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L'actualité de la Guinée Bissau
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée-Bissau: Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Correia, a critiqué mardi l'"inefficacité" des fonctionnaires de son pays, qui compte 6 agents de la fonction publique pour 1.000 habitants, soit la plus haute moyenne des Etats d'Afrique de l'Ouest

BISSSAU, 7 oct 2008 - Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Correia, a critiqué mardi l'"inefficacité" des fonctionnaires de son pays, qui compte 6 agents de la fonction publique pour 1.000 habitants, soit la plus haute moyenne des Etats d'Afrique de l'Ouest. "Sans réforme dans l'administration, nous ne pouvons pas développer notre pays. Il ne faut pas se voiler la face à propos de l'inefficacité de nos agents qui manquent de formation", a indiqué le Premier ministre. Il s'exprimait lors de la présentation du rapport du Programme d'appui aux réformes dans le secteur de l'administration publique (Parap). Selon ce document, la Guinée-Bissau, pays classé parmi les plus pauvres de la planète, compte 12.000 à 13.000 agents de la fonction publique pour 1,3 million d'habitants. "Le nombre d'agents dans l'administration bissau-guinéenne est bien au-dessus de la moyenne des pays membres de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest)", indique le rapport. "Dans les autres pays de la Cédéao, la moyenne est de 1 (fonctionnaire) pour 1.000 (habitants)", précise le document. "Malgré cela, l'administration bissau-guinéenne manque de cadres qualifiés ou de haut niveau", souligne le rapport, qui dénonce également le taux élevé d'absentéisme, le népotisme et la corruption dans la fonction publique. Joint au téléphone par l'AFP, le ministre de la Fonction publique Fernando Gomes a dénoncé les recrutements "abusifs" d'agents par les gouvernements précédents, "sur des bases ethniques ou d'appartenance au même parti". "Quand un parti gagne les élections, sa première préoccupation est de récompenser ses militants, en recrutant ou en attribuant des postes sans tenir compte de leur niveau", a expliqué mardi l'analyste politique Victor Vamain sur une radio locale. "Le résultat d'une telle pratique, c'est le nombre pléthorique de fonctionnaires sans qualification, bons à rien", a ajouté M. Vamain. Le Parap est un programme financé par l'Union européenne à hauteur de 6,5 millions d'euros (selon une source de l'UE). "Il conviendrait de dire que les réformes sont une nécessité et non une punition", a affirmé le représentant de l'UE en Guinée-Bissau, Franco Nulli.



Guinée Bissau: Les ministres de l'Energie des 16 pays membres de la CEDEAO ont débuté jeudi à Bissau une rencontre de deux jours, pour réfléchir ensemble aux mécanismes appropriés pour résoudre les graves problèmes de distribution d'électricité dans la région

BISSAU, 28 août 2008 - Les ministres de l'Energie des 16 pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont débuté jeudi à Bissau une rencontre de deux jours, a-t-on appris auprès du bureau local de la Cédéao en Guinée-Bissau. Les ministre devaient notamment réfléchir ensemble aux mécanismes appropriés pour résoudre les graves problèmes de distribution d'électricité dans la région. La Guinée-Bissau est tout particulièrement concernée. Ainsi, sur les sept groupes électriques qui alimentent la capitale, seuls trois sont fonctionnels. Son réseau de distribution, très vétuste, non seulement n'est pas suffisant mais il n'est pas non plus opérationnel. Résultat, plusieurs quartiers de Bissau sont plongés dans l'obscurité toute l'année. "Nous avons besoin d'une aide urgente de la Banque mondiale pour dépasser cette crise de l'énergie" a déclaré à l'AFP le ministre bissau-guinéen de l'Energie, Luis Oliveira Sanca. "Sans électricité, le pays ne pourra pas se développer. Aucune industrie de tourne et même l'administration tourne au ralenti à cause du manque chronique de courant électrique. Dans une telle condition, la lutte contre la pauvreté n'est qu'un vain mot" a-t-il ajouté. La capitale bissau-guinéenne a besoin de 15 mégawatts pour assurer une fourniture correcte d'électricité. Mais les trois groupes fonctionnels ne fournissent que le tiers des besoins, selon un responsable de la centrale électrique de Bissau joint au téléphone par l'AFP. En 2006, la Banque mondiale avait promis d'acheter un groupe électrogène pour la fourniture de 11 mégawatts, pour un montant de plus de 2 millions de dollars. Mais le projet a été gelé pour "manque de transparence" dans la gestion du dossier. Les ministres de la Cédéao devaient également réfléchir à la construction de barrages hydro-électriques, comme celui de Manantali (Mali) en service sur le fleuve Sénégal.



Guinée Bissau: Le conseil supérieur de la magistrature de Guinée-Bissau a suspendu "jusqu'à nouvel ordre" le juge d'instruction qui avait libéré, sans prévenir le parquet, quatre Sud-Américains soupçonnés de trafic de drogue

