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L'actualité du Sénégal
(d'après l'Agence France Presse)


Sénégal: Le ministre du Budget Ibrahima Sarr a été limogé après un audit financier, et a été aussitôt remplacé par Mamadou Abdoulaye Sow, ex-directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor

DAKAR, 8 août 2008 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a mis fin aux fonctions du ministre du Budget Ibrahima Sarr, selon un décret publié vendredi. Selon la presse sénégalaise, ce limogeage intervient après qu'un audit financier eut révélé que des administrations avaient effectué de très importantes dépenses sur des chapitres non inscrits au budget, pour un montant d'au moins 166 millions d'euros. "Nous avons constaté que les administrations avaient engagé l'Etat pour 109 milliards de francs Cfa (plus de 166 millions d'euros) sans autorisation du Parlement", a expliqué le ministre des Finances Abdoulaye Diop au quotidien Le Soleil. Ce journal (pro-gouvernemental) a très sobrement titré à la une: "Demandes d'explication à des ministres. Les éclairages d'Abdoulaye Diop". Il a cependant relaté que le chef de l'Etat avait exigé des explications jeudi à différents ministres du gouvernement de Cheikh Hadjibou Soumaré sur les dépassements budgétaires relevés par les inspecteurs des finances. "Le président statuera sur le sort réservé à tous ceux qui ont violé la réglementation", a déclaré M. Diop au journal. Selon Le Soleil, le Fonds monétaire international (FMI) s'était accordé avec l'Etat sénégalais "à voir de plus près le problème de la dette de l'Etat vis-à-vis du secteur privé" et avaient décidé d'"auditer les dépenses non inscrites au budget". La présidence n'a pu être jointe vendredi pour commenter ces informations. Le représentant du FMI au Sénégal, absent, n'était pas non plus joignable. Le représentant du FMI Alex Segura avait évoqué à la mi-mai un "niveau de déficit budgétaire (...) de plus en plus inquiétant", avec des "factures impayées au secteur privé tournant autour de 150 milliards de FCFA (228,66 millions d'euros), ce qui représente plus de 10% du budget de l'Etat". Le Quotidien a de son côté évoqué "un gouffre" de "plus de 450 milliards de francs CFA (686 millions d'euros) dans les caisses du Trésor public". "Il ne serait pas étonnant de voir d'autres ministres suivre, dans les jours qui viennent, la trace de M. Sar", a conclu ce journal. Le ministre limogé a été aussitôt remplacé par Mamadou Abdoulaye Sow, ex-directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, selon le décret présidentiel publié vendredi.


Sénégal: L'Assemblée nationale sénégalaise a créé une commission d'enquête pour "déterminer les causes exactes des hausses anormales" du prix des loyers à Dakar

DAKAR, 1 août 2008 - L'Assemblée nationale sénégalaise a créé une commission d'enquête pour "déterminer les causes exactes des hausses anormales" du prix des loyers à Dakar, a-t-on appris vendredi auprès de l'institution parlementaire. La commission, composée de neuf membres, a été créée le 29 juillet au terme d'une résolution adoptée par les députés à l'initiative d'un vice-président de l'Assemblée, Iba Der Thiam, a affirmé à l'AFP une source à l'Assemblée. Outre des députés, des personnalités de la société civile font partie de cette structure, qui devrait présenter son rapport dans six mois, selon la même source. En défendant son projet de résolution, Iba Der Thiam avait estimé que "le secteur de la location" à Dakar était "pris en otage par des groupuscules plus ou moins mafieux", selon ses propos rapportés par l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle). "Le renchérissement du prix des loyers à Dakar porte atteinte au pouvoir d'achat des populations, surtout celles qui ont des revenus modestes", avait affirmé M. Thiam. "Ce n'est pas normal qu'une simple chambre soit louée entre 40.000 et 50.000 FCFA (61 et 76 euros), et un modeste deux pièces à 150.000 FCFA (229 euros), voire plus", avait-il ajouté. A Dakar, les prix de l'immobilier sont en hausse depuis plusieurs années. Ils ont été particulièrement "dopés" par le transfert des sièges de nombreuses entreprises et institutions précédemment établies à Abidjan et ayant quitté la capitale ivoirienne à cause d'une rébellion politico-militaire ayant coupé la Côte d'Ivoire en deux en 2002. Un appartement dans le centre-ville de Dakar se loue en moyenne à 800.000 FCFA par mois (plus de 1.200 euros) et un ensemble à usage de bureaux en moyenne à 3 millions de FCFA (près de 4.600 euros), indiquait récemment le magazine économique sénégalais Réussir.



Sénégal: L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (Asecna) a décidé d'augmenter de 6 à 8% les salaires de ses agents à compter de janvier 2009

DAKAR, 30 juil 2008 - L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (Asecna) a décidé d'augmenter de 6 à 8% les salaires de ses agents à compter de janvier 2009, pour leur permettre de faire face au coût élévé de la vie, a annoncé mercredi un de ses responsables. Le Conseil d'administration de l'agence, basée à Dakar, a décidé "une augmentation des salaires qui est prévue au 1er janvier 2009 allant de 6 à 8%", a déclaré à quelques journalistes Mohamed Moussa, directeur des ressources humaines de l'Asecna. Cette revalorisation fait suite à une requête des travailleurs "à cause du coût de la vie qui augmente partout", a ajouté M. Moussa, selon lequel l'Asecna compte 5.600 agents. Les travailleurs avaient aussi demandé un allongement de l'âge de départ à la retraite de 55 à 60 ans et une amélioration de la retraite complémentaire, tous points ayant fait l'objet d'un "consensus", a-t-il dit. "Sur la question de l'âge, qui relève de la compétence des ministres, une résolution (...) a été prise. Sur la retraite complémentaire, une décision de principe a été prise (et) sera confirmée en décembre", a-t-il expliqué. Le responsable de l'Asecna a par ailleurs assuré que l'agence n'était en proie à aucune difficulté financière, et n'être dans l'attente d'aucune contribution de cotisation puisqu'"(elle) ne perçoit pas de contribution des Etats (...) depuis plus de dix ans". L'agence qui regroupe 17 pays africains et la France "finance son fonctionnement à partir des redevances de survol, d'atterrissage ou de balisage que les Etats lui ont concédées. Donc, nous avons notre autonomie financière", a indiqué Mohamed Moussa. "A la date où je vous parle (mercredi), les comptes financiers (...) ont été présentés, certifiés. Nous avons un parfait équilibre financier", a-t-il conclu. Selon une source proche de la direction générale, le résultat de son exercice 2007 s'est soldé par un excédent de 4,5 milliards de FCFA (près de 6,9 millions d'euros). Et depuis 2000, les produits générés par les activités de l'agence ont augmenté de 49,1% tandis que ses charges de fonctionnement ont évolué de 28,3%.



Sénégal: L'Assemblée nationale sénégalaise a voté lundi soir une loi, qui doit être soumise au Sénat, portant de cinq à sept ans la durée du mandat du président de la République à partir de 2012

DAKAR, 29 juil 2008 - L'Assemblée nationale sénégalaise a voté lundi soir une loi, qui doit être soumise au Sénat, portant de cinq à sept ans la durée du mandat du président de la République à partir de 2012, a rapporté l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle). Une fois adopté par le Sénat, ce texte doit être validé par le Congrès du parlement (députés et sénateurs), puis promulgué par le chef de l'Etat pour entrer en vigueur, selon une source parlementaire. La révision porte sur l'alinéa premier de l'article 27 de la Constitution qui porte sur la durée du mandat présidentiel. Aux termes du texte voté, la durée du mandat passe de cinq à sept ans, mais cette révision ne sera pas appliquée "au mandat du président de la République au moment de son adoption", a précisé l'APS qui cite un "amendement proposé par le gouvernement et adopté par les députés". Elle serait donc appliquée à compter de 2012, à l'expiration du quinquennat du président Wade, réélu en 2007. M. Wade, 82 ans, avait été élu pour la première fois en 2000 pour un septennat. La durée du mandat présidentiel était de sept ans avant d'être réduite à cinq par la Constitution adoptée par référendum en janvier 2001, après l'arrivée au pouvoir de M. Wade. La loi fondamentale stipule que le mandat présidentiel est renouvelable une seule fois au Sénégal. Juridiquement, le président Wade, dont le premier septennat n'était pas visé par la limitation du nombre de mandats, peut prétendre à un nouveau quinquennat après l'expiration du mandat courant, selon des sources concordantes. La prorogation de mandat devrait être acceptée sans difficultés par le Parlement, largement dominé par le Parti démocratique sénégalais (PDS, du président Wade) et ses alliés. Cet allongement de durée est censé permettre au prochain chef de l'Etat de "disposer de suffisamment de temps pour mettre en oeuvre son programme dans le cadre de l'effort de construction nationale", a déclaré devant les députés le ministre de la Justice, Madické Niang, cité par l'APS. L'opposition dénonce cette modification constitutionnelle par voie parlementaire, estimant que le projet devait être soumis à référendum.



