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Les bailleurs de fonds institutionnels internationaux...

LE GROUPE BANQUE MONDIALE
1818 H Street, N.W. Washington, DC 20433 U.S.A.
tél: (202) 477 1234
Responsable région Afrique: M. Eric Chinje
tél: (202) 473 4467 fax: (202) 473 7917
Site Internet: http://www.worldbank.org
(Antennes à Bruxelles, Francfort, Londres, Paris et en Afrique)

Présentation:


Il est préférable de parler du groupe de la Banque Mondiale qui comporte cinq institutions :


1- la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), première institution du groupe, a ouvert ses portes en 1945. Elle est, aujourd’hui, pour les pays en développement, la principale source de prêts aux conditions du marché. Elle prête aux gouvernements et à des entreprises publiques ou privées avec la garantie de l’Etat. Ses ressources proviennent, pour l’essentiel, d’emprunts sur les marchés financiers internationaux.


2 - l’Association Internationale pour le Développement (AID), fournit des financements à des conditions avantageuses aux pays à faible revenu, définis par un revenu par habitant inférieur à 865 $. Tous les pays de la Zone Franc, à l’exception du Gabon, peuvent en bénéficier. La majeure partie des fonds de l’AID provient de dons versés lors des reconstitutions périodiques de son capital. Les bailleurs de fonds ont procédé fin 1996 à la 11eme reconstitution, couvrant la période 1997-1999, pour un montant de 22 milliards de $.


3 - la Société Financière Internationale (SFI), qui a pour mission de promouvoir le secteur privé dans les pays en développement en apportant et en mobilisant des capitaux, sous forme de prêts et de participation au capital, et en jouant un rôle de conseil, notamment en matière de marchés financiers et de privatisation.


4 - l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) qui offre aux investisseurs une assurance contre les pertes résultant de risques non commerciaux.


5 - le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), créé en 1996, fournit des services de conciliation et d’arbitrage pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre les investisseurs étrangers et les gouvernements d’accueil.


Le groupe de la Banque Mondiale est présidé par M. James WOLFENSOHN.


Les principaux responsables de la Banque Mondiale pour la Zone Franc CFA :


  • Vice-Présidents Afrique : MM. Callisto MADAVO et Jean-Louis SARBIB
    .
  • Vice-Président responsable du secteur privé : M. Jean-François RISCHARD
    .
  • Responsable Département du Développement du Secteur Privé : M. Magdi R. ISKANDER
    .
  • Responsable géographique Afrique Centrale : M. Serge MICHAILOF
    .
  • Responsable géographique Bénin, Niger et Togo : M. Théodore O. AHLERS
    .
  • Responsable géographique Burkina Faso et Mali : M. Hasan A. TULUY
    .
  • Responsable géographique Côte d’Ivoire : M. Shigeo KATSU
    .
  • Responsable géographique Sénégal et Guinée Bissau : Mahmood A. AYUB

Les représentants de la Banque Mondiale dans les pays, ainsi que les coordonnées, sont indiquées dans le "financement dans chacun des pays de la zone Franc CFA"; vous pouvez également consulter le site de la BM.


Les niveaux d’intervention financière de la Banque mondiale pour la Zone Franc CFA:


Les concours de la Banque Mondiale aux pays de la zone franc se sont élevés à 644 millions $ en 1997, soit un niveau en baisse significative (- 34 %) par rapport à l’année 1996 (972 millions $). Le repli d’activité reflète avec un certain décalage la baisse des crédits octroyés par la Banque à la région Afrique au cours de l’exercice budgétaire 1996/1997.


Cette évolution traduit surtout une forte baisse des concours à l’ajustement structurel, tandis que l’aide projet tend à se redresser.


Les concours à l’ajustement se sont élevés à 176 million $ en 1997, contre 582 million $ en 1996 ; ils ne représentent plus que 27 % des crédits accordés en 1997 aux pays de la zone franc, contre 60 % en 1996.