BISSAU, 26 août 2008 - Le conseil supérieur de la magistrature de Guinée-Bissau a annoncé mardi, dans un communiqué, avoir suspendu "jusqu'à nouvel ordre" le juge d'instruction qui avait libéré, sans prévenir le parquet, quatre Sud-Américains soupçonnés de trafic de drogue. Le parquet de Bissau avait annoncé lundi que ces quatre Sud-Américains - un pilote vénézuélien et trois Colombiens - s'étaient enfuis du pays après que le juge Gabriel Djedjo leur eut accordé la liberté provisoire, la semaine dernière, après dépôt d'une caution de 82 millions de FCFA (environ 126.000 euros). Selon son communiqué, "le conseil supérieur de la magistrature, réuni lundi en session extraordinaire, a décidé de suspendre Gabriel Djedjo, juge d'instruction, et demande l'ouverture immédiate d'une enquête pour vérifier les arguments juridiques sur lesquels s'est appuyé le juge pour libérer les quatre prévenus sud-américains". Le conseil de 70 magistrats a ajouté que Gabriel Djedjo serait remplacé par le juge Amadù Suané. Mardi, le juge Djedjo a fait valoir auprès de l'AFP que "face aux arguments de la défense", il avait décidé d'accorder au Vénézuélien et aux trois Colombiens une liberté provisoire, "en respectant la procédure judiciaire". Le prévenu vénézuélien, Guerra Carmelo Vasquez, était le pilote d'un jet saisi le 12 juillet à Bissau, après avoir atterri sans autorisation avec 515 kg de cocaïne à bord. La cargaison de cocaïne avait ensuite disparu. Un mandat d'arrêt international avait déjà été émis contre ce pilote pour avoir transporté au Mexique 5,5 tonnes de cocaïne, selon le procureur de Guinée-Bissau Luis Manuel Cabral. "Personne ne m'a informé de l'existence d'un mandat d'arrêt international contre le pilote vénézuélien. Je suis juge, il est vrai, mais je ne peux pas inventer des preuves contre qui que ce soit", a ajouté M. Djedjo. La Guinée-Bissau, l'un des pays les plus pauvres du monde, est considérée comme une des principales portes d'entrée en Afrique de l'Ouest de la cocaïne sud-américaine avant son acheminement vers l'Europe.




Guinée Bissau: Le gouvernement bissau-guinéen a déclaré mardi n'être "plus en mesure de circonvenir" l'épidémie de choléra signalée depuis mai dernier dans certaines régions du pays, et a lancé un appel à l'aide internationale

BISSAU, 20 août 2008 - Le gouvernement bissau-guinéen a déclaré mardi n'être "plus en mesure de circonvenir" l'épidémie de choléra signalée depuis mai dernier dans certaines régions du pays, et a lancé un appel à l'aide internationale, dans un communiqué largement diffusé par les radios locales. Selon le ministère de la Santé, 2.200 cas de choléra ont été enregistrés depuis juin dans tout le pays, et 53 personnes sont mortes des suites de cette maladie épidémique contagieuse. L'épidémie de choléra "a atteint des proportions alarmantes et le gouvernement n'est plus en mesure de la circonvenir a affirmé El Hadji Lamine Indjai, chargé de communication du ministère de la Santé. "Nous demandons à la communauté internationale d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il ajouté. La semaine dernière, le bureau local de l'ONU avait annoncé que les Nations unies accordaient à la Guinée-Bissau une aide de quelque 400.000 euros (600.000 La région de Quinara (sud) est particulièrement touchée avec 165 cas et trois morts, selon la même source. Surtout, dans la capitale, Bissau, ce sont 1.635 cas qui ont enregistrés et 15 morts. Selon le directeur de l'hôpital central de Bissau, Agostinho Pedro Semedo, le stock de vaccins et de sachets de réhydratation en place est presque épuisé, "alors que les malades affluent quotidiennement par dizaines" dans ce centre hospitalier le plus grand du pays. Les autorités sanitaires du pays accusent par ailleurs la population de négligence. "Nous donnons quotidiennement des consignes largement diffusées dans toutes les langues locales par les radios, mais personne ne les écoute", a déploré M. Lamine Indjai. Le gouvernement avait demandé, "en vain", dès le début de l'épidémie, en mai dernier, la suspension temporaire de toutes les cérémonies traditionnelles (mariages, décès, circoncisions) et rassemblements. Selon une source du ministère de la Santé, 200 jeunes ont été recrutés pour une campagne de sensibilisation, en porte à porte. Vêtus d'un tee-shirt blanc sur lequel est inscrit "campagne contre le choléra", ils sillonnent les différents quartiers de la capitale en incitant, à l'aide de mégaphones, à adopter des règles élémentaires d'hygiène. La direction du service d'hygiène a par ailleurs entrepris une campagne de désinfection des puits et des marchés de la capitale, selon les autorités. "Les châteaux d'eau et la canalisation qui existent datent de 1968. Et depuis leur installation, ils n'ont jamais été entretenus ou désinfectés", a affirmé Bambo Cissé, président de l'Association des consommateurs, ONG locale.



Guinée-Bissau: Le nouveau Premier ministre bissau-guinéen Carlos Correia a annoncé samedi la composition de son gouvernement, au lendemain de l'annonce d'un coup d'Etat "déjoué" à Bissau et quatre jours après la dissolution de l'Assemblée nationale