Sénégal: Le parlement sénégalais a adopté mercredi cinq lois constitutionnelles dont une permettant de juger l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité

DAKAR, 23 juil 2008 - Le parlement sénégalais a adopté mercredi cinq lois constitutionnelles dont une permettant de juger l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité et réfugié au Sénégal depuis 1991, a-t-on appris de sources concordantes. Le congrès du parlement, regroupant l'Assemblée nationale et le Sénat et qui se réunissait pour la première fois, "a adopté cinq lois constitutionnelles", a affirmé à l'AFP le député Doudou Wade, président du groupe de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale. Ces lois, qui avaient été adoptées séparément par les deux institutions parlementaires, doivent maintenant être promulguées par le président sénégalais Abdoulaye Wade pour entrer en vigueur, a précisé à l'AFP une source proche du président de l'Assemblée nationale Macky Sall. Une des lois adoptées "permet au Sénégal de se conformer au droit international pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré", a indiqué la même source, qui n'a pas donné de détails. Cette information a été confirmée mercredi soir par la télévision publique sénégalaise RTS et par l'organisation Human Rights Watch (HRW), qui défend les victimes du régime de M. Habré. Un amendement constitutionnel adopté par le congrès "confirme la compétence de la justice sénégalaise pour juger des crimes contre l'humanité perpétrés par le passé (et) lève tout obstacle au jugement de Hissène Habré", affirme HRW dans un communiqué transmis à l'AFP. Il "précise que le principe de non-rétroactivité de la loi pénale ne s'oppose pas à la poursuite, au jugement et à la condamnation de tout individu en raison d'actes ou omissions qui, au moment ou ils ont été commis, étaient tenus pour criminels d'après les règles du droit international, relatives au faits de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre", explique HRW. "Le Sénégal a maintenant une des lois les plus complètes du monde pour la poursuite des crimes internationaux", se félicite Reed Brody de HRW, principal conseiller juridique des victimes tchadiennes. Le Sénégal a été mandaté par l'Union africaine (UA) en juillet 2006 pour accueillir le procès de Hissène Habré. Mais ce pays est régulièrement critiqué par des organisations de défense de droits de l'Homme et des victimes pour sa lenteur à faire évoluer le dossier. Le régime d'Habré (1982-1990) est accusé d'avoir torturé des milliers de Tchadiens. Parmi les lois constitutionnelles adoptées mercredi, figure aussi des textes relatifs à la création d'une Cour suprême et d'une "troisième chambre parlementaire, le Conseil économique et social", selon des sources parlementaires jointes par l'AFP. La Cour suprême remplacera les actuels Cour de cassation et Conseil d'Etat. Elle avait été supprimée à la faveur d'une réforme du système judiciaire en 1992, marquée par la création de quatre instances judiciaires (Cour de cassation, Cour constitutionnelle, Conseil d'Etat et Cour des comptes).



Sénégal: Le gouvernement sénégalais a dénoncé lundi comme "irrégulières" des résolutions du conseil des ministres de l'ASECNA dont deux portant sur un projet de transfert de son siège de Dakar et un remboursement de redevances aéronautiques
DAKAR, 14 juil 2008 - Le Sénégal a dénoncé lundi comme "irrégulières" des résolutions du conseil des ministres de l'Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et Madagascar (Asecna) dont deux portant sur un projet de transfert de son siège de Dakar et un remboursement de redevances aéronautiques. "Les résolutions du comité des ministres (de l'Asecna réuni vendredi à Malabo) sont irrégulières et illégales", a dit le ministre sénégalais des Transports aériens, Farba Senghor, lors d'une conférence de presse à Dakar qui abrite le siège de l'Asecna. "Le Sénégal dénonce la publication de ces résolutions tout en se réservant le droit de porter plainte", a-t-il ajouté sans préciser les personnes ou institutions visées, au sujet de ces trois textes publiés, selon Dakar, par le conseil des ministres de l'Agence vendredi à Malabo. Dans ces résolutions présentées à la presse, le conseil des ministres "donne mandat au conseil d'administration et à la direction générale de l'Asecna d'étudier dans un délai de trois mois les mesures de tous ordres permettant d'assurer hors du Sénégal les activités du siège et des autres installations et services communs (de l'Agence) à partir du 1er janvier 2009". Il "réclame" aussi un remboursement par le Sénégal des redevances d'atterissage et de balisage perçues depuis le 10 mai dernier, quand Dakar a repris la gestion de ses aéroports et commencé depuis lors à percevoir les redevances d'atterrissage et de balisage auparavant collectées par l'Agence. Le Sénégal a réaffirmé vendredi son maintien dans l'Asecna après avoir menacé de la quitter pour protester contre la gestion financière de l'Asecna. Il réclame toujours un audit de l'organisation après avoir rejeté celui réalisé par un cabinet néerlandais. "Ces résolutions n'étaient pas inscrites à l'ordre du jour et n'ont pas été débattues lors de la réunion de Malabo", a précisé M. Senghor, qui a pris part à la réunion de Malabo, mais a dit en avoir pris connaissance une fois à Dakar. Fondée en 1959, l'Asecna regroupe 17 pays africains et la France. Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2 en Afrique de l'ouest et centrale ainsi qu'à Madagascar. Elle gère aussi l'approche et l'atterrissage des avions.


Sénégal: Selon le sénégalais des Transports aériens, le Sénégal, qui avait récemment menacé de quitter l'Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), reste membre de l'organisation en continuant de revendiquer ses droits

DAKAR, 27 juin 2008 - Le Sénégal, qui avait récemment menacé de quitter l'Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), reste membre de l'organisation en continuant de revendiquer ses droits, a-t-on appris jeudi auprès du ministère sénégalais des Transports aériens. "Le Sénégal reste membre de l'Asecna et ne prévoit pas de (la) quitter. On va rester et revendiquer nos droits à l'intérieur" de l'agence, a déclaré à l'AFP Yoro Sarr, conseiller en communication du ministère sénégalais des Transports aériens. M. Sarr a indiqué que Dakar prendrait part à la réunion des ministres de tutelle de l'Asecna prévue le 11 juillet à Malabo. Le Sénégal avait boycotté la réunion tenue du 18 au 20 juin à Abidjan et centrée sur l'audit international de l'organisation, qui regroupe 17 pays africains et la France. Le Sénégal avait menacé en novembre 2007 de quitter l'Asecna pour protester contre la gestion de ses ressources financières. Dakar avait ensuite suspendu cette décision de retrait mais a commencé le 10 mai dernier à collecter les redevances d'atterrissage et de balisage de ses aéroports jusque-là dévolues à l'organisation panafricaine. "Le ministre (sénégalais des Transports aériens, Farba Senghor) s'est déjà exprimé sur cet audit qu'on a rejeté parce qu'il a été biaisé dès le départ", a ajouté M. Sarr. "Il n'y a pas eu d'appel d'offres pour choisir un cabinet pour faire l'audit. Un cabinet néerlandais a été choisi en catimini" et en outre l'audit "n'a pas donné les informations qu'on voulait", a-t-il précisé. Ces informations sont notamment relatives aux gains de l'Asecna à l'aéroport de Dakar, à ses revenus tirés des espaces aériens dont la gestion est confiée à Dakar, aux investissements faits depuis 40 ans par l'organisation et la part de chaque Etat membre dans les recettes tirées des activités de l'Agence. Interrogé sur la reprise le 10 mai par le Sénégal de la gestion de ses aéroports, M. Sarr a répété qu'il s'agissait d'"une décision définitive", rappelant qu'une dizaine de pays membres de l'Asecna gèrent eux-mêmes, selon lui, leurs aéroports. "Pour ce qui nous concerne, il n'y a pas de crise à l'Asecna. Ce sont eux (membres du conseil d'administration) qui ont parlé de crise" de l'organisation, a-t-il poursuivi. Fondée en 1959, l'Asecna regroupe 17 pays africains et la France. Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2. Elle gère aussi l'approche et l'atterrissage des avions.


