE et la BAD la croissance en Afrique devrait rebondir en 2010, à 4,5%, après avoir été "laminée" en 2009 par la crise mondiale

ABIDJAN, 24 mai 2010 - La croissance en Afrique devrait rebondir en 2010, à 4,5%, après avoir été "laminée" en 2009 par la crise mondiale, indiquent l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Banque africaine de développement (BAD) dans un rapport publié lundi. "Les économies africaines devraient progressivement se ressaisir, pour atteindre un taux de croissance moyen de 4,5% en 2010", selon ce document intitulé "Perspectives économiques en Afrique 2010", publié avant l'ouverture des assemblées annuelles de la BAD jeudi à Abidjan. Cette tendance devrait concerner toutes les régions et se poursuivre en 2011 avec un taux de 5,2%, estiment ces organisations, notant toutefois qu'elle dépend de la poursuite de la reprise de l'économie mondiale et du maintien des cours du pétrole et des autres matières premières. Après un taux moyen d'environ 6% entre 2006 et 2008, la croissance de l'Afrique a été "laminée" par la crise, chutant "à 2,5% en 2009, avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant pratiquement au point mort", souligne le rapport. "La crise semble avoir annulé les gains obtenus dans de nombreux pays africains en terme de luttte contre la pauvreté, compromettant sérieusement l'atteinte" de l'objectif de réduire de moitié la pauvreté d'ici 2015, l'un des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). La BAD "estime à environ 50 milliards USD supplémentaires par an le besoin de financement pour parvenir aux taux de croissance du PIB nécessaires à la réalisation" de cet objectif issu d'un accord conclu lors d'un sommet des Nations unies en 2000. La crise économique mondiale s'est répercutée "à travers notamment l'effondrement du prix des matières premières et le tassement des exportations" africaines, qui se sont "repliées de 2,5% en 2009, contre environ 8% pour les importations", expliquent l'OCDE et la BAD. "La part de l'Afrique dans le commerce mondial reste limitée, les exportations du continent ne représentant qu'environ 3% des échanges globaux", selon le texte. "Malgré quelques progrès, le commerce intra-africain (...) ne représente en moyenne qu'environ 10% du total des exportations africaines". La crise a par ailleurs "considérablement freiné" le mouvement des investissements étrangers à destination du continent, est-il relevé dans le rapport, avec un "recul de plus d'un tiers".



Côte d'Ivoire: Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo promet des listes électorales propres et la tenue en 2010 du scrutin présidentiel reporté depuis 2005, alors que le processus électoral est bloqué depuis le début de l'année

ABIDJAN, 1 mai 2010 - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé samedi que les listes électorales controversées seraient nettoyées et a promis la tenue en 2010 du scrutin présidentiel reporté depuis 2005, alors que le processus électoral est bloqué depuis le début de l'année. "On va réunifier le pays (coupé en deux depuis le putsch manqué de 2002, ndlr) et on va nettoyer les listes électorales, bien les regarder parce que notre objectif c'est de faire des élections propres, transparentes, justes, équitables, inclusives", a-t-il dit lors de la fête du 1er mai à Abidjan. Le traitement de la liste provisoire des votants est l'un des points de blocage actuels du processus électoral. Deux listes ont été publiées: une de 5,3 millions d'incrits et une de 1,033 million de cas dont la nationalité est reconnue comme litigieuse. Mais le camp Gbagbo exige un "audit" de la liste de 5,3 millions, jugeant que s'y trouvent aussi des coupables de "fraude" à la nationalité, une question ultra-sensible au coeur de la crise ivoirienne. "Je sais ce qu'il y a sur les 5,3 millions. C'est pourquoi je dis: on va réviser, on va regarder sérieusement", a indiqué M. Gbagbo, sans plus de précision. "Il n'y a pas de liste consensuelle, il y a une liste électorale. Il n'y a pas de liste consensuelle, il y a une méthode consensuelle pour vérifier les noms", a-t-il insisté, alors que ses partisans et l'opposition s'affrontent sur les moyens d'arriver à une liste définitive. Le processus de paix est à l'arrêt depuis le début de l'année et la crise autour de la précédente Commission électorale indépendante (CEI), dissoute par le chef de l'Etat qui l'accusait de "fraude" sur la liste. "On veut un travail propre, mais en 2010, retenez ça, on aura les élections", a promis M. Gbagbo, dont le mandat s'est achevé en 2005. "Si d'ici (le cinquantenaire de l'indépendance) le 7 août on n'a pas encore fait les élections, nous allons faire un petit défilé comme d'habitude, et nous allons rejeter le grand défilé militaire du cinquantenaire après les élections", a-t-il ajouté.



