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Imports/exports du pays (par produits)

 

LE COMMERCE EXTÉRIEUR PAR PRODUITS EN 2003

Les échanges commerciaux du Tchad continuent de s'intensifier en 2003 mais à un rythme moins soutenu qu'en 2002 (+8,6%) conséquence de la fin de la construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun.

Le déficit commercial tend à se réduire du fait du démarrage des exportations liées au pétrole, combiné à la baisse notoire des importations.

La France reste le premier fournisseur du Tchad et le Nigeria son premier client, l'Union européenne étant la première zone de destination des exportations tchadiennes.

 

1 LES ÉCHANGES :

Un accroissement des échanges de 8,6% en 2003

En 2003, les échanges extérieurs du Tchad ont légèrement augmenté pour atteindre 1,08 Md EUR contre 915 M EUR l'an passé.

Les exportations ont quasiment doublé en passant de 190 M EUR à 360 M EUR soit une taux de croissance de 90% alors que les importations ont chuté de 20% à 720 M EUR.

Le déficit commercial s'est par conséquent amoindri d'un tiers pour se stabiliser autour de 362 M EUR. et devrait pourvoir se résorber d'ici à 2005 avec la croissance continue des exportations de pétrole.
Les échanges 2003 en Millions d'Euros
  2002 2003 Variation 02/03
Export 190 360 +89,3%
Import 900 722 -19,8%
Total 915 1082 +18,2%
Solde -535 -362 -49

 

2 LES ÉVOLUTIONS SECTORIELLES :

Des exportations fortement stimulées par l'arrivée du pétrole et des importations en baisse du fait du départ des sous-traitants de l'oléoduc

Les exportations tchadiennes (360 M EUR) ont bénéficié de la vente de produits pétroliers qui a modifié la répartition traditionnelle des exportations.

Ainsi , le pétrole est passé au premier poste d'exportation avec plus de 160 M EUR relayant les ventes de bétail sur pieds au second rang avec 83 M EUR (-5%) principalement en direction du Nigeria.

La filière coton (coton fibre), malgré la chute des achats de la France parvient à maintenir son niveau d'exportation autour de 60 M EUR grâce à la demande accrue de la Chine.

Le marché chinois pourrait offrir des perspectives attrayantes pour les producteurs tchadiens qui souffrent de la concurrence régionale (Burkina Faso/Bénin) et de la faiblesse des cours mondiaux.

Quant à la gomme arabique, les exportations sont estimées à 8 M EUR pour 2003 principalement à destination des Etats Unis et de la France.

L'année 2004 devrait être plus porteuse pour les producteurs avec une hausse des prix mondiaux et une amélioration de la qualité produite.

Les importations ont chuté d'environ 20% en passant de 900 M EUR à 720 M EUR pour 2003.

Cette baisse coïncide avec la fin du projet pétrolier et le retrait des investisseurs, (le secteur pétrolier constituant à lui seul 63 % du total des importations).

Les achats tchadiens dans ce secteur se sont réduits de 30 % pour atteindre 455 M EUR en 2003 en provenance essentiellement de France, qui reste le premier fournisseur d'équipements pour l'oléoduc.

Les importations du secteur public ont légèrement augmenté cette année de (8%).

Enfin, l'achat de billets Beac (mesurant une partie des flux inter régionaux) s'élèvent à 28 M EUR (+11,5%).

La part des importations restantes non ventilées ne correspond qu'à 15% du total des achats.

 

3 LES PERSPECTIVES 2004:

Le solde de la balance commerciale du Tchad actuellement déficitaire devrait se résorber peu à peu d'ici 2004/2005 avec l'achèvement du secteur pétrolier : les exportations pétrolières augmentent graduellement tandis les achats massifs liés à la construction de l'oléoduc se réduisent.

La composition des échanges extérieurs reste globalement stable hormis le secteur pétrolier, et les partenaires inchangés.

On note cependant l'émergence de nouveaux acheteurs asiatiques (Chine, Thaïlande).


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Cette fiche a été réalisée par la Mission Économique de Yaoundé
Rédigée par :
Anne-Claire POIRSON
Revue par :
Marc DEBELS
Adresse :
B.P. 102 Plateau Atemengue Yaoundé CAMEROUN

Date de parution :
Mai 2004