Sénégal: La Banque mondiale a accordé au Sénégal un prêt de 80 millions de dollars pour soutenir la société nationale d'électricité, confrontée à la hausse du prix du pétrole et à des problèmes de trésorerie

DAKAR, 20 juin 2008 - La Banque mondiale (BM) a accordé au Sénégal un prêt de 80 millions de dollars pour soutenir la société nationale d'électricité, confrontée à la hausse du prix du pétrole et à des problèmes de trésorerie, annonce l'institution financière dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP. La BM "a approuvé jeudi un financement de 80 millions de dollars US (51,5 millions d'euros) pour soutenir le Sénégal dans la mise en valeur à long terme des services de l'électricité et la fourniture en produits pétroliers", selon le texte publié par sa représentation à Dakar. Ce crédit, un "prêt à taux concessionnel" selon la BM, vise à "apporter un appui financier additionnel à la société nationale d'électricité (Senelec) pour qu'elle restaure au plus tard en décembre 2009 ses équilibres financiers et parvenir à un ratio de la dette conforme aux standards". A cause de la flambée des prix du pétrole et de problèmes de trésorerie, la Senelec, endettée auprès de ses fournisseurs, peine à assurer un approvisionnement correct de l'électricité, d'où de nombreuses coupures de courant observées à Dakar et dans les régions de l'intérieur. La production électrique au Sénégal est en quasi-totalité d'origine thermique et se fait principalement à partir du diesel. Selon la Banque, la crise énergétique a engendré une forte pression sur les finances publiques sénégalaises. "Les ressources publiques qui auraient dû être allouées aux secteurs sociaux ont été redirigés sur le secteur de l'énergie et c'est ainsi qu'environ 350 millions de dollars ont été transférés vers le secteur de l'énergie" en 2006 et 2007, déclare le responsable de la BM au Sénégal, Madani Tall, cité dans le communiqué.


Sénégal: Le président sénégalais a procédé lundi à un réaménagement de son gouvernement, marqué par la scission du ministère de l'Education en trois départements

DAKAR, 10 juin 2008 - Le président sénégalais a procédé lundi à un réaménagement de son gouvernement, marqué par la scission du ministère de l'Education en trois départements, dans un contexte de grève de professeurs des écoles primaires et secondaires menaçant d'invalider l'année scolaire. Selon un décret du président Abdoulaye Wade reçu par mardi l'AFP, Moustapha Sourang, précédemment ministre de l'Education, est désormais ministre de l'Enseignement secondaire, des Centres universitaires régionaux (CUR) et des Universités. Kalidou Diallo, professeur à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, fait son entrée dans le gouvernement comme "ministre de l'Education chargé de l'Enseignement préscolaire, de l'élémentaire et du moyen". Jusqu'à sa nomination, M. Diallo était un conseiller du président Wade sur des questions syndicales, avec rang de ministre, selon le quotidien sénégalais en ligne Nettali.net. Le ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, dernier département issu de la scission, est confié à Moussa Sakho, qui refait son entrée au gouvernement. M. Sakho avait déjà été en charge de ce portefeuille dans la première équipe formée par le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, en poste depuis juin 2007.


Sénégal: En juillet prochain, le Sénégal va devenir membre associé de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP)

LISBONNE, 3 juin 2008 - Le Sénégal va devenir membre associé de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) en juillet prochain, a annoncé mardi à Lisbonne le Capverdien Luis Fonseca, secrétaire exécutif de cet organisme. "Le Sénégal va être admis cette année (comme membre associé), rejoignant ainsi deux autres Etats: la Guinée équatoriale et l'île Maurice", a déclaré à la presse M. Fonseca à l'issue d'une réunion au parlement portugais. "Il y a d'autres pays qui probablement vont être accueillis au sein de cette organisation", a-t-il souligné. La CPLP a été fondé en 1996 par le Portugal ainsi que six de ses anciennes colonies: l'Angola, le Brésil, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique, le Portugal et Sao Tomé-et-Principe. L'organisme, qui a pour objectif de promouvoir la langue portugaise ainsi que la culture commune qui unit les pays membres, a son siège à Lisbonne.


Sénégal: D'un montant d'investissements requis estimé à environ 15 millions de dollars, l'Office d'électricité marocain (ONE) a remporté une concession d'électrification d'une zone rurale au Sénégal

RABAT, 31 mai 2008 - L'Office d'électricité marocain (ONE, public) a remporté une concession d'électrification d'une zone rurale au Sénégal, a indiqué samedi l'agence marocaine Map à Rabat. La société marocaine doit équiper et gérer l'électrification de zones comptant 41.000 ménages répartis sur 16 communautés rurales, dans la région de Saint Louis, à 270 km de la capitale sénégalaise. Le montant des investissements requis est estimé à environ 15 millions de dollars. La Banque mondiale y a participé à hauteur de cinq millions. La subvention à verser au concessionnaire a été fixée à environ sept millions de dollars. "L'expérience de l'ONE est quasiment unique en Afrique", a déclaré le directeur de la société publique marocaine, indiquant qu'elle avait contribué à des programmes d'électrification en Sierra Leone, au Tchad et en Mauritanie. Le contrat de concession pour 25 ans a été signé vendredi par les directeurs de l'ONE et de l'agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) MM. Younès Maamar et Modipo Diop à Dakar.



Sénégal: Le gouvernement sénégalais veut intensifier les recherches pétrolières pour améliorer l'approvisionnement en hydrocarbures du pays frappé de plein fouet par la flambée du prix du pétrole

DAKAR, 26 mai 2008 - Le gouvernement sénégalais veut intensifier les recherches pétrolières pour améliorer l'approvisionnement en hydrocarbures du pays frappé de plein fouet par la flambée du prix du pétrole. "Notre sous-sol dispose d'un potentiel riche en ressources pétrolières. Il importe donc d'intensifier et de renforcer les travaux d'exploration conformément aux directives du chef de l'Etat", Abdoulaye Wade, a déclaré lundi à la presse le ministre sénégalais de l'Energie, Samuel Sarr. Selon M. Sarr, il y a un "espoir" de découvrir du pétrole au Sénégal "comme en atteste le regain d'intérêt des compagnies internationales à l'égard de notre pays" où opèrent officiellement neuf sociétés d'exploration d'hydrocarbures. "D'ici trois ans, nous ferons partie des pays producteurs de pétrole", a ajouté le ministre qui s'exprimait à l'issue d'une visite de sites d'exploitation de gaz naturel, utilisé comme combustible par la société nationale d'électricité, dans l'ouest du pays. Le Sénégal, dont l'électricité est exclusivement d'origine thermique, a importé en 2007 pour 145 milliards FCFA (plus de 221 millions d'euros) de pétrole, dont 107 milliards FCFA (plus de 163 millions d'euros) pour l'achat de diesel pour la production électrique, selon le ministère de l'Energie.



Sénégal: Le ministre sénégalais de la Justice a annoncé la nomination d'un magistrat, M. Ibrahima Guèye, président de chambre à la Cour de cassation sénégalaise, "coordonnateur de la préparation et de l'organisation du procès impliquant" Hissène Habré, ex-président tchadien réfugié au Sénégal

DAKAR, 21 mai 2008 - Le ministre sénégalais de la Justice, Madické Niang, a annoncé mercredi la nomination d'un magistrat "coordonnateur de la préparation et de l'organisation du procès impliquant" Hissène Habré, ex-président tchadien réfugié au Sénégal. Ibrahima Guèye, 63 ans, actuellement président de chambre à la Cour de cassation sénégalaise, a été nommé à la suite d'une recommandation d'experts de l'Union européenne, a expliqué lors d'une conférence de presse Madické Niang, ministre de la justice depuis fin mars. "Nous avons, par cet acte, pris une option sérieuse d'aller vers l'organisation du procès" de M. Habré, a-t-il dit. Dans une brève déclaration lors de la conférence de presse, Ibrahima Guèye s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour préparer un procès "à l'abri de toute suspicion et de tout discrédit". Le ministre Madické Niang a annoncé que l'Etat a inscrit à son budget 2008 un montant d'un milliard de francs CFA (1,52 million d'euros) pour permettre le démarrage de cette préparation. "Mais cette somme est relativement insuffisante" pour les opérations prévues dans le cadre de ce procès, que le Sénégal "n'a pas les moyens financiers d'organiser" à lui tout seul, a-t-il ajouté. "Nous avons besoin d'expertise et d'accompagnement financier".