Côte d'Ivoire: "La métaphore du manioc", du réalisateur camerounais Lionel Méta, a remporté dimanche le "grand prix Fica d'or"au Festival de courts-métrages d'Abidjan

ABIDJAN, 25 avr 2010 - "La métaphore du manioc", du réalisateur camerounais Lionel Méta, a remporté dimanche le "grand prix Fica d'or", à la clôture de la 6e édition du Festival international du court-métrage d'Abidjan (Fica), a constaté un journaliste de l'AFP. M. Méta, 31 ans, succède au Marocain Rachid El Ouali, lauréat en 2008 pour "La mouche et moi". Outre cette récompense dotée d'1,5 million de FCFA (2.300 euros), ce film a décroché les prix d'interprétation masculine et féminine. "C'est un excellent film qui raconte une histoire loufoque de cinéma, une histoire irréelle", a commenté le président du jury, le réalisateur sénégalais Moussa Sene Absa. La biennale voyait la participation de vingt films en provenance de 14 pays africains. Certains films en compétition avaient été projetés cette semaine sur la place Ficgayo de Yopougon, un espace fréquenté de ce quartier populaire d'Abidjan, ayant servi également de cadre aux cérémonies d'ouverture et de clôture.



Côte d'Ivoire: Le Port autonome d'Abidjan, plus puissant port d'Afrique de l'ouest, a lancé jeudi son premier grand emprunt obligataire, destiné à recueillir 25 milliards de FCFA pour moderniser son équipement et accroître son trafic

ABIDJAN, 22 avr 2010 - Le Port autonome d'Abidjan (PAA), plus puissant port d'Afrique de l'ouest, a lancé jeudi son premier grand emprunt obligataire, destiné à recueillir 25 milliards de FCFA (38,1 millions d'euros) pour moderniser son équipement et accroître son trafic. Cette somme permettra notamment "l'acquisition et la mise en location de wagons" dans le cadre du ferroutage (rail entre Côte d'Ivoire et Burkina, route entre Burkina et Niger) en vue de "capter" une partie du trafic nigérien passant par des ports concurrents comme Cotonou, a expliqué le directeur du PAA, Marcel Gossio, lors d'une cérémonie à Abidjan. Cet emprunt, le premier lancé par le port, mettra sur le marché boursier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) 2,5 millions de titres au prix unitaire de 10.000 FCFA (15,2 euros) pendant un mois, à un taux d'intérêt de 6,95% sur la période 2010-2017. Il est garanti par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Le trafic de marchandises au port d'Abidjan a atteint plus de 24 millions de tonnes en 2009, en hausse de 8,8%, grâce en partie au fret à destination des pays enclavés.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a accepté vendredi de diminuer le prix du carburant, sous la pression des transporteurs qui menaient depuis le début de la semaine une grève très suivie et qui a suscité des tensions, notamment sur l'approvisionnement en denrées

ABIDJAN, 16 avr 2010 - Le gouvernement ivoirien a accepté vendredi de diminuer le prix du carburant, sous la pression des transporteurs qui menaient depuis le début de la semaine une grève très suivie et qui a suscité des tensions, notamment sur l'approvisionnement en denrées. "Concernant le prix du carburant, le gouvernement a décidé de supprimer les 30 francs CFA récemment ajoutés sur le coût du litre du carburant, notamment le gasoil", indique le Comité de crise des syndicats des acteurs et auxiliaires du transport, dans un communiqué publié à l'issue de plusieurs jours de négociations avec les autorités. Récemment augmenté pour atteindre 645 FCFA à la pompe, le prix du litre de gasoil est donc ramené à 615 FCFA (0,9 euro). Le comité, qui représentait les chauffeurs de taxis et minicars en grève depuis lundi contre cette nouvelle hausse du prix du gasoil, a annoncé la "suspension" de son mot d'ordre. "Les discussions se poursuivent (avec les autorités) car notre objectif est d'obtenir une réduction (supplémentaire) de 100 FCFA sur le gasoil", a toutefois expliqué à l'AFP Adama Touré, président de la Coordination des gares routières. La grève a également affecté l'activité socio-économique du pays et commençait à avoir un impact sur l'approvisionnement en denrées alimentaires de première nécessité. Particulièrement suivie à Abidjan et dans plusieurs villes, elle a occasionné des tensions, avec plus d'"une quarantaine" de bus de la Société des transports abidjanais (Sotra) endommagés durant la semaine par des protestataires, selon la compagnie qui a continué cette semaine à assurer le service. Vendredi matin dans le quartier populaire d'Abobo, dans la capitale économique, des échauffourées ont opposé la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes, et des groupes caillassant des bus, ont rapporté des témoins.



Côte d'Ivoire: Les pays francophones se réuniront pour "la première fois" à partir du 29 mars à Abidjan pour créer le Réseau international des agences francophones de promotion des investissements (RIAFPI)

ABIDJAN, 23 mars 2010 - Les pays francophones se réuniront pour "la première fois" à partir du 29 mars à Abidjan pour créer un réseau d'attraction des investissements étrangers et remédier à "leur faible capacité d'attraction", a-t-on appris mardi auprès des organisateurs. Le projet, dénommé Réseau international des agences francophones de promotion des investissements (RIAFPI), sera mis en place durant cette assemblée de trois jours, a indiqué le Centre de promotion des investissements de Côte d'Ivoire (CEPICI), organisateur de la rencontre, dans un communiqué transmis mardi à l'AFP. Cette entreprise vise à corriger "le poids relativement faible des pays francophones dans l'économie mondiale", est-il souligné dans le texte. Ces pays ne représentaient que "12% du PIB mondial et 19% des échanges commerciaux internationaux en 2007", selon la même source. En 2007, les pays de l'espace francophone ont capté seulement 26% des investissements directs étrangers (IDE), selon la même source. Cette annonce coïncide avec l'arrivée à Abidjan d'une mission du Mouvement des entreprises de France (Medef, patronat), conduite par le président de la section Afrique, Patrick Lucas, pour un séjour de 48 heures dans la capitale économique ivoirienne.