BISSAU, 9 août 2008 - Le nouveau Premier ministre bissau-guinéen Carlos Correia a annoncé samedi la composition de son gouvernement, au lendemain de l'annonce d'un coup d'Etat "déjoué" à Bissau et quatre jours après la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Joao Bernardo Vieira. Le chef de l'Etat avait prononcé mardi la dissolution de l'Assemblée nationale, suivie automatiquement de la chute du gouvernement. Joao Bernardo Vieira avait rapidement nommé un nouveau Premier ministre, Carlos Correia, 72 ans, qui avait déjà occupé cette fonction de 1991 à 1997. La nouvelle équipe comprend 26 ministres (et sept secrétaires d'Etat), dont plusieurs appartenaient à l'ancien gouvernement, a-t-on appris auprès du service du protocole de l'Etat. La plupart sont issus du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et les Îles du Cap-Vert), l'ex-parti unique qui compte 45 députés sur les 100. Fernando Gomes, leader d'une petite formation sans siège au Parlement, l'Alliance populaire unie (APU), fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Fonction publique et de l'Emploi. Trois femmes, qui appartenaient au gouvernement déchu de Martinho Dafa Cabi, conservent leur ministère: Carmelita Pires, à la Justice, Maria Conceiçao Nobre Cabral aux Affaires étrangères et Adiato Djalo Nandigna à la Jeunesse, Culture et Sports. Un officier supérieur de l'armée, le général Botana Mbatcha, devient ministre des Anciens combattants. La Guinée-Bissau, petit pays d'Afrique de l'Ouest classé parmi les plus pauvres du monde et fragilisé par le trafic de cocaïne sud-américaine en transit vers l'Europe, est miné par l'instabilité politique. Vendredi, l'armée a annoncé avoir déjoué un coup d'Etat "qui devait être perpétré dans la nuit de mercredi à jeudi par un groupe d'officiers dirigé par le contre-amiral Jose Americo Bubo Na Tchute, chef d'état-major de la marine nationale", arrêté. Arrivé au pouvoir par un putsch en 1980 puis lui-même renversé par une rébellion militaire en 1999, Joao Bernardo Vieira avait été élu à la présidence en juillet 2005. Il peine depuis trois ans à obtenir une majorité à l'Assemblée.




Guinée-Bissau: Le nouveau Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Correia, a été investi mercredi à Bissau par le président Joao Bernardo Vieira, au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale suivie de la démission du gouvernement

BISSAU, 6 août 2008 - Le nouveau Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Correia, a été investi mercredi à Bissau par le président Joao Bernardo Vieira, au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale suivie de la démission du gouvernement, a-t-on appris auprès de la présidence. La tâche de M. Correia, nommé mardi soir, est de former "le plus rapidement possible" un gouvernement de consensus pour gérer les "affaires courantes" jusqu'aux prochaines élections législatives, prévues le 16 novembre. "Le pays n'a pas d'Etat et votre mission est de restaurer partout l'autorité de l'Etat", a déclaré M. Vieira au cours de la cérémonie d'investiture. "Il faut que les politiciens s'éloignent des casernes et l'armée doit cesser de s'impliquer dans la politique" a insisté le chef de l'Etat. Affaiblie par des crises économiques, politiques et sociales, le petit Etat (1,3 million d'habitants) peine à mettre sur pied des structures qui lui permettent de contrebalancer l'influence politique de l'armée. Selon le président Vieira, cette situation est à l'origine des crises politiques récurrentes. Agronome de formation, le nouveau Premier ministre est un vétéran de la guerre d'indépendance (proclamée unilatéralement en 1973 dans l'ancienne colonie portugaise). Il avait déjà dirigé le gouvernement de 1991 à 1997. "J'ai hérité d'une situation économique et politique difficile. Mais je tenterai autant que faire se peut d'honorer mes engagements", a déclaré le nouveau chef de gouvernement. Le climat politique s'était encore tendu à la fin juillet quand le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et les îles du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, comptant 45 députés sur les 100) avait quitté le Pacte de stabilité politique national signé en mars 2007 entre les principales formations pour soutenir le gouvernement. Joao Bernardo Vieira - arrivé au pouvoir par un putsch en 1980 puis lui-même renversé par une rébellion militaire en 1999 - avait été élu président en juillet 2005, sans étiquette, et peine depuis à obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.



Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a décidé mardi par décret présidentiel la dissolution de l'Assemblée nationale, "après avoir entendu tous les partis politiques, la société civile et le Conseil d'Etat"

BISSAU, 5 août 2008 - Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a décidé mardi par décret présidentiel la dissolution de l'Assemblée nationale, "après avoir entendu tous les partis politiques, la société civile et le Conseil d'Etat", selon le texte officiel publié mardi à Bissau. "Après avoir obtenu un large consensus, le président de la République a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale", stipule le décret daté du 5 août. Aucune raison n'a été officiellement donnée. Selon la Constitution bissau-guinéenne, l'Assemblée sert d'assise politique au gouvernement et sa dissolution entraîne immédiatement la chute du gouvernement, même si elle n'a pas encore été annoncée officiellement. "La chute du gouvernement est une question d'heures", a déclaré à l'AFP une source proche de la présidence. Selon la Constitution, le président devra ensuite former un gouvernement dit "d'initiative présidentielle" pour gérer les affaires courantes et théoriquement organiser des élections législatives dans les 90 jours suivant la dissolution. Des élections législatives étaient déjà prévues à la date du 16 novembre. Le Premier ministre, Martinho Ndafa Cabi, absent du pays pour raisons de santé, n'a pu être joint. Le climat politique était tendu depuis la fin juillet, quand le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et les îles du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique) avait quitté le Pacte de stabilité politique national, signé en mars 2007 entre les principaux partis pour soutenir le gouvernement. Le PAIGC compte 45 députés sur les 100 de l'Assemblée nationale. Depuis le retrait du PAIGC du Pacte de stabilité, le président Vieira avait ouvert une consultation avec l'ensemble de la classe politique, la société civile et le Conseil d'Etat. Ce petit Etat d'Afrique de l'Ouest d'1,3 million d'habitants, ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1974, est confronté depuis plusieurs années à des remous politiques incessants. Joao Bernardo Vieira - arrivé à la tête du pays par un putsch militaire en 1980 puis lui-même renversé par un coup d'Etat en 1999 - avait finalement été élu à la présidence en juillet 2005, sans étiquette. Mais il peine depuis trois ans à obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.