Sénégal: Le gouvernement sénégalais a officiellement repris samedi la gestion technique et commerciale de ses activités aéronautiques jusqu'alors confiée à l'ASECNA

DAKAR, 10 mai 2008 - Le Sénégal a repris samedi la gestion de ses activités aéronautiques sur fond de divergences avec l'Asecna sur le bénéficiaire de redevances aéroportuaires jusqu'ici collectées par Dakar et reversées à cette organisation, a-t-on appris samedi de source officielle. "Le Sénégal a officiellement repris la gestion technique et commerciale de l'aéroport de Dakar et des aérodromes nationaux" jusqu'alors confiée à l'Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne), a déclaré samedi à l'AFP Yoro Sarr, conseiller en communication au ministre sénégalais des Transports aériens. Selon M. Sarr, cette reprise des activités aéronautiques concerne notamment l'aéroport de Dakar et quatre aérodromes dans le pays pour lesquels le Sénégal a reproché à l'Asecna la faiblesse de ses investissements. Le contrat dénoncé par le Sénégal était en vigueur depuis 1987, quand le pays avait renégocié avec l'Asecna un précédent contrat datant de 1961, soit une durée totale d'une quarantaine d'années, a indiqué samedi à l'AFP une source proche de l'organisation. Cette reprise par le Sénégal de ses activités aéronautiques ne signifie pas pour autant son départ de l'organisation qui regroupe 17 pays africains et la France. Plusieurs pays africains dont la Mauritanie, le Cameroun, le Togo et Madagascar ont repris la gestion de leurs aéroports tout en restant membres de l'Asecna dont le siège est à Dakar, a indiqué samedi une source proche de l'organisation dont aucun responsable n'était joignable par l'AFP. Dakar et l'Asecna n'ont cependant pas signé vendredi un protocole transférant ses activités au Sénégal en raison de divergences sur le bénéficiaire des redevances d'atterrissage et de balisage, avait indiqué à l'AFP le ministère sénégalais des Transports aériens. Le ministre, Farba Senghor, avait déclaré qu'à partir de vendredi 9 mai, "à zéro heure, l'Etat du Sénégal va percevoir pour son compte toutes les recettes liées à l'atterrissage et au balisage" qui était jusqu'ici collectées par Dakar et reversées à l'Asecna pour l'ensemble des Etats membres. De source officielle sénégalaise, on indique qu'aucune nouvelle réunion entre les deux parties n'est pour le moment programmée. Dakar avait annoncé en novembre 2007 son départ de l'Asecna pour protester notamment contre la gestion des ressources financières de l'organisation. Il avait ensuite suspendu sa décision de retrait à un audit dont le rapport final sera examiné en juin. Fondée en 1959, l'Asecna est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2. Elle gère aussi l'approche et l'atterrissage des avions.


Sénégal: Le gouvernement sénégalais a adopté des projets de décret, non encore entrés en vigueur, portant dissolution de plusieurs municipalités

DAKAR, 4 mai 2008 - Le gouvernement sénégalais a adopté des projets de décret, non encore entrés en vigueur, portant dissolution de plusieurs municipalités, dont celle de Thiès (est de Dakar) dirigée par l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, a-t-on appris dimanche de sources officielles. Ces décrets, adoptés vendredi par le Conseil des ministres, ne sont cependant pas entrés en vigueur, a affirmé à l'AFP Babacar Gaye, ministre-directeur de cabinet politique du président Abdoulaye Wade et porte-parole du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir). Les textes visent au total dix conseils municipaux, communes d'arrondissement et conseils ruraux, selon le communiqué du Conseil des ministres reçu par l'AFP et qui ne fournit aucune explication. Le 24 avril dernier, le Conseil des ministres avait adopté deux projets de décrets portant dissolution du Conseil régional de Dakar et celui de Bambey (centre) dirigé par l'ex-ministre Pape Diouf, proche de M. Seck. Parmi les collectivités appelées à disparaître, figure le Conseil municipal de Thiès (70 km de Dakar). Son maire Idrissa Seck dirige le parti Rewmi se réclamant toujours de l'opposition en dépit de manoeuvres d'approche avec le pouvoir. Est également concerné le Conseil municipal de Kédougou (est), dirigé par l'ex-ministre Amath Dansokho du parti de l'Indépendance et du Travail (PIT), un des plus farouches opposants au président Wade. Ces décrets sont "un acte administratif à caractère général (qui) doit recevoir le quitus du secrétariat général du gouvernement" avant d'être publié au journal officiel et d'entrer en vigueur, a expliqué le ministre Babacar Gaye. Aucune indication de calendrier n'était disponible dans l'immédiat. Selon des analystes politiques, les collectivités locales visées par la dissolution seront remplacées par des "délégations spéciales". Jusqu'à dimanche, aucun responsable de l'opposition n'avait pu être joint pour commenter ces informations. Des journaux et radios locales ont avancé la thèse de sanctions à l'encontre des élus locaux en raison de leur opposition ou pour absentéisme. Interrogé sur ces motifs, le porte-parole du PDS n'a pas souhaité s'exprimer. Il a cependant souligné que certaines des collectivités visées sont dirigées par des responsables du PDS ou des proches du pouvoir. Ces décrets relèvent d'"une décision à caractère général, qui ne connaît pas les partis politiques", a précisé M. Gaye. Des élections locales devaient être organisées au Sénégal le 18 mai prochain, mais l'Assemblée nationale a adopté en mars une loi prévoyant leur report d'un an et la prolongation du mandat des élus locaux pour, selon les députés, prendre en compte la création de nouvelles régions.



Sénégal: L'Etat sénégalais a besoin de 344,7 milliards de FCFA pour faire sa révolution agricole et arriver à l'autosuffisance alimentaire grâce à un plan appelé "Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana)"

DAKAR, 1 mai 2008 - Le Sénégal a annoncé mercredi avoir besoin de 344,7 milliards de FCFA (524,2 millions d'euros) pour faire sa révolution agricole et arriver à l'autosuffisance alimentaire grâce à un plan appelé "Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana)". "Nous avons procédé à un chiffrage précis des besoins de la Goana à 344,7 milliards de FCFA", a déclaré le ministre de l'Agriculture, Hamath Sall, cité par l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle). Il s'exprimait lors d'une réunion sur le financement de l'autosuffisance alimentaire du Sénégal, ayant rassemblé le Premier ministre, plusieurs ministres et des partenaires au développement du pays. Parmi les besoins estimés, figurent l'achat d'engrais (197 milliards de FCFA), les aménagements hydro-agricoles et travaux d'encadrement à réaliser (85 milliards de FCFA) et la production de semences (52 milliards), d'après le ministre de l'Agriculture. Des "investissements importants", dont les coûts n'ont pas été précisés, sont également à faire dans le secteur de l'élevage, a de son côté indiqué la ministre de l'Elevage, Oumou Khaïry Guèye Seck, également citée par l'APS. Mme Seck a notamment évoqué l'importation d'Europe et du Brésil de jeunes vaches productrices et l'approvisionnement en semences fourragères. Selon le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, cité par la radio nationale (RTS), les dispositions de la Goana s'ajouteront à une série de mesures "sur le court terme", annoncées ou en cours, pour l'accès aux vivres dont les prix continuent de flamber.