Côte d'Ivoire: La Banque nationale d'investissement de Côte d'Ivoire a annoncé vendredi avoir injecté en dix ans, 600 milliards de francs CFA dans les secteurs agricole et industriel du pays, un "important chantier de sa feuille de route"

ABIDJAN, 19 mars 2010 - La Banque nationale d'investissement de Côte d'Ivoire (BNI, publique) a annoncé vendredi avoir injecté en dix ans, 600 milliards de francs CFA (915 MEUR) dans les secteurs agricole et industriel du pays, un "important chantier de sa feuille de route". "Nous avons investi depuis 2001 de façon très importante dans la filière café-cacao", dont le pays est le premier producteur mondial, a affirmé à l'AFP Victor Nembélessini, PDG de la banque. La BNI détenue à 100% par l'Etat a également "financé les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) pendant cette même période", a-t-il ajouté, soulignant que le nombre d'agences, à travers le pays, est passé de trois à 23 et pourrait atteindre 30 d'ici la fin 2010. Le responsable s'exprimait lors d'une cérémonie marquant le 50ème anniversaire de la BNI, née en 1998 de la restructuration commanditée par la banque mondiale, de la Caisse autonome d'amortissement (CAA, créée en 1960). "La BNI fonctionne selon les mêmes règles qu'une institution privée, contrôlée par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest" (BCEAO, ndlr), a déclaré son PDG, réfutant les accusations "de caisse noire de l'Etat". "Nous ne sommes pas une caisse noire pour l'Etat comme une certaine opinion a voulu le faire croire. Cela n'est pas possible", a-t-il assuré. En 2007, la BNI avait été mise à l'index pour sa proximité avec les institutions de la filière cacao et avec certains marchands d'armes, dans un rapport de l'ONG Global Witness consacré à l'utilisation des revenus du cacao ivoirien dans le conflit qui divise le pays depuis septembre 2002. De 9,4 milliards de FCFA (14,4 MEUR) de déficit en 2001, la BNI a enregistré de 2002 à 2004 des résultats bénéficiaires, avant de subir des pertes (2004 à 2007), en raison du "non paiement des crédits contractés par l'Etat". La banque, après une restructuration (opération de marché, rachat, cession de créances) a réalisé un profit de 9,8 milliards (environ 15 MEUR) en 2008, selon les chiffres officiels.



Côte d'Ivoire: Le Japon a rééchelonné près de 60 milliards de FCFA de dettes contractées par la Côte d'Ivoire et réclamé la tenue des élections sans cesse reportées depuis 2005

ABIDJAN, 16 mars 2010 - Le Japon a rééchelonné près de 60 milliards de FCFA (91,5 millions EUR) de dettes contractées par la Côte d'Ivoire et réclamé la tenue des élections sans cesse reportées depuis 2005, a constaté un journaliste de l'AFP. L'accord de restructuration signé à Abidjan par le ministre ivoirien de l'Economie Charles Koffi Diby et l'ambassadeur du Japon Yoshifumi Okamura porte sur un rééchelonnement de 25 milliards de FCFA(38 M EUR) sur 40 ans et un "différé exceptionnel" de plus de 27,8 milliards de FCFA (42,4MEUR). "Aujourd'hui, le Japon a signé cet accord et tenu ainsi une promesse du Club de Paris, c'est au tour des Ivoiriens de tenir la leur" en organisant des élections" a déclaré M. Okamura, lors de la cérémonie. "Je suis quelque peu déçu (...) la crédibilité de la Côte d'Ivoire est en danger. Savez-vous que ces temps perdus coûteront chers, et constituent une menace sérieuse pour la crédibilité de l'Etat de Côte d'Ivoire? a demandé le diplomate, présentant le pays comme "prometteur et à fort potentiel". De son côté, le ministre ivoirien a salué la "coopération exemplaire" avec le Japon, "un témoin privilégié de la marche de la Côte d'ivoire sur le chemin de la paix et du retour définitif à la normalisation". La Côte d'Ivoire s'est qualifiée en mars 2009 pour de l'initiative (en faveur des pays pauvres très endettés) PPTE, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), qui lui permet d'espérer une très importante réduction de sa dette extérieure. Pour obtenir cet allègement, le pays qui tente de sortir de la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, s'est engagé dans un ensemble de réformes, notamment en matière de lutte contre la pauvreté. La Côte d'Ivoire a obtenu plusieurs réductions de sa dette cette année, de la part des créanciers publics du Club de Paris en mai, et privés du Club de Londres en septembre. Selon le dernier calendrier arrêté sous l'égide du médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré, l'élection est prévue pour "fin avril-début mai". Le Premier ministre Guillaume Soro en a souhaité la tenue d'ici juin.