Guinée Bissau: Les autorités bissau-guinéennes ont saisi deux avions sud-américains qui ont atterri sans autorisation à Bissau avec au moins 515 kg de cocaïne à leur bord

BISSAU, 19 juil 2008 - Les autorités bissau-guinéennes ont saisi deux avions en provenance du Venezuela qui ont atterri sans autorisation à Bissau avec au moins 515 kg de cocaïne à leur bord, a-t-on appris samedi de sources concordantes. Les deux bi-moteurs étaient immobilisés depuis leur atterrissage sans autorisation les 12 et 13 juillet à Bissau, selon les autorités aéroportuaires jointes samedi par l'AFP. Ils étaient respectivement chargés de 500 kg et 15 kg de cocaïne, selon des sources aéroportuaires. Le Premier ministre bissau-guinéen Martinho Dafa Cabi "a ordonné mardi la saisie des deux appareils et demandé à la police judiciaire de faire toute la lumière sur cette affaire", a déclaré à l'AFP une source à la police judiciaire bissau-guinéenne. Leur équipage, constitué de Sud-Américains dont le nombre n'a pas été précisé, a pu prendre la fuite, selon les même sources. Un commandant de l'armée bissau-guinéenne, présumé impliqué dans cette affaire et dont l'identité n'a pas été révélée, est en garde à vue depuis jeudi, a-t-on également appris samedi de source proche de la police judiciaire. En Guinée-Bissau, la garde-à-vue est de 48 heures renouvelables. Selon cette source, cet officier a été aperçu à l'aéroport de Bissau les 12 et 13 juillet lors de l'atterrissage des deux aéronefs. "Il est entre les mains des enquêteurs de la police judiciaire qui tentent de savoir si l'officier en question est le seul impliqué dans cette affaire", a-t-elle déclaré. En avril 2007, deux officiers de l'armée bissau-guinéenne avaient été arrêtés pour trafic de drogue, puis libérés au bout de quelques heures sans inculpation. Classé parmi les pays les plus pauvres au monde, la Guinée-Bissau est une des principales portes d'entrée en Afrique de l'ouest de la cocaïne sud-américaine avant son acheminement vers les marchés européens. Jeudi, une vedette rapide chargée de 700 kg de cocaïne a accosté à Quinhamel, à 40 km à l'ouest de Bissau, selon une source de la police judiciaire. "La cargaison a été récupérée en toute impunité par des hommes en uniforme qui ont convoyé la drogue vers Bissau sans être inquiétés", a dénoncé cette source. La lutte contre le trafic de drogue est rendue difficile par la faiblesse des institutions de Guinée-Bissau, la grande pauvreté de sa population, une corruption importante dans l'administration et l'absence quasi-totale de système judiciaire. Le 10 juillet, lors d'une sortie de la première promotion de policiers formés au Brésil pour la lutte anti-drogue, la directrice de la police judiciaire bissau-guinéenne, Lucinda Barbosa Ahukarié, avait indiqué: "Depuis 2006, environ 300 tonnes de cocaïne passent chaque année par la Guinée-Bissau en provenance d'Amérique du sud (pour) principalement l'Europe". "Dans cette quantité, la police n'a saisi (...) que 334 kg. La cocaïne vient principalement de Colombie, Bolivie et Pérou et passe par le Brésil pour atterrir sur nos côtes", avait-elle indiqué.



Guinée Bissau: L'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a donné à quelque 5.000 familles de Guinée-Bissau des semences et du matériel agricole, estimé à 500.000 dollars

BISSAU, 12 juil 2008 - L'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a donné à quelque 5.000 familles de Guinée-Bissau des semences et du matériel agricole, estimé à 500.000 dollars, a annoncé samedi le ministre bissau-guinéen de l'Agriculture. L'aide qui entre dans le cadre du programme d'appui aux paysans, d'une durée d'un an, été signé jeudi entre le gouvernement et le représentant de la FAO à Bissau Thierry Ange Ella Ondo, a déclaré à l'AFP le ministre Daniel Suleimane Embalo. "Nous visons dans ce programme les familles les plus démunies en milieu rural. Le matériel et les semences attribués vont leur permettre d'accroître et diversifier leur production afin de faire face à la crise alimentaire", a déclaré M. Ondo. La FAO promet également de relancer le programme de cantines scolaires dans les régions les plus touchées par la crise, notamment à Tombli et Quinara (sud). Le succès de l'opération est à la base de l'augmentation du taux de scolarité dans ces deux régions, a indiqué un responsable du ministère de l'Education. "Le geste de la FAO entre dans les préoccupations de notre gouvernement qui tente de faire face à la flambée des prix des denrées de premières nécessités, avec l'aide de ses partenaires", a déclaré d'autre part le ministre de l'Agriculture. Ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest, classée parmi les plus pauvres du monde, la Guinée-Bissau est un pays à vocation agricole. Le pays dispose d'un million et demi de hectares de terres cultivables. Mais seuls 300.000 hectares sont exploités.



Guinée Bissau: Des experts du FMI sont à Bissau pour une mission d'évaluation portant notamment sur la mise en œuvre du programme post-conflit et la situation macro-économique de la Guinée-Bissau, ce dernier accumulant une dette extérieure de près de 512 milliards de FCFA