Sénégal: La CEDEAO a estimé jeudi à Dakar que les mines profitent peu aux Etats et aux populations d'Afrique de l'ouest et appelé à une exploitation "juste et équitable" des richesses minières de la région

DAKAR, 17 avr 2008 - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) a estimé jeudi à Dakar que les mines profitent peu aux Etats et aux populations d'Afrique de l'ouest et appelé à une exploitation "juste et équitable" des richesses minières de la région. "Les mines, qui constituent une richesse en Afrique, semblent porter en germe la malédiction même de notre continent. Il s'agit d'encadrer les pratiques en vue de permettre aux Etats de négocier en position de force avec les investisseurs", a déclaré à la presse Mamadou Makhtar Guèye, directeur de l'intégration économique de l'organisation sous-régionale. "Le potentiel (minier) est là. Il s'agit de l'exploiter judicieusement à la fois au profit des populations, des Etats, dans le respect de l'environnement et au profit des investisseurs, pourvu que ce jeu soit juste et équitable", a-t-il dit lors de cette réunion organisée avec l'organisation humanitaire Oxfam-America sur l'exploitation des richesses minières en Afrique de l'ouest. Selon le directeur régional d'Oxfam-America, Mamadou Biteye, "des superprofits sont générés (dans l'exploitation minière) mais ne servent pas à financer les secteurs prioritaires du développement". L'Afrique de l'Ouest attire depuis de plus en plus d'investisseurs dans le domaine des mines. Le géant mondial de l'acier, Arcelor Mittal, qui projette d'importants investissements au Sénégal après le Liberia, a décidé par exemple de faire de la région une de ses bases. "Dans la plupart des cas, c'est moins de 5% de ces revenus (tirés des mines) qui restent dans les Etats et la contribution au PIB (produit intérieur brut) est aux alentours de 1%", a dit Mamadou Biteye, dénonçant la "compétition à perte" entre les pays de la région pour attirer les investisseurs. La rencontre de Dakar, qui se tient jusqu'à samedi, vise à valider par des ONG ouest-africaines un projet de code minier élaboré par la Cédéao et Oxfam-America. Le code minier envisagé est destiné à mieux répartir les profits tirés des ressources minières entre les compagnies minières, les Etats et les populations, selon les organisateurs. "Il convient de saluer cette initiative qui va sans doute encadrer de façon rigoureuse, à travers des normes communautaires, l'activité d'exploitation des ressources minières dans notre sous-région", a estimé M. Guèye. La Cédéao regroupe 15 Etats: Bénin, Burkina, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Guinée, Sierra Leone, Sénégal, Togo.


Sénégal: Un sommet réunissant cinq dirigeants africains se tiendra mardi à Dakar pour relancer le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), censé attirer les investissements étrangers en Afrique

DAKAR, 13 avr 2008 - Un sommet réunissant cinq dirigeants africains se tiendra mardi à Dakar pour relancer le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), censé attirer les investissements étrangers en Afrique, a annoncé dimanche la présidence sénégalaise. "Une réunion du comité de mise en oeuvre du Nepad" rassemblera, outre le chef d'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, les présidents algérien Abdelaziz Bouteflika, nigérian Umaru Yar'Adua, sud-africain Thabo Mbeki ainsi que le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, selon la présidence. Ces pays sont les initiateurs du Nepad, un programme créé en 2001 mais dont les avancées concrètes sont très peu nombreuses et les frais de fonctionnement importants. Après avoir été un de ses plus fervents défenseurs, le président Wade a ces dernières années vivement critiqué ce programme. "Le Nepad traverse une crise. Nous avons malheureusement constaté que cette belle idée, cette belle structure avait manqué d'efficacité car on n'avait pas mis les hommes qu'il fallait", avait-t-il déclaré à Dakar en novembre 2006 lors d'une conférence de presse. En février dernier, il avait estimé qu'il y avait "trop d'incohérences" dans les projets régionaux et a appelé l'Union africaine (UA) à "mettre de l'ordre" dans ce domaine. Initialement prévu le 22 novembre 2007, ce sommet avait dû être reporté en raison de l'agenda chargé de certains chefs d'Etat. Cette réunion avait pour objet "le redressement et la réorientation du Nepad", selon le président Wade.


Sénégal: Le Parti socialiste (PS), qui a dirigé le Sénégal de 1960 à 2000, a proposé mercredi une série de mesures d'"économies budgétaires" censées permettre aux autorités de freiner la hausse des prix des denrées

DAKAR, 9 avr 2008 - Le Parti socialiste (PS), qui a dirigé le Sénégal de 1960 à 2000, a proposé mercredi une série de mesures d'"économies budgétaires" censées permettre aux autorités de freiner la hausse des prix des denrées. Le PS propose ces mesures "dans le cadre d'un plan d'économies budgétaires" visant notamment "la diminution du nombre de ministres au Sénégal", dont le gouvernement compte 29 membres, "la réduction du personnel dans les ambassades, un meilleur contrôle des marchés publics pour en débusquer les surcoûts et les commandes fictives". "Il existe un lien évident entre le renchérissement insoutenable du coût de la vie et la prodigalité du régime d'Abdoulaye Wade qui s'illustre, depuis 2000 (année de l'accession au pouvoir de M. Wade), dans une gabegie sans commune mesure avec les ressources publiques et les priorités nationales", indique-t-il dans un communiqué. Il a dénoncé notamment "le train de vie dispendieux d'Abdoulaye Wade, (ses) voyages incessants à bord d'avions affrétés à des montants faramineux, la hausse des dépenses de fonctionnement de l'Etat, des loyers des logements conventionnés par l'Etat, l'ouverture tous azimuts d'ambassades et de consulats avec un personnel pléthorique". Plusieurs produits de première nécessité comme le riz, le lait, l'huile et le savon ont connu une hausse attribuée par le gouvernement à l'évolution des prix sur le marché international. Récemment, les autorités sénégalaises ont recommandé aux Sénégalais de consommer ce qu'ils produisent pour ne plus subir la hausse de ces produits dont la plupart comme le riz et le blé, sont importés.



Sénégal: L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté un texte visant au rétablissement de la Cour suprême, qui regroupera la Cour de cassation et le Conseil d'Etat, après une réforme adoptée en 1992 et jugée non concluante par les autorités

DAKAR, 9 avr 2008 - L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté un texte visant au rétablissement de la Cour suprême, qui regroupera la Cour de cassation et le Conseil d'Etat, après une réforme adoptée en 1992 et jugée non concluante par les autorités, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes. Le projet de loi déposé par le gouvernement pour le rétablissement de la Cour suprême a été adopté mardi soir par l'Assemblée nationale, a indiqué mercredi El Hadji Wack Ly, député du Parti démocratique sénégalais (PDS, majorité) joint au téléphone par l'AFP. La Cour suprême réunira la Cour de Cassation et le Conseil d'Etat, selon Abdoulaye Babou, député du PDS. La suppression de cette institution en 1992 avait été à l'origine de la création de quatre instances judiciaires: Cour de cassation, Cour constitutionnelle, Conseil d'Etat et Cour des comptes. "Les objectifs de cette réforme (de 1992) sont restés pour l'essentiel des voeux pieux, qu'il s'agisse de la spécialisation des magistrats, du traitement des affaires dans un délai raisonnable et de l'utilisation rationnelle des ressources allouées à la justice", indique un document parlementaire sur cette réforme dont l'AFP a obtenu une copie. "Ce regroupement permettra de renforcer l'éthique judiciaire grâce à un contrôle permanent effectué par une autorité centrale", indique le document. Le Conseil constitutionnel et la Cour des comptes ne feront pas partie de la Cour suprême, car ces deux juridictions ne sont pas considérées au Sénégal comme faisant partie de l'ordre judiciaire, a précisé une source au cabinet de M. Sy, jointe par l'AFP. Selon la législation sénégalaise, le projet de loi adopté mardi soir par les députés doit ensuite être soumis au sénat avant d'être promulgué par le chef de l'Etat à des dates non déterminées.


Sénégal: Le gouvernement du Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a fait l'objet d'un remaniement concernant notamment les ministères de l'Intérieur et de la Justice

DAKAR, 1 avr 2008 - Le gouvernement du Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a fait l'objet d'un remaniement concernant notamment les ministères de l'Intérieur et de la Justice, a annoncé mardi un communiqué de la présidence. Ousmane Ngom quitte le ministère de l'Intérieur, qu'il occupait depuis 2004, pour celui des Mines, de l'Industrie et des PME. Il est remplacé par Cheikh Tidiane Sy, ministre de la Justice depuis 2005, qui cède sa place à Madické Niang, l'ancien ministre de l'Industrie, a annoncé un décret présidentiel reçu par l'AFP. Par ailleurs, Landing Savané, ministre d'Etat auprès du président Abdoulaye Wade, Abdoul Aziz Sow, ministre de l'Information, des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement et Mamadou Diop Decroix, nommé ministre du Commerce, font leur retour dans l'équipe gouvernementale. L'ancien ministre de l'Information Bacar Dia devient quand à lui ministre des Sports et des Loisirs dans ce gouvernement qui compte 29 ministres, contre 28 auparavant. Son prédécesseur, Issa Mbaye Samb, a été limogé. Aucune des sources proches de la présidence contactées par l'AFP n'a pu fournir d'explication à ce remaniement.