Cette forte baisse traduit un certain retour à la normale, consécutif à la reprise de la croissance économique et après plusieurs années d’opérations " lourdes " d’ajustement, mais aussi l’interruption des concours dans des pays que la Banque avait appuyé précédemment, et dont les programmes avec le FMI ont été suspendus ou retardés.


Cette évolution traduit également une plus grande sélectivité des interventions, la recherche d’un plus grand impact des opérations d’ajustement et le déplacement des problématiques vers des programmes d’ajustement sectoriels. Dans ce cadre, les conditionnalités de la Banque Mondiale se concentrent davantage sur la gestion des dépenses publiques et sur les affectations aux secteurs prioritaires (éducation, santé, entretien et maintenance des infrastructures).


Parallèlement l’aide projet montre une tendance à la reprise avec 467 millions de $, en hausse de 20 % par rapport à 1996.


Les différentes initiatives lancées par la Banque Mondiale depuis 1996 pour renforcer la cohérence de ses interventions et l’impact de son aide sur le développement devraient pouvoir commencer à porter leurs fruits pour les pays de la zone franc, tout comme pour l’ensemble de l’Afrique Subsaharienne.


Les objectifs et thèmes prioritaires de la Banque Mondiale en Afrique:


La Banque Mondiale accorde une attention particulière à l'Afrique et son président M. WolfensHon en poste depuis le 1er Juin 1995 a fait de ce continent sa première priorité. Sa stratégie, ses interventions et l'insistance donnée à certains thèmes récurrents montrent une évolution de ses priorités sur ce continent.


La montée en puissance des aides à l'ajustement structurel (macro-économique et financier) au cours des 12 dernières années a semblé prendre le pas sur l'aide aux projets sur le terrain. Depuis 3 ans on observe au contraire une nette diminution des aides à l'ajustement macro-économique et financier au profit d'un reprise des aides aux projets et programmes sectoriels ou plurisectoriels, comme on a pu le signaler sur les pays de la Zone franc (tableau en bas de page). Cette évolution pourrait se confirmer avec la mise en œuvre de programmes sectoriels d'investissement (PSI) qui conjuguent sur un même programme, concerté avec les autres agences d'aide, l'ensemble des moyens d'appui à un secteur.


L'importance accordée à certains thèmes horizontaux récurrents et les approches menées traduisent un évolution de ses priorités sur le continent africain. Les thèmes mis en avant concernent:


  • le renforcement des capacités locales,
  • la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption,
  • le développement du secteur privé,
  • la lutte contre la pauvreté et les inégalités homme/femme,
  • l'environnement et le développement durable.

On constate par ailleurs le développement d'activités de services et conseils auprès des pays qui ne correspondent pas à des prêts ("non lending activities": formation, conseil, mobilisation d'autres partenaires...) ainsi qu'une évolution de la Banque vers une fonction de "banque du savoir", développée lors de la Conférence de Toronto de juin 1997, ("Global Knowledge 97").


Cette évolution traduit une réflexion sur le rôle futur de la Banque qui, prévoyant de perdre une partie de sa clientèle traditionnelle d'emprunteur, en particulier des pays largement bénéficiaires des flux de capitaux privés (marchés émergents du Sud-Est asiatique), réoriente ses activités futures auprès des pays en développement.


Ces évolutions conjuguées avec l'externalisation d'un certain nombre de fonctions, notamment au travers de la constitution de groupes consultatifs (CGAP sur le micro-crédit, CGIAR sur la recherche agronomique...) ou de programmes spécifiques multidonateurs (ESMAP sur les transports, INFODEV sur les nouveaux moyens de communication...) montrent une autre évolution de la Banque vers un rôle plus fédérateur pour mobiliser les autres aides internationales, sachant que ses ressources concessionnelles (AID) diminuent, sans pour autant perdre le leadership sur ces questions.