BISSAU, 10 mai 2008 (AFP) - Des experts du Fonds monétaire international (FMI) sont à Bissau pour une mission d'évaluation portant notamment sur la situation macro-économique de la Guinée-Bissau et la mise en oeuvre du programme post-conflit, a-t-on appris samedi auprès du ministère des Finances. La mission est arrivée vendredi pour évaluer pendant deux jours la situation macro-économique du pays et la mise en oeuvre du programme "post-conflit", les recettes de l'Etat et la masse salariale des 13.000 fonctionnaires, selon la même source. Le programme post-conflit est un appui aux pays sortant de conflits armés pour leur permettre de relancer leur économie détruite par les années de guerre. La Guinée-Bissau est, avec le Burundi et la Sierra Leone, un des pays africains bénéficiaires de cette initiative. Au cours de leur séjour, les experts vont également, selon la même source, analyser la dette externe de la Guinée-Bissau estimée par le FMI à 1,2 milliard de dollars USD (près de 780 millions d'euros). "Le programme post-conflit est en bonne voie. Le seul problème que nous avons et qui affecte le monde entier est la baisse des recettes internes à cause de la flambée des prix des produits de première nécessité", a déclaré le ministre des Finances, Issuf Sanha, joint par l'AFP. "Le gouvernement a décidé de suspendre à compter de vendredi (9 mai) les taxes sur l'importation du riz pour contenir les prix sur le marché local", a indiqué M. Sanha qui a estimé à 2 milliards de FCFA (plus de 3 millions d'euros) le manque à gagner pour l'Etat bissau-guinéen après cette mesure fiscale. "Le prix du riz, notre aliment de base, a augmenté entre mars 2007 et mars 2008 de 70%. Nous avons en ce moment 45.000 tonnes de riz qui ont coûté à l'Etat 1,5 milliards de FCFA (plus de 2,2 millions d'euros), soit 80% de la masse salariale mensuelle. C'est une charge énorme pour le gouvernement", a indiqué M. Sanha qui a demandé une assistance financière du FMI pour compenser les pertes de recettes fiscales. La Guinée-Bissau est classée 173e sur 175 dans le classement 2008 du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) en termes d'indice de développement humain (IDH).



Guinée Bissau: La compagnie angolaise Angola-Bauxite s'est engagée à investir 321 millions de dollars en Guinée-Bissau dans des structures portuaires, routières et sociales en vue de l'exploration et l'exploitation de bauxite dans le pays

BISSAU, 6 mai 2008 - La compagnie angolaise Angola-Bauxite s'est engagée à investir 321 millions de dollars en Guinée-Bissau dans des structures portuaires, routières et sociales en vue de l'exploration et l'exploitation de bauxite dans le pays, ont rapporté mardi les médias bissau-guinéens. La compagnie angolaise, qui dispose de licences d'exploration à Boé, dans la région de Gabu (est), et à Saltinho, dans le sud-est, a prévu "une enveloppe de 200 millions de dollars pour la construction d'infrastructures de base, dont des écoles, des dispensaires, des routes et des puits", a annoncé lundi à la presse le président du conseil d'administration de la compagnie, Bernard Campos. Le protocole qui lie la Guinée-Bissau et la compagnie angolaise prévoit également la construction d'un port en eau profonde à Buba (60 km de la mine de Saltinho et 300 km au sud de Bissau), a ajouté M. Campos, précisant que les travaux doivent démarrer dans les semaines à venir. Les activités de Angola-Bauxite devraient ainsi générer des milliers d'emplois permanents et temporaires dans le pays, a encore expliqué M. Campos. Les réserves de bauxite de la Guinée-Bissau sont estimées à 113 millions de tonnes, d'après plusieurs études effectuées par des compagnies européennes, a révélé de son côté le ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement, Bubacar Demba Dahaba. "Notre bauxite est d'une excellente qualité. Le résultat des études faites sur les échantillons ont prouvé une bonne teneur en alumine", a précisé devant la presse le ministre des Ressources naturelles Soares Sambu. Outre la bauxite, la Guinée-Bissau dispose de réserves importantes de phosphate dans le sud et le nord du pays.



Guinée Bissau: Les Nations unies ont accordé une aide de 6 millions de dollars à la Guinée-Bissau, pour notamment des réformes dans l'armée et l'administration, dans le cadre d'un programme visant les pays en situation de post-conflit

BISSAU, 21 avr 2008 - Les Nations unies ont accordé une aide de 6 millions de dollars à la Guinée-Bissau, pour notamment des réformes dans l'armée et l'administration, dans le cadre d'un programme visant les pays en situation de post-conflit, a-t-on appris lundi de source onusienne. "L'aide dans le cadre du programme post-conflit sert surtout à réhabiliter les infrastructures et à favoriser le retour à une vie institutionnelle normale. Dans le cas de la Guinée-Bissau, le montant sera affecté à des réformes dans la défense, la sécurité et l'administration publique", a précisé cette source onusienne à Bissau. La Guinée-Bissau "sera le troisième bénéficiaire de ce programme, après la Sierra-Leone et le Burundi", a précisé la même source. Le programme "post-conflit" est un appui aux pays sortant de conflits armés pour leur permettre de relancer leur économie détruite par les années de guerre. "La communauté internationale commence à faire confiance à notre pays. C'est un ballon d'oxygène que nous recevons ainsi. Cela fait longtemps que nous attendons cette aide que nous promettons de gérer très sérieusement", a dit à l'AFP le ministre bissau-guinéen des Finances, Issuf Sanha, joint au téléphone. La Guinée-Bissau, qui a connu une guerre civile de juin 1998 à mai 1999, était sur la liste des bénéficiaires du programme post-conflit depuis 2000. Ce programme avait été interrompu pour des raisons liées à la "mauvaise gestion" d'un premier fonds de l'Onu destiné à la réhabilitation des infrastructures dans ce pays. Selon une source onusienne, ces 6 millions de dollars représentent la première tranche d'un montant de plus de 40 millions de dollars promis par l'Onu dans le cadre du programme post-conflit. Aucune précision n'a été donnée sur les dates de versement et les montants des autres tranches. La Guinée-Bissau est classée 173e sur 175 dans le classement 2008 du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) en termes d'indice de développement humain (IDH).



