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La présence française dans les pays africains de la zone franc

LA PRÉSENCE FRANÇAISE DANS LES PAYS DE LA ZONE FRANC

La présence française dans les pays africains de la Zone franc est prédominante dans les pays francophones alors qu'elle demeure peu importante voire marginale dans les autres pays hispanophone ou lusophone, de la Guinée Équatoriale ou de la Guinée Bissau qui ont rejoint cette zone après sa création.

 

1 L'IMPLANTATION DES ENTREPRISES FRANÇAISE EN ZONE FRANC : 

Les entreprises françaises représentent l'essentiel de l'activité économique du secteur formel en Zone franc.

Les pays africains de la Zone franc représentent une destination d'implantation importante en Afrique pour les entreprises françaises
 
Nombre de filiales d'entreprises françaises par zone d'implantation en Afrique en 2002
Afrique  2.637 filiales d'entreprises implantées
Afrique subsaharienne 1.260 filiales d'entreprises implantées soit 48% des implantations en Afrique
Zone franc 731 filiales d'entreprises implantées soit 27 % des implantations en Afrique et 58% des implantations en Afrique subsaharienne
Source: Enquête filiales DREE

Pour 2002 et par rapport à l'année précédente, le nombre de filiales d'entreprises françaises progresse sur l'ensemble du continent africain avec une hausse de 13 %. 

En Afrique subsaharienne et en Zone franc la tendance est inversée, avec des baisses respectives de 17% et de 9%. 

Cette réduction de la présence française en Afrique subsaharienne s'explique notamment en Zone franc par une désaffection de la Côte d'Ivoire où le nombre de filiales d'entreprises françaises implantées est passé de 202 en 2000 à 172 en 2002 et au Gabon où le nombre de filiales d'entreprises françaises implantées est passé de 106 en 2000 à 81 en 2002.

A ces implantations de filiales françaises, il faut ajouter les entreprises de droit local contrôlées par des intérêts français qui représentent, de manière générale, entre la moitié et les deux tiers du secteur privé formel notamment en Afrique de l'Ouest, en particulier en Côte d'Ivoire et au Sénégal, mais aussi en Afrique centrale avec le Cameroun.

 

2 RÉPARTITION DE LA PRÉSENCE FRANÇAISE :

Une présence française importante dans des secteurs d'activité variés

La présence des entreprises françaises, en dépit d'une crise qui a duré près de dix ans (depuis la fin des années 80), s'est maintenue à un niveau élevé tant au niveau des sociétés filiales d'entreprises françaises que des établissements de droit local contrôlés par des ressortissants français installés dans la zone. 

Les intérêts français sont présents dans de très nombreux domaines d'activité, constituant un vecteur essentiel de développement économique et d'emploi.

Traditionnellement, s'agissant de filiales de grands groupes, les intérêts français dans les PAZF sont notamment bien représentés dans les secteurs des infrastructures tels que :  l'énergie (Total, Edf, Norelec, Alstom), 
  le BTP (Bouygues, Colas, Spie, Fougerolles, Dumez, Sogea, Razel, Jean Lefèvre),
  la grande distribution (Cfao), 
  le transport (Air France), 
  les services (Accor, BnpParibas, Société Générale, Crédit Lyonnais, groupe Bolloré, Véolia, Ondeo, Saur ... ), 
  l'agro-industrie (Cfdt, Saupiquet, brasseries du groupe Castel, Cemoi, Lesaffre, ... ),
  l'industrie (Lafarge, Air Liquide, Vicat, Dagris), 
  les télécommunications (France Télécom, Alcatel, Satom, ... ). Les parts de marché françaises reflètent la prédominance de ses entreprises dans l'activité économique des pays de la zone. 

En effet, la moyenne des parts de marché de la France, sur la période 1998-2001, est supérieure à 30% au Cameroun, aux Comores, au Sénégal, et au Tchad, et comprise entre 20% et 30% au Bénin, au Burkina, en Centrafrique, au Congo, en Côte d'Ivoire, au Gabon et au Niger. 

En revanche, si les parts de marché de la France sont moins fortes au Togo, au Mali, et en Guinée équatoriale, elles s'établissent cependant entre 9% et 15%.