La mobilisation des ressources financières sur l'Afrique:


Au-delà de ses interventions propres sous forme de prêts aux Etats, la Banque Mondiale vise clairement à jouer un rôle de coordination soit en tant que partenaire technique incontournable, soit en tant que bailleur de fonds de dernier recours comme l'illustre le rôle de cette institution au sein du Programme Spécial d'Assistance à l'Afrique (PSA).


Ce Programme, lancé en 1987 sous l'égide de la Banque Mondiale vise à mobiliser les financements des bailleurs de fonds sous forme d'aides à décaissement rapide auprès des pays les plus pauvres et les plus endettés d'Afrique subsaharienne.


Le PSA est entré dans sa 4ème phase triennale (1997-1999) qui devrait permettre de mobiliser quelques 5 milliards de $ sous forme d'aides concessionnelles à décaissement rapide (aides à la balance des paiements et aides budgétaires) articulées avec les programmes du FMI et de la Banque Mondiale.


Le renforcement des capacités locales:


La Banque Mondiale est à l'origine d'une première initiative lancée en février 1991 pour le Renforcement des Capacités en Afrique qui s'est concrétisée par la mise en place d'une fondation, l'African Capacity Building Foundation (ACBF) dont le siège est établi à Harare (Zimbabwe).


Cette fondation à laquelle participent plusieurs institutions multilatérales et bilatérales, dont la Coopération française, finance une trentaine de projets qui visent à renforcer les capacités africaines dans les domaines de la recherche en économie, de l'analyse macro-économique et de la gestion du développement.


En 1996, la Banque Mondiale s'est faite le porte-parole d'une initiative de plus large portée en vue de mener un partenariat pour le renforcement des capacités en Afrique, sur la base d'un rapport préparé par les gouverneurs africains de la Banque Mondiale.


Les recommandations de ce rapport préconisent la mise en place d'un groupe permanent de réflexion entre les institutions d'aide et les gouvernements africains afin de développer des actions spécifiques axées sur le renforcement des capacités, et d'y intégrer les préoccupations de formation des cadres et responsables du secteur public et du secteur privé.


Le développement du secteur privé:


L'essor du secteur privé est devenu un des objectifs essentiels que s'est fixée la Banque pour parvenir à une croissance durable dans les pays en développement.


Afin de coordonner l'ensemble des actions du groupe de la Banque Mondiale (BIRD, AID, SFI, AMGI) concernant le développement du secteur privé, ainsi que celles des autres organismes qu'elle supervise, la Banque s'est dotée d'une Direction exécutive pour l'ensemble du groupe.


Les programmes sectoriels de la Banque Mondiale concernent l'environnement économique du secteur privé, la restructuration du secteur public, le développement du secteur financier et les transferts de ressources afin d'appuyer les entreprises privées.


Ses actions portent plus spécifiquement sur le niveau institutionnel (législation, réforme des structures) et l'amélioration des politiques économiques des Etats.


Les appuis directs et financiers au secteur privé relèvent de la Société Financière Internationale (SFI) qui gère plusieurs dispositifs et services d’appui à destination des Etats et des entreprises :


  • Service de Promotion et de Développement des Investissements en Afrique (APDF)
  • Fonds pour l’Entreprise en Afrique (FEA)
  • Service Conseil pour l’Investissement Etranger (FIAS)
  • AMSCO : assistance technique et gestion des entreprises

Pour en savoir plus, consultez "les activités de la SFI"


Perspectives:


La Banque reste fortement confrontée à plusieurs problèmes:


