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L'actualité du Mali
(d'après l'Agence France Presse)

Mali: Le groupe marocain Attijariwafa Bank prend le contrôle de la Banque internationale du Mali, deuxième banque du pays avec le rachat de 51% du capital que détenait l'Etat malien

RABAT, 26 juil 2008 - Le groupe marocain Attijariwafa Bank a annoncé samedi qu'il a été choisi pour prendre le contrôle de la Banque internationale du Mali, deuxième banque du pays avec le rachat de 51% du capital que détenait l'Etat malien, selon un communiqué d'Attijariwafa. Attijariwafa, premier groupe bancaire et financier marocain "a été déclaré acquéreur de 51% du capital de la Banque internationale du Mali à la suite d'une participation à un appel d'offres lancé le 20 avril dernier par l'Etat malien, dans le cadre d'un processus de privatisation", a-t-on précisé de même source. Le communiqué ne précise pas la valeur de ce rachat. "La nouvelle acquisition du groupe Attijariwafa Bank va conforter sa position dans les régions de l'ouest et du nord de l'Afrique ainsi que compléter son dispositif déployé récemment au Sénégal", a ajouté la banque marocaine. En novembre dernier Attijariwafa bank avait annoncé l'acquisition de 79,15% du capital de la Compagnie Bancaire de l'Afrique Occidentale (CBAO) au Sénégal auprès du groupe agro-industriel sénégalais Mimran. La Banque Internationale pour le Mali dispose, selon le groupe marocain, d'un total d'actifs estimé à 178,495 mds de francs CFA (272 M EUR), pour des fonds propres de 13,794 mds de francs CFA (21 M EUR), et un produit net bancaire (PNB) annuel de 14,633 mds. Elle dispose également de dépôts d'une valeur total de 138,973 mds de francs CFA pour un réseau bancaire composé de 52 agences bancaires gérées par un effectif de 260 employés, a-t-on conclu de même source.


Mali: Les vingt deux derniers otages maliens encore détenus par un dissident rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, parmi une cinquantaine enlevés depuis six mois dans le nord du Mali, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi

BAMAKO, 8 mars 2008 - Les vingt deux derniers otages maliens encore détenus par un dissident rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, parmi une cinquantaine enlevés depuis six mois dans le nord du Mali, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l'AFP de sources concordantes. "Tous les otages qui restaient entre les mains de Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés dans le nuit de vendredi à samedi", a annoncé à l'AFP le gouvernorat de la région de Kidal, chef lieu de cette région du nord du Mali où étaient détenus les otages. "Oui, c'est vrai, les efforts ont abouti. Tous les 22 otages qui restaient entre les mains de Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés", a confirmé à l'AFP Amada Ag Bibi, député, un des élus de la région de Kidal. Tous les otages maliens, une cinquantaine de militaires et civils enlevés fin août 2007 par des hommes se réclamant d'Ibrahim Ag Bahanga, sont maintenant libres. De source proche de l'armée malienne, "le rôle de la Libye a été très déterminant dans la libération des 22 otages". Aucune précision n'a été apportée sur ce rôle apporté par Tripoli dans cette libération. "Les otages se portent bien, mais certains sont très fatigués", a précisé une source militaire malienne. Cette libération a lieu après plusieurs autres intervenues notamment en décembre 2007 et en janvier 2008 avec respectivement 10 et 4 otages après une médiation algérienne. Un accord de paix conclu en 2006 à Alger sous l'égide de l'Algérie prévoit un vaste programme de développement de la région de Kidal. Selon plusieurs sources officielles, diplomatiques et au sein de l'ex-rébellion malienne, les hommes d'Ag Bahanga retenaient ces otages vers Tinzaouatène, localité d'accès difficile dans la zone désertique et montagneuse de l'Adrar des Iforas, à plus de 2.000 km de Bamako.


Mali: La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a fait don au Mali de 70 millions de francs CFA pour lutter contre la méningite, qui a fait 16 morts dans le pays depuis janvier


BAMAKO, 29 fév 2008 - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a fait don au Mali de 70 millions de francs CFA (moins de 107.000 euros) pour lutter contre la méningite, qui a fait 16 morts dans le pays depuis janvier, a annoncé vendredi le ministère malien de la Santé. Le don a été remis au ministère par le président de la Commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas, selon un communiqué. Un responsable du ministère n'a pas souhaité vendredi fournir de bilan actualisé de la maladie, le dernier en date remontant au 20 février. "Du 1er janvier au (20 février), nous avons enregistré 138 cas de +signes cliniques+ de méningite dont 16 décès" dans le pays, avait déclaré la cliniques+ semaine dernière le directeur national de la Santé, le professeur Toumani Sidibé, tout en refusant le terme "d'épidémie". Selon lui, les cas de méningite ont été décelés dans deux régions jouxtant deux pays touchés par une épidémie: Sikasso (sud), frontalière de la Côte d'Ivoire, et Mopti (centre-nord), frontalière du Burkina Faso. Le Burkina Faso est l'un des pays les plus durement touchés, avec 225 morts sur 1.938 cas rapportés entre début janvier et le 21 février.