Guinée-Bissau: Le parlement bissau-guinéen a adopté vendredi une résolution pour la prolongation de six mois du mandat des députés, à sept mois des élections législatives prévues dans ce pays

BISSAU, 18 avr 2008 - Le parlement bissau-guinéen a adopté vendredi une résolution pour la prolongation de six mois du mandat des députés, à sept mois des élections législatives prévues dans ce pays, a-t-on appris de sources parlementaires. La résolution a été votée par 68 députés sur 100. Une vingtaine de députés ont voté contre, selon la même source parlementaire. Le nombre d'abstentions n'a pas été précisé. "Nous avons jugé sage de prolonger le mandat parlementaire de six mois", a expliqué à l'AFP Joao Sediba Sani, chef du groupe parlementaire du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et des Iles du Cap-Vert (PAIGC), parti majoritaire au parlement. L'actuelle législature prend fin le 23 avril. Selon les députés qui ont voté la résolution, l'objectif est d'éviter un vide entre la fin de leur mandat et les prochaines législatives prévues le 16 novembre 2008. "La résolution est inconstitutionnelle. Les élections doivent être organisées à la fin du mandat parlementaire comme le prévoit la constitution", a déclaré Fernando Gomes, député de l'Alliance Populaire Unie (APU) et porte-parole des opposants à la résolution. La résolution a été soumise vendredi au président Joao Bernardo Vieira pour sa promulgation. Les autorités bissau guinéennes, qui ont lancé un appel à l'aide à la communauté internationale, estiment à 5,7 millions d'euros le montant nécessaire à l'organisation des législatives. Selon les autorités, les aides attendues, jugées fondamentales pour l'organisation du scrutin, tardent à être concrétrisées. La Guinée-Bissau est un des derniers Etats au monde en terme d'indice de développement humain (IDH), selon le classement du Programme des nations unies pour le développement (Pnud). Ce pays lusophone d'Afrique de l'ouest est en outre souvent confronté à une instabilité politique et militaire.



Guinée Bissau: Le procureur de la République Fernando Jorge Ribeiro a été limogé samedi et remplacé par Me Luis Manel Cabral, un ancien président de la ligue des droits de l'Homme

BISSAU, 12 avr 2008 - Le procureur de la République Fernando Jorge Ribeiro a été limogé samedi et remplacé par Me Luis Manel Cabral, un ancien président de la ligue des droits de l'Homme, indique un décret de la présidence bissau-guinéenne transmis à l'AFP. Très proche du président Joao Bernardo Vieira, M. Ribeiro a été nommé à ce poste en avril 2006 par le chef de l'Etat. La présidence n'a donné aucune explication officielle à son limogeage. Sa nomination avait à l'époque soulevé un tollé, certains leaders de l'opposition estimant qu'il s'agissait de "protéger les proches du président Vieira impliqués dans certaines malversations financières ou dans le trafic de cocaïne". Petit pays d'Afrique de l'ouest, classé parmi les plus pauvres du monde, la Guinée-Bissau est une importante porte d'entrée de la cocaïne sud-américaine avant son acheminement vers les marchés européens.



Guinée-Bissau: Les élections législatives bissau-guinéennes, dont la date suscite une controverse entre les acteurs politiques locaux, se tiendront le 16 novembre 2008

BISSAU, 26 mars 2008 - Les élections législatives bissau-guinéennes, dont la date suscite une controverse entre les acteurs politiques locaux, se tiendront le 16 novembre 2008, a indiqué un décret présidentiel publié mercredi. "Les prochaines prochaines élections législatives auront lieu le 16 novembre 2008", selon ce décret dont une copie est parvenue à l'AFP. L'actuelle législature se termine normalement en avril. La date du 16 novembre a été fixée après des concertations entre la classe politique et le président bissau-guinéen, Joao Bernardo Vieira, qui a également usé "des prérogatives que lui confère la constitution" bissau-guinéenne pour prendre cette mesure. Lors d'une intervention à l'Assemblée nationale mardi, le président Vieira s'était dit préoccupé par les tensions politiques dans le pays à quelques mois des législatives, a rapporté mercredi la présidence bissau-guinéenne. Plusieurs formations dont le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et des îles du Cap-Vert (PAIGC, ancien parti unique) et le Parti de la rénovation sociale (PRS) de l'ancien président bissau-guinéen (2000-2003) Kumba Yala ont demandé la tenue de ces législatives en octobre-novembre 2008. Ces deux formations, qui comptent respectivement 45 et 35 députés sur les 100 à l'Assemblée nationale n'étaient pas d'accord avec d'autres partis non représentés au Parlement, et qui demandent l'organisation des législatives à la fin du mandat parlementaire en avril. "Nous demandons à la communauté internationale d'appuyer les efforts du gouvernement pour organiser les législatives avant fin 2008. Sans l'aide de ses partenaires, la Guinée-Bissau ne pourra pas organiser les élections", avait ajouté le chef de l'Etat bissau-guinéen. Selon la Commission électorale nationale (CNE), 3,7 millions d'euros sont nécessairess pour organiser les législatives en Guinée-Bissau.



