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Cameroun: huit civils tués lors d’une attaque de Boko Haram

Wednesday, 18 February, 2015 - 14:38
© 2015 AFP
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Des soldats camerounais patrouillent dans le nord du pays, près du village de Mabass, le 16 février 2015 | AFP | Reinnier Kaze

Huit civils camerounais ont été tués dans l’extrême-nord du Cameroun alors qu'ils tentaient de s'opposer au vol de leur bétail par des combattants du groupe islamiste nigérian Boko Haram, a-t-on appris mercredi de source sécuritaire.

"Huit civils" et "neuf Boko Haram" ont été tués mardi à Gaboua lors d'une attaque de combattants islamistes qui voulaient voler du bétail et ont rencontré une vive résistance de la population, a affirmé une source sécuritaire dans la région.

Mardi vers 16 heures, "une vingtaine de Boko Haram ont attaqué le village de Gaboua", dans l'arrondissement de Koza, a affirmé cette source, précisant qu'ils "ont égorgé un villageois".

"Les populations de Nguetchewe (village voisin à 10 km) se sont mobilisées pour progresser dans la direction prise par les islamistes qui ont pris "70 bœufs" et "incendiés des maisons" à Gaboua, a-t-elle précisé.

Les villageois "leur (Boko Haram) ont bloqué la route. Il y a eu une confrontation" au cours de laquelle sept villageois et neuf Boko Haram ont été tués.

Toujours selon la même source, les habitants étaient équipés de "gourdins, machettes, arcs et lances". Les militaires stationnés à Nguetchewe sont ensuite arrivés en renfort et ont pu récupérer "quatre armes" et les 70 bœufs volés par les assaillants.

Une source proche des services de sécurité camerounais a de son côté fait état de "sept villageois" et de "plusieurs éléments de Boko Haram" tués lors de cette attaque.

C'est dans cette zone qu'avait été enlevé fin 2013 le prêtre catholique français Georges Vandenbeusch - libéré par la suite -, dans une attaque attribuée à Boko Haram.

Depuis des mois, le groupe islamiste nigérian multiplie les incursions dans l'extrême-nord du Cameroun frontalier du Nigeria, commettant des massacres dans les villages, posant des mines antipersonnelles sur les axes routiers et s'en prenant désormais directement aux positions de l'armée.