Côte d'Ivoire: Le gouvernement allemand prévoit l'annulation d'une dette commerciale ivoirienne de 25 millions d'euros envers l'Allemagne et le rééchelonnement à long terme de 101 millions d'euros de dettes supplémentaires

BERLIN, 10 mars 2010 - Le gouvernement allemand a décidé mercredi de renoncer à une partie de ses créances envers la Côte d'Ivoire et d'en rééchelonner une autre, selon un communiqué du ministère allemand des Finances. L'accord bilatéral prévoit l'annulation d'une dette commerciale ivoirienne de 25 millions d'euros envers l'Allemagne et le rééchelonnement à long terme de 101 millions d'euros de dettes supplémentaires, selon le communiqué. En contrepartie, la Côte d'Ivoire s'engage à employer 19 millions d'euros de ces dettes reportées pour financer des "mesures urgentes" dans les domaines de la biodiversité, de la protection de la nature et de la santé. La Côte d'Ivoire est l'un des Etats les plus endettés d'Afrique. En mai 2009 ses créanciers publics représentés par le Club de Paris avaient décidé un allègement de sa dette.




Liste complète du nouveau gouvernement de la Côte d'Ivoire du 04 mars 2010 (modifiant et complétant la liste du 23 février 2010)


Premier ministre, chef du gouvernement: Guillaume Soro
Ministre d'Etat, ministre du Plan et du développement: Paul-Antoine Bohoun Bouabré (FPI)
Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l'Homme: Mamadou Koné (FN)
Ministre de l'Intérieur: Désiré Tagro (FPI)
Ministre de l'Economie et des finances: Charles Koffi Diby (société civile)
Ministre de la Défense: Michel Amani N'Guessan (FPI)
Ministre des Affaires étrangères et de l'intégration africaine: Jean-Marie Kacou Gervais (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, PDCI, opposition)
Ministre de la Jeunesse, du sport et de la salubrité urbaine: Théodore Mel Eg (UDCY, mouvance présidentielle)
Ministre de la Production animale et des ressources halieutiques: Alphonse Douati (FPI)
Ministre de l'Industrie et de la promotion du secteur privé: Moussa Dosso (FN)
Ministre des Mines et de l'énergie: Augustin Kouadio Komoé (FPI)
Ministre du Tourisme et de l'artisanat: Sidiki Konaté (FN)
Ministre des Infrastructures économiques: Dagobert Banzio (PDCI)
Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement: Ibrahim Sy Savané (FN)
Ministre de l'Education nationale: Gilbert Bleu Lainé (FPI)
Ministre de la Construction, de l'urbanisme et de l'habitat: Meyliet Tiémoko Koné (FN)
Ministre de l'Agriculture: Mamadou Sangafowa Coulibaly (Rassemblement des républicains, RDR, opposition)
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Ibrahima Cissé (RDR)
Ministre de la Fonction publique et de l'emploi: Emile Guiriéoulou (FPI)
Ministre de la Lutte contre le sida: Christine Adjobi (FPI)
Ministre de la Famille, de la femme et des affaires sociales: Jeanne Adjoua Peuhmond (RDR)
Ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle: Benjamin Atsé Yapo (FPI)
Ministre des Transports: Albert Flindé (UDPCI, opposition)
Ministre de la Santé et de l'hygiène publique: Eugène Aouélé Aka (PDCI)
Ministre du Commerce: Calice Yapo Yapo (PDCI)
Ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la communication: Gohorey Houga Bi (RDR)
Ministre de l'Environnement, des eaux et forêts: Karim Fadiga (PIT, opposition)
Ministre de la Culture et de la francophonie: Azoumana Moutaye (MFA, opposition).
 



Côte d'Ivoire: L'opposition ivoirienne a exigé mercredi que le premier tour du scrutin présidentiel, reporté depuis 2005, ait lieu "fin avril-début mai" comme annoncé récemment, et réclamé la fixation immédiate d'une date