Sénégal: Le Président Wade octroie 10 milliards FCFA au monde rural sénégalais face à la situation marquée par la faible pluviométrie et le renchérissement des prix des denrées de première nécessité suite à l'augmentation du prix du pétrole

DAKAR, 27 mars 2008 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a accordé plus de 15 millions d'euros pour aider le monde rural à faire aux mauvaises récoltes et à la hausse des prix du fait de la flambée du pétrole, a déclaré jeudi le ministre sénégalais de l'information, Bacar Dia. "Le président de la république a décidé d'accorder une aide de 10 milliards de FCFA (plus de 15 millions d'euros) au monde rural face à la situation marquée par la faible pluviométrie et le renchérissement des prix des denrées de première nécessité suite à l'augmentation du prix du pétrole", a dit M. Dia sur la télévision publique sénégalaise (RTS). "C'est une décision de haute portée sociale qui va soulager les ménages. Elle vise à prendre en charge les effets néfastes de la conjoncture internationale", a ajouté le ministre, également porte-parole du gouvernement. La production agricole 2007-2008 a baissé au Sénégal suite à la faiblesse des pluies qui a compromis plusieurs récoltes dont celle de l'arachide, principale culture du pays. Plusieurs organisations paysannes ont appelé récemment l'Etat à venir au secours du monde rural pour éviter une "famine". En outre, les prix des produits de première nécessité comme le riz, le lait et le blé, dont la plupart sont importés, ont récemment connu des hausses liées à la flambée du pétrole et dénoncées par les associations de consommateurs. Mercredi, au cours d'une conférence de presse, le ministre sénégalais chargé du commerce, Abdourahim Agne, a appelé les Sénégalais à consommer ce qu'ils produisent pour ne plus subir la hausse répétés de ces produits de base. Pour protester contre la "cherté de la vie" et la hausse des prix des denrées de base, l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), une des principales au Sénégal, a prévu d'organiser une manifestation dimanche à Dakar, avait indiqué mercredi à l'AFP son président, Momar Ndao. L'Ascosen, qui revendique 28.000 membres, souhaite associer dans sa démarche "les syndicats, la société civile, les partis politiques et tous les Sénégalais qui se sentent malmenés par la hausse des prix", selon M. Ndao.


Sénégal: Les chefs d'Etat de l'Organisation de la conférence islamique (OCI, 57 pays), qui représente 1,3 milliard de musulmans, ont adopté vendredi à Dakar une nouvelle charte

DAKAR, 14 mars 2008 - Les chefs d'Etat de l'Organisation de la conférence islamique (OCI, 57 pays), qui représente 1,3 milliard de musulmans, ont adopté vendredi à Dakar une nouvelle charte, a annoncé à l'AFP un diplomate arabe. "La charte a été adoptée", a déclaré un responsable d'une délégation arabe sous couvert de l'anonymat. Ce dernier n'a pas été en mesure de fournir plus de détails dans l'immédiat. Une source proche de l'organisation avait auparavant indiqué à l'AFP que les discussions demeuraient bloquées sur quelques points de détail, parmi lesquels les modalités de validation de l'adhésion à l'OCI par les pays candidats. La précédente charte, adoptée en pleine guerre froide en 1972, peinait à fédérer tous les Etats membres autour d'articles qui ne sont plus adaptés au contexte actuel. A l'issue d'une réunion ministérielle préparatoire, le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio avait assuré en début de semaine avoir obtenu "un consensus quasi général sur la nouvelle charte de l'OCI". "Nous avons 99,99% de chances d'adopter une nouvelle charte", avait-il estimé, précisant que les ministres avaient "révisé la charte sur beaucoup de points". Entamé jeudi matin, le 11e sommet de l'OCI doit s'achever vendredi dans la capitale sénégalaise. Le sommet devrait par ailleurs appeler les membres de l'OCI "à faire des contributions substantielles" pour le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FISD), lancé en mai 2006. Le FISD vise à faire valoir la solidarité au sein de la Oummah (communauté) au sein de laquelle cohabitent des Etats pétroliers richissimes et de petits pays très pauvres, comme la Sierra Leone, le Niger, ou encore le Bangladesh. Ce fonds vise un capital de 10 milliards de dollars mais pour l'heure, les contributions totalisent 2,6 milliards de dollars, fournis par 31 des 57 pays membres.


Sénégal: Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) sont parvenus mardi à s'accorder sur la définition de la nouvelle charte de l'OCI, qui doit être adoptée par les chefs d'Etat vendredi
DAKAR, 11 mars 2008 - Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) sont parvenus mardi à s'accorder sur la définition de la nouvelle charte de l'OCI, qui doit être adoptée par les chefs d'Etat vendredi, a annoncé un ministre sénégalais. "Nous venons de poser un acte historique (...) en réussissant un consensus quasi-général sur la nouvelle charte de l'OCI", s'est réjoui devant la presse le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio. "Nous avons 99,99% de chances d'adopter une nouvelle charte", a-t-il estimé, précisant que les ministres avaient "révisé la charte sur beaucoup de points". Au cours des discussions visant selon lui à "dépoussiérer l'organisation", M. Gadio a mentionné que "la définition des critères pour adhérer à l'OCI", "la modernisation des institutions de l'OCI" et "la déclaration commune sur le droit des pays à l'autodétermination" qui figure dans le texte d'origine avaient notamment fait l'objet d'intenses tractations. De son côté, le secrétaire général de l'OCI, le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu a estimé que l'organisation se trouvait désormais "à un tournant (...) car nous avons réussi à changer la charte aujourd'hui", presque 30 ans après la création de l'organisation en 1969. "L'ordre mondial et les circonstances sont différentes aujourd'hui (...) avec 57 pays membres et 5 pays observateurs, et le monde dans lequel nous vivons n'est plus le monde bipolaire de la guerre froide", a-t-il expliqué en référence aux réserves exprimées par plusieurs Etats sur la première charte adoptée en 1972. La trentaine de ministres des Affaires étrangères présents lundi et mardi à la réunion préparatoire ont également décidé de soumettre aux chefs d'Etat une résolution sur un allègement de dette pour les pays les plus pauvres, a indiqué M. Gadio, sans toutefois être en mesure d'apporter des précisions.


Sénégal: L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté samedi une proposition de loi visant au report à mars 2009 des élections locales du 18 mai et prolongeant d'un an le mandat des élus locaux pour prendre en compte la création de nouvelles régions

DAKAR, 8 mars 2008 - L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté samedi une proposition de loi visant au report à mars 2009 des élections locales du 18 mai et prolongeant d'un an le mandat des élus locaux pour prendre en compte la création de nouvelles régions, a indiqué à l'AFP une source parlementaire. "On a voté la loi. Les élections ont été reportées au 22 mars 2009", a déclaré à l'AFP le député Tafsir Thioye, membre du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), majoritaire à l'Assemblée nationale. Le mandat des élus locaux, dont le terme était prévu en mai 2008, est "prolongé d'un an" avec cette loi, a ajouté M. Thioye. Cette proposition de loi doit être soumise au Sénat, avant d'être validée par le président de la République. Cette loi a été votée à la suite d'une saisine de l'Assemblée par Mme Aminata Tall, une députée du PDS, pour prendre en compte la création récente de trois nouvelles régions (Kédougou, Sédhiou et Kaffrine), portant à quatorze le nombre total de région du pays. "Le nouveau découpage impose une mise en place de nouvelles structures. Le 18 mai est (une date très proche). En l'absence de services administratifs et judiciaires, comment peut-on se permettre d'organiser des élections sans les populations de ces nouvelles régions", a dit Mme Tall sur la télévision publique. Ce sera le deuxième report des élections locales d'abord prévues le 12 mai 2007, avant d'être repoussées au 18 mai 2008 par les autorités, pour éviter d'organiser plusieurs scrutins (présidentiel, législatif et local) en 2007. Les dernières élections locales s'étaient tenues en mai 2002. Les élections du 18 mai devaient permettre de désigner pour cinq ans environ 15.000 conseillers régionaux, municipaux et ruraux à travers le pays. Les principaux partis de l'opposition sénégalaise, regroupés au sein de la coalition Front Siggil Senegaal ("pour un Sénégal debout" en ouolof, langue la plus parlée au Sénégal) et qui avaient boycotté les législatives de 2007, ont annoncé mi-février leur participation à ces locales. Plusieurs responsables de l'opposition ont critiqué dans la presse cette proposition de loi, se prononçant pour le respect du calendrier républicain.


