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LES ÉCHANGES COMMERCIAUX AVEC LA FRANCE EN 2001

Les échanges commerciaux de la France avec le Faso en 2001 ont reflété les effets du ralentissement de la croissance burkinabé en 2000 et la mauvaise campagne céréalière 2000/2001.

Les performances commerciales de la France avec le Burkina Faso ont ainsi connu un nouveau ralentissement de presque 6%, principalement sous l’effet de la contraction des exportations française de -7,8%.

1 LE CADRAGE DES ÉCHANGES FRANCO-BURKINABE :

Structurellement excédentaire, la balance commerciale de la France avec le Burkina Faso subit toutefois depuis 1999 une sensible érosion (solde positif de 112 millions € en 2001 contre 152 millions en 1998), liée à l’impact de la crise ivoirienne sur le revenu des agents burkinabé et au ralentissement de l’activité économique nationale en 2000 (avec un taux de croissance du PIB de seulement 2,2% contre 5 à 6% les années précédentes).

Cette tendance s’est poursuivie en 2001 avec une légère contraction du solde commercial (7 millions d’Euros par rapport aux performances en 2000). Le Burkina est ainsi le 133ème client de la France.

La France est le premier partenaire commercial du Burkina Faso (premier fournisseur devant la Côte d’Ivoire et deuxième client après la Suisse). L'hexagone conserve très largement la meilleure part de marché, mais les statistiques burkinabé (sur les 9 premiers mois) indiquent un important accroissement des importations en provenance des Etats-Unis, qui ont doublé par rapport à la même période en 2000, et de la Chine avec une croissance de 70%.

 

2  BAISSE SENSIBLE DES EXPORTATIONS FRANCAISES VERS LE FASO :

Les exportations françaises à destination du Burkina Faso enregistrent pour l’année 2001 une baisse de 7,8% avec 129 millions d’Euros contre 140 millions en 2000, sur la quasi-totalité des secteurs : diminution de 7,7% des exportations de produits industriels qui représentent plus de 80% des exportations françaises vers le Burkina et de 8,2% des ventes françaises de produits agro-alimentaires.

En ce qui concerne les produits industriels, le secteur le plus touché est celui des équipements de télécommunications avec -60% (4,42 millions € en 2001 contre 10,68 millions en 2000). Les ventes françaises de matériel informatique se sont également contractées de 30% (6,13 millions € contre 8,72 millions en 2000), celles de motocycles et de véhicules automobiles ont respectivement baissé de 19% (5 millions € contre 6,2 millions en 2000) et de 14% (5,3 millions € contre 6,18 en 2000).

Le secteur des produits pharmaceutique, qui conserve sa première place avec 15% des exportations françaises, subit une légère contraction de 4% (19,36 millions € contre 20,27 en 2000).

Le matériel de distribution et de commande, les machines pour l’extraction minière et la construction marquent respectivement une hausse de 47% (de 2,92 millions € en 2000 à 4,3 millions en 2001) et de 69% (3,18 millions € en 2001 contre1,88 million en 2000).

Dans le domaine agroalimentaire, la chute du poste tabac manufacturé -77% (de 5,31 millions € en 2000 à 1,19 millions en 2001) n’est pas totalement compensée par la hausse des postes céréales et plantes industrielles +42% (de 2,12 millions € en 2000 à plus de 3 millions en 2001) et par les produits alimentaires divers +23% (de 3,66 millions en 2000 à 4,49 millions en 2001).

Les statistiques burkinabé indiquent que la part de marché de la France s’est ainsi contractée de 3 points de pourcentage sur les 9 premiers mois de l’année 2001 par rapport à la même période en 2000.

La diminution des exportations françaises s’inscrit dans la tendance à la baisse des importations burkinabé, en partie imputable au ralentissement de la croissance 2000 et à la mauvaise récolte de la campagne céréalière 2000/2001, qui a fortement pesé sur l’activité économique dans les premiers mois de 2001. Il est possible, toutefois, que la concurrence asiatique et américaine se ressente dans les secteurs des équipements de télécommunications, des biens informatiques et du tabac manufacturé.

 

3 CHUTE DES IMPORTATIONS FRANÇAISES :

Les importations de la France en provenance du Burkina Faso représentent 17 millions € en 2001, soit une baisse de 18,6% par rapport à l’année 2000.

L’essentiel des importations françaises en provenance du Burkina, presque 70% du panier, se compose des céréales 38% (6,54 millions € ), des produits maraîchers et horticoles 21% (3,55 millions €) et des métaux précieux 10% (1,71 million €), en particulier l’or.

Les achats français de céréales et de plantes industrielles ont augmenté de 19%, atteignant 6,55 millions € en 2000, tandis que les importations françaises de produits précieux ont chuté de 67% (conséquence de la forte baisse de la production d’or burkinabé) et celles de produits horticoles se sont contractées de 25%.

 

4 CONCLUSION :

La reprise de la croissance en 2001 devrait se maintenir en 2002 aux alentours de 5,7% et pourrait contribuer à relancer les échanges de la France avec le Burkina Faso.

Tout particulièrement, le dynamisme du secteur du BTP (notamment à Ouagadougou) conduirait à une certaine croissance des exportations de l'hexagone de produits de la construction.

En outre, l’excellente campagne cotonnière et la bonne récolte céréalière 2001/2002 devraient également induire une augmentation des ventes d’intrants agricoles français en 2002.

La stratégie de réduction de la pauvreté menée par le Burkina, avec l’appui des partenaires au développement, pourrait amener une certaine croissance des ventes françaises de produits pharmaceutiques et médicaux et conforter les exportations françaises de produits de la construction, à condition que les fonds soient effectivement décaissés, notamment en ce qui concerne les ressources générées par l’initiative d’allègement de la dette en faveur des PPTE, dont le niveau d’engagement en 2002 devrait atteindre 48 milliards de F CFA, soit 73,17 millions d’Euros.


 

Sources : Chantal Hamelin de Laforcade. Mission Économique de Ouagadougou