MALI  |
LE SECTEUR PHARMACEUTIQUE
La "Politique du médicament ", définie en 1998, vise à assurer
l'accès des populations aux 348 médicaments essentiels.
Les 600 Centres de Santé Communautaire (CSCOM), sont l'échelon de base de
cette politique; ces centres privés à but non lucratif sont gérés par des
associations d'usagers et liés à l'Etat par une convention de service
public.
S'ils ont effectivement permis au Mali d'améliorer ses indicateurs de santé,
la politique sectorielle n'a pas atteint son but, les médicaments restant
encore trop chers pour détourner les maliens des pharmacopées traditionnelles
et du marché parallèle.
Malgré les efforts accomplis dans l'allocation des ressources, la part de la
santé dans les charges récurrentes du budget de l'Etat croit trop lentement
(10,5% en 2002 pour 10,7% prévus) à cause, entre autres, de la faible
capacité d'absorption du secteur comme en témoigne le taux de décaissement
des financements acquis dans le cadre du Programme de Développement du Secteur
de la Santé (mis en œuvre en liaison avec le Cadre Stratégique de Lutte
contre la Pauvreté (CSLP).
Indicateurs de suivi de la composante
« santé » du CSLP (en %)
| |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
| budget
Santé/budget de l’Etat |
8,9 |
9,7 |
7,1 |
10,4 |
| Taux de
vaccination/chez les moins d’un an |
71 |
74 |
75 |
75 |
| Taux
de prévalence du VIH/SIDA |
1,7 |
<1,7 |
nd |
1 |
1 LA STRUCTURE ADMINISTRATIVE
DE LA CHAÎNE PHARMACEUTIQUE :
La Direction de la pharmacie et du médicament définit la politique du
gouvernement : répartition des importations, contrôle et réception des
stocks.
Les importations proviennent majoritairement de l'Union Européenne pour les
spécialités et de l'Inde pour les génériques.
Le premier poste d'exportation de la France vers le Mali concerne les
médicaments (17% des exportations françaises vers le Mali).
La Pharmacie Populaire du Mali est un EPIC qui adjuge les appels d'offres et
assure l'achat et l'approvisionnement des médicaments.
Le montant des importations de la PPM s'élève à 6 milliards de FCFA (dont un
milliard pour les Antirétroviraux).
90% des importations sont des génériques sous dénomination commune
internationale.
Les principaux fournisseurs de génériques sont l'Inde, puis l'Afrique du Sud,
les Pays-Bas et la France, qui fournit également des vaccins.
L'Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques (entreprise d'Etat née en 1984
d'un coinvestissement entre la Chine et le Mali) produisait en 2000 25
médicaments (surtout des antipaludéens tombés dans le domaine public) avec un
chiffre d'affaires de 2,6 milliards FCFA.
Cette entreprise, maintenant au bord de la faillite, figure au programme des
privatisations. Actuellement, le chiffre de ses ventes à la PPM ne dépasse pas
500 millions de FCFA par an.
La production privée malienne se résume à l'activité de l'entreprise
Pharmacosma (créée en 2003), qui produit quelques DCI, avec un chiffre
d'affaires de 400 millions FCFA par an.
La gamme de produits de cette entreprise se substituera sur le marché malien à
des produits importés de CHINE ou d'INDE.
- Direction Nationale de la Santé :
Darsalam, BP 232 Bamako
Tel : (223) 223 33 52 / 222 64 97
Fax : (223) 222 36 74
Directeur national : Dr Mamadou Soungalo TRAORE
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- Direction de la Pharmacie et du Médicament :
Darsalam, BP E 5202 Bamako
Tel : (223) 222 65 70 / 223 14 47
Fax : (223) 223 24 63
Email : pharmali@datatech.toolnet.org
Directeur : Dr Minkaïla MAIGA
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- Union Malienne des Produits Pharmaceutiques (UMPP) :
Route de Sotuba, ZI, BP 2286 Bamako
Tel : (223) 221 51 61
Fax : (223) 221 51 69
Email : umpp1@datatech.toolnet.org
Directeur général : Professeur Ousmane DOUMBIA
Directeur Général adjoint : M. Bakary Nana COULIBALY
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Sogoniko commercial, BP E 87 Bamako
Tel : (223) 220 00 21
Fax : (223) 220 77 80
Email : info@pharmacosma.comPrésident
Directeur général : M. Ousmane SIDIBE
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2 LE FONCTIONNEMENT DU
SECTEUR :
La PPM est en sureffectif (167 employés) et mal gérée: rupture de stocks,
prix trop élevés pour attirer les populations vers les médicaments.
Les
conclusions très sévères d'un audit incitent les Autorités à la
réorganiser ; elle devrait donc évoluer vers une structure à but non lucratif
dotée de l'autonomie financière.
Lancée en 1986, La libéralisation du marché
du médicament a coïncidé avec la mise en place de la politique sectorielle de
santé mais elle a dilué la politique publique du médicament.