Sénégal: Le gouvernement espagnol va annuler plus de 32,7 milliards de FCFA de dette du Sénégal pour les convertir partiellement en projets destinés à accélérer la croissance et lutter contre la pauvreté

DAKAR, 29 fév 2008 - Le gouvernement espagnol va annuler plus de 50 millions d'euros de dette du Sénégal pour les convertir partiellement en projets destinés à accélérer la croissance et lutter contre la pauvreté, a-t-on appris vendredi auprès de l'ambassade d'Espagne à Dakar. "Dans le but de permettre au Sénégal de libérer des fonds pour accélérer la croissance et avancer dans la lutte contre la pauvreté, le gouvernement espagnol va procéder à l'annulation de plus de 50 millions d'euros (plus de 33 milliards de FCFA) de dette au Sénégal", indique un communiqué de la représentation diplomatique espagnole. Cette annulation représente le plus grand effort jamais réalisé par l'Espagne en matière de réduction de la dette envers un pays d'Afrique subsaharienne, souligne la même source. L'accord relatif à cette annulation a été signé, à une date non précisée, entre le ministre d'Etat sénégalais de l'Economie, Abdoulaye Diop, et le secrétaire d'Etat espagnol pour l'Economie, David Vegara. Dans ce montant, "plus de 30 millions d'euros feront l'objet d'annulation directe de dette et les 20 millions d'euros restants seront disponibles dans les années à venir dans un Fonds pour le financement des projets de développement" dans des secteurs qui n'ont pas été précisés, a-t-elle poursuivi. Selon l'ambassade d'Espagne, grâce à cet effacement de dette espagnol et celui de la la communauté internationale, "le stock de dette externe du Sénégal qui, en 2000 était équivalent à 80% du PIB, est passé fin 2007, à moins de 20%, libérant ainsi des fonds qui permettront au pays d'accélérer sa croissance et d'avancer dans la lutte contre la pauvreté". Les autorités sénégalaises avaient annoncé fin 2007 une révision à la baisse de la croissance à un taux estimé entre 4,5 et 4,7% contre 5,4% auparavant à cause des problèmes climatiques à l'origine de mauvaises récoltes en 2007. Le Sénégal, classé parmi les PMA (Pays moins avancés), s'est doté depuis quelques années d'une stratégie de croissance accélérée (SCA), une initiative visant un taux de croissance annuel de plus de 7% pour accéder au statut de pays émergent.


Sénégal: La Fondation Bill et Melinda Gates a accordé un don de 19 millions de dollars à un projet de réduction de la pauvreté et d'autonomisation des femmes au Sénégal, Mali et Burkina Faso appuyé par le PNUD

DAKAR, 22 fév 2008 - La Fondation Bill et Melinda Gates a accordé un don de 19 millions de dollars à un projet de réduction de la pauvreté et d'autonomisation des femmes au Sénégal, Mali et Burkina Faso appuyé par le Programme des Nations unies pour le développement, a annoncé vendredi le Pnud. Le projet vise à "accroître la productivité et les revenus des agricultrices, grâce à une mécanisation à moindre coût", a indiqué un communiqué du Pnud publié à Dakar. "Ce financement réparti sur quatre ans contribuera à établir 600 entreprises agricoles en milieu rural" au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal", ajoute le texte. La pièce essentielle du projet est "une plate-forme multifonctionnelle (MFP), moteur diesel monté sur un châssis auquel peuvent être raccordés toutes sortes d'outils, notamment des moulins à grain, des décortiqueuses, des chargeurs de batterie et diverses machines de menuiserie-charpenterie", précise le communiqué. Cette plate-forme permet d'effectuer des travaux ménagers tels que le décorticage et la mouture de céréales et de produire de l'électricité. "L'investissement dans cette source d'énergie simple pour les collectivités rurales épargnera aux femmes de passer tout leur temps à moudre du grain ou à faire la corvée d'eau", a expliqué vendredi à la presse l'administrateur du Pnud Kemal Dervi, venu à Dakar pour lancer le projet. "Elles disposeront de temps au cours de leur journée pour se livrer à des activités rentables qui pourront accroître leur productivité, leur permettre de vendre des produits de meilleure qualité et augmenter leurs revenus, grâce à une technologie efficace et à moindre coût", a-t-il poursuivi. ag/lbx



Sénégal: Dix-sept pays africains ont décidé d'unir leurs efforts pour la protection des éléphants, menacés de disparition et dont la population actuelle en Afrique est estimée à 450.000

DAKAR, 19 fév 2008 - Dix-sept pays africains ont décidé d'unir leurs efforts pour la protection des éléphants, menacés de disparition et dont la population actuelle en Afrique est estimée à 450.000, a annoncé une ONG de défense des animaux dans un communiqué reçu mardi par l'AFP à Dakar. Ces pays, où sont recensés les populations d'éléphants du continent, ont annoncé leur décision à l'issue d'une réunion tenue les 6 et 7 février à Bamako à l'initiative du Mali et du Kenya, selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), qui était "facilitateur" de la rencontre. "Pour sauver les derniers éléphants, (ces) Etats africains (ont signé) la +Déclaration de Bamako+", marquant une "formalisation" de leur +coopération "dans la lutte pour la conservation de l'éléphant et contre le trafic de l'ivoire", a-t-il indiqué. Outre le Mali et le Kenya, étaient représentés à la réunion le Niger, le Sénégal, le Burkina Faso, la Sierra Leone, la Guinée-Bissau, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Nigeria, le Ghana, le Liberia, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan (Sud) et l'Ethiopie, selon l'ONG. La "Déclaration de Bamako sur les éléphants" constitue "une action significative pour les Etats de l'aire de répartition de l'éléphant africain", a estimé le chef du service kényan de la vie sauvage (KWS - Kenya Wildlife Service), Patrick Omondi, cité dans le communiqué. "Non seulement nous adoptons une attitude commune contre l'abattage de nos éléphants aujourd'hui menacés, mais nous discutons aussi ensemble de l'importance d'une politique forte pour la conservation de l'éléphant et des stratégies de gestion, (...) essentielles pour le maintien des populations d'éléphants", a-t-il affirmé. Selon l'IFAW, les populations d'éléphants sont passées de près de 1,3 million d'invidus au début des années 1970 à quelque 450.000 actuellement. Les pachydermes sont notamment abattus par des braconniers pour leur ivoire, dont le commerce constitue un point récurrent d'achoppement dans les discussions sur la protection des éléphants.


Sénégal: Une société privée de production de ciment au Sénégal, Ciments du Sahel, a reçu plusieurs prêts totalisant 130 milliards de FCFA pour augmenter sa capacité de production

DAKAR, 15 fév 2008 - Une société privée de production de ciment au Sénégal, Ciments du Sahel, a reçu plusieurs prêts totalisant 130 milliards de FCFA (197,6 millions d'euros) pour augmenter sa capacité de production, a-t-on appris vendredi auprès du ministère sénégalais de l'Economie et des Finances. Ces prêts ont été fournis notamment par la coopération allemande via la Société allemande d'investissement et de développement (DEG) et la coopération française via l'Agence française de développement (AFD), a affirmé à l'AFP une source au ministère. Les conventions de prêts ont été signées mercredi à Kirène (50 km de Dakar), où se trouve la cimenterie, en présence de responsables gouvernementaux sénégalais, du directeur général de l'AFD Jean-Michel Severino, et du premier vice-président de la DEG, Lothar Lammers. Ces financements permettront d'"augmenter la capacité de production" de la société, a dit la même source, sans autres précisions. Selon un communiqué de l'ambassade de France à Dakar, 15 millions d'euros ont été fournis par l'AFD et 20 millions par Proparco, filiale de l'AFD spécialisée dans le financement des entreprises privées. Jointe par l'AFP, l'ambassade d'Allemagne à Dakar a de son côté affirmé que la DEG a prêté à la cimenterie 21 millions d'euros et a rassemblé auprès "d'autres bailleurs 43 millions d'euros, ce qui représente un financement global de 64 millions d'euros." D'après la presse locale, le reste du financement provient de plusieurs autres institutions, dont des banques installées à Dakar. Les prêts permettront à Ciments du Sahel (CDS) d'étendre son usine, créant ainsi environ 250 nouveaux emplois, et de porter sa production de 600.000 tonnes actuellement à 3 millions de tonnes par an, selon les journaux. CDS est la deuxième société de production de ciment et de clinker (un constituant du ciment) au Sénégal, où l'industrie cimentière est en pleine croissance. La première est Sococim Industries, filiale du cimentier français Vicat, qui avait annoncé mi-décembre 2007 un programme d'investissement de 150 millions d'euros pour porter sa capacité production de ciment à 3,5 millions de tonnes dans la seconde moitié de 2009 (contre 2 millions de tonnes actuellement).