Guinée Bissau: L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau, qui préside la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), a adopté mercredi un "statut de citoyen lusophone" facilitant la circulation des ressortissants des Etats membres et leur accordant des droits de vote au niveau local

BISSAU, 19 mars 2008 - L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau, qui préside la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), a adopté mercredi un "statut de citoyen lusophone" facilitant la circulation des ressortissants des Etats membres et leur accordant des droits de vote au niveau local. La Guinée-Bissau est le premier Etat de la Communauté à transformer en loi cette idée abordée lors du dernier sommet de la CPLP à Bissau en juillet 2006. Les discussions avaient alors achoppé devant la réticence du Portugal à prendre position hors du cadre de l'Union européenne (UE). "C'est un pas important pour réduire la distance qui sépare les pays qui ont en commun l'utilisation de la langue portugaise, qu'ils soient en Afrique ou ailleurs", a déclaré le député Sediba Sani, leader du groupe parlementaire du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et des Îles du Cap-Vert (PAIGC, ancien parti unique). "Il faut dans un premier temps garantir la libre circulation des hommes et des biens dans l'espace lusophone. Ensuite le second pas sera d'avoir un passeport unique pour tous les citoyens de la communauté et le reste suivra", a estimé après le vote Yaya Djalo, président de l'Assemblée. Cette citoyenneté permettrait notamment de participer aux élections locales dans d'autres pays de la CPLP, qui regroupe l'Angola, le Brésil, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique, le Portugal, Sao-Tomé et Timor-Leste (Timor oriental). Plusieurs observateurs joints par l'AFP estiment que l'idée est "bonne", mais susceptible de buter sur les obligations communautaires du Portugal. "Le Portugal a d'autres engagements avec l'UE, et doit de ce fait obéir aux lois et exigences de l'UE concernant les droits et séjours des immigrés vivants sur son sol. Je ne suis pas certain que Lisbonne puisse accepter la proposition de la Guinée-Bissau", a notamment expliqué l'universitaire et analyste politique Fafali Kudawo.



Guinée-Bissau: Le Portugal va accorder à la Guinée-Bissau une aide de plus de 1,3 milliards de FCFA en appui au budget et pour l'assistance technique

BISSAU, 3 mars 2008 - Le Portugal va accorder à la Guinée-Bissau une aide de deux millions d'euros en appui au budget et pour l'assistance technique, a annoncé lundi le ministre bissau-guinéen des Finances, Issuf Sanha. La convention portant octroi de ce financement sera signée la semaine prochaine à Bissau, lors d'une visite du secrétaire d'Etat portugais au Trésor et aux Finances Carlos Costa Pina, a affirmé à l'AFP le ministre, sans préciser de date. Cette aide est destinée à l'assitance technique et à l'appui budgétaire, a-t-il ajouté, sans fournir de détails. Il avait évoqué ce financement portugais plus tôt dans la journée lors d'une conférence de presse en présence de l'ambassadeur du Portugal à Bissau, José Manuel Paes Moreira. M. Moreira, cité par les radios locales, a confirmé cette aide et a par ailleurs annoncé l'arrivée prochaine à Bissau d'une mission technique de son pays. Cette mission, composée de 15 experts du ministère des Finances et de l'Administration publique, entre dans le cadre d'un "programme intégré de coopération" liant les deux pays avec l'administration publique pour domaine d'intervention.



Guinée-Bissau: D'un coût estimé à 21 millions de dollars, la Guinée-Bissau et la Chine ont signé jeudi un protocole d'accord pour la construction, par la partie chinoise, d'un nouveau siège pour le gouvernement bissau-guinéen

BISSAU, 21 fév 2008 - La Guinée-Bissau et la Chine ont signé jeudi un protocole d'accord pour la construction, par la partie chinoise, d'un nouveau siège pour le gouvernement bissau-guinéen d'un coût estimé à 21 millions de dollars, a-t-on appris jeudi de source officielle bissau-guinéenne. Le document engageant les deux parties a été signé jeudi à Bissau, et la construction "du nouveau siège du gouvernement va débuter dans un mois", a affirmé à l'AFP Séni Camara, directeur général de l'Urbanisme et de l'Habitat qui était présent à la cérémonie. "Les travaux sont estimés à 21 millions de dollars", a déclaré M. Camara. La signature de cet accord "témoigne de la qualité des relations que nos deux pays entretiennent", a-t-il estimé. Selon le gouvernement bissau-guinéen, le projet doit permettre de construire trois grands blocs dans la périphérie nord de Bissau. Les travaux seront exécutés par l'entreprise chinoise Beijing Construction Engeneering, qui a déjà réalisé plusieurs grands travaux dans la capitale. Dans son catalogue, figurent le siège de l'Assemblée nationale (pour un coût de 6 millions de dollars) et la rénovation du quartier général des forces armées, dans la périphérie sud de Bissau.



Guinée Bissau: Les exportations de noix de cajou de Guinée-Bissau, principal produit d'exportation de ce pays classé comme un des plus pauvres du monde, ont légèrement augmenté en 2007, passant de 96.000 tonnes à 117.000 tonnes

BISSAU, 16 fév 2008 - Les exportations de noix de cajou de Guinée-Bissau, principal produit d'exportation de ce pays classé comme un des plus pauvres du monde, ont légèrement augmenté en 2007, passant de 96.000 tonnes à 117.000 tonnes, a-t-on appris samedi auprès du ministère du Commerce. Le gouvernement s'attendait à des exportations plus importantes mais la production a été notamment affectée par le manque de pluie et l'exportation frauduleuse vers les pays voisins. La noix de cajou rapporte chaque année à l'Etat bissau guinéen quelque 60 millions de dollars US, soit 40% du budget national, a indiqué à l'AFP une source du ministère des Finances. Classée 6e producteur mondial, la Guinée-Bissau est à la 3e place en Afrique derrière la Tanzanie et le Mozambique. La grande majorité de la production est traditionnellement vendue à l'Inde, premier producteur et exportateur mondial, qui la transforme et vend ensuite à prix fort les noix de cajou en petits sachets pour les apéritifs des tables occidentales. Une part infime est transformée en Guinée-Bissau en raison d'un environnement des affaires défavorable, marqué notamment par une grande instabilité politique et d'incessantes coupures d'électricité.