16 grossistes
importateurs privés sont aujourd'hui installés, et les détaillants se sont
multipliés.
Les grossistes ont été autorisés à vendre des génériques,
importés ou achetés à la PPM, induisant, en l'absence d'un contrôle des
prix, l'homogénéisation des tarifs entre spécialités et DCI.
Les grossistes
privés importent pour 20 milliards de FCFA de médicaments, essentiellement des
spécialités françaises.
Le principal grossiste est Laborex Cfao, avec 80% du
marché, suivi de Malipharm et d'Africalab.
Certains grossistes se sont
spécialisés dans l'importation d'une gamme de DCI moins chère que celle
vendue par la PPM (soumise à de coûts de production trop élevés).
Les
produits génériques représentent 30 à 35% du marché national.
Les dons
d'ONG en médicaments alimentent essentiellement les "pharmacies par terre
", c'est-à-dire le circuit informel, et n'atteignent que peu les
structures sanitaires.
Le circuit informel présente l'avantage pour les
consommateurs de fournir des médicaments déconditionnés vendus à l'unité,
mais il s'agit souvent de produits contrefaits et obsolètes: une récente
enquête sur la qualité des traitements antipaludéens a révélé qu'ils
présentaient en général un dosage inférieur aux normes.
- Pharmacie Populaire du Mali (PPM) :
Avenue Moussa Travélé, BP 277 Bamako
Tel : (223) 222 50 59
LD : 222 50 93Fax : (223) 222 90 34
Email : spdg@ppm-mali.com
Directrice générale : Mme YATTASSAYE Aïcha GUINDO
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Avenue du Mali - ACI 2000, BP 1696 Bamako
Tel : (223) 229 20 29 / 229 52 47 / 229 62 16
Fax : (223) 229 04 15
Email : j_traore@laborex-mali.com
Directrice : Mme Jacqueline TRAORE
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Niaréla, Rue 453 Porte 46, BP 921 Bamako
Tel : (223) 221 75 89
Portable : 675 01 68
Fax : (223) 221 08 26
Président Directeur général : Dr Adel SIDANI
Directeur Général adjoint : Dr Boulkassoum HAIDRA
|
- Ministère de la SantéKoulouba :
Tel : (223) 222 53 01 / 222 53 02
Fax : (223) 223 02 03
Ministre : Mme MAIGA Zeïnab Mint Youba
Secrétaire général : Dr Mamadou Adama KANE
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3 LES POLITIQUES SPÉCIALES DU
GOUVERNEMENT :
Programmes stratégiques relatifs au sida, à la tuberculose, et au
paludisme.
Le plan stratégique national 2000-2004 de lutte contre le sida est en
application.
Les négociations menées avec les laboratoires privés, dans le cadre de
l'initiative IMARV, ont permis de réduire le coût mensuel des ARV à 60 000
FCFA, soit un coût trop élevé pour la majorité des patients.
Un Conseil des ministres extraordinaire consacré au sida se réunit chaque
année, et le conseil national de lutte contre le sida est présidé par
ATT.
Dans ce domaine, figure l'initiative Esther (Ensemble pour une solidarité
hospitalière en réseau) lancée par la France associée à d'autres pays de
l'Union Européenne, avec un budget 2003 de 9 millions d'euros.
L'objectif est de renforcer les capacités locales de lutte contre le sida et
d'autres maladies infectieuses, par un jumelage d'hôpitaux européens avec les
structures sanitaires des PED.
Dans le cadre du programme régional pour l'Afrique, l'International Development
Association a accordé au MALI un don de 25,5 millions de dollars pour renforcer
l'utilisation des tests et l'accès aux structures de conseils et au traitement
et, améliorer l'information des populations à risque.
Les plans de lutte contre le paludisme et la tuberculose ne comportent
pas de volet médicamenteux : le plan quinquennal de lutte contre le paludisme
consiste en une semaine d'actions diverses et l'exonération fiscale des
moustiquaires imprégnées, quant au plan de lutte contre la tuberculose, il est
inconsistant.
Rue Achkabad, Quinzambougou, BP 1579 Bamako
Tel : (223) 221 34 85
Gérante : Dr Alhousseïni Fatoumata Maïga
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4 LES PERSPECTIVES DU SECTEUR:
Le chiffre d'affaires du secteur privé pharmaceutique malien, qui est de 40
milliards de FCFA par an, dépasse le budget santé de l'Etat (35 milliards)
alors que l'aide extérieure n'atteint que 15 milliards.
La dépense privée, non couverte par l'assurance maladie, dépasse donc la
dépense publique.
La démocratisation de l'accès au médicament reste donc un objectif lointain
ce qui s'inscrit malheureusement dans la logique de pauvreté du pays.
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réalisée par la Mission Économique de Bamako
Adresse :
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Tel : (223) 222 65 73 Fax : (223) 222 08 49
Rédigée par : Didier VELLER
Revue par : Nicolas SADON |
Date de parution : Octobre 2004
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