ABIDJAN, 3 mars 2010 - L'opposition ivoirienne a exigé mercredi que le premier tour du scrutin présidentiel, reporté depuis 2005, ait lieu "fin avril-début mai" comme annoncé récemment, et réclamé la fixation immédiate d'une date. Cette période avait été arrêtée la semaine dernière lors d'une visite du médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré destinée à résoudre la crise née de la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février. A l'issue d'une réunion de ses dirigeants à Abidjan, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a également exigé le "démarrage immédiat" du traitement des contentieux sur la liste électorale. Cette opération, marquée par des incidents autour de procès en radiation de présumés étrangers de la liste, était censée reprendre lundi pour 21 jours. Mais la reprise n'a pu avoir lieu, la CEI renouvelée en fin de semaine dernière commençant tout juste à s'installer. Dressant le bilan de sa mobilisation contre la double dissolution, l'opposition s'est "félicitée" du rétablissement d'une CEI dont elle garde la présidence et de la formation d'un nouveau gouvernement qu'elle doit rejoindre prochainement. Les chefs du RHDP, notamment l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, se sont efforcés d'apaiser des militants mécontents de la suspension des manifestations - parfois émaillées de violences - et de l'entrée prochaine de l'opposition dans le cabinet. "Je vous en supplie, acceptez le mot d'ordre de suspension", a lancé M. Ouattara, tandis qu'Anaky Kobenan, président du Mouvement des forces d'avenir (MFA), un petit parti, a reconnu "un malaise" entre base et états-majors. Interrogé par l'AFP, le président du directoire du RHDP, Alphonse Djédjé Mady, a affirmé que la coalition avait transmis mercredi après-midi au Premier ministre Guillaume Soro une liste de dix personnalités issues de ses rangs et proposées comme futurs ministres. N'y figurent pas "en principe" de personnalités pouvant faire l'objet de contestation, a-t-il assuré. Selon des sources concordantes, les discussions avaient continué d'achopper ces derniers jours sur les noms des futurs titulaires, le chef de l'Etat refusant la reconduction de certains anciens ministres d'opposition. "Nous faisons les derniers pas" car "il faut sortir de la crise", a expliqué M. Mady. Le gouvernement présenté le 23 février ne compte que 17 ministres effectivement nommés, 11 postes encore à pourvoir étant promis au RHDP et au Parti ivoirien des travailleurs (PIT), une petite formation. Reportée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise causée par le putsch manqué de 2002.


Côte d'Ivoire: La nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi et a pour Président l'ancien ministre des affaires étrangères, Youssouf BAGAYOKO, membre de l'opposition

ABIDJAN, 26 fév 2010 - La nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi, l'opposition en gardant la présidence après deux semaines de crise née de la dissolution de la CEI précédente et du gouvernement, a-t-on appris de source officielle. A l'issue d'une journée d'âpres tractations, Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet précédent, a été élu par la commission centrale de la CEI à la présidence de cette institution, a annoncé le secrétaire permanent Auguste Miremont. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique), l'une des principales formations d'opposition dont il est une personnalité, conserve ainsi le poste le plus élevé de cette structure composée de représentants des principaux partis politiques. Elle est chargée d'organiser l'élection présidentielle reportée depuis 2005, désormais prévue pour "fin avril-début mai" et censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. La précédente CEI avait été emportée par la crise autour de son chef Robert Beugré Mambé, qui avait été accusé par le camp du président Laurent Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants. En début de soirée, les membres de la commission centrale de la CEI avaient prêté serment devant le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N'Dré. La mise sur pied de cette commission renouvelée lève un obstacle de taille à l'entrée au gouvernement - à ce jour incomplet - de l'opposition, qui avait exigé au préalable le "rétablissement" de la CEI. La dissolution de la commission et du gouvernement le 12 février par M. Gbagbo avait plongé le pays dans une crise marquée par des manifestations de l'opposition, parfois émaillées de violences, et la mort d'au moins sept personnes lors de la répression de protestations.


Côte d'Ivoire: Le nouveau gouvernement du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro comptera 28 membres, 11 postes de cette équipe restant à pourvoir, dont la quasi-totalité étaient occupés par l'opposition dans le cabinet précédent

ABIDJAN, 23 fév 2010 - Le nouveau gouvernement du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro comptera 28 membres, 11 postes de cette équipe restant à pourvoir, dont la quasi-totalité étaient occupés par l'opposition dans le cabinet précédent, a-t-on appris mardi de source officielle. Le secrétaire général du gouvernement, Félix Tyeoulou-Dyela, a annoncé mardi en début de soirée au palais présidentiel un gouvernement de 28 membres, y compris le Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Seize titulaires ont été annoncés, et onze ministères restent "à pourvoir", a-t-il précisé. Neuf des 11 postes non pourvus étaient occupés par l'opposition dans la précédente équipe Soro, formée en 2007 après la signature de l'accord de paix de Ouagadougou. Depuis la dissolution par le président Laurent Gbagbo du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février, qui a plongé le pays dans une crise émaillée de violences parfois meurtrières, l'opposition avait conditionné sa participation au nouveau cabinet au "rétablissement" de la CEI. Le gouvernement aura pour tâche de conduire le pays "fin avril-début mai" à une élection présidentielle, selon le calendrier annoncé par le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, ce scrutin est censé clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un nord rebelle et un sud loyaliste.

La liste du gouvernement à la date 23 février 2010:

Premier Ministre, Chef du Gouvernement : SORO KIGBAFORI GUILLAUME
Ministre d'Etat, Ministre du Plan et du Développement : PAUL ANTOINE BOHOUN BOUABRE
Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l'homme : KONE MAMADOU
Ministre de l'Intérieur : TAGRO ASSEGNINI DESIRE
Ministre de l'Economie et des Finances : DIBY KOFFI CHARLES
Ministre de la Défense : AMANI N'GUESSAN MICHEL
Ministre des Mines et de l'Energie : KOUADIO KOMOE AUGUSTIN
Ministre de l'Industrie et de la Promotion du Secteur Privé: DOSSO MOUSSA
Ministre du Tourisme et de l'Artisanat: KONATE SIDIKI
Ministre de la Communication : SY SAVANE IBRAHIM
Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi : GUIRIEOULOU EMILE
Ministre de la Production Animale et des Ressources Halieutiques : DOUATI ALPHONSE
Ministre de l'Education Nationale : BLEU-LAINE GILBERT
Ministre de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat : KONE TIEMOKO MEYLIET
Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : YAPO ATSE BENJAMIN
Ministre de la Lutte contre le Sida : Mme ADJOBI CHRISTINE
Ministre de la Jeunesse, du Sports et des Loisirs: MEL EG THEODORE

