| L'actualité du Bénin (d'après l'Agence France Presse) |
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Bénin: Le Fonds monétaire international a annoncé mardi avoir débloqué 16,4 millions de dollars pour le Bénin, correspondant à la quatrième tranche de la facilité de caisse sur trois ans qu'il a accordée à ce pays en 2010
WASHINGTON, 27 mars 2012 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi avoir débloqué 16,4 millions de dollars pour le Bénin, correspondant à la quatrième tranche de la facilité de caisse sur trois ans qu'il a accordée à ce pays en 2010. Ce décaissement porte à 65,7 millions de dollars les montants que les autorités béninoises peuvent tirer auprès du FMI, indique le Fonds dans un communiqué, rappelant leur avoir promis au total environ 115 millions de dollars. Le communiqué ajoute que les résultats du programme de réforme auquel se sont engagées les autorités béninoises pour pouvoir bénéficier de l'aide du Fonds "ont été globalement satisfaisants". "Toutefois, l'objectif en matière de recettes n'a pas été atteint en raison de l'insuffisance des recettes douanières attribuable à la résistance aux réformes dans ce domaine", ajoute le Fonds, pour qui "il faudra exécuter de façon plus vigoureuse le programme de réformes structurelles afin d'améliorer notamment le recouvrement des recettes et la viabilité des finances publiques". L'organisation note également que "l'objectif en matière de dépenses sociales prioritaires n'a pas non plus été atteint à cause de difficultés techniques et administratives, d'où la nécessité d'en intensifier le suivi".
Afrique: Une banque émanent de la Ligue arabe a annoncé mercredi la signature de prêts à taux réduits d'un montant total de 26 millions de dollars pour des projets liés aux transports, aux villages et à la jeunesse au Bénin, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso
KHARTOUM, 18 jan 2012 - Une banque émanent de la Ligue arabe a annoncé mercredi la signature de prêts à taux réduits d'un montant total de 26 millions de dollars pour des projets liés aux transports, aux villages et à la jeunesse au Bénin, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Le Bénin sera le principal bénéficiaire de ces accords signés avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), avec un prêt de 10,4 millions de dollars pour financer la construction d'un pont sur la rivière Mono afin de développer le commerce avec le Togo voisin. En Côte d'Ivoire, la Badea a accordé un prêt de 6 millions de dollars pour la construction du pont de Jacqueville, près d'Abidjan. "Cette région de la Côte d'Ivoire a besoin de développement pour réduire la pauvreté", a expliqué Bernard Tanoh Boutchoue, ambassadeur ivoirien en Egypte et au Soudan. La banque arabe prêtera aussi 8,2 millions de dollars au Tchad pour un projet de développement des villages et 1,5 million pour fournir une ligne de crédit à des jeunes entrepreneurs au Burkina Faso. Ce dernier projet doit créer un millier de micro-entreprises et 2.000 emplois, selon Lene Segbo, ministre burkinabé de l'Economie et des Finances. Fondée par la Ligue arabe dans les années 1970, la Badea, dont le siège est à Khartoum, fonctionne comme une institution indépendante pour promouvoir la coopération économique et technique entre pays arabes et africains.
Bénin: Le gouvernement béninois s'est doté d'une loi interdisant notamment aux douaniers de faire grève, un texte qui s'est attiré des critiques
COTONOU, 4 oct 2011 - Le Bénin s'est doté d'une loi interdisant notamment aux douaniers de faire grève, a indiqué mardi la présidence, un texte qui s'est attiré des critiques. "Le président de la république a promulgué la loi ce 1er octobre", quelques jours après son adoption par l'assemblée nationale, a déclaré à l'AFP Agapit Napoléon Maforikan, un porte-parole de la présidence de Thomas Boni Yayi. Mi-septembre, les agents des douanes avaient interrompu leur travail pendant 48 heures, paralysant le port de Cotonou dont le pays tire plus de 60% de son PIB. Ils avaient indiqué protester contre des mauvais traitements dont ils se disent victimes. Selon l'article 9 de la nouvelle loi, "les personnels militaires, des forces de sécurité publique, paramilitaires et assimilés sont tenus d'assumer leur mission en toute circonstance. Il ne peuvent exercer le droit de grève", sous peine d'être radiés de la fonction publique. Les "paramilitaires", c'est à dire les agents des douanes, des eaux et des forêts, n'étaient jusqu'à présent pas concernés par l'interdiction qui s'appliquait déjà aux soldats et forces de sécurité. Les autorités ont dénoncé une multiplication des débrayages et le chef de l'Etat avait dénoncé fin septembre une "anarchie dans le milieu syndical au Bénin". "Les grèves tous azimuts depuis 2006 restent une menace pour le pays et il faut arrêter la saignée", a expliqué le député Mama Djibril Débourou, membre de la majorité présidentielle. Le secrétaire général de la confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) Pascal Todjinou a lui dénoncé un texte "liberticide". "Cette loi est une loi liberticide et n'est que le début d'actions d'intimidation du gouvernement vis-à-vis des syndicats", a-t-il dit lundi à l'AFP. Le député Antoine Kolawolé Idji, membre de la coalition d'opposition l'Union fait la nation, a également dénoncé la nouvelle loi. "La suppression (...) du droit de grève des douaniers et des agents des eaux et forêts, et bientôt des autres travailleurs dès lors qu'ils seront soupçonnés d'en abuser, parachève le processus de musellement des forces sociales et politiques", a-t-il estimé. Les douaniers qui avaient annoncé un nouveau débrayage à partir de ce mardi y ont renoncé suite à une médiation du clergé.
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