  • La concurrence que lui apportent le développement des capitaux privés et l'essor des flux de capitaux vers les nouveaux pays industriels, qui étaient jusque là des clients traditionnels de la Banque, a considérablement réduit le nombre de ses clients solvables à qui elle pouvait prêter sans risque aux conditions du marché.
  • La crise que traversent les pays du Sud -Est asiatique ainsi que certains pays en transition d'Europe de l'Est l'a amené a intervenir massivement sur ces pays. Cela n'est pas sans peser sur ses ressources qu'elle pourra consacrer à des aides concessionnelles aux pays les plus pauvres (guichet AID).
  • Les résultats décevants de l'aide au développement sur le continent africain, dont les responsabilités sont partagées avec les autres agences d'aide, la conduisent à revoir ses modes d'intervention et a développer ses activités de conseil qui mobilisent fortement les capacités de ses équipes opérationnelles. Elle a au cours de la période récente développé un certain nombre d'innovations en termes de modes d'intervention, de produits et d'instruments. On devrait percevoir les produits tirés de ces innovations, ne serait-ce que dans l'amélioration de la qualité du dialogue avec les pays et dans une meilleure compréhension et adaptation des approches et programmes. Il reste à évaluer ce que les nouveaux produits, tels que les Programmes Sectoriels d'Investissement (PSI), les prêts-programmes évolutifs ou encore les prêts à l'innovation et au développement des connaissances, ajouteront effectivement dans la capacité de réponse apportée aux besoins des pays.
  • les réticences de certains contributaires de l'AID (guichet concessionnel de la Banque) à maintenir le niveau de leur contribution va peser lourdement sur les prochaines négociations pour la 12ème reconstitution de l'AID qui vont s’engager en 1999.

Source : Coopération et Francophonie - DEV/M


Portefeuille de la Banque Mondiale dans la Région Afrique
(Projets et Engagements au 24 avril 1998, par ordre décroissant)


Pays

Nombre de projets

Pays

Engagements
(en millions de $US)

% engagement total

Ghana

35

Ghana

1 481,6

8,5%
Madagascar

24

Nigéria

1 373,8

7,9%
Ouganda

24

Tanzanie

1 344,0

7,7%
Tanzanie

23

Éthiopie

1 305,4

7,4%
Kenya

22

Ouganda

1 079,7

6,2%
Mozambique

19

Kenya

1 074,2

6,1%
Zambie

19

Mozambique

872,7

5%
Mali

18

Côte d’Ivoire

861,0

4,9%
Nigéria

17

Zambie

826,6

4,7%
Sénégal

17

Madagascar

674,6

3,8%
Bénin

16

Malawi

652,3

3,7%
Côte d’Ivoire

16

Zimbabwe

556,1

3,2%
Malawi

16

Mali

538,7

3,1%
Burkina

14

Sénégal

514,9

2,9%
Éthiopie

13

Guinée

406,7

2,3%
Mauritanie

13

Cameroun

394,1

2,2%
Guinée

12

Burkina

363,4

2,1%
Niger

11

Rwanda

320,2

1,8%
Rwanda

11

Angola

277,8

1,6%
Angola

10

Bénin

265,6

1,5%
Tchad

10

Niger

257,7

1,5%
Togo

10

Togo

253,2

1,4%
Zimbabwe

10

Sierra Leone

243,9

1,4%
Maurice

8

Lesotho

219,3

1,3%
Sierra Leone

8

Tchad

218,5

1,2%
Cameroun

7

Mauritanie

209,2

1,2%
Comores

7

Burundi

147,4

0,8%
Burundi

6

Érythrée

125,4

0,7%
Cap-Vert

6

Maurice

114,4

0,6%
Gambie

6

Guinée-Bissau

79,1

0,5%
Guinée-Bissau

6

Cap-Vert

77,7

0,5%
Lesotho

6

Gambie

65,5

0,4%
Érythrée

5

RCA

60,2

0,4%
RCA

4

Comores

53,2

0,3%
Gabon

3

Afrique du Sud

46,0

0,3%
São Tomé et Principe

3

Gabon

37,7

0,2%
Djibouti

2

Swaziland

29,0

0,2%
Congo

1

São Tomé et Principe

27,7

0,16%
Guinée équatoriale

1

Djibouti

17,7

0,1%
Seychelles

1

Congo

9,0

0,05%
Afrique du Sud

1

Guinée équatoriale

5,5

0,03%
Swaziland

1

Seychelles

4,5

0,03%

Total

464

Total

17 545,5

100 %

Source: Banque Mondiale