Sénégal: Le Fonds des Nations unies pour l'enfance a lancé mercredi à Dakar un appel de fonds de plus de 106,6 milliards de FCFA pour venir en aide en 2008 aux enfants de dix pays d'Afrique de l'ouest et du centre en situation difficile

DAKAR, 13 fév 2008 - Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a lancé mercredi à Dakar un appel de fonds de 237 millions de dollars pour venir en aide en 2008 aux enfants de dix pays d'Afrique de l'ouest et du centre en situation difficile, notamment en raison de conflits. "L'Unicef a lancé un appel de fonds de 237 millions de dollars (162,6 millions d'euros) afin de disposer de moyens pour faire face aux situations d'urgence dans dix pays d'Afrique de l'ouest et du centre", a déclaré à la presse la directrice régionale de l'Afrique de l'ouest et du centre, Esther Guluma. Ces dix pays sont: Congo, République démocratique du Congo (RDC), Côte d'Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mauritanie, Niger, République centrafricaine (RCA) et Tchad. La RDC et le Tchad, théâtres de conflits meurtriers, sont les deux principaux pays concernés par cet appel de fonds, pour des besoins estimés respectivement à 106,2 et 44,6 M USD (72,85 et 30,6 M EUR). "Pour 2007, 52% des fonds requis ont été reçus", a assuré Mme Guluma, soulignant que l'Asie mobilise plus facilement de l'argent dans les situations d'urgence. "Ce n'est malheureusement pas la même chose pour l'Afrique", a-t-elle indiqué. Pour 2007, l'Unicef avait lancé un appel de fonds de 201,8 M USD (138,4 M EUR) pour sept pays: RCA, Tchad, Côte d'Ivoire, RDC, Guinée, Liberia et Niger. Par ailleurs, le Soudan, classé par l'Unicef dans la zone Moyen-Orient et Afrique du nord, a besoin en 2008 de 105 M USD (72 M EUR) en raison notamment de la crise du Darfour. Cet appel a été lancé au cours de la présentation du rapport d'actions humanitaires de l'institution onusienne pour 2008. Selon ce rapport, en 2008, "1,4 million d'enfants de moins de cinq continueront de souffrir de sous-alimentation dans le Sahel, 380.000 d'entre eux de malnutrition sévère". "Le lancement de ce rapport est important parce que nous voulons sauver la vie des enfants avant les situations d'urgences", a conclu Mme Guluma.


Sénégal: La France et l'Allemagne ont accordé au Sénégal un montant total d'environ 25 milliards FCFA à travers deux conventions de financement signées entre les autorités sénégalaises et ces deux pays

DAKAR, 12 fév 2008 - La France et l'Allemagne ont accordé au Sénégal un montant total d'environ 25 milliards FCFA (près de 38 millions d'euros) à travers deux conventions de financement signées entre les autorités sénégalaises et ces deux pays, a annoncé mardi la radio publique. Une première convention de financement d'un montant de 6,9 milliards FCFA (10,5 millions d'euros) a été signée mardi entre le ministre d'Etat sénégalais de l'Economie, Abdoulaye Diop et le directeur général de l'Agence française de développement (AFD), Jean Michel Severino, pour l'assainissement d'une baie à Dakar et l'électrification de zones dans le centre et l'est du pays. Un deuxième accord, pour un montant de plus de 18 milliards FCFA (27,5 millions d'euros) a été signé le même jour avec l'ambassadrice d'Allemagne au Sénégal, Doreta Loschelder, pour notamment le financement de quatre projets relatifs à l'emploi des jeunes, la décentralisation, l'éducation et pour l'appui budgétaire, selon la radio télévision sénégalaise (RTS, publique). Selon une source au ministère sénégalais de l'Economie et des Finances, ces financements, d'un montant total de près de 38 millions d'euros, sont des dons mis à la disposition du Sénégal par ces deux pays.


Sénégal: La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a accordé au Sénégal un prêt de 6,8 milliards de FCFA pour l'achat de rames par une société de transport ferroviaire

DAKAR, 11 fév 2008 - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a accordé au Sénégal un prêt de 15 millions de dollars (6,8 milliards de FCFA) pour l'achat de rames par une société de transport ferroviaire, a-t-on appris lundi de source officielle sénégalaise. Le prêt émane de la Banque d'investissement et de développement de la Cédéao (BIDC), indique le ministère sénégalais de l'Economie et des Finances dans un communiqué transmis à l'AFP. L'accord de prêt a été signé le 6 février à Dakar par le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, et le vice-président de la BIDC, Barthélémy Drabo, indique le ministère. Le montant est "destiné au financement partiel du projet d'acquisition de rames réversibles de train en faveur de la société Petit Train de Banlieue pour la desserte ferroviaire" entre Dakar et Thiès (70 km à l'est de la capitale), affirme le ministère. Aucune indication n'était disponible dans l'immédiat sur les modalités du prêt et le montant global du financement de ce projet. Le Petit Train de Banlieue, société anonyme dont l'Etat sénégalais est l'actionnaire principal, exploite la liaison ferroviaire voyageurs entre Dakar et sa banlieue (Thiaroye, Rufisque), et également jusqu'à Thiès. Selon le ministère de l'Equipement et des transports terrestres, ses trains assurent en moyenne une quarantaine de voyages par jour, à prix modiques (entre 100 et 150 FCFA de ou pour la banlieue, 1.000 et 1.500 FCFA de ou pour Thiès, entre 0,15 euro et 2,30 euros).



Sénégal: Le gouvernement sénégalais est en train de réaliser un programme d'investissements de 520 milliards de FCFA sur la période 2008-2015 pour améliorer sa production d'électricité

DAKAR, 25 jan 2008 - Le Sénégal est en train de réaliser un programme d'investissements de 520 milliards de FCFA (près de 793 millions d'euros) sur la période 2008-2015 pour améliorer sa production d'électricité, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Energie. L'annonce a été faite jeudi par le ministre de l'Energie, Samuel Amète Sarr à l'occasion de la signature d'un "contrat d'achat d'énergie" entre la société publique d'électricité Sénélec et le groupement suédois de sociétés privées Nykomb Synergetics, a indiqué à l'AFP une source au ministère. "La Sénélec est en train de mettre en oeuvre un ambitieux programme d'investissements de 520 milliards de FCFA sur la période 2008-2015" pour améliorer la capacité de production d'électricité du pays, a déclaré M. Sarr dans son discours dont l'AFP a reçu copie. La provenance des financements n'a pas été précisée. Un premier programme d'investissements de 174 milliards de FCFA (265 millions d'euros) a été réalisé sur la période 2003-2007, avait expliqué le président sénégalais Abdoulaye Wade en inaugurant le 22 janvier une centrale électrique privée à Kounoune (27 km à l'est de Dakar). "Avec les infrastructures déjà réalisées, la capacité de production d'électricité au Sénégal a augmenté de plus de 160 mégawatt (MW)" depuis son arrivée au pouvoir en 2000, avait dit M. Wade, qui a été réélu en février 2007 pour un mandat de cinq ans. Le gouvernement a par ailleurs versé "plus de 200 milliards de FCFA (près de 305 millions d'euros)" à la Sénélec et à la Société africaine de raffinage (SAR, où l'Etat est majoritaire) entre 2005 et 2007 pour atténuer l'impact de la hausse des prix des produits pétroliers au niveau des consommateurs, avait-il ajouté. Selon lui, ces différentes initiatives entrent dans le cadre d'un plan gouvernemental de "redressement du secteur de l'énergie" dans ce pays, non producteur de pétrole et ayant fortement ressenti la flambée des prix du baril. Ces hausses, de niveau et de durée jamais égalées, se sont traduites par une augmentation des prix de plusieurs produits de consommation courante, dont le pain et le lait.






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