MINISTERES A POURVOIR
Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration Africaine:
Ministère de l'Agriculture :
Ministère du Commerce :
Ministère des Transports :
Ministère des Infrastructures Economiques :
Ministère des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication :
Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique:
Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique :
Ministère de l'Environnement, de la Salubrité Publique et des Eaux et Forêts :
Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales :
Ministère de la Culture et de la Francophonie :

Notons que le premier Conseil des Ministres du nouveau Gouvernement se tiendra le jeudi 25 février 2010, au Palais Présidentiel




Côte d'Ivoire: Les acteurs de la crise ivoirienne, dont l'opposition, ont "accepté" de "s'engager dans la reconstruction du gouvernement" et se sont accordés pour "recomposer" cette semaine une commission électorale

ABIDJAN, 22 fév 2010 - Les acteurs de la crise ivoirienne, dont l'opposition, ont "accepté" de "s'engager dans la reconstruction du gouvernement" et se sont accordés pour "recomposer" cette semaine une commission électorale, a annoncé lundi le médiateur burkinabè Blaise Compaoré. La dissolution du cabinet et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par le président ivoirien Laurent Gbagbo, après un blocage de la CEI accusée de "fraude", avait plongé le pays dans une crise accompagnée de violences sur le territoire. "Les résultats sont satisfaisants", a déclaré le chef de l'Etat du Burkina Faso à l'issue d'entretiens avec les protagonistes de la crise à Abidjan. Il a ainsi évoqué "l'acceptation des parties prenantes signataires de l'accord de Marcoussis pour s'engager dans la reconstruction du gouvernement de Côte d'Ivoire". Le dernier accord de paix, signé en 2007 à Ouagadougou, endosse celui de Marcoussis (France, 2003), qui a servi de base à un gouvernement d'"union nationale" incluant l'opposition. Le Premier ministre Guillaume Soro a annoncé la formation du gouvernement pour mardi. "Les parties se sont accordées aussi pour recomposer la Commission électorale indépendante cette semaine", a poursuivi M. Compaoré. Cela va "permettre de travailler très rapidement sur la qualité de la liste électorale selon le mode opératoire prescrit, mais surtout d'accomplir les autres taches qui vont nous permettre de fixer très rapidement une échéance pour l'élection présidentielle cette année", a-t-il ajouté. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.


Côte d'Ivoire: Une réunion des principaux dirigeants ivoiriens se tiendra "en urgence" pour "débloquer" la situation politique

OUAGADOUGOU, 21 fév 2010 - Une réunion des principaux dirigeants ivoiriens se tiendra "en urgence" pour "débloquer" la situation politique, selon le communiqué publié dimanche à l'issue d'une rencontre du médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, avec les deux chefs de l'opposition. M. Compaoré et les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qui se sont entretenus au palais présidentiel à Ouagadougou, "ont reconnu la gravité de la situation dans le pays et appelé au respect de l'Accord politique de Ouagadougou" signé en 2007, est-il indiqué dans le texte. Selon eux, la "mise en oeuvre intégrale" de l'accord "devrait permettre d'organiser le plus rapidement possible l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire", reportée depuis 2005. "Ils se sont accordés, après consultation des membres du Cadre permanent de concertation (CPC, qui comprend ces trois dirigeants ainsi que le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, ndlr), pour la tenue en urgence d'une réunion en vue de trouver des solutions permettant le déblocage de la situation", ajoute-t-on. Cette réunion aura pour objectif de "préserver les acquis et de remettre le processus électoral en marche". Le climat politique ivoirien est très tendu depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par M. Gbagbo. Annoncée pour lundi, la formation du cabinet de M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), est bloquée depuis une semaine, l'opposition conditionnant son retour au "rétablissement immédiat" de la CEI. Durant toute la semaine, des manifestations d'opposants ont eu lieu à travers le pays, parfois émaillées de violences. Cinq personnes sont mortes vendredi à Gagnoa (centre-ouest) lors de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.


