MALI  |
LE SECTEUR DES ASSURANCES
1 LA CLIENTELE :
Au Mali, la population assurée est restreinte (environ 5% de la population),
mais demeure difficilement quantifiable, du fait de l'absence d'informations des
compagnies d'assurances.
En effet, le faible pouvoir d'achat de la population n'incite pas les maliens à
souscrire à une assurance.
La population potentiellement assurable est
identifiée en fonction du statut social ; les assurés sont principalement
:
Les fonctionnaires de l'Etat ;
Les salariés des entreprises publiques
et des sociétés privées ;
Les commerçants et artisans, qui cotisent
souvent à des assurances professionnelles, mais encore peu étant donnés
les risques relatifs à leur activité.
Le développement du secteur des assurances semble trouver sa principale
explication dans le manque de confiance des travailleurs dans l'INPS (l'Institut
National de Prévoyance Sociale).
Les cotisations que versent les employeurs à l'INPS servent à payer les
prestations des travailleurs et en particulier les allocations de maternité et
familiales.
Les compagnies d'assurances agissent souvent en complément des prestations
fournies par l'INPS.
2 LA STRUCTURE JURIDIQUE EN
VIGUEUR :
Signé en juillet 1992 et en vigueur depuis 1995, le Code des assurances, dit
code CIMA (adopté à la Conférence Inter-africaine des Marchés d'Assurances),
régule ce secteur.
Signé par 14 États de l'Afrique, ces objectifs principaux sont de :
créer les conditions d'un développement sain et équilibré des
entreprises d'assurances ;
favoriser l'investissement au profit de
l'économie ou de la région ;
favoriser la constitution d'un marché
élargi et intégré dans les meilleurs conditions techniques, économiques
et financières possibles ;
assurer la formation des cadres et techniciens
d'assurances.
De ce traité découle une réglementation stricte : l'établissement d'une
législation avec agrément unique, l'utilisation systématique d'un barème
ainsi que la libéralisation des tarifs.
Ce traité a entraîné une
réorganisation complète du secteur et a permis de dynamiser cette branche.
3 LES ACTEURS DU MARCHE :
Six compagnies composent le marché malien de l'assurance :
La CNAR - Caisse Nationale d'Assurances et de Réassurances ;
La
compagnie d'assurances Lafia ;
La société d'assurances et de
réassurances Sabunuyuman ;
La Société Nationale d'Assurance vie (SONA-VIE),
créée depuis 1996 ;
La filiale Colina-SA, dont le siège social se
trouve en Côte d'Ivoire (Colina-SA est aussi présente au Burkina et au
Togo) ;
Assurances générales du Mali (AGM), filiale du groupe AGF, elle
aussi très présente dans la sous-région et en Afrique francophone.
L'Agence Malienne d'assurances (AMA) représentant le groupe AGF
a été rachetée en 1997 par Colina-SA, à la suite d'un retrait du groupe
AGF.
Outre ces compagnies, une dizaine de courtiers agréés sont chargés de
la distribution de l'assurance au Mali.
Parmi ces courtiers légaux, deux
sont Français : Gras Savoye Mali, filiale de Gras Savoye, n°1 du courtage
en assurances, et Safcar Faugères et Jutheau, filiale de Faugères et
Jutheau.
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Pour en savoir plus:
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- COMITÉ DES COMPAGNIES D'ASSURANCES DU MALI :
Immeuble SONAVIE - ACI 2000 - BAMAKO
tél : (223) 229 19 02
fax : (223) 229 19 02
Email : ccamfof@yahoo.fr
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4 LA BRANCHE IARD :
Incendie, Automobile, et Risques Divers
La structure par branche du marché malien de l'assurance est très
déséquilibrée : l'assurance automobile représente en effet plus de 50% des
primes émises.
Elle est une source importante de liquidités, indispensable pour le
fonctionnement des compagnies au quotidien, mais les risques afférents sont
élevés, compte tenu du mauvais état du parc automobile malien.
L'assurance incendie est la deuxième branche du secteur, devant l'assurance
dommages corporels.
5 L'ASSURANCE-VIE :
Elle fait son apparition en 1989.
Cette branche regroupe l'assurance vie, l'assurance maladie et l'assurance
retraite.
Les principales compagnies opérant sur le marché de l'assurance vie étaient,
jusqu'en 1996, Lafia et la CNAR.
Leur portefeuille vie est regroupé depuis cette date au sein de la SONA-VIE,
qui conserve jusqu'ici un monopole sur l'assurance vie.
La part des primes émises pour 2001 se répartissent comme suit :
Branche crédit (en particulier en cas de décès) : 38%
Branche retraite
: 35%
Branche entreprise : 22%
Autres : 5%
La SONA-VIE représente environ 1 milliard XOF de primes pour 2001
(prévisions 2002 : 1.3 milliards XOF), et l'entreprise est en perpétuel
développement.
La compagnie a, pour le moment, le monopole du marché de
l'assurance vie, mais les prochaines années pourraient voir l'arrivée de
nouvelles compagnies, en particulier des filiales de compagnies de la
sous-région ou des compagnies IARD qui chercheraient à se diversifier.
ACI 2000 - Bâtiment SONAVIE, BP E2217 - BAMAKO
tél : (223) 229 54 00
fax : (223) 229 55 01
Email : sonavie@cefib.com
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Date de parution Août 2002
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