Pour illustrer l'importance des implantations françaises, on peut citer les case suivants :  en Côte d'Ivoire 172 entreprises filiales ou ayant des participations de sociétés françaises en 2002 qui emploient 45 021 personnes dont 620 expatriés et ont réalisé en 1999 un chiffre d'affaires supérieur à 1 500 MdFCFA, soit 2,2MdEUR, dans un contexte politique pourtant difficile, 
  au Cameroun, 141 filiales d'entreprises françaises emploient près de 35 703 personnes, 
  au Sénégal, 121 filiales recensées emploient 14 424 personnes (pour un total estimé entre 800 et 1000 entreprises formelles; on peut estimer globalement qu'au moins la moitié du chiffre d'affaires généré par le secteur formel est lié à des intérêts français). 
  au Mali, la France a une présence économique forte et en progression : en 1993, on dénombrait 16 filiales d'entreprises françaises implantées au Mali et 72 à la fin 2002. Les entreprises françaises sont présentes dans la plupart des secteurs de l'économie malienne et elles constituent l'ossature du secteur formel. 
  au Gabon, les 81 filiales d'entreprises françaises recensées emploient 14159 personnes dont 620 expatriés.

Les privatisations : des succès au crédit des entreprises françaises.

Dans le cadre des privatisations, un certain nombre d'opérateurs français ont pris une place importante notamment dans les services publics marchands tels que l'eau, l'électricité ou encore les télécommunications. 

La politique de privatisation a subi des retards dans l'ensemble des PAZF, et aujourd'hui plusieurs opérations sont en phase de lancement et n'ont pas encore été adjugées à des opérateurs.

Cependant, parmi les succès importants des entreprises françaises dans le cadre des privatisations, on peut mentionner :  France Câbles et Radio (Fcr), filiale de France Télécom, a repris en 1997 les opérateurs sénégalais et ivoiriens (Sonatel, Citelcom) et a investi pour chacun d'entre eux à environ 1 MdFRF d'équipements. Au Cameroun, Fcr s'est vu attribuer, en 1999, la deuxième licence de téléphonie mobile ;
  La Saur (groupe Bouygues), en 1991, s'est portée acquéreur de la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (Cie) et de la Sénégalaise des Eaux (Sde) en 1996; la société Eau et électricité du Mali (EDM SA) a été privatisée en faveur du groupement Saur et International-IPS.
  Le groupe Castel a obtenu l'un des deux blocs de la société Sodesucre, en Côte d'Ivoire
  Le groupe Bolloré faisait partie (à hauteur de 20%) du consortium qui a racheté l'un des deux blocs de la CIDT en Côte d'Noire. Au Cameroun, Bolloré (via sa filiale Saga), dans le cadre d'un consortium avec un groupement belgo-sud africain (Comazar) a obtenu la concession du service public du chemin de fer Regifercam devenu Camrail et via la Socfinco (49% groupe Bolloré) a pris à hauteur de 21 % le contrôle de la Socapalm ;
  Total a remporté un lot en 2001 lors de la privatisation par lots de la société des pétrolesPetroca, en République Centrafricaine. 
  En Côte d'Ivoire, Air France a acquis 5 1 % de la compagnie Air Ivoire en 2001. Par ailleurs, parmi les entreprises françaises candidates lors des programmes de privatisations en cours, on peut mentionner :  Au Bénin, la Sbee (Electricité, candidatures Saur, Ondeo et Vivendi), Opt (télécommunications, France Télécom)
  Au Togo, Hôtels du Bénin (Accor) et de la Paix, Rnet (eau, Vivendi, Saur et Ondeo), Togo Télécom (France Télécom) Au Niger, Nigelec (électricité, Vivendi, Saur et Ondéo), Hôtel Sarakawa (Accor) Au Burkina Faso, Onatel (France Télécom) Enfin, les banques françaises interviennent de manière importante sur les programmes de privatisation en tant que conseil des gouvernements mais également en tant que financier des acheteurs.

Des difficultés pour l'implantation de nouvelles entreprises.

Au-delà de l'intérêt que peut comporter le marché des PAZF pour les entreprises françaises déjà anciennement implantées, demeure un certain nombre d'obstacles à l'arrivée de nouveaux opérateurs-investisseurs :  un environnement encore trop incertain (insécurité juridique et judiciaire, application parfois arbitraire des décisions de justice, ... ) ; 
  un manque de prévisibilité du cadre fiscal; 
  l'insuffisance des circuits de financements ; 
  la vétusté des infrastructures, et notamment des transports.

 

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L'Association IZF s'efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, les erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenue responsable de l'utilisation et de l'interprétation de l'information contenue dans cette publication qui ne vise pas à délivrer des conseils personnalisés qui supposent l'étude et l'analyse de cas particuliers.
Cette fiche a été réalisée par :
- UBIFRANCE, Agence Française pour le Développement International des Entreprises.
Sources : 
- Réunion des ministres de finances de la zone franc à Paris, Septembre 2004.
Revue par : 
- Virginie OLIVE , Chef de projet IZF à UBIFRANCE,
- Laurent BELMUDES , Coordinateur et webmestre de l'Association IZF

  Date de parution :
Septembre 2004