Bissau: L'opposition de Guinée-Bissau s'est inquiétée mercredi des absences répétées du président Joao Bernardo Vieira, qui séjourne en France depuis plus de deux semaines pour des raisons de santé

BISSAU, 30 jan 2008 - L'opposition de Guinée-Bissau s'est inquiétée mercredi des absences répétées du président Joao Bernardo Vieira, qui séjourne en France depuis plus de deux semaines pour des raisons de santé. "Le président est constamment en voyage à l'étranger et parfois de manière prolongée, malgré la situation économique difficile que traverse le pays", a indiqué le leader du Mouvement pour la démocratie en Guinée Bissau (MDG, opposition) Silvestre Alves, lors d'un point de presse à Bissau. "Voilà plus de deux semaines qu'il est absent du pays, cela nous inquiète vraiment", a-t-il ajouté, exprimant l'opinion de plusieurs autres dirigeants de l'opposition, qui se refusent pour l'instant à tout commentaire officiel. Le chef de l'Etat, né en 1939, est arrivé en France le 14 janvier pour une visite privée, selon une source proche de la présidence bissau-guinéenne. Mais aucune information n'a été donnée par son entourage pour justifier ce séjour prolongé. Selon une source contactée à Paris par l'AFP, "le président Vieira est en repos après un contrôle médical de routine à l'hôpital Val de Grâce", dans la banlieue parisienne. Le président bissau-guinéen voyage souvent en France "pour des raisons médicales", selon un membre de son entourage s'exprimant sous couvert de l'anonymat. "Ce sont ses nombreux frais de voyage à l'étranger qui appauvrissent davantage le pays", un des plus pauvres du monde, a déclaré l'opposant, dénonçant "le mystère" entourant les voyages à l'étranger du président Vieira. "Chaque fois qu'il se déplace, ce sont les coffres de l'Etat qui se vident. Il faut qu'il arrête un peu", a-t-il insisté. "En un an de pouvoir (2005-2006), le président a effectué 57 voyages à l'étranger correspondant à 7 mois d'absence au pays. En 2007, il s'est absenté autant de fois. Il nous doit des explications sur ses absences fréquentes et parfois prolongées" a déclaré à l'AFP Victor Vamain, secrétaire général d'un petit parti, le Forum civique socio-démocrate (FCGB-SD, opposition). Le président Vieira a été élu en 2005 au second tour avec 52,35% des voix. Il avait auparavant dirigé la Guinée-Bissau d'une main de fer de 1980 à 1999 avant d'être renversé à l'issue d'une rébellion politico-militaire de onze mois.



Guinée-Bissau: La juge Maria do Ceu Monteiro, première femme nommée présidente de la Cour suprême de la Guinée-Bissau en 2004, a été reconduite à son poste pour un mandat de quatre ans

BISSAU, 27 jan 2008 - La juge Maria do Ceu Monteiro, première femme nommée présidente de la Cour suprême de la Guinée-Bissau en 2004, a été reconduite à son poste pour un mandat de quatre ans, a-t-on appris dimanche de source judiciaire bissau-guinéenne. Mme Monteiro, qui était en lice avec le juge-conseiller Emilio Kaft Costa, a été élue samedi à huit voix contre une par les neuf seuls juges autorisés à voter, a indiqué à l'AFP un membre du Conseil supérieur de la magistrature. Elle dirigera pendant quatre nouvelles années la plus haute institution judiciaire du pays, chargée de valider les résultats des élections. "C'est une authentique farce (...), un folklore. Le scrutin a été entaché d'irrégularités de bout en bout. On est en train de s'amuser avec un poste aussi important que la présidence de la Cour suprême", a déclaré à l'AFP Me Kaft Costa, joint au téléphone. Selon lui, la loi autorise tous les juges du pays à voter, et non "une infime minorité" pour l'élection du président de la Cour suprême. Les instances judiciaires de Guinée-Bissau comptent au total quelque 70 juges, d'après une source judiciaire. Maria do Ceu Monteiro n'était pas joignable pour réagir à ces propos. Le représentant du président bissau-guinéen au Conseil supérieur de la Magistrature, Me Octavio Lopes, a cependant affirmé à l'AFP que la protestation de Me Kaft Costa serait "soumise à l'appréciation des autres magistrats".



Guinée Bissau: Le Premier ministre bissau-guinéen Martinho Dafa Cabi a procédé ce week-end à un léger remaniement ministériel qui a vu le remplacement de deux ministres et deux secrétaires d'Etat

BISSAU, 14 jan 2008 - Le Premier ministre bissau-guinéen Martinho Dafa Cabi a procédé ce week-end à un léger remaniement ministériel qui a vu le remplacement de deux ministres et deux secrétaires d'Etat, a annoncé lundi un communiqué du gouvernement. Les ministres de l'Education Brum Sitna Mone et celui des Transports et de la Communication José Gaspard Mendes ont été limogés et sont respectivement remplacés par Alfredo Gomes, cadre du ministère de l'Education, et Fernando Gomes, directeur du Port autonome de Bissau, selon le texte. Les secrétaires d'Etat à l'Information Joao de Barros et à l'Enseignement supérieur Joaquim Baldé ont également été débarqués au profit de Joaquim Batista Correia, porte-parole du Parti de la Rénovation sociale (PRS), et du fonctionnaire Augusto Perreira. Aucun motif n'a été avancé pour expliquer ce remaniement dans le décret gouvernemental daté du 12 janvier rendu public lundi matin. Les nouveaux titulaires ont été investis lundi par le président Joao Bernardo Vieira quelques minutes avant son départ pour la France, où il doit effectuer un séjour privé.




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