Côte d'Ivoire: Le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo a condamné mercredi des "actes de sabotage" de l'opposition, après les manifestations organisées contre la dissolution par le chef de l'Etat du gouvernement et de la commission électorale

ABIDJAN, 17 fév 2010 - Le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo a condamné mercredi des "actes de sabotage" de l'opposition, après les manifestations organisées contre la dissolution par le chef de l'Etat du gouvernement et de la commission électorale. Depuis l'annonce de ces dissolutions vendredi, l'opposition "n'a cessé de poser des actes de nature à fragiliser l'équilibre de la nation, à menacer la paix sociale, (...) à mettre le pays à feu et à sang et à défier l'autorité de l'Etat", a affirmé la direction de campagne de M. Gbagbo dans une déclaration lue à Abidjan. "Répondant à ces appels incessants à la désobéissance civile, au soulèvement et à la guerre civile, les militants de ce mouvement politique se livrent à travers le pays à des actes de sabotage", a-t-elle accusé, en appelant au "calme". A Abidjan et dans plusieurs localités du pays, de jeunes opposants ont protesté ces derniers jours, parfois violemment, contre la double dissolution. A Dimbokro (centre), des manifestants ont endommagé les locaux de la coalition pro-Gbagbo, a affirmé à l'AFP Paul David N'Zi, son directeur départemental de campagne. Réunie au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), l'opposition a appelé ce week-end à "s'opposer par tout moyen" au pouvoir. Ces manifestations surviennent alors que le Premier ministre et chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro poursuit de difficiles tractations pour former un nouveau cabinet. Le RHDP a conditionné son retour au gouvernement au "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI), dissoute après plus d'un mois de crise en son sein.


Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante

ABIDJAN, 12 fév 2010 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI), à la suite de la crise ouverte par la polémique sur une "fraude" présumée du chef de la CEI Robert Beugré Mambé. Il a aussitôt reconduit le leader de l'ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, que celui-ci occupe à la suite de l'accord de paix signé en 2007. Il l'a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement lundi prochain ainsi que le "format" d'une nouvelle CEI. "Le processus de paix est de nouveau en panne", a lancé M. Gbagbo dans une allocution télévisée, en référence à la polémique ouverte en janvier et aux récentes violences liées au contentieux judiciaire sur la liste électorale. Evoquant l'enquête du parquet ouverte sur instruction d'un de ses proches, le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, le chef de l'Etat a accusé M. Mambé, qui appartient à l'opposition, d'avoir "mené une opération illégale visant à obtenir l'inscription frauduleuse de 429.030 personnes sur la liste électorale". "Au moment où nous pensions être au bout de nos efforts pour avoir des élections propres, nous constatons qu'en réalité le processus de paix (...) est pris en otage par des partis politiques", a-t-il dénoncé. "Nous ne sommes pas face à une simple crise dans la crise", a jugé M. Gbagbo. "C'est l'Accord politique de Ouagadougou (de 2007) dans son ensemble que l'on veut saboter" alors que "nous n'avons aucune raison de l'abandonner", a-t-il estimé. "Afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d'Ivoire d'aller en toute confiance à des élections propres", il a annoncé, invoquant l'article 48 de la Constitution qui lui permet de prendre "des mesures exceptionnelles", que "le gouvernement est dissous". M. Soro est "reconduit dans ses fonctions", a-t-il souligné. "Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement", qui aura pour "mission" de conduire "les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d'Ivoire définitivement de la crise", a dit le président Gbagbo. La CEI est également "dissoute", a poursuivi le chef de l'Etat. "Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours à compter d'aujourd'hui (vendredi) le format d'une nouvelle commission électorale crédible qui pourra organiser les élections justes et transparentes", a-t-il indiqué. Le processus électoral est quasi-paralysé depuis l'éclatement de la polémique autour de la commission. Le camp présidentiel réclamait le départ du chef de la CEI. M. Mambé, soutenu par l'opposition, a récusé toute fraude et avait refusé de démissionner. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002.


Côte d'Ivoire: L'opération de contentieux judiciaire sur la liste électorale ivoirienne, qui a suscité des violences autour de procès en radiation de présumés étrangers, est "suspendue jusqu'à nouvel ordre"

ABIDJAN, 10 fév 2010 - L'opération de contentieux judiciaire sur la liste électorale ivoirienne, qui a suscité des violences autour de procès en radiation de présumés étrangers, est "suspendue jusqu'à nouvel ordre", a annoncé mercredi soir le gouvernement. Le Premier ministre Guillaume Soro "informe toutes les structures et tous les services de l'Etat impliqués dans cette opération, ainsi que les populations ivoiriennes, que le contentieux judiciaire en cours devant les tribunaux de première instance est suspendu jusqu'à nouvel ordre sur l'ensemble du territoire national" à compter de ce mercredi, selon un communiqué lu à la télévision publique. Cette décision fait suite à une "concertation" mardi entre M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), et le président Laurent Gbagbo sur "la situation de tension créée depuis quelques jours autour du processus de validation de la liste électorale provisoire", a-t-on précisé. Plusieurs incidents sérieux ont éclaté depuis la semaine dernière autour de procès en radiation de présumés étrangers de la liste, notamment mardi à Vavoua (ouest) où la sous-préfecture a été incendiée lors d'une manifestation d'opposants protestant contre un tel procès. L'opposition accuse le Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) de saisir les tribunaux pour "opérer des radiations arbitraires, partisanes et illégales". La formation de M. Gbagbo dit viser une liste "propre" dont auront été sortis les étrangers. Le climat politique s'est fortement dégradé depuis un mois, à la suite d'une virulente polémique sur une présumée "fraude" du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Beugré Mambé. A l'issue d'une enquête ouverte sur instruction du ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, proche de M. Gbagbo, le parquet a estimé que M. Mambé, qui appartient à l'opposition, s'est rendu "coupable" de "fraudes sur la liste électorale". Le camp présidentiel a exigé la démission de M. Mambé, tandis que l'opposition a réclamé le départ de M. Tagro pour "intrusion" dans le processus électoral. Les principaux acteurs de la crise actuelle doivent rencontrer jeudi à Ouagadougou le "facilitateur" du processus de paix, le président burkinabè Blaise Compaoré. La question de la nationalité est l'une des origines de la crise née en 2002 du coup d'Etat manqué de la rébellion. Reporté depuis 2005, le scrutin présidentiel censé clore cette crise est attendu avant juin par l'ONU.