Mali: D'un montant total estimé à plus de 87 milliards de FCFA, les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire


ABIDJAN, 26 jan 2008 (AFP) - Les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou (nord d'Abidjan) les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire, a-t-on appris de source officielle. "Les travaux prévus pour durer 13 mois vont coûter 198 millions de dollars (plus de 87 milliards de FCFA) dont près de la moitié est financée par l'Inde", a déclaré le ministre ivoirien des Mines et de l'Energie, Léon-Emmanuel Monnet, lors de la cérémonie inaugurale. L'interconnexion du réseau électrique de la Côte d'Ivoire et du Mali d'une "longueur totale de 560 kilomètres permettra d'alimenter, à partir de Ferkessédougou, les villes maliennes de Sikasso, Koutiala et Ségou et Lagoua", a expliqué M. Monnet, se félicitant du début de la réalisation "d'un projet qui dure depuis 10 ans". "Ce projet permettra de fournir une énergie moins chère et de faciliter l'installation d'unités agro-industrielles dans les zones de productions cotonnières et de développer les échanges", a-t-il souligné. La deuxième partie de la cérémonie à laquelle participait le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, se poursuivra dans la même journée à Sikasso au Mali en présence des deux chefs d'Etat. Près de 20% de la production ivoirienne d'électricité (6.000 Giga-watts- Gw), la plus importante d'Afrique de l'ouest, est exportée vers les pays voisins, notamment au Burkina, au Ghana, au Bénin et au Togo.

Mali: Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique"


BAMAKO, 19 jan 2008 - Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique", en réaction au discours prononcé à Dakar en juillet par le président français Nicolas Sarkozy, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette rencontre, initiée par l'historienne malienne Adame Ba Konaré, doit s'achever dimanche avec l'énoncé d'"orientations générales" à donner à un futur ouvrage rédigé par des intellectuels africains. L'initiative intervient après un discours adressé aux Africains en juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, dont certains passages ont été vivement critiqués par des intellectuels africains. "Ayant écouté le désormais fameux discours, j'ai été profondément choquée de voir le plus vieux contient du monde relégué à la place d'un enfant encore immature, inconscient, sur lequel la lumière tardait à irradier et sur lequel il fallait se pencher avec compassion", a déclaré Mme Konaré. Aux côtés de l'épouse du président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré, étaient présents les professeurs Elikia Mbokolo, directeur d'études à l'Ecole française des Hautes études en sciences sociales, Vittorio Morabito, de l'Université de Catane (Italie), et Pierre Boilley, de l'Université de la Sorbonne. Figuraient aussi parmi les invités Doualaye Konaté, président de l'association des historiens africains, et Ibrahima Thioub, chef du département Histoire de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. M. Mbokolo a affirmé que le discours de M. Sarkozy "ramenait en arrière" l'Afrique de 100 voire 150 ans. Il a toutefois appelé à ne pas occulter "le fait que nous avons aussi un problème de gestion de notre histoire": "Nous devons prendre des initiatives", a-t-il exhorté. Mme Konaré avait déjà lancé en septembre un "appel aux historiens africains" pour la création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique, un instrument de veille pour la sauvegarde de l'histoire du continent. Nicolas Sarkozy avait suscité une vive émotion à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". "Le paysan africain, qui depuis des millénaires vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait-il déclaré.


Mali: D'un coût de 6,6 milliards de FCFA, près de 3 millions d'enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la polio et plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007


BAMAKO, 2 jan 2008 - Près de trois millions d'enfants âgés de 0 à 5 ans ont été vaccinés au Mali contre la rougeole et la poliomyélite au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007 organisée aussi pour lutter contre le paludisme, a-t-on appris mercredi du ministère malien de la Santé. "La campagne a été un véritable succès. 2,8 millions d'enfants maliens âgés de 0 à 59 mois ont été vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite", a déclaré à l'AFP Nouhoun Koné, un responsable du ministère. "Plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme. Comme les enfants, elles ont bénéficié de médicaments contre les vers intestinaux et de (doses de) vitamine A" sensée guérir des troubles de vision nocturne, a ajouté M. Koné. D'un coût de 6,6 milliards de FCFA (plus de 10 millions d'euros), la campagne visait à lutter contre cinq maladies: rougeole, poliomyélite, manque de vitamine A, vers intestinaux et paludisme, la première cause de mortalité au Mali. Elle a été organisé durant le mois de décembre 2007 par le gouvernement malien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les autorités maliennes, 5000 agents ont été déployés sur tout le territoire pour assurer la "réussite" de l'opération dans un pays qui figure parmi les derniers au monde en terme d'indice de développement humain (IDH), selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).


Les articles publiés en 2007


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