Côte d'Ivoire: Un programme financé par le secteur privé à hauteur de 16 millions USD a été lancé mercredi à Abidjan afin d'améliorer la qualité du cacao de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial

ABIDJAN, 3 fév 2010 - Un programme financé par le secteur privé à hauteur de 16 millions USD (environ 11,5 millions EUR) a été lancé mercredi à Abidjan afin d'améliorer la qualité du cacao de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial. Financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et 14 compagnies chocolatières, le Programme d'amélioration de l'économie cacaoyère, prévu sur cinq ans pour quelque 75.000 planteurs, vise à renforcer la qualité de la fève ivoirienne, qui se dégrade depuis quelques années, et les revenus des paysans. Ce programme doit ainsi "faciliter l'accès au crédit (des planteurs) pour l'acquisition d'intrants agricoles", a déclaré le chocolatier Andrew Brooks lors de la cérémonie. Le ministre ivoirien de l'Agriculture, Amadou Gon Coulibaly, a salué ce partenariat dans un secteur "vital" mais menacé par "la faiblesse du système de production, la dégradation de la qualité et des conditions de vie et de travail des producteurs". Ce plan est le volet ivoirien d'un programme de 40 millions USD (environ 29 M EUR), qui concerne aussi le Liberia, le Ghana, le Nigeria et le Cameroun et vise au total 200.000 producteurs. La campagne cacaoyère ivoirienne précédente (2008-2009) s'est soldée par une baisse de 16% de la production, à 1,16 million de tonnes contre 1,38 million de tonnes en 2007-2008. Pour la campagne cacaoyère 2009-2010, une nouvelle baisse est attendue en raison du vieillissement des vergers. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB.


Côte d'Ivoire: Le Trésor public ivoirien a décidé d'apurer une dette de 3,2 milliards de francs CFA due à la Poste du Burkina Faso depuis plusieurs années

OUAGADOUGOU, 4 jan 2010 - Le Trésor public ivoirien a décidé d'apurer une dette de 3,2 milliards de francs CFA (près de 4,9 millions d'euros) due à la Poste du Burkina Faso depuis plusieurs années, a annoncé lundi la radio nationale burkinabè. La décision d'apurer la dette contractée par la Poste ivoirienne vis-à-vis de la Société nationale de postes (Sonapost, publique) a été communiquée la semaine dernière à Ouagadougou par le ministre ivoirien de l'Economie Charles Diby Koffi après une rencontre avec le Premier ministre burkinabè Tertius Zongo, a précisé la radio. Le ministre burkinabè des Postes Noël Kaboré s'est réjoui de cette annonce, envisageant la reprise des échanges entre les postes des deux pays dans un "futur proche", a-t-on souligné. "Dès que l'apurement est constaté et après une séance de travail technique entre les deux administrations, les opérations peuvent reprendre", a-t-il indiqué à la radio. Selon le quotidien d'Etat Sidwaya, la Côte d'Ivoire a déjà payé 500 millions de FCFA (quelque 760.000 euros), la dette devant être soldée au plus tard le 15 février 2010. Début 2000, la Poste burkinabè avait suspendu ses opérations avec la Côte d'Ivoire, faute de paiement. Cette situation a affecté les transferts de près de 3 millions de Burkinabè vivant en Côte d'Ivoire, dont une grande majorité travaille dans des plantations de cacao, dont le pays est le premier producteur mondial.



Voir ici les articles publiés en 2009

Vous souhaitez investir en zone franc au Côte d'Ivoire ? Découvrez les opportunités d'affaires dans le commerce international en Afrique.

CONDITIONS GENERALES: Vous Visitez notre site, vous acceptez les conditions ci-dessous

Copyright © IZF:

Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de l'Association IZF. Toutes les informations reproduites sur notre site  sont protégées par les droits de propriété intellectuelle détenus par leur (s) auteur(s).

Clause de non-responsabilité:

L'Association IZF s'efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenue responsable de l'utilisation et de l'interprétation de l'information publiée sur notre site. Les auteurs ou les sources sont responsables de chaque information publiée. L'Association mentionnera, dans la mesure du possible, les auteurs ou les sources de chaque information.

Publicités:

L'Association IZF utilise des sociétés publicitaires ou tiers pour fournir des publicités sur son site web. Ces sociétés peuvent utiliser des renseignements (sont exclus: identité, nom, adresse, é-mail, téléphone) durant votre navigation sur notre site pour qu'ils puissent fournir des publicités en meilleure adéquation avec vos centres d'intérêt.